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La fausse sécurité du digicode [fr]

La fausse sécurité du digicode [fr]

[en] Codes on building doors? Less safe than keys, imho.

Il y a quelques années, la gérance a fait installer un digicode à la porte d’entrée de mon immeuble. Auparavant, l’immeuble était ouvert la journée, fermé la nuit, et il fallait pour rentrer une clé protégée (non copiable sans autorisation).

Argument: meilleure sécurité, demandes des locataires.

Je précise: digicode sans interphone ni sonnette. Si vous ne l’avez pas, vous appelez votre hôte au téléphone, et celui-ci soit vient vous ouvrir (mais oui bien sûr) soit vous dicte le code, que vous rentrez quelque part dans votre carnet d’adresse histoire de ne pas être embêté la prochaine fois que vous venez en visite.

Fermé la journée? Super, sauf pour le local commercial qui tient lieu d’espace coworking où des professionnels reçoivent durant les heures de travail clients et collègues. Juste invivable. J’ai d’ailleurs fait installer à mes frais une sonnette FM (discrète) pour l’eclau.

Résultat? Alors oui, la porte est fermée la journée. Super.

Qui peut accéder à l’immeuble avec le code? A vue de nez, à peu près la moitié de Lausanne (je suis sûre qu’il n’y avait pas autant de clés en circulation). Entre les locataires, leurs familles, leurs amis, les livreurs et autres professionnels qui doivent pouvoir rentrer, les gens qui sont venus une fois à une soirée (je ne mentionne même pas tout l’écosystème qui tourne autour de l’eclau), les ex-locataires (“rendez-nous le code!” haha!), les ex tout court… On a toujours confiance dans les gens qu’on connaît. N’est-ce pas?

Ah oui, et il y a aussi tous les autres locataires des numéros avoisinants qui partagent le même bâtiment. La gérance a en effet envoyé un courrier unique aux trois numéros avec les digicodes des trois entrées.

Et encore? Un code, c’est comme une idée, un objet numérique, ou un mot de passe, ça se transmet super facilement à un tiers. Une clé protégée? Un peu plus dur à dupliquer.

Alors qu’on n’aille pas essayer de me dire qu’en plus de tous les emmerdements que nous procure le digicode, il accroît notre sécurité.

#back2blog challenge (4/10) — articles des autres participants suivront, en attendant allez voir #back2blog sur Twitter.

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Smokers and Smell: a Rant [en]

Smokers and Smell: a Rant [en]

[fr] Coup de gueule contre la fumée... son odeur surtout. Chers amis fumeurs: je vous aime quand même.

I’ve been wanting to write this post for ages but holding back because of fear I’ll offend my smoking friends. I have many smoking friends. Close friends. I’ve had smoking lovers and boyfriends. So, keep in mind while reading this that I don’t throw away the person for the smoke.

Now for the rant. Brace yourselves.

Smokers smell. I’m sorry, but there is no other way to put it. I know that people are smokers before I see them light up, if I get close enough for “la bise” (our standard local greeting here). And not only heavy smokers.

Smokers, clearly, do not realize how much they smell. I know smoking takes away some of your sense of smell. And we get used to smells we live in. But I don’t live in smoke, and I have a good nose.

A heavy smoker friend of mine once taunted me saying smoke didn’t stink. I said it did for me. I asked him to imagine a smell he really hated, and now imagine hanging out with people who smelled like that. Or easier: how would you like hanging out with somebody who kept spraying toilet deodorant around them? Or who never washed?

I won’t even get into the whole kissing/physical intimacy thing.

Smokers also don’t realize how far a non-smoker can smell a light cigarette. If we’re in a restaurant and you light a cigarette at the other end, I’ll smell it. Even outside. (Insert something about people smoking under bus stops here. Specially when it rains.) It’s not because we’re outside that your cigarette doesn’t bother me even 10 meters away.

Sure, you have a right to smoke. And I have a right not to breathe foul-smelling air.

Related pet peeves? Smokers who smoke in non-smoking places. Or on the verge of non-smoking places. Smokers who come and sit on my bench to light their cigarette — upwind. People who sit next to me on the bus smelling like old ashtray. The wall of smoke you have to walk through to exit or enter a building nowadays.

Yes, I’m an intolerant bitch at times.

To be fair, not all smokers are as bad. I know smokers who pay attention to staying as nice-smelling as possible. Who make sure their smoke is not coming in my direction. Who will walk away a bit from a group of people to light their fag. And who try to quit. Given how many smoking friends I have who are trying/have tried/try to quit, it’s clearly horribly hard to do. Don’t give up. Smell is important.

Thanks for putting up with my rant. Dear smoking friends: I still love you, even if I sometimes wish you smelled nicer…

#back2blog challenge (2/10):

 

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Port de Vidy: dépenser plein de sous pour emmerder le monde [en]

Port de Vidy: dépenser plein de sous pour emmerder le monde [en]

Le Port de Vidy à Lausanne fait super fort avec ses super nouvelles portes sécurisées censées empêcher les visiteurs malvenus de venir finir leurs soirées sur nos bateaux.

Porte sécurisée Port de Vidy 1

Première tentative hier pour moi: la porte bloquant l’accès à l’estacade sur laquelle est amarré le Farrniente est… fermée. Tellement fermée que même le badge ne l’ouvre pas.

On teste les autres estacades: la A ne prend pas notre badge mais elle est ouverte, la B prend notre badge mais… elle est ouverte, la C est fermée et prend notre badge, victoire!, sauf que nous sommes à l’estacade D. Qui est vraiment fermée. (Il y a encore E, F, etc qu’on n’a pas testé. Pas très scientifique.)

