A la fois plus et moins qu’une semaine [fr]

[en] A week. More if you look at when I dropped Tounsi off at the Tierspital and understood how bad things were. A few hours less, if you look at his last breath in my arms. The unending flow of tears has given way to a heavy stone in my chest which slows me down, and breaks my heart in two when I look at my darling Quintus. I will write about how special Tounsi was to me, as I did for Bagha. But another day, when I have more words left.

Mon Tounsi… Une semaine. Un clin d’oeil, une éternité. Je suis perdue dans le temps sans toi. Tes entrées et sorties, tes allées et venues, tes expéditions gastronomiques: tout ça rythmait nos journées, à Quintus et moi.

Absence

Mon Tou-touns’ que je n’appellerai plus jamais, pour le voir arriver en trottinant, les coudes un peu à l’extérieur, la bouche rose en sourire. Tounsi qui m’appelait, parfois, dehors, quand je ne l’avais pas vu et que lui se sentait un petit peu perdu. Attends-moi! J’arrive! Je répondais, il arrivait en bondissant à travers les buissons.

Aujourd’hui était un jour de peu de larmes. Un jour presque normal, si je fais abstraction du gros caillou au fond de mon coeur, qui me ralentit parfois tant que je m’arrête, qui m’empêche de voir ne serait-ce que jusqu’à demain, qui me prive d’une partie de ma tête. C’est le caillou de la révolte, celui que je pourrais lancer pour briser les fenêtres de l’injustice, l’injustice de cette mort “trop tôt”, de la maladie qui ne laisse pas de chance, de ce diagnostic à côté duquel on a passé mais qui n’aurait probablement finalement rien changé, ou si, ou pas, mais qu’importe, car Tounsi est mort et rien ne le ramènera.

Sad Steph and Quintus

C’est le caillou de la peine qu’il me peine d’admettre, quand je regarde mon vieux Quintus, qui est encore là, lui, alors que Tounsi ne l’est plus. Le contraire n’aurait sans doute pas été moins douloureux (j’ai encore au ventre mon désespoir quand j’ai cru perdre Quintus), mais aurait au moins donné la consolation d’être dans l’ordre des choses. Voir partir Tounsi avant Quintus, c’est très dur à accepter.

Avec ces jours de moins de larmes à travers lesquels je traine mon coeur et mon caillou, Tounsi me manque. Le choc s’atténue, la séparation se fait plus sentir. La douceur extraordinaire de sa fourrure. Sa bouche un peu ouverte alors qu’il dormait. Ses petits bruits, gémissements ou proto-ronronnements, quand on le caressait. Le petit spasme de sa patte quand la main passait sur son épaule. Son regard rond de billes aux aguets, son adorable truffe rose, qui pouvait passer de pastel à fraise tagada suivant son état. Sa queue longue et élégante, souvent dressée au ciel durant ses déplacements, sagement rangée entre ses pattes arrières durant la sieste, ou enroulée en colimaçon tout serré sur une cuisse. Queue expressive, dont le bout s’agitait facilement, à la différence de celle de Bagha ou de Quintus, se contentant de battre les grands tempos.

Tounsi attitude

Tounsi était un chat spécial, particulier, même, a dit une fois sa vétérinaire. Pas tout à fait aussi par-ti-cu-lier que Zad, mais pas mal dans son genre quand même. Ma peine me dit que jamais je ne croiserai de chat aussi extraordinaire. Ce sentiment, je le connais. Il m’a habitée très fortement après la mort de Bagha. Et pourtant Tounsi a croisé mon chemin. Est-ce que je collectionne les chats extra-ordinaires, ou est-ce donc une caractéristique qui vient habiller tout chat récemment décédé? Avec l’absence, c’est l’irremplaçable, l’individualité, ce qui rend ce chat différent, qui ressort. Différent en tant que chat, différent dans sa relation avec moi.

Alors je vais vous raconter Tounsi. Et vous raconter notre histoire, parce que c’est un peu dur de faire l’un sans l’autre. Mais ce sera pour un autre jour, parce qu’aujourd’hui je crois que j’ai utilisé tous mes mots.

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Le temps a de nouveau filé [fr]

[en] Some musings in French. Chalet, sick cats, writing in French vs in English, the US elections, where I'm at, and a silly video in English you can watch.

Pas de nouvel article depuis deux semaines, malgré mes bonnes intentions. Alors je m’y colle, sans avoir de projet spécifique, parce que pour écrire, il faut écrire. Et je m’y colle en français, parce qu’il me semble que j’écris surtout en anglais. Et parce que je me rends compte que je me censure bien plus en français.

Grand Muveran

Mes articles les plus personnels, je les écris en anglais. Je parle bien plus volontiers de mes douleurs et de mes difficultés dans cette langue. Mais pourquoi?

D’une part, mon “public perçu” est différent en français ou en anglais. La plupart de mes clients sont francophones. Même s’ils comprennent bien l’anglais, notre relation de travail est en français. Les médias qui à une certaine époque me sollicitaient régulièrement sont francophones, aussi. En français, je me sens Romande, je me sens plus surveillée, voire jugée, qu’en anglais. Je  me préoccupe plus de ce qu’on peut bien penser de moi en français qu’en anglais.

