Le matériel de ski, c’est important

[en] I had no idea skiing gear could make such a difference. Between an old pair of skis I was lent and the ones I ended up buying, I went from despair, on the verge of giving up skiing ("I waited too long, I'm too old for this sh*t"), to feeling 19 again, whizzing down the slopes without ever stopping.

…ou comment j’ai dépensé 800CHF pour avoir 20 ans de moins sur les pistes.

Cet hiver, au lieu d’aller en Inde, j’ai décidé de prendre un abonnement de saison et de profiter du chalet pour me remettre au ski. On m’a mise sur les lattes quand j’étais haute comme trois pommes, et jusqu’à mes vingt ans environ c’était ski tout l’hiver, chaque hiver, chaque week-end, toutes les vacances.

Ces presque vingt dernières années, c’est à peine si j’ai mis un jour par an en moyenne les pieds sur les pistes.

Mon projet était de louer du matériel à l’année, vu que je n’avais plus rien. L’amie de mon père m’a prêté son vieux matériel, au hasard (des skis du début du carving), et je me suis dit que j’allais d’abord essayer ça pour voir. Inutile de payer si c’est pas nécessaire!

Première journée: quel enfer. J’avais mal partout. Aux chevilles, aux genoux. Je n’arrivais pas à contrôler mes skis. Ça partait dans tous les sens. Je devais tout le temps faire des pauses, moi qui skiais avant à toute vitesse de l’ouverture à la fermeture des pistes. Déprimant. “Ma vieille, je me suis dit, tu as trop attendu pour reprendre le ski.”

Le lendemain, j’y retourne quand même, avant de déclarer forfait après deux descentes tellement j’avais mal et pas de plaisir. J’étais vraiment dépitée. Je pensais à mon abonnement de saison (c’est pas donné) et je me demandais comment j’allais bien pouvoir l’amortir dans des conditions pareilles.

Après un jour pour me remettre, je décide de mettre en branle le plan “location”. Je prends une paire de skis (+ chaussures) pour la journée, avec l’idée de les garder pour la saison si ça se passe bien.

Quelle révélation! En changeant de skis, j’ai perdu 10 ans! Je peux à nouveau prendre un peu de vitesse, je tourne où et quand je veux, je fais des descentes sans m’arrêter. Je jubile!

De retour au magasin en fin de journée, je déclare haut et fort que je garde ce matériel pour la saison. Mais le gérant du magasin ne l’entend pas de cette oreille. “Vous ne voulez pas plutôt acheter?” Moi: non, budget, machin (j’avais quand même regardé, et j’avais été un peu estomaquée de réaliser qu’une paire de skis neufs ça allait chercher dans les 8-900CHF). Il me propose ceux que j’ai essayés pour 400CHF — et là, il a mon attention. On commence à parler, il me montre ce qu’il a, on parle encore (je n’ai franchement pas la moindre idée comment on peut bien choisir une paire de skis), il m’explique qu’avec un ski plus dur on se fatigue moins à la longue, j’hésite, je réfléchis, on discute encore, et il me dit qu’il a justement une paire de “skis test” pour un des modèles qui me conviendraient bien.

Pas grand chose à perdre, je me dis. Essayons, et je verrai bien si ça vaut la peine.

Le lendemain, sur les pistes, nouvelle révélation! J’ai perdu 10 ans de plus! Je skie comme à l’époque! Je n’en reviens pas. Les skis tiennent bien la vitesse, je peux carver comme je veux (même si j’ai arrêter de skier régulièrement avant l’apparition du carving, j’ai fait beaucoup de snowboard et vite pigé la technique), ils correspondent vraiment bien à mon style de descente.

Il me reste un doute: et si c’était simplement la forme qui revenait? Je reprends les skis de la veille pour une dernière descente: alors qu’ils m’avaient tant plu le jour d’avant, aujourd’hui ils flottaient, partaient dans toutes les directions, et réagissaient comme un plongeoir réglé sur la position la plus molle.

Ma décision est prise: je vais casser la tirelire pour avoir 19 ans de nouveau quand je skie.

