Tag Archives: definition

Refaire sa job description

[en] As a freelancer, one gets to redefine and rethink one's job description. The social media landscape here in Switzerland has changed dramatically since I started out in 2006 as a "blogging consultant", and the Cluetrain girl I am at heart sometimes struggles to find her place amidst all this excitement for social media marketing.

I recently realised that I need to distance myself a little from this social media pigeonhole I'm in -- not that I'm going to stop doing what I've done until now, not at all, but I find the label keeps dragging me a little too close to social media marketing for my comfort, and keeps me away from gigs which are more productivity-related ("use technology better to do what you want to do"). This can cover strategies for dealing with e-mail, discovering Evernote, Google Docs, managing one's digital content, etc.

Bright ideas welcome, as well as cluetrainy and productivity gigs!

Je me suis mise à mon compte en 2006 — j’avais déjà des mandats dès début 2005. A l’époque, les blogs pointaient juste le bout de leur nez sur le radar des médias romands. Twitter et Facebook n’existaient pas. On parlait à peine de web 2.0, et j’étais déjà allergique au terme et à toute la hype qui l’accompagnait. (Brigitte m’a d’ailleurs rappelé tout à l’heure que c’est à l’occasion de ma conférence sur le sujet qu’on s’est rencontrées.)

Aujourd’hui, 2013. Tout le monde sait ce qu’est Facebook et Twitter (même s’il reste encore un peu de flou autour des blogs et des wikis). On parle de médias sociaux à toutes les sauces, et quand les entreprises s’y intéressent, c’est la plupart du temps pour y faire le même marketing et la même comm’, mais sur de nouveaux canaux. On ne compte plus les consultants, experts, et agences qui affichent les médias sociaux au centre de leurs activités. Les formations sur le sujet se multiplient (celle que je co-dirige au SAWI était la seule il y a quatre ans).

Il y a quelques années déjà s’est amorcée une réflexion qui est à mon avis en train d’aboutir cet été: dans ce marché qui a tant évolué depuis mes débuts, comment me positionner en tant que professionnelle? Quelle est ma place? Où est l’intersection entre ce que je veux/peux faire, les gens avec qui je veux travailler, et le truc qui fait toujours un peu mal, l’argent?

Après m’être retrouvée étiquetée de façon un peu limitante “Madame Blogs” (ça date), je commence à me sentir un peu à l’étroit avec ces “médias sociaux” (appellation dont je n’étais pas fan non plus quand ça a fait surface).

D’une part, vu le climat “marketing” actuel autour des médias sociaux, ça rend les choses un peu pénibles parfois pour la fille du Cluetrain que je suis. D’autre part, ça bouche tout un pan d’activités que je cherche à développer, autour de l’utilisation des outils numériques pour améliorer sa productivité et rendre son travail moins stressant. Trop souvent, l’email, le smartphone, et même un simple moteur de recherche sont perçus comme des obstacles à ce que l’on cherche à faire, alors que, bien maîtrisés, ils peuvent être des alliés précieux.

En tant qu’indépendant, on est responsable de sa job description. C’est à nous de la faire évoluer (ou non) en fonction de notre propre évolution ou de celle du marché. Ce n’est pas toujours aisé, surtout quand on navigue dans des eaux (numériques! haha!) où il n’existe pas de nom simple et un peu englobant permettant au moins de cerner un tant soit peu le domaine de notre expertise. Je ne suis pas “développeuse”, ni “informaticienne”, ni vraiment “coach”. Je ne donne pas des cours de “bureautique” (enfin oui, mais ce n’est pas limité à ça) et “médias sociaux” est à la fois trop large et également limitant.

En fait, je coince sur deux trucs: mon “domaine” et mon “profil”.

Ce que j’appelle mon profil, c’est relativement simple: en plus des mandats où j’ai un rôle clair de consultante ou de formatrice, j’ai aussi (et je cherche à développer) des mandats où je fais une sorte d’hybride formation-coaching-conseil que je ne sais jamais trop comment appeler.

Mon domaine d’expertise “technique” c’est plus épineux, je trouve:

  • les médias sociaux (sans le pan marketing) à usage plutôt individuel qu’institutionnel
  • la bureautique et les logiciels genre Lightroom, iMovie…
  • le web et les moteurs de recherche
  • WordPress comme outil de blog ou de CMS, y compris dans les aspects techniques (+ suffisamment de HTML/CSS/PHP/MySQL pour aider quelqu’un qui débute à s’y lancer/retrouver)
  • des outils pas principalement sociaux comme Evernote, Prezi, Google Docs, Dropbox
  • la gestion des comptes, des mots de passe, des backups, des documents
  • l’e-mail
  • … (je dois en oublier, et je zappe exprès les “soft skills” et les tas de “petits trucs” genre les raccourcis clavier et autres bons conseils)

Je travaille depuis quelques temps avec Fabienne Bogádi (coworkeuse à l’eclau et rédactrice/traductrice extraordinaire) à compléter mon nouveau site professionnel (le design, c’est la non moins extraordinaire Corinne Stoppelli qui s’en est chargée). Et ça commence à prendre forme. Et j’essaie d’intégrer ces nouveaux développements de ma job description, par exemple dans cette page. Mais c’est pas tout simple :-)

Idées de génie (et clients potentiels) bienvenus!

