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Huit lectures pour comprendre les réseaux sociaux, cuvée 2014

[en] Reading recommendations for those who want to understand social media, and social networks, and this online stuff in general.

Pour Grégoire et les autres qui l’ont demandé, voici mes recommandations de lecture 2014 pour “comprendre les réseaux sociaux”. Cette sélection reflète bien entendu mon angle d’approche pour ce qui touche à internet, un sujet qui me fascine depuis 98-99: je ne viens pas du marketing, ni de la comm’, mais du cluetrain. Ce qui m’intéresse ce sont les communautés, les gens, la façon dont la publication personnelle a bouleversé la communication de masse. La sélection est aussi principalement anglophone, parce que, il n’y a pas de miracle, si on veut creuser un peu, il faut passer par l’anglais.

  1. The Cluetrain Manifesto
    Incontournable, épuisé en français (et mal traduit si je me souviens bien), le Cluetrain a plus de 10 ans mais il n’a pas pris une ride quand il s’agit de comprendre les enjeux profonds du monde connecté.
  2. Organizations Don’t Tweet, People Do: A Manager’s Guide to the Social Web
    Euan est un ami qui a le cluetrain dans le sang. Son livre le distille au fil de petits chapitres digestes mais profonds, fort bienvenus à l’ère de Twitter et des statuts Facebook.
  3. Everything is Miscellaneous
    David Weinberger, co-auteur du Cluetrain Manifesto, explique comment s’organisent tous ces « objets numériques », dans un ordre qui va parfois à l’encontre de notre conception de ce qu’est l’organisation. Un ouvrage important pour comprendre les caractéristiques physiques du monde numérique.
    Lecture complémentaire, sur les bénéfices inattendus du désordre, omniprésent en ligne: A Perfect Mess.
  4. Naked Conversations
    Un livre qui commence à dater un peu mais qui reste néanmoins une splendide collection d’exemples d’utilisation des blogs (et des conversations en ligne) par des entreprises/organisation. Inspiration, exemples concrets, modèles à suivre (ou pas).
  5. It’s Complicated
    J’attendais depuis des années que danah écrive ce livre. A l’époque où je donnais beaucoup de conférences “prévention internet” en milieu scolaire, j’avais apprécié de trouver dans son travail des confirmations un peu plus académiques de mes intuitions. Ce livre est incontournable pour quiconque veut réellement comprendre les enjeux de l’adolescence connectée, au-delà de la paranoïa que nous servent les médias et organisations bien-pensantes genre “sauvez les enfants”.
    Lectures complémentaires sur le thème “ados et internet”: The Culture of Fear, pour une perspective sur comment en faisant peur aux gens, on les rends plus dociles citoyens et consommateurs; Generation Me, une analyse sociologique des générations 70-80-90; Hanging Out, Messing Around, and Geeking Out, le point sur la recherche “ados et internet” il y a quelques années et EU Kids Online, groupe de recherche européen équivalent.
  6. L’intimité au travail: la vie privée et les communications personnelles dans l’entreprise
    Avec les nouvelles technologies de la communication, les sacro-saintes frontières entre “privé” et “professionnel” s’effritent. Eclairage ethnologique très éclairant. Spoiler: non, ce n’est pas la fin du monde.
  7. Le peuple des connecteurs: Ils ne votent pas, ils n’étudient pas, ils ne travaillent pas… mais ils changent le monde
    Comprendre les réseaux sociaux en ligne, c’est comprendre les réseaux tout court, et la complexité. Tour d’horizon en français avec Thierry Crouzet, auteur expert de rien.
  8. Here Comes Everybody: The Power of Organizing Without Organizations
    On ne peut pas comprendre les réseaux sociaux sans regarder de près la façon dont la technologie a bouleversé l’auto-organisation et le passage à l’action collectif.
    Lectures complémentaires pour mieux comprendre les humains dans les réseaux: Predictably Irrational: The Hidden Forces That Shape Our Decisions, qui met le doigt sur les réactions humaines illogiques mais très prévisibles qui nous rendent vulnérables à la manipulation; Influence: The Psychology of Persuasion, ouvrage précieux pour qui doit gérer des communautés ou obtenir des résultats; The Paradox of Choice: Why Less Is More, indispensable dans ce monde numérique où pléthore de choix n’est que le début du problème, et enfin Drive: The Surprising Truth About What Motivates Us, pour comprendre de quoi est faite la motivation, et que le bâton et la carotte ne sont pas des stratégies gagnantes.

Il y a plein d’autres livres qui sont sûrement très bien, mais ceux-ci ont été testés et approuvés et je les recommande comme valeurs sûres!

Bonne lecture :-)

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Clicker training avec son chat (dressage, éducation)

[en] A little intro in French on clicker training. There is a lot in English online (just google "clicker training cats" or search on YouTube) but really not much in French, and people often ask me about it when I mention it. All the links in the article point to English sources, so just click away if you're curious and don't understand French.

Je ne suis pas une grande experte de clicker training mais j’en ai fait un peu avec Tounsi, et je recommande souvent cette technique autour de moi. Le clicker training est nettement mieux connu dans le monde anglophone, alors j’ai décidé de vous offrir un petit article d’introduction en français.

Tounsi et son clicker

Qu’est-ce que c’est?

Le clicker training consiste à utiliser un son distinctif (le “clic” du clicker) pour indiquer au chat que le comportement précis qu’il vient de faire va être récompenser (par une friandise généralement). C’est une méthode de dressage de plus en plus populaire, utilisée avec les dauphins, les chevaux, les chiens, les chats… quasi tout animal.

Oui, il est possible de “dresser” un chat (notez en passant comme les félins de maison passent leur temps à nous dresser, avec beaucoup de succès). Par contre le motivateur chez le chat ne sera pas, comme chez le chien, la relation. Le chien veut faire plaisir (je trivialise un peu), le chat fera quelque chose si c’est dans son intérêt.

A quoi ça sert?