Heureusement que c’est un jeu d’enfant d’enjamber par le côté les super portes magnifiquement sécurisées. On a quand même pu faire notre régate, et constater que la porte était également verrouillée pour qui arrive depuis l’estacade.

Porte sécurisée Port de Vidy 2

Dois-je préciser aussi qu’un seul badge est donné par bateau? Très pratique pour les équipages “multi-foyers” où l’on ne sait pas toujours qui arrivera en première pour commencer à préparer le bateau…

Moralité: quelqu’un s’est sûrement fait un joli pactole avec cette histoire qui sert principalement à emmerder les propriétaires de bateaux et leurs équipages et ne risque pas de décourager les visiteurs indésirables. Seuls gagnants sur place: les grèbes huppés, qui peuvent nicher presque en paix.

Grèbe huppé tranquille

Tiens, ça me rappelle que je n’ai toujours pas écrit l’article incendiaire que j’avais dans les doigts concernant le passage de ma porte d’immeuble de l’humble clé au moderne digicode…

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Post haineux de 3h du mat' sponsorisé par Balelec [fr]

Post haineux de 3h du mat' sponsorisé par Balelec [fr]

[en] Balelec is keeping me awake. At 3am. You do not want to deal with me when I sleep-deprived.

Non mais j’en peux plus là. Les gentils étudiants de Balelec, ils exagèrent, là. Moi, du coup, je dors pas à 3h du mat, et je deviens vraiment vraiment grinche. Ça me réussit pas qu’on m’empêche de dormir à coups de basse que j’entends jusque dans ma chambre à coucher. C’est pas cool, les gars. Et je suis pas la seule, visiblement.

[View the story “Balelec, trop de boucan” on Storify]

Balelec, trop de boucan

Bientôt 3h du matin. J’aimerais dormir. Je peux pas parce que c’est super silencieux ici sauf pour le BOUM BOUM BOUM BOUM BOUM de Balelec qui transperce murs, stores, et vitres triple vitrage pour venir secouer mes tympans. Sans appareils auditifs, je précise. Bref, j’ai la haine, là.

Storified by Stephanie Booth · Sat, May 12 2012 14:20:44

Petite note préliminaire: j’ai commencé ce Storify à 3h du mat’ et complété ensuite plus ou moins au fur et à mesure. C’est un peu brut de décoffrage et long, je voulais surtout collecter les tweets et autres statuts pour les avoir sous la main comme “exemples” (j’enseigne un peu ce genre de truc). 

Si quelqu’un se sent l’âme (je peux pas là, départ en vacances imminent), il y aurait de quoi faire une version plus concise et digeste. Storify vous permet de charger une Story dans le panneau de droite (“stephtara/balelec-trop-de-boucan”) pour pouvoir récupérer ce qui la compose et en faire votre version.

Visiblement je ne suis pas la seule à trouver que c’est un tantinet exagéré!

