[en]
A radio talk show tomorrow will be devoted to facebook at the workplace. Swiss companies in general completely ignore facebook, and employees are often very naive in the way they expose personal information on their profiles. Teenagers aren't the only ones who need to learn about social media and how to use it responsibly: all newcomers make the same mistakes.
I've been giving talks on these topics in schools for a while now, and I'm looking forward to having the opportunity to do it in corporate settings too.
[fr]
En tant que contributrice du Grand 8 à la Radio Suisse Romande, je reçois régulièrement (quotidiennement, probablement) un e-mail m’annonçant le sujet de l’émission du lendemain. Une ou deux fois, je suis allée laisser un commentaire (“contribuer”), mais la plupart du temps, pour être honnête, je zappe.
Pas aujourd’hui. Le titre? Entreprises: craignez facebook! Titre un peu à faire peur, certes, mais bon, le mot “Facebook” a mon attention. Je lis. C’est pertinent. Je commente.
Extrait:
Facebook, comme d’autres réseaux sociaux, fonctionne sur le partage d’information. De TOUTES les informations! On y trouve des souvenirs de vacances, des albums photos, des histoires plus ou moins salaces. On y lit les dernières aventures de nos “amis”, leurs exploits en tous genres, voire la dernière sortie avec les collègues de travail. Sans parler des groupes de discussions plus ou moins débiles auxquels on décide d’adhérer, parce qu’on y croit vraiment ou pour le fun. Du style “I hate les CFF” ou “I’m student and I work at Coop… shit”. Et pendant ce temps, que font les entreprises? Rien ou pas grand chose! D’après notre enquête réalisée auprès d’une dizaine de grandes entreprises suisses, à peine connait-on l’existence de Facebook. Pourtant, autant dire que certaines en prennent pour leur grade sur le net. Sans parler de l’image que certains employés peuvent véhiculer au travers de leur profil. Visiblement les entreprises ont une guerre de retard. Stéphane Koch parle carrément d’incompétence.
Entreprises: craignez facebook!
Comme je le dis dans mon commentaire, cette problématique n’a rien de vraiment nouveau. C’est le lot de ceux qui débarquent dans “l’internet relationnel”: on sous-estime sa visibilité, sa trouvabilité, et les conséquences que peuvent avoir nos publications sur nos vies (professionnelles par exemple). Les exemples (à ne pas suivre) abondent, mais l’éducation aux nouveaux médias manque cruellement.
L’éducation aux médias, il faut la faire non seulement dans les écoles, où je donne régulièrement des conférences pour parents, enseignants, élèves depuis bientôt 4 ans, mais également dans les entreprises.
Les personnes qui utilisent les réseaux sociaux comme Facebook pourraient vraiment bénéficier de quelques conseils avisés de la part d’une personne bien renseignée en la matière (suivez mon regard), et les personnes qui ne sont pas familiers avec, cadres ou collègues, trouveront certainement bien utile une petite “visite guidée” de ce monde aux allures parfois impénétrables.
Alors, j’attends. J’attends qu’on commence à me contacter pour que je vienne donner ce genre de conférence en entreprise. Ça viendra, parce que même si les entreprises font l’autruche, comme le montre du doigt l’annonce du Grand 8 de demain, elle ne vont pas le faire éternellement. Les premières à sortir la tête du sable seront aussi les premières à avoir l’occasion d’apprendre comment tirer parti de tous ces médias participatifs — et pas juste à en avoir peur.
Mise à jour jeudi midi: après avoir écouté l’émission (que j’ai trouvée très bien) j’ai fait quelques commentaires en vidéo que vous pouvez écouter ici.
Recommandations de lecture pour entreprises et curieux (entre autres, The Cluetrain Manifesto).
(Oui, je sais, je ne devrais pas me frotter le nez quand je fais de la vidéo, mais ça chatouillait!)
Similar Posts:
- De la lecture des blogs
- Quels sont vos souvenirs de l’informatique d’hier?
- L’entreprise sans voix
- J’ai refusé mon premier interview
- Facebook, foire aux applications
- Voter “oui” pour les bilatérales
- SAWI: la formation MCMS a démarré!
- Ce soir: Scènes de Ménage
- C’est un mec. Y meurt.
- Carotte et créativité ne font pas bon ménage








Qui prendrait des “cours de blog”?
[en]
The "first steps in blogging" seminar I'm putting together is not about "blogging in business", which tends to open up the whole Cluetrain can of worms leading to discuss communication strategy in general. It's aimed at "normal people" who would like to share a passion, connect with like-minded people, but who aren't necessarily tech-savvy enough to head over to wordpress.com and get started on their own.
It's very easy for us natural bloggers to forget that for most people, blogging can be a little intimidating (and I'm just talking about the technical aspect, here).
[fr]
Tout d’abord, merci à tous pour vos commentaires sur mon projet de cours d’initiation aux blogs. Ils me sont très utiles, donc continuez à me dire ce que vous pensez! Je me rends compte que je n’ai pas du tout défini assez clairement à qui s’adresserait ce cours et pourquoi. Je vais essayer de remédier ici à ce manquement.
Tout d’abord, il s’agit d’un cours d’initiation au blog personnel. Comme je l’explique dans les conférences que je donne au sujet des blogs en entreprise, le blog est à la fois un outil (technologique), une culture, et une stratégie de communication.
Dès qu’on commence à parler de blog en entreprise (même TPE ou pour un indépendant), en milieu associatif, ou politique, on ne peut échapper à la discussion sur le blog-comme-stratégie-de-communication. Et croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire. On se retrouve très vite à faire ce que j’appelle du “Cluetrain 101″, c’est-à-dire expliquer les transformations en profondeur qu’internet (et les blogs, qui sont une manifestation visible et médiatisée d’un bouleversement plus fondamental) a amené dans la façon de concevoir la communication. Ça prend vite des heures, voire des jours. On parle de transparence, d’authenticité, de comment écrire comme un être humain au lieu d’une brochure marketing, de quoi on va parler, comment on va réagir aux commentaires négatifs, de lire d’autres blogs et y réagir. Il y a des peurs, des réticences, des soucis plus ou moins justifiés. C’est une opération qui peut transformer en profondeur la façon dont on communique, et même dont fonctionne l’entreprise à l’interne. “Ouvrir un blog”, c’est la pointe de l’iceberg.
Pour ce genre de service, il faut compter des journées entières de consulting et de formation, avec un suivi qui peut durer des mois. (Si on veut faire les choses bien, il va de soi.) C’est un service personnalisé qui dépend de l’entreprise ou de l’association en question, des personnes impliquées, et qu’il est impossible à packager en une demi-journée. Le cours sur deux journées qu’Anne Dominique et moi-même avons mis sur pied représente un premier pas dans ce processus, une initiation.
Il s’agit donc ici de faire quelque chose de tout à fait différent.
Je désire donner un cours de blog-outil. On n’abordera pas la stratégie de communication, juste l’outil et un peu de la culture. Quand on approche les choses ainsi en entreprise, c’est en général la recette pour avoir un blog qui ne fonctionne pas. Pour l’individu, le particulier, par contre, c’est parfait.
Le blog est un très chouette outil d’expression personnelle. Si on a le désir de raconter des choses, de partager une passion, de pousser des coups de gueule, de rentrer en contact avec des personnes partageant des intérêts similaires aux siens, franchement, cela vaut la peine d’avoir un blog: un petit espace à soi sur internet, que l’on peut alimenter à sa convenance, qui ne coûte rien, et ne demande pas beaucoup plus de maîtrise technique que celle requise pour envoyer un e-mail avec hotmail ou bluewin.
Mais, me direz-vous (et on me le dit!) — bloguer, c’est tellement facile que y’a pas besoin de cours!
Erreur.
Ceux qui disent cela sont des personnes que j’appelle des “blogueurs naturels”. Des gens comme moi, ou comme vous qui avez déjà un blog. Vous avez ça dans le sang, si on peut dire. On est assez à l’aise avec notre ordinateur pour aller s’inscrire sur WordPress et se lancer tout seul. Tenez, je vous explique même comment faire ça dans mon blog. Allez-y. Ouvrez votre blog. Lancez-vous à l’eau. Si ces quelques indications vous suffisent, alors vous n’avez pas besoin de mon cours d’initiation pour apprendre à bloguer.
Je pense à toutes les autres personnes, celles qui ne lisent pas ce blog, ou celles qui le lisent mais ne sont pas assez sûres d’elles sur un ordinateur ou internet pour faire le pas sans assistance. Tout le monde (ou presque) est capable de tenir un blog, mais encore faut-il le croire. Si vous avez des doutes, ou si simplement vous trouvez plus confortable de faire ça accompagné, je suis là pour vous.
Durant ces dernières années, je suis régulièrement approchée par des personnes (de mon entourage ou d’ailleurs) qui veulent que je leur apprenne à bloguer, ce que je fais volontiers. Ces personnes existent donc. Il y a un besoin. J’ai aussi compris, avec le temps, que toutes ces choses qui nous semblent évidentes, à nous les blogueurs naturels, ne vont pas forcément de soi pour le commun des mortels. Il est normal de devoir passer par une phase d’apprentissage ou d’apprivoisement pour se mettre à quelque chose de nouveau. On prend des cours de sport, de peinture, de poterie, de massage, d’informatique, ou d’anglais. On peut aussi apprendre à utiliser internet, et les blogs en particuliers.
En plus des amis et des membres de ma famille que j’ai accompagné lors de leurs premiers pas dans la blogosphère, j’ai appris à bloguer à toutes sortes de personnes, que ce soit lors de séances particulières ou de cours en groupe: indépendants, enseignants, hommes politiques, camarades de chant, employés d’entreprises petites et grandes, journalistes… Oui, il y a un besoin pour ce genre de formation. (Je l’ai déjà dit… je me répète?)
Donc, les particuliers. Pourquoi paieraient-ils pour quelque chose que “n’importe qui” peut leur montrer comment faire? Ben justement, parce que “n’importe qui” ne pourra pas le faire aussi bien que moi (ouh là là, elle est gonflée, non mais, vous avez vu ça?). En fait, c’est la vieille rengaine: suffit pas de savoir faire quelque chose pour être capable de l’enseigner — et j’aime à penser que c’est une chose que je ne fais pas trop mal. Aussi, (je fais ma pub, attention!) apprendre avec moi, c’est tout de même une garantie qu’on partira dans le droit chemin, et que je serai en mesure de répondre à toutes les questions qui risquent de se poser. Je dis pas qu’il n’y a pas dans le coin d’autres personnes aussi capables, hein, mais c’est tout de même autre chose que la nièce de Gérard qui a un Skyblog…
Un autre avantage dans le fait de prendre un cours c’est qu’on bloque le temps nécessaire. Souvent, on a envie de faire des choses (“ah ouais, ce serait cool d’avoir un blog, j’en ouvrirais bien un un de ces quatre, mais bon je suis pas tout à faire sûr comment faire, on verra ça…”) mais on ne s’y met pas. Le cours d’initiation, c’est l’occasion de donner le coup d’envoi, avec de nouveau (la satanée garantie) qu’on va pas y passer la soirée pour se retrouver avec rien entre les mains à la fin parce que ça aura foiré.
Bon, trève de plaisanteries, je récapitule. Voici à qui s’adresse mon cours:
Donc:
Similar Posts: