Category Archives: Personal

Anything and everything about me and my life. You’ll have to hunt a lot for gossip-worthy tidbits, though.

Ne plantez pas vos bâtons comme des bûcherons

[en] I learned to my dismay (injury) that I had been using my ski poles wrong all these years. Go light with them!

Je l’ai appris à mes dépens: on peut faire des dégâts avec une mauvaise technique de planter du bâton.

Je m’explique. Ayant skié (et snowboardé) comme une acharnée de 3 à 20 ans (environ), je me suis remise sérieusement au ski cette année après un bon hiatus (de temps en temps une journée, style “oh mais comment je faisais pour skier autant avant?”). J’ai pris un abonnement de saison, j’ai acheté du bon matériel de ski, j’ai booké mon mois de janvier au chalet et… je me suis lancée.

Mi-janvier, cependant, aïe: je me blesse aux poignets. D’abord un (la faute à une plaque de glace sous la poudreuse), puis l’autre, un peu plus inexplicablement — mais toujours en plantant ce satané bâton.

Médecins, attelle, radios, IRM: kyste arthro-synovial palmaire à gauche, et qui sait quoi à droite (on n’a pas fait d’IRM à droite… donc on sait pas ce qu’on n’a pas vu).

xray steph hands

C’est enquiquinant. Repos (1 semaine de snowboard, plus de judo pour un moment), crème, Flector, ostéo, et on attend pour voir si ça se remet ou s’il faut opérer. Rendez-vous déjà pris avec le spécialiste de la main en mai… au cas où.

En parallèle, je me demande (et une ou deux sages personnes de mon entourage posent aussi la question) si je ne suis pas en train de faire une erreur technique qui me vaut ces blessures. Ce serait trop bête… quand même. Une fois la phase la plus aigüe passée (celle où on demande aux visites de faire la vaisselle et porter les poubelles parce qu’on a trop mal), je reprends mes skis et mes bâtons, et je me dirige vers le bureau de l’école de ski pour un cours de planter de bâton.

Y’a pas d’âge pour prendre son premier cours de ski!

J’explique toute la situation, le moniteur me regarde faire quelques virages, je le rejoins, il sourit et me dit: “OK, je vois le problème”. Je suis à la fois ravie et consternée: je ne suis pas impuissante devant mes poignets qui se déglinguent, mais punaise, apprendre qu’on fait “faux” depuis si longtemps, pas simple!

En gros, je plante mon bâton d’un mouvement ample et décidé, de haut en bas… pauvres petits poignets. Ils pouvaient bien souffrir. Alors je tente de corriger. C’est dur! Je suis toute déséquilibrée. Je vais même jusqu’à skier plusieurs jours sans bâtons, parce que même en corrigeant, je me fais mal.

Et avant-hier, en skiant avec un monsieur suisse-allemand ex-instructeur, ex-coureur, ex-entraîneur, je pige enfin grâce à ses explications (le tout en allemand SVP!) ce que je n’avais pas pigé jusque-là: un bâton, ça ne se plante pas. Je ne parle pas du carving (ça je savais et pratiquais), mais des virages normaux.

Un bâton, ça se tape sur la neige. Et ça se tape dans le sens inverse de la marche. Eh oui: un petit mouvement d’arrière en avant pour venir toucher la piste. Juste avec le poignet. Chping, chping, chping.

Alors je réapprends à skier. Et j’essaie tant bien que mal de corriger mon “taper de bâton”. Et je sens que ça commence gentiment à rentrer. Ouf!

Similar Posts:

Posted in Health, Personal | Tagged bâtons, blessure, kyste, poignet, ski, technique | Leave a comment

Le matériel de ski, c’est important

[en] I had no idea skiing gear could make such a difference. Between an old pair of skis I was lent and the ones I ended up buying, I went from despair, on the verge of giving up skiing ("I waited too long, I'm too old for this sh*t"), to feeling 19 again, whizzing down the slopes without ever stopping.

…ou comment j’ai dépensé 800CHF pour avoir 20 ans de moins sur les pistes.

Cet hiver, au lieu d’aller en Inde, j’ai décidé de prendre un abonnement de saison et de profiter du chalet pour me remettre au ski. On m’a mise sur les lattes quand j’étais haute comme trois pommes, et jusqu’à mes vingt ans environ c’était ski tout l’hiver, chaque hiver, chaque week-end, toutes les vacances.

Ces presque vingt dernières années, c’est à peine si j’ai mis un jour par an en moyenne les pieds sur les pistes.

Mon projet était de louer du matériel à l’année, vu que je n’avais plus rien. L’amie de mon père m’a prêté son vieux matériel, au hasard (des skis du début du carving), et je me suis dit que j’allais d’abord essayer ça pour voir. Inutile de payer si c’est pas nécessaire!