Il y a peut-être une dimension culturelle sous tout ça. Le français, pour moi, c’est la Suisse Romande, avec tout ce que ça charrie de “balaie devant ta porte”, “occupe-toi de tes oignons”, “ça ne regarde personne”. Se mettre en avant c’est mal. Parler de soi c’est mal. Il faut rester professionnel. Qu’est-ce qu’on a le culte, ici, à mon grand désespoir, du mur entre le “personnel” et le “professionnel”!

Et voyez ce que racontent ces mots: “personnel”, ça vient de personne. Au travail, on n’est pas “personnel”. On est “professionnel”. Un rôle, pas un individu. J’ai réalisé il y a quelque temps que ce mot, que j’utilise pas mal professionnellement, est certainement source de plein de malentendus. Parce que quand je dis, par exemple, “présence en ligne personnelle“, je pense avant tout à l’aspect humain, “de la personne”, avant la question de savoir si le contenu que l’on partage touche à la sphère privée ou à la sphère professionnelle. Et là aussi, un autre mot qui nous embrouille: “privé”, ça peut être par opposition à “professionnel”, mais aussi à “public. Les connotations changent.

Bref, je n’aime pas trop montrer mes failles en français. Peut-être parce que c’est ma langue principale de travail, peut-être parce que c’est la langue du lieu où je vis, peut-être parce que moi-francophone a des peurs que moi-anglophone n’a pas. On sait que langue et culture sont liées; ce qu’on sait parfois moins, c’est que langue et personnalité le sont également: grand nombre de bilingues sont aussi biculturels. C’est peut-être mon cas.

Chalet dans les arbres

Alors, qu’est-ce que je vous raconte, dans cet article que j’écris pour écrire?

Je reviens d’une courte semaine au chalet. Le programme, c’était quelques jours de congé (parce que je cours, cours), peut-être ski au glacier, un peu de bûcheronnage dans le jardin, et puis bosser, et bloguer — avancer dans tout cet empilement d’idées qui se pressent dans ma tête sans atteindre mon clavier.

Eh bien non. Foehn, donc pas de téléphérique (et franchement même pas envie de sortir du chalet avec les branches qui tombent des arbres et les tuiles qui s’envolent).

Mais surtout, urgences vétérinaires, avec Tounsi qui a fait une étrange crise dans la nuit de samedi à dimanche, vomissement, grands mouvements quasi spasmodiques des pattes arrières, sur fond d’autres histoires de pattes. Soucis neurologiques? Intoxication à la couenne de fromage à raclette? Adieu sommeil du week-end, et trois vétos en trois jours (y compris le Tierspital à Berne) pour tenter de tirer cette affaire au clair. Tounsi semble à présent remis, mais que d’inquiétude: il ne mangeait pas, ne buvait pas, ne bougeait pas. Dans le doute, on a arrêté ses calmants quelques jours, et repris aujourd’hui. Bref, je le surveille de près, pas idéal pour se concentrer sur autre chose. (Et il y a encore la cécité de Quintus, qui semble brusquement s’aggraver certains jours sans que je comprenne pourquoi; aujourd’hui son “bon” oeil le dérange, il se gratte, il ne voit rien, il se cogne, s’encouble — aussi parce qu’il n’est pas très stable sur ses pattes arthritiques. J’ai peur qu’il perde le peu de vision qui lui reste. Je le vois vieillir et je me demande comment je saurai que sa qualité de vie s’est trop détériorée pour que ça vaille la peine de continuer.)

Tounsi convalescent

Dans un autre registre, les élections américaines m’ont pas mal secouées. Pas américaine, comme vous le savez, mais j’espérais vraiment la victoire de Hillary Clinton. Et j’y croyais. Depuis, j’ai l’impression de regarder un accident de train au ralenti. Je m’inquiète pour les USA et mes amis qui y vivent, mais aussi pour les répercussions que cette présidence risque d’avoir sur le reste du monde, et aussi pour ce que ça dit de notre tissu social, parce qu’il ne faudrait pas penser que ce sont ces tarés d’américains et que nous, dans notre petite Suisse bien rangée, on n’est pas aussi en plein là-dedans.

Et puis il y a moi. Je m’inquiète un peu pour moi, aussi. Parce que même si j’ai maintenant le sentiment d’avoir retrouvé ma direction professionnelle, même si les affaires reprennent, ce n’est pas “assez”. J’ai des projets, j’ai des pistes, mais j’ai des freins, aussi. Voilà que débarque le censeur, parce que c’est pas bien de montrer ses doutes. A plus forte raison si on est une femme, à qui l’on ne pardonnera aucune de ses fautes, comme le veut la règle.

C’est aussi pour moi une des grandes tristesses de cette élection américaine: voir, de façon tellement flagrante, les poids et mesures différents qu’on applique aux hommes et aux femmes, et voir aussi à quel point tant de monde y est aveugle. Même quand on leur met le nez dessus. Tous les arguments qui contiennent “c’est pas du sexisme”, “c’est pas parce que c’est une femme”, “je fais pas de différence”, “c’est une femme qui le dit alors ça peut pas être misogyne”.

Oh, on a fait du chemin. On a des égalités inscrites dans la loi. Mais culturellement, bon dieu… on est encore loin du compte. Racisme, idem.

