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L’intimité au travail (Stefana Broadbent) — à lire absolument

[en]

A great read, if you understand French: "L'intimité au travail" by Stefana Broadbent. If you wan't read her book, at least watch her TED talk.

[fr]

IMG_1749.jpgJe viens de finir de lire “L’intimité au travail”. Stefana Broadbent fait une lecture fine et pertinente des enjeux liés aux nouvelles technologies à la place de travail, et met le doigt sur ce que je “sens” et tente d’exprimer maladroitement depuis des années. Les problèmes ne sont pas ces technologies en elles-mêmes: elles dérangent (comme le téléphone mobile et facebook à la place de travail) en tant qu’elles rendent visible des transgressions du contrat social à la place de travail, par exemple.

A lire absolument pour tous ceux qui s’intéressent:

  • aux médias sociaux et aux nouvelles technologies à la place de travail
  • à l’intégration des TIC en milieu scolaire (un splendide exemple vers la fin du bouquin)
  • à la question de la frontière entre vie privée et vie professionnelle, et son effilochement
  • à contrer l’argument-massue-bidon de la “perte de productivité” si on donne accès aux médias sociaux dans l’entreprise
  • aux réels facteurs de danger et de risque dans les incidents impliquant l’usage abusif de la technologie
  • à l’évolution de la notion de “travail” et des mesures de contrôle variables en fonction de sa nature
  • je pourrais continuer…

Ce sera en tous cas une lecture chaudement recommandée aux étudiants de la formation de Spécialiste en médias sociaux et communautés en ligne!

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Rebirth of the Book Project

[fr]

Vous vous souvenez du projet de livre sur les ados et internet? J'ai été approchée par un éditeur qui s'intéresse à publier un ouvrage sur cette thématique, et... qui a pensé à moi.

Un accord de principe, rien de signé encore, et des discussions à avoir concernant les conditions du contrat, qui, je le souhaiterais, pourraient être un peu plus en accord avec certaines de mes prises de position qu'un contrat classique. La porte semble ouverte à la discussion, j'ai lancé "Creative Commons", "édition électronique", "traductions", "bloguer le livre en l'écrivant", etc.

Je sais qu'il y a parmi mes lecteurs des personnes familières avec le monde de l'édition et les nouvelles réflexions autour du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle. Votre avis m'intéresse: que recommanderiez-vous d'inclure dans le contrat? A quoi faut-il faire attention? Quelles sont les "mauvaises" idées?

Merci d'avance de votre feedback!

[en]

If you were reading my blog or hanging out with me in 2006 and 2007, you may remember that I was planning to write a book around teenagers and the internet. It took me some time to realize this was not a money-earning project, that it would be hard for me to find a publisher, and that earning a living was higher on the priority list than writing a book.

A few weeks/months ago (time is a blur) I was approached by a publishing house who wants to publish a book on the “internet and family” topic. The editors thought of me, not knowing about my existing (dormant) book project. We met last week and though this is still very early stages (nothing signed, etc.) we’re both interested in pursuing.

As we were talking about process and next steps, I raised the issue of licencing. Though they have never published anything under a Creative Commons license, the editor had heard of it and said it was worth opening a discussion on the topic with the publisher. This got me thinking (and talking) about various concerns I have about an author contract:

  • what happens if they publish one run of the book and stop there? can I self-publish it on Lulu or Blurb afterwards, or take it to another publisher?
  • can I blog the work-in-progress as I write?
  • what about making an electronic edition available? (the publishing house only does paper so far)
  • can I publish it under a CC licence?
  • what the heck, how about making it available for free on the web?
  • what happens if somebody approaches me saying they want to translate my book? can they self-publish a translation?

Lots of questions, as you can see, that need to be clarified upfront with the publisher and included in the contract — and here is where I’d like your input. I know that many of you reading this blog have experience with writing, publishers, licenses, and all. What would you recommend doing and not doing? What should I pay attention to?

Having a rather progressive stance on certain IP/copyright issues, it would make sense if the terms of my contract and endeavour in the land of dead trees reflected that to some extent. Of course, I’m aware everything might not be possible, but there seems to be an opening to talk about these things with the publisher, so it would be a pity not to take it. Before that, I need to make my mind up about what I’d want — in an ideal world.

