Vérité [en]

Les weblogs (ou « blogs » ) sont très populaires aux Etats-Unis où ils ont pris de l’ampleur en réaction aux attentats du 11 septembre 2001.

Micro Hebdo

Historiquement vraie ou non à  la base, cette affirmation est certaine de le devenir, à  force d’être répétée dans chaque article publié sur les weblogs.

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Validation and Errors [en]

Although neither do validate, we should not judge a valid page with errors as harshly as a page of tag soup.

For some time now, I have been meaning to clarify the distinction I make between markup which is valid with errors and that which is outright invalid. Yes, I know, in both cases it does not validate.

Take a page which would normally validate as xhtml strict, and insert some are errors into it, like an unclosed tag, an unescaped ampersand and maybe even (oh horror!) a couple of target="_blank" attributes. It does not validate.

Take tag soup. It does not validate either.

But there is a difference between the two, you’ll have to admit. Which is why I suggest calling one of them valid with errors and the other one outright invalid (or just plain invalid). This would also encourage us standards evangelists to be a bit more appreciative of the efforts of those who have gone through the trouble of cleaning up their markup and bringing it nearer to validation, compared to those who just don’t give a damn. As seen on various mailing lists and forums, they are often both greeted quite bluntly with the same “your page doesn’t validate!”

For me, the difference is the same as the one between a well structured text with correct grammar but a few spelling mistakes (it can happen to anybody, even to English teachers!) and a clumsy story with no plot or ending, filled with spelling mistakes, and approximate grammar which makes certain sentences unintelligible.

That might also help us respond to “anti-standards” people who go around sticking our pages in the validator and then say “Hah! it doesn’t validate, look, 50 errors, they’re as bad as we are!”

I’ll say it again: validation (with zero errors) is important. Your PHP or XML parser doesn’t care if there is one or 100 mistakes in your page: it can’t parse it. But we are human beings, and should give credit where credit is due. A “valid page with errors” is not as big a crime as tag soup.

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Promouvoir le français ? [en]

Ce qui ne devait être au début qu’un petit billet est devenu un long texte : entre ceux qui
trouvent que tout le monde devrait parler anglais et les autres qui reprochent à  Pompage.net de publier des traductions contenant trop
d’anglicismes, voici une petite mise au point sur ma position concernant la promotion du français dans le
cyberespace
.

Avec bien entendu en prime quelques réflexions sur la langue, le bilinguisme, les
régionalismes, les anglicismes…

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Fondateur, successeur [en]

Il y a une différence fondamentale entre celui qui inaugure quelque chose, et ceux qui viendront ensuite.

Le fondateur crée quelque chose à  sa mesure. Il est libre d’en développer les aspects qui lui conviennent, et de laisser dans l’ombre les autres. Il n’a pas de modèle à  suivre. L’idée, le mouvement, l’association, le poste, le système est fait pour la personne. Le fondateur est inévitablement la meilleure personne pour tenir ce rôle qu’il s’est créé.

Le successeur, qu’il soit immédiat ou non, reçoit entre les mains un héritage. Il reprend une place qui n’a pas été créée pour lui. C’est d’abord lui qui doit s’y adapter. La transformer ensuite, peut-être, s’il en a la force, le désir, et si on le laisse faire. Si il va jusqu’à  la révolutionner, il se retrouvera alors lui-même dans une position analogue à  celle du fondateur…

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Abandonnez target="_blank"! [en]

En ce moment sur la liste de discussion de pompage.net : arguments contre l’utilisation de target="_blank".

En résumé, forcer l’ouverture d’une nouvelle fenêtre lorsque l’utilisateur clique sur un lien « casse » le bouton « Back ». De plus, il est impossible de savoir avant de cliquer sur le lien s’il ouvrira ou non une nouvelle fenêtre… Si vous avez quelque chose à  ajouter au débat, n’hésitez pas à  rejoindre la liste et à  prendre part à  la discussion !

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Style de dictée [en]

Sur le Web, on aime la concision. Ce n’est pas agréable de lire sur un écran. Plus c’est court, mieux c’est. Je me plains d’ailleurs régulièrement auprès des webloggeurs qui nous assomment de paragraphes-pavés qu’il faut laisser à  ses lecteurs à  peu de place où respirer. C’est valable sur du papier, bien sûr, mais c’est encore plus important sur un écran.

J’ai déjà  noté que dicter modifie le style d’écriture. Il y a d’ailleurs eu à  ce sujet une discussion sur VoiceGroup il y a quelque temps. Si la reconnaissance vocale vous intéresse, je vous recommande chaudement de participer à  ce groupe de discussion. Les archives ne sont malheureusement pas ouvertes au public.