Similar Posts:

Posted in Being the boss, My work | Tagged cluetrain, Consulting, definition, efficacité, job description, médias sociaux, productivité, productivity, recadrage, réflexion | 3 Comments

C’est quoi un blog? Quelques réflexions à défaut d’une définition tranchante

[en] What's a blog? Thinking about it.

Deux articles sont apparus sur mon radar cette dernière semaine:

Les deux posent des questions de catégorie, limites, définitions. Elles sont liées: si on sait ce qu’est un blog, on sait ce qu’est un blogueur — et vice-versa. Ou bien…?

Durant mes études d’histoire des religions, j’ai appris que les catégories rigides ne fonctionnaient pas trop quand on commence à toucher aux sciences humaines. On a plutôt des définitions ou regroupements par affinité. Je crois qu’il est illusoire de vouloir dresser une liste de critères à la “si et seulement si” pour définir ce qu’est un blog. De même, je crois qu’il est illusoire de vouloir faire une distinction nette entre blogueurs et journalistes, dans le cadre des RP ou d’accréditations pour une conférence.

Il y a très longtemps, j’avais fait une page sur SpiroLattic intitulée “C’est quoi un weblog?“. Vous imaginez bien que ce n’est pas aujourd’hui la première fois qu’on se pose la question. Plus récemment, j’ai écrit ici un article (en anglais) sur les relations blogueurs, dans lequel je tente de poser quelques distinctions entre journalistes et blogueurs qui justifient de traiter ces derniers différemment.

Je vais tenter de démêler un peu ces termes. Ce qui suit n’engage que moi, ce sont mes définitions, mes conceptions, et elles n’ont pas la prétention de faire autorité (ou pire, parole d’Evangile). Tiens, d’ailleurs, en passant, à Coworking Europe j’ai l’impression qu’on a passé une bonne partie de notre temps à nous demander ce qu’était le coworking. Quelques débuts de réflexion de ma part là-dessus.

Donc, un blog — ou un weblog, comme on les a appelés durant des années — c’est quoi? Je vais essayer de partir avec une définition minimale sur laquelle tout le monde (je l’espère) sera d’accord:

  • un blog, c’est une sorte de site web
  • un blog, ça contient des articles datés (billets, posts) organisés en ordre chronologique inverse.

Je pense que si on a affaire à un truc qui n’est pas un site web, ou qui n’est pas une collection d’articles datés en ordre chronologique inverse, on aura de la peine à appeler ça un blog. Par contre je pense pas que ces deux caractéristiques soient suffisantes pour définir un blog. Nécessaires, oui, mais pas suffisantes.

Allons un cran plus loin: voici certaines caractéristiques qui sont généralement partagées par tous les blogs. Mais elles sont plus discutables. On pourrait hésiter, face à un “blog” qui ne les a pas toutes.

  • un blog permet de laisser des commentaires sur les articles
  • chaque article du blog est archivé à une URL stable permettant de faire un lien direct vers celui-ci
  • on sait qui écrit: il y a une personne ou des personnes identifiables derrière le blog, même si c’est sous pseudonyme
  • les anciens articles du blog restent en ligne, archivés chronologiquement
  • un blog facilite et automatise la publication grâce à une technologie spécifique (outil de blog/CMS) côté serveur
  • un blog est intégré d’une façon ou d’une autre dans quelque chose de plus large que lui, à travers des liens vers/depuis d’autres sites/blogs (intertextualité), ou des échanges entre le(s) blogueur(s) et d’autres via commentaires ou blogs interposés (communauté de lecteur ou e blogueurs)
  • un blog contient principalement du contenu original
  • la mise en page d’un blog consiste en une colonne principale présentant les x (généralement 10) derniers articles les uns sous les autres, généralement accompagnée d’une ou plusieurs colonnes latérales avec du contenu secondaire.

(Et hop, petit article en train de se transformer en tartine.)

Rapidement, pour chacun de ces points, un petit argumentaire expliquant pourquoi je ne les considère pas obligatoires.

Commentaires: clairement, la plupart des blogs aujourd’hui permettent les commentaires, mais il faut savoir que durant les premières années des weblogs, les commentaires n’existaient pas. Historiquement, c’est un peu restrictif. C’était pas des blogs qu’on avait? Le blog de Seth Godin, c’est pas un blog? Alors oui, un blog en général ça a des commentaires, mais l’absence de commentaires ne permet pas de dire “c’est pas un blog”.

Permaliens: pour moi, c’est une caractéristique importante du blog. C’est ça qui fait que le blog fonctionne, comme format de publication. Ça attire les liens. Chaque article est archivé pour toujours, avec un lien stable, le paradis! Mais on trouve encore des gens qui disent avoir des blogs, et qui ont des trucs qui ressemblent à des blogs, mais où il est impossible (ou très difficile) de faire un lien vers un article. Exemple: Solar Impulse. C’est un blog ou pas? (Alors oui, quelque part caché j’avais réussi à trouver comment révéler le permalien de l’article, mais on peut pas dire que ça encourage les liens.)

Auteur(s): ça, je crois que c’est super important. Il y a un être humain derrière un blog. Même si on ne sait pas son nom, il est là. Il a une personnalité. Une agence de comm’ ne blogue pas — ses employés le font. Le ton institutionnel, désincarné, impersonnel: c’est peut-être des news publiées avec un outil de blog, mais pour moi ce n’est pas un blog. Vous savez des edge-cases à proposer pour ce critère?

Archives: le format du blog est fondé sur l’organisation chronologique inverse du contenu. Les catégories sont venues bien plus tard, font à mon avis partie des “bonnes pratiques” pour un blog mais ne sont pas une fonctionnalité obligatoire. Si la première page est en ordre chronologique inverse, on s’attend à pouvoir “remonter le temps”, et trouver des archives temporelles. De plus en plus aujourd’hui, on voit des blogs (“blogs”?) qui s’en passent. Pour moi, on tombe dans le blogazine quand le thématique prend le dessus sur le chronologique. Edge case? Le Rayon UX, qui est à mon sens toujours un blog (t’en dis quoi, Fred?) même si il manque furieusement de chronologie dans l’organisation de son contenu.

Technologie: quand blogger.com a débarqué, une des choses géniales que faisait ce service était d’automatiser l’habillage répétitif des articles et leur transfert sur un serveur web. De façon générale, les blogs modernes utilisent un outil ou service de blog qui épargne au blogueur bien des manipulations techniques. Par contre, je refuse de poser ça comme une exigence. Il y a des blogs cousus main. Zeldman l’a fait pendant de longues années (disant même “c’est pas un blog!” pendant longtemps), et à moins que je ne me trompe, Karl fait toujours son blog à la mano.

Réseau: souvent, quand je regarde un “blog” en me disant “ça ressemble à un blog, mais ce n’en est pas un”, c’est cette dimension qui manque. Le blog qui blogue tout seul dans son coin, ignorant la multitude de pages du web et de gens qui les fréquentent. En général, le blogueur fait des liens vers d’autres pages (si ce n’est d’autres blogs), on (= d’autres blogueurs) fait des liens vers lui, s’il y a des commentaires il y a un minimum d’interaction — ou via articles interposés. Il y a une “culture blog”, et c’est celle du réseau, de la relation, et de la conversation.

Contenu: oui bien sûr, le blogueur produit du contenu, ajoute de la valeur quelque part. Est-ce qu’un blog sous Tumblr qui ne fait que republier sans commentaire ce qui a été trouvé ailleurs est toujours un blog? Si Digital Crumble était mon seul blog, j’avoue que j’aurais du mal à me dire blogueuse.

Apparence: j’avoue être assez vieux jeu sur ce coup. Une mise en page magazine, pour moi, ça transforme le blog en blogazine. Un blogazine, ça peut être bien — mais ce n’est plus un blog. Le chronologique a cédé la place au thématique. Et ça se voit dans la façon dont l’information est organisée sur la page d’accueil. Sans articles les uns sous les autres, j’ai du mal à appeler ça un blog. On voit d’ailleurs des blogs qui étaient partis dans une direction 100% blogazine revenir vers quelque chose d’un poil plus chronologique, même si c’est pas un long défilé d’articles les uns sous les autres. Exemple: celui de Tara Hunt.

Alors un blog, c’est quoi? Un blog, c’est plus ou moins ça. C’est cet ensemble de caractéristiques. Mais on va trouver des choses qui n’ont pas toutes ces caractéristiques et qui sont quand même des blogs, tout comme on en trouvera qui remplissent tous les critères mais… n’en sont pas. Signe qu’il faudra réfléchir plus et affiner. Définir, c’est un grand travail de va-et-vient.

Un blogueur, alors? Quelqu’un qui blogue. Mais je m’attarderai un autre jour sur ce qui le sépare du journaliste.