I welcome all feedback!

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Lisez le Cluetrain Manifesto

[en]

I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

[fr]

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

“Lisez le Cluetrain Manifesto!” Voilà mon refrain, que je répète comme un vieux disque rayé depuis des années.

Je l’ai lu tardivement, ce Cluetrain Manifesto, qui a fêté l’an dernier ses dix ans. En 2006 je crois, ou peut-être 2007. Blogueuse de longue date, voyez-vous, je ne pensais pas qu’il m’éclairerait beaucoup. J’avais bien entendu lu les 95 thèses du manifeste qu’on trouve facilement en ligne (elles sont d’ailleurs traduites en français), et… c’était quelque part entre “c’est évident” et “je ne vois pas vraiment l’intérêt”.

Et puis j’ai lu le livre. Quelle révélation! Effectivement, mon expérience en ligne me rendait déjà tout acquise aux thèses que défend le Cluetrain, mais sa lecture m’a donné le vocabulaire qui me manquait pour mettre en mots tout ce que je croyais. A sa lecture, les pressentiments informes ont fait place aux arguments solides. Je pouvais enfin expliquer en quoi internet changeait fondamentalement les règles du jeu, et pourquoi les blogs (et autres outils en ligne “sociaux”) étaient si importants.

Que vous regardiez la culture en ligne comme un objet bizarre, ou qu’au contraire vous soyez tellement immergé dedans que vous peinez à expliquer vos évidences à “ceux du dehors”, je ne peux que vous encourager à prendre la peine de lire le Cluetrain Manifesto. Il peut être lu gratuitement en ligne dans son intégralité, mais personnellement, j’ai un faible pour le format papier quand il s’agit d’écrits de cette longueur. C’est quand même plus agréable de pouvoir se vautrer sur le canapé avec un bouquin que de rester vissé des heures à lire sur son écran. (Enfin, chacun son truc. Je préfère le canapé.)

C’est en anglais, mais lancez-vous quand même. C’est drôle, c’est bien écrit, c’est irrévérencieux, c’est plein d’anectodes. Il y a certes eu une traduction française mais celle-ci est épuisée. (“Liberté pour le net” chez Village Mondial, quelqu’un connaît l’éditeur? Je ne suis pas fan du titre, j’avoue, “Le manifeste des évidences” c’est nettement plus heureux, comme choix.)

Il y a plusieurs années de cela, coincée à une conférence sur les blogs un peu raide, et frustrée de me retrouver dans des conversations stériles avec des dirigeants d’entreprise qui m’expliquaient avoir tout compris aux blogs (“c’est très bien les blogs, il faut juste complètement contrôler ce que les employés écrivent”), un ami et moi plaisantions que nous aurions mieux fait de venir avec une pile d’exemplaires du Cluetrain Manifesto à distribuer, plutôt que de se fatiguer dans des dialogues de sourds.

Aujourd’hui, j’ai mon petit stock au bureau, à donner à amis et clients. Je viens d’en faire l’expérience dans un autre domaine: il y a toujours plus de chances qu’on lise un livre si on l’a déjà entre les mains, plutôt que si on doit aller l’acheter ou le commander.

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Ella Maillart: Ti-puss, ou l’Inde avec ma chatte

[en]

As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

[fr]

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

ella_maillartAujourd’hui, dans le monde de la technologie, c’est la Journée Ada Lovelace: plus d’un millier de blogueurs se sont donné le mot pour publier un article consacré à une femme qu’ils admirent pour ses réussites scientifiques ou technologiques.

Alors, bien sûr, ici on vous parle de voyages, pas de technologie. Mais je vais profiter de l’occasion pour vous parler d’une femme voyageuse que j’admire, et dont la vie me laisse un peu envieuse: Ella Maillart.

