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Livre: je me jette à l’eau

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Prompted this evening by a conversation with Peter Hogenkamp about what I might talk about at BlogCampSwitzerland, I've decided that after many months of not acting upon my decision to write a book, it was time to take a deep breath and jump in. The conversation I had at LIFT with Sarah, Stowe and Trine-Maria clearly also prepared me to take the plunge.

The book will be in French, so I'm afraid this is not very exciting news for my English-speaking-only readers. I'm more comfortable writing in French than English, and also, there is already a clear local and francophone interest for the book topic: teenagers, blogs, the internet, the chasm between parents and children when it comes to social media and online culture, and what can/should be done about it in terms of "media education".

The first draft of the book contents was made in English, though, so you'll get a copy of it when that post comes up. Oh, and if you were thinking of suggesting that I write the book in French and English at the same time... you probably haven't thought it through ;-)

[en]

Il y a plusieurs mois, suite à une longue discussion avec mon ami David Galipeau, je me suis retrouvée en fin de soirée un peu surprise et la tête légère à me dire qu’écrire un livre paraissait soudain possible, et que je tenais un sujet. Le lendemain, j’ai rapidement établi un plan général de ce que pourrait être le livre dans Freemind.

Puis, j’ai passé près de six mois à ne pas avancer. Je souffrais d’un accès aigu de TMS, donc pas question de me mettre à rédiger avant d’avoir installé Parallels et le Dragon. L’opération a échoué, entre autres pour cause de mal aux mains qui m’empêchait de mener à terme l’installation (ironie!). Aussi, j’avais décidé que je voulais bloguer l’écriture du bouquin, et je n’étais pas trop sûre si j’allais le faire sur ce blog ou un autre. Puis, last but not least, écrire ça prend du temps, et j’étais un peu inquiète à l’idée de me lancer dans une entreprise comme ça chronophage alors que je n’étais pas encore très sûre dans quelle mesure mon job de consultante indépendante me permettrait de tourner confortablement ou non.

Bref, des tas de très bonnes raisons, mais franchement, surtout la trouille de me lancer dans quelque chose que je veux faire depuis aussi longtemps que je me souvienne (écrire un livre), mais qui m’intimide.

Ce soir, discussion avec Peter Hogenkamp, un des organisateurs de BlogCampSwitzerland, auquel je me suis inscrite un peu plus tôt. Je ne sais pas encore vraiment de quoi je vais parler à BlogCamp, et je lui disais que je pourrais peut-être faire quelque chose au sujet des ados, des blogs, et d’internet, comme c’était aussi le sujet du livre que je mijotais (enfin, là, je suis encore en train d’éplucher les patates, pour être tout à fait honnête). Du coup, on a parlé du livre, je lui ai raconté tout ce que j’ai récrit plus haut dans ce billet, j’ai dit un peu en riant que je pourrais m’y mettre et en parler à BlogCamp. Dont acte: il est temps d’arrêter d’en parler à tout mon entourage et de me lancer à l’eau. Le travail que j’ai fait dernièrement pour ciao.ch m’aide aussi à trouver le courage de m’y mettre, car si ce n’est pas le même public, c’est bien le même sujet.

Donc, quelques décisions et remarques:

  • Je vais écrire le livre en français. J’ai hésité, bien sûr, mais d’une part je suis quand même plus à l’aise dans l’écriture en français (faudra que je fasse la chasse aux anglicismes, tout de même), et d’autre part, il y a déjà un intérêt local et francophone pour ce que j’ai à apporter à la problématique blogs-ados-internet.
  • Je vais bloguer le processus et le contenu du livre au fur et à mesure que je le produirai ici sur CTTS (je ne crois pas à la multiplication des blogs). (Catégorie Livre.)
  • Le livre sera mis à disposition/publié sous une licence Creative Commons.
  • Je ne sais pas trop comment je vais m’y prendre, c’est la première fois que je fais ça, et vous allez donc me voir patauger joyeusement.
  • Je n’ai pas encore de titre pour le livre. Lorsque j’ai fait le premier jet du plan (en anglais!), je l’ai appelé “The Blogging Divide” — je ne sais honnêtement plus si ça me plaît ou pas (il y a des wagons, avec des mots pareils). De toute façon, je ne pense pas qu’il faille un titre pour que je m’y mette. On verra bien ce que je trouverai.
  • Si je choisis de construire ce livre en public, c’est parce que je pense qu’il sera plus riche de vos remarques et de vos critiques que si je l’écris seule dans mon coin. Mon but est avant tout de faire un livre utile. N’hésitez donc pas à réagir à ce que je publierai.
  • J’ai encore besoin de clarifier un peu le sujet du livre, et ce sera l’objet d’un billet futur. Mais ça tournera autour des adolescents, de l’internet social, du fossé entre “adultes” relativement peu branchés et ados “digital natives”, et de ce qu’il y a à faire en matière d’information et de prévention — ce pour quoi j’aime utiliser le terme “éducation aux médias”. Le public cible se situera plutôt du côté des parents, enseignants, éducateurs que des ados ou des geeks.
  • Je publierai dans un autre billet (et un autre jour, il se fait tard, là) ma première ébauche de plan, une fois récrite en français.

