Le matériel de ski, c'est important [fr]

[en] I had no idea skiing gear could make such a difference. Between an old pair of skis I was lent and the ones I ended up buying, I went from despair, on the verge of giving up skiing ("I waited too long, I'm too old for this sh*t"), to feeling 19 again, whizzing down the slopes without ever stopping.

…ou comment j’ai dépensé 800CHF pour avoir 20 ans de moins sur les pistes.

Cet hiver, au lieu d’aller en Inde, j’ai décidé de prendre un abonnement de saison et de profiter du chalet pour me remettre au ski. On m’a mise sur les lattes quand j’étais haute comme trois pommes, et jusqu’à mes vingt ans environ c’était ski tout l’hiver, chaque hiver, chaque week-end, toutes les vacances.

Ces presque vingt dernières années, c’est à peine si j’ai mis un jour par an en moyenne les pieds sur les pistes.

Mon projet était de louer du matériel à l’année, vu que je n’avais plus rien. L’amie de mon père m’a prêté son vieux matériel, au hasard (des skis du début du carving), et je me suis dit que j’allais d’abord essayer ça pour voir. Inutile de payer si c’est pas nécessaire!

Première journée: quel enfer. J’avais mal partout. Aux chevilles, aux genoux. Je n’arrivais pas à contrôler mes skis. Ça partait dans tous les sens. Je devais tout le temps faire des pauses, moi qui skiais avant à toute vitesse de l’ouverture à la fermeture des pistes. Déprimant. “Ma vieille, je me suis dit, tu as trop attendu pour reprendre le ski.”

Le lendemain, j’y retourne quand même, avant de déclarer forfait après deux descentes tellement j’avais mal et pas de plaisir. J’étais vraiment dépitée. Je pensais à mon abonnement de saison (c’est pas donné) et je me demandais comment j’allais bien pouvoir l’amortir dans des conditions pareilles.

Après un jour pour me remettre, je décide de mettre en branle le plan “location”. Je prends une paire de skis (+ chaussures) pour la journée, avec l’idée de les garder pour la saison si ça se passe bien.

Quelle révélation! En changeant de skis, j’ai perdu 10 ans! Je peux à nouveau prendre un peu de vitesse, je tourne où et quand je veux, je fais des descentes sans m’arrêter. Je jubile!

De retour au magasin en fin de journée, je déclare haut et fort que je garde ce matériel pour la saison. Mais le gérant du magasin ne l’entend pas de cette oreille. “Vous ne voulez pas plutôt acheter?” Moi: non, budget, machin (j’avais quand même regardé, et j’avais été un peu estomaquée de réaliser qu’une paire de skis neufs ça allait chercher dans les 8-900CHF). Il me propose ceux que j’ai essayés pour 400CHF — et là, il a mon attention. On commence à parler, il me montre ce qu’il a, on parle encore (je n’ai franchement pas la moindre idée comment on peut bien choisir une paire de skis), il m’explique qu’avec un ski plus dur on se fatigue moins à la longue, j’hésite, je réfléchis, on discute encore, et il me dit qu’il a justement une paire de “skis test” pour un des modèles qui me conviendraient bien.

Pas grand chose à perdre, je me dis. Essayons, et je verrai bien si ça vaut la peine.

Le lendemain, sur les pistes, nouvelle révélation! J’ai perdu 10 ans de plus! Je skie comme à l’époque! Je n’en reviens pas. Les skis tiennent bien la vitesse, je peux carver comme je veux (même si j’ai arrêter de skier régulièrement avant l’apparition du carving, j’ai fait beaucoup de snowboard et vite pigé la technique), ils correspondent vraiment bien à mon style de descente.

Il me reste un doute: et si c’était simplement la forme qui revenait? Je reprends les skis de la veille pour une dernière descente: alors qu’ils m’avaient tant plu le jour d’avant, aujourd’hui ils flottaient, partaient dans toutes les directions, et réagissaient comme un plongeoir réglé sur la position la plus molle.

Ma décision est prise: je vais casser la tirelire pour avoir 19 ans de nouveau quand je skie.

Nouveaux skis Salomon 24HRS

Cette aventure a été une grande révélation pour moi: jamais je n’aurais imaginé que le matériel pouvait autant influencer l’expérience du ski. Je suis de ceux qui pensent qu’il est possible de faire de magnifiques photos avec un appareil jetable, et qu’on peut faire de délicieux gâteaux dans un vieux four. Malgré mon job dans la technologie, je ne suis pas une adepte du dernier cri. Je fonctionne à la récup, à l’entrée de gamme, au deuxième main. Certes, je sais que la qualité peut valoir la peine, mais jamais je n’aurais pensé qu’une paire de skis pouvait faire la différence entre être découragée de skier et retrouver mes vingt ans.

