Shaunelle Drake: WordPress, Giving Everyone a Voice [WCGVA 2022] [en]

Live-blogging notes, may contain errors! WordCamp Geneva 2022

We’re all trying to bring our gifts to the world using WordPress! Shaunelle believes everyone has a story and gifts. WP has helped her bring her story and gifts to the world.

Shaunelle came to CH in 2012, and decided they wanted to share their experience living in CH after living in Canada. Tried a newsletter first. Just mails to a closed group of people. Looked for something a bit more sustainable. Her husband did a little research.

They tried WordPress.com, but figured it wasn’t for them because you don’t control your data, too much out of your hands. So, WordPress.org – they’re both technical people. Got their own server to get started, in 2014. On the home network! To learn about WP. A safe environment to play around. Feel free and comfortable to fail.

In 2016 they decided to step up a bit, got a QNAP server, came with WP preinstalled, PHP… Also had ideas by then, about the potential of WP. Thought about their friends and family back in Jamaica, doing various jobs but without time or ressources to market themselves. A solopreneur website? Got a URL for that. Used the .xyz domain… was cheap… but regret that choice now.

2018, turning point: Shaunelle spent some time in a monastery and decided to start on her healing journey (didn’t have a chance to grieve when her mother died when she was 15). Used music as part of her journey, as is a pianist. Started recording music she played. Carried it everywhere. Husband asked why she didn’t share it! She didn’t want to, it was personal, he insisted, she finally decided to give in and share. WordPress became the way to share this music, this part of her life and journey.

Her focus shifted to content: writing the story, why she was sharing the music, etc. Got introduced to e-mail and mailing lists. She chose MailerLite, served her purpose because easy to use, simple, standalone but also integratable with WP. Sign-up form on her site.

WordCamps! First one in 2016 in NYC (was travelling by chance), then 2017 Bern, 2018 Lausanne. Community, acceptance. Meant a lot to her.

Their xyz site went offline in 2019… so e-mail. Error on the server. (Shaunelle reads the e-mail.) Actually, she got hacked. It was still their own server! Weren’t careful enough. Opportunity to revision… the music had gone offline and they had 300 active subscribers. Pause and step back!

Decided to get a “real” web hosting provider.

Migrated the site. Zoom, Zapier, Calendly, Mailerlite.

Early on, SEO was not important. Wasn’t trying to be found, just sharing with friends and family.

Had started inviting people into her home to listen to her playing music, end 2019 and 2020. Stopped with covid.

Which theme? see what fits best with your goal.

She used Twenty Seventeen, Audioigniter, OceanWP, etc…

There are decisions to make. Business or pleasure? A mix of both? Free or premium tools? What are the non-negociables? staging, backup, security, support and community, keeping on top of what is new.

Choose the theme and plugins that support your gifts, that instil confidence in those who use them. Have something on your site that says who you are! A way to get in touch with you. Also, ensure that you talk about what the transformation is. If somebody goes to your site, they want help in some way, they want to get better in some way. How can it benefit them? What will it do for them, over what you can do.

Shaunelle’s gift: sit a while. Pause amidst all the running.

What is next for her? Bring her website up one level. Accessibility. French. SEO! She realised that we all have a gift/story that can make the world a better place, so why hide it? Have a greater impact.

  • For early starters: it can be overwhelming, but stick to your goals, the message/transformation you want to bring, choose what is absolutely necessary to get your story out. Focus on the transformation. You will learn as you go along.
  • Intermediate: keep your story as a focus as you learn new things and explore WP capabilities.
  • Experts: thank you for helping others get their story out! Remember your wordpress story even when the daily grind can have you caught up in the technicalities.

Mariela Cao: retour d’expérience newsletter [WCGVA 2022] [fr]

Mes notes de WordCamp Genève 2022, prises sur le vif, n’engagent que moi et peuvent contenir des erreurs!

Newsletters intégrées à WordPress. Mariela fait des sites depuis longtemps! Solutions intégrées, plus simple, clientèle souvent associative… Sites et web apps, libre => WordPress

Risques si la config est mal faite (spam). Les mails doivent être lisibles, ouvrables par tous les clients mail. Il faut du suivi, des rebonds. => liste de critères.

But: que le client puisse être autonome dans l’envoi, programmation, modification, etc. de ses newsletters. Donc privilégie solutions dans le dashboard de WP.

Critères de choix: édition, serveur d’envoie, importation.

  • Edition: interface simplifiée qui n’injecte pas trop de code (spam).
  • Serveur: externe ou local? (Mailchimp: leur serveur… enjeu que ce soit en Suisse ou pas?) Les résultats sont meilleurs en local mais config complexe.
  • Importation: carnet Outlook? fichier excel? cibler par groupe ou centre d’intérêt.

Plugins retenus: mailchimp, mailpowet, the newsletter plugin, acymailing.

  • Mailchimp: connu, maintenant en français (pas 100%), pas RGPD, pas dans le dashboard. SaaS.
  • Mailpoet: intégré au dashboard, segmentation difficile
  • The Newsletter plugin: sympa, simple, assez nouveau, phpmailer sinon payant, pas de segmentation
  • AcyMailing, le préféré de Mariela, plugin Joomla qui a passé sur WordPress. On peut laisser le client avec un mode d’emploi pour se débrouiller, facile. Segmentation, RGPD… Config complexe, UX à améliorer (en cours), bugs d’éditeur (sous IE). Suivi:

Temps de lecture réel d’une newsletter: moins de 10 sec pour 44% des gens.

Images petites avec de bons noms.

17.8% = taux d’ouverture moyen. 4.3% taux de clic moyen. 43% des mails sont ouverts sur mobile.

Config complexe mais gérable par qqn un peu geek. Utiliser un serveur SMTP (et pas phpmailer) pour les envois si on est sur notre propre serveur. Utiliser une boîte mail dédiée pour la newsletter. L’outil doit pouvoir accéder à la boîte (parfois webmaster) pour voir les rebonds. Il faut aussi veiller aux DKIM (? pas sûre d’avoir compris).

Si on a été “marqué” spammeur, est-ce qu’on peut s’en sortir? Il faut aller sur tous les sites qui ont indexé le domaine comme spammeur pour qu’ils reconsidèrent.

Souci avec les services dédiés externes: intégrité des données et simplicité pour le client. Il faut peser le pour et le contre.

Isaline Muelhauser: le SEO c’est super! [WCGVA 2022] [fr]

Mes notes de WordCamp Genève 2022, prises sur le vif, n’engagent que moi et peuvent contenir des erreurs!

Isaline Muelhauser
SEO comme “aider les projets à être vus”, j’aime bien ça!

Beaucoup d’outils, de nouveaux outils, faciles de s’y perdre. Le SEO c’est beaucoup de temps dans des google sheets!

Isaline fait un podcast / organise des meetups SEO.

Collaboration technique + SEO: un enjeu.

SEO: recommandations, mais elles doivent être implémentées! (tech + content)

Le site doit servir l’entreprise. La rapidité, par exemple, c’est pas toujours le plus important! “découvrabilité”. Le SEO n’est pas/plus du keyword stuffing! Ni just installer un plugin… Yoast, faut l’utiliser. Et surtout… savoir ce qui ne sera pas utile… ça prend un temps fou de remplir toutes les cases.

Optimisations techniques: c’est pas juste ajouter les meta descriptions! Y’a des tonnes de critères de référencement, et de choses à vérifier sur un site.

Intérêt de Google: fournir un résultat “qualité”! Comme ça les gens vont continuer à utiliser leur moteur de recherche. Ils cherchent à satisfaire les chercheurs et pas les marketeurs.

Le SEO fait partie de la stratégie marketing. Objectif: rendre un service ou un produit visible sur une page de résultats de recherche.

Vie quotidienne d’Isaline: analyse le marché, applique sa compréhension des moteurs de recherche et des sites web pout faire des recommandations. Va pas faire une recommandation si ça représente 4j de travail pour un petit gain, par exemple. L’évaluation qu’elle fait est toujours basée sur le contexte.

Par exemple si la concurrence est très peu optimisée, il suffit peut-être de faire “un peu” pour commencer.

Aujourd’hui assez simple d’avoir du budget pour du SEO. On a des metrics, ça aide. Core Web Vitals, conversions.

Histoire: site web qui était avant sur la première page de Google, maintenant il n’y est plus, vous pouvez m’aider?
(Isaline reçoit surtout des demandes pour “réparer” des choses qui vont pas, plutôt qu’améliorer/optimiser. ça nous dit l’état du marché)

Depuis octobre, mais il contacte en janvier. Ça traine!
=> que s’est-il passé en septembre 2020? Isaline investigue, parle à l’équipe technique. Une migration!

Risque SEO. Refonte ou fonte? focus 100% sur le design, passage de .com à ch, nouvelle charte graphique, réorganisation des contenus, suppression d’une langue… zéro focus sur la performance.

Pas d’accompagnement SEO lors de la migration.

Des pages à fort traffic et conversion élevée ont été supprimées. Nouvelle structure des URLs.

