Bilan d'une tranche de vie [fr]

Je me souviens de ce long été, il y a sept ans de cela. J’avais tourné le dos à  la chimie en échouant mes examens et emménagé dans mon premier appartement, un joli une-pièce au centre-ville. Il y avait un placard immense dans lequel j’avais rangé tous mes habits, une cuisine séparée dans laquelle on pouvait se tenir confortablement, et une baignoire dans la salle de bains.

Je m’étais entraînée tout l’été, entre mes lectures et l’épluchage des fiches que m’avait données l’office d’orientation. Il y avait cette odeur de liberté dans l’air, parce que tout était possible. J’étais chez moi et mon avenir était entre mes mains. J’ai choisi les lettres.

Le début et la suite: Bilan d’une tranche de vie.

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Drained Ramble [en]

Zürich-Lausanne train, 5:30 p.m.

Back in the fridge. Luckily, the carriage is packed with warm bodies and I actually did buy myself a jacket in Zürich station on arriving this morning. Quite a nice black jacket too; I’d been wanting one for some time now.

My brain has melted. Trips to Zürich are always nice, but intense. I had a crash course in forecasting and scheduling. I’ll probably be needing more once I get over this first bit.

Back to the “lifelog”? I went to see Hero last night at the Open Air cinema. Beautiful visuals, heroic story, choregraphed fighting scenes. I’ve been to the Open Air a lot this year. I’ll be going again on Wednesday.

The laptop is nice and warm on my knees now, just how I would have liked it this morning. I had to take my jacket off a few minutes ago — body heat seems efficient for countering A/C. Or maybe it’s because this is another type of carriage, which at least doesn’t spout cold air just next to the seats.

This being possibly one of the most boring things I’ve ever written, I think I’ll stop right here and avoid inflicting upon you the rest of the journey to Lausanne. I’d rather advise you to take a peek at what my brother has to say about Argentina, which he will be visiting for the next six weeks.

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Frozen Ramble [en]

Lausanne-Zürich train, 10 a.m.

I sometimes get the feeling I spend my life being cold and hungry. They go together usually — one of the first signs of hunger is that I start freezing.

I’ve been in the train for two hours now, finished my book (About a Boy), and covered with goosebumps. Why does the A/C have to be set to winter-temperature when the air outside is as hot as it is? I’ll probably have to stop somewhere in Zürich to buy a jacket if I want to survive the trip home this evening. To say nothing of the day in the office, which has been called “The Fridge” in my mind for quite some time now.

One of the reasons I’m writing this is that I switched on the laptop with the hope that it would give out a bit of warmth. It gets really hot on my lap at times. Not now, of course. It’s behaving like car heating: I guess I’ll start feeling the heat once we enter Zürich station.

Some time from now, I might be provided with a wireless network connection for work. Just think about it! Internet on the train 🙂

You can probably be thankful I don’t write this kind of ramble more often, it’s turning out really lame. My brain hasn’t woken up yet.

Maybe a life update? I’ll be on holidays next week. I’ve been wanting holidays for ages. Now that they’re here, I’m going to spend them trying to translate a Hindi short story by Premchand, because I did my usual thing of waiting until it was too late before getting to work. (No, please don’t ask.) I did have a vague plan to go off somewhere exciting, but it didn’t happen; my last chances of escaping my sad fate as a future-ex-étudiante-éternelle have just drowned somewhere in the ocean. Maybe Aleika will come over a few days. That would be nice, as we haven’t seen each other in ages.

We’re in Zürich. Out of the freezer.

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Lancer son weblog [en]

Mémoire en ligne [en]

Pour les curieux (et les courageux), vous pouvez maintenant trouver mon mémoire en ligne : Zen et arts martiaux dans le Journal of Asian Martial Arts.

Oui, je fais de la pub — je suis contente d’avoir fini de l’écrire!!

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Le judo, une question d'habitude ? [en]

Depuis plusieurs mois, je réfléchis pas mal au sens qu’a pour moi ma pratique de judo. Pourquoi est-ce que je fais du judo depuis tant d’années, et pourquoi est-ce quelque chose aussi important pour moi ? Quel rôle est-ce que ça joue dans ma vie ? Quel rôle le judo peut-il jouer dans la vie des gens qui le pratiquent, en général ?

Dans cet ordre d’idées, voici une réflexion (fruit de la discussion de début de cours de ce soir) portant sur nos habitudes ainsi que le processus de prise de conscience et de changement tel qu’il se joue dans le judo et peut être exporté hors du dojo : judo, une question d’habitude ?

(Oui, la phrase ci-dessus est plutôt moche.)

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Réflexions blogosphériques II [en]

Je profite de la remise des Blogs d’Or pour vous faire part du deuxième volet de mes réflexions blogosphériques. En passant d’ailleurs : merci, merci, très honorée, contente, non je ne mettrai pas de GIFs animés sur mon site, et on ne va pas choper la grosse tête pour autant !

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Parfum du jour [en]

Demain, c’est le premier jour du printemps. L’hiver aura été court. J’ai fait le plein d’habits de saison.

Le soleil brille, les perce-neiges sont bien installées en petites touffes blanches. Jonquilles et primevères tapissent le gazon autour des immeubles.