Le gérant m’a même raconté qu’il y a des gens qui arrêtent de skier parce qu’ils n’arrivent plus. Ils prennent sur eux, pensent qu’ils sont trop vieux, plus assez en forme — alors que c’est leur matériel qui a dépassé la date limite. Une paire de skis, ça dure 5 ans environ, peut-être un ou deux ans de plus si on achète du bon matériel.

Alors mon conseil: vos skis qui trainent à la cave depuis une décennie, oubliez les (déchetterie!), et louez pour une demi-journée du matériel récent, juste histoire de voir la différence.

A bientôt sur les pistes!

 

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Mon programme de fitness à la maison: Body by You [fr]

[en] Explaining Body by You to the francophones. I had to interrupt my training just after I started (injured elbow at judo) and picked up again a few weeks later. I've now completed my fourth week, and I'm super happy both with my progress in the exercises and the benefits I already feel (after 10 days actually), doing simple things like walking up the stairs, picking stuff up, sitting down, and pulling on ropes on the boat 🙂

Body By YouÇa fait un moment que j’ai promis des explications en français au sujet de Body by You, mon programme de fitness au poids du corps prévu pour être fait à la maison. Seul matos requis: le livre et votre corps. Plus un linge, une porte, une table, un chaise, bref, les accessoires sont là autour de vous, où que vous soyez.

Ce qui me plaît dans cette méthode

  • ce sont des exercices au poids du corps
  • on peut les faire n’importe où
  • un programme d’environ 30 minutes trois fois par semaine
  • les exercices sont complets, c’est-à-dire qu’il font travailler plus que juste les bras, ou juste les jambes
  • c’est un entraînement de force, donc plus de résultats pour moins de temps investi (par rapport à faire des km à vélo par exemple)
  • il y a chaque jour un peu de suspense: vais-je réussir un exercice et passer au suivant dans la série? le programme change à chaque entraînement, quasi
  • après une semaine je voyais déjà des résultats!
  • approche très sensée et raisonnable, proche de ce que j’avais lu sur l’excellent Entrainement-sportif.fr
  • l’entraînement est adapté aux femmes, à la base moins fortes physiquement que les hommes, et qui ne cherchent pas la même chose (prendre de la masse musculaire visible par exemple), mais plutôt: équilibre, tonus, perte de poids, solidification… (les mecs: filez commander You Are Your Own Gym, le livre de base “muscul pour hommes”)

Mes objectifs

  • stabiliser mon poids (je suis un peu à +1kg/an depuis 15 ans, pas un drame mais j’aimerais stopper le mouvement) — pour ça, augmenter mon métabolisme au repos en augmentant ma masse musculaire (sans devenir Rambo hein c’est pas le but)
  • augmenter mon tonus général — la quarantaine approchant (et depuis un moment déjà) j’ai cette conscience que mon corps ne “tient plus ensemble” aussi bien qu’avant. Des petites douleurs ici et là, les escaliers qui deviennent pénibles, se lever de la chaise avec un léger effort… Rien de dramatique, mais. Vaut mieux mettre en route la machine maintenant que dans 20 ans
  • avoir plus de force pour mieux profiter de mes autres activités sportives et de la vie en général: judo, voile, et saison de ski prévue cet hiver
  • éviter les problèmes de dos (jamais rien de grave chez moi mais quelques alertes ennuyeuses)
  • me sentir mieux: l’exercice physique a un effet très bénéfique pour moi, mais avec mon train de vie c’est dur d’aller au judo régulièrement, par exemple, donc avoir une activité physique que je peux faire 52 semaines sur 52, c’est très attractif!

Comment ça marche?