Nouveaux skis Salomon 24HRS

Cette aventure a été une grande révélation pour moi: jamais je n’aurais imaginé que le matériel pouvait autant influencer l’expérience du ski. Je suis de ceux qui pensent qu’il est possible de faire de magnifiques photos avec un appareil jetable, et qu’on peut faire de délicieux gâteaux dans un vieux four. Malgré mon job dans la technologie, je ne suis pas une adepte du dernier cri. Je fonctionne à la récup, à l’entrée de gamme, au deuxième main. Certes, je sais que la qualité peut valoir la peine, mais jamais je n’aurais pensé qu’une paire de skis pouvait faire la différence entre être découragée de skier et retrouver mes vingt ans.

Le gérant m’a même raconté qu’il y a des gens qui arrêtent de skier parce qu’ils n’arrivent plus. Ils prennent sur eux, pensent qu’ils sont trop vieux, plus assez en forme — alors que c’est leur matériel qui a dépassé la date limite. Une paire de skis, ça dure 5 ans environ, peut-être un ou deux ans de plus si on achète du bon matériel.

Alors mon conseil: vos skis qui trainent à la cave depuis une décennie, oubliez les (déchetterie!), et louez pour une demi-journée du matériel récent, juste histoire de voir la différence.

A bientôt sur les pistes!

 

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Outrage Management and Precaution Advocacy

[fr] Interview très intéressant concernant la communication des risques. Un risque c'est un danger objectif, et aussi une réaction subjective, "outrage". Les deux ne sont pas liés. On voit des réactions très émotionnelles à des risques très bas, et des risques hauts qui n'inquiètent pas du tout les gens. Il s'agit donc de trouver des techniques pour "calmer" l'inquiétude excessive pour des dangers mineurs (= "outrage management") et augmenter le sentiment de danger pour les dangers qui n'inquiètent pas assez (= "precaution advocacy"). Fascinant.

Listening to an old episode of On The Media, I came upon this super interesting segment about risk communication (titled Terrorists vs. Bathtubs – listen to the piece, it’s just over 10 minutes, or read the transcript).

Brooke interviews Peter Sandman, expert in the field. He presents risk as a combination of outrage and hazard. Hazard is the real danger and outrage is how upsetting it is. There is no correlation between the two, and that is what makes risk communication tricky.

When I was studying chemistry I had a class on risk management. It was one of my most interesting classes, and had I stayed in chemistry, I might have delved deeper into the subject. What I learned (and it changed the way I view the world) is that a risk is a product of a probability (that something will happen) and of the amount of damage if it happens. Peter Sandman adds another dimension to the equation: the human reaction.

Outrage management is what you do when you’re faced with people who are excessively angry or frightened about something that is not that dangerous. Precaution advocacy is what you do to make people more worried/scared about something they are not concerned about enough.

Trust and control play a big role on how much outrage a risk will generate. If I trust you and you say it’s no big deal, I’ll calm down. If I control the risk I’ll be less outraged than when I don’t (quoting from the interview transcript):

Trust is a biggie. If I trust you, I’m going to find the risk that you are exposing me to much more acceptable than if I don’t trust you. If you trust the government to tell you that surveillance is no big deal and they’re gonna do it responsibly, you’re gonna have a different response than if you think the government is not to be trusted. So trust is one. Control is one. If it’s under my control I’m going to be less upset than if it’s under your control. Memorability goes in the other direction. If you can remember awful things happening or you can imagine awful things happening, that makes the risk more memorable, that makes it more a source of outrage. But what’s key here is that outrage has a much higher correlation with perceived hazard than hazard has with perceived hazard.

Peter gives an example of how to manage outrage:

Let’s take a situation that most of your listeners are going to think is genuinely low hazard, like vaccination. But if you’re the CDC or you’re some public health department and you’re dealing with a parent who’s anxious, it’s not mostly telling the parent that it’s foolish to worry about vaccine. It’s much more listening to the parent’s concerns. It’s partly acknowledging that there is some truth to those concerns. The strongest argument in the toolkit of opponents of vaccination is the dishonesty of vaccination proponents about the very small risk that’s real. If you’re 98 percent right and pretending to be 100 percent right, then the advocates of that two percent nail you!