Allez, pour finir sur une note un peu plus amusante, après m’être remise de ma stupefaction après le visionnement d’une vidéo de youtubeuse star sur le thème du vidage de sac, j’en ai rapidement fait un petit Facebook Live à ma sauce. J’ai bien ri en le faisant, et j’ai encore plus ri en le regardant. C’est en anglais.

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Routine and Freedom [en]

[fr] La liberté, et la routine. Trop de liberté ne rend pas forcément plus heureux. Et si la liberté c'était de pouvoir choisir ses contraintes? Retour sur mon histoire avec la liberté et les habitudes.

Kites @ KepongPhoto credit: Phalinn Ooi

I think about routine a lot. I spent a lot of time when I was at university trying to be free. I was quite free, actually. Habits and routine are something we can get stuck in and that might shield us from seeing things we need to see — but I naturally gravitate to the other end of the spectrum, the introspective one, the one who thinks too much, wonders too much, asks herself too many questions. It was clear to me, already back then, that routine/habits had their use: they allowed us to lighten the load of thinking and deciding when it comes to our lives.

I spent ten years at university. Ten. Being a student. Three years studying chemistry (and finally failing), and seven years in what we call “Lettres”, studying History of Religions, Philosophy, and French. One of those years was spent in India. I then spent a lot of time not writing my dissertation. All in all, I spent many years with very long holidays and a very do-it-yourself schedule. It was a good time of my life. It was difficult to see it end.

Is freedom so important to me because of this slice of life, or did I hang out in that context so long because of how important it is to me?

Over the years, I’ve realised that “too much freedom” in the way I live my days does not make me happy. By that I mean complete lack of routine. Was it the first or second summer I was living alone in my first flat? A friend had used the kite metaphor: when you’re free, you let the string out and the kite can fly far, far up high. And I had let my kites go out a bit too far. University resumed, I drew my kites in.

In 2009, it felt like I had got my shit together. My life felt “under control”, in a good way. I wasn’t scrambling after things. If I remember correctly I was even doing my accounting regularly (that’s saying something). And I remember that during that year, I had a pretty solid morning routine. I actually would set my alarm clock. I would wake up at 7:30, and at 9:00 I would be at eclau to work, having pedalled on my stationary bicycle for a good half-hour.

Then 2010 happened. During my catless year, in 2011, I travelled way too much. I made up for all the previous years of no holidays. 2012 was chaotic. All that to say I never got back to where I was in 2009. Briefly, yes. But not consistently. And I know very well how important it is for me to have routines and good habits, so it’s something that’s often top of my mind. But I find myself coming short.

Things might be changing right now. This morning I wrote my first Morning Pages. (Loïc’s fault for mentioning them.) Last week, I got confirmation that Quintus is pretty much completely blind, and so I’ve been actively thinking about how to stabilise his environment — space and time. Quintus is a very routine-oriented cat. All cats are, to some degree, of course.

Blind Quintus Taking a Stroll

So between Morning Pages, cat-related routine, no money to travel (keeps me at home!) and wanting to get back on track when it comes to physical exercise (judo injury in March and slightly expanding waistline that doesn’t fit into favorite winter trousers anymore), the time seems ripe.

I’ve also been wondering recently if I’m not sleeping too much. One of my precious freedoms is not setting an alarm clock in the morning: I sleep as much as I want/need. But I still feel tired. So I think I’ll go with the 7:30 alarm for a bit and see if it changes anything. I’ll report back.

On another note, I sometimes feel like I spent a huge amount of my time in the kitchen dealing with food. I like cooking, and I like eating. But maybe I should limit the number of times I actually cook during the day. I eat a “normal meal” at breakfast, so I sometimes end up cooking three proper meals a day. I should probably reheat or throw something quickly together for morning and lunch, and just cook in the evening.

The biggest freedom might be the freedom to determine your own constraints.

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Quintus a eu beaucoup de chance [fr]

[en] Quintus is a very lucky cat indeed. He used up one of his nine lives the night before last. He almost certainly chocked on a piece of kibble. Luckily I was there. In panic, because I thought he was dying in front of my eyes, I stuck my fingers down his throat repeatedly (met kibble, got bitten, didn't solve the problem). At one point I thought he was dead, lying unresponsive on his side, blue tongue hanging out of his open mouth, not breathing but heart beating under my bloody fingers. That must have been when I shook him upside down in despair, what was there to lose? To cut a long story short, when I got the emergency vet on the phone, he was breathing, not well, but breathing, and he slowly resurfaced. I found a piece of kibble on the carpet the next day. No certainty, but it might be the culprit. I spent the rest of my night at the ER for my bite, which thankfully is not too serious.

Quintus a failli mourir durant la nuit de mercredi à jeudi. Je vous rassure tout de suite, il est en pleine forme maintenant.

Smilimg Quintus

2h du matin, je me couche tard (pas bien je sais) et pendant que je me prépare à aller au lit, Quintus, qui vient de rentrer, mange ses croquettes.

Je le vois débouler dans la chambre pour se cacher sous le lit, ce qu’il ne fait qu’en cas d’orage ou d’aspirateur. Il n’y a ni l’un ni l’autre. J’aperçois un filet de bave au passage, je plonge pour extirper le chat de sa cachette, il a la bouche ouverte et la langue dehors.

