See All The Blogtalk Talks [en]

[fr] Allez voir les enregistrements des conférences données à Blogtalk. En ligne presque en temps réel.

Via [Suw](http://strange.corante.com/archives/2006/10/03/blogtalk_reloaded_all_the_videos.php), [Blogtalk talks are being put online almost in real-time](http://blogtalk.net/Main/Program). Go look. Good job, guys. Extra brownie points for you 🙂

No brownie points, though, for not giving a mike to people who asks questions form the public. You can understand a microphone-less person asking a question *at* you, but not *away* from you. Next time, maybe?

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Give Us Time to Digest Talks [en]

[fr] Le format des conférences (particulièrement celles avec un public de blogueurs, donc producteurs actifs de contenu) doit changer. On nous fait écouter des choses intéressantes, il faut nous laisser le temps d'en faire quelque chose. Après deux présentations, j'ai de quoi bloguer ou discuter au moins une heure! En rajouter deux de plus par-dessus, même avec une pause d'une demi-heure, ne fait qu'accélérer la grillade de cervelle.

Talking with a couple of people during the SHiFT closing party, we agreed that the conference format has to change. If you’re putting a bunch of people in a room, particularly bloggy people who are used to producing content and thinking on keyboards, and you’re hopefully providing them with thought-provoking thoughts and speakers, you need to give them time to digest the talks.

After two talks, I’ve got enough stuff in my head to blog for an hour or talk for the same length of time with the people who were in the same room. After four talks in a row, even with a thirty-minute break in between, my brain is fried and I just stall.

That’s why I’m really excited to see how the [LIFT’07 concept](http://www.liftconference.com/blog/?p=106) works out. One day with lots of small talks (select those you want to see, skip the rest), and another day with keynotes and huge chunks of time around them.

Looking at [what awaits me tomorrow](http://blogtalk.net/Main/Program), I’m feeling a tad apprehensive…

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Google Calendar pour blogueurs de la région [fr]

[en] I set up a Google calendar for local bloggers.

Je découvre [Google Calendar](http://www.google.com/calendar) et j’aime bien. Ce qui est sympa, c’est qu’on peut importer/exporter en format XML ou iCal.

Du coup, je tente une expérience: j’ai créé un [calendrier blogosphérique suisse romand](http://www.google.com/calendar/ical/[email protected]/public/basic “Adresse du calendrier en format iCal.”) (il s’appelle ‘Blogueurs Suisse Romande’ si vous voulez le trouver depuis gCal). En principe, vous devriez pouvoir ouvrir cette adresse (je ne suis pas trop sûre comment) et vous inscrire au [prochain Bloggy Friday](http://climbtothestars.org/archives/2006/06/01/inscriptions-bloggy-friday-de-ce-vendredi/). Essayez, et on en parle ce soir!

Ah oui: [format XML](http://www.google.com/calendar/feeds/[email protected]/public/basic) pour ceux qui veulent.

En principe, le bouton ci-dessous devrait vous ouvrir le calendrier dans Google:

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Femina: une promesse de blog [en]

Malgré [tout le mal que j’ai pu dire du site de Femina](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/19/revue-de-presse-pas-si-expresse/), il s’y trouve une page qui me paraît fort prometteuse: [nos potins](http://www.femina.ch/nosPotins.lasso).

A premier coup d’oeil, ça ressemble à  [un blog](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/25/blog-pour-les-nuls/ “Blog pour les nuls, ou quelques conseils pour se lancer”) — enfin, ça en a la mise en page. C’est joli, c’est aéré, on a envie de lire. Le ton est personnel, assez informel, authentique, comme celui du magazine, d’ailleurs.

Si on regarde de plus près, cependant, on remarque qu’il manque un certain nombre d’éléments pour que cette “promesse de blog” (dixit [Anne Do](http://annedominique.wordpress.com/ “C’est elle qui a trouvé l’expression.”)) puisse être véritablement un blog digne de ce nom. Ce n’est pas juste une question d’appellation (surtout pas, en fait!) mais de rôle que devrait pouvoir jouer une telle publication.

