Je n’ose plus rien dire.
Je sais que mes idées sont probablement loin d’être originales, et qu’elles ont sans doute été débattues, démontées et leurs faiblesses mises en lumière par des gens bien plus cultivés et compétents que moi.
Je cède sous le poids de l’inutilité. Je me sens prise dans un monde d’idées qui appartient déjà à autrui, d’idées qui ont déjà été pensées, et dont je ne peux échapper.
Il n’y a pas de point final, et c’est pourtant ce que j’aimerais tellement trouver.
Pourtant, j’ai besoin d’écrire pour réfléchir. Je dois prendre le risque d’avoir tort, prendre le risque de m’inscrire dans un courant de pensée critiquable ou de ne pas parvenir à communiquer le fond de ma pensée. Parce que je veux avancer.