Pascal Hämmerli: L’aventure de la migration et de l’unification de 8 (gros) sites vers un seul site WordPress [WCGVA 2022] [fr]

Mes notes de WordCamp Genève 2022, prises sur le vif, n’engagent que moi et peuvent contenir des erreurs!

Fribourg Région. Ça commence au restau 🙂

Beaucoup de sites sur une plateforme propriétaire. 2019: il faut une stratégie pour 2022! Un doc de 18 pages, qui défend entre autres un système open source. Puis, présentation, puis de nombreuses discussions pour rassurer les gens sur l’open source. Centraliser la gestion technique.

Pas mal de workshops pour identifier et définir les modules. Puis wireframes. Idée depuis le logo: branding avec sous-sites (les régions), codes couleurs.

  • 8 sites à migrer
  • 8 bases de données à unifier
  • 20k pages web
  • objets et listings
  • FR/EN/DE
  • etc

Coeur du projet: les objets. Ex: un hôtel. Monstre Google Sheet pour définir les champs. Bcp de temps et longues discussions, voulaient garder leurs données et améliorer.

Chaque région a une nom de domaine, mais tout le monde a /randonnee /hotels /machin => pénible à mettre en place techniquement avec WordPress. Ont utilisé un plugin appelé (pas retenu).

L’associé pensait que drupal serait mieux, lead developer a dit qu’il voulait pas le faire (back-office). Souci! Problème: intégrer le back-office pour des objets complètement custom dans le back-office de WordPress.

Ont voulu bosser avec l’Inde (pas simple, bcp de boulot à mettre en place!), sont ensuite partis sur une équipe ukrainienne (plus proactifs, ont pu les intégrer dans le projet).

Outil de collaboration et planification: Monday. + Google Drive, + groupes Telegram (moins de mail).

Ont fait une base de données complètement sur mesure pour les objets. Structure des tables dans lucid. Tous les objets sont gérables depuis le back-office WP.

Question: gestion du multilinguisme?

Nestor Angulo de Ugarte: The strange case of malicious Favicons [WCGVA 2022] [en]

Live-blogging notes, may contain errors! WordCamp Geneva 2022

A story about being hacked. Clean-up team (blue team).

A few concepts to get on the same page.

Two types of companies, those who have been hacked, and those who don’t yet know they have been hacked.

Hackers (curious person who likes to go beyond limits or conventions) vs. cyberterrorists (computer hacker, aligned to enrich himself in a zero-sum game situation = the bad guy).

How a WP site is infected: there is a vulnerability, somebody discovers it and creates and exploit, injects it (final code; backdoor = worse scenario). => spam, botnode, etc.

Targets: users, database, content, infrastructure, bot net, reputation.

Some facts:

  • site hacking is almost never client-oriented (98%)
  • almost always happens due to deficient monitoring/maintenance
  • a SSL certificate is not an anti-hacking shield
  • patches and security updates almost always appear after hacking exploits
  • errare humanum est
  • security will never be 100%

What measures do we have for infected sites?

  • reactive (incident response), when something bad has always happened – pain mitigation
  • proactive, before anything happens (analysis and monitoring) – risk mitigation

In this case: incident response. Identifying an attack quickly, minimising effects, containing damage… We’ll see how Nestor discovered what hat happened and what he did.

WordPress install in which we can see a few weirdly named folders and a file zzkwjuce.zip. Scenario: spammed site. SEO affected, removed Google Rank 😱, rapid reinfection. Viagra ads on site. Then you get warnings on the site… not fun.

Facts:

  • no WAF (web application firewall) for this website
  • tools cleaned spam and malware in plugins and root folder
  • probable vector of infection, outdated plugin (no forensic analysis at this point)
  • integrity analysis shows some core files are modified! (md5 hashes of WP core files/folders) – using WP API

=> index.php, contains an @include to a weird favicon somewhere in a theme. Uses “$ php -a” and unphp. It’s base64 code. base64decode.org Runtime semphore.