Durant une vie qui a vu presque tout le vingtième siècle (1903-1997), Ella Maillart a été sportive de haut niveau (voile, ski, hockey), aventurière et voyageuse, écrivain, journaliste, photographe… La lecture de sa biographie et des ses ouvrages laisse deviner une personnalité farouchement indépendante.

ti-pussMon première et plus mémorable rencontre avec Ella Maillart a été la lecture de son livre Ti-puss, ou l’Inde avec ma chatte. J’ai moi-même habité en Inde durant un an (moins longtemps qu’Ella, clairement!) et je suis rentrée en Suisse avec un chat dans mes bagages. Comme Ella? Je vous laisse lire le livre pour avoir la réponse.

Je crois que l’Inde est un pays dont on a la nostalgie, une fois qu’on y a passé quelque temps. Que ce soit un film ou un livre, il est vite fait d’avoir une grande envie d’y retourner.

Ella Maillart, en plus, vous donne cette envie d’aventure et d’indépendance qu’il manque parfois à des casaniers (eh oui) comme moi pour faire le pas d’acheter un billet d’avion… et de se lancer.

(crédit photo: Wikimedia Commons)

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Chalet, lecture, écriture

[en]

A couple of days at the chalet, reading and writing.

[fr]

Le chalet en novembre se traduit en volets fermés pour emprisonner la chaleur, en feux de cheminée et tas de feuilles mortes et d’aiguilles de mélèze dans le jardin. Moins d’excursions (il fait froid et gris et la carte “libre accès” n’est plus valable) et plus de lecture — et d’écriture.

J’ai fini “Sepulchre” (Kate Mosse). C’était peut-être l’heure tardive, mais le dernier quart de ce livre m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps. J’ai entamé “Voyage en Acratie” de Bernard Krummenacher, une surprise agréable. Très vite, je me suis laissée prendre par ce récit un peu décalé d’exploration de notre futur.

Hier soir, j’ai également pondu un certain nombre de ces fameuses histoires en cinquante mots. Quelques-unes en français. Je me rends compte en faisant l’exercice que si peindre une situation de départ ou une complication ne me pose que très peu de problème, c’est toujours la fameuse fin qui me résiste. Le dénouement. La destination. Où va l’histoire? Où va la vie? Quel est le but?

Reflet pour moi de ma difficulté à trouver du sens, une finalité, dans le monde autour de moi.

J’y travaille.

Lire le roman de Bernard (que je connais) renforce encore mon envie et ma détermination de moi aussi, un jour, écrire un livre de fiction. Construire une histoire. Habiller des personnages. Inventer des situations. Faire la scénariste, et aussi la peintre.

Alors je continue avec mes histoires de cinquante mots. C’est peu, mais c’est ça le but: l’exercice est court, on peut le répéter à l’envi.

Et bientôt, une kyrielle de fins débarquera dans ma tête. J’en saisirai une et je passerai à l’étape suivante. Plus ambitieuse.

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Recherche de Fonds

[en]

Basically, some version of A Day at the Frankfurter Buchmesse.

[fr]

Je reviens de Francfort avec les idées un peu plus claires. Même si cette dans l’ensemble peu encourageant, j’ai trouvé à la foire du livre des informations qui me permettent d’avancer. En particulier, une discussion avec le responsable de l’ASDEL et une autre avec Hunter Lovins et mon ami Joi Ito m’ont fourni des informations précieuses.

Tout d’abord, j’abandonne mon espoir un peu naïf d’obtenir une avance via un agent ou un éditeur. Le monsieur de l’ASDEL (dont j’ai oublié le nom) m’a fait remarquer qu’il fallait vendre beaucoup d’exemplaires (500 déjà !) pour pouvoir donner ne serait-ce que CHF 1000 à un auteur. De ses mots : « il n’y a aucune raison que les éditeurs entretiennent certains auteurs pour qu’ils puissent écrire… » ou quelque chose comme ça.

Certes. En attendant, je trouve qu’il y a quelque chose de cassé avec ce système. Je ne parviens pas encore tout à fait à mettre mes pensées à ce sujet clairement en mots. Je pense que cela a quelque chose à voir avec le fait que ce n’est pas en se pliant aux impératifs économiques que l’on fait avancer le monde. Enfin si, chercher à être rentable fait bouger les choses, mais je remarquais l’autre jour que les « amateurs » avaient un avantage sur les « professionnels » : il peuvent se consacrer à leur passion sans se soucier de sa rentabilité.

Je digresse un peu. Pour en revenir à ma situation, me lancer dans l’écriture d’un livre est quelque chose de stressant. C’est une entreprise difficile, mais dans laquelle je désire me lancer, d’une part parce que je crois vraiment qu’un livre au sujet des adolescents et Internet, à destination des parents et en français, sera utile à de nombreuses personnes (sans avoir pour autant la prétention de m’imaginer que ce sera un best-seller), et d’autre part parce que je m’écrire, et que je suis certaine qu’une fois dedans, je trouverai une certaine satisfaction personnelle à mener à terme un tel projet d’écriture.

Et sans vouloir avoir l’air de me plaindre (parce que c’est bien moi qui l’ai choisi), un statut d’indépendante s’accompagne d’un stress financier certain. Même si j’en aurais objectivement le temps, cela me rend d’autant plus difficile de me libérer l’esprit pour écrire (tâche qui n’est déjà pas simple en soi) alors que je « devrais » être en train de faire 50’000 autres choses pour améliorer ma visibilité professionnelle et attirer des clients (si tant est qu’une chose pareille est possible).

Bref, dans ces circonstances, très difficile de m’y mettre. Ne serait-il donc pas « raisonnable », d’un point de vue « société », qu’il existe un moyen pour me permettre de produire cet ouvrage qui — je l’espère — sera une aide précieuse à une génération de parents ? Vous voyez où je veux en venir… Je ne suis pas sûre des ramifications politiques de mes idées… Mais à une certaine époque, il y avait des mécènes ? (Non, je ne suis pas une artiste, je suis au courant…)

Encore une fois brève, parce que je vois que je divague franchement, j’abandonne l’idée d’obtenir une avance de la part d’un éditeur, et (à plus forte raison puisqu’il s’agit d’un projet à visée éducative) je vais simplement chercher un organisme qui consentira à subventionner ce projet. Cela doit bien exister quelque part ?

On m’a suggéré la Loterie Romande, mais d’après ce que je vois, elle ne subventionne que des institutions qui sont là à long terme. Je pense regarder aussi du côté de l’enseignement et de la santé, mais pour le moment, cela reste un peu vague. Ou précisément ? À qui m’adresser ?

Côté publication, par contre, cela paraît relativement simple : le marché est complètement saturé et les éditeurs croulent sous les manuscrits (encore plus en France qu’en Suisse). Faut pas rêver. Heureusement, à l’ère d’Internet, l’auto publication est presque devenue un jeu d’enfant, grâce à Blur ou Lulu.com, par exemple. Pourquoi aurait-on encore besoin d’un éditeur ?

Le monsieur de l’ASDEL (qui m’a d’ailleurs indiqué trois ou quatre éditeurs romands susceptibles de publier des ouvrages du genre du mien) me répond : « parce que l’éditeur, lui, sait ce qui est bon ». Donc, mise en avant du travail d’édition. Hunter Lovins, quant à elle, me dit qu’à moins de toucher une avance faramineuse, il n’est pas utile de s’encombrer d’un éditeur, et que l’expertise éditoriale que celui-ci peut apporter ne fait que mettre des bâtons dans les roues. D’après elle, le rôle principal de l’éditeur est de négocier avec l’imprimeur et les distributeurs, puis de prendre une généreuse part des bénéfices. En faisant un peu ses devoirs et avec un bon réseau, on peut facilement s’en passer. Son expérience avec les éditeurs est américaine cependant ; peut-on transposer ses conclusions à la Suisse ? Le désavantage, là, clairement, ce qu’il faut avancer l’argent pour l’impression.

Joi, lui, suggère d’auto-publier si je rencontre trop de difficultés à intéresser un éditeur. Une fois que le livre aura commencé à se vendre, et aura attiré un peu d’attention médiatique (online et offline), il devrait être plus facile d’en trouver un. Scénario optimiste je l’admets, mais c’est aussi vers celui-là que je penche. J’ai l’avantage d’avoir déjà un bon réseau, une crédibilité déjà établie dans le domaine, et une certaine maîtrise dans l’art de se rendre visible via Internet.