L’Université de Lausanne était en « grève de désespoir » aujourd’hui. Du coup, le dernier séminaire que j’avais à  présenter à  l’uni a été repoussé à  la semaine prochaine.

Ces jours, l’Afrique du Nord m’appelle. Cela a commencé avec le film « Loin » d’André Téchiné, lundi. Ni décision ni projet, juste une petite envie de voyage qui commence à  naître.

— Oui, je pense bien que ça veut dire qu’on est amis… 🙂

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Promouvoir le français ? [en]

Ce qui ne devait être au début qu’un petit billet est devenu un long texte : entre ceux qui
trouvent que tout le monde devrait parler anglais et les autres qui reprochent à  Pompage.net de publier des traductions contenant trop
d’anglicismes, voici une petite mise au point sur ma position concernant la promotion du français dans le
cyberespace
.

Avec bien entendu en prime quelques réflexions sur la langue, le bilinguisme, les
régionalismes, les anglicismes…

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Réflexions blogosphériques [en]

Un grand merci à  ceux et celles qui ont répondu aux « questions blogosphériques » que je leur avais envoyées il y a déjà  un petit bout de temps. J’avais l’intention de vous répondre personnellement, de façon détaillée, mais comme toujours à  vouloir trop bien faire on finit par ne rien faire du tout. Toutes mes excuses donc pour l’absence de réponse à  vos e-mails.

Je mijote donc un « petit papier » (qui n’aura d’autre prétention que de figurer sur ce site) dont le thème tournera autour de la question « que vaut ce que l’on peut dire aujourd’hui sur les weblogs ? ». Je procrastine peut-être, mais ça mûrit gentiment. Voici quelques réflexions préliminaires pour vous tenir en haleine.

Un point que plusieurs d’entre vous ont relevé est le suivant : on construit l’histoire en la racontant. Ce que l’on dit aujourd’hui sur les weblogs contribue à  façonner ce qu’est un weblog. C’est une idée à  méditer et à  creuser. Il y a du pouvoir entre nos mains.

La rapidité avec laquelle on se retrouve propulsé « spécialiste » sur le web m’étonne toujours. Qu’un journaliste plus ou moins bien informé cite quelqu’un comme référence pour un sujet donné, et voilà  cette personne « spécialiste ». C’est d’ailleurs ce qui m’a motivé à 
envoyer ce petit questionnaire, afin de récolter du matériel pour pouvoir pousser un peu plus loin quelques questions qui me travaillent.

Lorsque je me suis faite interviewer par la Radio Suisse Romande par exemple, la journaliste m’a à  un moment donné appelée « spécialiste des weblogs » (je ne me souviens plus si ce moment se retrouve dans l’interview finale ou non). Je ne me voyais pas du tout « spécialiste des weblogs ». J’étais tout au plus une personne qui en tenait un depuis un certain temps et qui s’intéressait d’assez près au sujet. Étais-je pour autant une spécialiste ?

Qui est à  même de reconnaître un spécialiste dans une discipline qui n’est pas la sienne ? J’ai l’impression qu’ici (sur le web, et peut-être ailleurs aussi ?), on est toujours un peu le spécialiste de quelqu’un qui en sait moins que soi. Certains s’adressent à  moi en tant que spécialiste du PHP, du positionnement CSS, des TMS, du hindi, des weblogs (!) et même des ordinateurs. J’ai des connaissances variables dans les domaines cités ci-dessus. Mais en suis-je « spécialiste » ? Certes, j’ai une certaine compétence dans chacun de ces domaines. Je connais également pour chacun d’eux des personnes qui en savent bien plus que moi. Mais quand on dit « tel ou tel est un spécialiste de… », on ne sous-entend pas « par rapport à  moi », on fait bien une évaluation du savoir ou des compétences de cette personne sur une échelle absolue.

Quelles sont donc les caractéristiques d’un spécialiste ? Quels critères avons-nous pour décider ou non d’appeler quelqu’un un « spécialiste » ? Questions à  creuser… Elles ne sont pas triviales : une fois que quelqu’un est un « spécialiste » de quelque chose, tout ce qu’il ou elle dit sur ce sujet à  un autre poids, une autre autorité.

Lorsque je vous donne plus haut la liste de mes « spécialités » (en souriant un peu), je me fais la réflexion suivante : un spécialiste, n’est-ce pas justement quelqu’un qui a une spécialité ? Et lorsque l’on dit que l’on se spécialise, est-ce que cela ne signifie pas que l’on va acquérir des connaissances approfondies dans un domaine précis au détriment des autres ? Autrement dit, une personne n’est-elle pas limitée dans le nombre de choses dont elle peut être « spécialiste » ? Reprenant mon cas, mes spécialisations seraient bien plus l’analyse et l’interprétation des discours, ainsi que la culture indienne, plutôt que tout ce dont il est question ci-dessus.

Tout ceci est encore bien confus, je suis la première à  l’admettre. La discussion ci-dessus ne me convainc qu’à  moitié, mais elle contient je l’espère quelques fils qui m’aideront à  tisser mon « petit papier »…

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