Actually the real backdoor was in the comments of the PHP code.

ctrlq.org/beautifier can be useful to make things readable. Sitecheck.sucuri.net (slide with various useful tools).

webpagetest

The favicon was in fact a backdoor to connect to a remote server => turning the website into a bot node. 0day ability. Different options included (spam e.g.), tracking of infected sites, bot net dashboard…

Main question: how does reinfection happen? via a cron job in a user directory (wget), get a file from a malicious domain, make it executable, run the sh script, and there we go.

Final advice: install proactive measures!

  • reduce admins, plugins, and themes (least privilege rule)
  • use password manager, change regularly
  • have backups and validate them!
  • do your updates (remember: patches come after exploits)
  • monitor your site (wpscan.com & file integrity scanner)
  • install a WAF (web application firewall)

Invest in hosting AND security.

WAF: can be external or internal. Wordfence has a WAF. Analyses traffic. Internal can use up ressources. With an external one, the traffic has to pass through it. Sounds like the Star Trek transporter decontamination.

Carole Mauron: extensions “pros” qu’on pourrait utiliser [WCGVA 2022] [fr]

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Carole fait des sites depuis 13 ans, directrice d’agence. Un site esthétique c’est pas suffisant. Il doit être vu! Donc points à avoir en tête pour passer d’un beau site à un site pro.

Un site bien entretenu est un site qui dure… (ahem ahem, j’ai du boulot!)

  • Backup: Akeeba backup, qui fait un backup complet et permet de le réinstaller en quelques clics. Version pro, on peut programmer les sauvegardes. Pas besoin de l’intervention de l’hébergeur pour réinstaller en cas de cata.
  • Mise à jour: Easy Update Manager, avec lequel on peut décider de critères pour les mises à jour.
  • Protection des e-mails: Email encoder
  • Wordfence pour la sécurité

Performance: dimensionner et optimiser les images, utiliser des polices d’icones pour faire des pictos légers (Plugin Font Awesome par ex), ne pas surcharger (mettez du vide), suivre les versions PHP, limiter les appels externes qui ralentissent le chargement de la page

JCH Optimize, Litespeed Cache, Jetpack Boost, Optimisation DIVI; options intéressantes: cache, lazy loading, fusion et compression des fichiers css/js, optimisation images. Il faut essayer et tester pour savoir ce qui est le mieux (avec sites de test). Attention aux plugins lourds (vérifier avec plugin Usage DD)

Yoast pour SEO. Titres de page, méta descriptions, niveaux de titres, conseils pour rédaction, photos spécifiques pour partage sur réseaux sociaux. Boîte à outils référencement.

John Robert-Nicoud: diffuser un podcast via WordPress [WCGVA 2022] [fr]

Mes notes de WordCamp Genève 2022, prises sur le vif, n’engagent que moi et peuvent contenir des erreurs!

John anime les meetups WP à Lausanne, a fait un podcast avec un pote pendant 6 ans, en fait encore, podcast plutôt court.

Podcast: un bricolage pour recevoir des épisodes. Tout est basé sur le flux RSS!

3 catégories:

  • podcast amateur avec les moyens du bord
  • podcasts faits par des groupes très pro
  • catch-up radio (émissions radio rediffusées)

Version DIY: tout faire à la main, pas idéal. Hébergeurs spécialisés: Anchor (spotify), Castos, Ausha, podcloud, spreaker…

De gratuit à pas très cher, la plupart ont leur plugin wordpress. Plateformes optimisées, c’est un avantage.

Ce qui nous intéresse: les plugins, pour s’affranchir des plates-formes.

  1. Seriously Simple Podcasting (par Castos) – le préféré de John
  2. PowerPress Podcasting plugin (Blubrry)

Seriously Simple Podcasting: on peut faire plusieurs podcasts différents, flux séparés, stats via plugin dédié (les stats c’est le gros souci actuel dans le monde du podcast), audio + video, on peut faire des séries, on peut héberger ses fichiers ou chez eux avec abo 19$/mois, ou encore ailleurs et faire le lien. Si on n’a pas une audience démente, héberger chez soi est viable, le souci vient avec le temps et la place que tout ça va prendre, 400-500 épisodes c’est lourd!

PowerPress Podcasting plugin: simple et avancé, support itunes et google play, SEO-podcasting, les stats sont payantes, import simplifié depuis soundcloud et al, hébergement possible.

Avantages de SSP: gratuit, simple, extentions existent, plusieurs podcasts en parallèle, bonne gestion du contenu, player intégré, stats gratuites.

Tour d’horizon de la config et de l’utilisation. Attention si on crée une nouvelle série, c’est un deuxième podcast! Donc pas besoin de créer de série si un seul podcast. On peut publier avec un custom post type ou un article. On peut choisir d’activer les champs spéciaux pour itunes 11. Config du player. On peut dans les meta data intégrer par ex un lien pour dons. Liens de partage (sur toutes plateformes). On peut protéger le podcast par un mot de passe. Import facilité vers castos si on avait commencé en auto-hébergé et qu’on change d’avis.

Upload du fichier audio/vidéo: si limite de poids côté wordpress, passer par ftp. Si on utilise l’interface, import des metadonnées du fichier.

Anchor.fm: solution alternative qui permet de facilement enregistrer un podcast sur le tél, mais hébergé chez eux, utilisation de wp-rss-aggregator pour l’intégrer dans notre wordpress. Ont été rachetés récemment par Spotify, donc histoires de droits etc à regarder.

Plugin récent: anchor episodes, donne un shortcut qu’on peut mettre dans sa page.

Un mot à retenir: “Streetcast!” – enregistrement fait sur le vif, où on parle quelques minutes de sa vie (et c’est ça qui m’intéresse juste là). Cappucino aussi pour streetcast (3 min max). Podcasts entre amis, avec listes d’écoute, invités. A regarder, semble sympa.

Shaunelle Drake: WordPress, Giving Everyone a Voice [WCGVA 2022] [en]

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We’re all trying to bring our gifts to the world using WordPress! Shaunelle believes everyone has a story and gifts. WP has helped her bring her story and gifts to the world.

Shaunelle came to CH in 2012, and decided they wanted to share their experience living in CH after living in Canada. Tried a newsletter first. Just mails to a closed group of people. Looked for something a bit more sustainable. Her husband did a little research.

They tried WordPress.com, but figured it wasn’t for them because you don’t control your data, too much out of your hands. So, WordPress.org – they’re both technical people. Got their own server to get started, in 2014. On the home network! To learn about WP. A safe environment to play around. Feel free and comfortable to fail.

In 2016 they decided to step up a bit, got a QNAP server, came with WP preinstalled, PHP… Also had ideas by then, about the potential of WP. Thought about their friends and family back in Jamaica, doing various jobs but without time or ressources to market themselves. A solopreneur website? Got a URL for that. Used the .xyz domain… was cheap… but regret that choice now.

2018, turning point: Shaunelle spent some time in a monastery and decided to start on her healing journey (didn’t have a chance to grieve when her mother died when she was 15). Used music as part of her journey, as is a pianist. Started recording music she played. Carried it everywhere. Husband asked why she didn’t share it! She didn’t want to, it was personal, he insisted, she finally decided to give in and share. WordPress became the way to share this music, this part of her life and journey.

Her focus shifted to content: writing the story, why she was sharing the music, etc. Got introduced to e-mail and mailing lists. She chose MailerLite, served her purpose because easy to use, simple, standalone but also integratable with WP. Sign-up form on her site.

WordCamps! First one in 2016 in NYC (was travelling by chance), then 2017 Bern, 2018 Lausanne. Community, acceptance. Meant a lot to her.

Their xyz site went offline in 2019… so e-mail. Error on the server. (Shaunelle reads the e-mail.) Actually, she got hacked. It was still their own server! Weren’t careful enough. Opportunity to revision… the music had gone offline and they had 300 active subscribers. Pause and step back!

Decided to get a “real” web hosting provider.

Migrated the site. Zoom, Zapier, Calendly, Mailerlite.

Early on, SEO was not important. Wasn’t trying to be found, just sharing with friends and family.

Had started inviting people into her home to listen to her playing music, end 2019 and 2020. Stopped with covid.