A quoi peut donc bien servir un “blog de la rédaction” pour une publication comme [Femina](http://www.femina.ch/ “Attention, page d’accueil Flash avec son.”)? Un blog, c’est bien pour un certain nombre de choses:

– communiquer de façon transparente, directe et immédiate avec le “public” (les clients, les lecteurs, les électeurs…);
– créer du dialogue, de la conversation avec le “public” et d’autres acteurs de la blogosphère (qui ne sont pas nécessairement des lecteurs du journal, par exemple) — ce qui renforce la “communauté”;
– indirectement (car c’est une conséquence du succès dans les deux points mentionnés ci-dessus), augmenter sa visibilité dans les moteurs de recherche, avec toutes les conséquences réjouissantes que cela peut comporter.

Pour qu’un blog puisse mener à  bien cette mission, il y a un certain nombre de pré-requis, techniques et éditoriaux:

– chaque billet doit avoir une adresse web stable et unique pour qu’on puisse y référer (le fameux “permalien”);
– idéalement, les visiteurs doivent pouvoir laisser des commentaires ou au moins indiquer qu’ils ont écrit une réaction sur leur propre blog au moyen d’un trackback;
– le billets doivent pouvoir être rattachés à  leur auteur (un être humain!), plutôt qu’être anonymes ou “collectifs” (on tombe alors dans la situation peu agréable où c’est l’institution ou l’entreprise qui parle);
– le balisage (HTML et CSS) doit être structural (et non présentationnel) afin d’accomoder les moteurs de recherche comme Google, mais aussi les outils plus spécifiquement axés “blogs” comme [Technorati](http://technorati.com “Un moteur de recherche spécial pour les blogs.”), [coComment](http://cocomment.com “Un service qui aide à  suivre les conversations dans lesquelles on prend part.”), [TailRank](http://tailrank.com/ “Un service qui fait monter à  la surface les billets populaires.”), ainsi que les divers annuaires répertoriant les blogs;
– le blog devrait également être disponible sous forme de fil RSS/atom afin qu’on puisse s’y abonner et le suivre sans devoir se rendre sur le site lui-même;
– être très ouvert par rapport au contenu du blog et des commentaires: éviter la censure ou les lourdeurs éditoriales MarCom ou RP;
– la rédaction et la tenue du blog prend du temps; il faut prévoir du temps à  y consacrer pour qu’il reste vivant.

Il y a sûrement d’autres choses, mais avec ça, c’est déjà  bien parti. Difficile? Non. Il suffit d’utiliser pour son blog un outil de blogging, plutôt que de s’amuser à  vouloir réinventer la roue. La plupart des outils de blogging ont derrière eux plusieurs années d’existence et des équipes de développeurs enthousiastes — il est un peu illusoire de penser qu’on peut faire mieux seul dans son coin, surtout si l’on ne baigne pas déjà  dans la blogosphère. Donc, si on ne désire pas une solution hébergée comme [WordPress.com](http://wordpress.com) ou [TypePad](http://typepad.fr/), on installe sur le serveur de son site [WordPress](http://wordpress.org), [DotClear](http://dotclear.net) ou encore [MovableType](http://www.sixapart.com/movabletype/) (liste non exhaustive, bien sûr). Comme ça, on est sûr d’avoir sous la main le kit du parfait petit blogueur.

Je reviens à  Femina. Voici ce qui manque à  mon avis cruellement à  la jolie promesse de blog pour qu’elle puisse déployer ses ailes et occuper la place qu’elle mérite dans la blogosphère romande:

– des permaliens
– la possibilité de laisser des commentaires et des trackbacks
– le nom de la personne qui a écrit le billet
– côté “derrière la scène”: fil RSS/atom, balisage correct, service de ping…

Ce qu’il y a déjà ?