  • il y a cinq familles d’exercices: tractions, flexion des jambes, flexion du tronc, et appuis faciaux perpendiculaires et en ligne
  • chaque famille comporte une vingtaine d’exercices de difficulté croissante
  • une méthode d’évaluation est fournie pour déterminer avec quel exercice de chaque famille commencer
  • Body by Youau début, on commence avec 2 séries de 12 pour chacun des exercices qu’on fait (4 en tout, parce qu’on alterne les deux familles d’appuis); on a 2 ou 3 minutes suivant l’exercice pour effectuer chaque série et se reposer avant la suivante: on met donc un chrono/timer et la durée de l’entrainement est fixe (il y a un petit échauffement à faire avant qui est expliqué dans le livre)
  • chaque fois qu’on arrive à faire un exercice avec le nombre de répétitions prescrites, dans les temps, et avec une forme parfaite, on peut passer à l’exercice suivant pour l’entraînement d’après (il y a des grilles dans le livre pour garder trace de sa progression)
  • une fois qu’on stagne (pour le premier cycle, c’est quand on n’a progressé nulle part pendant trois entrainements de suite) on passe au cycle suivant
  • dans le deuxième cycle, le programme d’entrainement change un peu: une fois par semaine on fait des exercices dynamiques, 10 séries de 3 avec l’exercice “plus facile” que celui qu’on fait actuellement (je n’y suis pas encore)
  • il y a trois cycles en tout, avec des explications claires pour quand passer d’un cycle à l’autre
  • chaque exercice est décrit en détail dans le livre avec photos, et vidéos YouTube pour les principaux (il y a un QR code sur la page qui vous amène à la bonne vidéo). Il y a aussi une application iPhone (+ Android), payante mais très bien parce qu’elle met vidéos et exercices à portée de main

Body by You
Le premier exercice de traction. Notez que la dame ne ressemble pas à Musclor — et oui, c’est la même qui fait les démos pour les exercices horriblement difficiles de fin de série.

Mon expérience

Au bout de trois entraînements j’ai déjà commencé à sentir une différence en montant les escaliers, en me levant de ma chaise, et j’ai vite réalisé que je pliais plus volontiers les jambes pour me baisser (quand on sait qu’on arrive à s’accroupir 12 fois de suite avec 2 secondes de pause en bas avant de remonter, s’accroupir une fois pour ramasser un truc c’est fastoche).

J’aime pouvoir faire ça chez moi sans bouger ni sortir (je crois que j’ai une vie assez mobile comme ça alors si je peux éviter de me trainer au fitness, ce que je déteste, je suis heureuse). Personnellement, même si je suis une grande procrastinatrice devant l’éternel, quand je suis motivée et déterminée j’arrive assez bien à me discipliner.

Quand j’ai démarré le programme je me suis blessée au coude au judo. J’ai dû arrêter les exercices avec bras. Ensuite, je me suis fait mal au genou (rien à voir avec les exercices) et j’ai dû tout interrompre pour me remettre sur pied. Il a fallu recommencer un peu tout à zéro, mais en fait j’étais contente de le faire!

Ces jours, j’ai mal à la main droite (tout mon bras droit merdouille, c’est pas nouveau) et je suis en train de faire des tractions à un bras. En attendant d’aller chez l’ostéo, j’ai rétrogradé aux tractions à deux bras. C’est l’avantage quand on fait son propre programme, on peut ajuster! C’est ça que j’aime avec ce bouquin: il donne les clés pour être son propre entraîneur.

Je trouve super encourageant de voir la progression entre quand on essaie un nouvel exercice pour la première fois et on câle au bout de 7 répétitions, et quand on arrive à faire le tout gracieusement après une semaine ou dix jours. Ça par exemple, j’arrivais juste pas à tenir mes bras là haut au début, et maintenant… j’arrive!

Bon, pas tout à fait aussi parfaitement que dans la vidéo, mais j’arrive 🙂

Les bémols?

  • courbatures 🙂
  • l’entraînement n’est pas “facile”, il faut s’accrocher, mais ça dure pas longtemps!
  • faut se motiver (il y a aussi des trucs par rapport à ça dans le bouquin)
  • c’est pas toujours clair comment gérer les exercices à un membre côté séries et répétitions (mais on s’en sort)
  • la partie “nutrition” que j’ai zappée allègrement (oui, apport calorique égal lipides/protides/sucres; oui, plus de petits repas; oui, oui, mais 6 blancs d’oeufs au petit déj? je comprends la logique mais je suis pas acharnée à ce point. Peut-être que je céderai sur les barres protéinées post-entraînement, mais c’est pas le cas pour l’instant.)
  • c’est pas en français…

Ça fait plusieurs années que je réalise que je prends de l’âge (en partie grâce au judo: ça fait bientôt 20 ans que j’en fais, et si je progresse toujours, je réalise bien sûr que je n’ai plus la même capacité physique qu’avant) et que l’exercice physique, quand j’en fais, m’aide à avoir un corps en meilleur état et à me sentir moins “vieille” (j’ai mis des guillemets hein, je ne me sens pas vraiment vieille, mais on se comprend).

C’est important d’avoir une activité physique, tout le monde le dit, et je crois aussi qu’il faut s’y mettre avant d’en avoir trop besoin, avant que ce ne soit trop dur. Si on ne bouge pas de devant son ordi jusqu’à 36 ans et qu’on réalise un jour qu’il faut commencer à “aller au fitness”, on va la roter. Il faut prendre l’habitude de faire du sport avant d’en avoir vraiment besoin, avant que ce soit difficile (c’est valable pour plein d’autres choses dans la vie, cette proactivité, mais c’est pour un autre post).

Et côté exercice, rappelons-nous: tout est mieux que de ne rien faire.

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Body By You: Starting Today [en]

[fr] Je démarre le programme Body By You, fitness "maison" avec exercices au poids du corps.

Body By YouI started the “Body By You” (Mark Lauren) fitness programme today. I probably would never have bought this book if I had just looked at the cover and “sales” copy surrounding it, but it came recommended by a close friend who actually brought a copy so I could have a look at it.

I started reading and was hooked. This is a very realistic, no-nonsense approach to getting/staying in shape, very close to the stuff I’d read a few years ago on the excellent French site Entrainement-sportif.fr. I’ve always hated the idea of going to the gym. I’ve been doing judo for close to 20 years so I’m reasonably in shape compared to somebody doing “nothing”, but 40 is creeping up on me and I’m definitely not as fit as I was in my twenties (or slim, but that’s another story — they say 1kg per year, don’t they).

What I like about Body By You:

  • no-nonsense, no-bullshit approach
  • bodyweight training you can do anywhere you are
  • full and clear description of exercises, training cycles, schedule (with videos)
  • simple instructions on how to design your personal training schedule (it’s pretty straightforward)
  • 30 minutes 3 times a week!

The basic premise behind Body By You is that the best way to lose “weight” is to increase your metabolism. This means your body burns more calories just to function (better than running for hours or starving yourself with a diet that doesn’t work). The easiest way to do this is to increase your muscle mass. The exercises are designed to do just this, and as they are “global” exercises which use your whole body, they also solidify your core (back problems, anybody?)

The programme contains 125 exercises divided in 5 exercise families: pulling, squatting, perpendicular pushing, in-line pushing, bending. There is a progression in each family from easiest to most difficult. Each day you do one exercise in each family, alternating the upper-body pushing ones. There is an initial assessment to help you determine which exercise to start with, and “upgrade rules” for when to switch to the more difficult exercise.

For example, here’s the one I have trouble with for the “perpendicular pushing” family:

This means I’ll start my programme using the slightly easier “arms shoulder width” version.

I’ll finish the rest of the “evaluation” cycle tomorrow, and start with the programme proper on Monday. My arms hurt already but I’m pretty excited!

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10 Years With RSI [en]

[fr] Plus de 10 ans que mes mains ont commencé à faire mal. Bilan: c'est sous contrôle, même s'il y a certaines choses que je ne peux plus faire. J'ai aussi procédé à des aménagements pour certaines activités.

In September 2002 my hands started hurting really badly at the computer. I had to take three breaks while writing this article. I took some time off, and when I got back to work, within half a day, things were back where they were. I panicked for a few days. A lot of my life revolved around computers. How would I finish my studies? I discovered it was possible to use a computer with speech recognition, and that reassured me a bit. I saw the doctor, spent 5 weeks off work and computers (well, at work but not allowed to type, it was dreadful, actually), the neurologist confirmed my nerves were all right, I got Dragon NaturallySpeaking (version 5 at the time) and started speaking to my computer.

Life resumed, at home and work. I practically stopped using my hands with my computer and dictated for pretty much a whole year, including my university dissertation and my last written exam (they stuck me in my teacher’s office for that).

When I left my job at Orange, I got an iBook, which meant I said goodbye to speech recognition. By then the rest had done its job, and I had also made some changes which certainly helped improve things:

  • I got rid of my old clunky keyboard and moved the computer away from the drafty window
  • I got a laptop, actually, which meant I started varying the positions in which I typed
  • I started paying attention to my hands: was I in pain? was I uncomfortable?
  • I used a break timer to force myself to learn to stop and take breaks
  • I learned to say “no” a bit more, and give a higher priority to myself over others (ie, taking care of my hands became top priority, whereas others’ needs used to be what came first)
  • In general, I started listening to myself more: how was I feeling? was I stressed? was I tired? did I want to do what I was doing? etc.
  • I made sure I continued to get (gentle) exercise; I went easy on my hands at judo for a couple of years.

Where am I at now, 10 years later? Well, I still say I have RSI, because it’s just around the corner, but most of the time it doesn’t bother me. It’s “under control”. Many years ago my osteopath actually managed to do something to make my hands hurt less. Something to do with my arteries, it seems. No guarantee it will be the same for everyone with RSI, but it does it for me. So when my hands start feeling painful again, I head off to my osteo. With the years, I’ve learnt to recognize my hands hurting as a warning sign rather than a problem in itself. They don’t normally hurt. If they hurt and I go to my osteo, she’ll usually find a whole bunch of things that are, let’s say, “out of balance”.