And here’s an example of the opposite, precaution advocacy, when you actually try and increase outrage to encourage people into safer behaviours:

One of the things that demonstrably works well with seatbelts and well generally in precaution advocacy is scaring people. So those scary drivers at movies that, you know, they make teenagers watch actually do a lot of good. Role models work. One of the most effective things in persuading people to get vaccinated against the swine flu pandemic a couple of years ago was when President Obama got his children vaccinated. One  example of a strategy that’s very powerful is if you can get people to do a behavior that doesn’t necessarily make sense to them, because they don’t have the attitude to support that behavior, once they have done the behavior, they begin to wonder why they did it. This is called cognitive dissonance. And, and cognitive dissonance is a very strong motivator for learning things that you wouldn’t otherwise want to learn. A nice example of this is most people who have ever tried to ask people to sign petitions notice that more people sign your petition and then read your literature than read your literature and then signed your petition. They sign the petition to be courteous, and then the act of signing the petition makes them wonder, what did I do, what did I sign? Then they read the literature, in order to teach themselves that what they did made sense and, and to develop an attitude that supports the behavior.

The conversation goes on to talk about the NSA and surveillance and terrorism (this is not long after the Snowden leaks), as well as the narrative around fracking, which Peter has since written about on his website. (His website is full of good stuff, by the way, including musings on his legacy, as he’s pretty much semi-retired.)

What I was really interested in though was this concept of outrage, and how trying to calm outraged people down with facts doesn’t really work.

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The Price of Freedom

[fr] J'ai une voiture. Le prix de la voiture c'est pas juste le prix de la voiture, c'est aussi le prix de la liberté de monter au chalet quand je veux avec mes chats sans avoir besoin d'organiser tout ça à l'avance. Mon monde vient de s'agrandir d'un coup.

Last week, I bought a car.

Pam

I’ve been car-less since spring 2007. Freelance, I didn’t need it anymore to go to work each day, and 500CHF a month that I wasn’t spending on a car I didn’t use was 500CHF I didn’t need to earn.

My life has changed quite a bit now. My family seem to have all chosen to live in places that are hard to get to with public transport. My brother has children. I have two cats that I want to drag to the chalet more often.

But I was reluctant. My life is simpler without a car. I just take public transport. I don’t wonder whether it makes sense to take the car or not. That’s a decision I’m spared. When I had a car previously, I used it all the time, even to go to the shop 2 minutes away. I don’t want to start doing that again.

I also wondered if it was worth the expense. Would I really use it that much?

But by having a car, I’m not just paying to have a car. I’m paying to have the freedom to go to the chalet with my cats without having to organize transport beforehand. I’m paying to have the freedom to go and see my nephew and niece without having to ask my brother to pick me up and bring me back to the train. Same for eating at my Dad’s. I don’t have to worry about when the last train runs.

It’s like people who buy the “abonnement général” — a yearly pass for public transport. They might not actually travel that much, but it gives them the freedom to hop on the train whenever they feel like it. Like I do with my bus pass, actually. I’m sure there are months where I don’t do 70CHF worth of bus travel. But I like not wondering if it’s worth buying a bus ticket.

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Somewhere: Better Than LinkedIn

[fr] Somewhere, c'est bien mieux que LinkedIn.

It’s no secret that I’m not a fan of LinkedIn. Sure, it’s a good place to keep your resumé up-to-date (paper? are you kidding?) and display your network (though Facebook and Twitter do that very well too).

I know some people get a lot out of LinkedIn, but it never clicked for me. I find it dry and boring.

I bumped into Somewhere yesterday, through Stowe‘s article on GigaOm: Somewhere is the LinkedIn for the new way of work. I’d say Somewhere is the beautiful bastard child of LinkedIn, Pinterest, and a blog.

Somewhere profile sbooth

It’s very visual. Basically you share information about your work life/profile in 250 character snippets accompanied by a photo. Your profile looks like a collection of cards (here is my profile). You can imagine what a challenge this is for me. I usually don’t even illustrate blog articles, and my work in general isn’t very visible. Most of the time it took me to add my first two “sparks” (that’s what the cards are called) was figuring out which photo to use and digging it out.

But the principle is great. And I think it’ll be of particular interest to freelancers. Right?

You should try it out. I have an invite code (J0rMyZH2) but it seems to not work (let me know if it does). Otherwise you can head over to Swiss Miss who has a working signup link in her article.

Now I just need to figure out how to change that frowny profile photo I initially picked.

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The Simple Life

I’ve been at the chalet since December 29th. I like it here. I’ve been “down” 5 times: once to see a new client in Zurich (more about that in the weeks to come), once to bring a car back to Lausanne, once to get my nails done, once to get an MRI done (wrist, nothing too bad), and once for a foundation board meeting.

Chalet et Grand Muveran

My life is simple here. Few possessions, few activities, few people, few responsibilities. The Paradox of Choice in reverse. As I’ve often noticed in the past, freedom is in fact in all that you can’t do.

That’s why people go away on holidays. There’s stuff to do on vacation, of course, but there is so much more from the daily grind that you can’t do.

Here I eat, take care of the cats, go skiing, buy food, fool around on the computer with my slow 3G connection (when I’m lucky, otherwise it’s Edge, or nothing), do some work, sleep.

But this state does not last. I’m already starting to make connections here. I’m starting to know people. I go to the café in the village which has great chocolate cake and wifi. I’ve been through this when I lived in India: within a few months, I’d reconstructed for myself a life full of things to do, of people, of meetings, and activities. That’s how I am — I cannot remain a hermit for very long.

At the end of the week I’m going back to my city life. I’ll miss how easy it is here to talk to people. I’m not from here, but I feel like I fit in. I like the outdoors. I like my clothes comfortable and practical before pretty. I don’t need a huge variety of restaurants, shops, night-clubs, or theatres to make me happy.

I know I’ve already mentioned it, but my life slows down when I come here. Even with an internet connection. I try to bring this slowness back into my life in Lausanne, but it’s difficult. Specially as things will be a rush next week: I’m hosting a WordPress meetup workshop on Tuesday evening, then there is Lift, then I have a friend visiting, then I’m coming back up here :-) for a few days. The week after that will see me back in Zurich…

As I write this, maybe what I get here (or elsewhere on holiday) that is hard to get in Lausanne is long stretches of time with no outside commitments. No meetings, no appointments, no travel. Just weeks ahead with nothing else to do but live and ski.

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C’est le moment de voter!

[en] Two UDC "initiatives" on the voters' menu: one to remove abortion from basic health insurance, and another one to "stop massive immigration". Vote no to both, of course.

Je suis toujours à la montagne, et j’ai profité d’un petit crochet en plaine hier soir pour ramener mon matériel de vote. Le 9 février approche!

Enveloppe de vote.

Deux initiatives UDC au menu:

Consignes de vote pour scrutin du 9 février 2014.

Les consignes de vote sont assez claires, et l’unanimité des différents partis (non-UDC, s’entend) pourrait nous encourager à céder à la tentation de négliger notre devoir civique. Personnellement, j’avoue que la dernière initiative UDC “contre les familles” (et son succès avant votation) m’a pas mal secouée de ma torpeur.

Comité d'initiative contre le financement de l'avortement par l'assurance maladie de baseSortir l’avortement de l’assurance de base. J’avoue que la page “arguments du comité d’initiative” me donne juste envie de vomir. Je résume les raisons pour lesquelles on va massivement voter contre cette initiative rétrograde:

  • obliger les femmes ayant fait le choix d’une IVG à la payer elles-mêmes ne diminue pas le nombre d’IVG, mais simplement le nombre d’IVG en milieu hospitalier (bref, le retour aux dangereuses méthodes de grand-mère)
  • les grossesses non désirées sont l’affaire des femmes et des hommes (mais oui, faut être deux, vous savez?), donc la solution de “l’assurance privée” pour les femmes désirant être couvertes pour une éventuelle IVG (parce qu’on planifie ça… ouais, d’ici 2-3 ans je me ferais bien avorter), c’est juste… j’ai pas les mots.

On a besoin que l’avortement soit couvert par l’assurance de base pour s’assurer que toute femme qui a besoin d’avoir recours à cette intervention puisse le faire dans de bonnes conditions. On voit bien aux arguments des partisans de l’initiative qu’on est en fait dans une lancée anti-avortement. Si cette initiative passe, soyez assurés qu’il y en aura d’autres derrière. Ne vous laissez pas avoir par son caractère faussement bénin: “on veut ‘juste’ pas que ce soit couvert par l’assurance de base”.

Immigration de masse

Quant à la soi-disant immigration de masse… un petit coup d’oeil aux arguments du comité d’initiative suffit pour voir qu’on fait porter le chapeau aux “étrangers” pour tous les maux: le transports publics bondés, le chômage, les loyers, bref, si le monde va mal, c’est à cause des étrangers. Je ne vous ferai pas l’insulte d’argumenter contre cet étalage de xénophobie primaire. Affaire classée.

Update: et bien sûr il faut voter OUI au FAIF!

Update 2: à lire aussi, l’article de ClaireNon à une initiative rétrograde

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Un blog, à quoi bon? Meilleur SEO et meilleur réseautage

[en] Why blog? If you're trying to increase your digital footprint, or make yourself known as a small business owner, blogging is a rather efficient way to do this. It helps you accumulate search-engine-friendly content while reinforcing and extending your network -- and the word-of-mouth that goes with it.

Want to get started? Head over to WordPress.com. And if you're in Lausanne or Geneva, I'm hosting a workshop on blogging with WordPress on Tuesday February 4th, just before Lift14 Conference.

Dernièrement je me suis trouvée prise dans une discussion sur l’utilité (ou l’inutilité présumée) du blog. Le contexte: faire connaître en ligne une petite entreprise.

Pour se faire connaître en ligne, en dehors des moyens marketing “traditionnels” (“se médiatiser en 2.0“, en somme), je dirais qu’il y a deux axes:

  1. avoir du contenu trouvable à travers un moteur de recherche
  2. avoir un réseau qui multiplie le bouche-à-oreille

Un blog peut servir aux deux. Il n’est ni nécessaire, ni suffisant — il y a d’autres moyens — mais il a un très bon rapport “énergie/effet”. Du coup, c’est généralement ma première réponse à toute question du genre “comment je me lance?” — écris déjà un blog.

Prenons donc ces deux axes l’un après l’autre, même s’ils sont liés.

Etre bien placé dans les moteurs de recherche

En premier lieu, il faut comprendre comment fonctionne un moteur de recherche dans les grandes lignes, et si on a un “site vitrine“, s’assurer qu’il fait déjà les choses bien:

  • du contenu pertinent par rapport aux termes de recherche pour lesquels on veut être placé
  • des titres de page et de rubriques comportant les mots-clés les plus importants
  • absence d’obstacles côté “technique” (bon balisage, accès autorisé aux robots, serveur raisonnablement réactif, pages accessibles, titres en texte et non “en images”…)

On oublie souvent que le placement dans les résultats de recherche, c’est toujours par rapport aux termes de la recherche. Par exemple, mon site web professionnel se retrouve placé différemment pour “consulting en blogs” ou “stephanie booth“. Allez regarder le contenu du site, et vous comprendrez pourquoi.

Un autre élément extrêmement important pour l’optimisation du placement dans les moteurs de recherche, ce sont les liens entrants vers un site ou une page. Par exemple, faites une recherche google pour le nom de Brigitte Djajasasmita. Vous allez trouver parmi les premiers liens son profil linkedin et son blog, avant la page que je lie ci-dessus. En effet, celle-ci est plus récente, vu qu’elle a été créée dans le cadre de la formation qu’elle suit en ce moment, et moins bien “imbriquée” dans le tissu du web par des liens en provenance d’autres sites. Là, en faisant un lien vers cette page en utilisant comme “texte de lien” son nom, j’améliore le placement de cette page dans les résultats pour une recherche sur son nom. Mais attention: je ne le contrôle pas, je peux seulement tenter de l’influencer.

Alors, le blog là-dedans?

Le blog, c’est une usine à contenu que les moteurs de recherche adorent. Les articles sont généralement relativement courts, mais pas trop, ils ont un titre qui se rapporte bien à ce dont ils parlent (si on fait pas n’importe quoi), et ils ont une page rien qu’à eux où ils sont accessible jusqu’à la nuit de temps (le permalien). Ça encourage les liens entrants, la garantie d’une URL stable. La thématique d’un article est aussi généralement assez précise, ce qui fait qu’il risque fort d’être très bien placé pour la recherche qui lui correspond, et la page du blog change sans cesse, ce qui prouve à Google et consorts que le contenu est bien frais (ils adorent).

C’est beaucoup plus facile de mettre du contenu dans un blog que dans un site, parce qu’on n’a pas à se poser la question du “je mets ça où?” — sur un blog, ben on blogue, et ça vient se mettre en haut de la page, c’est automatiquement rangé par date, et par catégorie/tag si on utilise ça. Dans un site hiérarchique classique, il faut d’abord se prendre la tête pour savoir où on va bien pouvoir ranger ce qu’on compte écrire. Et souvent, faute de trouver un bon endroit, on ne l’écrit pas.

Avec un blog, on crée donc du contenu “annexe”, en rapport avec la thématique qu’on veut mettre en avant, qui est d’une part un attracteur à recherches et d’autre part un attracteur à liens.

