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Comment ne pas approcher les blogueurs

[en]

A few weeks ago I got an e-mail from a French social media company asking if I'd be interested in meeting their director. The e-mail and phone message seemed to say "we might do business".

Hell, no. I got pitched. To say the truth, I was pretty pissed off. I'd had a long day and canceled my nap to see the guy to be talked at.

So, some advice for companies who want to "talk with bloggers":

  • Take the time to understand who it is you're contacting.
  • Don't assume that because a blogger writes about social media, they're interested in industry news.
  • Be very clear in your communication about the purpose of the meeting. You don't want the blogger misunderstanding the context.
  • Don't give them an oral press release. I'm sorry, but this is the base of blogosphere culture: dialogue, listening, two-way conversation. Listen.
  • If you mess up, be constructive about it and apologize properly. Some bloggers are touchy.

Good luck!

[fr]

Reconnaître que les blogueurs sont un public “à part” et qui compte, lorsqu’on est une entreprise, c’est bien. Encore faut-il savoir les approcher correctement.

Voici donc une petite mésaventure qui m’est arrivée il y a quelques semaines, accompagnée de quelques méditations sur le sujet. (Le nom de l’entreprise est connu de la rédaction ;-) .)

Au sortir d’une matinée de travail assez intense loin de chez moi, je trouve sur ma boîte vocale un message (numéro français) me disant à peu près ceci: “Bonjour, je suis XY de l’entreprise YZ, je vous suis sur Twitter et je vois que vous écrivez plein d’articles très intéressants sur les médias sociaux, le hasard veut que notre directeur soit à Lausanne aujourd’hui et ABC (note: un de mes clients) avec qui je parlais de vous aujourd’hui m’a dit que vous y habitiez justement. Seriez-vous disponible/intéressée pour le rencontrer, pour avoir une conversation qui n’engage strictement à rien, bref, faire connaissance?”

Suit un e-mail assez similaire en contenu, avec en plus une invitation à rencontrer XY en personne si je ne suis pas disponible aujourd’hui pour le directeur, afin de pouvoir “échanger sur les sujets autour des medias sociaux sur lesquels nous travaillons tous les deux”.

Ma première réaction est de laisser courir. Je suis raide, il est 14h, je ne suis pas encore chez moi et je n’ai pas mangé. Mais bon, après avoir relu l’e-mail et réécouté le message, je me dis qu’ils sont visiblement motivés à me rencontrer. YZ est une entreprise que je connais de loin, active dans les médias sociaux. J’ai un compte chez eux mais je n’utilise pas trop leur service (plus par paresse/overload qu’autre chose). S’ils sont motivés à faire ma connaissance et qu’il y a des opportunités de business à faire, ce serait dommage que je laisse passer ça. Donc j’envoie un SMS pour dire que je suis dispo pour un petit café informel rapide pour prendre contact (je ne suis absolument pas en état d’avoir une conversation “sérieuse”).

C’est là qu’est le premier hic, et sur le moment, je me suis demandé si c’était moi qui avait mal compris les choses: en réécoutant (après) et relisant le mail, c’était assez clair pour moi qu’il y avait un sous-entendu “tâtons le terrain pour voir s’il y a des choses à faire ensemble”. Dans le doute, j’avoue avoir même fait lire le mail à une ou deux personnes extérieures qui ont confirmé mon interprétation.

Suite à mon SMS, l’assistante (? je crois que c’était son assistante) du directeur me rappelle. Nous convenons d’un rendez-vous. Une fois sur place, passées les formalités d’usage (où je glisse en passant que je suis vannée, à quoi ils répondent qu’on fera donc vite), on s’installe. Et là, ça se gâte, parce que l’entrée en matière ressemble à “peut-être, pour commencer, avez-vous des questions que vous aimeriez nous poser sur notre entreprise?” (euh… non, pas vraiment…) “Alors je vais peut-être vous présenter un peu ce qu’on fait…”

S’ensuit Le Pitch.

Désolée, mais il n’y a pas d’autre mot. On passe en mode “communiqué de presse oral”. J’écoute patiemment, et j’attends, même si je commence à me demander ce que je fais là, parce que je sais que des fois les gens (surtout les entrepreneurs, cadres, et autres porte-paroles d’entreprise) ont besoin de passer par là avant qu’on en arrive au vif du sujet. Lorsqu’ils proposent de m’envoyer leurs communiqués de presse, je ne peux m’empêcher un relativement énergique “oh non, s’il vous plaît, je ne suis vraiment pas amatrice de communiqués de presse et j’en reçois déjà bien assez comme ça” (pas très diplomatique, je sais) et je profite de la brèche pour leur demander ce qu’ils attendaient exactement de moi, et pourquoi ils désiraient me rencontrer.

“Mais on n’attend rien du tout, on voulait juste vous donner l’occasion d’apprendre ce qu’on faisait, nous poser des questions, etc. On est là pour une série de rendez-vous avec des journalistes, et comme on considère que les blogueurs sont importants, on essaie aussi de les rencontrer…” (je cite de mémoire, c’est pas les mots exacts).