Ni une ni deux, je plonge mes doigts au fond de sa gorge, me disant qu’il doit y avoir quelque chose de coincé. Je rencontre des croquettes. Il m’échappe, toujours bouche ouverte, langue dehors, ne tousse pas et ne respire pas.

Mes souvenirs sont mélangés, parce que je suis sous le choc. Mais je sais que je l’ai attrapé plusieurs fois pour aller grailler au fond de sa gorge. Je sais que je me suis fait mordre. Je sais qu’il a sauté brutalement sur le lit pour y faire un bond, paniqué. Je sais qu’entre deux tentatives de l’attraper, j’ai réussi à enfiler un pantalon et un t-shirt, à prendre mon téléphone, à chercher le numéro du vétérinaire d’urgence. Je sais que je n’arrivais pas à trouver ce putain de numéro parce que mon doigt pissait tellement le sang que l’écran du téléphone ne répondait plus. Je sais que j’ai cru que Quintus était en train de mourir. Non, non, non, pas ça, pas ce soir, non. Je sais que j’ai réussi à essuyer assez de sang pour appeler le vétérinaire. Je sais qu’au retour de la salle de bain où j’étais allée essuyer le sang, je l’ai vu étendu sur le flanc, inerte, bouche ouverte, langue bleue, regarde vide, et j’ai pensé qu’il était mort. Je sais que j’ai mis la main sur sa poitrine et senti son coeur battre. Je sais que je l’ai saisi par le milieu (était-ce à ce moment? avant? je ne sais plus) et secoué la tête en bas, de désespoir, le tout pour le tout, je pensais que c’était fichu. Je sais qu’il était couvert de sang, mon sang, partout. Je sais que quand j’ai enfin eu l’assistante vétérinaire de garde au téléphone, Quintus était couché devant moi, inerte, mais respirant très vite et très superficiellement.

C’était mon cabinet qui était de garde. Ils connaissent Quintus, bien sûr. L’assistante m’a posé une série de questions sur l’état de Quintus, y répondre m’a calmée, je n’étais plus toute seule face à mon chat en train de mourir. Elle a appelé le vétérinaire, m’a rappelé droit derrière, Quintus respirait toujours, il a même levé la tête. Elle est restée en ligne avec moi pendant qu’il semblait respirer de mieux en mieux et reprendre ses esprits. Elle m’a rassurée que je pouvais le laisser une fois qu’il semblait reprendre pied pour aller soigner ma morsure.

Je n’osais pas y croire.

J’ai passé le reste de la nuit aux urgences du CHUV. Une morsure de chat, ça peut vite devenir mauvais, je le sais, et je sais qu’il ne faut pas attendre. J’ai pris mon mal en patience. Les morsures sont superficielles, heureusement. A mon retour, à six heures du matin, Quintus dormait paisiblement dans son panier, et il a ronronné quand je l’ai pris dans mes bras — comme d’habitude.

J’ai eu tellement peur. Je suis encore sous le choc, je crois. Tout l’épisode a un goût de mauvais rêve, le même goût que le cauchemar de la nuit dernière dans lequel un proche mourait. (N’allons pas chercher très loin…) J’ai cru qu’après Bagha, j’allais encore une fois devoir assister, impuissante, à la mort de mon chat. J’ai vraiment pensé qu’il était mort. Et je lui ai probablement sauvé la vie.

Après avoir passé mille et mille fois la scène dans ma tête, au point que je ne sais plus maintenant où sont les “vrais” souvenirs et où j’ai bouché les trous, je pense que la croquette est probablement sortie quand je l’ai secoué. Sa langue était vraiment bleue, ça j’en suis sûre. J’ai retrouvé en nettoyant une croquette sur le tapis, là où elle aurait pu tomber quand je l’ai mis la tête en bas. Certes, il y a souvent des croquettes qui trainent chez moi, mais la femme de ménage était passée la veille et je n’ai pas souvenir d’avoir lancé des croquettes dans le coin mercredi. Donc… probablement la croquette coupable.

On a quand même fait un petit saut chez le vétérinaire l’après-midi suivant, surtout pour me rassurer. Son examen confirme l’hypothèse de la croquette (on écarte définitivement l’épilepsie et les histoires cardiaques) et il m’a confirmé que c’était extrêmement rare, un chat qui fait une “fausse route” comme ça avec une croquette. J’essaie de me rassurer que ça n’a aucune raison d’arriver à nouveau, mais je ne peux pas m’empêcher de garder un oeil sur Quintus quand il mange. Je frémis de penser à ce qui aurait pu arriver si je n’avais pas été là…

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Pourquoi j'ai attendu avant de reprendre un chat [fr]

[en] Why I waited after Bagha's death before adopting cats again.

Depuis la mort de Bagha, j’ai vu bien des gens de mon entourage perdre leur chat également. J’ai été frappée par une réaction courante mais totalement étrangère à ma façon de fonctionner: reprendre un nouveau chat sans perdre de temps.

Du coup, je me dis que ça vaut peut-être la peine d’expliquer pourquoi j’ai attendu plus d’un an avant de chercher à adopter.

Pour moi, c’est important de dire au revoir correctement pour pouvoir bien dire bonjour. En d’autres termes, faire son deuil avant de pouvoir s’attacher à nouveau. Je crois que rien ne fiche en l’air une relation aussi bien que de ne pas avoir bien bouclé celle qui la précédait. On connaît ça dans les relations de couple, dans la problématique de “l’enfant de remplacement“, et je pense que c’est une loi de la vie assez générale.

Le deuil est une question qui m’intéresse beaucoup, très certainement à cause de mon histoire et de mes croyances personnelles.

Quand Bagha est mort, et même avant qu’il meure, je savais deux choses:

  • je reprendrais des chats un jour (oui, “des”)
  • ce ne serait pas pour tout de suite.

Je voulais prendre le temps de pleurer le chat qui avait été à mes côtés depuis plus de dix ans. Je ne voulais pas adopter ce qui aurait été pour moi un “chat-sparadrap”. Je voulais prendre le temps d’être “bien dans ma vie sans chat”, et reprendre des chats parce que je voulais en avoir, et non pas parce que je souffrais d’avoir perdu le mien.

Bagha est mort en décembre. En octobre, j’ai commencé à avoir le sentiment que je serais prête à ravoir un chat. Je savais que je partais six semaines à l’étranger en hiver, donc j’ai attendu mon retour.

Même là, elle a été dure, la première semaine avec Tounsi et Safran. Mais la douleur a vite passé et je me suis bien attachée à mes deux nouveaux poilus.

A la mort de Safran deux mois plus tard, je n’avais pas non plus l’intention de reprendre un chat tout de suite. Je voulais prendre le temps d’accuser le choc sans y mêler un nouveau chat. C’était très différent de la mort de Bagha, mais dur quand même. Je n’avais eu Safran que deux mois. J’avais l’impression d’avoir échoué, de lui avoir fait faux bond.

Quintus est tombé du ciel parce qu’au moment où j’apprenais que Safran était malade, Aleika apprenait que son mari avait reçu l’invitation qu’il attendait de l’université de Kolkata, et qu’ils allaient déménager là-bas. Elle était un peu désemparée par rapport à Quintus: le prendre et lui faire subir une ville indienne ou une vie d’intérieur? Trouver quelqu’un pour l’adopter, à passé 10 ans?

J’ai dit que si elle décidait de ne pas le prendre, et qu’elle ne trouvait personne pour lui en Angleterre, je le prendrais. Un jour ou deux plus tard, après avoir vérifié que je ne regrettais pas mon offre, sa décision était prise. Un mois plus tard Quintus était dans l’avion avec moi.

Alors voilà. Dix ans avec Bagha. Quinze mois sans chat. Deux mois avec Tounsi et Safran, un peu plus d’un mois seule avec Tounsi, et à ce jour, 16 mois avec Tounsi et Quintus.

October Cats 20

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Faire sortir un chat [fr]

[en] Many people without cats -- or with indoor cats -- wonder that I let my cats out (including at the chalet). Aren't you afraid they'll run off? Well, not too much. Here's how I proceed to introduce my cats to the outside.

J’ai des chats depuis à peu près 30 ans. J’ai toujours eu des chats qui sortaient. Pour moi, un chat, ça sort. Je comprends qu’on puisse voir les choses autrement, et ce serait peut-être mon cas si je n’avais pas la possibilité de vivre quelque part de “chat-compatible”. (J’ai choisi mon appartement exprès pour que mon chat puisse sortir, c’était une condition sine qua non quand je suis rentrée d’Inde avec Bagha.) Après, bien sûr, c’est tout à fait possible de s’occuper convenablement d’un chat d’intérieur — mais c’est du boulot!

Souvent, on me demande — et j’ai même entendu ça de gens habitant le même immeuble que moi! — “mais t’as pas peur qu’il se taille?”

Alors voilà, une réponse sous forme d’article. Non je n’ai pas peur (enfin pas trop peur), et voici pourquoi.

D’abord, les préliminaires. Avant de sortir, le chat doit

    1. être à l’aise avec moi et venir (au moins un peu) quand je l’appelle
    2. être bien dedans

Le chat est territorial. Si c’est clair pour lui que dedans c’est son territoire, là où il y a du chaud, du doux, du miam, du glou, du ronron et des câlins, il ne va pas prendre ses cliques et ses claques comme ça et foutre le camp.

Par contre, le chat est un animal de nature plutôt timide. Il faut en tenir compte.

Pour sortir un chat, il y a pour moi deux clés:

      • y aller graduellement, avec possibilité de retraite rapide
      • l’accompagner pour s’assurer qu’il continue de me “reconnaître” dehors

La plupart des chats, quand ils explorent un nouvel extérieur, ils font 20m en avant, puis reviennent 20m en arrière, puis repartent 30m, reviennent, repartent un peu plus loin, etc. Bien sûr il y a toujours des exceptions comme Tounsi qui filent droit devant eux — mais on peut faire avec, j’en reparle. Si quelque chose fait peur au chat, il va plutôt essayer de revenir en terrain connu plutôt que de partir droit devant lui (mais ça peut arriver).

J’ai gardé mes nouveaux chats Tounsi et Safran à l’intérieur 3 semaines à peine, et c’était peut-être un peu juste. Ils ne me connaissaient pas avant, donc n’étaient encore pas vraiment en confiance. Avec Bagha, j’ai attendu beaucoup moins longtemps, mais c’était un chat que je connaissais et avec qui j’avais déjà vécu de longs mois.