Redirection unique du .ch vers l’accueil en DE (il y avait des articles de blog qui marchaient encore pas mal!). Set up GTM+GA pas mis à jour. Pages contact séparées par ville avant, juste une après, donc perdu le focus “contact+ville” qui avait une meilleure conversion.
Faut pas supprimer une page sans se poser de questions! => risque SEO

Nouvelle structure d’URLs: parfois mieux de garder les vieilles URLs que tout réorganiser… risque.
Plutôt qu’une redirection unique, faire un custom 404.

A passé d’un site de lead generation à une site vitrine. Gestion des attentes!

L’histoire a coûté cher au client: la refonte, l’audit d’Isaline (qui en plus doit dire “en fait y’a des choses qui ont pas été faites lors de la migration…”, l’équipe technique pour faire des modifs, puis des google ads pour garder ses conversions…

-77% de conversion, perte de link juice, -30% de visibilité GSC (perte de traffic organique), des centaines de soft 404… surtout, le client ne s’y attendait pas!

J’adore cette présentation qui me réconcilie avec l’importance et l’utilité du SEO!

Les recommandations techniques de base n’étaient pas respectées.

Du point de vue de Google? après indexation des URL, Google les garde en tête. Là, il a tout refait à zéro. Google a proposé des résultats qui satisfaisaient pas les humains.

Pour réparer: URL matching, redirections, formatage adéquat des images…

Learning: poker face! C’est pas parce qu’Isaline voit que c’est “une horreur” que les gens en face ont pas fait du mieux qu’ils pouvaient avec les informations qu’ils avaient. Personne n’apprécie de voir son travail jugé… Ça n’apporte rien.

Broken World (Song) [en]

Can I write away the pain
The deaths, this broken world
Can I write sunshine into your life
And make it right

Can I write away the tears
The deaths, the broken dreams
Can I write hope into this world
And make it yours

If I could write it all away
And change these fearsome times
I would write until my fingers bled
And make it right.

– March 2022

De l’auto-censure du chercheur d’emploi [fr]

[en] When you're on the job market, what do you write about, what do you not write about? I realised that for sometime now I've been self-censoring quite a bit. Maybe it's time to try and do things a little differently.

Quand on cherche du travail, il faut faire attention à ce qu’on écrit en ligne. C’est bien connu. Une évidence, même. Il ne faudrait pas risquer d’effaroucher des employeurs potentiels, dans un marché du travail tendu comme un arc.

Alors je fais attention. Je me retiens. Je ne parle pas de ci, de ça, ou encore de ceci. Mais ça me chicane. Si vous me suivez sur Facebook, vous avez peut-être vu une vidéo live (privée) que j’ai faite à ce sujet il y a plusieurs mois.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles ça me chicane, et qui se rejoignent au final. En fin de compte, il s’agit d’une pesée des risques et bénéfices. En étant “prudente” dans ce que j’écris, qu’est-ce que je perds? Qu’est-ce que je gagne? Qu’est-ce que je gagnerais et perdrais à l’être moins? Où mettre la barre? De quoi est-il OK de parler, de quoi ne faudrait-il surtout pas parler? Et comment?

Cette situation m’est d’autant plus pénible, j’avoue, parce que m’exprimer par écrit, en public, est une grande part de qui je suis. C’est entre autres comme ça que je réfléchis, que je fais sens du monde et de la vie, que je crée et maintiens des liens avec autrui, et que – à mon petit niveau – j’essaie d’apporter quelque chose au monde. C’est ainsi que je me suis construite.

Aussi, durant toute ma carrière de pionnière du numérique, ce qui m’a porté c’est la vision d’une communication plus transparente, plus authentique, plus humaine. Cela ne signifie pas se passer de stratégie, de renoncer à influencer autrui, ou de sombrer dans une transparence radicale et sans filtre, mais tout de même: maintenir autant que possible qui on est dans ce qu’on dit ou écrit. On crée des liens avec des personnes, pas des constructions ou des artifices. (Enfin, on pourrait discuter de ça concernant les marques ou les célébrités: mais qu’est-ce qu’un lien?)

C’est même quelque chose que j’ai enseigné, comme approche du réseautage, et aussi pour se rendre visible dans le monde du travail.

Et là, j’avoue, maintenant que je ne suis plus (depuis plusieurs années) dans la position de l’indépendante mais de l’employée, je me retrouve, de façon presque un peu humiliante, saisie par la peur de “faire mal”, de “me griller”, de lâcher dans l’espace public quelque chose qu’on me reprochera par la suite. Quelle ironie. Moi qui ai passé des années à encourager les autres à prendre quelques risques, voilà que je n’ose pas non plus.