Lorsque j’ai commencé à  dicter, j’ai constaté deux choses : je faisais des phrases un peu plus courtes et un peu plus simple, puisque je devais les dire, et mes textes avaient tendance à  être plus longs.

Cela correspondait à  la conclusion de la discussion sur VoiceGroup. Lorsque l’on dicte, on a facilement tendance à  « tartiner », mais ce qu’on écrit à  tendance à  être assez lisible. En l’occurrence, c’est vous qui êtes juges. En ce qui me concerne, je suis catastrophée de constater le retour pernicieux de certaines phrases monstrueuses et emberlificotées dont j’ai le secret. Je vais me battre.

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Multilingual Dragon [en]

Dictating is forcing me to separate my languages. When I used to type, I didn’t have to be aware of which language I was using. I would have three or four chat windows open, some in English, some in French. In the same time, I would be writing something in French, maybe coding some PHP or HTML, and replying to an e-mail in English. Of course, I would be switching from one window to another pretty often. Yes, I multitask.

With Dragon, I have a separate user for French and for English. This means that when I want to dictate something in the “other” language, I need to change users. This takes about a minute. If you are writing a text in English and chatting in French with somebody at the same time, this is way too long. I therefore tend to stay “stuck” in one language.

To make the situation a little more interesting, my operating system is in English. Windows programs use MSAA to allow people using speech recognition software to activate menu items by simply saying them (amongst other things). When my French user is active, the interaction with my operating system is somewhat crippled (the “boss your computer around by voice” part).

When you are trying to use your computer hands-free, a required step is to make some custom commands for your Dragon. Kim’s Macros are a really useful set of custom commands in English. Some of them need to be adapted to your personal system, others are usable “as is”. However, a lot more work is needed if you want to use these custom commands in French. When I tweak a macro or write a new one in one language, it will not automatically be updated in the other language. My users tend to drift out of sync. It takes time and energy to keep their capabilities similar.

This accounts to some extent for the big chunks of French you have been seeing here lately.

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Douleur, pensée, dictée [en]

La douleur est invisible. Quand vous dites que vous avez mal, de façon chronique, les gens ont inévitablement de la peine à  vous croire. Ça ne se voit pas. Vous arrivez à  manger, vous déplacer, et même taper à  l’ordinateur, « si vous le voulez vraiment. »

On sympathise, bien sûr. On est même consterné. C’est terrible, ce qui vous arrive. Tellement, qu’on a de la peine à  imaginer ce que c’est. Oui, on a presque un peu de peine à  y croire. On vous souhaite un bon rétablissement et l’on s’en va, une brève pensée inquiète pour ses mains sans douleur…

Je me suis rendu compte récemment que je n’arrivais plus à  penser mes mains sans douleur. Je n’arrive plus à  dissocier la douleur de mes mains. Je pense (kinesthésiquement) « mains », je pense « douleur ». Je repense à  des choses que j’avais l’habitude de faire il n’y a pas si longtemps, et elles sont devenues inconcevables.

C’est effrayant et merveilleux de voir à  quel point notre image de notre corps (du corps propre) se modifie en fonction des contingences physiques, et impacte également les souvenirs. Notre corps se vit en actions, passées, présentes, et futures. En potentialité. Ce que je peux faire. Ce que je pourrais faire.

Dans le même ordre d’idées, je me suis surprise hier en train de dicter toute seule dans ma voiture. Oui, comme si je parlais à  mon Dragon.

Dans le passé, il n’était pas inhabituel que lorsque mon esprit tournait à  vide, je me retrouve à  « penser en écrit », et même à  « taper en pensée ». J’ai toujours eu tendance à  me faire beaucoup de « films » dans la tête : ce que j’aurais pu dire, ce que je pourrais dire, ce que je vais faire. Et après une soirée passée à  discuter par clavier durant de longues heures, il n’était pas rare que cela prenne la forme d’un mouvement de doigts dans ma tête et de frappes sur un clavier imaginé.

Maintenant que je dicte, lorsque je pense à  quelque chose à  écrire, je me retrouve parfois à  le penser « en dictée ». Et des fois, ça passe à  voix haute sans que je m’en rende compte. C’est amusant. Je vais commencer à  sérieusement utiliser la fonction dictaphone de mon téléphone portable.

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Sleeplessness [en]

Have you seen the film Insomnia? If it is showing anywhere near you, it’s worth seeing. I went to see it last night and really enjoyed it.

While I was struggling with my cold and my soundcard, Stephanie asked us to share our experiences with sleeplessness. Though I have never suffered from insomnia so severe as Al Pacino’s in the movie (he goes without sleep night after night because of the midnight sun in Alaska), I have had my share of sleeping problems.

I remember having trouble going to sleep as a child. I remember being afraid to go to sleep, because I might not wake up. I remember the orange flower syrup. I remember going into my parents’ room to tell them I couldn’t sleep. I was afraid that an atomic bomb might fall on the house while I was asleep. I was afraid I would die if I went to sleep.