Aïe.

Je leur dis tout de go qu’ils n’ont vraiment pas contacté la bonne personne pour ça. J’essaie de me lancer dans une analyse de ce qui coince dans leur processus pour qu’ils aient pu faire une erreur pareille, mais très clairement ça ne les intéressait pas. Mon erreur, ils ne m’avaient rien demandé de ce côté-là, j’ai mis un moment à me rendre compte que je m’étais engagée dans un dialogue de sourds (ils font régulièrement ce genre de rencontre sur Paris avec des blogueurs et ça se passe très bien, qu’est-ce que j’en sais, moi).

Du coup, un peu frustrée que ma magnifique analyse de la situation n’ait pas trouvé preneur, je vais la partager ici avec vous. Qui sait, ce sera peut-être utile à quelqu’un!

Au moins, on était tous d’accord pour dire que j’avais été mal ciblée. Mais comment est-ce que ça a pu arriver? Il y a deux explications principales, à mon avis:

  1. l’e-mail et le message téléphonique n’étaient pas suffisamment clairs concernant la teneur de la rencontre;
  2. tous les blogueurs écrivant sur les médias sociaux ne sont pas intéressés par la vie des entreprises qui les font.

La prise de contact

Plusieurs facteurs m’ont induite en erreur lors de la prise de contact (je n’ai aucune idée si c’était intentionnel ou non; étant plutôt du genre à donner le bénéfice du doute, je vote pour la maladresse plutôt que la manipulation).

  • l’urgence et l’importance: message sur la boîte vocale suivi d’un e-mail, c’est une prise de contact relativement “agressive”
  • la référence à mon client, à mes articles, à Twitter, qui donnent l’impression que la personne qui me contacte sait à qui elle a affaire
  • la formulation un peu ambiguë (qui aurait, retrospectivement, pu me mettre la puce à l’oreille) me demandant si je suis “disponible ou intéressée” à rencontrer le directeur
  • finalement, la référence à “échanger sur les sujets autour des medias sociaux sur lesquels nous travaillons tous les deux”, qui tire un peu ma sonnette d’alarme “consulting gratuit“, mais qui reste dans le registre de la relation professionnelle.

Qu’est-ce qui aurait aidé? Dans l’ensemble, être plus clair concernant la nature de la rencontre. Concrètement?

  • expliquer que le directeur est à Lausanne pour rencontrer journalistes et personnes des nouveaux médias (blogueurs etc.)
  • m’inviter à le rencontrer “si intéressée à en savoir plus sur l’entreprise YZ, ou à poser des questions à son directeur concernant celle-ci ou leur service”.

Je pense que ça n’a pas aidé que la personne qui m’a contactée (XY) n’était pas la personne que j’allais rencontrer. Je comprends bien que dans une entreprise il faut répartir les rôles, mais là, clairement, le directeur d’une part n’était pas briefé sur moi (excusable au vu du peu de temps disponible) et surtout ne s’est pas du tout intéressé à qui j’étais et à ce que je faisais avant de commencer à me parler. Il y aurait eu là une occasion d’identifier une erreur de ciblage plus tôt dans le processus, et je crois que ça aurait été moins frustrant pour tout le monde.

(Sans compter qu’un autre blogueur, à ma place, aurait peut-être pris le parti d’incendier directement l’entreprise en question sur son blog, en la nommant, plutôt qu’en prenant un poil de recul et en protégeant les innocents en anonymisant le tout.)

La nature du blogueur

Vous savez (je l’espère) que le blogueur est un animal pouvant prendre des formes diverses et variées. Certains font de l’humour, d’autres racontent leur vie, certains sont des créatifs, encore d’autres parlent de tricot, et il y en a même qui font du plutôt bon journalisme même s’il est publié dans un blog (et d’autres, malheureusement, du moins bon).

Et même parmi ceux qui écrivent des articles sur les médias sociaux, il y des différences. Certains sont des penseurs. D’autres des analystes. Encore d’autres sont versés dans l’actualité, et on en trouve même qui s’intéressent à la vie des entreprises de cette industrie. Je pourrais continuer.

Pour ma part, je me classerais dans la catégorie penseuse-analyste-focalisée-sur-l’utilisation-et-un-peu-de-mécanique. Oh, c’est sûrement pas tout à fait exact. Mais je crois que c’est clair pour n’importe lequel de vous, fidèles lecteurs, que je ne suis pas dans la course à l’actu et que je m’intéresse à l’industrie des médias sociaux uniquement dans la mesure où j’ai besoin d’avoir une vague idée de ce qui se passe pour faire mon job.

A mon sens, les seuls blogueurs intéressants à “cibler” pour une opération RP du genre de celle que mène l’entreprise YZ, ce sont ceux qui s’intéressent à l’actualité des médias sociaux et aux entreprises qui font tourner ceux-ci. Business focus. (Comme je l’ai dit à cette entreprise, je peux penser à plusieurs blogueurs suisses qui auraient été bien plus intéressés que moi par cette rencontre. S’ils avaient été plus clairs…)

Je pense que l’erreur faite, ici, a été de conclure que si quelqu’un s’intéresse aux médias sociaux, il s’intéresse inévitablement à l’industrie et à son actualité (à la ReadWriteWeb et autres TechCrunch).