Which theme? see what fits best with your goal.

She used Twenty Seventeen, Audioigniter, OceanWP, etc…

There are decisions to make. Business or pleasure? A mix of both? Free or premium tools? What are the non-negociables? staging, backup, security, support and community, keeping on top of what is new.

Choose the theme and plugins that support your gifts, that instil confidence in those who use them. Have something on your site that says who you are! A way to get in touch with you. Also, ensure that you talk about what the transformation is. If somebody goes to your site, they want help in some way, they want to get better in some way. How can it benefit them? What will it do for them, over what you can do.

Shaunelle’s gift: sit a while. Pause amidst all the running.

What is next for her? Bring her website up one level. Accessibility. French. SEO! She realised that we all have a gift/story that can make the world a better place, so why hide it? Have a greater impact.

  • For early starters: it can be overwhelming, but stick to your goals, the message/transformation you want to bring, choose what is absolutely necessary to get your story out. Focus on the transformation. You will learn as you go along.
  • Intermediate: keep your story as a focus as you learn new things and explore WP capabilities.
  • Experts: thank you for helping others get their story out! Remember your wordpress story even when the daily grind can have you caught up in the technicalities.

Mariela Cao: retour d’expérience newsletter [WCGVA 2022] [fr]

Mes notes de WordCamp Genève 2022, prises sur le vif, n’engagent que moi et peuvent contenir des erreurs!

Newsletters intégrées à WordPress. Mariela fait des sites depuis longtemps! Solutions intégrées, plus simple, clientèle souvent associative… Sites et web apps, libre => WordPress

Risques si la config est mal faite (spam). Les mails doivent être lisibles, ouvrables par tous les clients mail. Il faut du suivi, des rebonds. => liste de critères.

But: que le client puisse être autonome dans l’envoi, programmation, modification, etc. de ses newsletters. Donc privilégie solutions dans le dashboard de WP.

Critères de choix: édition, serveur d’envoie, importation.

  • Edition: interface simplifiée qui n’injecte pas trop de code (spam).
  • Serveur: externe ou local? (Mailchimp: leur serveur… enjeu que ce soit en Suisse ou pas?) Les résultats sont meilleurs en local mais config complexe.
  • Importation: carnet Outlook? fichier excel? cibler par groupe ou centre d’intérêt.

Plugins retenus: mailchimp, mailpowet, the newsletter plugin, acymailing.

  • Mailchimp: connu, maintenant en français (pas 100%), pas RGPD, pas dans le dashboard. SaaS.
  • Mailpoet: intégré au dashboard, segmentation difficile
  • The Newsletter plugin: sympa, simple, assez nouveau, phpmailer sinon payant, pas de segmentation
  • AcyMailing, le préféré de Mariela, plugin Joomla qui a passé sur WordPress. On peut laisser le client avec un mode d’emploi pour se débrouiller, facile. Segmentation, RGPD… Config complexe, UX à améliorer (en cours), bugs d’éditeur (sous IE). Suivi:

Temps de lecture réel d’une newsletter: moins de 10 sec pour 44% des gens.

Images petites avec de bons noms.

17.8% = taux d’ouverture moyen. 4.3% taux de clic moyen. 43% des mails sont ouverts sur mobile.

Config complexe mais gérable par qqn un peu geek. Utiliser un serveur SMTP (et pas phpmailer) pour les envois si on est sur notre propre serveur. Utiliser une boîte mail dédiée pour la newsletter. L’outil doit pouvoir accéder à la boîte (parfois webmaster) pour voir les rebonds. Il faut aussi veiller aux DKIM (? pas sûre d’avoir compris).

Si on a été “marqué” spammeur, est-ce qu’on peut s’en sortir? Il faut aller sur tous les sites qui ont indexé le domaine comme spammeur pour qu’ils reconsidèrent.

Souci avec les services dédiés externes: intégrité des données et simplicité pour le client. Il faut peser le pour et le contre.

Isaline Muelhauser: le SEO c’est super! [WCGVA 2022] [fr]

Mes notes de WordCamp Genève 2022, prises sur le vif, n’engagent que moi et peuvent contenir des erreurs!