Vous serez ravi d’apprendre que depuis chez moi j’entends le balelec –*Chris.Déb
Saloperie de balelec !!!Juan Millan
Ça fait depuis 21h ce soir que j’attends qu’un de mes voisins arrête avec ses infra-basses qui me donnent envie de #vomirYannick Rochat
À 22h déception, ça ne s’arrête pas, mais ça ne va sûrement pas tarder…Yannick Rochat
23h ça reprend en pire… Je décide de sortir trouver l’impétueux voisin et lui expliquer ce qu’est le bon goût.Yannick Rochat
Et c’est en regardant les couleurs bizarres dans le ciel que je comprends que c’est la faute à cette horreur de #balelec.Yannick Rochat
Je suis, À PULLY (~14km, séparé par Lausanne), exactement dans l’alignement pour me taper leurs daubes de têtes d’affiche.Yannick Rochat
Du coup, je viens aussi de comprendre que ça ne s’arrêterait qu’au petit matin. Crève, #balelecYannick Rochat
J’allais oublier, j’ai même soupçonné les ados chez le voisin d’avoir monté un local de répèt dans leur cave. #désespéré #infrabasseYannick Rochat
Et j’ai aussi failli appeler la police. Heureusement que je me suis rendu compte avant…Yannick Rochat
#EPFL #Balelec seriously, calm down there,chaps. Someone is trying to sleep here.)))Baka Gaijin
@boblafoudre c’est calme chez moi. #pointBalelec @ericbutticazChrystel Domenjoz
Baléléc ou je sais pas quoi de M**** si vous voulais faire des soirée de ouf vers chez moi au moins mettez des bonne zik c’est quoi sa!Oswa Salvatore
Donc j’entend balelec jusqu’a chez moi OKNur Sarikaya
Rhaaa balelec tu me saoule grave la!!!!������������������fernandez jessica
question: qu’est-ce qui fait boum-boum et que j’entends depuis chez moi à 2h du mat? ça semble venir de loin (que des basses)Stephanie Booth
non mais y’a un concert à Malley ou quelque chose? et qui dure jusqu’à 2h du mat? (et oui j’entends ça même sans mes appareils)Stephanie Booth
précision: j’entends les basses SANS les appareils AVEC le store fermé et le TRIPLE vitrage des nouvelles fenêtres #WTF #tapagenocturneStephanie Booth
@stephtara c’est #balelec, je l’entends depuis l’avenue de FranceArnaud Lagger
@inpactis rah putain mais que fait la police (non franchement, je veux pas faire la rabat-joie, mais c’est 2h du mat là) #balelecStephanie Booth
Au niveau de la musique du Balelec qui résonne jusqu’à Villars-Ste-Croix ça se passe comment..???? mais ça va ou quoi ? ils sont à Ecublens et on l’impression qu’ils sont dans le jardin… !Christophe Fawer
#commentBienVieillir RT @boblafoudre Du coup, je viens aussi de comprendre que ça ne s’arrêterait qu’au petit matin. Crève, #balelecPage
@inpactis ça dure jusqu’à quelle heure #balelec? #vaisjedormircettenuitStephanie Booth
@boblafoudre si quelqu’un a une voiture à dispo j’ai un chalet à la montagne pour dormir les heures qui restent #balelec #marre #dodoStephanie Booth
Chez vous aussi Balelec fait vibrer vos fenêtre ?David Pedrocca
C’est quoi ces putains de haut parleurs de l epfl.. On entend dans tt Lausanne ! Arrêtez la oh !!!! Balek de balelecBrian Baali
Cher #balelec, tu veux bien baisser un peu le volume? J’aimerais dormir là. Vraiment. Je vais avoir #lahaine si ça continue.Stephanie Booth
@stephtara yes cette année ils ont mis le paquet côté sono. On dirait que balelec est à 300 m de chez moi…Arnaud Lagger
Merci à #balelec Pour le boum boum. Toute la ville en profite. Même fenêtres fermées.Patrick Galley
#boum #boum #boum #balelecArnaud Lagger
Au niveau d’entendre le son de balelec depuis chez moi(j’habite Prilly nord) Sa se passe comment. ?!Luca Xtm Lezzi
bon ben en désespoir de cause je suis allée leur demander de baisser un peu le son sur facebook http://on.fb.me/KP6xss #balelec #espoir #dodoStephanie Booth
Balelec dans ma chambre a coucher a 3h du matStephanie Booth
C’est pas les voisins, c’est Balelec, Je sens qu’on va en entendre parler,Alejandro Palma
Non mais que fait la police?
Aaaaaahhh c’est donc Balelec tout ce bruit. Quelle bande de taquins ces étudiants.Alejandro Palma
Merci Balelec de me berser au son de la house!!! A 5km c est comme si j y étais…Thierry Pasche
@boblafoudre ici aussi fort à valency à 2h30. et pourtant, j’ai um bon sommeil. un rhythme house omniprésent tu peux rien faire #balelecMatthias Bürcher
@GrandjeanMartin @boblafoudre c’est partout, aussi à Lausanne Valency. #balelecMatthias Bürcher
RT @otneherdelat: #EPFL #Balelec seriously, calm down there,chaps. Someone is trying to sleep here.)))Matthias Bürcher
RT @pgalley22: Merci à #balelec Pour le boum boum. Toute la ville en profite. Même fenêtres fermées.Matthias Bürcher
Post haineux de 3h du mat’ sponsorisé par #Balelec | Climb to the Stars http://bit.ly/JriWz8Stephanie Booth
@Balelec vraiment vous exagérez avec la sono #jeveuxdormir http://bit.ly/JrgDMjStephanie Booth
bon, @balelec sont sur twitter à part ça /c @inpactis @boblafoudre @Alej_Pal #bruitStephanie Booth
oh purée. ça s’est arrêté? c’est fini? sérieux? #balelec #bruit (ou bien ça va reprendre? #vitedormir)Stephanie Booth
@buercher je rêve ou bien ça s’est calmé là? #balelec #tapagenocturneStephanie Booth
Et tout ça pour…?!
Bon ba voilà, je reviens de Balelec. C’est sûrement un événement surcoté… Trop de monde, artistes moyens, organisation pas top…Léo Richard
#balelec pire édition en 5ans! Quand on arrive pas à gérer l’accès d’autant de monde, ben on voit moins grand! @balelec 2012Arnaud Walter
Sur ce, je vais tenter de dormir, ça semble terminé!Stephanie Booth
Après quelques heures de sommeil…
Impressionné de "voir" autant de personnes déjà debout un samedi matin! #alorslagrassemat?Thierry Weber
Non, combinaison de cette saleté de Balelec cette nuit + des chats => mauvaise nuit => pas de grasse mat alors que j’en avais bien besoin :-(Stephanie Booth
Oui j’ai vu passer tes tweets. Incroyable cette histoire de sono surpuissante ou alors les vents on bien aidé à propager les sonsThierry Weber
Outraged and Furious: First Encounter With a Full-Body Scanner (in the UK) [en]

Outraged and Furious: First Encounter With a Full-Body Scanner (in the UK) [en]

[fr] Furax: je découvre qu'au Royaume-Uni aussi, il faut passer par un de ces scanners-qui-vous-déshabillent. Et je découvre ça coincée comme un rat dans une cage en verre dont la seule sortie passe par un de ces scanners. Et contrairement aux USA, pas d'autre option: c'est ça ou je ne vole pas.

I am furious and outraged like I have rarely been.

You’ve heard about the full-body scanners they’ve been using in the US, right? And the “enhanced pat-downs” you go through if you opt out of the scanners? Thought that was bad?

I did.

You probably already know — if you know me a bit — that all the security theatre around flying angers me no end. Somebody tries to smuggle explosives on plane in their shoes? Let’s make everyone take off their shoes. Liquid explosives? Great, let’s put restrictions on liquids in carry-on luggage. Explosive underwear? Even better, let’s ask everyone to get naked. You know.

I won’t get into the details of why this is a complete pile of horseshit, others like Bruce Schneier have done it (and are still doing it) way better than me.