Je crois qu’il est aussi important de tenir compte de la distinction entre les blogueurs qui sont aussi des professionnels des médias sociaux, et ceux qui ne le sont pas. Et parmi ces premiers, distinguer encore entre ceux qui vivent de l’info écrite sur leur blog (je ne crois pas me tromper en citant Presse-Citron comme exemple) et ceux qui vivent d’autre chose (consulting, services, etc.), comme moi. Etre conscient de cette distinction aidera à ne pas mettre les pieds dans le plat lors de la prise de contact, en prenant bien soin de ne pas faire des propositions au blogueur qui pourraient être ambiguës vu la nature de ses préoccupations et le monde dans lequel il baigne.

Le déroulement de la rencontre

Passé le fait que j’étais mal ciblée, il y a deux-trois choses à dire concernant le déroulement de la rencontre.

  • c’est valable pour n’importe quelle situation, mais prenez un peu le temps de connaître votre interlocuteur avant de tout lui déballer (qui il est, ce qu’il fait, ce qui l’intéresse, ce qu’il écrit) — idéalement en se renseignant aussi avant, mais dans tous les cas en lui faisant un peu la conversation pour démarrer .
  • personne n’aime se prendre un communiqué de presse oral (j’ai utilisé “se prendre” exprès, parce que c’est vraiment l’effet que ça fait). Je sais que suivant sa fonction, on se trouve souvent à devoir parler un peu comme ça, mais surtout avec des blogueurs, ça vaut la peine de prendre garde à être en mode “conversation/dialogue”, à l’écoute de l’autre (ça commence avec le point précédent: savoir à qui on a affaire pour pouvoir discuter), ce qui permet d’adapter ce qu’on dit à ses réactions.
  • si vous vous êtes planté, reconnaissez-le et excusez-vous (ce qu’a fait mon interlocuteur, en l’occurence), et essayez d’éviter de partir sur la défensive; il y a sûrement quelque chose à apprendre pour votre processus, donc à plus forte raison si votre interlocuteur semble vouloir vous aider à identifier le couac, profitez-en! (J’en demande peut-être un peu trop là, mais je trouve qu’une attitude constructive “essayons de comprendre ce qui s’est passé” fait toujours meilleure impression qu’un simple “on a fait une erreur, désolés”.)
  • toujours en cas de plantage, un petit mail d’excuses le lendemain de la part de la personne ayant initié le contact sera peut-être bienvenu (dans le cas présent, j’avoue même me demander si la XY a eu un retour sur la question).

OK, c’était plutôt une liste de “voici comment j’aurais aimé que ça se passe”, je l’admets…

Voilà, je vous ai assez tenu la jambe avec cette histoire.

En résumé

  • Ne lésinez pas sur le travail en amont pour décider à qui vous désirez parler.
  • Ne faites par l’erreur de penser que tout blogueur parlant des médias sociaux n’attend que de pouvoir rencontrer le directeur de votre entreprise.
  • Communiquez clairement l’objectif de la rencontre aux blogueurs que vous contactez, de façon à ce qu’ils ne risquent pas d’y venir avec de fausses attentes (c’est pire que tout!)
  • Conversez! Parlez avec la personne, pas “à“. (C’est une des bases de la culture blogosphérique, donc si vous passez à côté de ça, votre crédibilité en tant qu’interlocuteur va en prendre un grand coup.) Pas de langue de bois, pas de blabla marketing, pas de recrachage de communiqué de presse. Restez en lien avec votre interlocuteur.
  • Si vous vous plantez, adoptez une attitude constructive et excusez-vous amplement. Certains blogueurs sont susceptibles…

Si vous avez d’autres conseils à donner aux entreprises qui cherchent à “dialoguer avec les blogueurs” (ou les traiter sur le même pied que les journalistes), les commentaires sont les vôtres!

Update 14.06.2010: j’ai bien entendu prévenu XY de la publication de cet article. Il a très gentiment répondu à mon mail en s’excusant platement pour l’incompréhension (il avait véritablement en tête une rencontre “pour faire connaissance” quand il m’a contactée) et en me remerciant du feedback contenu dans cet article. (Je soupçonne un couac de communication interne entre XY et son directeur, mais c’est juste une hypothèse.) Bon point, donc. Il est important de le relever.

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Passion et authenticité

[en]

I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

[fr]

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

A l’heure où blogs et médias sociaux se commercialisent et se professionnalisent de plus en plus (et parfois à outrance), il n’est pas inutile de rappeler l’importance capitale de deux ingrédients qui tendent à passer au deuxième plan: la passion et l’authenticité.

Dans un monde sans public captif (essayez donc de forcer quelqu’un à lire votre blog ou à vous suivre sur Twitter), la passion et l’authenticité restent les arguments les plus persuasifs pour se faire sa place dans les médias sociaux.

