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A la grande école d’internet: vive le réseau

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I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

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Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Internet, c’est un paradis pour autodidactes. Toute l’information est à portée de doigts!

J’y repense ces jours, alors que je suis en train d’essayer un nouveau programme de gestion (et retouche!) de photos (Lightroom) et que je me torture à tenter de décider si je veux acheter un nouvel appareil photo, et si oui, lequel.

Comment est-ce que je m’y prends? Par où est-ce que je commence? Je me rends compte qu’en tant que passionnée des médias sociaux, je ne pars de loin pas de zéro. Du coup, ma “marche à suivre” ne peut pas servir de modèle à ceux qui n’ont pas l’habitude d’utiliser ainsi Internet.

En fait, cette marche à suivre est simple: je demande autour de moi.

Je regarde ma liste de messagerie instantanée, et parmi les dizaines de personnes actuellement en ligne, je pose directement la question qui me turlupine à ceux qui me paraissent pouvoir détenir la réponse.

Des fois on me répond, des fois on me donne un lien, des fois on me donne simplement une suggestion de piste à explorer.

J’envoie un message sur Twitter. Idem. Certains répondent, et parfois de petits joyaux d’information tombent ainsi du ciel. Bien sûr, ça marche parce qu’il y a près de 3000 personnes qui me suivent sur Twitter.

Peut-être que je mets à jour mon statut Facebook pour rendre visible ma quête.

Et je vais sur IRC, dans le repère de geeks que je fréquente — et suivant le sujet du jour, je choisis le canal approprié (#macosx, peuplé de fous du mac qui savent tout, #photogeeks, rempli de passionnés de photographie, #wordpress… pour ce qui touche à WordPress, etc.)

Des fois, j’écris un article sur mon blog, si rien ne tombe du ciel.

Vous voyez, l’état d’esprit c’est “faciliter l’arrivée de l’information à moi”. Et quand j’ai de la chance, elle vient effectivement à moi.

Mais il n’y a pas que ça.

Il y a Google, le grand frère toujours dispo. Il suffit parfois de quelques mots-clés pertinents pour toucher le jackpot (en règle générale, les recherches précises ont souvent plus de succès). Il y a Wikipédia, qui est un point de départ extraordinaire pour commencer à s’éduquer sur un sujet dont on ne connaît rien, par exemple les capteurs photographiques.

Et il y a aussi le fait que toutes les entreprises (presque) sont présentes en ligne. Je me mets à Lightroom? Adobe a des tutoriaux. Je m’intéresse aux micro 4/3? Il y a un site dédié à ce nouveau format d’appareil photo. Je cherche à comprendre les différences entre les multiples séries Powershot? Le site Canon permet de les comparer.

Mieux encore, il existe des sites spécialisés dans les critiques et comparatifs, comme Digital Photography Review.

Alors bon, me direz-vous, il faut déjà savoir que ça existe. Mais finalement, tout ce que je sais, c’est soit que quelqu’un me l’a dit, soit que j’ai passé assez de temps à taper des mots-clés dans Google ou à cliquer sur des liens d’un site à un autre. Il n’y a là rien de magique… sauf le réseau. Les gens que je connais, à qui je suis connectée, à qui j’ai rendu service et qui me le rendront en retour.

Ah oui, et ça aide de comprendre un peu l’anglais. C’est vrai!

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La blogueuse et les conférences

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Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Les conférences, c’est l’occasion idéale de créer des contacts et de renforcer les liens existants. Et si l’on a la chance d’avoir un blog, c’est doublement l’occasion de le faire.

En 2004, j’assiste à ma première conférence “de geeks” (à l’époque, c’est clairement ce qu’on était, nous les blogueurs). Fraîchement sortie des études (elles ont été longues!), il m’est difficilement concevable d’écouter un orateur sans prendre des notes. Blogueuse depuis plusieurs années, il m’est difficilement concevable de prendre des notes sans les publier. Ça deviendra une habitude par la suite: je prends des notes aux conférences auxquelles j’assiste, et je les publie sur mon blog.