Dans tous les cas, la question de l’éditeur est moins urgente maintenant, puisque mon premier souci est de m’assurer une certaine tranquillité financière afin d’écrire. Si je décroche un mandat en or « au travail », ou que je gagne Lotto (il faudrait déjà commencer par acheter des billets), cela peut aussi jouer ;-)

Très chers lecteurs, je fais donc comme d’habitude appel à votre soutien et à vos sages conseils. À qui m’adresser pour une demande de fonds ? Avez-vous des contacts directs avec des personnes qui pourraient m’aider ? Êtes-vous un riche mécène qui cherchait justement un auteur en devenir à subventionner ?

Il va sans dire que je prépare un dossier en béton qui démontrera que ce livre répond à un vrai besoin et qu’il se vendra extrêmement bien !

Note: article dicté, et pas vraiment relu, donc pas de craintes si vous voyez des fautes bizarres: c’est la faute au Dragon!

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A Day at the Frankfurter Buchmesse

[fr]

Etat des lieux sur mes recherches de fonds et exploration du monde de l'édition pour mon livre sur les ados et internet. Envies de publier (via internet) des livres avec mes photos, aussi.

[en]

A month or two ago, I was chatting about my book project and decision to find funding to Joi. He suggested that a trip to the Frankfurt book fair might be useful.

First on, the Messe is just huge. I spent a morning there and just walked, and walked, and walked. Overall, I found my visit rather disappointing, though I did learn some useful things (though they weren’t exactly what I wanted to hear). Here’s the information I gathered, from a visit to the Swiss booth and discussions with a few people.

  • I have a list of Swiss (French-speaking) publishers, and a shortlist of 4-5 who could be suitable for my project.
  • Publishers, distributors, and bookstores are all part of the same organisation (in CH).
  • The market is saturated, publishers are swamped with manuscripts, and it’s even worse in France than Switzerland (so, I should stick with local publishers — the fact I’m already recognised as a local authority also pushes in that direction).
  • I can forget about a deal with an advance, so I need to look at other sources to finance the writing part (Loterie Romande, educational associations, foundations… I’ll hunt around a bit to compile a list.)
  • Swiss publishers don’t like agents, and having one might make it even more difficult for me to find a publisher.
  • The publisher deals with the printing guys to get the book published, and deals with the distribution guys to get it distributed. Hunter, a seasoned bookwriter, tells me that unless I’m getting a huge advance, having a publisher is not worth it — I can deal with printers and distributors myself. Will just have to check if this is a viable approach in the Swiss market.
  • The publisher is precious for the editing process, because he knows what is good and what is not, the head of this Swiss association tells me. Hunter, on the contrary, tells me this mostly gets in the way. A good editor can be precious but chances are I won’t be getting one.
  • If I go the self-publishing way (offline), then I’ll need funding for the printing, which could be a problem.
  • One option, which Joi suggests and I’d been getting at, is to start off by online-self-publishing (Lulu, Blurb, or another), and once there is enough buzz, sales, reviews, etc, approaching publishers.
  • I really need to work on a proper proposal, and I have a better understanding of what such a proposal needs to look like. I got some advice from talking with a publisher over dinner (thanks again!) and Chris Webb left me a pointer to his interesting series on book proposals in the comments to my previous post. From what I gather, the more there is in the proposal, the better.

So, where do I go from now?

  • Write a proper proposal in French (as the book will be in French). This obviously needs to be broken down into manageable pieces (GTD-style), and I realise that the big nasty bit for me is the outline. I have tons of ideas of stuff that I want to put in the book, but I’m not sure how to organise it all yet. I’ve been mind-mapping, but it’s a bit overwhelming and messy. So I’ll start by writing all the rest (the easy bits).
  • Write a project funding proposal which will probably not be as detailed as the one for the publisher.
  • Ask around for leads to getting funding, compile a list, send out funding requests with proposal.
  • Send the proposal to the 4-5 publishers on the list, once it’s done.