Here’s what my life with RSI is, 10 years later:

  • I type on my Macbook in all sorts of non-ergonomic positions: I vary
  • At my desk though, I make sure that I am sitting high enough that my elbow makes a 90°+ angle (for me the most comfortable place to type is on my knees => laptop)
  • I never use a mouse, and know tons of keyboard shortcuts
  • I have Dragon Dictate but don’t use it enough — I haven’t invested the time to be comfortable with it
  • I have discovered speech recognition on my iPhone and use it whenever I can
  • I cannot carry my groceries very far without taking a break, even though I have plenty of upper-body strength (I have a rollie-bag)
  • I avoid repetitive hand movements: chopping lots of hard stuff, screwing with a manual screwdriver, polishing by hand… if I have to I take breaks, but if possible I’ll let somebody else do that kind of job
  • I’m still doing judo, and can fight “normally”, though it hurts “more than it should” when people rip their sleeves out of my hands or when I’ve been strangling somebody really hard 😉
  • If I feel RSI coming back, I run to the osteo
  • In general, I take much better care of myself than I used to, and I am much “softer” on myself (I used to be the “tough it out” type, RSI cured me from that)
  • I cannot write by hand more than a few lines anymore; this is a combination of lack of practice (I always type) and some loss of fine motor control probably due to RSI. If I try to write, I become illegible after a few lines, and it hurts. So I don’t.

Over the years, I have seen so many people develop RSI in some form or other. Don’t overwork yourself. Take care of your hands before they start hurting.

3rd #back2blog challenge
(7/10), with: Brigitte Djajasasmita (@bibiweb), Baudouin Van Humbeeck (@somebaudy), Mlle Cassis (@mlle_cassis), Luca Palli (@lpalli), Yann Kerveno (@justaboutvelo), Annemarie Fuschetto (@libellula_free), Ewan Spence (@ewan), Kantu (@kantutita), Jean-François Genoud (@jfgpro), Michelle Carrupt (@cmic), Sally O’Brien (@swissingaround), Adam Tinworth (@adders), Mathieu Laferrière (@mlaferriere), Graham Holliday (@noodlepie), Denis Dogvopoliy (@dennydov), Christine Cavalier (@purplecar), Emmanuel Clément (@emmanuelc), Xavier Bertschy (@xavier83). Follow #back2blog.

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Histoires d'oreilles [fr]

[en] Sharing my hearing and hearing aid story -- and opening a francophone facebook group for people who don't hear that well, whether with or without hearing aids.

L’autre soir, comme souvent dans des situations acoustiquement difficiles, je parle de mes oreilles et de mes appareils. En face de moi, le hasard veut qu’il y ait deux personnes à l’ouïe “pas top”. On a donc parlé longtemps, et j’ai raconté toute mon histoire.

J’ai toujours été un peu sourde. C’est familial. Mon frère aussi. Mon père aussi, probablement. Bref, dans la famille on est durs de la feuille.

Première tentative d’appareillage quand j’avais 14 ans. Fin des années huitante, gros appareils “intra” couleur chair qui se voyaient bien, inconfortables, réglage pour mon gain “idéal” très probablement, filles de la classe qui se fichent de moi: j’essaie deux jours puis ils vont finir leur vie dans leur boîte.

Je m’en sors très bien sans. Je sais que j’entends “pas très bien” et je le dis — mais je me rends compte aujourd’hui que je n’avais aucune idée à quel point j’étais sourde. Il a fallu que mon frère fasse le pas d’un appareillage, qu’il me parle un peu du processus et de la différence que ça faisait pour lui, de “bien entendre”, pour que j’y pense à nouveau. Aussi, je commence à me rendre compte dans mes activités professionnelles que mon ouïe m’handicape. Je n’entends souvent pas les questions des étudiants ou du public quand je donne une conférence. Je dois faire répéter. Ça devient un peu lassant.

Il me faudra encore quelques années pour passer à l’action. Je trouve le côté geek des appareils auditifs et accessoires fascinant. Je pose des questions à mon audioprothésiste dont il doit chercher la réponse. Ça lui change du quotidien…

Mes appareils sont roses. Ils sont derrière l’oreille, assez petits pour ne pas être très visibles (enfin quasi invisible sauf quand je relève mes cheveux, ce que je ne fais pas normalement car ils sont courts). Le micro est dans l’oreille, avec un embout “ouvert” plus confortable que le moulage fermé que j’ai quand même testé. Un “compromis”, dit mon audioprothésiste (parce que la qualité audio est censée être meilleure avec le moulage), mais je peux vivre avec ça.