Faire marcher le bouche-à-oreille avec un bon réseau

Le blog va aussi se rendre utile pour augmenter l’efficacité de son réseau et l’étendre, ainsi que pour favoriser le bouche-à-oreille en ligne.

Alors c’est clair, le réseautage est d’abord une affaire d’humains. Mettre des gens en relation, chercher à leur être utile, se faire des amis… c’est la base. Facebook et Twitter sont extrêmement utiles pour garder sous forme numérique les liens que l’on crée et les entretenir par petites touches (ou grandes…).

Alors, le blog?

Voici certaines caractéristiques du blog qui en font un “booster de réseau”:

  • le ton personnel qui rend le blogueur humain et approchable
  • les commentaires qui invitent au dialogue, à l’échange (pour de vrai!)
  • l’accumulation de contenu qui finit par démontrer l’expertise du blogueur, et ainsi encourager la confiance
  • les liens sortants vers d’autres blogs ou sites qui peuvent alerter leur auteur à l’existence du blogueur
  • les articles à thématique ciblée et bien référencés (voir plus haut) qui peuvent servir de “premier point de contact” pour une relation à naître
  • des informations utiles pour le lecteur, qui s’en trouvera reconnaissant et voudra peut-être en savoir plus sur leur auteur
  • une publication plus ou moins régulière qui a une chance de fidéliser un lectorat.

Le blog a aussi l’avantage, comparé à Twitter et Facebook, de présenter du contenu qui dure. Vos tweets et statuts Facebook sont enterrés en quelques heures, tandis que vos articles de blog seront encore là après des mois ou des années.

En résumé: si pour une raison ou une autre vous cherchez à augmenter votre empreinte numérique, à vous faire mieux connaître en ligne, démarrer un blog ne coûte pas grand chose qu’un peu de votre temps. Filez chez WordPress.com vous faire un compte et lancez-vous (et vous pouvez utiliser le même WordPress.com pour faire un bête site-brochure, d’une pierre deux coups).

Reste la question de savoir ce qu’on va bien pouvoir écrire, dans ce blog. Pour certains, ce n’est pas l’inspiration qui manque. Pour les autres, ce sera l’objet d’un prochain article, celui-ci étant déjà bien assez long!

Update: sur le même sujet, l’article “Pourquoi avoir un blog?” de Claire, qui donne quelques exemples sympas.

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LeWeb13: Kevin Marks, The Web We Found

The Web that Kevin found 10 years ago and how it is changing now. Left Apple in 2003 selling stock for $10 and joined Technorati, switched to LAMP. The browser war was over, IE6 had won, XML was replacing HTML.

LeWeb'13, Kevin Marks

Was everything over? Not really.

Webkit. The hegemony was not really there. Mobile: Sidekick. steph-note: I used to chat with Kevin at the time while he was on his sidekick commuting to work.

Did we have a social web 10 years ago? We did. Friendster. Realtime? Not really. Google updated their index once a month in the Google Dance.

They way you got to things on the web were portals.

What changed? Blogging. A parallel social web overlaid on the web we were all using. Personal publishing pages connected to each other and updated in minutes. Technorati was indexing that. Minutes rather than once a month.

The key thing were interoperable open specs. Over the next 10 years new devices came along. The Sidekick was ahead of its time, but these new devices all started out with a good web browser, and the apps came later.

Blogging was absorbed into social silos: Twitter, Facebook, Instagram etc. More streamlined but more constrained.

Mobile has now displaced desktop. Biggest OS = Android. IE is now irrelevant.

In 2013, social is consolidated silos. Links spread rapidly, hashtags bridge them.

Myths:

  • Apps will replace the web
  • Facebook is your website — you still should have your website
  • Mobile is some special different thing than the web that we had before

The App is just a browser that only works on one site. steph-note: I’ve always seen them like that.

Facebook is the new portal. Starting to feel like Yahoo a few years ago. We work around it.

Mobile screen resolution has caught up (more pixels than your laptop at times). Distinction of small and large screens is not as binary.

Long-term view:

  • open outlasts companies: we’ve seen companies come and go, but open protocols are still there
  • open protects people, they aren’t trapped in the destiny of a company; an open flow of data between sites protects you; open protocols is also why we now have all these devices (Webkit lay the seeds for Chrome and the iOS browser)
  • open saves effort

IndieWeb: your own website, developers making tools, using silos to connect. Connecting across silos and becoming resilient against any one of those going away.

Principles:

  • you should own your own data, have a website which is not a Facebook page or a Google Plus page
  • you should have visible data; what made Google and Technorati possible was that web pages were visible and indexable and shareable. Social silos going up are taking this away. You can’t crawl Twitter anymore. Bits of Google Plus you can’t crawl either.
  • POSSE: publish own site syndicate share elsewhere steph-note: what us bloggers are doing

Make tools for you, not tools you think somebody else will use. If you don’t use it nobody else will. Cf. Odeo.

Document. Say what works. Open Source what you make.

If you’re a company an hire a developer to work on an Open Source project, and they leave the company, they might continue to work on the OS project and contribute code. A project in a company is only going to last as long as the management chain understands the roadmap — fragile.

Design and UX are most important. Protocols come later.

Be modular. Don’t try and build everything. Use silos and swap pieces out.

The Long Web. Are you making something to last or to disappear? Expect it to last. Don’t destroy history. Spread copies elsewhere. steph-note: blogging again

Bet on the Web: open outlasts closed. Make infrastructure.

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LeWeb13: Ramez Naam

Wiring the human brain. Sending information from one’s person mind to another. Nexus: mankind gets an upgrade.

LeWeb'13, Ramez Naam 2

Keanu Reeves “I know Kung Fu”.

Working circuit printed on human skin, with sensors & ambient supply. Google glass style contact lenses. Pill cam, in use since 2008 in thousands of patients (clinical trial). 3 cameras taking 30fps from inside you.

Let’s go beyond that and talk about the brain. Internet of things: the “thing” we’re the most concerned about is ourselves.

Cochlear implants. 200K people that no hearing aid can help. Data sent directly to the brain.

First motivation for these “cyborg” technologies is medical.

Also progress for sight. Man who lost an eye at 18, and the second (accident) a year later. Now he has a CCTV camera on his glasses. Limited mobility vision. Can very carefully park a car. 16px by 16px grid. Terrible, but a quantum leap up from 0px, and a proof of concept: we can send digital vision to the brain.

Another man, paralysed from the neck down and vocal cords destroyed by tracheotomy. Electrode in motor area of his brain allows him to type on computer.

Damaged hippocampus tissue can be replaced by chip.

Increasing performance in certain tasks in monkeys (Planet of the Apes).

Two monkeys in two rooms with electrodes in their auditory cortex, connected. One monkey hears one sound, the other hears the same sound and knows what it means.

Rats: one is trained to respond to a series of lights => specific lever. Second rat performs much better on the test than if he had no prior knowledge. (Thousands of km away.)

Two computer scientists playing a video game as a single player thousands of miles away.

Hippocampal bridge: prior knowledge of the maze for a second rat.

This is far ahead, more than 10 years.

Issues: this is your brain. Who wants to play with it? If you’re blind of deaf, benefits can be great, but if you’re healthy… ahem.

Digital stuff never malfunctions and is never hacked. (NOT)

You don’t want the NSA in your brain either…

All that said, Ramez is very optimistic, because of the history of information technology.

The printing press increased the pace of innovation and scientific progress. Newton was able to write his book only because he was able to absorb the ideas of hundreds of others before him through books. And printing allowed him to spread his ideas to hundreds and thousands of others.

Increase our ability to spread ideas => more ideas. Also, democratisation of knowledge. Changed the relationship between the government and the governed.

Even the idea of civil rights was only made possible by the cheap distribution of new disruptive ideas.

See things through others’ eyes? Maybe literally possible in the future.

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LeWeb13: Brady Forrest

Brady has dived into hardware during the last year.

It all began with the Arduino. Almost an accident in the way it changed the world. Open-sourced, cheap. Designed for students.

Now is a great time for experimentation with hardware. That’s why we have the quantified self, and connected homes…

Prototyping is now “solved”. Anybody can prototype a hardware project. Don’t even need to know basic code.

Circuit Stickers. Stickable circuits that you can put all over the place. Crowdfunded. Trouble shipping. Building and shipping thousands of products is hard. Prototyping is just the beginning. You can’t walk into a factory, show a prototype and have it made.

That kind of scale requires rigour, teaching other people how to build your complex product perfectly thousands or millions of time.

LittleBits. OSHWA.

Open Source hardware business models. Challenge: being copied. Challenge 2: the prototype is not your documentation. AWS for manufacturing.

Third, products like SmartThings or ThingSpeak. Gadgets that don’t talk to each other. Need for open APIs.

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