Apprendre à un chat à venir quand on l’appelle (quand il veut bien) ce n’est pas extrêmement compliqué, avec un petit sachet de friandises. (On peut même aller plus loin et faire un peu de clicker training, ce qui est une excellente façon de créer un lien avec le chat.) Si le chat pige la fonction du sachet de friandises à l’intérieur, il y a toutes les chances que ça marche aussi dehors.

Avant de mettre le nez dehors, le chat doit bien entendu être pucé (faites d’ailleurs pucer même vos chats d’intérieur — c’est quand ils se retrouvent dehors de façon imprévue que la puce est utile!). Personnellement je prends une précaution supplémentaire: je mets au chat un collier avec une étiquette indiquant son nom et mon numéro de téléphone.

What are you looking at like that?

Pour Bagha, comme vous voyez ci-dessous, ça m’a été extrêmement utile pour indiquer aux gens chez qui il allait s’installer qu’il ne fallait pas le nourrir ni le garder longtemps dedans (il était vraiment sans-gêne, sans être tout à fait aussi envahissant que Tounsi).

Collar-label making process Bagha and his collar -- both sides!

Ensuite, il faut commencer par le début. La porte d’entrée. Pour que le chat revienne, il faut qu’il soit super familier avec “l’extérieur” juste derrière la porte. Alors on ouvre la porte, on la laisse ouverte, on sort, on laisse sortir le chat, qui probablement filera dedans au premier bruit un peu inquiétant. Il faut le laisser ressortir à sa vitesse. Si c’est un chat craintif et visiblement trop flippé, l’attirer dehors à coups de friandises (mais pas trop loin).

Je ne fais pas des séances “extérieur” trop longues au début. J’accompagne le chat, primo pour garder un oeil sur lui, deuxio pour qu’il s’habitue à ma présence dehors aussi. De temps en temps je l’appelle et je lui présente une friandise, histoire qu’il associe ma présence “en extérieur” à une gâterie.

Une fois que le chat commence à être à l’aise, peut-être après quelques sorties, il va s’éloigner de plus en plus. Là aussi je l’accompagne, et je profite pour l’encourager à rester dans les zones extérieures que j’aimerais qu’il s’approprie. Par exemple, chez moi, il y a quand même des routes pas loin. Je passe donc beaucoup de temps avec les chats devant et autour de l’immeuble, pour être sûre qu’ils sont bien là. Quand ils partent dans une direction que je ne veux pas encourager, je les rappelle (friandise) et je les invite ailleurs. (C’est comme ça que je me retrouve à “promener les chats”, au grand amusement de mon entourage.)

Une fois que j’ai pu constater que le chat était à l’aise dans son environnement extérieur immédiat, qu’il connaît le chemin du retour (je l’aurai régulièrement appelé pour le faire rentrer, puis ressortir, puis rentrer, puis ressortir…), je commence avec les sorties non supervisées — ou supervisées depuis le pas de la porte.

Voilà en gros comment je m’y prends!

Avec Tounsi et Quintus, j’ai deux chats assez différents. Tounsi était probablement un chat voyageur: il n’avait aucune peur ou appréhension dans un environnement nouveau, par contre, revenait en courant comme un petit chien lorsque je l’appelais, et me suivait. Le souci ça a été les premières sorties sans supervision (il allait loin, et je l’ai laissé faire trop vite). J’ai donc rétrogradé aux sorties surveillées et fait beaucoup beaucoup de tours d’immeuble avec lui.

Quintus est plus peureux. Il a peur du couloir. Peu après qu’on ait commencé à le laisser sortir, il a “fugué”. J’étais en vacances et ma catsitteuse n’était pas très rassurée! (Pas malin de partir, mais j’avais des soucis “intérieurs” avec les chats et c’était vraiment important de le laisser sortir — et c’est un chat que je connaissais déjà un peu.) En fait il était planqué à une dizaine de mètres de l’immeuble, ne réagissait pas quand on l’appelait, et avait peur de l’entrée. A mon retour j’ai fait une grande opération “séduction en extérieur” pour qu’il comprenne que venir vers moi quand on était dehors était gustativement intéressant ;-). Quant à ses jours de fugue, on avait la chance de pouvoir lui laisser l’accès au bureau ouvert la nuit, avec eau et croquettes. Pas idéal, mais ça a marché.

La semaine dernière au chalet, j’ai sorti les deux chats d’un coup après 36h environ. Ils étaient bien peinards dans le chalet, et Tounsi commençait à faire la vie pour sortir (il fait normalement ses besoins dehors). Il n’y a pas de dangers immédiats autour du chalet, il me restait plusieurs jours avant de devoir redescendre, alors je me suis lancée. Je suis sortie avec Tounsi, j’ai laissé la porte ouverte, Quintus a suivi. Tounsi a filé assez vite chez les voisins, et je l’ai suivi — Quintus aussi. J’ai perdu de vue Quintus près de leur chalet. Après un moment j’ai appelé Tounsi pour le rentrer et je suis partie à la recherche de Quintus — en vain. De retour au chalet, je suis accueillie par deux chats: Quintus était en fait rentré tout seul au chalet bien avant, sans que je le voie! J’ai donc ensuite simplement pris soin de laisser la porte du chalet entrebâillée quand les chats étaient dehors, et d’aller les rapercher à coups de friandises après 15-30 minutes. (Sortie du chalet en photos et en vidéo. Premières sorties de Tounsi et Safran à la maison.)