Certaines personnes n’aiment pas l’idée de “dresser” un chat, n’entendant dans ces mots que le côté “apprendre des tours“. Alors oui, on peut apprendre à un chat à faire des choses “inutiles” comme jouer au piano, mais l’éducation au clicker a en fait toute une utilité… éducative et relationnelle:

  • encourager un chat timide à sortir de son trou et interagir avec un humain, et diminuer son anxiété (très utile pour augmenter les chances d’adoption des chats de refuge)
  • apprendre au chat à faire ou tolérer des gestes utiles: rentrer dans sa cage de transport, se laisser examiner la bouche, toucher les pattes, prendre un médicament
  • renforcer la relation entre soi et son chat: une session de clicker, c’est du temps passé ensemble à communiquer, et c’est sympa!
  • corriger des comportements indésirables (se faire les griffes sur le fauteuil) en les remplaçant par des comportements désirés (se faire les griffes sur le poteau à griffer)
  • augmenter l’activité du chat ou le faire jouer (très intéressant pour les chats d’appartement qui peuvent souffrir d’ennui ou d’inactivité).

Comment ça marche?

Il s’agit en fait simplement de “dressage par récompense” (jamais de punition!) Le clicker sert à marquer de façon extrêmement précise le comportement qui a mérité la récompense. En fait, les chats fonctionnent déjà comme ça: quand le chat miaule pour obtenir de la nourriture, par exemple (ou pire, vous réveille), et qu’il est en suite nourri, il apprend que pour une certaine action (vous attaquer les pieds sous la couette) il y a un résultat désirables (vous vous levez et sortez la pâtée).

Dans un premier temps, on va associer le clicker à la récompense (je donne les instructions tout soudain). Puis le chat va comprendre qu’en faisant certaines choses il va “provoquer un clic” et donc avoir ce qu’il veut (la friandise ou la caresse ou la session de jeu). Le clicker est donc vraiment un moyen de communication entre l’humain et le chat.

Concrètement, on fait comment?

Il vous faut d’abord un clicker. Il n’a pas besoin de faire “clic”, juste un son distinctif qui ne sera jamais entendu en dehors des séances. Un stylo ou un bruit de bouche peut suffire, pour autant que le son soit constant et pas utilisé à d’autres occasions.

La vidéo ci-dessous est une très bonne intro, en anglais (même si vous ne comprenez pas l’anglais je pense que la vidéo est utile). Voir mes commentaires dessous. Il faut garder les séances courtes (max 5 minutes — si le chat est dissipé, arrêter… des fois après 10-15 récompense c’est assez). Il faut aussi utiliser une récompense que le chat adore.

https://www.youtube.com/watch?v=q787R2DNDJI

  1. Charger le clicker: on clique, et au même moment on donne une friandise. Après quelques clics on attend un poil avant de donner la friandise: si le chat a pigé, on voit qu’il l’attend.
  2. Toucher une cible: utiliser une cible spécifique (il faudra la cacher entre les séances). On la met près du chat, et on clique-récompense tout mouvement en direction de la cible. En la mettant assez près, le chat va aller la toucher du nez — clic! Après, on met la cible un peu plus loin, et en quelques séances, le chat se déplacera, traversera la pièce ou sautera sur un meuble pour aller chercher la cible.
  3. On ajoutera ensuite une “commande” pour une action donnée, récompensant le chat uniquement s’il fait l’action quand on a donné la commande (on voit comme on peut utiliser ça pour faire descendre un chat d’une table, par exemple — ou l’inciter à ne pas y monter à moins qu’on lui ai dit de le faire).
  4. Pour renforcer le comportement, on change le rythme des récompenses et on passe à un mode de récompenses intermittentes: le chat doit toucher la cible plusieurs fois pour avoir un clic.

Pour en savoir plus

Une grande pionnière du clicker training, c’est Karen Pryor, et son site regorge d’informations (en anglais — j’avais aussi acheté son bouquin). Cette page d’instructions clicker sur WikiHow est assez bien faite, aussi. Il y en a aussi une sur Catster. En français, franchement, je n’ai pas vraiment trouvé grand chose de bien, donc si avez des ressources valables, mettez-les dans les commentaires.

Un bon truc est d’aller sur YouTube et de faire une recherche pour “clicker training cat(s)“. Même si on ne parle pas anglais, en regardant assez de vidéos on finit par comprendre comment ça fonctionne, si on a un tout petit peu le sens de la psychologie ;-)

Ce que j’ai fait avec Tounsi

Comme je l’ai dit, je ne suis pas une grande experte, mais je fais un peu de clicker avec Tounsi, histoire de canaliser son énergie, et de trouver d’autres moyens de “l’éduquer” que le pistolet à eau et le “non”, auquel il réagit très peu. C’est aussi un chat vite excité et surstimulé qui peut être agressif, comme le noir et blanc dans cette vidéo. Il est aussi complètement impossible à manipuler — il déteste la contrainte.

J’ai donc commencé par lui apprendre à venir toucher une cible (une baguette), ce qu’il a vite pigé. Je peux maintenant utiliser la baguette pour le faire aller plus ou moins n’importe où. J’ai commencé à rajouter une commande mais il faudrait que je reprenne les séances!

Inspirée du clicker, je lui ai appris à rentrer dans sa cage de transport. Très, très difficile de mettre dans sa cage de transport un Tounsi qui ne veut pas. J’ai donc utilisé la méthode suivante:

  • cage ouverte posée par terre
  • friandise devant la cage
  • puis friandise à l’entrée de la cage (il la prend, repart)
  • puis friandise dans la cage (il la prend, ressort)
  • puis une fois qu’il est dans la cage, fermer la porte, lui donner une autre friandise, et rouvrir la porte après quelques secondes.

Donc maintenant, si je veux qu’il entre dans sa cage, je mets une friandise au fond, je ferme la porte, je lui en donne une autre, et hop, je file au chalet ou chez le véto! Il y a même eu un moment où il entrait tout seul dedans dès que je la sortais. Moins maintenant, il faut que je refasse une petite séance à l’occasion.

J’ai aussi utilisé le clicker et son inspiration pour lui apprendre à tolérer qu’on le touche. La tête, par exemple: je lui caresse la tête, ce qu’il aime, et mi-caresse, je m’arrête et je lui tiens la tête avec la main (comme je la tiendrais si j’allais lui basculer la tête en arrière pour lui ouvrir la gueule). Je tiens juste un quart de seconde, et je continue la caresse. Le but c’est d’être sous son seuil de réaction, pour qu’il ne se débatte pas. Puis j’essaie progressivement d’allonger l’arrêt. Là, on peut utiliser le clicker: cliquer quand on tient la tête, relâcher, récompenser. Tenir de plus en plus longtemps avant de cliquer.