Similar Posts:

Posted in Blogging, Thinking | Tagged blog, caractéristiques, commentaires, critères, definition, histoire, weblog | 4 Comments

Non, ce n’est pas un podcast, ça

[en] You already know (I hope) that a blog is not a post, so you don't say "I'll write a blog about this" but "I'll write a post about this" (or "I'll write a blog post about this").

I realized the other month there is also a lot of confusion (at least in this part of the world) around what a "podcast" is. No, a podcast is not "some audio or video you can listen to online". A podcast is a publication format equivalent to the blog, but with rich content: audio or video. This rich content is added as RSS enclosures, which makes it possible to subscribe to the podcast and have the episodes downloaded automatically to and iPod or iPhone through iTunes or similar software (hence the name podcast).

Remember:

  • a book contains many pages
  • a magazine contains many articles
  • a blog contains many (blog) posts or articles
  • a podcast contains many (podcast) episodes
Do not confuse the part with the whole anymore!

A l’occasion de mon workshop dans le cadre de Pollens Pédagogiques, j’ai réalisé qu’il n’était pas inutile de rappeler ce qu’est et n’est pas un podcast.

En effet, dans le “langage courant”, on entend beaucoup le mot “podcast” utilisé pour faire référence “du contenu audio ou vidéo qu’on peut télécharger”.

Un podcast, ce n’est pas ça. Ce n’est pas juste “une vidéo en ligne”.

Un podcast, c’est l’équivalent audio ou vidéo du blog. (Avec le programme blogueurs de Solar Impulse, en passant, j’ai aussi réalisé à quel point il n’est absolument pas clair pour la majorité du public ce qu’est… un blog.)

Alors un blog, c’est… une succession d’articles organisés anti-chronologiquement.

Un blog est généralement disponible en HTML (ce que vous lisez peut-être en ce moment) et en RSS, format de publication que vous ne remarquez pas sauf si vous utilisez un lecteur de news, et qui vous permet de vous abonner au blog.

Un podcast, à la base, c’est un fil (flux) RSS dont le contenu n’est pas du texte, mais de l’audio ou de la vidéo. C’est une évolution de ce qu’on appelait à l’époque “l’audioblogging”. Ce qu’ajoutait le podcast, c’était l’inclusion dans le fil RSS du contenu “riche” (audio/vidéo) et l’automatisation (initialement à l’aide de scripts, puis via iTunes) qui permettait aux épisodes du podcast de se retrouver directement sur l’iPod de l’auditeur (d’où le nom podcasting).

J’ai en passant suivi l’histoire de la naissance du podcasting d’assez près à l’époque: fin 2003, mon ami Kevin Marks étant justement la personne à avoir fait la démonstration d’un script qui copiait automatiquement le contenu audio lié à un fil RSS vers iTunes, et donc vers un iPod. (J’adore quand le web nous permet de revivre l’histoire en direct, pas vous? Voici un extrait vidéo de la démo de Kevin.)

Donc, un podcast, c’est un blog dont le contenu n’est pas des articles composés de texte et de photos, mais d’épisodes audio ou vidéo.

Je me demande, en écrivant ça, si l’abus de langage qui nomme une “vidéo sur internet” un podcast n’est pas simplement le même que celui (bien trop répandu) qui nomme malencontreusement “blog” une publication isolée sur un blog, au lieu de “article” ou “post” ou “billet”. Ça ne viendrait à l’esprit de personne d’appeler “magazine” un article de magazine (on réserve ce nom pour l’ensemble des articles) ou “livre” une page dans un livre, pourtant.

Donc:

  • un livre est composé de pages
  • un magazine est composé d’articles
  • un podcast est composé d’épisodes (de podcast)
  • un blog est composé de billets, d’articles (de blog), de posts

Happy blogging and podcasting!

Similar Posts:

Posted in Tools | Tagged article, billet, blog, definition, episode, histoire, Podcast, post, terminologie | 2 Comments

Le blog et le blogazine

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

J’ai pris une grave décision aujourd’hui: je vais arrêter d’appeler “blog” les publications qui sont en fait des “blogazines” (magazines en ligne construits sur un outil de blog).

Ce matin, on me demandait sur ONE FM d’expliquer ce qu’est un blog (oui, c’est encore utile en 2010). Un blog, c’est un format de publication. Des articles, empilés les uns sur les autres. Les plus récents en haut de la page, les plus anciens en bas de la page (et les encore plus anciens, bien rangés dans les archives).

Il y a un truc important dans cette “définition” qui semble être gentiment en train de passer à la trappe: “la page”.

Je vais le dire clairement: dès aujourd’hui, pour que j’appelle une publication en ligne un blog, je dois voir quelque part une page qui me permet de voir les x ou y derniers articles publiés, quelle que soit leur catégorie.