Now, if you’ve been flying to or from the US, chances are that you’ve wondered what you thought about them. Do they invade your privacy? your intimacy? are the “enhanced” pat-downs you can choose instead something you’re willing to subject yourself to? are they as safe as we’re told?

And, like us all when we travel and have to jump through hoops, you’ve probably reached some kind of agreement with yourself about the price you were willing to pay (in terms of hassle or loss of freedom or invasion of privacy or possible unproven health risks) to benefit from the comforts of air travel.

Or, maybe, if you don’t have any intention of flying to the US in the near future, you’ve put off that particular decision until you really have to make it.

I know I did.

Actually, I have taken the US off my list of “places I’m going to fly to” — unless I have a very good reason to change my mind.

Yes, because of the bloody scanners.

I’d actually pretty much made up my mind that before going through the “enhanced security theatre”, I would rather get to the US by road, flying first to Canada. Or something like that. But having no immediate plans to go to the US, I didn’t give it that much thought.

Now, back to why I’m writing this in Manchester airport departure lounge, having used up a pack of hankies because I feel so outraged that I don’t know what to do with myself and can’t stop crying. (Writing is helping, though, so now I just look like a mess but I’m not dripping a puddle on the floor anymore.)

I’m on my way back home, having visited my grandparents as I regularly do. I know the security theatre drill: liquids separate, take out the laptop, make sure I don’t pack too many cables, finish my water before going through security, remove extra and potentially beeping clothing before going through the metal detectors, and prepare to be quickly frisked because the darn things are so sensitive that anything can set them off. (Except in Geneva airport, where I can safely go through with clothing that will beep anywhere else.)

Well, not this time.

This time I went through the detector, which beeped, and I ended up trapped like a rat in a glass room — only way out through a full-body scanner.

I wasn’t prepared for this.

I didn’t even know they were used outside the US, or for travelers going to tame places like Switzerland from the UK.

I had no clue I should also have been thinking about whether I wanted to continue going to the UK by air (actually: coming back from the UK), or if I preferred to switch to the Eurostar.

I called out to the guy who was making the people before me go through, expressed my surprise at finding the scanner there, and asked what the other option was. He told me there was no other option, that once I had been selected for search, it was that — or don’t fly.

I exclaimed that I hadn’t had time to think about this, and he told me to “take my time” — but that was before I’d realized they were not giving me any other options.

He quickly called his superior who stepped into the box with me and started telling me it was safe, necessary, would be quickly over, etc. I tried explaining why I didn’t want to go through but we were clearly in a “dialogue de sourds”, and I started getting pretty upset (understand: crying from anger — I tend to do that, it’s really annoying).

I don’t know how long I stayed stuck there (at least 10 minutes I’d say), but it was pretty clear that I had no other option but to go through — unless I wanted to give up on my flight (yeah, sure).

I gave in, told the guy I was furious, refused his offer to give me documentation, picked up my stuff (my shiny new MacBook Air had been lying in an open tray in front of everybody during all that time) and sat down to continue having my meltdown on my own.

So, what went so wrong here?

Clearly, the fact that I discovered the existence of full-body scanners in Manchester Airport while I was trapped like a rat in a glass cage and pretty much forced to go through one.

That put me in the unenviable situation of having only a few minutes to make a difficult “ethical” decision that I’d been putting off because I wasn’t expecting to have to face this kind of situation: do I cave in to security theatre and fly, or do I refuse, and pay the price by not being able to board my flight?

I hadn’t even decided, with the US scenario, if I preferred to go through the scanner or submit to an invasive pat-down.

Also, although the two security staff I interacted with were very kind and polite, it would probably have helped if the guy in the box had actually been able to hear what I had to say and sympathize (maybe that’s too strong a word).

Instead, he insisted on telling me I was wrong, that this was necessary, that it was for my safety, that it wasn’t dangerous and would only take a few seconds, that he could give me all sorts of documentation to explain this to me.

For somebody who has read a lot on the topic of airport security (even if I haven’t written that much about it, except for rants like this one when things get too frustrating), it really didn’t help to have him talk to me as if I was just a scared uninformed passenger. I mean, he even told me that they hadn’t had any problems coming out of Manchester (regarding security), and so that they must be doing something right. I hope all of my readers can spot the flawed logic there. It doesn’t mean anything.

Wishful thinking probably, but I think that faced with somebody who would have said “I agree, all this security is probably overkill, I’m unfortunately as stuck with regulations here as you are, and I’m really sorry you didn’t know about this beforehand” — it would have helped more than pressuring me by saying that if I wanted to fly I had to go through and that I was making a fuss for nothing.

Time to buy some of that scanner-proof underwear, methinks.

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Do Not Use Your Brand Name to Sign Comments [en]

Do Not Use Your Brand Name to Sign Comments [en]

Never use your brand name to sign comments. You are a person, not a brand.

How do you want to be perceived?

As a person?

Or as “advertising-disguised-as-conversation”?

There’s nothing wrong with representing a brand. You can even sign “Judy Smith (MyGreatBrand)” if it’s important to you — but be aware that it will make you sound like a commentor-for-hire or a “community manager” (note the quotes and the lowercase, not to be confused with the Community Manager, reserved for people who “get it” and usually occupy a senior position).

Signing with your brand name is also the surest way of being identified as spam — whether you really are spam or not.

You don’t want to make things difficult for the blogger who is deciding whether to approve or trash your comment: identify yourself clearly as a human being. Whether you use a name or a stable, recognizable nickname is not a big issue (at least for me). But using your brand as your nickname is so… cheesy.