Ils ont deux micros chacun et ils communiquent entre eux. Ça leur permet de savoir d’où vient le son et d’introduire cette variable dans la façon dont ils le traitent, de répercuter dans mes oreilles les décalages qu’on entendrait normalement et qui nous permettent de localiser un son.

J’ai choisi la taille “pas mini-mini” pour avoir un bouton “programme”. J’ai quatre programmes différents: un normal, un pour environnements bruyants, un pour les situations calmes avec légère suramplification, et un “silence” pour quand je suis dans le train avec les gosses qui crient à côté 😉

Il y a des tas de choses à raconter sur mon aventure auditive: comment ça a changé ma vie, comment se passe l’adaptation, comment on minimise toujours l’importance de sa surdité (“j’entends pas bien mais c’est pas si grave, je m’en sors sans appareils”), le look des appareils en 2013 (et leur taille!), les situations “impossibles” comme les restaurants, l’absence de communauté de hackers dans ce domaine (on a besoin de nos appareils, et à 6500 balles la paire on va pas s’amuser à les démonter “pour voir”), les anti-larsens, l’habituation, les acouphènes…

Bref, de quoi écrire une bonne demi-douzaines d’articles de blog, ou d’ouvrir un groupe facebook — ce que j’ai fait.

Pour le moment c’est un groupe secret, mais je pense que ce sera pour finir un groupe fermé: contenu inaccessible aux non-membres, mais listing des membres et descriptif du groupe visibles. Si ça vous intéresse de rejoindre le groupe pour partager vos histoires d’oreilles (avec ou sans appareils) ou écouter celles des autres, faites-moi signe et je vous y invite!

3e #back2blog challenge (1/10), avec: Brigitte Djajasasmita (@bibiweb), Baudouin Van Humbeeck (@somebaudy), Mlle Cassis (@mlle_cassis), Luca Palli (@lpalli), Yann Kerveno (@justaboutvelo), Annemarie Fuschetto (@libellula_free), Ewan Spence (@ewan), Kantu (@kantutita), Jean-François Genoud (@jfgpro), Michelle Carrupt (@cmic), Sally O’Brien (@swissingaround), Adam Tinworth (@adders), Mathieu Laferrière (@mlaferriere), Graham Holliday (@noodlepie), Denis Dogvopoliy (@dennydov), Christine Cavalier (@purplecar), Emmanuel Clément (@emmanuelc), Xavier Bertschy (@xavier83). Follow #back2blog.

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Le sommeil, c’est tellement important [fr]

[en] Sleep is so important. Ever noticed how a day is going well, and suddenly you realised that it might simply be because you had a really good night of sleep?

Quintus in December 7“Bonne nuit!”

“Tu as bien dormi?”

C’est pas pour rien que le sommeil est bien présent dans nos rituels sociaux avec nos proches.

Vous avez déjà remarqué comme une bonne nuit de sommeil rend tout tellement plus facile?

Il y a pour ma part des jours où je me sens toute guillerette, où tout va bien, et où je réalise soudain que bien sûr, j’ai dormi 8h cette nuit. Ou même un peu plus.

Quand je pédale sur mon vélo le matin (aïe, faut que je m’y remette), il arrive que mes jambes pèsent trois tonnes, que la pompe ne suive pas, que je doive me traîner à travers mes kilomètres. Ah ouais, j’ai dormi moins de 6h, ça doit être ça.

Durant une partie de mes études, j’étais dans un état de fatigue chronique. Je luttais pour ne pas m’endormir durant les cours. Je n’arrivais pas à me lever le matin. Il avait fallu que je prenne le taureau par les cornes, avec planning d’heures de coucher, tierce personne à qui je rendais des comptes, tout ça, pour me mettre à dormir assez après tant d’années en mode zombie.

Je rechute de temps en temps: j’ai du mal à faire la grasse matinée, et encore plus de mal à mettre fin à ma soirée. Pourtant j’adore avoir bien dormi.

Une vie avec assez de sommeil, c’est une vie en technicolor au lieu de noir et blanc.

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Amit Gupta Needs You, and Other South Asians Too (Join the Marrow Registry!) [en]

[fr] Amit Gupta, celui qui a démarré Jelly et Photojojo (entre autres), court le risque de mourir de leucémie aiguë s'il ne trouve pas un donneur de cellules souches du sang. La chance de trouver un donneur pour quelqu'un d'Asie du Sud est très faible -- c'est pourquoi l'entourage d'Amit (et tout internet s'y met) remue ciel et terre pour encourager un maximum de personnes du même groupe ethnique de s'enregistrer comme donneurs.

I should have blogged about this weeks ago. I’ve been anxiously watching the countdown of the time that was left to find a bone marrow donor for Amit Gupta.

I’ve been checking Facebook and Twitter in the hope that I would see good news announced.

The countdown now says 0.

Amit Gupta Needs You!

It doesn’t mean it’s too late, but it means that if there is no good enough donor amongst the people currently in the registry, Amit will have to take his chances with extra rounds of chemo (with possibly lasting damage) to survive the acute leukemia he was diagnosed with only mid-September.

If caucasians have a roughly 90% chance of finding a matching donor should they need one, chances are much slimmer if you’re South Asian (1 chance in 20’000 of finding an exact match). The reasons, it seems:

  • the huge variety of HLA profiles (a set of genes) amongst South Asians
  • a general reluctance to register and if matched, to donate (50% or more of South Asians back out once matched).

Heck, if the Ugly Indian can keep a street clean in Bangalore, can he not join a marrow registry and possibly save a life?

I have to say that when I first heard that Amit needed a marrow donation, I imagined the procedure was something like a spinal tap. It isn’t. The donor’s stem cells are usually taken from the blood stream directly, or if needed from the hip or pelvis, not the spine. All in all, the procedure is close to giving blood. Not a huge deal, to be honest.

Team Gupta’s next move, Clark tells Wired.com, is to make sure people are aware of how simple and painless the donation process is. Marrow is extracted from the arm and generally takes six hours or so. The procedure is about as invasive as donating blood — it just takes longer.

And to join the registry, all you need to do is send back a cheek swab. It’s really easy.

Here’s how to help if you live in India.

Even if you’re not a match for Amit, you might be a match for somebody else whose life depends upon a bone marrow donation.

As for me, well, there’s little chance I may be a match for Amit (obviously). I looked up the Swiss Marrow Registry to sign up, and was quite disappointed to see that my heart operation seemed to rule me out. I checked with them, though, and it’s on a case-by-case basis. In my case, there’s happily no reason to rule me out on the basis of the operation I had over 30 years ago.

So, who is this Amit? I don’t really know him, though I had a couple of e-mail exchanges with him when I started the eclau Jelly. Yup, he’s behind that. And he also started Photojojo, which you should definitely join if you’re into photography.

But this goes beyond Amit: it’s an issue for the whole South Asian community. If you are South Asian, in India or elsewhere, please do see what you can do to help.

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Exercise: Anything Better Than Nothing [en]

[fr] Côté sport et exercice, n'importe quoi est mieux que rien du tout. Du coup, pour reprendre ma bonne habitude de vélo, je m'y remets avec des tranches de 15 minutes (30 ça me paraît décourageant juste là). Ce n'est pas assez, mais c'est mieux que rien.

In summer 2009 I bought an exercise bike. I have heart valve prolapse (no panic, nothing really alarming, had it all my life) so my endurance is naturally bad, and some irregular judo training is absolutely not enough to compensate for my sedentary lifestyle and increasing age (I’m not 20 anymore and I’m starting to see it).

Cardiologist’s instructions: 20 minutes a day (30 seems better) at 125-135 or so (that’s for me, varies with age). I’ve exercised pretty regularly since then, but I regularly fall off the wagon, sometimes for months on end. Between Bagha’s death and India for example, I hadn’t sat on it much since mid-December before I clambered back on the wagon a few days ago.

Born-Again Flat 03

We all know that getting back on the wagon is always difficult — whatever the wagon. What helped me here? Realising that in the case of exercise, anything is always better than nothing. So instead of trying to do my whole routine immediately (which includes 150 ab crunches of various varieties, stretching, a yoga exercise, “gainage“, and 30 minutes on the bike) I decided to just start with 15 minutes on the bike and 50 abs. In the spirit of what I learned reading 6changes, I’m first getting back into the habit of exercising — nevermind if I’m not really doing as much as I should be doing. That’ll come later.

So, if you’re not exercising and feeling guilty about it, start with something easy. Get into a routine of doing some exercise every day. Whatever you do will be better than nothing.

I think a big mistake people make when they decide that they need to start exercising is that they try to do too much too quickly, hence falling victim to New Year Resolution Syndrome.

You’re going to fall off the wagon. The most important question to answer is: when you do, how will you climb back on? Take it easy.

And remember: just walking ten minutes a day is better than not moving at all — even if in an ideal world you should be doing 30 minutes of exercise a day.