Language? Isn’t it kind of weird I’m speaking about this in English? On the other hand, I don’t want to “cut out” my English network by blogging exclusively in French about this book project.

All this thinking about self-publishing has given me the desire to put together one or more photo books. I’ve barely been printing since I went digital, and it’s nice to have photos in physical form too, as Moo‘s success demonstrates. My friend Andrea Lindenberg has put together a collection of her best riding show photographs — if you like horses, you should definitely check it out. She’s very talented.

My Flickr photo collection is approaching 10’000 photos. So, again, the inevitable choice problem. I’ll certainly make a book of my best Indian photos at some point (most of them aren’t on Flickr but are either slides (first trip), negatives (second trip), or digital-dumped-in-directories (third trip). I have a set called My Favourites, but it’s very out-of-date and doesn’t contain any recent photos. I can probably dig out the photos I use for Moo cards or stickers and add them, though.

Any opinions? If you see any photos of mine that you think deserve ending up in the (a) photo book, don’t hesitate to tag them “forthebook”. Thanks!

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First Draft of Book Presentation

[fr]

Un premier jet de ce que pourrait être une présentation de mon projet de livre, en anglais.

[en]

// Here’s a first draft of what a short presentation of my book project would be. Comments and nitpicking welcome. Is this convincing? Does it sound solid?

A Book About Teenagers and the Internet

Teenagers are very active internet users. Parents and educators, however, less so. There is often quite a bit of confusion over what teenagers are doing online and how risky their online occupations are. Attitudes range from complete lack of interest (probably fuelled by fear of technological incompetence) to outright panic (particularly about sexual predators, with complicity of the media).

Adults who are not particularly internet-savvy (and even those who are familiar with it) need a sane guide to precisely what all this “online stuff” is about. What is beneficial? What is harmless? Where are the real dangers? How does being “totally wired” (in Anastasia Goodstein’s terms) influence relationships and social life?

This book will be is a guide to understanding today’s online world, aimed at parents, teachers, and educators. It will helps them make informed educational decisions about teenagers’ use of the internet. The focus will be is on de-dramatizing a lot of the “risks” the mainstream media have been very vocal about (sexual predators, for instance) and on promoting a deep understanding of how online and offline are integrated in teens’ lives. This brings about new issues with are maybe not dramatic, but which can be challenging for our youth, and which they should not have to face without the support of the adults they love or trust in their lives.

Part “tourist guide to the online world”, part essay, this book should be is a precious ally for those living or working with teenagers, and who sometimes feel at loss with what the internet is all about;, as well as contributing it also contributes to a more general understanding of how the internet is changing our lives.

About the Author

Stephanie Booth has been a very active and respected online citizen for close to ten years. After graduating in arts (Indian religions and culture, philosophy, French), she worked first as a project manager and then as a middle-school teacher. She left teaching in 2006 to devote herself exclusively to helping others understand internet culture and technology, and make good use of it.

An important part of her work has been giving lectures in French-speaking Switzerland about “the living internet” (blogging, instant messaging…) to teenagers, parents, and schoolteachers. Her extensive personal experience of “internet life” married to a strong academic background and her ability to explain tricky concepts to a variety of audiences in a down-to-earth and convincing fashion have led her to be recognized by both the media and school authorities as an expert on “teenagers and internet” issues.

She has been writing regularly on her blog Climb to the Stars http://climbtothestars.org for over seven years, both in English and in French. A lot of her thinking about the internet can be found there.

Contents

  • Kids online, parents offline: why is it a problem?
  • How teenagers use the internet: it’s a town, not a library
  • Where can it go wrong?
  • Core online publication issues: anonymity, permanence, findability
  • How afraid should we be of sexual predators?
  • How online communication affects relationships
  • What can parents do?
  • The bigger picture: media education

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Public cible ou blabla promotionnel

[en]

Who my book will be for: parents, educators, and people interested in how the internet is affecting our lives.

[fr]

// Je stocke sur mon blog les bouts que j’écris par-ci par-là — ça me permet de les retrouver, et je profite également de votre immense sagesse si vous décidez de me faire part de vos réflexions. (C’est pas obligatoire bien sûr, hein.)

Cet ouvrage se veut à la fois un guide touristique de l’internet d’aujourd’hui, à l’attention de parents perplexes ou même perdus face à la vie en ligne de leurs enfants, et une réflexion sur l’impact de ces nouveaux espaces technologiques sur les relations humaines.

Il intéressera également ceux qui travaillent avec les adolescents (enseignants, éducateurs, psychologues) et toute personne qui se préoccupe des changements qu’amène internet dans nos vies.

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Comment j’en suis arrivée à m’intéresser aux blogs d’adolescents

[en]

The story of how I took an interest in teenage blogging, and from there, teenagers and the internet. It involves a difficult first year of teaching and a naked bottom on one of my students' skyblogs.

[fr]

// Entrée en matière possible pour mon livre, dans le genre “premier jet écrit dans le train”. Commentaires et suggestions bienvenus, comme toujours.

Au début des années 2000, je me souviens qu’on plaisantait entre blogueurs en se rappelant que d’après les quelques enquêtes disponibles sur le sujet, le “blogueur type” était une lycéenne québécoise de 15 ans. On était un peu consternés par la quantité d’adolescents blogueurs et la futilité (voire la bêtise) de leurs publications en ligne. “Complètement inintéressant, le blog est bien plus qu’un journal d’adolescente!” On continuait à bloguer dans notre coin, et les ados dans le leur.

// Voir si j’arrive à trouver des références à ça.

J’étais loin d’imaginer que cinq ans plus tard, les blogs d’adolescents m’auraient amené à changer de métier et à écrire un livre. Ce livre, vous l’avez entre les mains.

La genèse de mon intérêt pour la vie adolescente sur internet mérite d’être racontée. Elle permet de situer ma perspective. Mais, plus important, elle et illustre assez bien un des “problèmes” auxquels on peut se heurter si on fait l’économie de comprendre comment les adolescents vivent leurs activités sur internet.

Il y a quelques années de cela, j’ai quitté mon poste de chef de projet dans une grande entreprise suisse pour me tourner vers l’enseignement. Forte de mes respectables années d’expérience personnelle de la vie sur internet, je me suis lancée dans un projet de rédaction de blogs avec mes élèves.

Ce fut un désastre. Si j’étais bien une blogueuse adulte expérimentée, je me suis bien vite rendue compte que les “blogs” que je leur proposais avaient bien peu à voir avec ce dont ils avaient l’habitude dans leurs tribulations sur internet. Certains d’entre eux avaient des skyblogs (des blogs pour adolescents et jeunes, hébergés par le groupe Skyrock).

Munie de l’adresse d’un de ces skyblogs, j’ai commencé mes explorations du monde en ligne de mes élèves. Peut-être qu’en me familiarisant avec ce qu’ils faisaient déjà sur internet, je réussirais à mieux les comprendre, et trouverais ainsi des clés pour remettre sur pied un projet qui battait sérieusement de l’aile. Chaque skyblog arborait fièrement une liste de liens vers ceux des amis (“hors ligne” aussi bien que “en ligne”). Il suffisait de cliquer un peu pour faire le tour.

Sur ces skyblogs, comme je m’y attendais, rien de bien fascinant à mes yeux: beaucoup de photos (de soi-même, des copains et copines, du chien, du vélomoteur), du texte à l’orthographe approximative, voire carrément “SMS”, des appels aux commentaires (“lâchez vos coms!”) et, justement, des commentaires (souvent assez vides de contenu, mais qui jouaient clairement un rôle côté dynamique sociale).

Soudain, catastrophe: je me retrouve face à une paire de fesses, sur le skyblog d’un de mes élèves. Et pas juste des fesses d’affiche publicitaire pour sous-vêtements, non, les fesses d’un de ses camarades de classe, qui les expose visiblement tout à fait volontairement à la caméra.

Que faire? Intervenir, ou non? Ils ont beau être mes élèves, alimenter leurs skyblogs fait partie de leurs activités privées (par opposition à “scolaires”) et je suis tombée sur cette image un peu par hasard (ce n’est pas comme si un élève m’avait donné directement l’adresse pour que j’aille la regarder).

