Life is Movement [en]

In response to a remark from Steph.

I am sure I have said something about this last year in French, but I’m incapable of finding it.

Update, 11.2011: here is the original French post — Déséquilibre.

What characterises life is constant lack of stability. From a biological point of view, the basis for life can be said to be oscillating chemical reactions. They are not equilibriums, they oscillate from one state to another, back and forth, back and forth. Their existence makes the biochemical reactions upon which life relies possible.

Mind is not separate from its biochemical foundation. Even if it cannot (and will never be) totally explained in biochemical terms (hear Paul Ricoeur), without the biochemistry behind it there is no “thought”. So we might as well say that our interior lives oscillate in a way similar to these chemical reactions. We are a system in perpetual dis-equilibrium.

Things are stable and constant only when we are dead.

Similar Posts:

Aimer [en]

Pour Script.

On décide que ça vaut la peine d’aimer, qu’on ne va pas renoncer, qu’on ne laissera pas son coeur se recouvrir d’une croûte noirâtre. On se dit que ce n’est pas parce qu’on risque de se faire mal qu’on restera cloîtré chez soi.

Et puis de longues années passent. On se rend compte qu’on a le coeur recouvert d’une croûte noirâtre, un peu craquelée, mais là  quand même. On se regarde à  nouveau et on se rend compte que malgré toutes ces belles décisions, on a peur d’aimer. On en est même incapable.

Alors un jour, on réalise que pour pouvoir aimer l’autre, il faut s’aimer soi. C’est bête à  dire et ça a tellement été dit qu’on ne l’écoute plus. Tant que l’on aura besoin de l’autre pour nous donner cet amour qui nous manque pour se sentir être, on risquera toujours de ne tenir à  cet autre que pour cet amour qu’il donne, et non pas pour ce qu’il est. Et s’il voulait juste être aimé pour ce qu’il est…? Bouclons la boucle: l’autre pourrait tout aussi bien être nous.

Ce n’est pas facile d’apprendre à  s’aimer. D’abord il faut apprendre à  aimer, et aussi à  se sentir aimé. C’est peut-être ça le plus dur. Sentir qu’on est aimé. Pas aimé comme on imagine qu’on voudrait être aimé, mais aimé vraiment. C’est très différent. Ce n’est peut-être pas aussi grand, mais c’est réel.

S’aimer, ça peut commencer par ces tous petits actes que l’on fait pour prendre soin de soi. Ne pas attendre qu’un autre soit là  pour le faire, prendre sa vie entre ses propres mains. Ces petits détails inutiles mais qui font le tissu de la vie.

Et à  mesure qu’on est capable de se donner soi-même de cet amour sans lequel la vie est sèche et dure, le coeur dégèle, la croûte noire s’effrite, et vivre devient moins effrayant. La solitude est peut-être toujours là , mais elle n’est plus un péril mortel.

Parce que moi, je serai toujours là  pour m’aimer.

Similar Posts:

Incompetent? Never! [en]

Abstract: People tend to hold overly favorable views of their abilities in many social and intellectual domains. The authors suggest that this overestimation occurs, in part, because people who are unskilled in these domains suffer a dual burden: Not only do these people reach erroneous conclusions and make unfortunate choices, but their incompetence robs them of the metacognitive ability to realize it. Across 4 studies, the authors found that participants scoring in the bottom quartile on tests of humor, grammar, and logic grossly overestimated their test performance and ability. Although their test scores put them in the 12th percentile, they estimated themselves to be in the 62nd. Several analyses linked this miscalibration to deficits in metacognitive skill, or the capacity to distinguish accuracy from error. Paradoxically, improving the skills of participants, and thus increasing their metacognitive competence, helped them recognize the limitations of their abilities.

Unskilled and Unaware of It [PDF]

The article is pretty long: read the beginning, hop over the study reports and go directly to the analysis at the end.

A very interesting article which studies the fact that unskilled individuals tend to overestimate their skills. There seems to be a correlation between lack of expertise and lack of metacognitive ability.