Qu’on soit clair: il ne s’agit pas de dire tout et n’importe quoi. Mais peut-être de mettre le curseur un peu plus loin que ce que la prudence “officielle” (et toute helvétique) dicterait. Par exemple: est-ce que je parle de ma difficulté à me positionner sur le marché de l’emploi, vu mon parcours? du diagnostic qui est en train de changer ma vie? du genre de travail que je cherche? est-ce que j’ose dire “je cherche”, plutôt que d’autres périphrases qui cherchent à renverser le rapport de forces, présentant ma disponibilité sur le marché du travail comme une opportunité à saisir pour l’employeur qui aura l’intelligence de s’emparer de moi avant les autres? est-ce que j’ose montrer un peu de vulnérabilité? est-ce que je parle du fait que par moments, l’avenir me fait peur? est-ce que j’écris sur des thématiques qui m’intéressent, comme le diabète félin, mais ne font pas partie de mon coeur de métier? est-ce que je publie des choses que j’écris en mode créatif? en gros, est-ce que je reviens à “être moi”, ou est-ce que je continue à être, ici aussi, en mode “entretien d’embauche permanent”, sans montrer la moindre faiblesse, la moindre faille, costume et cravate, ongles faits la veille?

Ecrire a toujours été pour moi un puissant moyen de me connecter aux autres. Une de mes forces, c’est mon réseau. Et j’ai fini par réaliser, il y a quelques mois, qu’en m’auto-censurant ainsi j’étais aussi en train de me couper de mon réseau – à plus forte raison durant ces années de pandémie.

Alors, qu’en est-il pour moi de cette balance des risques? Est-ce que les opportunités qui vont s’ouvrir si j’écris un peu plus, et peut-être sur des choses dont “il n’est pas considéré bon de parler trop publiquement”, vont compenser le risque que je cours de désécuriser certains? Est-ce que je saurai gérer le délicat exercice d’équilibrisme entre une plus grande transparence, et ne pas se tirer une balle dans le pied? Y a-t-il d’ailleurs une mesure objective du moment où on se tire la balle dans le pied? Je suis personnellement convaincue que la balle dans le pied pour une personne peut être le courage admirable pour une autre.

On m’a dit à plusieurs reprises qu’un de mes grands atouts était ma personnalité. Une personnalité, c’est difficile à mettre sur un CV. Que ma force était mon réseau. Un réseau, ça ne se manifeste pas tellement dans les listings de LinkedIn ou JobUp. C’est utile justement pour accéder au marché caché – mais ça ne va pas fonctionner si on le laisse dormir.

Une dernière chose qui me motive à changer ma façon de faire et d’écrire ici, c’est le principe suivant: si ce qu’on fait n’est pas en train de fonctionner, il faut essayer autre chose. Cela fait maintenant un bon moment que je réponds sagement à des offres d’emploi et que je surveille la façon dont je me présente en public. Je cherche toujours.

Des postes pour moi, il y en a. J’ai eu des entretiens. J’ai même cru, il y a un moment, avoir décroché un poste qui aurait été vraiment un bon match – mais juste pas. Je sais donc que je suis une candidate viable sur le marché du travail, et je ne doute pas de ce que j’ai à apporter à un futur employeur, mais je pense que le processus (annonce, envoyer CV+dossier, tri, entretien…) me dessert. Il est donc temps pour moi d’essayer de faire les choses un peu plus “à ma manière”, et de voir si ça change la donne.

Comme toujours, si ce que j’écris vous interpelle ou vous fait réagir, n’hésitez pas à utiliser les commentaires ou à m’écrire!

Ce que je peux [fr]

Devant tant de douleur et de souffrance je ne peux que fuir. Le gouffre m’attire à lui et menace de m’aspirer tout entière, de me digérer dans les sucs de l’horreur dont est faite le monde. Comme un néant sur lequel on ne peut porter le regard au risque de court-circuiter son esprit, ou le soleil qui nous brûle les yeux, le gouffre de la souffrance du monde n’est pas quelque chose que l’on peut regarder trop longtemps sans se retrouver déchiqueté à l’intérieur.

Alors je jette un rapide coup d’oeil puis je pars en courant, pendant que je suis encore à peu près entière, à peu près moi, que je suis encore capable de faire, de fonctionner, et de sentir aussi. La culpabilité me pèse, évidemment. Celle du survivant, de l’épargné, du privilégié qui peut s’accorder le luxe de ne pas se brûler les yeux, ou l’âme, ou le corps.