Pourquoi est-ce que je vous raconte ça? Parce que je me suis rendu compte, au détour d’une conversation ou deux avec d’anciens et nouveaux participants à la conférence Lift en fin de semaine dernière, à quel point c’est mon activité de blogueuse au fil des conférences qui a servi de catalyseur (voire de détonateur!) dans la construction de mon réseau. (Je n’aime pas trop le mot “construction” ici, qui donne l’impression d’une démarche délibérée alors que c’est plutôt un processus organique qui se fait un peu tout seul, mais faute de mieux…)

En me positionnant comme “celle qui prend des notes et les publie sur son blog”, j’initie des contacts tant avec les autres participants que les orateurs — ou même les organisateurs de la conférence. On pourrait dire que c’est la recette “faites quelque chose qui ait de la valeur pour la communauté, et elle vous en sera reconnaissante”.

Je ne sais pas comment c’est pour vous, mais pour ma part, si je me retrouve dans une salle pleine de personnes et que je n’en connais aucune, je trouve très difficile de faire connaissance avec les gens autour de moi (à plus forte raison si ces personnes se connaissent déjà). Par contre, si je connais une ou deux personnes pour commencer, ça aide énormément. Bloguer est un excellent moyen de provoquer ces quelques premiers contacts qui mèneront plus loin.

Bien entendu, plus on fait ça de façon désintéressée, et mieux ça marche. C’est d’ailleurs comme ça avec plus ou moins tout ce qui touche au réseautage et aux médias sociaux.

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Se voir à Paris, avec wifi

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Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Mardi matin, je saute dans le TGV pour aller passer quelques jours à Paris afin de participer à la conférence LeWeb. Cet événement, qui s’appelait il y a six ans “Les Blogs“, rassemble en un même lieu plus de 2000 professionnels de tous bords, ayant un intérêt dans le web et les médias sociaux. Le thème de cette année? “The Real-Time Web“, le web en temps réel de Twitter, Facebook, la messagerie instantanée, le streaming vidéo live, l’iPhone, etc.

Si je vous mentionne cette conférence, ce n’est pas dans une optique bassement publicitaire (elle affiche complet — quoique… prenez-vous-y à l’avance l’an prochain!) mais parce que ce foisonnement d’événements s’adressant aux gens du monde connecté, ou à ceux qui gravitent autour avec intérêt, nous montre bien à quel point toutes les avancées technologiques en matière de communication n’ôtent rien à la richesse et à l’importance de la rencontre en chair et en os.

En effet, c’est là un souci récurrent que j’entends: la pléthore de moyens de communication à distance n’est-elle pas en train de nous déshumaniser, de nous transformer en petits robots emprisonnés dans des mondes virtuels? L’être humain est-il en chemin pour finir sa carrière sous forme de cerveau flottant dans un bocal, branché dans la matrice?

Que nenni, heureusement.

Il se trouve même que plus les gens chattent, bloguent, et de façon générale se connectent à leurs semblables via le monde en ligne, plus ils ont envie de se rencontrer. L’être humain est fondamentalement social et utilise toutes les ressources à sa disposition pour le devenir encore plus. L’expression “médias sociaux”, traduction française un peu maladroite de l’anglais “social media” (ça fait un peu “services sociaux”), vient bien de là.

C’est logique, quand on y pense. Prenons un peu de recul technologique: est-ce que l’avènement du courrier postal a découragé les gens de faire l’effort de se rencontrer? Et le téléphone? Et le téléphone mobile? Bien sûr, on remplace parfois avantageusement une rencontre en face-à-face par un coup de fil. Mais le coup de fil, souvent, mène à une rencontre. De même avec l’e-mail et le chat. Et que dire de la facilité de communication croissante, qui m’encourage à envoyer un SMS “à tout hasard” à une copine pour lui proposer de me rejoindre ici, maintenant, pour un brin de causette?

Au fond, la technologie crée autant d’occasions de se rencontrer qu’elle ne semble en supprimer. A Paris, dans quelques jours, c’est donc toute une partie du monde connecté qui se retrouvera dans la même ville, à la même conférence, pour se serrer la main, s’embrasser (si H1N1 le permet), discuter à bâtons rompus autour d’un bon buffet, rire ensemble, parler business, ou tout simplement être assis côte-à-côte pour écouter le même orateur.

On aura bien sûr nos ordinateurs portables et nos iPhones, il y aura du wifi jusque dans les moindres recoins, mais qu’est-ce qu’on sera contents de se voir… ou de se revoir.