– un ton de proximité, où l’on sent bien que ce sont des gens qui parlent
– une jolie mise en page
– la volonté de faire un blog 🙂

Alors, Femina — si tu relevais le défi?

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Back to Being a Low-Tech Audience [en]

[fr] Dans une conférence où beaucoup de blogueurs sont présents, on a besoin de pauses-blogging 😉 -- et peut-être aussi de présentations qui tiennent bien dans un billet? Suivent quelques suggestions pour les personnes qui font des conférences -- sachant que je ne fais certainement pas tout ce que je dis.

Running a bit late for [Emmanuelle](http://emmanuelle.net)’s talk on anonymity online, I decided to go in without my laptop, which was in the other room. Decision also fueled by [my earlier cogitations about my decreasing attention span](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/02/attention-span-and-partial-attention/).

Well, there we are: I was more attentive and took [notes on paper](http://flickr.com/photo_zoom.gne?id=94920455&size=o “On Flickr, large image file, be warned!”).

I was telling Robert that conferences like this lacked blogging breaks. The audience is in the real-time information business if you have lots of bloggers in the room, so if you don’t want them to spend half the talk time uploading photos, chatting, and writing up blog posts. So, how about give us blogging breaks, and plan post-sized talks? Wouldn’t that be neat?

For many people, the most interesting moments of a gathering like this is around and outside the talks. Try to change the balance a bit? I know there are organisational imperatives, but I’m sure a solution could be found.

Other than that, some ideas for speakers (and I’m aware I don’t do what I preach when I’m giving a talk):

– Give me an outline of the talk, paper would be best (I’ll get lost somewhere else by trying to find it online). If I tune out of your talk for a minute (and I’m bound to) I need a chance to tune back in. An outline will help with that.
– Be theatrical, keep me listening, or make me participate. Effective use of slides is good, but I don’t know how to do it so I won’t give you any advice on the topic.
– Don’t talk to fast, particularly when the audio in the venue isn’t too good. Articulate. (Yeah. Sorry.)

Update: I took hand-written notes of Robert’s talk too. Lesson learnt.

My Notes of Robert Scoble's Talk

Now let’s see if you can decypher my handwriting!

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Google et les noms [fr]

Citer le nom de quelqu’un sur un blog n’est pas un acte anodin. Sommes-nous préparés à  la responsabilité qui va avec le pouvoir de la parole publique? Quelques exemples de situations… embarrassantes.

[en] Mentioning the name of somebody in one's blog can have embarrassing consequences. People with less web presence than the blogger might find their official site behind a blog post that mentions them in passing when they google their name. How do you know if people will be happy to get your google juice or not? Bloggers are always happy with google juice... but what about the non-blogging crowd?

As people with the power to express themselves in public, bloggers have responsabilities they might not be well-prepared for. Here are a few embarrassing experiences I made: for exemple, unintentionally google-bombing people I had no hard feelings against, or not giving google juice when it would have been appreciated.

Tagging adds to the difficulty for the blogger, as tags are often chosen for private reasons, but as they are links that are indexed, they have an impact on the online presence of other people when they are of the firstname+name form.

Depuis quelque temps, je médite sur la responsabilité du blogueur qui nomme dans son blog d’autres personnes que lui, particulièrement si celui-ci a passablement de “google juice”, comme on dit en anglais. En effet, si je nomme une personne dans mon blog, il y a de fortes chances que mon article se retrouve en position assez proéminente [lorsque l’on recherche le nom](http://www.google.com/search?q=luc-olivier+erard “Un exemple de ce phénomène.”) de cette personne.

Si vous [cherchez mon nom dans Google](http://www.google.com/search?q=stephanie+booth), la grande majorité des liens sur les deux ou trois premières pages m’appartiennent — je suis responsable de la présence de mon nom dans ces pages. C’est le cas, bien entendu, parce que je suis quelqu’un qui a une très forte présence en ligne et une vie sociale “internautique” importante. (Je rassure les lecteurs qui ne me connaîtraient pas assez… ma vie sociale “non-internautique” se porte également très bien!)