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Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe? [fr]

[en] A very well-written article on deciding whether to get the flu shot or not. First of all, the reason we have two vaccines this year is that H1N1 arrived too late to be included in the seasonal mix. It will next year. So the question is not "should I get the H1N1 jab" but "should I get a flu jab" (and if yes, to do both seasonal and H1N1). For a healthy person, risks linked to contracting the flu and to getting the vaccine are both tiny (compared to driving everyday with your car, for example) -- it's up to each person to decide how they want to manage those tiny risks.

Alors que je constate avec satisfaction que mon vaccin anti-H1N1 ne semble avoir d’autre effet sur moi qu’une légère courbature au bras injecté, j’aperçois un peu par hasard dans les flux de tweets et de statuts facebook un lien intitulé “Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe?“, accompagné d’un commentaire très positif de Stéphane Perry.

A mon tour de vous recommander vivement la lecture de cet article, très complet et pertinent, qui ne prend pas parti pour ou contre la vaccination mais se contente de vous donner de quoi prendre une décision informée. Ce que j’ai retenu:

  • si on a deux vaccins séparés cette année, c’est parce que la souche H1N1 inquiétante est apparue trop tard pour être inclue dans le cocktail du vaccin saisonnier
  • même si H1N1 n’est pas plus dangereuse que notre grippe normale, on a tout de même mis en branle un protocole de production de vaccins qui avait été prévu pour la grippe aviaire H5N1, bien plus meurtrière
  • la question à se poser est “est-ce que je me fais vacciner contre la grippe” tout court (et si la réponse est oui on fait les deux vaccins)
  • pour une personne en bonne santé, le risque de conséquences adverses graves sont minimes aussi bien pour ce qui est de la vaccination que de la grippe (à chacun donc de peser les risques et faire son choix entre les deux, sachant que prendre sa voiture tous les jours c’est déjà nettement plus dangereux).

Certains lecteurs seront peut-être surpris que je me sois fait vacciner, après ma prise de position dédramatisante de cet été. La raison pour cela est assez simple: je fais partie de la population “à risque” (complications pulmonaires et cardiaques), et après ma très vilaine crève de l’hiver dernier, mon médecin m’avait d’ores et déjà fortement conseillé de me mettre à faire le vaccin contre la grippe, ce que j’avais décidé de faire.

Je réponds donc “oui” à la question “est-ce que je me fais vacciner contre la grippe”, et donc j’ai fait les deux vaccins (pour la petite histoire, il semblerait pour le moment que le vaccin contre la grippe saisonnière m’ait bien plus assomé que celui contre la grippe A, que j’ai fait hier).

En passant, prenez le temps de lire d’autres articles sur le forum d’échanges médicaux Atoute.org, qui semble être un excellent site d’information médicale, qui n’est pas sans me rappeler Bad Science, même si l’angle d’approche est un peu différent. J’ai trouvé particulièrement intéressant cet article sur l’inutilité (voire la nocivité) des excès du dépistage, ainsi que “Touche pas à ma prostate!

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Cessons de paranoïer au sujet de la grippe A (H1N1) [fr]

Je salue brièvement au passage la page 3 du Lausanne-Cités d’aujourd’hui, qui via l’interview du médecin et éthicien Martin Winkler, s’élève contre la paranoïa ambiante au sujet de la grippe A.

Extraits choisis:

  • Au 6 août 2009, l’OMS recensait 1500 morts sur la planète… Chaque année, la grippe classique (A H3N2) fait entre 250 000 et 500 000 morts…

  • Dans le canton de Vaud, le médecin cantonal – en charge des mesures sanitaires – a laissé entendre qu’il convenait, dès à présent, d’éviter de se serrer la main et de s’embrasser. Qu’en pensez-vous?

    Que ça me fait penser à ce qu’on disait au moment où le SIDA faisait peur à tout le monde, qu’il ne fallait pas toucher une personne séropositive. Cette recommandation est anti-scientifique. Ca accentue la panique et l’inquiétude dans une société qui n’a pas besoin de plus de méfiance sociale qu’elle n’en a déjà. C’est la grippe, bon dieu, ce n’est pas la peste, le choléra ou la variole! Ne pas s’embrasser ou se serrer la main? Personnellement, je rejette ce genre de recommandation. Médicalement et éthiquement parlant, c’est inacceptable!

  • [L]’angoisse actuelle est majorée par la situation économique. Objectivement, personne n’a envie que les grands pays industrialisés soient paralysés par une épidémie, parce que ça ne serait pas bon pour les entreprises… donc, pour les actionnaires. Il y a là une indécence insupportable. Ce n’est pas la santé des populations qui inquiète nos dirigeants, c’est celle de l’économie.

Merci de faire votre contribution à la lutte contre la paranoïa auprès de votre entourage!

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