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Survivre à l’heure du trop d’informations

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The key to surviving in our age of "too much information out there at our fingertips" is to give up all hope of keeping up. Keep your network and connections healthy. Dip in the river of updates the network provides you with (Twitter, Facebook, Tumblr, RSS feeds maybe) when you feel like it, and take a snack. Some snacks make you feel like a full meal -- just go for it. I view these streams of updates as a 24/7 radio that I switch on for a few minutes every now and again.

If you've taken care to build and maintain a quality network (and that is your responsibility), then important news will find its way to you, through more than one channel. You never have to be worried about "missing something" again.

Of course, if you're in the breaking news business, this won't apply to you. But honestly, who really wants to be in the breaking news business? Can one outlet really beat the network to it?

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Lors du très sympathique Bloggy Friday d’hier soir, la conversation est à un moment donné partie sur les fils RSS, Twitter, le temps que ça prend, et la quantité d’informations à s’enfiler chaque jour, si on rentre là-dedans.

Je vous présente donc ma recette pour survivre à l’heure de la pléthore d’informations à portée de nos souris qui est la nôtre. Elle est très simple, la recette:

  • lâcher prise et abandonner tout espoir d’être “à jour” ou de “tout lire”
  • mettre l’accent sur les connexions et le réseau (quelles personnes je suis sur Twitter, connexions facebook, abonnements RSS)
  • considérer que tous ces flux sont comme une rivière où l’on fait trempette de temps en temps, ou comme une station radio diffusant en continue et qu’on allume lorsqu’on en a envie.

Quelques éléments supplémentaires:

  • si l’information est importante et que le réseau est de qualité (voir le point ci-dessous), elle vous parviendra par de multiples chemins (exit donc l’angoisse de “rater” quelque chose de vital)
  • la qualité du réseau est cruciale: ce n’est pas juste une question de quantité de connexions ou de contacts (même si cette dimension joue un rôle), et chacun est entièrement responsable du réseau qu’il construit et maintient autour de lui.

Pour ma part, j’ai depuis longtemps accepté que je ne suis pas une lectrice régulière de blogs. Je sais, cette information en surprend plus d’un, car je suis perçue comme une personne très connectée et “au courant”. Mes lectures sont des butinages, incités par ce que je vois passer dans ces différents flux (Twitter, Facebook, Tumblr, surtout). De temps en temps, je vais expressément voir le blog de telle ou telle personne, ou son compte Facebook, ou son Twitter — parce que j’ai envie d’en savoir plus sur ce qu’elle raconte récemment.

Mais je ne cherche pas à “tout lire”, oh non, au grand jamais. Et je m’en porte fort bien!

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Comment se faire connaître comme indépendant

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I'm often asked how I made myself known as a freelancer. I was lucky enough to have quite a bit of coverage, but when you look closely, the way I got people to find me was through my blog.

Start blogging about your passion and demonstrate your expertise on your blog. The rest will follow.

[fr]

Histoire de combattre la paralysie du blogueur voici un petit billet « sur le vif ». Il est fréquent qu’on me demande comment j’ai fait pour me mettre à mon compte et devenir indépendante. (Mon site professionnel, vers lequel je viens de faire un lien, a grand besoin d’être remis à jour, mais allez quand même jeter un coup d’oeil.)

Il y a près de dix-huit mois, j’ai raconté un peu mes débuts dans l’émission « Déclics » de la Radio Suisse Romande. Vous pouvez probablement encore écouter ce que j’ai dit à l’époque.

En fait, c’est assez simple. En l’an 2000, j’ai un peu par hasard ouvert un blog, dans lequel je parlais de tout ce qui me chantait. Je pense que si on relit maintenant ces sept années d’écriture, on doit pouvoir voir comment mes intérêts ont évolué. Une des choses — parmi d’autres — qui m’intéressait, c’était l’intersection de la technologie d’Internet et des relations humaines. Les blogs tombent en plein là-dedans.

Petit à petit, alors que j’étais plutôt récalcitrante au départ, j’ai commencé à faire ce que l’on appelait du « metablogging » : je bloguais à propos du « phénomène blog ». Par ailleurs, mon blog gagnait gentiment en popularité. J’ai aussi créé le premier annuaire de blogs suisses.