Ce “pouvoir” que me donne mon blog peut être utile lorsque quelqu’un désire obtenir plus de visibilité sur le net (hop! un petit lien, ça donne un coup de pouce au référencement d’un site qui se lance, par exemple), mais c’est surtout [une petite bombe](http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardement_Google) qui peut se déclencher de façon involontaire si je ne fais pas particulièrement attention. Par exemple, [je suis allée mercredi à  un concert que j’ai apprécié](http://steph.wordpress.com/2005/12/08/fan-experience/ “En anglais, dans mon blog personnel.”). J’évite de mettre le nom de l’artiste dans le titre de mon billet, de peur qu’il n’arrive ce qui arrive à  l’école d’arts martiaux dans laquelle je m’entraîne: [en cherchant le nom de l’école dans Google](http://www.google.com/search?q=reighikan+dojo), mon article est placé avant le site officiel de l’école. C’est un peu embarrassant!

Il y a encore bien pire: reprenons le cas de l’artiste de mercredi, dont j’écoute les chansons régulièrement depuis quelque temps. J’ai un compte [LastFM](http://www.last.fm/user/Steph-Tara/), qui établit des statistiques sur les morceaux que j’écoute avec iTunes. Je publie sur la première page de Climb to the Stars la liste des derniers morceaux écoutés; cette liste renvoie aux pages consacrées aux morceaux en question sur LastFM (par exemple: [We Will Rock You (Queen)](http://www.last.fm/music/Queen/_/We+Will+Rock+You). On peut y lire combien de personnes ont écouté le morceau, et encore bien d’autres choses fort sympathiques. Si on cherche [le nom de l’artiste (LB)](http://www.google.com/search?q=laurent+brunetti) dans Google, on voit que [la page LastFM qui lui est consacrée](http://www.last.fm/music/Laurent+Brunetti) (et qui existe par ma faute, si on veut) sort droit derrière son site officiel. Limite embarrassant, également!

Donc, je ne mets pas son nom complet dans ce billet. Premièrement, cet article ne lui est pas consacré en tant qu’artiste, ce qui m’embarrasserait triplement s’il finissait bien placé dans Google pour une recherche sur son nom. Deuxièmement, mon [Cheese Sandwich Blog](http://steph.wordpress.com/) est bien plus récent que Climb to the Stars, moins bien référencé, et avec un peu de chance il le restera, puisqu’il est consacré à  mon petit quotidien plutôt qu’à  des questions d’importance nationale comme celle que vous êtes en train de lire maintenant. Une mention “en passant” du nom de LB dans le corps d’un article ne porte pas à  conséquence sur mon “petit blog”, mais qu’en serait-il dans celui-ci? Je ne veux pas prendre le risque.

L’expérience me rend prudente. Il y a quelques mois, on m’a demandé de [retirer un nom de mon blog](http://climbtothestars.org/archives/2005/06/08/incident-diplomatique/). La personne en question avait fait des photos de moi pour [l’article dans Migros Magazine](http://climbtothestars.org/archives/2005/01/07/article-dans-migros-magazine/), et m’avait gentiment autorisé à  les [mettre en ligne sur Flickr](http://climbtothestars.org/archives/2005/02/12/migros-magazine-photos-on-flickr/). Comme je considère qu’il faut citer ses sources et l’annoncer lorsqu’on utilise le travail de quelqu’un d’autres, j’avais consciencieusement mis son nom dans mon article et également [dans les tags des photos en question](http://flickr.com/photos/bunny/tags/migrosmagazine). Ce que je n’avais pas prévu, c’est que ces photos, qui ne sont pas forcément représentatives de son travail, et qu’elle m’a laissé à  bien plaire mettre dans mon album photos en ligne, se retrouveraient en première position lorsque l’on cherchait [son nom dans Google](http://www.google.com/search?q=vanessa+p%C3%BCntener). Ma présence en ligne étant plus forte que la sienne, j’ai littéralement fait mainmise sur son nom sans m’en rendre compte. Bien entendu, j’ai immédiatement fait de mon mieux pour réparer les choses quand elle me l’a demandé (à  juste titre!), et si j’en crois ce que je vois dans Google, les choses sont maintenant rentrées dans l’ordre. Néanmoins, expérience embarrassante (j’ai déjà  utilisé ce mot aujourd’hui?)