Isaline Muelhauser
SEO comme “aider les projets à être vus”, j’aime bien ça!

Beaucoup d’outils, de nouveaux outils, faciles de s’y perdre. Le SEO c’est beaucoup de temps dans des google sheets!

Isaline fait un podcast / organise des meetups SEO.

Collaboration technique + SEO: un enjeu.

SEO: recommandations, mais elles doivent être implémentées! (tech + content)

Le site doit servir l’entreprise. La rapidité, par exemple, c’est pas toujours le plus important! “découvrabilité”. Le SEO n’est pas/plus du keyword stuffing! Ni just installer un plugin… Yoast, faut l’utiliser. Et surtout… savoir ce qui ne sera pas utile… ça prend un temps fou de remplir toutes les cases.

Optimisations techniques: c’est pas juste ajouter les meta descriptions! Y’a des tonnes de critères de référencement, et de choses à vérifier sur un site.

Intérêt de Google: fournir un résultat “qualité”! Comme ça les gens vont continuer à utiliser leur moteur de recherche. Ils cherchent à satisfaire les chercheurs et pas les marketeurs.

Le SEO fait partie de la stratégie marketing. Objectif: rendre un service ou un produit visible sur une page de résultats de recherche.

Vie quotidienne d’Isaline: analyse le marché, applique sa compréhension des moteurs de recherche et des sites web pout faire des recommandations. Va pas faire une recommandation si ça représente 4j de travail pour un petit gain, par exemple. L’évaluation qu’elle fait est toujours basée sur le contexte.

Par exemple si la concurrence est très peu optimisée, il suffit peut-être de faire “un peu” pour commencer.

Aujourd’hui assez simple d’avoir du budget pour du SEO. On a des metrics, ça aide. Core Web Vitals, conversions.

Histoire: site web qui était avant sur la première page de Google, maintenant il n’y est plus, vous pouvez m’aider?
(Isaline reçoit surtout des demandes pour “réparer” des choses qui vont pas, plutôt qu’améliorer/optimiser. ça nous dit l’état du marché)

Depuis octobre, mais il contacte en janvier. Ça traine!
=> que s’est-il passé en septembre 2020? Isaline investigue, parle à l’équipe technique. Une migration!

Risque SEO. Refonte ou fonte? focus 100% sur le design, passage de .com à ch, nouvelle charte graphique, réorganisation des contenus, suppression d’une langue… zéro focus sur la performance.

Pas d’accompagnement SEO lors de la migration.

Des pages à fort traffic et conversion élevée ont été supprimées. Nouvelle structure des URLs.

Redirection unique du .ch vers l’accueil en DE (il y avait des articles de blog qui marchaient encore pas mal!). Set up GTM+GA pas mis à jour. Pages contact séparées par ville avant, juste une après, donc perdu le focus “contact+ville” qui avait une meilleure conversion.
Faut pas supprimer une page sans se poser de questions! => risque SEO

Nouvelle structure d’URLs: parfois mieux de garder les vieilles URLs que tout réorganiser… risque.
Plutôt qu’une redirection unique, faire un custom 404.

A passé d’un site de lead generation à une site vitrine. Gestion des attentes!

L’histoire a coûté cher au client: la refonte, l’audit d’Isaline (qui en plus doit dire “en fait y’a des choses qui ont pas été faites lors de la migration…”, l’équipe technique pour faire des modifs, puis des google ads pour garder ses conversions…

-77% de conversion, perte de link juice, -30% de visibilité GSC (perte de traffic organique), des centaines de soft 404… surtout, le client ne s’y attendait pas!

J’adore cette présentation qui me réconcilie avec l’importance et l’utilité du SEO!

Les recommandations techniques de base n’étaient pas respectées.

Du point de vue de Google? après indexation des URL, Google les garde en tête. Là, il a tout refait à zéro. Google a proposé des résultats qui satisfaisaient pas les humains.

Pour réparer: URL matching, redirections, formatage adéquat des images…

Learning: poker face! C’est pas parce qu’Isaline voit que c’est “une horreur” que les gens en face ont pas fait du mieux qu’ils pouvaient avec les informations qu’ils avaient. Personne n’apprécie de voir son travail jugé… Ça n’apporte rien.

Broken World (Song) [en]

Can I write away the pain
The deaths, this broken world
Can I write sunshine into your life
And make it right

Can I write away the tears
The deaths, the broken dreams
Can I write hope into this world
And make it yours

If I could write it all away
And change these fearsome times
I would write until my fingers bled
And make it right.

– March 2022

De l’auto-censure du chercheur d’emploi [fr]

[en] When you're on the job market, what do you write about, what do you not write about? I realised that for sometime now I've been self-censoring quite a bit. Maybe it's time to try and do things a little differently.

Quand on cherche du travail, il faut faire attention à ce qu’on écrit en ligne. C’est bien connu. Une évidence, même. Il ne faudrait pas risquer d’effaroucher des employeurs potentiels, dans un marché du travail tendu comme un arc.

Alors je fais attention. Je me retiens. Je ne parle pas de ci, de ça, ou encore de ceci. Mais ça me chicane. Si vous me suivez sur Facebook, vous avez peut-être vu une vidéo live (privée) que j’ai faite à ce sujet il y a plusieurs mois.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles ça me chicane, et qui se rejoignent au final. En fin de compte, il s’agit d’une pesée des risques et bénéfices. En étant “prudente” dans ce que j’écris, qu’est-ce que je perds? Qu’est-ce que je gagne? Qu’est-ce que je gagnerais et perdrais à l’être moins? Où mettre la barre? De quoi est-il OK de parler, de quoi ne faudrait-il surtout pas parler? Et comment?

Cette situation m’est d’autant plus pénible, j’avoue, parce que m’exprimer par écrit, en public, est une grande part de qui je suis. C’est entre autres comme ça que je réfléchis, que je fais sens du monde et de la vie, que je crée et maintiens des liens avec autrui, et que – à mon petit niveau – j’essaie d’apporter quelque chose au monde. C’est ainsi que je me suis construite.

Aussi, durant toute ma carrière de pionnière du numérique, ce qui m’a porté c’est la vision d’une communication plus transparente, plus authentique, plus humaine. Cela ne signifie pas se passer de stratégie, de renoncer à influencer autrui, ou de sombrer dans une transparence radicale et sans filtre, mais tout de même: maintenir autant que possible qui on est dans ce qu’on dit ou écrit. On crée des liens avec des personnes, pas des constructions ou des artifices. (Enfin, on pourrait discuter de ça concernant les marques ou les célébrités: mais qu’est-ce qu’un lien?)

C’est même quelque chose que j’ai enseigné, comme approche du réseautage, et aussi pour se rendre visible dans le monde du travail.

Et là, j’avoue, maintenant que je ne suis plus (depuis plusieurs années) dans la position de l’indépendante mais de l’employée, je me retrouve, de façon presque un peu humiliante, saisie par la peur de “faire mal”, de “me griller”, de lâcher dans l’espace public quelque chose qu’on me reprochera par la suite. Quelle ironie. Moi qui ai passé des années à encourager les autres à prendre quelques risques, voilà que je n’ose pas non plus.

Qu’on soit clair: il ne s’agit pas de dire tout et n’importe quoi. Mais peut-être de mettre le curseur un peu plus loin que ce que la prudence “officielle” (et toute helvétique) dicterait. Par exemple: est-ce que je parle de ma difficulté à me positionner sur le marché de l’emploi, vu mon parcours? du diagnostic qui est en train de changer ma vie? du genre de travail que je cherche? est-ce que j’ose dire “je cherche”, plutôt que d’autres périphrases qui cherchent à renverser le rapport de forces, présentant ma disponibilité sur le marché du travail comme une opportunité à saisir pour l’employeur qui aura l’intelligence de s’emparer de moi avant les autres? est-ce que j’ose montrer un peu de vulnérabilité? est-ce que je parle du fait que par moments, l’avenir me fait peur? est-ce que j’écris sur des thématiques qui m’intéressent, comme le diabète félin, mais ne font pas partie de mon coeur de métier? est-ce que je publie des choses que j’écris en mode créatif? en gros, est-ce que je reviens à “être moi”, ou est-ce que je continue à être, ici aussi, en mode “entretien d’embauche permanent”, sans montrer la moindre faiblesse, la moindre faille, costume et cravate, ongles faits la veille?