Par exemple, ce site est certainement un sympathique blogazine, mais ce n’est pas un blog (non, le lien vers le dernier article ça ne compte pas).

Quand j’arrive sur un site, je n’ai pas envie de devoir faire le tour de toutes les rubriques (notez en passant le vocabulaire “presse papier”) pour lire les cinq derniers articles. C’était d’ailleurs tout l’intérêt du format blog, vous savez: on débarque, on voit tout de suite ce qui est frais (ou que ce n’est pas frais).

Donc, et je me répète, je serai désormais intransigeante dans ma distinction entre les blogs et les blogazines. Parce qu’à force de confondre les deux, on commence à raconter n’importe quoi sur les blogs (oui, je provoque).

Similar Posts:

Posted in Blogging, Chroniques du monde connecté | Tagged blog, blogazine, definition, terminologie | 2 Comments

Journée GRI: Web 2.0, remise en contexte

[en] A presentation I gave to set the stage for a day about "web 2.0". Where it comes from, what it means (and doesn't).

Comme promis, le Prezi de ma conférence introductive, Web 2.0: remise en contexte.

N’oubliez pas de lire “What is Web 2.0” de Tim O’Reilly.

Merci à tous ceux qui ont participé au petit sondage sur ce qu’est le web 2.0 pour vous!

Similar Posts:

Posted in Conferences, My work, Social Media and the Web | Tagged conference, definition, présentation, prezi, web 2.0 | 2 Comments

Qu’est-ce que je fais, au juste?

[en] Roughly the French equivalent of the post Working on My Professional Site, with an added question in the end. I'd like to provide a list of the talks I've given and clients I've had. Most of my commercial clients have been public about my involvement, so that's not the issue -- it's more the dozens of schools I've spoken in. Some were long ago, I've lost my contacts, so I'm quite tempted to simply put the list online, and remove names if I'm asked to. Do you think it's blatantly unprofessional to do so?

Je suis en train de donner un coup de peinture fraîche (enfin, plus qu’un coup de peinture, parce qu’il s’agit de contenu) à mon pauvre site professionnel. Qu’y mettre? Voilà la grande question. Donc, je brainstorme.

Voici un peu où j’en suis. Si quelqu’un a une bonne traduction pour “social media”, je suis preneuse. Pour l’instant, je vais utiliser le vaguement douteux “nouveaux médias”. Vos commentaires sont les bienvenus. Attention, c’est brouillon et redondant.

qu’est-ce que je fais?

  • j’aide les gens à comprendre des trucs au sujet d’internet (nouveaux médias)
  • j’apprends aux gens comment utiliser ces nouveaux médias
  • j’aide les entreprises à voir comment elles peuvent utiliser les nouveaux médias
  • je donne des conférences
  • je connecte les gens
  • je veux donner les moyens aux gens d’avoir une voix sur internet
  • je fais profiter ceux qui en ont besoin de mon expertise sur la culture internet
  • j’aide les entreprises à repenser leur stratégie de communication
  • j’organise des événements (journées de conférences, congrès)
  • j’aide les gens à démarrer avec les blogs et outils associés
  • j’initie les gens à la gestion des aspects techniques de l’installation et la maintenance d’outils comme WordPress

qu’est-ce qui m’intéresse?

  • les questions linguistiques sur internet (multilinguisme)
  • les adolescents et internet
  • les nouveaux médias et comment ils changent la façon dont les entreprises, institutions, et personnes communiquent
  • les “social tools” (“outils socialisants”?), comment nous les utilisons, à quoi ils servent, et comment ils fonctionnent

qui sont mes clients?

  • gens normaux qui veulent en savoir plus (sur les blogs, les ados sur internet)
  • écoles et associations travaillant avec les adolescents
  • personnes occupant des positions-clés côté médias et communication dans de grandes entreprises
  • petites entreprises ou indépendants
  • médias
  • gens du marketing, de la pub, ou de la comm
  • webmasters ou techniciens

qui suis-je?

  • polyvalente
  • je connais bien internet (de l’intérieur et de l’extérieur)
  • je comprends également bien le fonctionnement des gens et des cultures
  • blogueuse depuis belle lurette, citoyenne du net
  • compétences: expliquer, enseigner, inspirer, assister processus de décision ou de pensée, conseiller

De là où vous êtes, j’ai raté quelque chose?

J’ai aussi commencé à compiler une liste de toutes les conférences que j’ai données (et il y en a un paquet, je peux vous dire). La part de moi qui a un peu froid au pieds me dit que je devrais demander à tous mes “clients” (surtout des écoles pour les conférences “privées”, en l’occurence) leur accord avant de mettre leur nom sur une liste publique. (La plupart de mes contrats commerciaux sont déjà publics d’une façon où d’une autre.)

Je suis cependant bien consciente d’une chose: en “demandant la permission” de rendre quelque chose public, on court bien des risques de se heurter à un “non” prenant racine dans des peurs infondées ou simplement du “on sait jamais, soyons prudents”. Alors que mis devant le fait accompli, probablement que personne ne trouverait quoi que ce soit à redire. Ce n’est pas un processus nouveau, clairement.

Que feriez-vous à ma place, sachant que bon nombre datent d’il y a lontemps, que je n’ai plus forcément les contacts de l’époque, et que je suis prête à courir le risque qu’on me demande de retirer un nom ou deux de la liste après-coup?

Similar Posts:

Posted in Being the boss, Corporate | Tagged Blogs et entreprises, brainstorm, clients, conférences, consultante, Consulting, definition, description, indépendante, marketing, nouveaux médias, promotion, web2.0 | 7 Comments

Addicted to Technology!

[fr] Une longue tirade, malheureusement pas vraiment traduisible vu l'heure et la longueur, sur la dépendance à internet, qui est à mon avis un faux problème. J'y parle de notre définition de la technologie (une voiture, c'est aussi de la technologie, et on ne s'alarme pas des gens qui seraient "dépendants de leur voiture" comme on le fait de ceux qui sont "dépendants de leur ordinateur"), de la valeur (petite) généralement accordée aux rapports humains qui passent à travers un ordinateur, de l'insuffisance de la "déconnexion" pour résoudre un problème d'utilisation excessive de cet outil, puisqu'il reste un outil valable et même indispensable pour certains, même si c'est un lieu privilégié de fuite.

Help! we’re all becoming addicted to technology! Think of it… we’re soon going to be merged to our computers and cellphones, and we already have a hard time living without them. Heck, we can’t even spend a day without chatting or checking our e-mail! Or our blog comments! Where is the world going?

What technology?

Let’s take a few steps back, shall we? First of all, please define technology. Do we consider that we are “addicted” on our cars? Our clothes? Our flats? The postal system, goods manufacturing and distribution, the newspaper? Oh, but those things are actually necessary, not superfluous like all this internet/computer/techy stuff. That’s what we mean by “technology”. People could communicate very well without IM and cellphones and e-mail, couldn’t they? So, shouldn’t we strive to remember that “real” human relationships happen outside the realm of all this “technology-mediated” communication?

Wrong.

Cars are technology. The banking system, and similar infrastructures our world relies on, are in their way a form of technology, and certainly, built upon technology. People who argue that cars, fixed landlines, or shoes are more “necessary” than IM are simply stuck with views on what “technology” is and its value that are dictated by the state of the world when they came into it. (Read original material by Douglas Adams.)

We consider things like fixed phones and the postal system like something we need because they have been around for so long that our society and the individuals inside it have completely adapted to having them around, relying upon them, and using them. It is “normal” to feel uncomfortable or jittery if your phone landline is cut or if your watch breaks down. But somehow, it is not “normal” to feel uncomfortable or jittery when we can’t check our e-mail for 24 hours.

Computers, the internet, and the various programs we use are tools, like the phone and our vehicles. They allow us to get things done, interact and connect with others, and also enjoy some recreation. Of course, they can be over-used. Of course, some people will have an unhealthy or even pathological utilisation of them. But they differ from the classical objects of “addiction”, like drugs, which (usually) do not serve a directly constructive purpose.

Addicted to our cars

I find it very problematic to speak about “addiction” regarding computers or the internet, partly because it makes it look like the problem is with the tool (instead of the person), and partly because it is very difficult to draw the line between healthy and unhealthy use of the tool without taking in many environmental and personal factors.

I think that making a comparison between computer and car usage is quite enlightening in that respect. They have in common that they are a form of technology, they have a use, and can be abused. Yet we worry about addiction to computers, but not so much about addiction to cars. Let’s have a closer look.

A car is not a vital necessity. Before cars existed, humanity managed to survive for quite a long time, and wasn’t necessarily worse off (I guess that judgement depends on one’s view of progress). However, nowadays, depending on where you live and what your lifestyle is, it’s hard to get by without a car (though possible by making some arrangements). Would we consider somebody who uses their car everyday “addicted”? Most certainly not, because probably the main reason the car is needed is to commute to work. But what if one likes going to drive around in the countryside every week-end? Or takes the car to drive to the store when it is 5 minutes away on foot? Or uses the car for comfort, when public transport could be used? What about the distress one can end up when a car breaks down and has to be taken to the garage? Would anybody dream of speaking of addiction here?

Just as the car allows us to easily cover long distances, the computer allows us to do things we could not normally do without. It’s technology. Now, if the way we live tends to require or expect us to do these things, the technology becomes “necessary”, and not “superfluous”. Makes sense?

Nurturing online relationships has little value (not)

One problem with applying the reasoning I did for the car to the computer has in my opinion been touched upon in the LIFT’07 panel I mentioned previously: the blurring of the distinction between what is “work” (ie, “necessary”) and “personal” (“not that necessary”). Aimlessly chatting on IRC can actually be very important for my professional life. In general, taking care of one’s network (really: taking care of the relationships we have with other human beings we know) is something which should not be considered “superfluous”. During the panel, Stefana Broadbent mentioned that technology allowed us to actually keep alive (“manage”) a greater number of relationships than what we would be capable of without. Which leads us to the second problem: human relationships which take place “through the internet” are less valued in today’s world than the “real” ones which take place face-to-face.

What’s missing here is that “virtual” (how I hate that word in this context) interaction is not there to “replace” face-to-face interaction, or traditional communication technologies like the written letter, the fax, or the phone. IM, chat, blogging and e-mail most often keeps people in touch when they would not be communicating at all. I would not be keeping friendships alive across the Atlantic without my computer. And some of these friendships are no less valuable than the relationships I have with people I get to see in the flesh more often because they live in my hometown.

But more than that, these “poorer” channels of communication open up different dimensions in the way we relate to others. I’ve heard this said twice recently (though I’ve been aware of it through personal experience for years). First by Regina Lynn in her (well worth reading) book The Sexual Revolution 2.0. At some point, she explains that for those who are used to texting and IMing in the context of a romantic relationship, the absence of these “channels” makes it feel like there is something missing in the relationship. Second, Stefana Broadbent (again on the LIFT’07 panel, link above) mentioned that the arrival of Skype and VoiP did not kill chat — people are still chatting even though they could use the richer communication channel and actually talk.

This is not surprising. We know that some things are easier to say or more adapted to this or that communication channel. It’s not news either — using letters or the phone rather than face-to-face is not always a choice made for questions of distance or availability.

If not addiction, then what?

Of course, as I mentioned, there are unhealthy uses of computer technology. And computer technology has characteristics that help us get “hooked”, so it won’t be surprising that people might use it compulsively or excessively. And for people who for a reason or another (and I at times can include myself in that lot) need to “escape” life/reality/pain, goofing around aimlessly online or chatting for hours with random strangers can be used as an alternative to getting drunk/stoned/passing out in front of the TV/reading all Harry Potter books cover-to-cover without interruption. But is it right to talk about “addiction” in such cases?

Whatever you call it, the problem here is that you can’t just tell the people to “unplug” as a solution. For most people who have built part of their life around the internet, the computer is a valuable tool for work and social life. And anyway, even with substance abuse addictions, going “cold turkey” does not solve the real problem, though it’s usually better for your health. (I have personal experience from “the other side”, here: I have never in my whole life even tried smoking a cigarette, because I sense that if I did, there are high chances I would turn into a heavy smoker. I’m not free. One could say I have an addiction problem, even though it is not manifest in substance abuse. It’s latent and finds an expression in total abstinence.)

If the computer is used excessively, it is necessary to address the real underlying problem. The “thing” that makes people need to escape to somewhere. Because the line between “normal use of the tool” (I need to chat to some extent to keep in touch with my friends/family/collegues) and “excessive use” (I spend all my free time chatting, forget to eat, and don’t go out anymore) is drawn in quality rather than quantity and does not comprise a clear border like a different environment, schedule, or tool, the “easy” solution of “quitting” does not work.

Then, how does one determine if one’s use of the computer is excessive? I like to say that the main defining criteria for this kind of problem is pain. Is the intensity with which one uses the computer (or cellphone, or whatever) a source of suffering? Does the person feel that it’s out of control, and would like to do something about it? Is it having concrete effects like work loss, strain on relationships, or is there dissimulation regarding the time spent at it, hinting at a general unease about the time that is used on the computer? The secondary criteria would be purpose. Addiction or escape serve a purpose (shields one from something). Is it the case? What is this purpose? It’s not a simple question, and it often doesn’t have a simple answer, and addressing it might even involve a therapist.

Not that addicted…

I find that the mainstream press and certain specialists (doctors or teachers I’ve met) are a bit quick to shout “addiction” when faced with the importance the computer and the internet have taken in our lives. I’m not an “addict” because I get uncomfortable if I haven’t accessed my e-mail in 24 hours. I’m not an “addict” because I chat to my friends from the other side of the pond every day. I’m not an addict because when I think of something interesting, I feel an urge to write about it on my blog. I’m not an addict because I need my computer to take notes during a conference, rather than a paper and pen with which I’m illegible and which hurts me. I’m not an addict because I sometimes choose to stay in and catch up with what people I know are saying on their blogs rather than go out clubbing.

Yes, when I’m not doing too well I will easily turn to my computer to escape from the world or myself. Before I had a computer and a social life on the internet, I used to turn to the TV in such occasions, or drown myself in books or music. One isn’t better than the other. But here, clearly, the problem is me, and not the nasty technology.

If you’ve read all this, let me know what you think. I suspect I might have taken a few shortcuts here and there, and I’ll be more than happy to make them explicit if you point out what isn’t convincing.

Similar Posts:

Posted in Social Media and the Web | Tagged addicted, addiction, cars, computer, Cyberspace, definition, escape, Essay-Like, internet, Internet / Computers, lift07, offline, online, Psychological, Psychology / Sociology, reginalynn, relationships, solution, stefanabroadbent, Technology, Theories on Life and the World, web | 17 Comments

Tags and Categories are not the Same!

[fr] Les tags et les catégories, ce n'est pas la même chose. En bref, les catégories forment une structure hiérarchique, prédéfinie, qui régit l'architecture de notre contenu et aide autrui à s'y retrouver. Les tags sont spontanés, ad hoc, de granularité variable, tournés vers le partage et la recherche d'information.

Update, Sept. 2007: when I saw Matt in San Francisco this winter, he told me he had finally “seen the light” (his words!) about tags and categories. Six months later, it’s a reality for WordPress users. Thanks for listening.

I got a bit heated up last night between Matt’s comment that tags and categories function the same and a discussion I was having with Kevin on IM at the same time, about the fact that Technorati parses categories as tags.

I went back to read two of my old posts: Technorati Tagified and Plugin Idea: Weighted Tags by Category which I wrote about a year ago. In both, it’s very clear that as a user, I don’t percieve tags to be the same thing as categories. Tags were something like “public keywords”. Is anybody here going to say that keywords and categories are the same thing? (There is a difference between keywords and tags, but this isn’t the topic here; keywords and tags are IMHO much closer in nature than tags and categories).

Here are, in my opinion, the main differences between tags and categories, from the “tagger” point of view.

  • categories exist before the item I’m categorizing, whereas tags are created in reaction to the item, often in an ad hoc manner: I need to fit the item in a category, but I adapt tags to the item;
  • categories should be few, tags many;
  • categories are expected to have a pretty constant granularity, whereas tags can be very general like “switzerland” or very particular like “bloggyfriday“;
  • categories are planned, tags are spontanous, they have a brainstorm-like nature, as Kevin explains very well: You look at the picture and type in the few words it makes you think of, move on to the next, and you’re done.
  • relations between categories are tree-like, but those between tags are network-like;
  • categories are something you choose, tags are generally something you gush out;
  • categories help me classify what I’m talking about, and tags help me share or spread it;

There’s nothing wrong with Technorati treating categories as tags. I’d say categories are a kind of tag. They are special tags you plan in advance to delimit zones of content, and that you display them on your blog to help your readers find their way through what you say or separate areas of interest (ie, my Grandma will be interested by my Life and Ramblings category and subscribe to that if she has an RSS reader, but she knows she doesn’t care about anything in the Geek category. (By the way, CTTS is not a good example of this, the categories are a real mess.)

So, let’s say categories are tags. I can agree with that. But tags are not categories! Tags help people going through a “search” process. Click on a tag to see related posts/photos. See things outside the world of this particular weblog which have the same label attached. Provide a handy label to collect writings, photos, and stuff from a wide variety of people without requiring them to change the architecture of their blog content (their categories). If you want to, yeah, you can drop categories and use only tags. It works on http://del.icio.us/. But have you noticed how most Flickr users have http://flickr.com/photos/bunny/sets/ in addition to tagging their photos? Sets aren’t categories, but they can be close. They are a way of presenting and organizing things for human beings rather than machines, search engines, database queries.

To get back to my complaint that WordPress.com does not provide real tags, it’s mainly a question of user interface. I don’t care if from a software point of view, tags and categories are the same thing for WordPress. As a user, I need a field in which I can let my fingers gush out keyword-tags once I’ve finished writing my post. I also need someplace to define and structure category-tags. I need to be able to define how to display these two kids of tags (if you want to call them both that) on my blog, because they are ways of classifying or labeling information which I live very differently.

Am I a tag weirdo? Do you also perceive a difference between tags and categories? How would you express or define it? If categories and tags are the same, the new WP2.0 interface for categories should make the Bunny Tags Plugin obsolete — does it?

Similar Posts:

Posted in Blogging, Wordpress | Tagged Blogger musings, blogging, categories, Citations, classification, definition, del.icio.us, Essay-Like, flickr, folksonomy, keywords, ontology, tagging, tags, tagsonomy, ui, usability, user, Weblog Technology, Wordpress, wordpress.com | 37 Comments