En même temps, puis-je ne pas réagir? Si cette photo était découverte plus tard et qu’elle soulevait un scandale, et qu’on apprenait que j’étais au courant mais que je n’avais rien dit… Je me doute bien qu’il y a derrière cette photo un peu de provocation et pas mal d’inconscience, plus que de malice.

// Retrouver les dates d’expulsion des lycéens français — est-ce avant ou après ça?

Jeune enseignante inexpérimentée, je me tourne vers mes supérieurs pour conseil. On discute un peu. On ne va pas en faire un fromage, mais on va demander au propriétaire du skyblog de retirer cette photo inconvenante — ce que je fais. Il accepte sans discuter, un peu surpris peut-être.

// “Pour conseil” c’est français, ou c’est un anglicisme?

// Un autre élément qui est rentré en ligne de compte est que les photos avaient été prises (visiblement) dans les vestiaires de l’école. Pas certain que ce ne soit pas durant des activités extra-scolaires, cependant. Est-ce un détail utile?

Une semaine plus tard, la photo est toujours en place. Je suis un peu étonnée, et je réitère ma demande auprès de l’élève blogueur. “Oui, mais Jean, il est d’accord que je laisse cette photo sur mon blog, ça le dérange pas, hein.” J’explique que là n’est pas la question, que c’est une demande qui émane de la direction, et que d’accord ou pas, “ça se fait pas” pour les élèves de notre établissement d’exposer leurs fesses au public sur internet.

// J’ai l’impression que je traîne un peu en longueur, là. On s’ennuie? Les détails sont-ils utiles? Faut-il raccourcir?

Le lendemain matin, je me retrouve littéralement avec une révolte sur les bras:

  • “Pourquoi vous avez demandé à Jules de retirer la photo de son skyblog?”
  • “Ça vous regarde pas! L’école n’a pas à s’en mêler!”
  • “Vous aviez pas le droit d’en parler au directeur, c’est sa vie privée!”
  • “Et qu’est-ce que vous faisiez sur son skyblog, d’abord?”
  • “C’est son blog, il peut faire ce qu’il veut dessus! Et la liberté d’expression?”

Je suis sidérée par la violence des réactions. Certes, ma relation avec ces élèves n’est pas exactement idéale (c’est le moins qu’on puisse dire), mais là, ils sont complètement à côté de la plaque. Si l’élève en question avait affiché la photo de ses fesses dans le centre commercial du village, auraient-ils réagi aussi fortement si l’école (représentée par moi-même, en l’occurrence) avait demandé leur retrait?

// Comment on dit “challenging” en français? (Pour décrire les élèves sans utiliser l’affreux “difficile”.)

*// Le temps de narration change durant ce récit, vérifier si c’est “utile” ou si c’est “une erreur”.

Visiblement, ils considéraient ce qu’ils publiaient sur internet comme étant “privé” et semblaient ne pas avoir réellement pris conscience du caractère public de leurs skyblogs, ou du droit de quiconque d’y accéder et d’y réagir. Et pourtant, j’avais passé plusieurs heures avec ces mêmes élèves à préparer une charte pour la publication de leurs weblogs scolaires. Nous avions abordé ces points. Ils “savaient” qu’internet était un lieu public et que tout n’y était pas permis. Qu’est-ce qui s’était donc passé?

Cet incident particulier s’est terminé par une intervention énergique du directeur qui a remis quelques points sur quelques “i”. Restaient cependant deux problèmes de taille, que cette histoire avait rendus apparents:

  • l’école a-t-elle un “devoir d’ingérence” lors d’événements impliquant les élèves mais sortant de son cadre strict — et si oui, où s’arrête-t-il?
  • que pouvons-nous faire pour aider nos enfants et adolescents à devenir des “citoyens d’internet” informés et responsables?

La première question est du ressort des autorités scolaires, directions, enseignants — et je ne prétends pas apporter grand chose à ce débat ici.

La deuxième question, par contre, est l’objet de cet ouvrage.

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