Je fais ça aussi en “m’asseyant dessus” (pour si je dois un jour lui mettre des gouttes dans les yeux, quasi impossible maintenant): je m’assieds à genoux avec Tounsi sous moi, je tiens une seconde, et avant qu’il essaie de sortir, je clique-récompense. Vous voyez l’idée? L’idée c’est de transformer quelque chose qu’il considère comme désagréable (être maintenu) en quelque chose de désirable, parce que ça mène à un clic et donc à une récompense.

On peut utiliser ce principe sans le clicker pour un bout (par exemple, quand on caresse le chat tout détendu, l’habituer progressivement à ce qu’on touche ses pattes ou ses oreilles). Mais avec le clicker on peut être plus précis et plus rapide.

Voilà, vous avez certainement des questions parce que mon article n’est pas hyper hyper détaillé, et je vous réponds volontiers dans les commentaires!

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Ne plantez pas vos bâtons comme des bûcherons

[en] I learned to my dismay (injury) that I had been using my ski poles wrong all these years. Go light with them!

Je l’ai appris à mes dépens: on peut faire des dégâts avec une mauvaise technique de planter du bâton.

Je m’explique. Ayant skié (et snowboardé) comme une acharnée de 3 à 20 ans (environ), je me suis remise sérieusement au ski cette année après un bon hiatus (de temps en temps une journée, style “oh mais comment je faisais pour skier autant avant?”). J’ai pris un abonnement de saison, j’ai acheté du bon matériel de ski, j’ai booké mon mois de janvier au chalet et… je me suis lancée.

Mi-janvier, cependant, aïe: je me blesse aux poignets. D’abord un (la faute à une plaque de glace sous la poudreuse), puis l’autre, un peu plus inexplicablement — mais toujours en plantant ce satané bâton.

Médecins, attelle, radios, IRM: kyste arthro-synovial palmaire à gauche, et qui sait quoi à droite (on n’a pas fait d’IRM à droite… donc on sait pas ce qu’on n’a pas vu).

xray steph hands

C’est enquiquinant. Repos (1 semaine de snowboard, plus de judo pour un moment), crème, Flector, ostéo, et on attend pour voir si ça se remet ou s’il faut opérer. Rendez-vous déjà pris avec le spécialiste de la main en mai… au cas où.

En parallèle, je me demande (et une ou deux sages personnes de mon entourage posent aussi la question) si je ne suis pas en train de faire une erreur technique qui me vaut ces blessures. Ce serait trop bête… quand même. Une fois la phase la plus aigüe passée (celle où on demande aux visites de faire la vaisselle et porter les poubelles parce qu’on a trop mal), je reprends mes skis et mes bâtons, et je me dirige vers le bureau de l’école de ski pour un cours de planter de bâton.

Y’a pas d’âge pour prendre son premier cours de ski!

J’explique toute la situation, le moniteur me regarde faire quelques virages, je le rejoins, il sourit et me dit: “OK, je vois le problème”. Je suis à la fois ravie et consternée: je ne suis pas impuissante devant mes poignets qui se déglinguent, mais punaise, apprendre qu’on fait “faux” depuis si longtemps, pas simple!

En gros, je plante mon bâton d’un mouvement ample et décidé, de haut en bas… pauvres petits poignets. Ils pouvaient bien souffrir. Alors je tente de corriger. C’est dur! Je suis toute déséquilibrée. Je vais même jusqu’à skier plusieurs jours sans bâtons, parce que même en corrigeant, je me fais mal.

Et avant-hier, en skiant avec un monsieur suisse-allemand ex-instructeur, ex-coureur, ex-entraîneur, je pige enfin grâce à ses explications (le tout en allemand SVP!) ce que je n’avais pas pigé jusque-là: un bâton, ça ne se plante pas. Je ne parle pas du carving (ça je savais et pratiquais), mais des virages normaux.

Un bâton, ça se tape sur la neige. Et ça se tape dans le sens inverse de la marche. Eh oui: un petit mouvement d’arrière en avant pour venir toucher la piste. Juste avec le poignet. Chping, chping, chping.

Alors je réapprends à skier. Et j’essaie tant bien que mal de corriger mon “taper de bâton”. Et je sens que ça commence gentiment à rentrer. Ouf!

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Getting Meals Back Under Control

[fr] Quand j'attends d'avoir trop faim pour me demander ce que je mange, ça se passe mal. Au programme: réfléchir aux repas du lendemain chaque soir.

Many years ago, but still late in life, I realised how big an impact food and meals had on my mood and general ability to function. Looking back, I wonder how I managed to stay in denial so long. For the better part of my adult life, I thought eating was just a matter of calming the feeling of hunger, and the rest would take care of itself. Now, I know better.

Gratin de côtes de bettes

First, when I’m hungry, I do not function well. I disfunction, even. Some people can be hungry and just go along as if they weren’t — not me. My ability to think clearly drowns inside the pain in my stomach (yes, it hurts when I’m hungry, I know it’s not the case for everyone). I have trouble making choices. I become irritable. I get stuck in the rut of whatever it is I’m trying to do, or set off in a frantic search for food.

Second, what I eat matters. It’s not just a question of filling up. I’m not religious about any diet, my belief being simply that you should strive to have a balanced diet — carbs, meat, fat, veggies, grains, mix it all up.

Panier de légumes 2013-10-31

A couple of years ago I started “inverting” my meals. (Thanks, Julien.) You know what they say: have breakfast like an emperor, lunch like a king, dinner like a beggar. It makes sense, I think: when do you need your energy, during the day or at night when you’re sleeping? The way I do this is have a “normal” meal in the morning. As I type this, around 8:30am, I’m eating past and a salad. Nope, I have no trouble doing it. And when you had a light meal in the evening, trust me, you’re hungry enough in the morning to eat more than a croissant. It’s also a question of habit, I guess.

Where does it go wrong? As my life has little routine in it, I easily fall into the trap of waiting until I’m hungry to wonder about food (what will I eat? what’s in the fridge?). By the time I get moving I’m starving, which usually results in a suboptimal meal.

Racines au four

What I’m going to do now to get out of this is:

  • not wait until I’m hungry to start preparing food (use the clock instead)
  • plan my meals for the next day the evening before so I don’t have to make decisions on the spot.

Started today! That was a nice breakfast. Now I’m off to ski :-)

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Adopting a New Cat: 10 Tips for Newbies

[fr] Quelques conseils et tuyaux pour les personnes peu familières avec les chats.

Not everybody is familiar with cats. Here are some tips and advice for those of you who might find themselves a little at loss with their first adopted cat (or first “real” cat you have the full responsibility of).

Cats (2013 11) -- Mon petit panier de légumes

1. Cat psychology

The main thing to understand about cats is that they are naturally shy animals. They like sheltered places (under then bed) rather than big empty spaces (in the middle of the living room).

If your cat is spooked, leave it alone. It will end up exploring and coming to you, even though it might take weeks. The worst thing you can do is chase after a spooked cat to try and make friends with it. It’s said that cats like those who don’t like them, and there is some truth in there: people who don’t like cats leave them alone.

Cats don’t either like loud noises or brusque movements. To make yourself cat-friendly, avoid speaking too loudly and making scary noises. Move gently. (This is why cats often have trouble with children, who traditionally make a lot of noise and tear about the place ;-) )

2. Cat language

Some cats are talkative and meow, others don’t. Meowing is a way of communicating with humans, so if a cat is meowing, chances are it wants something. Usually one of:

  • food
  • water
  • litter
  • to be let out of where they are
  • reassurance (which might not necessarily mean being scooped up and carried, but maybe just visual contact and hearing your voice)

Sushi en septembre 2

Cat body-language is unlike the dog’s: tail flapping is usually sign of annoyance or discontent (again, some cats have more wavy tails than others and might whip their tail around even when purring — but generally less tail movement = better). Ears backwards is fear. Big dilated pupils too. (Or anger.) Purring is usually good, growling and hissing isn’t.

3. How a cat explores

Most cats will explore only at the speed they’re comfortable. They might spend a lot of time exploring with their eyes/ears/nose first before coming out of their hidey-place. They’ll explore a little and then retreat to safety.

Cuisery 24

You and other humans are part of the territory to explore. If you’re away during the day, be sure the cat is making good use of that time to explore — or sleep!

4. Food, drink, and litter

At the beginning make sure that food, drink, and litter are close at hand for the cat. You don’t want it to go days without food because it’s scared (cats actually don’t do well without food for anything more than 24 hours). If the cat is not eating try and tempt him with something specially tasty.

Keep the litter tray as far as possible from the food and water. The cat might take a while to use it (they’re champions at “holding it in”, specially the “big business”, for what might be days). If you’re worried about time passing by and not enough going in or out of the cat, call a vet for advice with the specifics, they’ll be able to tell you if the cat needs medical attention or just a bit more time.

Most cats don’t like their water near their food. More than one water bowl is a good idea (I spread them around the flat). Avoid plastic for food/water bowls as many cats are allergic and develop acne on their chins.

Keep the litter tray very clean (remove whatever the cat does in it as soon as you see it). Open litter trays are more appreciated than covered ones. A few drops of bleach in the litter will encourage the cat to use it. (Remember, what smells nice to you doesn’t smell nice to the cat, so go gently on those litter deodorants or perfumed litter.)

5. Petting and carrying your cat

Cats usually like to be petted once they’re comfortable (and it can reassure them). Not all cats like to be carried. Scratching under the chin, on the head, stroking on the shoulders is usually safe. Scratching the lower back can be either much appreciated or set the cat off. Bellies are best avoided until you know for sure the cat wants it (rolling and showing you its belly does not always imply it wants you to touch it).

When you carry a cat, make sure you support its behind with one hand. Cats have their habits, so maybe your cat has been used to being carried a certain way. Try and see what your cat does when you pick it up and listen to its body-language, it might give you hints.

If your cat hits you or bites you when you pet it, it might mean

  • that it’s not comfortable enough with you yet (specially if it’s at the beginning and it’s still scared)
  • that it’s “over-stimulated” — there is a fine line between pleasant contact and contact that feels like an agression. In that case, learn to stop petting before it becomes unpleasant for the cat. Watch out for flicking tail, ears backwards, dilated pupils. With time (months/years) you will learn to know when to stop, and the cat will gently stretch out its comfort zone.

Max et Lilly à Saint-Prex -- Max

6. Approaching your cat

If your cat is shy, and even if it isn’t, avoid standing full height when you first approach it. Also avoid looking at it directly (staring is an agressive attitude). Look at the cat, look away, look at the cat, blink, look away, etc. Gently stretch an arm forward as far as you can and point your index finger at cat-height in direction of your cat — as if your finger was another cat’s nose.

Cats greet each other by touching noses, and you can mimic that with a finger. Approach your cat with your finger, very gently, and let it do the last bit (don’t ram your finger in its nose, leave your finger a few centimetres away and let your cat do the last bit). If your cat is scared and retreats, retreat too and try again later. Speak gently/softly when you do this.

Once the cat has touched your finger it will probably retreat a bit, or come and rub its head against your hand. Let it do it a bit, and then see if you can pet it a bit with a finger or scratch head or cheeks!

7. Enrichment: toys, outdoors, cat tree

Cats are hunters. They sleep a lot (upto 16 hours a day, mostly when you’re not around). If your cat is an indoor cat you are going to have to play with it every day. Here’s an article (in French) about how to care properly for an indoor cat. Expensive toys are not necessary (they bring more pleasure to you than the cat, so spend wisely). A piece of string or a rolled ball of paper you can throw are fine. Corks on a string and ping-pong balls are great. Fishing-rod style toys are good as they really help you be active with your cat. Clicker training is also something you might consider, as it’s a nice cat-human activity, and it can do wonders in getting a shy/less-sociable cat to bond with you.

An indoor cat absolutely needs a scratching post. It should be really sturdy and tall enough for the cat to stretch out completely when scratching (that can be over 1m high for a big cat!)

If your cat is going outdoors, wait at least 3 weeks to a month before letting it out. More if the cat is still not comfortable with you, doesn’t come when called, or is not quite at ease indoors. Here is an article (in French) that explains how I proceed for letting my cats outdoors.

A cat is going to be happier in a cluttered environment than in a place full of open spaces. It doesn’t mean you need to live in a mess, but particularly at the beginning if you can leave paper bags and cardboard boxes lying around, or a chair in the hallway, etc., it will make it easier on the cat (you’re creating hiding-places). It’s also important that the cat has somewhere to look outside. They’ll spend a lot of time “virtually hunting” just by observing the outside world.

Max et Lilly à Saint-Prex -- Attentive

You can create more “space” for your cat inside by thinking in 3D: where can the cat climb? This adds surface to its territory.

And indoor cat should have access to “cat grass” (usually wheat). You can get it in supermarkets or pet stores depending on your area or plant it yourself. They use it to purge themselves of the fur they ingest while grooming.

8. Education

The golden rule of education is: be firm and consistent. Imitate a mother cat with her kittens: if you decide your cat is not allowed on the kitchen table, a sharp “no!” and swift removal of the cat should work (just pick it up and put it on the floor, or if it’s skittish enough, chase it off with your hand — or it might just jump off as you approach). I usually continue saying “no!” in a stern tone until the cat is back in “permitted” territory. (Be reasonable though: a cat needs to be allowed on the furniture in general!)

It’s usually unnecessary (just sayin’!) to hit your cat. If you have a specially stubborn cat like my Tounsi you might have to swat it on the top of the head with two fingers (imitate a cat paw coming down sharply) but use this with care and circumspection.

What works better for cats who insist on getting into trouble (destroying your houseplants for example) is to run/walk fast towards them, yell or make a huge hissing sound when you get near (like an angry cat), and when they move, chase them away by running after them. This is really imitating what another cat would do.

This technique can also be used for a cat who does not know play limits and bites or scratches you. Stop interacting immediately, hiss and chase the cat away. Then ignore it.

Clicker training can also be a very useful tool for education. (Watch videos on YouTube if you don’t know what it can do.) It can help replace unwanted behaviours by wanted behaviours. Not to mention it can help with useful things like getting a cat into a carrier or having it let you examine its paws.

Quintus has no shame, comfort before everything 1

9. Safety

Open windows and unsecured balconies. Cats do fall from windows and balconies and injure themselves (the cat never getting hurt by a fall is a myth). Tilt open windows are dangerous for cats as they might try and get out through them and get caught in the crack (and die).

Some plants are toxic to cats (famously, lilies — Google will serve you umpteen lists). Antifreeze is very attractive to them, and deadly.

Be careful with power cords (risk of electric shock) and electric/ceramic cookers (burns). Don’t let them swallow string or ribbons (risk of intestinal occlusion).

Chocolate is toxic to cats. So are tomatoes and a whole lot of other human food that doesn’t agree with them well. Cats don’t digest milk, it gives them diarrhoea. They are strict carnivores and should normally not eat anything besides high-quality cat food. (Ask your vet for advice. Supermarket cat-food is usually suboptimal but some brands are good.)

Permethrin, which is found in some insecticides (including dog anti-flea products) is deadly for cats.

A cat which has not eaten for 24 hours is a medical emergency (risk of hepatic lipidosis).

10. Vet and carrier box

If you can, make sure you can get your cat into the carrier box before you need it (but don’t over-spook an already spooked cat by doing it unnecessarily). Leave the carrier outside for a few days instead of taking it out of wherever it is just when you use it. Lure the cat inside with treats. Let it come back out. Put a treat in the back of the carrier, close the door, give a treat, open the door again to let it out. With a bit of practice chances are you’ll have a cat that runs into its carrier to get a treat.

Ask your cat friends for a vet recommendation before you need one. If your cat seems to be settling ok, it can be a good thing to take it to the vet for an initial check-up. Like that the vet gets to meet the cat when it’s in good health and doesn’t need to be tortured too much ;-)

Safran aime mon jardin palette 3

Eye issues shouldn’t wait before seeing a vet. Cats are fragile with colds, so a coughing, sneezing, or sniffling cat should see a vet quickly. Cats hide pain very well, so often the first sign you will notice of a cat not being well is that it’s more quiet, doesn’t want to play, isn’t eating much — or simply doesn’t follow its usual habits. If you notice such changes in behaviour, call your vet for advice and probably a check-up. It’s better to catch something minor early than wait too long and end up with a dead cat (sorry to be dramatic but these things happen).

Have fun with your cat!

There, I think I’ve covered the essentials. If you have any questions, use the comments. And have fun with your new cat :-)

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Le matériel de ski, c’est important

[en] I had no idea skiing gear could make such a difference. Between an old pair of skis I was lent and the ones I ended up buying, I went from despair, on the verge of giving up skiing ("I waited too long, I'm too old for this sh*t"), to feeling 19 again, whizzing down the slopes without ever stopping.

…ou comment j’ai dépensé 800CHF pour avoir 20 ans de moins sur les pistes.

Cet hiver, au lieu d’aller en Inde, j’ai décidé de prendre un abonnement de saison et de profiter du chalet pour me remettre au ski. On m’a mise sur les lattes quand j’étais haute comme trois pommes, et jusqu’à mes vingt ans environ c’était ski tout l’hiver, chaque hiver, chaque week-end, toutes les vacances.

Ces presque vingt dernières années, c’est à peine si j’ai mis un jour par an en moyenne les pieds sur les pistes.

Mon projet était de louer du matériel à l’année, vu que je n’avais plus rien. L’amie de mon père m’a prêté son vieux matériel, au hasard (des skis du début du carving), et je me suis dit que j’allais d’abord essayer ça pour voir. Inutile de payer si c’est pas nécessaire!

Première journée: quel enfer. J’avais mal partout. Aux chevilles, aux genoux. Je n’arrivais pas à contrôler mes skis. Ça partait dans tous les sens. Je devais tout le temps faire des pauses, moi qui skiais avant à toute vitesse de l’ouverture à la fermeture des pistes. Déprimant. “Ma vieille, je me suis dit, tu as trop attendu pour reprendre le ski.”

Le lendemain, j’y retourne quand même, avant de déclarer forfait après deux descentes tellement j’avais mal et pas de plaisir. J’étais vraiment dépitée. Je pensais à mon abonnement de saison (c’est pas donné) et je me demandais comment j’allais bien pouvoir l’amortir dans des conditions pareilles.

Après un jour pour me remettre, je décide de mettre en branle le plan “location”. Je prends une paire de skis (+ chaussures) pour la journée, avec l’idée de les garder pour la saison si ça se passe bien.

Quelle révélation! En changeant de skis, j’ai perdu 10 ans! Je peux à nouveau prendre un peu de vitesse, je tourne où et quand je veux, je fais des descentes sans m’arrêter. Je jubile!

De retour au magasin en fin de journée, je déclare haut et fort que je garde ce matériel pour la saison. Mais le gérant du magasin ne l’entend pas de cette oreille. “Vous ne voulez pas plutôt acheter?” Moi: non, budget, machin (j’avais quand même regardé, et j’avais été un peu estomaquée de réaliser qu’une paire de skis neufs ça allait chercher dans les 8-900CHF). Il me propose ceux que j’ai essayés pour 400CHF — et là, il a mon attention. On commence à parler, il me montre ce qu’il a, on parle encore (je n’ai franchement pas la moindre idée comment on peut bien choisir une paire de skis), il m’explique qu’avec un ski plus dur on se fatigue moins à la longue, j’hésite, je réfléchis, on discute encore, et il me dit qu’il a justement une paire de “skis test” pour un des modèles qui me conviendraient bien.

Pas grand chose à perdre, je me dis. Essayons, et je verrai bien si ça vaut la peine.

Le lendemain, sur les pistes, nouvelle révélation! J’ai perdu 10 ans de plus! Je skie comme à l’époque! Je n’en reviens pas. Les skis tiennent bien la vitesse, je peux carver comme je veux (même si j’ai arrêter de skier régulièrement avant l’apparition du carving, j’ai fait beaucoup de snowboard et vite pigé la technique), ils correspondent vraiment bien à mon style de descente.

Il me reste un doute: et si c’était simplement la forme qui revenait? Je reprends les skis de la veille pour une dernière descente: alors qu’ils m’avaient tant plu le jour d’avant, aujourd’hui ils flottaient, partaient dans toutes les directions, et réagissaient comme un plongeoir réglé sur la position la plus molle.

Ma décision est prise: je vais casser la tirelire pour avoir 19 ans de nouveau quand je skie.

Nouveaux skis Salomon 24HRS

Cette aventure a été une grande révélation pour moi: jamais je n’aurais imaginé que le matériel pouvait autant influencer l’expérience du ski. Je suis de ceux qui pensent qu’il est possible de faire de magnifiques photos avec un appareil jetable, et qu’on peut faire de délicieux gâteaux dans un vieux four. Malgré mon job dans la technologie, je ne suis pas une adepte du dernier cri. Je fonctionne à la récup, à l’entrée de gamme, au deuxième main. Certes, je sais que la qualité peut valoir la peine, mais jamais je n’aurais pensé qu’une paire de skis pouvait faire la différence entre être découragée de skier et retrouver mes vingt ans.

Le gérant m’a même raconté qu’il y a des gens qui arrêtent de skier parce qu’ils n’arrivent plus. Ils prennent sur eux, pensent qu’ils sont trop vieux, plus assez en forme — alors que c’est leur matériel qui a dépassé la date limite. Une paire de skis, ça dure 5 ans environ, peut-être un ou deux ans de plus si on achète du bon matériel.

Alors mon conseil: vos skis qui trainent à la cave depuis une décennie, oubliez les (déchetterie!), et louez pour une demi-journée du matériel récent, juste histoire de voir la différence.

A bientôt sur les pistes!

 

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C’est le moment de voter!

[en] Two UDC "initiatives" on the voters' menu: one to remove abortion from basic health insurance, and another one to "stop massive immigration". Vote no to both, of course.

Je suis toujours à la montagne, et j’ai profité d’un petit crochet en plaine hier soir pour ramener mon matériel de vote. Le 9 février approche!

Enveloppe de vote.

Deux initiatives UDC au menu:

Consignes de vote pour scrutin du 9 février 2014.

Les consignes de vote sont assez claires, et l’unanimité des différents partis (non-UDC, s’entend) pourrait nous encourager à céder à la tentation de négliger notre devoir civique. Personnellement, j’avoue que la dernière initiative UDC “contre les familles” (et son succès avant votation) m’a pas mal secouée de ma torpeur.

Comité d'initiative contre le financement de l'avortement par l'assurance maladie de baseSortir l’avortement de l’assurance de base. J’avoue que la page “arguments du comité d’initiative” me donne juste envie de vomir. Je résume les raisons pour lesquelles on va massivement voter contre cette initiative rétrograde:

  • obliger les femmes ayant fait le choix d’une IVG à la payer elles-mêmes ne diminue pas le nombre d’IVG, mais simplement le nombre d’IVG en milieu hospitalier (bref, le retour aux dangereuses méthodes de grand-mère)
  • les grossesses non désirées sont l’affaire des femmes et des hommes (mais oui, faut être deux, vous savez?), donc la solution de “l’assurance privée” pour les femmes désirant être couvertes pour une éventuelle IVG (parce qu’on planifie ça… ouais, d’ici 2-3 ans je me ferais bien avorter), c’est juste… j’ai pas les mots.

On a besoin que l’avortement soit couvert par l’assurance de base pour s’assurer que toute femme qui a besoin d’avoir recours à cette intervention puisse le faire dans de bonnes conditions. On voit bien aux arguments des partisans de l’initiative qu’on est en fait dans une lancée anti-avortement. Si cette initiative passe, soyez assurés qu’il y en aura d’autres derrière. Ne vous laissez pas avoir par son caractère faussement bénin: “on veut ‘juste’ pas que ce soit couvert par l’assurance de base”.

Immigration de masse

Quant à la soi-disant immigration de masse… un petit coup d’oeil aux arguments du comité d’initiative suffit pour voir qu’on fait porter le chapeau aux “étrangers” pour tous les maux: le transports publics bondés, le chômage, les loyers, bref, si le monde va mal, c’est à cause des étrangers. Je ne vous ferai pas l’insulte d’argumenter contre cet étalage de xénophobie primaire. Affaire classée.