Questions? 🙂

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Samedi soir fatigué [fr]

[en] Tired Saturday evening post.

Après quatre jours de SAWI (module 4), je suis raide, mais contente. C’est surtout aux étudiants qu’il faut le demander, mais je crois que ce module s’est vraiment bien passé.

Je voulais aller au cinéma hier soir mais je n’ai pas eu le courage de m’extraire de chez moi. Aujourd’hui, par contre, je m’y tiens. J’ai besoin d’aérer mon cerveau avant que la semaine prochaine démarre (une demi-journée de consulting, une conférence, une demi-journée d’enseignement: je vais encore bosser samedi).

J’ai sorti les chats et fait une vidéo de Tounsi, qui est fort câlin ces temps. Période des chaleurs? Possible. Quintus et lui sont de plus en plus “copains”, si on peut dire. Sommeil “en contact” (ils aiment visiblement les deux assez un coin particulier sur le canapé pour tolérer la proximité de l’autre afin d’y être), un peu de judo, courses-poursuites dehors… Contente aussi.

Cats in Contact

En passant, j’ai remarqué la forte viralité des photos de Tounsi sur Facebook. Quintus est moins populaire, peut-être parce qu’il est moins comique que Tounsi, juste très très cute.

Tounsi Facebook screenshot

Quintus Facebook screenshot

Premier panier de légumes du jardin potagerPour la deuxième fois, je suis allée chercher jeudi mon panier de légumes du jardin potager. J’adore. C’est juste en face de chez moi. Je vous en dirai plus long dans un autre article.

Encore contente: #back2blog fonctionne bien cette fois aussi, et mon groupe Going Solo pour indépendants également. Tout baigne. J’ai juste un peu trop de pain sur la planche d’ici fin avril.

2ème Back to Blogging Challenge, jour 6. Bloguent aussi: Nathalie Hamidi(@nathaliehamidi), Evren Kiefer (@evrenk), Claude Vedovini (@cvedovini), Luca Palli (@lpalli), Fleur Marty (@flaoua), Xavier Borderie (@xibe), Rémy Bigot (@remybigot),Jean-François Genoud (@jfgpro), Sally O’Brien (@swissingaround), Marie-Aude Koiransky (@mezgarne), Anne Pastori Zumbach (@anna_zap), Martin Röll (@martinroell), Gabriela Avram (@gabig58), Manuel Schmalstieg (@16kbit), Jan Van Mol (@janvanmol), Gaëtan Fragnière (@gaetanfragniere), Jean-François Jobin (@gieff). Hashtag:#back2blog.

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Cats Online: Quintus and Tounsi [en]

[fr] Photos et vidéos de chats 🙂

Being a proper cat lady and an expert in social media I of course make sure my cats’ online presence is at least decent. Twitter doesn’t work too well because we only have one phone for the three of us, and I get to use it most of the time. On Facebook, I have thankfully (for my friends) joined a francophone “cat people” group where I post most of the kitty photos I take. Quintus and Tounsi do have their own presence on Facebook, though it’s spotty at best. (Do please like them, it’s good for their egos.)

During the last module of the social media and online communities course I direct, Thierry Weber came to give a couple of hours of training on YouTube and online video. I “played student” for the occasion, which inspired me to tinker a bit more with video in the future. I actually did some “videoblogging” early on, and was a rabid user of the initial Seesmic, but never really got into YouTube. Probably because I joined it early on (my username is “steph“, that should tell you) when it was still really crappy. (Which is why I used to post more to DailyMotion or Viddler.) I’ve also always found messing around with video formats and codecs and upload size a real nightmare, but now it’s much easier. With an iPhone and a programme like iExplorer to get the videos off it (warning: you have to pay), I’m actually looking forward to making some videos while I’m in India next month. Oh yeah: video editing… not so much for me. I shoot short sequences, throw them online, and that’s it.

So, without further ado, cat photos (Tounsi and Quintus) and videos from the last days.

Enjoy!

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Here We Go Again [en]

[fr] Des nouvelles du front.

Here we go again. My last post dates back to November 19th. This would seem to say the after-effects of the Back to Blogging challenge were short-lived! Not quite, though, because I’m writing today, and nearly wrote Tuesday, and am still focused on writing shorter.

The week before last was module 2 of the course on social media and online communities that I direct at SAWI. That means 4 days in the classroom, although I’m not teaching all the time (about two-thirds of the time I’m watching somebody else teach, and learning stuff!), with a conference and networking event by Rezonance on the Thursday night. (Needless to say I had other stuff going on the other evenings.)

The module went great, I was very happy — and from what I heard the students were too — but it was utterly exhausting.

Early this week I finally managed to extract myself from the nightmare of dealing with IRCTC Customer “care”. This is the blog post I started writing, and might finish at some point. Endless to-and-fro e-mails, disastrous user experience, crappy website, ridiculous security rules… I’ll spare you the details for the moment. Weeks of frustration were suddenly solved when I accepted I would get nowhere through official channels. An Indian phone number from a friend in Delhi and a few confirmation codes by IM later, I was finally booking train tickets for my January holiday.