Certes, un minimum de compétence côté communication (écrite surtout) et relations humaines, ça aide. Mais sans passion, sans authenticité, votre présence en ligne bien calculée ne sera qu’un canal de plus à travers lequel fourguer l’éternel blabla marketing et promotionnel bien lisse et fatigué qui ne nous émeut plus depuis longtemps.

Si c’est ça que vous voulez, allez-y donc, mais soyez conscients que vous passez ainsi à côté de ce qui fait la spécificité des médias sociaux. Et lorsque votre “stratégie médias sociaux” aura fait chou blanc, blâmez vos oeillères plutôt que Facebook, les blogs, ou bien Twitter.

La passion et l’authenticité, cela ne s’achète pas, et cela ne se fabrique pas. C’est là, où ça n’est pas là.

On les reconnaît au son de leur voix, et elles nous attirent irrésistiblement.

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Un site web n’est pas une brochure en ligne

[en]

I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

[fr]

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Un site web, ce n’est pas juste une brochure sur internet. Pour ceux d’entre nous qui utilisons quotidiennement internet pour entrer en relation avec d’autres personnes, dans le bureau d’à côté ou à l’autre bout du monde, cela paraît logique. Et pourtant.

Le premier réflexe de la personne peu familière avec le monde en ligne, c’est de voir internet comme une plate-forme de publication. Ce n’est pas faux, mais c’est bien incomplet, et c’est passer à côté de ce qui fait l’immense richesse de ce média. Il n’y a qu’à voir la quantité prodigieuse de sites web (d’entreprise ou autre) qui se présentent comme des brochures en papier glacé sur écran, ou des CD-ROM “interactifs”. (Ces derniers ont d’ailleurs beau être “interactifs”, vous pourrez chercher longtemps un être humain dans votre lecteur CD… interactivité 1.0!)

Internet est un espace de mise en relation, de conversation, d’échange. En cela, un site web ressemble nettement plus à un café ou à une boutique qu’à une brochure. Lorsque l’on conçoit un site web, même simple, il serait dommage de se limiter à imaginer un public passif qui vient s’abreuver de documentation, ou pire, de blabla marketing-publicitaire.

Imaginons donc plutôt un visiteur qui vient pour faire contact. Il n’est pas dans une grande bibliothèque ou une super-encyclopédie, mais dans une ville qui fourmille d’individus, plus ou moins sympathiques, plus ou moins loquaces. Le site web, c’est l’occasion de faire connaissance. Qui est derrière? Que raconte cette personne? Est-ce que je peux répondre — et si je réponds, serai-je entendu?

Ce n’est pas juste parce que l’on y écrit en 2D qu’on s’exprime différemment sur le web. C’est avant tout parce qu’on est dans un espace conversationnel: il y a un être humain derrière le texte, on le sait, et c’est lui qu’on veut trouver. Ça donne des textes en “je”, à la première personne du singulier. Ça dissout la langue de bois. Ça crée des échanges et des rencontres.

Pour faire un bon site web, il ne suffit donc pas de coller le texte contenu dans son matériel promotionnel ou ses circulaires dans des pages web. Il faut installer des tables et des chaises, mettre une jolie nappe, soigner l’atmosphère pour qu’on ait envie de s’asseoir, et servir le café avec un sourire. Peut-être fera-t-on un brin de causette ensemble, du coup.

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Interaction Space

[fr]

Ce qui compte, c'est qui est dans notre "espace d'interaction", autrefois délimité par l'espace physique autour de nous. Il n'y a rien de mal à attendre le bus au téléphone avec un ami plutôt qu'en échangeant des mondanités pataudes avec les inconnus qui se trouvent à l'arrêt.

[en]

At the bus stop, I’m listening to music on my iPhone and the two other women waiting are talking on the phone, smiling, but not to each other. That’s when I understand: what’s important is who is in your “can interact” space, not who is in your physical space.

Physical co-presence used to be important because it defined who you could interact with. That is not true anymore: your interaction space is not limited to your physical space.

There’s nothing bad about being on the phone with a friend rather than exchanging awkward mundanities with strangers at the bus stop.

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A Quick Thought on Being Public

[fr]

Dans un monde où l'on est des personnages de plus en plus publics, s'adressant simultanément à des publics jadis séparés, on peut pour moi soit se réfugier dans la langue de bois pour ne heurter personne, soit se mettre les gens à dos en leur disant en face des choses qu'on aurait auparavant évité qu'ils entendent, soir jouer de l'équilibrisme en privilégiant l'honnêté exprimée d'une manière qui prend soin des sentiments des autres.

[en]

In these days of increasingly overlapping publics, I see three ways in which to deal with the fact that we are all becoming — to some extent — public figures, our multiple faces forced to come together as the publics they’re meant for also do:

  • go all tongue-tied and diplomatic, and dumb down your discourse so nobody can take offence or hear something they shouldn’t;
  • be an asshole, by saying things to people’s faces that one normally would keep for behind their backs;
  • walk the fine line of honesty and respect whilst expressing things in a way that cares for others’ feelings.