And also impolite. You know who I am. Your comment is an open door to a conversation. Why would I not be allowed to know who you are? Even the robots who answer the phone in the worst of customer service call centres tell you their name.

Don’t be a ghost, hiding under the big white sheet of your brand.

Please do not sign comments with your brand name. Be a human being. Give me a name.

I’m toying the idea of replacing brand names with something witty (“Insert Brand Name Here”, or preferably something better I’ll think of under the shower tomorrow morning) and making them link to this article when people try signing comments with them. What do you think?

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Frustrations comptables: banques et logiciels, c'est pas encore ça! [fr]

Frustrations comptables: banques et logiciels, c'est pas encore ça! [fr]

Pour diverses raisons sur lesquelles je ne m’étendrai pas, je songe à la possibilité de reprendre en main ma comptabilité, après l’avoir déléguée (avec bonheur) durant plusieurs années.

Ma comptabilité n’est pas très compliquée: des factures pour mes clients, des frais à déduire, hop. Je pourrais faire ça dans un tableur (<3 Google Docs, c’est ce que j’utilise depuis deux ans pour la compta de l’eclau et ça va très bien).

Oups, ça vient de se gâter. Voyez, moi, la compta, c’est pas mon truc. Ça me fait un peu l’effet que doivent faire les médias sociaux à certains d’entre vous: important, mais compliqué, et bon sang, par où on commence, et ça s’appelle comment, ça?

Ça vient de se gâter parce que j’ai dit “compta” au lieu de “faire les écritures” ou quelque chose comme ça. Mon bilan, je vais laisser faire ça aux professionnels. Mais c’est les écritures, et le côté “garder un oeil sur les sous”, qui m’intéresse.

Donc, tableur, très bien. Je note les entrées et les dépenses, je fais des petites catégories qui rentreront dans le plan comptable, nickel.

Sauf que Philippe (coworker de l’eclau, justement) me montre qu’il y a des programmes qui arrivent à causer avec Postfinance ou d’autres banques et à importer directement les écritures. Vous imaginez comme ça me fait saliver, ça.

Hop, ni une ni deux, je pars en exploration. Chez Crealogix, PayMaker, le programme dont m’a d’abord parlé Philippe. Je fouille un peu, je demande sur Twitter. MacPay. Crésus semble un poil cher. Je télécharge les deux premiers en version d’évaluation.

Premier constat, désolée, mais c’est pas très user-friendly. (“Moche”, je me permettrai pas — mais un peu clunky.) Probablement que c’est pas très user-friendly parce que je suis une complète pive quand il s’agit de finances et donc que je ne comprends pas bien à quoi doit servir le programme, ni les différentes choses qu’on peut faire avec.

Deuxième constat, ça semble surtout être des programmes de saisie d’ordres de paiement. J’en ai rentré un dans MacPay mais impossible de trouver comment “l’envoyer” (j’utilise probablement pas le bon vocabulaire).

Bref, c’est décourageant.

Je retourne à mon plan initial, le tableur. Ma compta n’est pas bien compliquée… Mais j’ai eu l’espoir de ne pas avoir besoin de recopier toutes les écritures déjà saisies dans mon compte en banque, et j’avoue que j’ai de la peine à lâcher l’idée. Mais oui! Il y a une fonction d’exportation des transactions, non?

Je me précipite dans Postfinance. Misère, on nous sert du PDF. La BCV, ça semble plus prometteur: exportation vers Excel. Bon sang, pourquoi n’ai-je jamais utilisé cette fonctionnalité? J’exporte, et j’ouvre dans NeoOffice. Ah oui, je me souviens: ce n’est pas un joli petit tableau bien propre qu’on nous sert, mais une espèce de machin qui ressemble plus à du Word fait dans Excel qu’autre chose.

Messieurs les banquiers (ou plutôt, messieurs les qui-développez-des-interfaces-ebanking), serait-ce trop vous demander de pouvoir simplement exporter mes transactions en format .csv? Tout bêtement?

On ne va pas baisser les bras, je suis une acharnée. Peut-être qu’en copiant-collant les transactions listées dans mon interface e-banking je peux m’épargner quelques précieuses minutes de frappe. Ben là aussi, déception: la BCV est laconique au possible dans ses libellés de transaction (“BCV-NET”, ça indique bien que c’est le paiement de mon assurance maladie, juste? et “BCV-NET”, c’est aussi les paiements de ma facture téléphonique? oublions…) et Postfinance pèche par excès de zèle dans l’autre direction, me donnant jusqu’à dix lignes d’informations dans le libellé de chaque transaction (je vous juge, j’en ai même vu une qui indiquait la date de naissance du créditeur… presque).

Bah.

Comme me l’a fait remarquer Julien, c’est quand même dingue que ce soit aussi mauvais: on a tous des comptes en banque. On utilise tous (bientôt tous) l’e-banking. On a tous besoin de garder un oeil sur ses finances, même si ce n’est “que” à titre personnel. Et les outils qu’on a à disposition pour le faire sont franchement pénibles à utiliser — mauvaise UX autant que fonctionnalités inadaptées.

Développeurs et spécialistes UX, je crois qu’il y a un besoin à remplir, là.

Sinon, prouvez-moi que j’ai tort de me plaindre ainsi amèrement. Montrez-moi l’outil facile à appréhender, agréable à utiliser (et à l’oeil, ça ne gâche rien), qui automatise au maximum le suivi des mes finances, tout en me laissant suffisamment de flexibilité pour l’adapter à ma situation personnelle. Dites-moi ce que je n’ai pas compris et qui fait que je ne trouve rien, peut-être, parce que je cherche au mauvais endroit. Je serai ravie de m’être lamentée pour rien sur ce blog.