Voilà pour ce soir. C’est donc parti!

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Beauté fabriquée

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From nature to billboard in 60 seconds. Via danah, who got it from Boing Boing, who got it from Tom Coates. Read danah's post about this video and the ensuing conversation.

[fr]

Trouvé chez danah, qui l’a vu chez Boing Boing, qui l’ont eux-mêmes trouvé chez Plasticbag. Lien vers la vidéo originale, mais attention, la vidéo originale sur le site de Dove, c’est du Flash qui ne vous demande pas votre avis avant de commencer et qui ne vous permet pas de l’arrêter. C’est court, par contre: une minute environ.

La vidéo nous montre comment on passe d’un modèle (une vraie femme, humaine) à ce qu’on voit sur les grands panneaux publicitaires. En accéléré, un avant-pendant-après incluant maquillage, coiffure, et photoshop. A regarder. A méditer.

Comme danah a mis sur YouTube une version de la vidéo, je mets un lien vers elle ici:

Note: le photomontage semble être de Cory, mais copié chez moi pour éviter le hotlinking. Pas que les requêtes provenant de ce billet fassent une différence face à Boing Boing…

Comme le dit danah: on est conscientes de ne pas en détenir les droits, mais cette vidéo est trop importante culturellement pour que sa diffusion soit handicapée par le choix malheureux de son format initial.

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La règle des deux minutes

[en]

I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

[fr]

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Après deux chroniques un peu méditatives, je me permets de vous servir cette semaine un petit truc pratique: la règle des deux minutes.

Elle est très simple: si quelque chose prend moins de deux minutes à faire, faites-le tout de suite.

Puis, pour égayer votre journée, je vais vous donner un peu de contexte et des recommandations de lecture (anglophones, donc sortez vos dictionnaires ou filez vite faire un petit séjour outre-Manche pour rafraîchir votre anglais!)

Chez les geeks et les gens bien connectés d’aujourd’hui, il y a un grand amour pour les méthodes dites “de productivité”. Allez savoir si c’est à force de vivre dans un monde numérique où le temps ne se déroule pas à la même vitesse que dans le monde extérieur (“Quoi? Ça fait trois heures déjà que je suis devant l’ordi?!”), ce qui ne manque pas d’avoir des conséquences parfois désastreuses sur la gestion du temps, ou bien parce que le cerveau cyber-compatible est excité à l’idée de systématiser la gestion de sa vie, mais toujours est-il que la productivité ainsi que la lutte contre la procrastination et la désorganisation sont des thèmes récurrants dans le monde connecté.

A coups de blog ou de Twitter, on se refile en effet les adresses de sites comme 43folders ou FlyLady, et les livres tels que “The Now Habit“, “The Seven Habits of Highly Effective People“, et surtout “Getting Things Done” (abrégé GTD, disponible en français sous le titre “S’organiser pour réussir“) finissent immanquablement par se retrouver dans nos bibliothèques, ou du moins sur nos listes de lecture.

La règle des deux minutes est tirée directement de GTD. En très très résumé, un des éléments importants de GTD est de séparer la réception d’une tâche à faire ou d’une demande (on la met dans la “boîte de réception”), la décision quant à ce qu’on va en faire (jeter, classer, déléguer, mettre sur une liste la prochaine action concrète pour avancer), et le moment où l’on fait les choses.

La seule exception à ce processus, ce sont justement les tâches très courtes. S’il me faut moins de deux minutes pour accomplir une tâche, la mettre dans mon “système” et l’en ressortir le moment venu prendra en fait plus de temps que ça. Autant donc s’épargner du travail en évitant tout simplement que la petite tâche en question se retrouve sur une des ces maudites listes de choses à faire!

Une remarque toutefois: l’utilisation de la minuterie s’impose, afin de ne pas se retrouver encore à la tâche trente minutes plus tard…

Quatre points de départ en français sur GTD pour creuser un petit peu:

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