I remember my mother lying down beside me in my bed, helping me breathe and relax to go to sleep. I must have been seven or eight. I don’t have many memories of my mother.

In my early teens, I discovered the “empty box” method. To try to stop thoughts spinning through my head, I would try to think of nothing, but that was too difficult. So I would think of an empty box.

I also started staying up late. I would read until I almost fell asleep on the book I was reading. I would listen to music or stay up until I dropped. I fell asleep many times with my headphones on my ears, listening to the radio. The years went by, and I recall that by the time I was twenty I was suffering from chronic fatigue.

When I was about fifteen, I started writing. A diary. When things were troubling me and keeping me awake at night, I would write, and write, and write, until there was nothing left to be written and I fell asleep.

During my teenage years, I perfected the “empty box” and in the end stopped needing the box. I would just breathe, think of nothing, and let passing thoughts do just that—pass. I still use this technique today. Some call it “meditation”.

I have got back out of bed at two o’clock in the morning to cook myself spaghetti. I sleep better on a full stomach.

Today? I usually stay up late, and when I go to bed I am just so tired that I drop. If I have trouble going to sleep and something is bothering me, I write it out of my mind—literally, with a pen and paper. Or, I pick up a book and read: that usually takes my mind off whatever it was on, and allows me to relax enough to find sleep.

A few weeks ago, Danielle told me of a trick that Aleika had given her. When you can’t sleep and the hours are ticking, try the following: instead of thinking “Shit, I only have four hours of sleep left!” think “Oh heck, I have four more hours to wait before morning!”

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Allaitement [en]

Lorsque j’ai rencontré Aleika et Akirno, j’ai été très surprise que celle-ci allaite encore un bébé qui avait près d’une année. Dans mon esprit, l’allaitement convenait à  de tout petits bébés, quelques mois tout au plus.

Au fil des semaines qui ont suivi, je me suis plongée dans la bibliothèque d’Aleika. En particulier, un livre (je crois) de la Ligue La Leche et The Baby Book. J’ai bien peur que ce dernier n’existe malheureusement pas en français. Je serais très heureuse d’apprendre que je me trompe !

En Inde, il est parfaitement normal d’allaiter au moins une année ou deux. De retour en Suisse, j’ai réalisé que mes idées « pré-indiennes » étaient tout à  fait répandues parmi mes concitoyens. L’idée d’allaiter « encore » après une, deux, voire trois années était considéré comme choquante, malsaine, néfaste, ou tout du moins irréalisable et peu pratique.

Une rapide recherche sur l’allaitement en Suisse m’a fait découvrir toute une série de ressources intéressantes sur l’allaitement, en français. Vous me connaissez, je vais m’empresser de les partager avec vous !

Tout d’abord, quelques chiffres concernant l’allaitement en Suisse. Si le taux d’allaitement à  la naissance est élevé (90 %), on n’allaite pas longtemps (moins de 50 % au-delà  de trois mois).

Toujours sur le site de l’IPA, apprenez-en plus sur l’allaitement maternel chez les primates, dans l’histoire et la diversité des cultures humaines : on se rend compte que l’allaitement court (ou même son absence) est une caractéristique de notre civilisation occidentale postindustrielle :

La proximité mère-enfant, l’allaitement à  la demande et une durée d’allaitement le plus souvent d.au moins deux ans, sont des éléments retrouvés dans de très nombreuses cultures, y compris en Europe avant l’industrialisation.

On rappellera en passant que l’OMS recommande deux ans ou plus d’allaitement, dont six mois d’allaitement exclusif :

Pour avoir une croissance, un développement et unesanté optimaux, le nourrisson doit être exclusivement nourri au sein pendant les six premiers mois de lavie : c.est là  une recommandation générale de santé publique. Par la suite, en fonction de l.évolution deses besoins nutritionnels, le nourrisson doit recevoir des aliments complémentaires sûrs et adéquats dupoint de vue nutritionnel, tout en continuant d.être allaité jusqu.à  l.âge de deux ans ou plus.

Ce n’est bien sûr pas valable uniquement pour les pays en voie de développement !

Sur un plan plus pratique, ce site très complet nous offre une FAQ (« Ai-je assez de lait ? », « Comment sevrer mon bébé ? »), un guide au fil des mois qui couvre l’allaitement dit « tardif », et surtout un répertoire des thèmes importants liés à  l’allaitement : allaiter la nuit, le manque de lait (souvent un « faux problème » : il est très rare qu’une femme soit physiologiquement incapable de produire assez de lait pour son bébé) et la reprise du travail.

Notons encore pour terminer les dossiers allaitement de jolimont.com et cet article de Construire sur l’allaitement.

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