[via Glenn]

Similar Posts:

Books [en]

Books won’t die, I tell you. Because you can read your book in the loo, can’t you?

If people love paper, there must be a reason for it. And there is. It is highly portable (you can even read it on the loo), infinitely flexible (when was the last time you were able to scribble on an electronic document?) and embodies very high-resolution display technology, which consumes no battery power. And it doesn’t have to be booted up before you can read it.

John Naughton in The Observer, Nov. 25 2001 column

Similar Posts:

Quotidien [en]

Plus j’avance dans la vie, et plus j’ai l’impression que l’important, ce sont les petites choses. Les petites attentions que l’on se fait, où que l’on fait à  l’être aimé.

Parce qu’au fond, la vie, nous la vivons dans le quotidien. Ce sont les repas de midi, la pause avec les collègues, le retour à  la maison, et encore la douche du matin qui font notre vie, bien plus que les vacances aux Maldives ou l’expédition annuelle au Luna Park.

Soignons les détails.

Similar Posts:

Réflexions post-Froglog souper [fr]

[en] First "bloggers meetup" in Paris. My reactions to the presence of "business-world" people there. I wasn't very happy about it.

Tout d’abord, mes excuses à ceux qui attendaient un compte-rendu hier: voyages et commotion cérébrale ne font pas bon ménage – me voici un peu hors de combat.

Même si je m’y attendais un peu, j’avoue avoir été un peu déçue par cette rencontre.

Ce souper était annoncé (là où je l’ai vu) comme le souper des webloggeurs francophones. Quand on dit “souper des webloggeurs francophones”, j’imagine une occasion de rencontrer d’autres personnes qui ont un weblog en français, de bavarder de nos intérêts communs, de mettre peut-être des têtes et des voix sur ceux qui n’étaient jusque-là qu’un nom, un site ou des mots. On informerait peut-être un journaliste ou deux à l’événement, histoire d’intéresser le monde extérieur à ce que nous faisons, et voilà.

Je me rends compte que l’intention de ce souper était légèrement différente. Je ne suis à ce jour pas certaine d’avoir exactement compris ce qu’elle était. Ce qui est certain, c’est que j’étais tout de même assez surprise, en arrivant, d’avoir l’impression qu’il y avait dans la pièce plus de “businessmen” (au sens large) que de webloggeurs. Les proportions se sont un peu équilibrées en cours de soirée, mais tout de même – il y avait pour moi un malaise.

Ce malaise est né quelque temps avant le souper – je l’avais d’ailleurs exprimé sur le wiki. Je connais mal le monde du marketing et de la “communication” au sens commercial du terme, et Karl avait attiré mon attention sur le melange de personnes qui allaient être présentes à ce souper, et en particulier sur l’importance que semblait avoir pris le côté “business” de toute l’affaire.

Pour moi, un weblog est avant tout un moyen d’expression personnelle. Il se rapproche plus du monde de l’art que du monde du commerce. Je pense qu’avant de parler avec ceux pour qui le web représente surtout un intérêt financier, le web indépendant a tout à gagner à se regrouper et à s’organiser – voir à ce sujet ce que fait Independents Day pour le web anglophone.

On a mis en avant à quel point le weblog était digne d’intérêt en tant que “moyen nouveau de communication”. Ce qui me déplaît dans l’approche “marketing” de la communication, c’est que celle-ci en devient instrumentale. On pourrait arguer qu’elle l’est toujours, certes. Alors précisons: la fin de la communication commerciale (ou “marketing”) reste l’argent – et non pas le savoir (au sens de savoir “qui fait grandir”).

On peut imaginer toutes sortes de raisons pour lesquelles le monde des affaires pourrait s’intéresser aux webloggeurs. Ils sont des clients potentiels, ils sont aussi un véhicule formidable pour faire de la publicité par “bouche-à -oreille”. Je ne suis pas en train d’accuser l’organisation de la soirée d’avoir été faite dans cet esprit, que cela soit clair. Mais vous comprendrez dans quelle mesure cet état de fait peut contribuer à alimenter un malaise: une personne du “business” qui s’intéresse à un phénomène (tout honnête que soit son intérêt) sera toujours soupçonnée de chercher à un moment où un autre de quelle façon on pourrait en retirer un intérêt financier.