La généralisation des [folksnomies](http://en.wikipedia.org/wiki/Folksonomy “En anglais.”) pour catégoriser et classer l’information, à  l’aide de [“tags” ou “étiquettes”](http://technorati.com/help/tags.html), ajoute encore des occasions de commettre des impairs malgré soi. Sur [Flickr](http://flickr.com/ “Merci de prononcer comme “flicker” et non à  la suisse-allemande…”), par exemple, il est souvent d’usage d’accoler [un tag nom+prénom](http://flickr.com/photos/tags/stephaniebooth “Le résultat en ce qui me concerne.”) lorsqu’une photo représente quelqu’un. Mais lorsque je mets en ligne [une série de photos passablement floues prises après le concert dont j’ai parlé](http://www.flickr.com/photos/bunny/sets/1539556/), est-ce que je vais mettre le nom et le prénom de chaque personne sur chacune des photos? Du coup, j’ai commencé à  être un peu plus parcimonieuse dans ma distribution de tags: nom+prénom pour un petit nombre de photos, et un prénom ou un diminutif pour les autres. Le problème avec les tags, c’est que je les utilise surtout pour pouvoir m’y retrouver dans les 4000+ photos que j’ai mises en ligne. Mais en même temps, les tags sont également des liens, et sont également indexés par Google. Ma façon d’organiser mes photos va avoir un impact sur la présence en ligne d’autres personnes. Potentiellement embarrassant quand il s’agit de noms de personnes!

Comment peut-on deviner si une personne donnée préfère que son nom soit mis en avant sur le web, ou pas? Dans le doute, mieux vaut s’abstenir — c’est le message que je tente de faire passer aux ados [lors de mes conférences](http://stephanie-booth.com/offre/conférences/). Ces conférences, en passant, c’est très bien pour moi: à  force de répéter les choses aux gens, je suis forcée d’y réfléchir, et des fois je me rends compte que ma position à  certains sujets est en mouvement…

Cependant… s’abstenir n’est pas une solution sans risques. Plus récemment, alors que je préparais un site dans lequel on parlait du parcours de quelques personnes, j’ai justement évité de mettre en ligne des pages vides (ou presque) ayant pour titre le nom de quelqu’un lorsque je n’avais rien de précis à  y mettre. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que l’absence de page signifiait également l’absence du nom dans ce qui ressemble à  la “table des matières” du site et créait un déséquilibre dans la présence en ligne des différents acteurs — ce qui m’a été reproché (à  juste titre également).

A moins que la personne nommée ne soit un blogueur, je dirais que mettre un nom dans un billet est une chose délicate. Plus ou moins délicate, selon que le nom est dans le corps du billet, sur du texte lié, dans le titre du billet, ou pire, dans le titre de la page. Plus ou moins délicat également selon la visibilité du blog dans lequel c’est fait.

Les gens vont-ils nous en vouloir d’avoir cité leur nom? Vont-ils nous en vouloir de ne pas l’avoir fait, ou pas assez? Il n’est pas toujours possible de vérifier auparavant avec la personne en question. De plus, même si on vérifie, la personne est-elle pleinement des conséquences de l’une ou l’autre route? Une vérification sérieuse ne pourra manquer de s’accompagner d’une explication du fonctionnement du référencement, ce qui risque de crisper certains… à  tort.

