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L’orthographe du numérique

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Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

La métaphore vaut ce qu’elle vaut (il est encore tôt le matin pour moi alors que j’écris cette chronique), mais voici: si l’on vit dans un monde où l’écriture a son importance, l’orthographe (et un soupçon de grammaire et de syntaxe) est une compétence de base pour pouvoir être à l’aise dans l’utilisation de l’outil “écriture”. (Je vous remercie en passant, chers lecteurs, de bien avoir l’indulgence de me pardonner l’horrible phrase boiteuse que je viens de vous asséner.)

En clair: si un tant soit peu de maîtrise technique de la langue est utile à celui qui a besoin de s’exprimer par écrit, un tant soit peu de maîtrise technique de l’ordinateur est bien utile à celui qui désire l’employer avec aisance, à plus forte raison pour plonger dans le monde des médias sociaux.

Difficile en effet de vanter les mérites du blog ou du chat à celui ou celle qui doit chercher chaque lettre sur son clavier. Difficile aussi de jongler entre Twitter, Facebook, Tumblr, son blog, une fenêtre de chat, et peut-être l’article qu’on lit, si on est enchaîné à sa souris et à l’interface graphique pour chacun de ses mouvements (comprendre: si on n’utilise pas de raccourcis clavier). Difficile d’explorer, d’essayer de nouveaux programmes et services, si on ne comprend pas vraiment ce que c’est qu’un programme et quelle relation il entretient avec le système d’exploitation.

Et j’irais même plus loin, avec Douglas Rushkoff, qui s’inquiète de l’absence d’initiation à la programmation dans le cursus scolaire américain: pour ne pas être complètement dominés par ces outils qui habitent nos vies et prennent inexorablement de plus en plus de place dans notre culture, il est indispensable de comprendre un tant soit peu comment ils marchent.

Alors, à l’heure où le buzz se concentre sur tel ou tel nouveau service qui va révolutionner le monde, il est vital de ne pas perdre de vue la base de cette culture numérique:

  • apprendre à taper sur un clavier de ses dix doigts, si possible sans regarder
  • être efficace avec son ordinateur, en abandonnant autant que possible la souris (raccourcis clavier PC et Mac)
  • comprendre suffisamment le fonctionnement de sa machine et d’internet pour ne pas être complètement déstabilisé quand quelque chose ne va pas comme prévu.

Vous préférez une métaphore mathématique? On ne peut pas résoudre agilement des équations si on ne maîtrise pas les fractions..

(Allez, je sens que je m’enfonce avec mes métaphores — je vous souhaite une bonne semaine!)

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Médias sociaux: ne pas tout lire

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Une plainte courante concernant les médias sociaux est le temps que ça prend. Tous ces réseaux, tous ces “amis”, toutes ces publications… on n’arrive plus à suivre!

Le secret est qu’il ne faut pas chercher à suivre.

Prenez Twitter, par exemple, ou votre fil d’actualités Facebook. Au début, quand on a dix personnes dans son réseau, et qu’on découvre l’outil, on s’amuse peut-être à tout lire. Mais rapidement, si on ne veut pas saturer et rejeter l’outil complètement, on commence à traiter ce flux de nouvelles comme une station radio qu’on allume de temps en temps. On plonge dedans pour quelques minutes quand ça nous chante, et voilà.

Même pour les blogs auxquels vous vous abonnez par RSS, il faut faire ce genre de choix. On ne peut pas tout lire, pas tout faire, pas tout écouter. Peut-être qu’il y a une poignée de blogs que vous lirez religieusement, et quand au reste, vous feuilletterez numériquement feedly et autres paper.li pour en faire le tour.

On est souvent obsédé par l’idée de rater quelque chose, dans ce monde où tout est à portée de nos doigts et où tout bouge si vite.

Mais non. Concentrez-vous sur la construction d’un bon réseau. Connectez-vous aux personnes qui comptent pour vous, dont vous trouvez les idées intéressantes, qui vous enrichissent. Et faites ensuite confiance à ce réseau pour amener jusqu’à vous ce qui est important dans votre monde.

Alors souvenez-vous: vous n’avez pas besoin de tout lire.

L’e-mail, par contre, c’est une autre histoire — et l’objet d’une autre chronique.

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L’entreprise sans voix

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Pour ne pas aller dans le mur lorsqu’on met les pieds dans les médias sociaux, il est important d’apprendre (ou de réapprendre) à parler comme un être humain.

Corollaire: il est beaucoup plus facile pour une personne d’avoir une expérience enrichissante dans les médias sociaux que pour une entreprise.

Etre en ligne, c’est laisser s’exprimer sa voix. L’humain a une voix, mais pas l’entreprise — si ce n’est la somme des voix des différentes personnes humaines qui la composent. Mais celles-ci, en règle générale, sont muselées par la politique de non-communication de l’entreprise. Je dis non-communication, car trop souvent, tous ces efforts pour “communiquer” servent surtout à ne rien dire. Vous trouvez fascinante la lecture des communiqués de presse et des brochures promotionnelles, vous?

(Je suis en train de relire le Cluetrain Manifesto en préparation à la formation que je donne cette semaine… comment ça, ça se sent?)

Soyons concrets. Pour se mettre à Twitter ou ouvrir un blog, il est beaucoup plus facile de se lancer en tant que personne qu’en tant qu’entreprise ou institution. On trouvera plus vite sa voix (et aussi sa voie), on sera moins retenu par les questions politiques, et on jouira des conversations authentiques et connexions qu’on y fera.

L’entreprise, elle, ne peut vraiment parler avec personne. Elle ne peut que demander à ses humains de parler pour elle — comme une coquille vide si elle tente de les contrôler, ou comme des personnes riches, sensibles, et complexes si elle leur fait cette confiance.

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Gérer les attentes

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J’entends souvent des gens se plaindre qu’entre l’e-mail, les téléphones mobiles, Facebook, Twitter et que sais-je, ils sont assaillis (voire harcelés!) de tant de messages qu’il ne leur est plus humainement possible de tous leur répondre — ou simplement de gérer un tant soit peu ce flux incessant de sollicitations.

Lorsque j’ai inauguré cette chronique l’an dernier, ce n’est pas par hasard que j’ai commencé par vous donner quelques trucs pour ne pas vous faire submerger par votre e-mail. J’ai aussi insisté quelques mois plus tard sur la nécessité de poser des limites face aux sollicitations quasi-infinies du monde extérieur, et plus particulièrement du monde en ligne.

Aujourd’hui, c’est sur l’importance de gérer les attentes d’autrui concernant votre disponibilité que je voudrais insister.

Premièrement, il vous faut être au clair de vos préférences et de vos limites. Comment préférez-vous qu’on vous contacte? Voulez-vous des e-mails, ou au contraire, des appels téléphoniques? Dans quel cas? Faut-il vous envoyer un message privé via Facebook ou LinkedIn, ou surtout pas? Surveillez-vous religieusement les invitations d’événements ou les demandes d’ajout sur Facebook, ou non? Utilisez-vous Twitter? Est-ce un moyen efficace de vous contacter? Etes-vous plutôt SMS ou boîte vocale?

Il y a une myriade de raisons de vous contacter, et non moins de canaux pour le faire. Certains sont plus appropriés à certaines situations que d’autres — et par-dessus ça, il y a vos préférences et habitudes personnelles dont il faut tenir compte.

Par exemple, j’aime Twitter et les SMS pour leur brièveté — c’est un moyen assez idéal de me joindre pour des choses urgentes. Pour mes échanges avec mes clients, je préfère l’e-mail, qui laisse une trace de ce qui a été dit. Quant à mon téléphone, je le décroche rarement lorsqu’il sonne (contrairement à ce qu’on pourrait penser, je n’aime pas les interruptions) et ce n’est donc pas un bon moyen de me joindre — mais je rappelle, en général. Pour les petites choses durant les heures de bureau, le nec plus ultra reste la messagerie instantanée, peu intrusive mais… instantanée quand même.

Et vous, comment fonctionnez-vous?

Le tout est ensuite de rendre tout ça explicite. Les gens qui cherchent à vous joindre ont peut-être d’autres préférences ou habitudes que vous. C’est ainsi que vous ménagez leurs attentes: indiquer clairement votre mode de contact préféré sur vos cartes de visites, votre site, vos comptes Facebook et LinkedIn. Mettre là où il est possible des réponses automatiques ou des instructions, par exemple sur votre e-mail et votre boîte vocale. Vous pouvez aussi profiter de ces canaux-là pour donner des informations utiles à votre interlocuteur: où trouver le descriptif de vos services, si vous êtes disponible ou non pour de nouveaux mandats, comment faire une demande de devis…

Une fois qu’on commence à comprendre la complémentarité des différents modes de communication à disposition, qu’on apprend à connaître ses préférences, et qu’on “coache” ses interlocuteurs pour qu’ils en fassent le meilleur usage possible, cette multiplication des points d’entrées cesse d’être une malédiction et finit par nous simplifier la vie.

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Lisez le Cluetrain Manifesto

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“Lisez le Cluetrain Manifesto!” Voilà mon refrain, que je répète comme un vieux disque rayé depuis des années.

Je l’ai lu tardivement, ce Cluetrain Manifesto, qui a fêté l’an dernier ses dix ans. En 2006 je crois, ou peut-être 2007. Blogueuse de longue date, voyez-vous, je ne pensais pas qu’il m’éclairerait beaucoup. J’avais bien entendu lu les 95 thèses du manifeste qu’on trouve facilement en ligne (elles sont d’ailleurs traduites en français), et… c’était quelque part entre “c’est évident” et “je ne vois pas vraiment l’intérêt”.

Et puis j’ai lu le livre. Quelle révélation! Effectivement, mon expérience en ligne me rendait déjà tout acquise aux thèses que défend le Cluetrain, mais sa lecture m’a donné le vocabulaire qui me manquait pour mettre en mots tout ce que je croyais. A sa lecture, les pressentiments informes ont fait place aux arguments solides. Je pouvais enfin expliquer en quoi internet changeait fondamentalement les règles du jeu, et pourquoi les blogs (et autres outils en ligne “sociaux”) étaient si importants.

Que vous regardiez la culture en ligne comme un objet bizarre, ou qu’au contraire vous soyez tellement immergé dedans que vous peinez à expliquer vos évidences à “ceux du dehors”, je ne peux que vous encourager à prendre la peine de lire le Cluetrain Manifesto. Il peut être lu gratuitement en ligne dans son intégralité, mais personnellement, j’ai un faible pour le format papier quand il s’agit d’écrits de cette longueur. C’est quand même plus agréable de pouvoir se vautrer sur le canapé avec un bouquin que de rester vissé des heures à lire sur son écran. (Enfin, chacun son truc. Je préfère le canapé.)

C’est en anglais, mais lancez-vous quand même. C’est drôle, c’est bien écrit, c’est irrévérencieux, c’est plein d’anectodes. Il y a certes eu une traduction française mais celle-ci est épuisée. (“Liberté pour le net” chez Village Mondial, quelqu’un connaît l’éditeur? Je ne suis pas fan du titre, j’avoue, “Le manifeste des évidences” c’est nettement plus heureux, comme choix.)

Il y a plusieurs années de cela, coincée à une conférence sur les blogs un peu raide, et frustrée de me retrouver dans des conversations stériles avec des dirigeants d’entreprise qui m’expliquaient avoir tout compris aux blogs (“c’est très bien les blogs, il faut juste complètement contrôler ce que les employés écrivent”), un ami et moi plaisantions que nous aurions mieux fait de venir avec une pile d’exemplaires du Cluetrain Manifesto à distribuer, plutôt que de se fatiguer dans des dialogues de sourds.

Aujourd’hui, j’ai mon petit stock au bureau, à donner à amis et clients. Je viens d’en faire l’expérience dans un autre domaine: il y a toujours plus de chances qu’on lise un livre si on l’a déjà entre les mains, plutôt que si on doit aller l’acheter ou le commander.

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Twitter et les SMS: riches de leurs contraintes

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Les SMS et Twitter (qui est à la base un service construit sur le SMS, en passant) doivent leur utilité et leur efficacité aux contraintes qu’ils imposent. Dans notre monde d’abondance et de surenchère de liberté, on voit souvent les contraintes comme quelque chose de négatif. On veut toujours plus, toujours mieux, sans limites. Pourquoi s’amuser à envoyer des messages sur Twitter, limités à 140 caractères, alors qu’on pourrait envoyer un e-mail ou publier un article sur un blog, sans limite de longueur?

Tout comme les contraintes stimulent la créativité, elles peuvent également être source d’efficacité dans la communication.

Si j’encourage les gens qui veulent prendre contact avec moi à utiliser le SMS ou Twitter, c’est parce que je sais que le message ainsi reçu sera court. Il sera vite lu. Il ira droit au but. Il sera simple. Et ma réponse, aussi, pourra être du même ordre.

Ce qui paraît être une contrainte pour celui qui envoie le message devient ainsi un avantage pour la personne qui le reçoit. Finis les messages vocaux interminables sur le répondeur, les e-mails qui tournent en rond avant de finalement daigner nous dire de quoi il en retourne. C’est l’expéditeur du message qui fait, en amont, un peu de travail pour le rendre plus digeste. Mais finalement, c’est bien lui qui cherche à se faire entendre…

Evidemment, ce type de communication un peu court et sec, purement utilitariste, n’est pas adéquat en toutes circonstances. (Ruptures amoureuses, SVP: on fait ça en face à face, même en 2010. Oui oui, c’est plus difficile. Mais l’autre mérite bien l’effort — en général.)

Je pense que c’est entre autres à mon utilisation de ces canaux de communication alternatifs (on pourrait y ajouter également la messagerie instantanée, qui à la brièveté ajoute un élément de co-présence, rendant le dialogue possible) que je dois de ne pas être submergée d’e-mails et harcelée de coups de fils.

D’autres moyens de communication jouent sur leurs limitations: le bon vieux téléphone, par exemple. Oui, il n’a toujours pas été supplanté par le “vidéophone”, même si la technologie est là depuis longtemps. On aime pouvoir téléphoner en pyjama, sans être sous le regard de l’autre.

La messagerie instantanée, par rapport au téléphone, ne nous met pas en contact vocal direct, mais est du coup bien plus tolérante des silences et même des interruptions sommaires de communication. On se retrouve pris par autre chose au milieu d’une conversation, la connexion internet a un hoquet, et hop! conversation abandonnée en cours de route. Limitation, mais aussi avantage.

Avoir à sa disposition toute cette riche palette de modes de communication avec autrui, plus ou moins limités, plus ou moins propices et efficaces dans diverses circonstances (y compris la discussion autour d’un café!) est précieux pour maintenir — ou approfondir — les liens avec notre entourage.

Alors oui, on pourrait le faire sans. Mais imaginez: sans téléphone ni courrier postal, ne trouveriez-vous pas un peu plus laborieux de rester en contact avec les personnes qui composent votre monde?

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Google: quelques trucs pratiques

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La grande majorité des gens ne savent pas utiliser un moteur de recherche. Enfin, pas efficacement. Le moteur de recherche, c’est la porte d’entrée de l’internet-bibliothèque, et il est à mon avis indispensable aujourd’hui de savoir s’en servir de façon compétente.

La recherche est un art, et comme pour tout art, la maîtriser prend du temps. Quelques conseils, cependant.

  • prenez un moment pour comprendre comment fonctionne un moteur de recherche: ce n’est pas de la magie — le moteur de recherche prend les mots que vous tapez dans la boîte, et cherche les pages qui les contiennent, en les hiérarchisant à l’aide d’un algorithme complexe
  • les mots clés ne sont pas des incantations ou des formules magiques; imaginez la page que vous cherchez: quels mots pensez-vous qu’elle contient, et qui pourraient la distinguer d’autres pages qui ne vous intéressent pas?
  • essayez avec plus de mots clés (recherche précise) mais aussi avec moins de mots-clés
  • apprenez à combiner les mots clés à l’aide des opérateurs (“AND” entre deux mots impose que les deux soient présents; le signe moins devant un mot indique que vous ne désirez pas que celui-ci figure dans les résultats; mettre une expression entre guillemets l’utilisera telle quelle, en un bloc; etc.)

Souvent, pour trouver la perle rare, il faut ouvrir beaucoup de pages. Les onglets (“tabs”) vont vous venir en aide pour faire rapidement le tour de tous ces résultats.

Faites une première recherche, puis, au lieu de regarder juste les titres des pages trouvés par le moteur de recherche, ouvrez-les toutes en maintenant la touche Ctrl (sur Windows) ou Cmd (sur Mac) enfoncée. Chaque lien s’ouvrira dans un nouvel onglet. Ce n’est peut-être pas très naturel au début, mais persévérez — vous récupérerez amplement le temps ainsi investi dans les semaines à venir.

Faites une deuxième recherche, avec d’autres mots clés. Ouvrez également tous ces liens dans des onglets. Et une troisième, si nécessaire.

Une fois que vous avez épuisé votre inspiration en matière de combinaison de mots clés, ou si vous pensez qu’il y a parmi vous onglets ouverts assez de pages potentiellement intéressantes, allez faire le tour de ce que vous avez débusqué. Ctrl/Cmd+W ferme en principe l’onglet actif: il est donc assez simple d’éliminer rapidement les pages sans intérêt, après un coup d’oeil, et de passer à la suivante.

Parfois, faire le tour des onglets ouverts vous donne d’autres idées de combinaisons de mots clés: Ctrl/Cmd+T ouvre un nouvel onglet dans lequel vous pouvez taper votre nouvelle recherche, et procéder avec elle comme ci-dessus.

Bonnes recherches!

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A la grande école d’internet: vive le réseau

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Internet, c’est un paradis pour autodidactes. Toute l’information est à portée de doigts!

J’y repense ces jours, alors que je suis en train d’essayer un nouveau programme de gestion (et retouche!) de photos (Lightroom) et que je me torture à tenter de décider si je veux acheter un nouvel appareil photo, et si oui, lequel.

Comment est-ce que je m’y prends? Par où est-ce que je commence? Je me rends compte qu’en tant que passionnée des médias sociaux, je ne pars de loin pas de zéro. Du coup, ma “marche à suivre” ne peut pas servir de modèle à ceux qui n’ont pas l’habitude d’utiliser ainsi Internet.

En fait, cette marche à suivre est simple: je demande autour de moi.

Je regarde ma liste de messagerie instantanée, et parmi les dizaines de personnes actuellement en ligne, je pose directement la question qui me turlupine à ceux qui me paraissent pouvoir détenir la réponse.

Des fois on me répond, des fois on me donne un lien, des fois on me donne simplement une suggestion de piste à explorer.

J’envoie un message sur Twitter. Idem. Certains répondent, et parfois de petits joyaux d’information tombent ainsi du ciel. Bien sûr, ça marche parce qu’il y a près de 3000 personnes qui me suivent sur Twitter.

Peut-être que je mets à jour mon statut Facebook pour rendre visible ma quête.

Et je vais sur IRC, dans le repère de geeks que je fréquente — et suivant le sujet du jour, je choisis le canal approprié (#macosx, peuplé de fous du mac qui savent tout, #photogeeks, rempli de passionnés de photographie, #wordpress… pour ce qui touche à WordPress, etc.)

Des fois, j’écris un article sur mon blog, si rien ne tombe du ciel.

Vous voyez, l’état d’esprit c’est “faciliter l’arrivée de l’information à moi”. Et quand j’ai de la chance, elle vient effectivement à moi.

Mais il n’y a pas que ça.

Il y a Google, le grand frère toujours dispo. Il suffit parfois de quelques mots-clés pertinents pour toucher le jackpot (en règle générale, les recherches précises ont souvent plus de succès). Il y a Wikipédia, qui est un point de départ extraordinaire pour commencer à s’éduquer sur un sujet dont on ne connaît rien, par exemple les capteurs photographiques.

Et il y a aussi le fait que toutes les entreprises (presque) sont présentes en ligne. Je me mets à Lightroom? Adobe a des tutoriaux. Je m’intéresse aux micro 4/3? Il y a un site dédié à ce nouveau format d’appareil photo. Je cherche à comprendre les différences entre les multiples séries Powershot? Le site Canon permet de les comparer.

Mieux encore, il existe des sites spécialisés dans les critiques et comparatifs, comme Digital Photography Review.

Alors bon, me direz-vous, il faut déjà savoir que ça existe. Mais finalement, tout ce que je sais, c’est soit que quelqu’un me l’a dit, soit que j’ai passé assez de temps à taper des mots-clés dans Google ou à cliquer sur des liens d’un site à un autre. Il n’y a là rien de magique… sauf le réseau. Les gens que je connais, à qui je suis connectée, à qui j’ai rendu service et qui me le rendront en retour.

Ah oui, et ça aide de comprendre un peu l’anglais. C’est vrai!

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L’effet chat

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Une chose toute simple relevant pour moi du bon sens mais qui n’est pas évidente aux yeux de tous est ce que j’ai nommé “l’effet chat”, à défaut d’un meilleur mot.

Derrière l’écran, sans présence physique, les défenses psychologiques et l’anxiété sociale tombent. On ose plus, on est désinhibé. Sur le versant positif, on se livre plus, parlant de choses parfois trop difficiles pour le face-à-face ou le téléphone, expérimentant des choses nouvelles (oser dire “non” par exemple) que l’on pourra par la suite, petit à petit, transférer dans nos relations hors ligne.

Le revers de la médaille, c’est l’agressivité exacerbée, les escalades d’insultes, la malhonnêteté — qui profitent de s’infiltrer dans la brèche ouverte par l’écran protecteur. On n’a pas besoin de prononcer les mots non plus: les écrire les rend plus faciles.

Dans l’ensemble je vois l’effet chat comme quelque chose de positif. Un peu comme dans un espace protégé (groupe de partage confidentiel par exemple) les timides en nous osent un peu plus être eux sans tant de peurs qui les encombrent. Beaucoup de gens un peu mal à l’aise socialement (et ça ne se voit pas toujours!) apprécient les échanges en ligne, qui leur permettent de se sentir plus eux-mêmes, plus authentiques.

L’effet chat mène aussi à un sentiment d’intimité avec l’autre qui s’installe souvent très rapidement (d’où d’ailleurs la facilité de tomber amoureux en ligne, aussi étonnant que cela puisse paraître à celui ou celle qui n’en a jamais fait l’expérience). Le problème, c’est que ce sentiment d’intimité est dû en bonne partie au moyen de communication plutôt qu’à la personne en face. D’où certaines douches froides, surtout chez les chatteurs inexpérimentés, lors de la première rencontre en chair et en os.

Heureusement, avec l’expérience et le temps viennent la sagesse, et on apprend à rendre au chat ce qui est au chat, et au chatteur ce qui est au chatteur. Les rencontres humaines peuvent être belles, qu’elles se fassent au travers d’un clavier ou autour d’un café.

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Imperfection technologique

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Nous avons besoin que les outils sociaux que nous utilisons soient imparfaits. Etonnante affirmation, non? Ou, comme le dit la chercheuse danah boyd, “we want plausible deniability“.

Les interactions sociales sont parfois embarrassantes. On fait un détour par l’arrière de la cafétéria pour éviter un collègue. On “oublie” de rappeler un client. On dit à son employeur qu’on est malade. On prétend que tout va bien alors que ce n’est pas le cas. On fait semblant de ne pas avoir entendu. En bref: on dissimule, on évite, on ment même parfois. Faire face à toutes ses relations avec une honnêteté totale est un idéal que peu atteignent dans ce bas monde (si tant est qu’une telle chose soit désirable, mais c’est un autre débat).

Trop d’efficacité dans les outils que nous utilisons peut mettre le projecteur sur ces difficultés sociales que nous rencontrons parfois — et accessoirement, nous décourager d’adopter ces nouvelles technologies.

Je me souviens, par exemple, du temps qu’il a fallu pour qu’il devienne socialement acceptable de ne pas répondre à un appel sur son téléphone mobile. Combien de personnes ai-je entendu dire, il y a une dizaine d’années, qu’elles ne désiraient pas d’un téléphone mobile qui les rendrait toujours joignable? En fait, j’en entends encore le dire aujourd’hui. On peut refuser de répondre. On peut se rendre injoignable, même si ce n’est pas pour des raisons techniques. Certes, ce n’est pas toujours évident à assumer ou à mettre en pratique.

L’imperfection, alors? La couverture réseau qui a des trous. Les appels interrompus. Les SMS et e-mails qui se perdent. Les boutons qu’on clique, qui font semblant de marcher, mais qui n’envoient en fait pas le formulaire. Les filtres à spam un peu trop enthousiastes. Les hoquets des réseaux sociaux qui mettent de la friture dans nos échanges et partages d’information. Twitter qui sursaute et élimine subitement des personnes de votre liste d’amis, sans crier gare.

Je pourrais continuer longtemps. Ces imperfections nous donnent la marge de manoeuvre dont nous avons parfois besoin pour ne pas répondre, ignorer, oublier.

On peut même mentir. Annoncer sur Facebook ou Twitter que l’on fait quelque chose qui n’est pas vrai. Mentir par omission, en ne faisant pas ses check-ins sur Foursquare, ou en devenant silencieux sur nos canaux habituels sans raison apparente. A l’inverse, on peut aussi planifier des publications pour donner l’impression d’une présence là où il n’y en a pas.

Vous lisez cette chronique aujourd’hui, mais au fond, je pourrais très bien l’avoir écrite il y a trois semaines. La publication planifiée me permettrait tout à fait d’être au fond du désert de Gobi tout en vous donnant l’illusion d’être derrière mon clavier.

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