I’m heading to Paris tomorrow for LeWeb, like each year. I’m looking forward to it! Maybe tomorrow or later today I’ll write a post on how to pitch me (or how not to pitch me). Short version? Do your homework. Know that I’m not interested in breaking news. I like cool new toys but what is cool for you is not necessarily cool for me. The main thing that interest me? People. What I’ll do for a friend, I won’t for a stranger. My contact page is harsh, but still stands.

Other than that I’m having some drama with the cats and the concierge. Three cats in my building go out. Tounsi, Quintus, and my neighbour’s Salem. (All the others are indoor cats.) One or more cats are spraying in the corridor. We don’t know who it is. All three cats know how to sneak into the building in between somebody’s feet when they walk in. So there are regularly cats hanging out in the corridor. I clean any markings I find with water, but unfortunately they leave stains (attack the flooring?). So my concierge is asking me to “make an effort” but won’t tell me exactly which effort I’m supposed to make (yeah, prevent my cats from being in the corridor; I’m already doing that).

 

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Pêle-mêle de début juillet [fr]

[en] A bunch of random stuff.

Je n’arrive pour le moment pas à m’organiser pour prendre le temps de bloquer “correctement”. Je vous fais du coup le coup (!) de l’article “nouvelles en vrac”. Old-style.

Quintus au balcon sur fond de tomates

C’est le moment d’acheter votre billet pour la conférence Lift à Genève les 6-7-8 février 2013, avant que le prix ne prenne l’ascenseur. Lift, c’est à ne pas manquer. (Si vous avez participé à une édition précédente de Lift, vous avez reçu un code pour le prix “super early bird” de 625 CHF, valable encore un jour ou deux! Ne laissez pas passer le délai!)

C’est aussi le moment, si le coworking est quelque chose qui vous parle, de prendre votre billet pour Coworking Europe, qui aura lieu cette année à Paris les 8-9-10 novembre. Je suis à l’affiche d’un des panels du premier jour.

La Muse ouvre les portes de son espace lausannois, avec pique-nique tous les mardis.

Toujours au chapitre coworking, il y a de la place à l’eclau, tant pour des indépendants/freelance que des startups. Venez visiter!

J’ai pris part pour la première fois à En ligne directe, émission de la RTS qui démarre la veille au soir par un débat sur Twitter (hashtag #EnLD), repris dans le direct du matin avec des invités. Je trouve le concept génial. Le sujet du soir où je suis restée pendue à Twitter (plus que d’habitude) était “faut-il interdire/punir le téléchargement illégal“. Vous imaginez la suite. Pirater n’est pas voler, c’est toujours valable en 2012. Je suis effarée par la mauvaise foi et/ou le lavage de cerveau dont font preuve les “opposants”. Croire que le monde dans lequel on évolue (physique, numérique) et ses caractéristiques ontologiques n’est qu’un point de détail pour débattre d’éthique ou d’économie, qu’économie de rareté vs. économie d’abondance ne change rien à la morale, c’est faire preuve d’une naïveté et d’une simplicité de réflexion affligeante. Le tout repris par Magali Philip dans un Storify magistral.

Le Port de Vidy fait très fort avec ses nouvelles portes high-tech sécurisées.

Un chouette Bloggy Friday a eu lieu en juillet, après celui de juin. Les gens d’internet qui se rencontrent offline, il paraît que c’est le truc nouveau super-tendance de l’été. (Les rencontres IRC d’il y a 15 ans ça compte pas, hein. Ni les rencontres blogueurs, pendant qu’on y est. Ni les rencontres Twitter qui existent depuis des années.) Quelqu’un se lance pour faire l’hôte ou l’hôtesse pour le mois d’août? Ce sera durant ma semaine de déconnexion.

Hercule Poirot cherche toujours un nouveau foyer en Angleterre. Quintus, lui, s’installe bien en Suisse et explique au jeune Tounsi comment respecter ses aînés avec pedigree.

Les plantes sur mon balcon et dans mon appart poussent bien. J’ai des piles de photos, à mettre en ligne et à commenter ici pour vous. En attendant, il y a un groupe Facebook “Petites plantes de balcon et d’ailleurs“, si c’est votre genre.

Ah oui, c’est aussi le moment de vous inscrire pour la troisième session menant au diplôme SAWI de Spécialiste en médias sociaux et communautés en ligne. Dernière séance d’info le 21 août.

Et aussi le moment de postuler (jusqu’au 16 juillet!) si vous pensez être la personne qu’il faut pour prendre la tête du SAWI en Suisse romande. Et je suis toujours ouverte à des candidatures de blogueurs motivés pour le blog de voyage ebookers.ch.

Côté boulot, je suis pas mal bookée, mais j’ai encore de la place pour un mandat long terme de “blogueuse en chef” (ou “redactrice en chef de blog”, si vous préférez).

Inspiration, sur Kickstarter: Bridegroom et Amanda Palmer.

Google aménage ses cafétérias pour encourager ses employés à manger plus sainement. Fascinant.

La plaie des infographies.

Pourquoi les femmes ne peuvent (toujours pas) tout avoir.

Passer du temps à ne rien faire, pour mieux faire.

Et pour finir: l’été de mon chat. (Non, pas le mien, celui du journaliste du Temps.)

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