Update: et bien sûr il faut voter OUI au FAIF!

Update 2: à lire aussi, l’article de ClaireNon à une initiative rétrograde

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Retour au cinéma

[en] Been going back to the cinema recently.

J’adore le cinéma. Quand j’étais petite, on y allait rarement, mais j’aimais déjà. C’était une occasion spéciale. De l’exceptionnel. Trente ans plus tard, j’ai toujours ce même sentiment magique quand je m’installe dans mon fauteuil pour voir un film. J’ai été beaucoup au cinéma durant mon adolescence, et aussi durant une bonne partie de ma vie d’adulte. C’est une de mes “sorties” préférées.

Depuis un an ou deux (ou est-ce plus?) je peine à trouver le temps (ou m’organiser) pour y aller. J’ai laissé expirer deux cartes Pathé “5 places prix réduit, valable 6 mois” avec encore des places dessus.

Le cinéma, plus j’y vais, plus j’y vais: je vois les lancements, je me dis “oh faut pas que je rate ça”, et la machine et lancée. A l’inverse, quand je n’y vais pas, peu de choses m’y tirent, sauf une vague envie “d’aller au cinéma”. Durant mes périodes sans cinéma, je ne sais même pas ce qui passe.

Récemment, j’ai recommencé à fréquenter les salles obscures. Voici les derniers films que j’ai vus et ce que j’en ai pensé, sachant tout de même que je suis “public facile” :-)

  • En solitaire: super film de voile et de mer, avec de l’action, du suspense, de l’émotion…
  • The Butler: contente de ne pas l’avoir raté; j’ai entre autre adoré voir ces différents acteurs célèbres incarner une succession de présidents des Etats-Unis; et même si les films sont une piètre source pour apprendre l’Histoire, ça m’a quand même éclairée sur un volet de la culture américaine de ce siècle dont je suis passablement ignorante.
  • Les Grandes Ondes: film suisse et super! Vraiment! Dire que je ne savais même pas ce qu’était la Révolution des Œillets avant de voir ce film… honte à moi.
  • Gravity: comment, vous ne l’avez pas encore vu? J’ai adoré. 3D of course (et du coup j’ai appris que les séances 3D le dimanche matin chez Pathé sont au prix normal…)
  • About Time: très jolie histoire qui m’a fait penser à Love Actually, et pas pour rien (même réalisateur). De ces films qui font aimer la vie et les gens, et pleurer un peu, bien entendu.
  • Prisoners: du thriller assez dur mais bien fichu. Prévoir un verre après.

 

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Initiative de l’UDC contre les familles

[en] Swiss politics. I'm against the UDC so-called "for families" initiative, and you should be too. OMG I can't believe I'm writing a political post.

Sans rentrer dans les détails, j’ai réalisé qu’il n’allait pas de soi pour tout le monde qu’il fallait voter contre la soi-disant “initiative pour les familles” de l’UDC. Alors hop, moi qui me tiens généralement bien à l’écart de tout ce qui sent la politique, je vais sauter les deux pieds dedans.

Un peu de contexte: je ne suis affiliée à aucun parti, vu que ça me fait vite mal à la tête, toute cette politique, mais je suis clairement de sensibilité gauche-verte, avec toutefois quelques idées un peu plus de droite parsemées ici et là, probablement parce que je traine trop dans le milieu du business et de l’entrepreneuriat.

Un peu de contexte concernant l’initiative. C’est une initiative de l’UDC, et les autres partis se sont alliés pour lutter contre. Ça, si on ne partage pas de façon général les vues de l’UDC, ça devrait déjà être un gros drapeau rouge. Certes, l’initiative semble séduisante (qui ne voudrait pas soutenir les familles?), mais n’oublions pas que l’UDC sont les as du marketing politique et de la communication, qu’ils ont de gros moyens et qu’ils sont extrêmement efficaces.

Oui, ce serait super si on pouvait valoriser d’une façon ou d’une autre le travail des parents qui renoncent à travailler (tout ou partiellement) pour s’occuper de leurs enfants. Ou bien le travail des enfants qui ont à charge leurs parents âgés, au détriment de leur carrière. Mais l’initiative de l’UDC ne fait pas ça.

Déconstruisons un peu.

Si je travaille et que je fais garder mon enfant, j’ai des frais de garde, et je peux déduire une partie de ceux-ci lors du calcul de mes impôts. La logique de la chose telle que je la comprends, c’est que ces frais sont en quelque sorte des frais d’acquisition du revenu: pour pouvoir travailler, gagner plus, et donc payer plus d’impôts, je dois dépenser de l’argent. Donc le calcul de l’imposition en tient compte, de la même manière qu’on peut déduire des frais d’entretien d’immeuble si on est proprio. (Vous me corrigez si je dis des bêtises, mais je crois que le parallèle est bon.)

Si je ne travaille pas et que je n’ai pas de frais de garde, je n’ai pas non plus de salaire (le ménage a moins de revenus et je paie moins d’impôts).

N’oublions pas que les revenus modestes paient déjà peu d’impôts. Un ménage qui tourne avec un seul salaire médian, ça lui fera probablement une belle jambe qu’on puisse déduire encore quelque chose.

Ensuite, il y a toute la problématique “féministe”. Là aussi, je reste généralement loin du débat, mais c’est clair pour moi qu’une initiative comme celle-ci favorise un modèle familial où la femme reste à la maison pour s’occuper des enfants. Et ça, c’est inacceptable en 2013. Je ne dis pas que je désapprouve des femmes qui font le choix de s’arrêter de travailler pour s’occuper de leurs enfants. Mais la société devrait faire en sorte que le choix entre carrière et famille soit un vrai choix. Alors qu’on sait que les femmes sont toujours moins payées que les hommes, que dans le monde du business les qualités qu’on apprécie chez les hommes sont perçues comme des tares chez les femmes, inscrire dans la constitution quelque chose qui valorise la femme au foyer au détriment de la femme professionnelle, c’est tellement rétrograde que ça me met en rage.