Première journée: quel enfer. J’avais mal partout. Aux chevilles, aux genoux. Je n’arrivais pas à contrôler mes skis. Ça partait dans tous les sens. Je devais tout le temps faire des pauses, moi qui skiais avant à toute vitesse de l’ouverture à la fermeture des pistes. Déprimant. “Ma vieille, je me suis dit, tu as trop attendu pour reprendre le ski.”

Le lendemain, j’y retourne quand même, avant de déclarer forfait après deux descentes tellement j’avais mal et pas de plaisir. J’étais vraiment dépitée. Je pensais à mon abonnement de saison (c’est pas donné) et je me demandais comment j’allais bien pouvoir l’amortir dans des conditions pareilles.

Après un jour pour me remettre, je décide de mettre en branle le plan “location”. Je prends une paire de skis (+ chaussures) pour la journée, avec l’idée de les garder pour la saison si ça se passe bien.

Quelle révélation! En changeant de skis, j’ai perdu 10 ans! Je peux à nouveau prendre un peu de vitesse, je tourne où et quand je veux, je fais des descentes sans m’arrêter. Je jubile!

De retour au magasin en fin de journée, je déclare haut et fort que je garde ce matériel pour la saison. Mais le gérant du magasin ne l’entend pas de cette oreille. “Vous ne voulez pas plutôt acheter?” Moi: non, budget, machin (j’avais quand même regardé, et j’avais été un peu estomaquée de réaliser qu’une paire de skis neufs ça allait chercher dans les 8-900CHF). Il me propose ceux que j’ai essayés pour 400CHF — et là, il a mon attention. On commence à parler, il me montre ce qu’il a, on parle encore (je n’ai franchement pas la moindre idée comment on peut bien choisir une paire de skis), il m’explique qu’avec un ski plus dur on se fatigue moins à la longue, j’hésite, je réfléchis, on discute encore, et il me dit qu’il a justement une paire de “skis test” pour un des modèles qui me conviendraient bien.

Pas grand chose à perdre, je me dis. Essayons, et je verrai bien si ça vaut la peine.

Le lendemain, sur les pistes, nouvelle révélation! J’ai perdu 10 ans de plus! Je skie comme à l’époque! Je n’en reviens pas. Les skis tiennent bien la vitesse, je peux carver comme je veux (même si j’ai arrêter de skier régulièrement avant l’apparition du carving, j’ai fait beaucoup de snowboard et vite pigé la technique), ils correspondent vraiment bien à mon style de descente.

Il me reste un doute: et si c’était simplement la forme qui revenait? Je reprends les skis de la veille pour une dernière descente: alors qu’ils m’avaient tant plu le jour d’avant, aujourd’hui ils flottaient, partaient dans toutes les directions, et réagissaient comme un plongeoir réglé sur la position la plus molle.

Ma décision est prise: je vais casser la tirelire pour avoir 19 ans de nouveau quand je skie.

Nouveaux skis Salomon 24HRS

Cette aventure a été une grande révélation pour moi: jamais je n’aurais imaginé que le matériel pouvait autant influencer l’expérience du ski. Je suis de ceux qui pensent qu’il est possible de faire de magnifiques photos avec un appareil jetable, et qu’on peut faire de délicieux gâteaux dans un vieux four. Malgré mon job dans la technologie, je ne suis pas une adepte du dernier cri. Je fonctionne à la récup, à l’entrée de gamme, au deuxième main. Certes, je sais que la qualité peut valoir la peine, mais jamais je n’aurais pensé qu’une paire de skis pouvait faire la différence entre être découragée de skier et retrouver mes vingt ans.

Le gérant m’a même raconté qu’il y a des gens qui arrêtent de skier parce qu’ils n’arrivent plus. Ils prennent sur eux, pensent qu’ils sont trop vieux, plus assez en forme — alors que c’est leur matériel qui a dépassé la date limite. Une paire de skis, ça dure 5 ans environ, peut-être un ou deux ans de plus si on achète du bon matériel.

Alors mon conseil: vos skis qui trainent à la cave depuis une décennie, oubliez les (déchetterie!), et louez pour une demi-journée du matériel récent, juste histoire de voir la différence.

A bientôt sur les pistes!

 

Similar Posts:

Posted in Health, Personal | Tagged matériel, salomon, salomon 24hrs, ski, skier, skiing | 2 Comments

The Price of Freedom

[fr] J'ai une voiture. Le prix de la voiture c'est pas juste le prix de la voiture, c'est aussi le prix de la liberté de monter au chalet quand je veux avec mes chats sans avoir besoin d'organiser tout ça à l'avance. Mon monde vient de s'agrandir d'un coup.

Last week, I bought a car.