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Comment ne pas approcher les blogueurs [fr]

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Reconnaître que les blogueurs sont un public “à part” et qui compte, lorsqu’on est une entreprise, c’est bien. Encore faut-il savoir les approcher correctement.

Voici donc une petite mésaventure qui m’est arrivée il y a quelques semaines, accompagnée de quelques méditations sur le sujet. (Le nom de l’entreprise est connu de la rédaction ;-).)

Au sortir d’une matinée de travail assez intense loin de chez moi, je trouve sur ma boîte vocale un message (numéro français) me disant à peu près ceci: “Bonjour, je suis XY de l’entreprise YZ, je vous suis sur Twitter et je vois que vous écrivez plein d’articles très intéressants sur les médias sociaux, le hasard veut que notre directeur soit à Lausanne aujourd’hui et ABC *(note: un de mes clients)* avec qui je parlais de vous aujourd’hui m’a dit que vous y habitiez justement. Seriez-vous disponible/intéressée pour le rencontrer, pour avoir une conversation qui n’engage strictement à rien, bref, faire connaissance?”

Suit un e-mail assez similaire en contenu, avec en plus une invitation à rencontrer XY en personne si je ne suis pas disponible aujourd’hui pour le directeur, afin de pouvoir “échanger sur les sujets autour des medias sociaux sur lesquels nous travaillons tous les deux”.

Ma première réaction est de laisser courir. Je suis raide, il est 14h, je ne suis pas encore chez moi et je n’ai pas mangé. Mais bon, après avoir relu l’e-mail et réécouté le message, je me dis qu’ils sont visiblement motivés à me rencontrer. YZ est une entreprise que je connais de loin, active dans les médias sociaux. J’ai un compte chez eux mais je n’utilise pas trop leur service (plus par paresse/overload qu’autre chose). S’ils sont motivés à faire ma connaissance et qu’il y a des opportunités de business à faire, ce serait dommage que je laisse passer ça. Donc j’envoie un SMS pour dire que je suis dispo pour un petit café informel rapide pour prendre contact (je ne suis absolument pas en état d’avoir une conversation “sérieuse”).

C’est là qu’est le premier hic, et sur le moment, je me suis demandé si c’était moi qui avait mal compris les choses: en réécoutant (après) et relisant le mail, c’était assez clair pour moi qu’il y avait un sous-entendu “tâtons le terrain pour voir s’il y a des choses à faire ensemble”. Dans le doute, j’avoue avoir même fait lire le mail à une ou deux personnes extérieures qui ont confirmé mon interprétation.

Suite à mon SMS, l’assistante (? je crois que c’était son assistante) du directeur me rappelle. Nous convenons d’un rendez-vous. Une fois sur place, passées les formalités d’usage (où je glisse en passant que je suis vannée, à quoi ils répondent qu’on fera donc vite), on s’installe. Et là, ça se gâte, parce que l’entrée en matière ressemble à “peut-être, pour commencer, avez-vous des questions que vous aimeriez nous poser sur notre entreprise?” (euh… non, pas vraiment…) “Alors je vais peut-être vous présenter un peu ce qu’on fait…”

S’ensuit Le Pitch.

Désolée, mais il n’y a pas d’autre mot. On passe en mode “communiqué de presse oral”. J’écoute patiemment, et j’attends, même si je commence à me demander ce que je fais là, parce que je sais que des fois les gens (surtout les entrepreneurs, cadres, et autres porte-paroles d’entreprise) ont besoin de passer par là avant qu’on en arrive au vif du sujet. Lorsqu’ils proposent de m’envoyer leurs communiqués de presse, je ne peux m’empêcher un relativement énergique “oh non, s’il vous plaît, je ne suis vraiment pas amatrice de communiqués de presse et j’en reçois déjà bien assez comme ça” (pas très diplomatique, je sais) et je profite de la brèche pour leur demander ce qu’ils attendaient exactement de moi, et pourquoi ils désiraient me rencontrer.

“Mais on n’attend rien du tout, on voulait juste vous donner l’occasion d’apprendre ce qu’on faisait, nous poser des questions, etc. On est là pour une série de rendez-vous avec des journalistes, et comme on considère que les blogueurs sont importants, on essaie aussi de les rencontrer…” (je cite de mémoire, c’est pas les mots exacts).

Aïe.

Je leur dis tout de go qu’ils n’ont vraiment pas contacté la bonne personne pour ça. J’essaie de me lancer dans une analyse de ce qui coince dans leur processus pour qu’ils aient pu faire une erreur pareille, mais très clairement ça ne les intéressait pas. Mon erreur, ils ne m’avaient rien demandé de ce côté-là, j’ai mis un moment à me rendre compte que je m’étais engagée dans un dialogue de sourds (ils font régulièrement ce genre de rencontre sur Paris avec des blogueurs et ça se passe très bien, qu’est-ce que j’en sais, moi).

Du coup, un peu frustrée que ma magnifique analyse de la situation n’ait pas trouvé preneur, je vais la partager ici avec vous. Qui sait, ce sera peut-être utile à quelqu’un!

Au moins, on était tous d’accord pour dire que j’avais été mal ciblée. Mais comment est-ce que ça a pu arriver? Il y a deux explications principales, à mon avis:

  1. l’e-mail et le message téléphonique n’étaient pas suffisamment clairs concernant la teneur de la rencontre;
  2. tous les blogueurs écrivant sur les médias sociaux ne sont pas intéressés par la vie des entreprises qui les font.

La prise de contact

Plusieurs facteurs m’ont induite en erreur lors de la prise de contact (je n’ai aucune idée si c’était intentionnel ou non; étant plutôt du genre à donner le bénéfice du doute, je vote pour la maladresse plutôt que la manipulation).

  • l’urgence et l’importance: message sur la boîte vocale suivi d’un e-mail, c’est une prise de contact relativement “agressive”
  • la référence à mon client, à mes articles, à Twitter, qui donnent l’impression que la personne qui me contacte sait à qui elle a affaire
  • la formulation un peu ambiguë (qui aurait, retrospectivement, pu me mettre la puce à l’oreille) me demandant si je suis “disponible ou intéressée” à rencontrer le directeur
  • finalement, la référence à “échanger sur les sujets autour des medias sociaux sur lesquels nous travaillons tous les deux”, qui tire un peu ma sonnette d’alarme “consulting gratuit“, mais qui reste dans le registre de la relation professionnelle.

Qu’est-ce qui aurait aidé? Dans l’ensemble, être plus clair concernant la nature de la rencontre. Concrètement?

  • expliquer que le directeur est à Lausanne pour rencontrer journalistes et personnes des nouveaux médias (blogueurs etc.)
  • m’inviter à le rencontrer “si intéressée à en savoir plus sur l’entreprise YZ, ou à poser des questions à son directeur concernant celle-ci ou leur service”.

Je pense que ça n’a pas aidé que la personne qui m’a contactée (XY) n’était pas la personne que j’allais rencontrer. Je comprends bien que dans une entreprise il faut répartir les rôles, mais là, clairement, le directeur d’une part n’était pas briefé sur moi (excusable au vu du peu de temps disponible) et surtout ne s’est pas du tout intéressé à qui j’étais et à ce que je faisais avant de commencer à me parler. Il y aurait eu là une occasion d’identifier une erreur de ciblage plus tôt dans le processus, et je crois que ça aurait été moins frustrant pour tout le monde.

(Sans compter qu’un autre blogueur, à ma place, aurait peut-être pris le parti d’incendier directement l’entreprise en question sur son blog, en la nommant, plutôt qu’en prenant un poil de recul et en protégeant les innocents en anonymisant le tout.)

La nature du blogueur

Vous savez (je l’espère) que le blogueur est un animal pouvant prendre des formes diverses et variées. Certains font de l’humour, d’autres racontent leur vie, certains sont des créatifs, encore d’autres parlent de tricot, et il y en a même qui font du plutôt bon journalisme même s’il est publié dans un blog (et d’autres, malheureusement, du moins bon).

Et même parmi ceux qui écrivent des articles sur les médias sociaux, il y des différences. Certains sont des penseurs. D’autres des analystes. Encore d’autres sont versés dans l’actualité, et on en trouve même qui s’intéressent à la vie des entreprises de cette industrie. Je pourrais continuer.

Pour ma part, je me classerais dans la catégorie penseuse-analyste-focalisée-sur-l’utilisation-et-un-peu-de-mécanique. Oh, c’est sûrement pas tout à fait exact. Mais je crois que c’est clair pour n’importe lequel de vous, fidèles lecteurs, que je ne suis pas dans la course à l’actu et que je m’intéresse à l’industrie des médias sociaux uniquement dans la mesure où j’ai besoin d’avoir une vague idée de ce qui se passe pour faire mon job.

A mon sens, les seuls blogueurs intéressants à “cibler” pour une opération RP du genre de celle que mène l’entreprise YZ, ce sont ceux qui s’intéressent à l’actualité des médias sociaux et aux entreprises qui font tourner ceux-ci. Business focus. (Comme je l’ai dit à cette entreprise, je peux penser à plusieurs blogueurs suisses qui auraient été bien plus intéressés que moi par cette rencontre. S’ils avaient été plus clairs…)

Je pense que l’erreur faite, ici, a été de conclure que si quelqu’un s’intéresse aux médias sociaux, il s’intéresse inévitablement à l’industrie et à son actualité (à la ReadWriteWeb et autres TechCrunch).

Je crois qu’il est aussi important de tenir compte de la distinction entre les blogueurs qui sont aussi des professionnels des médias sociaux, et ceux qui ne le sont pas. Et parmi ces premiers, distinguer encore entre ceux qui vivent de l’info écrite sur leur blog (je ne crois pas me tromper en citant Presse-Citron comme exemple) et ceux qui vivent d’autre chose (consulting, services, etc.), comme moi. Etre conscient de cette distinction aidera à ne pas mettre les pieds dans le plat lors de la prise de contact, en prenant bien soin de ne pas faire des propositions au blogueur qui pourraient être ambiguës vu la nature de ses préoccupations et le monde dans lequel il baigne.

Le déroulement de la rencontre

Passé le fait que j’étais mal ciblée, il y a deux-trois choses à dire concernant le déroulement de la rencontre.

  • c’est valable pour n’importe quelle situation, mais prenez un peu le temps de connaître votre interlocuteur avant de tout lui déballer (qui il est, ce qu’il fait, ce qui l’intéresse, ce qu’il écrit) — idéalement en se renseignant aussi avant, mais dans tous les cas en lui faisant un peu la conversation pour démarrer .
  • personne n’aime se prendre un communiqué de presse oral (j’ai utilisé “se prendre” exprès, parce que c’est vraiment l’effet que ça fait). Je sais que suivant sa fonction, on se trouve souvent à devoir parler un peu comme ça, mais surtout avec des blogueurs, ça vaut la peine de prendre garde à être en mode “conversation/dialogue”, à l’écoute de l’autre (ça commence avec le point précédent: savoir à qui on a affaire pour pouvoir discuter), ce qui permet d’adapter ce qu’on dit à ses réactions.
  • si vous vous êtes planté, reconnaissez-le et excusez-vous (ce qu’a fait mon interlocuteur, en l’occurence), et essayez d’éviter de partir sur la défensive; il y a sûrement quelque chose à apprendre pour votre processus, donc à plus forte raison si votre interlocuteur semble vouloir vous aider à identifier le couac, profitez-en! (J’en demande peut-être un peu trop là, mais je trouve qu’une attitude constructive “essayons de comprendre ce qui s’est passé” fait toujours meilleure impression qu’un simple “on a fait une erreur, désolés”.)
  • toujours en cas de plantage, un petit mail d’excuses le lendemain de la part de la personne ayant initié le contact sera peut-être bienvenu (dans le cas présent, j’avoue même me demander si la XY a eu un retour sur la question).

OK, c’était plutôt une liste de “voici comment j’aurais aimé que ça se passe”, je l’admets…

Voilà, je vous ai assez tenu la jambe avec cette histoire.

En résumé

  • Ne lésinez pas sur le travail en amont pour décider à qui vous désirez parler.
  • Ne faites par l’erreur de penser que tout blogueur parlant des médias sociaux n’attend que de pouvoir rencontrer le directeur de votre entreprise.
  • Communiquez clairement l’objectif de la rencontre aux blogueurs que vous contactez, de façon à ce qu’ils ne risquent pas d’y venir avec de fausses attentes (c’est pire que tout!)
  • Conversez! Parlez avec la personne, pas “à“. (C’est une des bases de la culture blogosphérique, donc si vous passez à côté de ça, votre crédibilité en tant qu’interlocuteur va en prendre un grand coup.) Pas de langue de bois, pas de blabla marketing, pas de recrachage de communiqué de presse. Restez en lien avec votre interlocuteur.
  • Si vous vous plantez, adoptez une attitude constructive et excusez-vous amplement. Certains blogueurs sont susceptibles…

Si vous avez d’autres conseils à donner aux entreprises qui cherchent à “dialoguer avec les blogueurs” (ou les traiter sur le même pied que les journalistes), les commentaires sont les vôtres!

Update 14.06.2010: j’ai bien entendu prévenu XY de la publication de cet article. Il a très gentiment répondu à mon mail en s’excusant platement pour l’incompréhension (il avait véritablement en tête une rencontre “pour faire connaissance” quand il m’a contactée) et en me remerciant du feedback contenu dans cet article. (Je soupçonne un couac de communication interne entre XY et son directeur, mais c’est juste une hypothèse.) Bon point, donc. Il est important de le relever.

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[fr] Quand on dit que les questions de sécurité sont le maillon faible... Voici un exemple magnifique en action. Visiblement implémenté par quelqu'un n'ayant à disposition qu'un demi-cerveau.

Sometimes I come across stuff online that makes me really mad. Like this:

Security Question Weak Link

And it gets better (yeah, they tell you this after you’ve tried defining your password, of course):

Oh yeah, ask stupid security questions and be tough on your password criteria

Honestly, what were they thinking?! Answer: they weren’t thinking. This was clearly designed by somebody with half a brain. And approved by somebody with half a brain.

This is the online equivalent of putting three locks on your door and leaving the window wide open just next to it.

Anybody with about 5 minutes to spare can easily find my answer to any of these three “secret questions” (aha!) by digging around a bit online.

This is just plain STUPID.

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Du "droit" de gagner sa vie [fr]

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Je fais court, promis. Je voulais parler de ça dans mon précédent billet sur la gratuité (ou la non-gratuité) du contenu, et j’ai oublié.

Un présupposé que me gonfle, mais alors vraiment, c’est cette idée selon laquelle le fait d’être un créatif et d’avoir un tant soit peu de talent nous donne le droit inaliénable de gagner notre vie avec. “Droit” non pas dans le sens que c’est permis, mais ça que nous est dû.

Je sais chanter, je chante bien, j’ai un peu de succès — le fait de pouvoir gagner ma vie avec mon art me serait dû.

J’écris, j’ai même écrit des romans, et bien je devrais pouvoir gagner ma vie avec — ça m’est dû.

Vous voyez l’idée?

Poussons plus loin.

Je sais créer des espaces coworking, alors je devrais pouvoir gagner ma vie avec.

J’ai une idée pour une nouvelle application et je peux la réaliser, je devrais pouvoir gagner ma vie avec.

Pas la même chose, hein?

Comment se fait-il que lorsqu’une entreprise commerciale échoue à générer assez d’argent pour faire vivre celui ou celle qui l’a lancée, on trouve que ça fait partie des risques de l’entreprenariat (“les finances étaient mal gérées” — “l’idée était bonne mais ils étaient à côté de la plaque sur le marketing” etc.) alors que quand c’est un artiste ou un créatif qui échoue à vivre de son art, on tire à gros boulets rouges sur le système ou les pirates?

Eh bien désolée. Bienvenue dans la réalité, mesdames et messieurs les créatifs (dont je fais partie). Ce n’est pas parce qu’on a un talent qu’on pourra nécessairement en vivre. Ceux qui y parviennent sont l’exception, et l’ont toujours été.

Jamais je ne refuserai à qui que ce soit le droit de tenter de gagner sa vie avec son art. Mais je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir des garanties que ça marchera.

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