The third way, clearly, is the most challenging, but probably also the most rewarding from the point of view of personal growth.

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A Few Words About Google Wave

[fr]

Google Wave va changer les choses. Dans le creux entre e-mail et messagerie instantanée, Wave pourrait remplacer les deux. J'ai hâte de l'essayer, et hâte d'être dans un monde où on l'utilise.

Premières impressions très intuitives, mais j'ai appris avec les années à leur faire confiance. (A mes intuitions.)

[en]

I wanted to write this post yesterday, to keep up with my good resolutions, but time caught up with me and I had to leave my computer to go and enjoy some time on the lake (we finished 13th, and I had a good windy sailing lesson before that — thanks Dad).

So, as for most of you I guess, Google Wave came up on my Twitter radar these last days. I thought I’d take a quick peek, without spending the whole day on it, so I looked at part of the demo video (the first part, where the actual demo is), and read a few articles (CNET, Mashable and ReadWriteWeb — there are tons of others, but I’m on purpose trying not to be exhaustive in my research… fight that perfectionism!)

In one word? Cool.

I remember many years ago, how taking collaborative notes in SubEthaEdit during the BlogTalk conference in Vienna would every now and then drift into us chatting in the document. (By the way: I’m on the Programme Committee for BlogTalk 2009 which will take place in Jeju, South Korea, on September 1-2. Send in your proposals now!)

I also remember, how many years before that, ICQ introduced “real-time chat” (or whatever they called it), where you could actually see people type when you chatted with them.

And I remember the many many days I’ve spent in endless wiki conversations — I think one of the best ways I can describe Google Wave is to say it’s a very accelerated wiki page with bells and a touch of Facebook.

Google Wave is marrying e-mail and IM, and it’s a good thing. It’s recording the process of the conversation, which makes it easier for outsiders to jump in. It has private, it has public, it has text, it has rich media, it has profiles.

People say it’s a bit hard to get at first, and that, in my opinion, is another indication that it is something really new.

I can’t wait to try it. I get all excited when I think of it. These are my totally uninformed first impressions. Over the years, I’ve come to trust those — Google Wave is going to change things.

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Stephanie Has a Newsletter

[fr]

Voilà, j'ai une newsletter. Je la rédigerai en anglais et en français, et y parlerai principalement de mes activités professionnelles. Je vais certainement radoter, il faut vous y attendre -- mais seulement une à deux fois par mois. Je parlerai aussi des choses que je n'aborde pas dans ce blog. Pourquoi une newsletter? J'y ai longuement réfléchi et écrirai sans doute bien plus à ce sujet dans les semaines à venir.

Je suis curieuse. Quelle est votre réaction? Est-ce que vous vous inscririez à une telle newsletter? Je me réjouis de voir ce que va donner cette expérience.

[en]

Taking example on my friend Martin, I decided it was time I had my own newsletter. There’s a lot of thinking behind it which I’ll share here at some point (when I’m less in a hurry).

To answer a few questions:

  • I’ll publish a couple of newsletters per month
  • I’ll talk mainly about my professional life
  • Yes, I might ramble
  • I’ll talk about stuff you won’t find on the blog
  • Not everybody reads blogs, no
  • Yes, you can unsubscribe (it’s managed by Google Groups)
  • Nope, I won’t spam you or give out your e-mail address

If you want to subscribe you can do so using the box below.

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Subscribe to Stephanie Booth's Newsletter
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What’s your reaction to this? Would you sign up for such a newsletter, or not — and why?

I’m looking forward to seeing how this experiment goes.

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5 Lessons in Promoting Events Using Social Media (Back to Basics)

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Leçons apprises lors de la promotion de Going Solo:

  • communiquer directement avec les gens (messagerie instantanée, conversation offline, téléphone) est le mode de communication le plus efficace
  • ne pas négliger l'e-mail, les dossiers de presse, le matériel imprimable: tout le monde ne lira pas le blog ou Twiter
  • rien ne devient automatiquement "viral" parce que c'est sur internet: aider les gens à vous aider à passer l'info, par exemple avec un e-mail "forwardable"
  • aller où sont les gens, les retrouver dans leur communauté (Facebook, MySpace, Rezonance, LinkedIn... partout)
  • ça prend du temps... beaucoup de temps

J'ai été surprise à quel point tout ceci a été difficile pour moi, alors qu'une partie de mon métier consiste à expliquer aux gens comment utiliser les nouveaux médias pour communiquer plus efficacement. Une leçon d'humilité, et aussi un retour à certaines choses basiques mais qui fonctionnent, comme l'e-mail ou le chat. En récompense, par contre, un événement qui a été un succès incontesté, et tout cela sans le soutien des médias traditionnels (pour cause de communiqué de presse un poil tardif) -- mis à part nouvo, qui a répercuté l'annonce, mais qui trouvait que c'était cher!

[en]

One of the big lessons I learnt while organising Going Solo is that promoting and communicating about an event through social media requires a huge amount of time and energy. In this post, I’d like to share a few of the very practical things I (re-)discovered.

Even though part of what I do for a living is explain social media and its uses in marketing to my clients, I found it quite a challenge when I actually had to jump in and do it. (Yes, I’m aware this may sound pretty lame. By concentrating on the big picture and the inspiring success stories, one tends to forget some very basic things. Sending managers back to the floor every now and then is a good thing.)

The main lesson I learnt is the following:

  • 1. The absolute best channel to promote anything is one-on-one personal conversation with somebody you already have some sort of relationship with.

Any other solution is a shortcut. And all shortcuts have prices.

This means I ended up spending a lot of time:

  • talking to people on IM, IRC, and offline at conferences
  • sending out personal messages on LinkedIn and Facebook.

Anytime you do something to spare you this time (like sending out a collective e-mail, writing a blog post, or even tweeting — situations where you’re not adressing one specific individual directly) you dilute what you’re communicating. You open the door to:

  • imperfect understanding of what you’re trying to say
  • people not feeling like it’s really addressed to them (lack of interest, or lack of awareness that their actions are important to you)
  • people simply not seeing it.

I have many examples of this. I created a page with material people could use to promote Going Solo, in particular, blog sidebar badges. But not many people put them up spontanously, even amongst my friends. But when I started pinging people on IM and asking them if they would please put up a badge to support my event, they did it. They just hadn’t got around to doing it, hadn’t realised that them doing it was important for me, or it had simply slipped their mind. It’s perfectly understandable: it’s “my” event, not theirs.

Another example is when I started sending out my “forwardable e-mails” (lesson #3 is about them), most people stopped at “well, I’m not a freelancer” or “I can’t come”. It took some explaining to make sure they understood that the main reason I was sending them the e-mail was that they might know somebody who would like to come to the event, or who could blog about it, or help with promoting it. If I spared myself the personal conversation and just sent the e-mail, people were much less likely to really understand what I expected from them, even through it was spelled out in the e-mail itself.

And that was a big secondary lesson I learnt while preparing Going Solo: it’s not because people don’t get back to you, or don’t act, that they aren’t interested or don’t want to. The burden is on you to make it as easy as possible for them to help you.

Let’s continue on to the next lessons.

  • 2. Blogs and Twitter are essential, but don’t neglect less sexy forms of communication: newsletter, press release, printable material.

The first thing I did for Going Solo was to create a blog and a Twitter account. Getting a blog and Twitter account off the ground isn’t easy, and it took quite a lot of one-on-one communication (see lesson #1) (and blogging here on CTTS) to get enough people to link to them so that they started taking off.

But the lesson here is that not everybody is on Twitter, and not everbody reads blogs. We highly-connected types tend to forget that. It didn’t take me that long to get the feeling that I had “exhausted” my immediate, social-media-enabled network — meaning that all the people who knew me directly had heard what I was talking about, linked to stuff if they were going to, or registered for the event if they were interested.

So, here are some less “social media cutting-edge” forms of communication I used, most of them very late in the process (earlier next time):

Some comments.

Our press release came out so late that we got no coverage at all from traditional media, bar one exception, which focused on how expensive the event was. This means Going Solo Lausanne is a great case study of successful event promotion entirely through social media.

When I created the newsletter, I spent a lot of time following lesson #1 and inviting people personally to sign up, through IM most of the time. I sent out invitations through the Google Groups interface, of course (to the extent that I got flagged as a potential spammer). But I also went through the process of inviting people directly through IM.

A word of warning about newsletters: don’t add people to your newsletter unless you’ve checked beforehand that they were OK with it, or if you have a very good reason to do so (they are the speakers/attendees for your event) — but even then, it can be risky. I was recently added to a bunch of mailing-lists without having asked for it, rather than invited, and I find it really annoying. It’s way more impolite to unsubscribe from a newsletter than refuse an invitation to subscribe, so adding people can put them in an embarrassing situation (be impolite vs. be annoyed at getting newsletters one doesn’t want).

  • 3. Don’t expect “viral” or “organic” spreading of your promotion to happen, but prepare the field so it can: the forwardable e-mail.

There is so much talk about the fact that social media allows things to spread all by themselves (and indeed, there is an important potential for that, and when it happens, it’s very powerful) — that we tend to expect it to happen and be disappointed when it doesn’t. And let’s face it, it’s not something that we can control (sorry for stating the obvious again, I’m doing that a lot in this post) and it takes quite a bit of skill to create the right conditions so that it may happen.

So, now that we’ve set our expectations, what can be done to help things spread? I mentioned having exhausted my immediate network higher up, so I needed to come up with a solution which would help me reach beyond it. How could I get my friends to mention Going Solo to their friends?

Of course, our use of social media in general allows that. Blogs, Facebook Groups and Events, sidebar badges… all this is material which can spread. But again — what about the people who aren’t bathing in social media from morning to evening?

Back to basics: e-mail. E-mail, be it under the shape of a newsletter, a discussion list, or simple personal messages, has a huge advantage over other forms of online communication: you’re sure people know how to use it. It’s the basic, level 0 tool that anybody online has and understands.

So, I started sending out e-mail. A little bit of push is good, right? I composed a rather neutral e-mail explaining what Going Solo was about, who it was for, giving links to more information, and a call to action or two. I then sent this impersonal text to various people I knew, with a personal introduction asking them to see if they knew anybody who could be interested in information about this event, and inviting them to forward the message to these people. Nothing extraordinary in that, right?

I of course applied lesson #1 (you’re starting to know that one, right?) and tried as much as possible to check on IM, beforehand, if it was OK for me to send the “forwardable e-mail” to each person. So, basically, no mass-mailing, but an e-mail written in such a way that it was “forwardable” in a “here’s what my friend Steph is doing, could interest you” way, which I passed along as a follow-up to a direct chat with each person.

In a more “social media” spirit, of course, make sure that any videos you put online can easily be shared and linked to, etc. etc — but that will be pretty natural for anybody who’s familiar with blogging and “being online”.

  • 4. Go where people are. Be everywhere.

Unless your event is already very well known, you need to go to people, and not just wait for them to come to you. If you’ve set up a blog, Twitter account, newsletter, then you have a place where people can come to you. But that’s not enough. You need to go where people are:

  • Facebook
  • Upcoming
  • LinkedIn
  • Xing
  • MySpace
  • Pownce
  • Seesmic
  • Existing communities big and small… (blogs, forums, chatrooms)

Again, this is a very basic principle. But it’s not because it’s basic that it’s invalidated by the magic world of social media. Where you can create an event, create an event (Upcoming, Facebook, Pownce, Rezonance — a local networking thingy); where you can create a group, create a group — I waited a lot before creating a Facebook group for Going Solo, because I had a fan page for it already, but as you can see the group worked much better.

  • 5. It’s a full-time job.

Honestly, I didn’t think I’d spend weeks doing nothing else but send e-mails, update Facebook pages, blog, send e-mails, talk to people, IM, tweet, e-mail again… to promote Going Solo. It’s a huge amount of work. It’s so much work that one could imagine having somebody full time just to do it. So when you’re (mainly) a one-person shop, it’s important to plan that a significant amount of your time might be spent on promotion. It’s easy to underestimate that (I did, and in a major way).

Working this way doesn’t scale. At some point, one-on-one communication takes up too much time and energy to compensate for the benefits it brings over more impersonal forms of communication. But that only happens once your event is popular enough. Before you’ve held your first event (which was the situation I was in with Going Solo Lausanne), you don’t have a community of advocates for your work, you don’t have fans (you might have personal fans, but not fans of your event) or passionate attendees ;-) , you don’t have other people doing your work for you.

At the beginning, every person who hears about your event is the result of sweat and hard work. Hopefully, at some point it’ll take off and you’ll start seeing more and more people blogging about the event you’re organising — but even then, it might take a while before you can just sit back and watch things happen. But in case this moment comes earlier than planned, you’re all set: you have a blog, a Twitter account, a Facebook group and a newsletter. Until then, though, you’re going to be stuck on IM and sending out e-mails.

A few last words

I hope that by sharing these lessons with you, I’ll have contributed to making things a little easier for somebody else in the same situation I was. You’ll have understood that I haven’t tried to be exhaustive about how to use social media for promotion — indeed, I’ve skipped most of the “advanced” stuff that is more often spoken about.

But I think it’s easy to get so taken up with the “latest and greatest” tools out there that we forget some of the basic stuff. I, for one, was guilty of that initially.

Also, one thing I haven’t spoken about is how to talk to people. Of course, some of what you’re doing is going to be impersonal. Own up to it, if you’re mass e-mailing. Don’t pretend to be personal when you aren’t — it’s hypocritical, doesn’t come across well, and can be smelled a mile away.

I haven’t quite finished reconciling my practical experience with how I believe things “should” work. I’ve learnt a lot, but I certainly haven’t figured everything out yet. I would have wanted to do a lot more, but time simply wasn’t available, so I tried to prioritize. I made choices, and some of them were maybe mistakes. But overall, I’m happy with how things went and what I learnt.

If you have had similar experiences, I’d be really happy to hear from you. Likewise, if you disagree with some of the things I’ve written, or think I’m wrong on certain counts, do use the comments. I’m open to debate, even though I’m a bit hard-headed ;-) .

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About Not Reading

[fr]

Je me suis rendu compte tout dernièrement à quel point il est facile de répondre à une question sans l'avoir lue en entier, de commenter sur un billet de blog sans avoir cliqué sur le lien. FriendFeed pousse un peu à ça, avec sa manie de lister des titres de billets sur lesquels on peut commenter (je prétends pas avoir une meilleure solution).

Récemment, je demandais à mon entourage leur avis sur une question de workshops avant ou après Going Solo (j'en parlerai ailleurs plus en détail, ce n'est pas le propos de ce billet), et j'ai été étonnée de la quantité de réponses qui semblaient indiquer que mon interlocuteur n'avait en fait pas lu le lien que je lui avais donné.