Pam

I’ve been car-less since spring 2007. Freelance, I didn’t need it anymore to go to work each day, and 500CHF a month that I wasn’t spending on a car I didn’t use was 500CHF I didn’t need to earn.

My life has changed quite a bit now. My family seem to have all chosen to live in places that are hard to get to with public transport. My brother has children. I have two cats that I want to drag to the chalet more often.

But I was reluctant. My life is simpler without a car. I just take public transport. I don’t wonder whether it makes sense to take the car or not. That’s a decision I’m spared. When I had a car previously, I used it all the time, even to go to the shop 2 minutes away. I don’t want to start doing that again.

I also wondered if it was worth the expense. Would I really use it that much?

But by having a car, I’m not just paying to have a car. I’m paying to have the freedom to go to the chalet with my cats without having to organize transport beforehand. I’m paying to have the freedom to go and see my nephew and niece without having to ask my brother to pick me up and bring me back to the train. Same for eating at my Dad’s. I don’t have to worry about when the last train runs.

It’s like people who buy the “abonnement général” — a yearly pass for public transport. They might not actually travel that much, but it gives them the freedom to hop on the train whenever they feel like it. Like I do with my bus pass, actually. I’m sure there are months where I don’t do 70CHF worth of bus travel. But I like not wondering if it’s worth buying a bus ticket.

Similar Posts:

Posted in Personal | Tagged buying, car, freedom, public transport, purchase, transport | Leave a comment

The Simple Life

I’ve been at the chalet since December 29th. I like it here. I’ve been “down” 5 times: once to see a new client in Zurich (more about that in the weeks to come), once to bring a car back to Lausanne, once to get my nails done, once to get an MRI done (wrist, nothing too bad), and once for a foundation board meeting.

Chalet et Grand Muveran

My life is simple here. Few possessions, few activities, few people, few responsibilities. The Paradox of Choice in reverse. As I’ve often noticed in the past, freedom is in fact in all that you can’t do.

That’s why people go away on holidays. There’s stuff to do on vacation, of course, but there is so much more from the daily grind that you can’t do.

Here I eat, take care of the cats, go skiing, buy food, fool around on the computer with my slow 3G connection (when I’m lucky, otherwise it’s Edge, or nothing), do some work, sleep.

But this state does not last. I’m already starting to make connections here. I’m starting to know people. I go to the café in the village which has great chocolate cake and wifi. I’ve been through this when I lived in India: within a few months, I’d reconstructed for myself a life full of things to do, of people, of meetings, and activities. That’s how I am — I cannot remain a hermit for very long.

At the end of the week I’m going back to my city life. I’ll miss how easy it is here to talk to people. I’m not from here, but I feel like I fit in. I like the outdoors. I like my clothes comfortable and practical before pretty. I don’t need a huge variety of restaurants, shops, night-clubs, or theatres to make me happy.

I know I’ve already mentioned it, but my life slows down when I come here. Even with an internet connection. I try to bring this slowness back into my life in Lausanne, but it’s difficult. Specially as things will be a rush next week: I’m hosting a WordPress meetup workshop on Tuesday evening, then there is Lift, then I have a friend visiting, then I’m coming back up here :-) for a few days. The week after that will see me back in Zurich…

As I write this, maybe what I get here (or elsewhere on holiday) that is hard to get in Lausanne is long stretches of time with no outside commitments. No meetings, no appointments, no travel. Just weeks ahead with nothing else to do but live and ski.

Similar Posts:

Posted in Personal | Tagged auchalet, chalet, constraints, holiday, life, pace, skiing, slow, speed | Leave a comment

Mon programme de fitness à la maison: Body by You

[en] Explaining Body by You to the francophones. I had to interrupt my training just after I started (injured elbow at judo) and picked up again a few weeks later. I've now completed my fourth week, and I'm super happy both with my progress in the exercises and the benefits I already feel (after 10 days actually), doing simple things like walking up the stairs, picking stuff up, sitting down, and pulling on ropes on the boat :-)

Body By YouÇa fait un moment que j’ai promis des explications en français au sujet de Body by You, mon programme de fitness au poids du corps prévu pour être fait à la maison. Seul matos requis: le livre et votre corps. Plus un linge, une porte, une table, un chaise, bref, les accessoires sont là autour de vous, où que vous soyez.

Ce qui me plaît dans cette méthode

  • ce sont des exercices au poids du corps
  • on peut les faire n’importe où
  • un programme d’environ 30 minutes trois fois par semaine
  • les exercices sont complets, c’est-à-dire qu’il font travailler plus que juste les bras, ou juste les jambes
  • c’est un entraînement de force, donc plus de résultats pour moins de temps investi (par rapport à faire des km à vélo par exemple)
  • il y a chaque jour un peu de suspense: vais-je réussir un exercice et passer au suivant dans la série? le programme change à chaque entraînement, quasi
  • après une semaine je voyais déjà des résultats!
  • approche très sensée et raisonnable, proche de ce que j’avais lu sur l’excellent Entrainement-sportif.fr
  • l’entraînement est adapté aux femmes, à la base moins fortes physiquement que les hommes, et qui ne cherchent pas la même chose (prendre de la masse musculaire visible par exemple), mais plutôt: équilibre, tonus, perte de poids, solidification… (les mecs: filez commander You Are Your Own Gym, le livre de base “muscul pour hommes”)

Mes objectifs

  • stabiliser mon poids (je suis un peu à +1kg/an depuis 15 ans, pas un drame mais j’aimerais stopper le mouvement) — pour ça, augmenter mon métabolisme au repos en augmentant ma masse musculaire (sans devenir Rambo hein c’est pas le but)
  • augmenter mon tonus général — la quarantaine approchant (et depuis un moment déjà) j’ai cette conscience que mon corps ne “tient plus ensemble” aussi bien qu’avant. Des petites douleurs ici et là, les escaliers qui deviennent pénibles, se lever de la chaise avec un léger effort… Rien de dramatique, mais. Vaut mieux mettre en route la machine maintenant que dans 20 ans
  • avoir plus de force pour mieux profiter de mes autres activités sportives et de la vie en général: judo, voile, et saison de ski prévue cet hiver
  • éviter les problèmes de dos (jamais rien de grave chez moi mais quelques alertes ennuyeuses)
  • me sentir mieux: l’exercice physique a un effet très bénéfique pour moi, mais avec mon train de vie c’est dur d’aller au judo régulièrement, par exemple, donc avoir une activité physique que je peux faire 52 semaines sur 52, c’est très attractif!

Comment ça marche?

  • il y a cinq familles d’exercices: tractions, flexion des jambes, flexion du tronc, et appuis faciaux perpendiculaires et en ligne
  • chaque famille comporte une vingtaine d’exercices de difficulté croissante
  • une méthode d’évaluation est fournie pour déterminer avec quel exercice de chaque famille commencer
  • Body by Youau début, on commence avec 2 séries de 12 pour chacun des exercices qu’on fait (4 en tout, parce qu’on alterne les deux familles d’appuis); on a 2 ou 3 minutes suivant l’exercice pour effectuer chaque série et se reposer avant la suivante: on met donc un chrono/timer et la durée de l’entrainement est fixe (il y a un petit échauffement à faire avant qui est expliqué dans le livre)
  • chaque fois qu’on arrive à faire un exercice avec le nombre de répétitions prescrites, dans les temps, et avec une forme parfaite, on peut passer à l’exercice suivant pour l’entraînement d’après (il y a des grilles dans le livre pour garder trace de sa progression)
  • une fois qu’on stagne (pour le premier cycle, c’est quand on n’a progressé nulle part pendant trois entrainements de suite) on passe au cycle suivant
  • dans le deuxième cycle, le programme d’entrainement change un peu: une fois par semaine on fait des exercices dynamiques, 10 séries de 3 avec l’exercice “plus facile” que celui qu’on fait actuellement (je n’y suis pas encore)
  • il y a trois cycles en tout, avec des explications claires pour quand passer d’un cycle à l’autre
  • chaque exercice est décrit en détail dans le livre avec photos, et vidéos YouTube pour les principaux (il y a un QR code sur la page qui vous amène à la bonne vidéo). Il y a aussi une application iPhone (+ Android), payante mais très bien parce qu’elle met vidéos et exercices à portée de main

Body by You Le premier exercice de traction. Notez que la dame ne ressemble pas à Musclor — et oui, c’est la même qui fait les démos pour les exercices horriblement difficiles de fin de série.

Mon expérience

Au bout de trois entraînements j’ai déjà commencé à sentir une différence en montant les escaliers, en me levant de ma chaise, et j’ai vite réalisé que je pliais plus volontiers les jambes pour me baisser (quand on sait qu’on arrive à s’accroupir 12 fois de suite avec 2 secondes de pause en bas avant de remonter, s’accroupir une fois pour ramasser un truc c’est fastoche).

J’aime pouvoir faire ça chez moi sans bouger ni sortir (je crois que j’ai une vie assez mobile comme ça alors si je peux éviter de me trainer au fitness, ce que je déteste, je suis heureuse). Personnellement, même si je suis une grande procrastinatrice devant l’éternel, quand je suis motivée et déterminée j’arrive assez bien à me discipliner.

Quand j’ai démarré le programme je me suis blessée au coude au judo. J’ai dû arrêter les exercices avec bras. Ensuite, je me suis fait mal au genou (rien à voir avec les exercices) et j’ai dû tout interrompre pour me remettre sur pied. Il a fallu recommencer un peu tout à zéro, mais en fait j’étais contente de le faire!

Ces jours, j’ai mal à la main droite (tout mon bras droit merdouille, c’est pas nouveau) et je suis en train de faire des tractions à un bras. En attendant d’aller chez l’ostéo, j’ai rétrogradé aux tractions à deux bras. C’est l’avantage quand on fait son propre programme, on peut ajuster! C’est ça que j’aime avec ce bouquin: il donne les clés pour être son propre entraîneur.

Je trouve super encourageant de voir la progression entre quand on essaie un nouvel exercice pour la première fois et on câle au bout de 7 répétitions, et quand on arrive à faire le tout gracieusement après une semaine ou dix jours. Ça par exemple, j’arrivais juste pas à tenir mes bras là haut au début, et maintenant… j’arrive!

Bon, pas tout à fait aussi parfaitement que dans la vidéo, mais j’arrive :-)

Les bémols?

  • courbatures :-)
  • l’entraînement n’est pas “facile”, il faut s’accrocher, mais ça dure pas longtemps!
  • faut se motiver (il y a aussi des trucs par rapport à ça dans le bouquin)
  • c’est pas toujours clair comment gérer les exercices à un membre côté séries et répétitions (mais on s’en sort)
  • la partie “nutrition” que j’ai zappée allègrement (oui, apport calorique égal lipides/protides/sucres; oui, plus de petits repas; oui, oui, mais 6 blancs d’oeufs au petit déj? je comprends la logique mais je suis pas acharnée à ce point. Peut-être que je céderai sur les barres protéinées post-entraînement, mais c’est pas le cas pour l’instant.)
  • c’est pas en français…

Ça fait plusieurs années que je réalise que je prends de l’âge (en partie grâce au judo: ça fait bientôt 20 ans que j’en fais, et si je progresse toujours, je réalise bien sûr que je n’ai plus la même capacité physique qu’avant) et que l’exercice physique, quand j’en fais, m’aide à avoir un corps en meilleur état et à me sentir moins “vieille” (j’ai mis des guillemets hein, je ne me sens pas vraiment vieille, mais on se comprend).

C’est important d’avoir une activité physique, tout le monde le dit, et je crois aussi qu’il faut s’y mettre avant d’en avoir trop besoin, avant que ce ne soit trop dur. Si on ne bouge pas de devant son ordi jusqu’à 36 ans et qu’on réalise un jour qu’il faut commencer à “aller au fitness”, on va la roter. Il faut prendre l’habitude de faire du sport avant d’en avoir vraiment besoin, avant que ce soit difficile (c’est valable pour plein d’autres choses dans la vie, cette proactivité, mais c’est pour un autre post).

Et côté exercice, rappelons-nous: tout est mieux que de ne rien faire.

Similar Posts:

Posted in Health, Personal | Tagged body by you, bodyweight training, entraînement, exercices, exercices au poids du corps, fitness, musculation, poids du corps, you are your own gym | 3 Comments

Pourquoi j’ai attendu avant de reprendre un chat

[en] Why I waited after Bagha's death before adopting cats again.

Depuis la mort de Bagha, j’ai vu bien des gens de mon entourage perdre leur chat également. J’ai été frappée par une réaction courante mais totalement étrangère à ma façon de fonctionner: reprendre un nouveau chat sans perdre de temps.

Du coup, je me dis que ça vaut peut-être la peine d’expliquer pourquoi j’ai attendu plus d’un an avant de chercher à adopter.

Pour moi, c’est important de dire au revoir correctement pour pouvoir bien dire bonjour. En d’autres termes, faire son deuil avant de pouvoir s’attacher à nouveau. Je crois que rien ne fiche en l’air une relation aussi bien que de ne pas avoir bien bouclé celle qui la précédait. On connaît ça dans les relations de couple, dans la problématique de “l’enfant de remplacement“, et je pense que c’est une loi de la vie assez générale.

Le deuil est une question qui m’intéresse beaucoup, très certainement à cause de mon histoire et de mes croyances personnelles.

Quand Bagha est mort, et même avant qu’il meure, je savais deux choses:

  • je reprendrais des chats un jour (oui, “des”)
  • ce ne serait pas pour tout de suite.

Je voulais prendre le temps de pleurer le chat qui avait été à mes côtés depuis plus de dix ans. Je ne voulais pas adopter ce qui aurait été pour moi un “chat-sparadrap”. Je voulais prendre le temps d’être “bien dans ma vie sans chat”, et reprendre des chats parce que je voulais en avoir, et non pas parce que je souffrais d’avoir perdu le mien.

Bagha est mort en décembre. En octobre, j’ai commencé à avoir le sentiment que je serais prête à ravoir un chat. Je savais que je partais six semaines à l’étranger en hiver, donc j’ai attendu mon retour.

Même là, elle a été dure, la première semaine avec Tounsi et Safran. Mais la douleur a vite passé et je me suis bien attachée à mes deux nouveaux poilus.

A la mort de Safran deux mois plus tard, je n’avais pas non plus l’intention de reprendre un chat tout de suite. Je voulais prendre le temps d’accuser le choc sans y mêler un nouveau chat. C’était très différent de la mort de Bagha, mais dur quand même. Je n’avais eu Safran que deux mois. J’avais l’impression d’avoir échoué, de lui avoir fait faux bond.

Quintus est tombé du ciel parce qu’au moment où j’apprenais que Safran était malade, Aleika apprenait que son mari avait reçu l’invitation qu’il attendait de l’université de Kolkata, et qu’ils allaient déménager là-bas. Elle était un peu désemparée par rapport à Quintus: le prendre et lui faire subir une ville indienne ou une vie d’intérieur? Trouver quelqu’un pour l’adopter, à passé 10 ans?

J’ai dit que si elle décidait de ne pas le prendre, et qu’elle ne trouvait personne pour lui en Angleterre, je le prendrais. Un jour ou deux plus tard, après avoir vérifié que je ne regrettais pas mon offre, sa décision était prise. Un mois plus tard Quintus était dans l’avion avec moi.

Alors voilà. Dix ans avec Bagha. Quinze mois sans chat. Deux mois avec Tounsi et Safran, un peu plus d’un mois seule avec Tounsi, et à ce jour, 16 mois avec Tounsi et Quintus.

October Cats 20

Similar Posts:

Posted in Personal | Tagged attachement, attachment, bagha, cat, death, décès, deuil, grief, mort, quintus, safran, tounsi | Leave a comment

Three Good Things

[fr] Un truc que je fais pour cultiver mon optimisme (une chose qui contribue à rendre heureux, nous dit la recherche sur le bonheur): prendre quelques minutes le soir pour noter "trois bonnes choses" de la journée. Ça peut être des choses qui se sont bien passées, des choses que j'ai appréciées, des choses que j'ai faites ou qui simplement sont -- c'est égal. Juste l'occasion de braquer la torche sur des choses positives. Même dans une période extrêmement sombre, il y a du bon à trouver.

Cet exercice aide à se "brancher" sur un mode plus optimiste. En général, au bout de 2-3 jours je me sens déjà mieux! J'utilise Path pour faire ça, une application que j'adore parce qu'elle est faite pour partager avec ses proches, un petit nombre de personnes.

Traductions françaises des livres auxquels je fais référence -- ils sont tous bien, ne vous fiez pas aux titres un peu bof: Comment être heureux et le rester, La force de l'optimisme, L'intelligence émotionnelle. Bonne lecture!

Here’s something I do regularly that really quickly improves my mood — within a few days: take a moment each evening to make a note of “three good things” for the day. Things that went well. Positive things. Even in the shittiest times, you can find three things to look at positively.

I started doing it after reading The How of Happiness. One of the intentional activities that has been shown to make people happier is practicing optimism. Some time before, I head read Learned Optimism, which really changed the way I viewed the inner workings of my psyche. I had not realized that optimism was something you could train yourself into. And reasonably easily.

Making note of three good things during the day past is a way of tuning your brain into a “positive” mode. Positive attracts positive, negative attracts negative (that’s one thing I learned over a decade ago reading Emotional Intelligence: why it may make sense in certain gloomy times to just go watch a funny movie and laugh to “switch gears”).

You know when you start to spiral downwards, making a mental list of all the things that are going wrong today/in your life/this year? Well, you can do the same thing to go upwards. And all it may take is a few mindful minutes of your time to shine the light on good things.

I use Path for this. I love Path, though I’m connected to precious few people on it — scratch that, because I’m connected to few people. A dozen, maybe fifteen at the most. My good things are kind of private, not really blog or facebook material. Path works really well for this. And I have two-three Path friends who have started doing “three good things” too — I love reading those postings.

I usually do “three good things” for a while, then forget or drop off the wagon, and if I start feeling down or discouraged, I remember to get started again. And as I said, within a few days I’ve usually perked up.

This is one of the things I love about growing older: knowing yourself so much better. Fifteen or twenty years ago it would have taken me months to crawl out of what is now a slight dip that lasts a few days, a week at the most.

Have you tried this? Do you do anything similar?

Similar Posts:

Posted in Personal, Psychology | Tagged Books, exercise, happiness, optimism, path, positive psychology, reading, three good things | 2 Comments

Deux premières

[en] Took the boat out with no engine (just sails and a paddle). Kept my nephew for the first time!