Mais je lui réponds, le regard droit: qu’apportera ma douleur? Ma vie aura-t-elle plus de valeur, plus de sens, si je la tourmente volontairement par solidarité avec ceux qui n’ont pas ce choix? Ne me crois-tu pas capable d’empathie, de compassion, et même d’action, sans devoir pour cela me plonger encore et encore dans l’insupportable? Rentre à la maison! Moi, je retourne faire ce que je peux pour le monde.

– 31 mars 2022

The Shattering of my Faith in Our Future [en]

I was always very optimistic regarding the future of the world. The resilience of civilization and humanity. The faith that in the long run, things would turn out OK.

I had some of this optimism for myself, too. Faith that things would improve. That bad times would pass. That I would end up finding a way.

It has served me well.

But this is not about me. This is about the world. When I was younger I wanted to believe in God. Or at the very least, in some spiritual realm that gave meaning to life and all that goes with it. I failed at believing, and at some point came to terms with it.

The world is as we see it, matter and energy as defined and measured by physics. There is magic in my world, but that is a topic for another day. It’s probably not the kind of magic you imagine.

I believed in some kind of self-regulation of the huge systems that are our societies, and even humanity as a whole. I believed that things could not, on a global scale, become fundamentally worse. That there would only be improvement, even though we would witness what looked like setbacks.

I do not believe this anymore. I have lost my optimism, over the last years. My faith has been shattered.

It started with Brexit, and the election of Donald Trump. Those were the big blows. I did not see either one coming, comfortable in my little idealistic bubble. Oh, I knew they were on the table, but I never in a million years believed they could happen.

After that, I would often think, or say, “remember Iran”. You know, those photos from the seventies? Yes. And now. Things can get much worse. Things can go “backward”. Meaningful freedoms can be lost.

Of course all this also has to do with my age. I’m closer to 50 than 40 now. When you’re a young adult, the world you’re living in is the world you’re most familiar with. Your child and teenage eyes turn into adult eyes, and you finally see things as they are, you think, doors open in front of you and you walk forward in life, hopefully with a smile, but at least with a sense of order in the world. Well, that’s how it was for me, in any case.

When you’re in your forties, you see the world change. You slowly use the world of your youth, the one you thought was “the world how it is and is supposed to be”. As years go by I find myself slowly starting to struggle with some of the changes our society is going through. I find myself looking back upon the “good ol’ times”. I pinch myself when that happens.

Brexit and Trump also finished shattering some of my beliefs about technology and the resistance to exploitation of the systems built upon it. I was aware, of course, of the plague of those who would always try to “game the system” in social networks. But I never thought – or wanted to see – that the real-world, political implications, could be so dire. I saw what good could be done, but closed my eyes to the evil. Optimism. Blame the seduction of the full half of the glass.

Then there was the pandemic. If Trump’s election made me fear for the turn our world could be taking when it came to politics, and the value of Truth, the pandemic was here. Here, there, and everywhere. I had seen things going on in Wuhan, but naively didn’t think it could hit us. It hit us hard. It hit me hard. I remember. I was at my chalet with a friend. The first cases had been detected in Switzerland. Friday, March 13th, 2020. We watched the federal government’s announcement. Schools closed. That shook me. It shook me badly. I remember thinking that the world as we knew it was over.

That was two years ago. Here in Switzerland, for most people, we’re gently trying to drift back into the “normalcy of before”. It’s a façade, of course. We know there’s no going back. But life feels back on track. Not quite, though. As if we were in a slightly alternate reality.

I think of those for whom these last two years were “formative” years. It’s not the same thing to go through two years of pandemic when you’re 45, 25, 15 or 5. I think of those, children in particular, for whom post-covid life will be “just life”. For us, older ones, there is before and after covid. The old world, and the new world. But for children, and teenagers, there will pretty much just be a world after/with covid, when it comes to the story of their lives. Just as for me, coming of age in a world where AIDS was already an established threat, the only world I know is a world where AIDS exists.

The pandemic shook me because or the disruption in our lives, the death, the exhausted medical staff, the economic impact – immediate and long-lasting. We are not out of it. And worse that that, it shook me because it brought home the fact that pandemics were possible. This one was bad. But it could have been worse. And there is no guarantee the next one is not waiting around the corner. Actually, it is – just like this one had been waiting around the corner for decades, jumping from bat to bat.

As if the craziness of the first three years of Trump’s presidency hadn’t been enough to drive home that we were living in a post-truth wold, the pandemic allowed us all, wherever we lived, to witness the damage wrought by cognitive bias, conspiracy theories, and capitalist media together.