Je ne vais pas jeter la pierre, je me rends régulièrement coupable du même raccourci (commenter sans avoir lu) même si j'essaie vraiment de me limiter. Ça me rappelle les Mythologiques de Lévi-Strauss, qu'on cite à tout va mais que personne n'a en fait lues en entier...

[en]

I’m guilty too. I sometimes read the title of a blog post, or a few sentences of an article, and comment on it.

It struck me recently how common this practice is, and also how it impairs communication. It’s the shortcut, the bet we make that we guessed or assumed correctly, the easy way out. Communication with no parasites requires work, and patience.

These last two days I’ve been trying to make up my mind about whether to place workshops before or after the main day of conferences for Going Solo. It’s a tricky problem which I don’t want to start discussing right now (I’m going to blog about the issues I face more precisely on the Going Solo blog shortly).

So, I chatted with people, Twittered about it, got into e-mail conversations, and decided to sum up some of my thoughts in a Tumblr entry, which allowed me to simply point people there and ask them what their thoughts were.

And I was amazed at how many people didn’t actually respond to my point of concern (“are there any economical/sales/marketing reasons for putting a workshop before a conference, if there are other good reasons to place it after”) because the title, visible in the URL, led them to believe it was a simpler question: http://steph.tumblr.com/post/37831000/workshops-before-or-after.

Now, I’m guilty as much as they are. I took a shortcut too by blogging my thoughts and giving them a link, rather than engaging with each of them personally from ground zero.

But setting aside the question or workshops (which I’ll expound in another post), it did serve as an enlighting reminder that people (me included) do not always read what they react to.

It reminds me of one of my university teachers who told us the following story. When he was doing his PhD, he started trudging through the four volumes of Claude Lévi-Strauss’s Mythologiques. For those who are not familiar with Lévi-Strauss, Mythologiques is his master work and is oft-cited in many disciplines of the academic world. Well, as he was stumbling upon some particularly nasty passages, he started asking collegues and professors what they had thought of them. And to his surprise, he realised that nobody he could find had actually read through the four volumes. Everyone was talking about this work, but nobody had actually read it in its entirety.

Isn’t that incredible?

Well, not so incredible if you think of it — at least not in the academic world. And obviously, not in the blog world either.

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Quelques pages en français

[en]

I've added some French content to stephanie-booth.com. One page describing my standardized offer for blogging in business (of course, other packs can be negotiated -- this is mainly to help my clients get started). Another detailing private classes I offer individuals (not my main business, but I like doing it and I'm regularly asked to). A description of the "Get Started with Blogging" seminar -- I'm doing it as a workshop at LIFT, but I also plan to organize these regularly here in Lausanne (or elsewhere if there is enough interest).

I'd like to announce a first blogging seminar end of February -- but I'm a bit concerned about how I'll get the word out about it. You see, I'm pretty good at communicating stuff using new media, but I do sometimes feel a bit at loss with more traditional ways of promoting events or business initiatives. Any advice or assistance in that department would be greatly appreciated.

[fr]

Chers lecteurs francophones (si vous êtes encore par là!), j’aurais besoin de vous. Dans le cadre de l’opération “mettre vaguement à jour stephanie-booth.com“, j’ai ajouté un peu de contenu au site francophone. Alors bon, comme d’habitude, c’est un peu brouillon (mais j’ai quand même réfléchi un peu à ce que j’écrivais) et c’est déjà en ligne. Mais votre avis sur ce que j’ai écrit m’intéresse. Bien? Pas bien? Détails à corriger? Problèmes de fond? Mauvaise stratégie? Parfait-y’a-rien-à-retoucher?

Vous voyez l’idée.

Les pages en question sont les suivantes:

  • Blogs et entreprises — j’essaie de “standardiser” un peu mon offre pour que les clients puissent s’y retrouver. Il y en a pour tous les budgets, et bien sûr, on peut toujours discuter de formules particulières. Mais il me semble qu’offrir 2-3 “packs” est une bonne chose.
  • Cours pour particuliers — ce n’est pas mon business principal, mais il faut bien que je me rende à l’évidence, on me demande pour ça. J’essaie d’expliquer dans quel contexte je fournis ce genre de service.
  • Cours d’initiation aux blogs pour particuliers — il s’agit de la fameuse idée de cours, que je propose dans deux semaines sous forme de workshop à LIFT (si vous allez à LIFT, profitez-en).

Concernant cette dernière offre, j’aimerais fixer une date pour un premier cours à Lausanne toute fin février, mais j’avoue que ce qui me fait un peu souci, c’est comment communiquer là autour. Voyez-vous, je suis une spécialiste de la communication nouveaux médias, et les personnes à qui s’adresse ce cours ne s’alimentent probablement pas quotidiennement sur les blogs.

Il faudrait recourir à des moyens de promotion plus “traditionnels” que je maîtrise mal: annonces, affichettes, mailing-listes un peu “pushy” (oh horreur!), alerter mes contacts journalistes, mon entourage offline, faire passer des infos dans écoles ou entreprises… Tout conseil ou coup de main dans ce domaine serait bienvenu. Merci d’avance.

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