Aujourd’hui, deux premières:

  • j’ai sorti le Farrniente sans moteur (pagaie et voile)
  • j’ai gardé mon neveu pour la première fois

Une de mes amies était en visite pour la journée après le Bloggy Friday (qui comptait des fribourgeois, genevois et même bernois!). On avait parlé de sortir le bateau, mais malheureusement, après la dernière régate, on a eu des problèmes de moteur. Je lui avait donc dit que c’était compromis. Devant sa déception, toutefois, je lui ai dit qu’on avait quand même l’option “pagaie + voiles”. Elle a relevé le défi, nous sommes sorties de la place et du port comme des pros, et rentrées non moins admirablement. Il y avait des petits airs, on a pu faire un bon nombre de bords, parler de rêves de vie (ou au moins de vacances) sur l’eau, et croiser La Vaudoise (tiens, je deviendrais bien une femme Pirate, moi).

La Vaudoise

Ensuite, autre défi d’un tout autre ordre: garder mon neveu de bientôt cinq mois pour la première fois, histoire de donner à mon frère et ma belle-soeur un peu de temps “baby-free”. Eh bien oui, les tatas c’est là pour ça aussi. Après une première vingtaine de minutes à me demander ce que j’allais bien pouvoir faire de ce bébé hurlant (rien de ce que j’essayais ne marchait), un heureux concours de circonstances l’a calmé complètement. J’ai pu faire mon ménage (en petites tranches bien sûr) et finir d’aménager mon nouveau (et amélioré) “coin canapé”.

New sofa corner

Bien sûr, deux heures c’est long, j’ai donc passé par le biberon, les chansons, les cent pas dans l’appart, les escaliers, les escaliers encore, et pour finir le jardin parce que c’est plus sympa que les escaliers, au bout d’un moment. Mais il a bien dormi!

Similar Posts:

Posted in Personal | Tagged appartement, bateau, bébé, canapé, famille, farrniente, flat, La Vaudoise, lac léman, Lenny | 1 Comment

10 Years With RSI

[fr] Plus de 10 ans que mes mains ont commencé à faire mal. Bilan: c'est sous contrôle, même s'il y a certaines choses que je ne peux plus faire. J'ai aussi procédé à des aménagements pour certaines activités.

In September 2002 my hands started hurting really badly at the computer. I had to take three breaks while writing this article. I took some time off, and when I got back to work, within half a day, things were back where they were. I panicked for a few days. A lot of my life revolved around computers. How would I finish my studies? I discovered it was possible to use a computer with speech recognition, and that reassured me a bit. I saw the doctor, spent 5 weeks off work and computers (well, at work but not allowed to type, it was dreadful, actually), the neurologist confirmed my nerves were all right, I got Dragon NaturallySpeaking (version 5 at the time) and started speaking to my computer.

Life resumed, at home and work. I practically stopped using my hands with my computer and dictated for pretty much a whole year, including my university dissertation and my last written exam (they stuck me in my teacher’s office for that).

When I left my job at Orange, I got an iBook, which meant I said goodbye to speech recognition. By then the rest had done its job, and I had also made some changes which certainly helped improve things:

  • I got rid of my old clunky keyboard and moved the computer away from the drafty window
  • I got a laptop, actually, which meant I started varying the positions in which I typed
  • I started paying attention to my hands: was I in pain? was I uncomfortable?
  • I used a break timer to force myself to learn to stop and take breaks
  • I learned to say “no” a bit more, and give a higher priority to myself over others (ie, taking care of my hands became top priority, whereas others’ needs used to be what came first)
  • In general, I started listening to myself more: how was I feeling? was I stressed? was I tired? did I want to do what I was doing? etc.
  • I made sure I continued to get (gentle) exercise; I went easy on my hands at judo for a couple of years.

Where am I at now, 10 years later? Well, I still say I have RSI, because it’s just around the corner, but most of the time it doesn’t bother me. It’s “under control”. Many years ago my osteopath actually managed to do something to make my hands hurt less. Something to do with my arteries, it seems. No guarantee it will be the same for everyone with RSI, but it does it for me. So when my hands start feeling painful again, I head off to my osteo. With the years, I’ve learnt to recognize my hands hurting as a warning sign rather than a problem in itself. They don’t normally hurt. If they hurt and I go to my osteo, she’ll usually find a whole bunch of things that are, let’s say, “out of balance”.

Here’s what my life with RSI is, 10 years later:

  • I type on my Macbook in all sorts of non-ergonomic positions: I vary
  • At my desk though, I make sure that I am sitting high enough that my elbow makes a 90°+ angle (for me the most comfortable place to type is on my knees => laptop)
  • I never use a mouse, and know tons of keyboard shortcuts
  • I have Dragon Dictate but don’t use it enough — I haven’t invested the time to be comfortable with it
  • I have discovered speech recognition on my iPhone and use it whenever I can
  • I cannot carry my groceries very far without taking a break, even though I have plenty of upper-body strength (I have a rollie-bag)
  • I avoid repetitive hand movements: chopping lots of hard stuff, screwing with a manual screwdriver, polishing by hand… if I have to I take breaks, but if possible I’ll let somebody else do that kind of job
  • I’m still doing judo, and can fight “normally”, though it hurts “more than it should” when people rip their sleeves out of my hands or when I’ve been strangling somebody really hard ;-)
  • If I feel RSI coming back, I run to the osteo
  • In general, I take much better care of myself than I used to, and I am much “softer” on myself (I used to be the “tough it out” type, RSI cured me from that)
  • I cannot write by hand more than a few lines anymore; this is a combination of lack of practice (I always type) and some loss of fine motor control probably due to RSI. If I try to write, I become illegible after a few lines, and it hurts. So I don’t.

Over the years, I have seen so many people develop RSI in some form or other. Don’t overwork yourself. Take care of your hands before they start hurting.

3rd #back2blog challenge (7/10), with: Brigitte Djajasasmita (@bibiweb), Baudouin Van Humbeeck (@somebaudy), Mlle Cassis (@mlle_cassis), Luca Palli (@lpalli), Yann Kerveno (@justaboutvelo), Annemarie Fuschetto (@libellula_free), Ewan Spence (@ewan), Kantu (@kantutita), Jean-François Genoud (@jfgpro), Michelle Carrupt (@cmic), Sally O’Brien (@swissingaround), Adam Tinworth (@adders), Mathieu Laferrière (@mlaferriere), Graham Holliday (@noodlepie), Denis Dogvopoliy (@dennydov), Christine Cavalier (@purplecar), Emmanuel Clément (@emmanuelc), Xavier Bertschy (@xavier83). Follow #back2blog.

Similar Posts:

Posted in Health, Personal, Speech Recognition | Tagged computer, hands, pain, repetitive strain injury, rsi, story, tms | Leave a comment

Living on a Boat

[fr] Ce matin, j'ai passé une heure et demie à lire les aventures de Capucine et Tara Tari.

I’m writing this (“yesterday’s”) post late, because I unexpectedly ended up joining a party of one of my clients’ — I sailed past it as I was bringing the boat back into the marina, saw the big banner with their name on it, texted my contact, and he promptly invited me to join them.

On Wednesday nights during the “good” season I usually go sailing. We have training races. Tonight I was at the till, and we did good, better than I expected. That means there were more than one or two boats behind us when we crossed the finish line.

I might have mentioned it: sometimes I dream of living on a boat. I’ll probably never do it, but I like dreaming of it. This morning Corinne sent me a link to Where is Tara Tari? — the blog of Capucine and Tara Tari, her boat. She crossed the Atlantic with it. Corinne told me it made her think of a cross between she and I: a nomad on a boat.

I spent an hour and a half reading through the blog, and reading articles about Capucine and Tara Tari. Check out the blog. The boat is beautiful. It’s a 9m boat built in Bangladesh on the model of traditional fishing boats, using a jute composite. The guy who built it sailed it to France, and Capucine took over from there.

The Mollymawks also get me dreaming. I have spent hours reading their blog and books. Unlike Capucine who is at sea alone with her boat, the Mollymawks are a whole family with three children born at sea — now grown and growing up.

Funny how some dreams or obsessions we have seem destined to remain just that. And I say this without bitterness. I’m not sure I would like living on a boat “permanently”. But I like dreaming about it.

3rd #back2blog challenge (3/10), with: Brigitte Djajasasmita (@bibiweb), Baudouin Van Humbeeck (@somebaudy), Mlle Cassis (@mlle_cassis), Luca Palli (@lpalli), Yann Kerveno (@justaboutvelo), Annemarie Fuschetto (@libellula_free), Ewan Spence (@ewan), Kantu (@kantutita), Jean-François Genoud (@jfgpro), Michelle Carrupt (@cmic), Sally O’Brien (@swissingaround), Adam Tinworth (@adders), Mathieu Laferrière (@mlaferriere), Graham Holliday (@noodlepie), Denis Dogvopoliy (@dennydov), Christine Cavalier (@purplecar), Emmanuel Clément (@emmanuelc), Xavier Bertschy (@xavier83). Follow #back2blog.

Similar Posts:

Posted in Does This Need a New Category?, Personal | Tagged capucine, mollymawk, nomad, nomade, sailing, tara tari, voile, yottie | Leave a comment