Voici à  mon sens démontrée une nouvelle fois l’utilité d’une forte présence en ligne. Vous pouvez mettre mon nom où vous voulez, ça ne me dérange pas, car je sais que sur Google, c’est moi qui possède mon nom.

Ce que démontre également ce genre de situation, c’est la responsabilité qui va avec ce que j’appelle la “parole publique”. La parole publique est un pouvoir, et avant internet, ce pouvoir était en principe limité aux personnes dont c’était le métier (journalistes, politiciens, écrivains). Avec internet, ce pouvoir se démocratise, et c’est une bonne chose. Mais nous sommes peu préparés à  la responsabilité qui va avec. Avec la façon dont fonctionnent les moteurs de recherche comme Google, on ne peut plus écrire sans avoir présent à  l’esprit les conséquences que cela pourrait avoir pour le référencement d’autres sites.

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Blogs, émeutes, radio (RSR1) ce matin [fr]

Plutôt des skyblogueurs inconscients qu’un noyau dur d’organisation des émeutes. Interviewée par la RSR1.

[en] I gave a phone interview for the RSR1 yesterday evening, about the skybloggers arrested in the context of the Paris riots. Without much direct information on the affair, my point would be that even if blogs are useful for organising communities, this is probably just another occurrence of teenagers being unaware of how public their blog is (something I've had a chance to note again and again when I give conferences for teenagers on the risks related to blogs).

Interviewée hier soir par téléphone, mon intervention a passé [à  la radio](http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=100 “RSR1.”) ce matin à  6h30 (je ne sais pas si elle sera rediffusée).

Mise à  jour 12h20: [interview disponible en ligne](http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=500&sid=6221958&cKey=1131446901000) (page HTML avec lien vers enregistrement RealPlayer).

Prise un petit peu à  froid (la journaliste m’a appris l’arrestation des [trois skyblogueurs](http://fr.news.yahoo.com/07112005/290/trois-arrestations-pour-incitation-a-l-emeute-sur-blog.html “Annonce de l’arrestation de trois ados.”)), nous avons bavardé un bon moment avant d’enregistrer une petite interview. Je n’ai pas entendu le montage, donc je ne sais pas ce que ça donne, maisJe n’ai pas dit trop d’idioties, mais quand même, voici quelques précisions après avoir fait mes devoirs (comprendre “quelques lectures sur internet”), mangé ma pizza, et dormi.

Est-ce que les blogs sont la “centrale d’organisation” des émeutes? Je ne pense pas. Le blog est un outil puissant pour mettre en place des communautés, communiquer, s’organiser, mais son gros (dés)avantage est qu’il est sur la place publique (pas le choix chez [skyblog](http://skyblog.com/)). Pas si futé pour mettre sur pied des activités illégales.

Par contre, ce que je sais [d’expérience](http://stephanie-booth.com/offre/conferences/ “Source de mon expérience: mes conférences.”), c’est que même si les jeunes connaissent la leçon (“ce qui est sur internet est accessible à  tous”), ils ne prennent pas la mesure de ce que cela signifie concrètement pour leurs blogs.

Quand, lors d’une conférence, j’énumère les personnes qui sont englobées dans “tout le monde” (les parents, les copains, les grands-parents, les profs, le directeur, la police…), je suis inévitablement témoin de quelques yeux ronds, quelques regards échangés, et une petite vague d’inquiétude qui traverse certains jeunes. Ils n’y avaient simplement pas pensé! Pas réalisé que leur modeste skyblog, visité au quotidien par une dizaine de copains, était aussi accessible par ces personnes.

En ce qui concerne les skyblogueurs arrêtés, je ne m’avancerai pas trop [vu les maigres informations à  disposition](http://www.pointblog.com/past/2005/11/07/blogs_et_meutes_hors_sujet_.htm “Un article intéressant à  lire chez Pointblog.”), mais je pense qu’il s’agit plutôt d’un simple cas “d’inconscience”, où l’on retrouve sur les blogs ce qui se dit généralement en privé, parce que les auteurs n’ont pas réalisé que mettre quelque chose sur un blog, c’est l’équivalent de le placarder partout en ville.