Je reprends: il n’y a rien de mal à élever ses enfants. Mais il n’y a rien de mal non plus à vouloir une carrière, et ça fait des générations que les femmes se battent pour que nous ayons un vrai choix là-dessus. Ce n’est pas le moment de revenir en arrière.

Ensuite, imaginons que l’initiative passe. Certaines familles (aisées, à deux parents dont un seul travaille) paieront moins d’impôts. Pour le canton de Neuchâtel, par exemple, un trou de 40 à 80 millions. Un trou qu’il faudra bien combler d’une façon ou d’une autre. Plus d’économies (et on sait qu’on économise sur le social et l’éducation), et probablement simplement une réduction des déductions de frais de garde, pour tout le monde. La super initiative pour soutenir les familles aurait donc pour effet de péjorer la situation des familles qui dépendent de structures d’accueil pour pouvoir assurer un revenu suffisant pour le ménage.

Si l’initiative était appelée “pour la suppression des déductions pour frais de garde”, je pense pas qu’elle aurait autant de succès, mais en pratique, c’est à ça qu’elle aboutit: si j’ai des frais pour faire garder mes enfants afin de maintenir mon activité professionnelle, je ne pourrai pas déduire plus que si je n’ai pas de frais. Vous voyez le problème?

Oui, c’est complexe, et compliqué. Je vous ai dit que ça me faisait mal à la tête, la politique. Et c’est là qu’ils sont forts, l’UDC: ils simplifient. Rendent simpliste, même.

L’enjeu de cette initiative, ce n’est pas de soutenir ou non les familles et de valoriser les parents (=les mères) qui font le choix de ne pas travailler.

L’enjeu de cette initiative, c’est:

  • promouvoir un modèle familial où la femme ne travaille pas
  • réduire les déductions pour frais de garde pour les ménages où les deux parents travaillent
  • réduire les déductions pour frais de garde pour les familles monoparentales
  • donner des déductions fiscales à ceux qui ont un revenu confortable, sans améliorer la situation de ceux qui peinent à joindre les deux bouts.

De plus, comme cette initiative parvient à séduire même des personnes habituellement de gauche, j’y vois un véritable risque d’UDCisation de la Suisse (on est déjà bien en chemin). Est-ce la Suisse de l’UDC que vous désirez soutenir? Parce que si cette initiative passe, si vous votez pour alors que vous ne soutenez pas les idées de l’UDC en général, vous êtes en train de faire un pas dans leur direction. Ça, c’est l’argument méta-idéologique.

Mais revenons à l’initiative: prenez le temps de réfléchir aux réelles conséquences et implications de cette initiative dont les avantages sont présentés de façon simpliste par ses partisans. Ne soyez pas dupe. Soutenir les petites gens n’a jamais été dans le programme de l’UDC.

Si on cherche une solution pour soutenir les familles, le RBI (revenu de base inconditionnel) qui se retrouvera prochainement sur nos bulletins de vote est une solution beaucoup plus intéressante — et réaliste, contrairement à ce qu’on pourrait croire de premier abord. Ça sera d’ailleurs le sujet d’un de mes prochains articles.

En attendant, n’oubliez pas de voter. Même moi je vais y penser, pour le coup.

Edit: lisez cet excellent résumé de la situation par Samuel Bendahan.

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Cuisine indienne de base

[en] Getting started with Indian cooking. (Well, my way.)

Je viens de donner à me voisine de dessus tout un stock d’épices indiennes et je lui ai promis de mettre par écrit les explications que je lui ai données. En français, vu que la plupart des recettes indiennes sur ce blog sont en anglais. Profitez!

Ma “base” pour un plat indien est la suivante (on peut varier, bien sûr):

  • dans de l’huile chaude, faire revenir une trentaine de secondes graines de moutarde noire et graines de cumin (une cuillère à café ou une demi de chaque); veiller à ce que l’huile soit bien chaude
  • quand les épices ont fini de craqueler, ajouter des feuilles de curry (6-12, une grosse pincée); attention, ça va péter fort, donc couvrir vite, surtout si elles sont congelées
  • baisser le feu quand le bruit se calme et ajouter oignons hâchés et piment vert (cassé en deux ou hâché suivant ce qu’on veut comme force, ou si on veut pouvoir l’enlever)
  • en option, pâte au gingembre et à l’ail
  • quand les oignons deviennent transparents et ne font plus pleurer, ajouter du turmeric (pas trop! une demi cuillère par exemple) et du sel (une cuillère, au pif)
  • quand les oignons sont cuits (faut rien faire cramer) on peut ajouter soit de la tomate coupée en morceaux (ou boîte) soit du yoghurt pour “rallonger” la base

Après, on peut ajouter d’autres épices, bien sûr, légumes, viande, etc. (Et si ça commence à coller, de l’eau!) La recette du poha commence comme ça, puis on met du sucre, les cacahuètes, le poha.

Avant de servir, ajouter des feuilles de coriandre hachées, et peut-être un peu de jus de citron. Du gingembre cru en julienne ça donne aussi un goût très “asiatique”.

Une recette toute simple qui utilise les nigelles et le turmeric: couper un chou blanc en petit morceaux, et le faire revenir doucement avec ces deux épices et du sel dans du beurre ou de l’huile.

Une autre, pour les pommes de terre: commencer avec les graines de moutarde (1/2), le cumin (1), les feuilles de curry, un piment vert, le turmeric (1/4), puis ajouter les pommes de terre coupées en petits morceaux, le sel (1), et un tout petit peu d’eau (juste pour mouiller le fond). Laisser cuire à couvert et à feu très doux.

Pour le daal, on peut soit commencer avec les épices et rajouter le daal par-dessus, soit cuire le daal d’abord, préparer les épices à côté et les ajouter dedans à la dernière minute (voir la recette de Nisha pour le toor et mung daal). Avec le masoor daal c’est sympa de hacher beaucoup d’oignons et de tomates et de cuire ça avec des nigelles (voir la recette d’Aleika). Ici, une autre variante d’épices pour daal.

J’utilise aussi beaucoup les épices indiennes pour “indianiser” les plats occidentaux.

Avec un peu d’expérience et à force de faire diverses recettes, on développe une sorte de “feeling” pour les épices qui permet d’improviser. Par exemple, ces oeufs brouillés indiens ou bien ces champignons indianisés.

Bon appétit!

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