And now Russia has invaded Ukraine.

I thought the pandemic was bad and would change our world forever. This is worse. Far worse. I never thought WWIII could happen. Now I’m not so sure. And even if it doesn’t, however this ends, the balance of power in the world is going to undergo a major shift. There will be “before”, and “after”, just as with the pandemic. I was 15 in 1989. I remember listening to “France Infos” radio, which gave news every 15 minutes, as the Berlin Wall and Nicolae Ceaușescu fell. The world felt like it was opening. Now it feels like it’s unravelling.

As I listen to news about Ukraine and cry, I realise I’m also grieving for the world I lost, a world I thought had a certain stability I could rely on, a world where autocrats don’t win, pandemics don’t kill six million people and leave so many others broken, where civilians and maternity hospitals don’t get bombed, and where truth prevails.

This shattering is not easy, as I look at it through the lens of my personal life. But however discomforting it is, it also tells me that I have the luxury of such philosophical considerations, rather than fleeing for my life in the cold and fear, and for that I am infinitely grateful.

Tester, observer, ajuster [fr]

Je me rends compte (ce n’est pas une grande découverte, je vous l’accorde) que beaucoup de situations peuvent être abordées en commençant par essayer quelque chose, en regardant le résultat, puis en ajustant l’essai suivant en fonction du résultat obtenu.

C’est une approche itérative. C’est aussi une approche “scientifique” dans le sens où on a une hypothèse (“faire xyz va peut-être résoudre le problème ou avoir tel ou tel effet”), on la teste, on regarde le résultat, et on en tire une conclusion.

Un exemple présent dans mon quotidien c’est celui des méthodes de dosage de l’insuline que l’on utilise dans le groupe Diabète Félin: on donne une certaine dose d’insuline au chat (“tester”), on mesure la glycémie sur quelques jours pour voir quel est l’effet de cette dose d’insuline pour ce chat (“observer”), puis on augmente ou diminue la dose (“ajuster”) en fonction du résultat.

Si vous y réfléchissez, dans le milieu médical on fait beaucoup ça: on donne un médicament, on regarde si ça va, on ajuste en conséquence.

Donc effectivement, cette méthode n’est pas une grande découverte. On l’utilise aussi sans y penser au quotidien, de façon instinctive: combien de temps je dois mettre mon assiette au micro-ondes pour la réchauffer; combien je dois manger ou ne pas manger pour perdre ou maintenir mon poids; combien de temps je dois prévoir le matin pour me préparer à partir au travail; jusqu’où je peux m’approcher des vagues sans me mouiller les pieds. Vous avez d’autres exemples?

Le point commun de ces situations, c’est qu’il est difficile de deviner à l’avance, sans expérience, combien faire ou donner. Combien de temps, combien d’insuline, combien de nourriture. On va donc acquérir de l’expérience en essayant quelque chose, même si on n’a aucune idée si ce “quelque chose” est juste ou pas. On va justement l’essayer pour le découvrir.

Un exemple d’application courant, c’est pour découvrir combien de temps prennent réellement les choses. Le fait de noter notre estimation préalable, et de la confronter après avec la réalité, ça nous permet de faire ensuite des estimations plus justes. Par exemple, je sais maintenant que “faire les courses” pour la semaine, ça me prend deux heures, entre le départ de la maison et la fin du rangement des courses. Je le sais parce que j’ai d’abord essayé de le faire en une heure, et j’ai vu que ça n’était pas possible.

Mais cette approche n’a pas besoin de se limiter aux questions de quantité. Souvent, quand on ne sait pas ce qu’il faut faire, ou quoi choisir, on reste bloqué. On ne fait rien, on ne choisit pas. Alors qu’en fait, en essayant déjà quelque chose et en regardant ce qui se passe, on avance. Je me souviendrai toujours de ce qu’avait dit un des co-fondateurs de la plateforme Blogger au début des années 2000, concernant les difficultés qu’avaient traversées l’entreprise: “ne pas décider est en fait une décision”. Ils étaient coincés, ne savaient pas quoi décider, et donc n’avaient rien décidé, ce qui avait précipité la dégradation de la situation. Avec le recul, n’importe quelle décision aurait été meilleure que cette “non-décision”.

Tester, observer, ajuster: une méthode à garder en tête pour les situations où on ne sait pas “combien”, et aussi les situations dans lesquelles on est bloqués. Souvent il est mieux de simplement “essayer quelque chose”, et regarder ce que ça donne.

Si vous avez des expériences ou réflexions à partager sur ce thème, on se réjouit de les entendre!