Liens en rapport, en vrac:

– [Article Pointblog](http://www.pointblog.com/past/2005/11/07/blogs_et_meutes_hors_sujet_.htm)
– [Skyblog d’infos sur les émeutes](http://cites2france.skyblog.com/)
– [Annonce de l’arrestation des trois skyblogueurs (Yahoo/Reuters)](http://fr.news.yahoo.com/07112005/290/trois-arrestations-pour-incitation-a-l-emeute-sur-blog.html)
– [Libération: les violences s’étendent en province](http://www.liberation.fr/page.php?Article=336601)
– [Commentaire sur un billet anglophone](http://www.inthebullpen.com/archives/2005/11/07/day-12-of-french-intifada-sees-upswing-in-insurgency/#comment-50101)
– [Cosmos Technorati de l’article Yahoo](http://www.technorati.com/search/fr.news.yahoo.com%2F07112005%2F290%2Ftrois-arrestations-pour-incitation-a-l-emeute-sur-blog.html)
– Technorati: [paris+riots](http://technorati.com/search/%22paris%20riots%22) et [paris+émeutes](http://technorati.com/search/paris+%C3%A9meutes)

Si vous trouvez le lien direct vers mon intervention sur le site de la RSR1, merci de le mettre dans les commentaires.

Mise à  jour 12h20: mal réveillée ce matin, j’ai oublié l’essentiel. Comme [le dit bien Cyril](http://www.pointblog.com/past/2005/11/07/blogs_et_meutes_hors_sujet_.htm), les téléphones portables sont certainement bien plus efficaces pour les blogs pour coordonner les actions des émeutiers (pensez [smart mobs](http://en.wikipedia.org/wiki/Smart_mobs)).

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Karaoke Contrariété [en]

Mauvaise surprise ce soir: l’animateur du bar à  karaoké que j’avais commencé à  fréquenter a changé!

Soirée contrariante. Je me réjouissais de faire mon come-back au Caf’Arts, petit bar karaoké dans lequel j’avais commencé à  sévir les jeudi soirs avant de partir en Inde.

Arrivée au café, misère: ce n’est plus le même animateur. Blaise, le sympathique animateur québécois qui m’avait au départ un peu surprise par sa familiarité, mais auquel j’avais fini par m’attacher, et avec qui je commençais à  me sentir en confiance, a été remplacé par un monsieur au matériel rutilant mais au style beaucoup plus impersonnel. L’ambiance familiale et chaleureuse, dans le genre “on n’est pas ici pour se la jouer, mais pour s’amuser”, semble avoir mis les bouts elle aussi. Le public n’est clairement plus le même. Je vois une ou deux têtes connues tout au plus. Le niveau est plus élevé, et on se prend un peu au sérieux.

Je suis déçue et contrariée; je perds presque mon envie de chanter. Danielle et moi attendons un peu, feuilletons les classeurs, et décidons de nous inscrire pour une chanson.

Vers 23h15, après avoir vu passer sur scène deux fois les mêmes personnes, nous en concluons que soit l’animateur a égaré notre inscription, soit il fait passer en priorité les personnes qu’il connaît. Je penche pour la première hypothèse, mais dans les deux cas il mérite un blâme. Sans avoir chanté, on prend nos affaires et on part finir notre soirée ailleurs.

Mes tentatives de dénicher ledit Blaise sur internet ou dans les pages jaunes restent infructueuses. Il faut dire que c’est un peu maigre pour essayer de retrouver une personne, même si Lausanne est un petit village! Si ça se trouve, on fera la tournée des bars karaoké de la région pour voir où il sévit. Si vous le voyez, faites-moi signe!

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