Lorsque les premiers journalistes romands ont commencé à s’intéresser aux blogs, il n’ont pas tardé à s’adresser à moi (vu ma présence en ligne assez étendue, je n’étais pas très difficile à trouver) — d’une part en tant que blogueuse, mais d’autre part et assez rapidement en tant que personne qui y connaissait quelque chose aux blogs. J’ai eu droit à un véritable cercle vertueux en ce qui concerne ma présence dans la presse. Je suis tout à fait consciente qu’il y a là-dedans une bonne part de « au bon endroit au bon moment », et que les médias ont beaucoup aidé à me faire connaître du public.

Peu après, on m’a contacté pour me demander de faire une première conférence. J’ai rapidement mis en ligne un site Internet professionnel dans lequel j’annonçais quel genre de services j’étais en mesure de fournir. Entre le bouche à oreille, la presse, et surtout mon blog, la quantité de mandats a doucement augmenté durant la première année, jusqu’à ce qu’elle devienne suffisante pour que j’envisage de mettre entièrement à mon compte et de quitter complètement l’enseignement.

Comme je dis souvent, tout cela s’est fait « presque malgré moi ».

Si on me demande conseil, j’en ai un : bloguer, bloguer, bloguer.

Je sais que mon cas est un peu particulier : une partie de ce que je mets à disposition de mes clients, c’est mon expertise sur les blogs. Et j’utilise mon blog pour la démontrer.

Même si votre domaine d’expertise n’est pas les blogs, vous pouvez utiliser votre blog pour mettre en avant cette expertise. C’est l’outil idéal pour cela : relativement simple à utiliser, et qui permet une documentation au jour le jour de vos expériences, découvertes, réflexions et recherches dans le domaine qui vous passionne au point que vous avez décidé d’en faire votre métier.

Peu de gens aujourd’hui soutiendront qu’on peut se passer d’avoir un site Web si l’on se lance comme indépendant. Et en général, on désire que ce site Web soit bien référencé. Les blogs sont extrêmement bien référencés dans les moteurs de recherche : la page d’accueil est mise à jour à chaque fois que vous publiez un nouvel article, chaque article a sa page propre, vous encouragez autrui à faire des liens vers votre contenu, et l’outil que vous utilisez a été conçu pour faciliter le travail des moteurs de recherche.

En bloguant, vous augmentez de façon importante votre visibilité sur Internet, et mettez sur pied du même coup une documentation fantastique de votre domaine d’expertise et de vos compétences. Pas mal, côté marketing, non ? Et le blog étant un extraordinaire outil de réseautage en ligne, il vous aidera également à rentrer en contact avec les personnes qui ont des intérêts similaires aux vôtres : des « collègues », des partenaires, des passionnés, et bien entendu… Des futurs clients.

En pratique ? Vous créez un un blog chez WordPress.com (c’est tout simple à utiliser), ouvrez un compte chez Flickr (attention à la prononciation) pour héberger vos images ou photos (peu importe le domaine dans lequel vous vous lancez, il y aura des illustrations d’une façon ou d’une autre). Le compte illimité chez Flickr coûte $ 25, utiliser son propre nom de domaine pour son blog $ 10, et avoir un look personnalisé pour son blog (autre que la cinquantaine de mises en page disponibles gratuitement) $ 15, mais tout cela est optionnel.

Donc, pour pas un sou, vous pouvez avoir entre les mains un outil de communication marketing très puissant. Il « suffit » de l’alimenter !

Petite page de pub — et très franchement, je n’ai pas commencé à écrire cet article avec l’idée de finir comme ça, du tout. L’utilisation de base du blog, d’un point de vue technique, et simple. C’est une chose qui fait sa force. Les difficultés qui peuvent se présenter sont d’ordre rédactionnelles et culturelles. Il est possible et réaliste pour quelqu’un qui se met à son compte d’apprendre tout ça sur le tas. Si votre temps est compté, par contre, ou si vous désirez vous donner les moyens de tirer le maximum de profit du média conversationnel qu’est le blog, cela vous tout à fait la peine d’investir une partie de notre budget marketing dans une formation à cet outil. Dans ce cas, bien sûr, vous savez à qui vous adresser : c’est tout à fait le genre de chose que je fais. Fin de la page de pub !

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