La photo? pas de rapport, juste une photo sympa du lac hivernal que j’ai prise l’autre jour!

Avec cette méthode simple, domptez votre paperasse! [fr]

C’est attirant comme idée, non?

Le titre est un peu racoleur, j’avoue. Exprès.

Tout le contraire de ma philosophie habituelle “under-promise, over-deliver“. Mais allez, des fois il faut sortir de sa zone de confort et changer de style.

“Dompter” est un peu exagéré, comme terme. “Garder suffisamment sous contrôle”, c’est mieux, mais moins vendeur. Et si la méthode est, effectivement, simple, la meilleure méthode du monde ne peut rien si on n’arrive pas à l’appliquer.

Et donc, cette méthode?

Depuis plus de 15 ans, j’utilise un simple système de tri alphabétique pour mes papiers, décrit dans le livre Getting Things Done (d’où j’ai également tiré la “règle des deux minutes“). Il vous faut:

  • un tiroir à dossier suspendus (à defaut de tiroir il y a des cartons prévus pour, mais honnêtement, un chouette tiroir bien profond et qui coulisse bien ça rend la vie très agréable)
  • des dossiers suspendus: au moins 26 pour démarrer, un par lettre de l’alphabet (avec les manchons et étiquettes)
  • des fourres plastique (allez, je dirais une centaine, ça dépend de la quantité de paperasse que vous avez)
  • une étiqueteuse (le machin basique à 30-40 francs) ⚠️ c’est vital l’étiqueteuse, ne sautez pas cette étape!
  • de la paperasse à classer.

Préparez les dossiers suspendus: une lettre par dossier, indiquée clairement, de façon à ce qu’en regardant le tiroir on puisse tout de suite arriver au dossier de la lettre désirée.

Ensuite, c’est simple: chaque type de paperasse va dans une fourre plastique avec l’étiquette correspondante. Ça peut être aussi précis ou général que vous voulez. Exemples:

  • AVS
  • Mastercard
  • Contrats
  • Diplômes
  • Factures payées 2020
  • Téléphone mobile
  • Garanties
  • Bail
  • Chats (ou alors, le nom du chat)
  • Séminaire xyz juin 2019
  • BCV
  • Impôts 2022
  • Fiches de salaire

Il n’y a pas de règle pour comment on “nomme” ces regroupements de papiers, ou pour combien de papiers on met dans une fourre. Chacun est libre de choisir les regroupements ou mots-clés qui font sens pour lui ou elle.

On range ensuite la fourre plastique dans le dossier suspendu qui correspond à l’étiquette sur la fourre. Garanties => sous “G”, Contrats => sous “C”, etc.

Pourquoi ça marche? (pour moi en tous cas!)

Ce que j’aime dans cette méthode c’est qu’elle élimine le besoin de hiérarchiser ou de regrouper les différentes thématiques, ou de définir des “méta-catégories”. On utilise simplement l’ordre alphabétique, que l’on connaît bien. Cela signifie que quand on a une nouvelle fourre à ajouter (un nouveau type de paperasse!), on n’a pas besoin de se demander “où” ou “avec quoi” on va ranger ça. On regarde simplement comment ça s’appelle, et hop, c’est rangé. Moins de charge mentale/cognitive!

Un autre avantage, pour moi, c’est qu’il n’y a pas de classeurs, pas de trous à faire. Du point de vue de la manipulation physique, c’est très simple. Donc là aussi, un obstacle en moins (“Damned, où ai-je bien pu mettre la perforatrice?!”)

Ensuite, quand on cherche quelque chose, même si on ne se souvient pas à 100% de ce qu’on aurait pu écrire sur l’étiquette, si on l’a fait en suivant sa propre logique, il y a probablement deux ou trois termes à essayer, et c’est facile de vérifier en regardant dans le dossier suspendu des lettres en question. (Exemple: “Assurance maladie”, c’est certainement sous “A” ou “M”; ou bien, ai-je mis ça sous “Carte de crédit” ou “VISA”?)

De façon générale, cette méthode me plaît car elle est suit la philosophie de “assez d’organisation pour s’y retrouver, mais pas tellement d’organisation qu’on y passe plus de temps que le temps que ça nous économisera quand on cherche quelque chose”. Somme toute, il n’est pas si fréquent que ça qu’on ait besoin de quelque chose qu’on a “rangé dans sa paperasse”. On peut se permettre de passer 5 minutes à faire le tour de quelques dossiers suspendus quand c’est le cas.

Bonus! Factures et paiements

Avec les années, voici ce que j’ai mis en place pour mes factures et paiements.

D’abord, je ne classe pas mes factures une fois payées. Elles vont toutes dans la même fourre plastique, une par année. 😱

Réfléchissez. Combien de fois par an est-ce que vous avez besoin de ressortir une facture spécifique, version papier? Quand on veut savoir si on a payé quelque chose, ou quand on l’a payé, le plus efficace est au final de faire une recherche dans son e-banking. Et si vraiment on a besoin de retrouver la facture papier payée, faire le tour d’une pile où tout est dans l’ordre plus ou moins chronologique pour l’année, même si un peu en vrac, ça prend max 20 minutes. Est-ce que l’effort et le temps de classement de ces factures vaut la peine, si au final on économise une ou deux fois par an 15 ou 20 minutes?

Donc, je prends ma pile de factures à payer (soit je les mets direct dans une pile à payer au fur et à mesure quand j’ouvre mon courrier, soit je prends d’abord la pile de courrier et j’extrais toutes les factures), et je les scanne les unes après les autres avec mon téléphone pour les payer.

A une époque, je mettais sur chaque facture la date. Au début, la date prévue du débit. Puis, pour simplifier, la date du jour où je donnais l’ordre, parce que justement, c’est si facile de retrouver la date du débit dans mon e-banking. Mais le problème c’est que parfois je n’avais pas un stylo sous la main. Et il m’est déjà arrivé de retrouver une pile de factures et de devoir vérifier si je les avais payées ou non.

Donc, la solution (avec crédits et remerciements à mon paternel): une fois une facture payée, faire une petite déchirure en bas de la feuille, comme sur un ticket de caisse. Ça indique que ça a été payé. On peut même faire toute la pile d’un coup. J’utilise d’ailleurs la même technique, maintenant, pour les justificatifs de frais médicaux pour la caisse maladie.

Petite conclusion

On est tous différents, on fonctionne tous différemment, et on a tous des besoins différents en matière d’organisation. Je décris ici ce qui marche pour moi dans l’idée que ça puisse donner de l’inspiration ou des idées à ceux qui le liront. Ce n’est pas “le meilleur moyen” de faire les choses, juste un moyen parmi d’autres. Si vous classez vos factures et que vous aimez ça, si l’idée d’un classement “plat” alphabétique vous donne des boutons, alors n’essayez pas de faire comme moi! Par contre, si vous souffrez chaque mois à mettre vos factures dans un classeur bien catégorisé, si vos papiers à classer restent à l’état de pile grandissante parce que votre système d’organisation vous demande en fait trop d’efforts à mettre en oeuvre, voici peut-être des idées à essayer.

Les commentaires sont à vous si vous voulez nous dire comment vous vivez votre paperasse, et comment vous en faites façon!

Hearing Less: Dealing With Bad Audio Recordings in the Classroom [en]

Taking example on Meryl who has started sharing similar stories on Facebook, here’s a little testimonial of my “somewhat deaf” life.

With my hearing aids, I’m fine for conversations with people (masks make it harder but not impossible unless people are very soft speakers), even in somewhat difficult settings.

But one disastrous context is non-professional recordings played through loudspeakers in echoey classrooms. I honestly can’t understand half of what is being said.

As this is often played through the teacher/trainer’s computer, I’ve come up with a workaround. I’ve bought a mini-jack split cable and an extension cord, so that I can listen to the audio through my headphones while the audio also goes to the classroom loudspeakers.

Note 12.01.2022: sometimes computers have VGA and audio on different sides. Worth having an extra VGA or mini-jack extension for these baffling situations.

This of course requires explaining the situation to the trainer (so far, everybody has been lovely about it), pointing out that I depend on the volume setting on the computer (keep it at maximum), and so they need to use the controls for the room loudspeakers to make it less loud for the class if needed.

Soundcheck recommended! I once forgot, and hadn’t realised the sound was going out through the HDMI cable, and not the mini-jack port!

One annoying situation that arises nonetheless is when trainers interrupt the recording to make a comment. I remove my hearing aids to put my earbuds in, so when the recording is stopped, I fiddle to get my hearing aids back in, and by the time I’m done, sometimes the comment the teacher was making is over! Worse: speaking over the audio of the recording… I miss everything.

But globally it’s a very good solution for me.

I use another workaround in my German class. We have an application which allows us to listen to the audio tracks at home. So when one is played in class, the teacher tells me which number it is and I play it on my phone with the earbuds. My comprehension score for German has gone way up this way! 😁

So there you are, a glimpse into my “less-hearing” life!

Initially published on 15.10.2021 on Facebook