Ecrire a toujours été pour moi un puissant moyen de me connecter aux autres. Une de mes forces, c’est mon réseau. Et j’ai fini par réaliser, il y a quelques mois, qu’en m’auto-censurant ainsi j’étais aussi en train de me couper de mon réseau – à plus forte raison durant ces années de pandémie.

Alors, qu’en est-il pour moi de cette balance des risques? Est-ce que les opportunités qui vont s’ouvrir si j’écris un peu plus, et peut-être sur des choses dont “il n’est pas considéré bon de parler trop publiquement”, vont compenser le risque que je cours de désécuriser certains? Est-ce que je saurai gérer le délicat exercice d’équilibrisme entre une plus grande transparence, et ne pas se tirer une balle dans le pied? Y a-t-il d’ailleurs une mesure objective du moment où on se tire la balle dans le pied? Je suis personnellement convaincue que la balle dans le pied pour une personne peut être le courage admirable pour une autre.

On m’a dit à plusieurs reprises qu’un de mes grands atouts était ma personnalité. Une personnalité, c’est difficile à mettre sur un CV. Que ma force était mon réseau. Un réseau, ça ne se manifeste pas tellement dans les listings de LinkedIn ou JobUp. C’est utile justement pour accéder au marché caché – mais ça ne va pas fonctionner si on le laisse dormir.

Une dernière chose qui me motive à changer ma façon de faire et d’écrire ici, c’est le principe suivant: si ce qu’on fait n’est pas en train de fonctionner, il faut essayer autre chose. Cela fait maintenant un bon moment que je réponds sagement à des offres d’emploi et que je surveille la façon dont je me présente en public. Je cherche toujours.

Des postes pour moi, il y en a. J’ai eu des entretiens. J’ai même cru, il y a un moment, avoir décroché un poste qui aurait été vraiment un bon match – mais juste pas. Je sais donc que je suis une candidate viable sur le marché du travail, et je ne doute pas de ce que j’ai à apporter à un futur employeur, mais je pense que le processus (annonce, envoyer CV+dossier, tri, entretien…) me dessert. Il est donc temps pour moi d’essayer de faire les choses un peu plus “à ma manière”, et de voir si ça change la donne.

Comme toujours, si ce que j’écris vous interpelle ou vous fait réagir, n’hésitez pas à utiliser les commentaires ou à m’écrire!

Ce que je peux [fr]

Devant tant de douleur et de souffrance je ne peux que fuir. Le gouffre m’attire à lui et menace de m’aspirer tout entière, de me digérer dans les sucs de l’horreur dont est faite le monde. Comme un néant sur lequel on ne peut porter le regard au risque de court-circuiter son esprit, ou le soleil qui nous brûle les yeux, le gouffre de la souffrance du monde n’est pas quelque chose que l’on peut regarder trop longtemps sans se retrouver déchiqueté à l’intérieur.

Alors je jette un rapide coup d’oeil puis je pars en courant, pendant que je suis encore à peu près entière, à peu près moi, que je suis encore capable de faire, de fonctionner, et de sentir aussi. La culpabilité me pèse, évidemment. Celle du survivant, de l’épargné, du privilégié qui peut s’accorder le luxe de ne pas se brûler les yeux, ou l’âme, ou le corps.

Mais je lui réponds, le regard droit: qu’apportera ma douleur? Ma vie aura-t-elle plus de valeur, plus de sens, si je la tourmente volontairement par solidarité avec ceux qui n’ont pas ce choix? Ne me crois-tu pas capable d’empathie, de compassion, et même d’action, sans devoir pour cela me plonger encore et encore dans l’insupportable? Rentre à la maison! Moi, je retourne faire ce que je peux pour le monde.

– 31 mars 2022