Certes, c’est peut-être une réalité du monde, dans une certaine mesure. Mais ce que je cherche à faire avec mon weblog, c’est bien plus inciter les gens à la reflexion, à un regard critique sur le monde, et à une autonomie intérieure. Il s’inscrit dans une volonté que j’appelerais “éducative au sens large” – et surtout pas commerciale.

Mon weblog, bien sûr, je le fais aussi parce que j’ai du plaisir à le faire. Et je n’ai pas envie que l’on s’intéresse à ce que je fais avec un oeil “commercial”. Le commerce a sa place dans le monde, je ne la lui refuse pas. Mais le business a un peu la fâcheuse tendance à vouloir envahir tous les secteurs de la vie, et ça, ça me dérange.

En conclusion, je dirais que je me suis sentie un peu “trompée sur la marchandise”. J’en ai eu conscience avant d’arriver au souper lui-même, et je me suis peut-être sentie trompée en partie parce que je ne me suis pas intéressée de très près à l’esprit dans lequel avait été prévu ce souper – au-delà de cette impression superficielle dont je me suis contentée, à savoir qu’il s’agissait de l’équivalent pour webloggeurs du “get-together” d’un canal IRC ou d’un chatroom.

Je ne dis pas que c’était une volonté consciente de la part de l’organisation, mais ça m’est quand même resté un peu en travers de la gorge de me retrouver “dans le monde des affaires”, alors que ce qui m’intéresse, c’est le web indépendant – celui qui n’a que faire de l’argent.

Pour terminer sur une note plus positive (n’allons pas tout peindre en noir, tout de même!), j’ai eu très grand plaisir à discuter avec plusieurs personnes que j’ai rencontrées durant cette soirée – j’ai tout de même pu mettre des visages et des voix sur des noms, et même en découvrir certains que je ne connaissais pas. Je regrette peut-être qu’il n’y ait pas eu “plus” de “ça”, voire “que ça”.

Voir aussi (réactions):

Similar Posts:

Webloblog [en]

Autotélique?

Quand le moyen et le but se confondent. Quand le weblog est son propre but. Quand la communauté ne fait que parler d’elle-même…

Similar Posts:

HTML simple? [en]

Un collègue de travail me faisait très justement remarquer que ce qui rendait mon approche du HTML simple, c’était qu’une feuille de styles CSS commune et des “includes” PHP étaient déjà  en place. Justement!

Editeurs: la suite. Ce qui rend simple l’apprentissage du HTML…

Similar Posts:

Editeurs HTML [en]

Argumentaire pour les éditeurs HTML “à  la main”

Je suis convaincue de l’importance de produire des documents html respectant les standards, et je pense que le moyen le plus efficace, rationnel, et facile consiste à  les produire “à  la main”.

Malheureusement, il ne suffit pas d’être convaincu pour convaincre, et je me trouve souvent empruntée face à  des personnes qui ne jurent que par DreamWeaver et considèrent mon approche comme peu sérieuse, difficile, lente et pas réaliste dans un contexte professionnel (“si tu veux t’amuser à  tout faire à  la main… “).

J’ai tenté de présenter ce qui me semblait être les arguments importants dans ce débat. J’en oublie certainement, et je compte sur vous pour m’aider à  compléter ce document!

Editeurs HTML: argumentaire orienté “personnes normales” 😉

Similar Posts:

911 Stuff [en]

I’ve spent the last couple of hours reading articles, essays, and comments on MetaFilter about the September attacks. I’ve now given up trying to get a well-informed opinion on the subject – there is too much out there for me to absorb, and I’m getting tired of reading “extremist” views and abusive simplifications.

So, to be clear, my opinion is reasonably ill-informed. I’m probably wrong on quite a few things. I’m probably right on quite a few others. If there is such a thing as a wrong and a right in this overly complex situation.

I’ve never held American culture in very high regard. I mean, it’s the usual song for many people around here: death penalty, lack of state-supported welfare, excess consumerism, high criminality, foreign policies…

I know that preconceptions come into line here. I know also that this is not what America comes down to, or American people. I have American friends. I deeply sympathize with all those touched by the attacks. I tend to dislike American politics, in general, as a matter of principle, one could nastily say.

So, what can I say? I’ve been asked what I thought about all this, what my position was, what people in my country thought about it. I can only speak for myself, but as far as I can say based on the brief conversations I have had with my friends and aquaintances, my views on the topic are not overly original. We tend to think along the same lines.

Honestly, wearily, I’d just like to say: “Why can’t we just live in peace, and get along with our neighbours?”—but unfortunately, matters are not as simple. In some situations, there has been so much hurt done and received by either side that it looks simply impossible to forgive and forget, or even (given the latter suggestion is totally idealistic), live in the same town without killing each other. This state of affairs can arise in a relationship between individual people, or between groups of people. Think of Israel and Palestine for an obvious example of it.

People discussing these issues seem to want to define camps: the “anti-american”, the “pacifist”, the “catch ’em and kill ’em”, and others. In this way, they can fight amongst themselves all the better. And we Europeans happen to fall in the “anti-american” camp, because we tend to quickly see how the US’s foreign policies can be linked to Islamic terrorism. Which also means, of course, that we excuse that terrorism, because we try to understand the “other side” [please note the sarcasm].

“Camps” and “sides” are practical because they paint the world in black and white. Like the Goodies and the Badies in Western movies. The world is done in shades of gray, need it be reminded. And one can hold in a single mind opinions which may seem to cancel each other out at first glance. Look further.

I’ve said it before, and I’m saying it again—though perhaps a little more precisely, this time. Of course the people directly implicated in the realization and planning of the September 11 attacks should be punished. There is no question about that. But I get the impression that in some people’s minds this means that the end justifies the means.

It does not. Creating a high number of Afghan refugees on the Pakistani border for the sake of pressurizing the Taliban to give up Bin Laden (which they will not) is not an acceptable means. Thomas Nagel, in his book Mortal Questions, gives an enlightening discussion of these issues of the ends and the means in a war context. Do read it.

Now I curse myself for not having sorted out my books since I came back from India, because I cannot re-read the chapter, I cannot give you quotes, I cannot even give you the name of the chapter. But you’ll find it, if you want to.

Here are a couple of essays, opinions, articles (or whatever you will call them) that I would encourage you to read. These are articles which made me nod my head and think “that makes sense” as I read them. They are not necessarily better than others, but I think they have a point to make. Which of course, as always, does not mean I necessarily agree with every word they say.

The few brief words after each article can give you an idea of its content. They by no means summarize it adequately. And you’re lucky, I will spare you the MetaFilter comment threads…

  • Arundhati Roy: The algebra of infinite justice
    Once America has promised it was going to war, it cannot turn back. America’s implication in the historical causes bringing about the present situation in the Middle-East, and producing Bin Laden.
  • Robert Fisk: Just who are our allies in Afghanistan?
    The Northern Alliance are terrorists as much as Bin Laden’s people. The States are repeating the procedure they have used before (think Vietnam): getting local people to fight against one another, thus keeping the war “clean”.
  • Michael Moore: Death, Downtown
    How lax airport security is. America’s hand in terrorism far away where it doesn’t touch us. And a reminder that if the “West” is rich, it is because third-world countries are poor.
  • Noam Chomsky: Reply to Hitchens
    Chomsky’s reply to Hitchens‘ considerations on the present situation. Amongst others, a comment on the death toll resulting of the US bombing in Sudan in 1998. Follow the whole debate if you feel so inclined.
  • Scott McConnell: Why They Hate Us
    Trying to dig a bit deeper than the symptoms (September 11): what has brought about this climate of hate?

Similar Posts: