Récit de rêve [fr]

Un rêve de cette nuit qui vient de me revenir subitement.

[en] A dream I had last night. It just came back to me.

Passant devant Mémoire Vive, je glisse et tombe, me faisant mal aux doigts. Je passe ensuite par le marché, je souffre, et en examinant mon annulaire gauche je vois qu’il y a un gros morceau de verre bleu dans la blessure. Je l’enlève, et vois qu’à  l’intérieur de mon doigt il y a encore plein d’autres morceaux de verre coloré, comme des perles pour collier vertes et bleues.

Je décide qu’il faut que j’aille au CHUV me faire opérer. Je pleure tellement j’ai mal. J’appelle l’école, en retard, pour dire qu’il faut me remplacer. Je passe voir la secrétaire, je n’arrive pas à  penser clairement, je cherche mes bagues et mes clés de voiture pour pouvoir partir. Elle me dit que si je peux conduire, je ne dois pas avoir si mal que ça. Elle ne me prend pas au sérieux, semble penser que je suis en train de me défiler, que je joue les douillettes. Je lui explique que j’avais la voiture avant l’accident. Je l’ai laissée au parking du Valentin et je veux simplement trouver mes clés.

Je suis en Inde, au Kérala. Je laisse mes bagages chez quelqu’un, sans y faire vraiment attention, et je pars pour Kochin. J’y retrouve Madhav. Mon doigt me fait toujours horriblement souffrir, et je me rends compte que je suis au mauvais endroit. Je devrais être au CHUV! J’envisage d’aller me faire opérer à  Pune. Misère, j’ai laissé mes bagages à  Allepey, à  1h30 de train, et dans l’autre direction! Je dis à  Madhav que je ferais peut-être mieux de rentrer en Suisse… mais je dois de toute façon aller récupérer mes bagages, et je ne sais pas trop où ils sont. Comment diable ai-je pu être aussi insouciante avec mes affaires? Je me sens complètement paniquée, dépassée, angoissée. Jamais je ne serai de retour à  l’école à  temps.

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Passivity [en]

[fr] Quelques cogitations internes, sur la passivité, l'activité, et mon mode de fonctionnement.

Warning: introspective ramble ahead. Written more for me than for you. I’m not asking for solutions.

Inch by inch, I’m figuring myself out. What makes me feel good is Doing Something. The feeling I know so well, mildly depressed, mildly despaired, mildly guilty and somewhat anxious has a name: passivity.

It’s a trap, because I use it as an excuse to do less, when all it takes to get out of it is to Do Something. And also, simply, because it’s a state which makes Doing Something difficult.

Hanging around on the Internet aimlessly chatting and surfing, especially when my hands hurt, is not Doing Something.

I need to remember this.

What I haven’t quite figured out yet is why it’s so much easier when I have company. Is it because what I really need is company, and having it removes the pressure to use passivity to get attention? Is it because when there are two (or more) of you, you tend to Do Things? Put two people together, and they get organised, and schedule things? Is it because when I have company, it’s inevitably goal-oriented?

Might be a mixture of all this. It’ll clear up at some point.

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Meme littéraire [fr]

Je cède au même littéraire. 4 questions sur les livres que j’ai lus.

[en] A book meme. Books I've bought, read, liked. You know the drill.

A l’unanimité, Delphine et Baud ont décidé que j’allais passer à  la casserole du dernier même qui court la blogosphère.

Combien lisez-vous de livres par an ?

Très dur à  dire, parce que ça varie énormément. Lectrice insatiable quand j’étais jeune, je n’ai presque plus lu durant mon Gymnase et mes années de chimie. Avec une ou deux crises de lecture dans des déserts, je dois avouer que la moyenne de ces 10 dernières années ne doit pas être glorieuse. Regardons plutôt le passé récent, parce que là , je dévore: une trentaine depuis fin mai, je vous laisse faire le calcul.

Je profite de digresser puisqu’on est dans les listes: voici une ancienne liste de lecture (sans dates, malheureusement). Et ma wishlist vous dira que j’ai soif de livres.

Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?

Acheté ou ajouté à  sa collection? Le dernier livre que j’ai reçu (un retardataire du gros pack de Noël que m’a offert mon père) est Just a Geek de Wil Wheaton.

Le dernier que j’aie acheté… aïe… pas parce qu’il n’y en a pas, mais il y en a trop. Je réfléchis, et je vais zyeuter ma bibliothèque (récemment réorganisée, j’en suis très fière).

Bon… je pense que ça devait être Comment gérer les personalités difficiles, acheté juste avant mon dernier voyage à  Paris.

Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?
Foundation de Isaac Asimov.
Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.

Allez, je me lance:

  1. L’affaire Caïus de Henry Winterfeld: je l’ai lu quand j’avais 9 ans environ, et j’ai tellement croché que je l’ai lu jusqu’au bout, m’endormant à  passé minuit. Ce fut le début d’une longue habitude de lectures nocturnes “en cachette”, après l’extinction des feux et le passage de mes parents dans ma chambre…
  2. Prince Caspian de C. S. Lewis (dans les Chroniques de Narnia). Je devais avoir à  peu près le même age quand j’ai lu ce livre, et il m’a complètement fascinée. Je n’ai pas tardé à  me faire toute la série. Je la relis d’ailleurs régulièrement.
  3. La demoiselle sauvage de Corinna Bille. J’ai découvert Corinna Bille à  l’uni, à  l’occasion d’un séminaire d’analyse de textes de deuxième partie. J’adore cet auteur (et pas juste parce qu’on porte le même prénom). J’aime le caractère onirique de ses écrits et leur sensualité.
  4. (la liste s’allonge et je commence à  penser à  tous les livres que je ne pourrai pas citer ici…) Arranged Marriage de Chitra Banerjee Divakaruni. Un recueil de nouvelles ramené de mon deuxième voyage en Inde, racontant des histoires de mariages arrangés indiens, surtout de femmes qui émigrent aux Etats-Unis suite à  leur mariage. Bouleversant. Pour moi, du moins.
  5. The Gods Themselves de Isaac Asimov. Lu au début de mon adolescence, c’était mon premier contact avec Isaac Asimov, un de mes auteurs préférés. Il faut d’ailleurs que je le relise un de ces quatre, celui-là …

Je me rends compte que je n’ai cité que de la fiction. Il y a aussi de nombreux livres de non-fiction qui m’ont marquée. Une autre fois, peut-être!

A qui allez-vous passer le relais (3 blogs) et pourquoi ?
  • neuro, parce que je suis curieuse;
  • Chris, parce que je soupçonne qu’elle risque d’aimer ça;
  • Dave, parce que je suis toujours curieuse.

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Infimes précisions [fr]

Je n’ai pas écrit Blog Story. Remise en contexte d’une remarque que je commente dans Journal Infime. Allumez vos téléviseurs dimanche à  20h00, je serai l’invitée de Mise au Point sur la TSR1. Quelques commentaires sur mes aventures avec les médias.

[en] A clarification about something said in the second part of my radio interview. Aside from that, I'll be on TV Sunday evening. I'll try to find out if it can be viewed online.

Si vous avez écouté Journal Infime aujourd’hui, vous aurez sans doute noté que suite à  une petite maladresse de la présentatrice, je me suis retrouvée propulsée auteur de Blog Story. Je vous rassure, rien n’a changé, ce sont toujours bien Cyril et Emily qui en sont les auteurs.

Il y a un point dans l’interview d’aujourd’hui qui mérite un commentaire. Martine Galland m’invite à  parler d’une remarque que je fais dans mes réflexions blogosphériques:

N’allez pas chercher plus loin qu’une famille “à  secrets” pour saisir mes motivations profondes…

Revenons au contexte dans lequel je fais cette remarque. En fait, j’essaie d’expliquer d’où vient la tendance, parfois très marquée chez moi, à  décortiquer les discours, les événements ou les idées, à  vouloir traquer “l’erreur” et la désinformation, casser les mythes et les illusions.

La problématique du secret n’eclaire à  mon sens pas vraiment, comme la structure de l’interview le laisse entendre, mes motivations profondes à  vouloir partager ainsi [ma] vie avec des milliers de lecteurs. Ma remarque, remise dans son contexte, concernait mes motivations à  décortiquer (et critiquer) les articles parus sur les weblogs. Face à  ce qui me paraissait être une forme de désinformation, je montais sur mon cheval de bataille pour clâmer au monde que la vérité n’était pas celle qu’on leur avait servie, poussée par un élan qui pour moi prend clairement sa source dans ce que j’ai vécu, enfant, dans ma famille.

Ce qui me pousse à  partager mes idées et quelques morceaux de ma vie sur internet, c’est à  mon avis plus un besoin d’exister, d’être entendue, reconnue. Je n’y vois pas tant un besoin de mettre au grand jour ce qui est caché en moi qu’un besoin assez primordial d’expression. En écrivant ces lignes, toutefois, je me rends compte que ce besoin d’expression pourrait être interprété comme un refus de jouer le jeu du secret — du silence. Est-ce lié? Possible… mais pour moi le lien n’est pas clair, et je ne le faisais certainement pas lorsque j’écrivais mes Réflexions blogosphériques.

Vous venez en passant d’avoir une démonstration, en direct, du besoin impérieux qui m’habite de m’assurer que j’ai bien été entièrement comprise…

Je poursuis ce billet coloré “presse” en vous proposant de regarder Mise au Point dimanche à  20h00 sur la TSR1. (Je ne vous donne pas plus de détails, z’avez qu’à  regarder… ou lire la suite!)

Après le petit couac concernant Migros Magazin, j’ai été heureuse d’apprendre le fin mot de l’histoire au sujet de ma mésaventure avec Le Temps. En effet, j’avais été interviewée pour un article, que la (fort sympathique) journaliste m’avait ensuite soumis pour relecture et feedback (quelques échanges de mails). Quelle n’a pas été ma surprise, lorsque, lisant le dossier consacré aux blogs dans les pages 2 et 3 du Temps le 2 février dernier, j’ai pu constater la totale absence de cet article que j’avais pourtant vu à  plusieurs reprises!

La journaliste qui m’avait interviewée étant à  ce moment-là  en vacances à  l’autre bout du monde ou presque, elle n’a pas été en mesure d’éclairer ma lanterne quant à  la raison exacte de cette disparition. C’est maintenant chose faite, et c’était un peu ce que je soupçonnais: manque de place, on a sacrifié un article. La journaliste n’avait malheureusement pas les lignages exacts pour réduire ses articles avant de partir en vacances. Ce sont des choses qui arrivent.

Sur le moment, cela m’avait d’autant plus déçue que la parution de ce dossier dans Le Temps avait incité la production de Mise au Point à  changer l’angle du reportage sur les blogs, renonçant à  m’interviewer pour pouvoir aborder plus longuement la question des adolescents skyblogueurs. J’avais passé plus de 6 heures à  parler avec le réalisateur, on avait fixé un jour de tournage, il m’avait montré un premier jet de scénario… double déception. Mais, comme je vous l’ai dit, les choses finissent bien pour moi (enfin, je trouve!) puisque je serai l’invitée du plateau de fin d’émission.

J’avoue une certaine excitation à  l’idée de “passer à  la télé”, et j’ai réalisé en en parlant autour de moi que tout le monde ne réagirait pas ainsi. Et vous, chers lecteurs — ça vous plairait, une apparition télévisuelle, ou bien c’est plutôt le genre de chose que vous préféreriez éviter? Je suis curieuse de vous entendre à  ce sujet.

Mise à  jour 17.02.2005: extraits cités par Mireille Galland dans la troisième partie de l’interview:

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Migros Magazine Photos on Flickr [en]

Four photographs of me, and one of my hands typing, taken by the photographer who came for Migros Magazine in December.

[fr] Cinq photos prises par la photographe qui a fait les images pour l'article dans Migros Magazine, sont maintenant sur Flickr. Photos mises en ligne avec son autorisation. Merci!

I’ve uploaded five photographs taken by the photographer for the interview I gave to Migros Magazine.

Photograph of Stephanie blogging.

The photographer, is a very nice person who kindly allowed me to put them online for you to see. I’d like to point out how extraordinarily patient she was during the whole three hours of the photo session — and she was using her sick collegue’s material, on top of that. I guess patience is a quality needed to do the job, but still, she really made the whole thing a pleasant experience, despite its length. Thanks!

Update 01.06.2005: photographer’s name removed at her request.

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How I Made my To-Do List Fun to Use [en]

This is just a simple way I made my to-do list a bit more fun, with a sheet of paper, a ruler, and coloured pencils. Give it a try, if you’re tired of to-do lists!

[fr] Au lieu de faire une bête liste de choses à  faire, j'ai fait un grand tableau sur une feuille. J'ai ensuite mis chaque chose à  faire dans une case (ou deux, si c'est une "grande tâche"). Quand j'ai fait quelque chose, je colorie la case. C'est plus amusant que de biffer des choses sur une liste, et le résultat final est bien plus joli!

If you’re anything like me, you’ve found yourself more than once in front of a very long and depressing to-do list. I’ve given up on to-do lists. I’ve given them another chance. I’ve given up again. I’ve done them on paper. On the computer. On my phone. I’ve tried sticking individual post-its for each task on my front door. Nothing really works for me.

I had an idea yesterday afternoon. I’m at a point in my life where I’m realizing that I need to find other drivers for my actions than my old friend fear. (Oh my God, I’ll never have time to finish on time, Oh my God, I’ll be late and they’ll be mad at me, Oh my God, I’ll get in trouble, Oh my God, they’ll stop liking me… you know the chorus.) Anyway, the point is I had a sudden idea for making my to-do list fun and getting some pleasure out of maintaining it, rather than just seeing it like a long list of “things-I-must-do”.

My first idea was to get rid of the “hierarchy” that a column-like list imposes. Compare this:

  • put clean laundry away
  • correct maths tests
  • call doctor
  • clean cat litter-tray
  • pay the bills
  • write blog post

with the following:

kitty litter pay bills
call doctor write blog post maths tests
laundry away  

First, notice that the table layout supresses the “first do this, then do that” implied by the column-type list. Trying to decide what to put first in a list is usually a very efficient way for me to avoid writing anything down. Here, I have a whole page I can fill up in any order I like.

Second, I use up one, two or three table squares for each task. This is just a gut-like evaluation of the “size” of the task. “Size” comprises the time it will take, but also how much energy it will take me to get it done. A longer task that I find easy might fit in one square, and a shorter one that I’ve really been putting off for a long time might use up two or more squares. I don’t try to calculate this, I just use up the number of squares I feel like using when I write my task down.

Where is the fun? Well, I thought that instead of just crossing things out when they were done, I would colour the square(s) they are in. This means accomplishing a task allows me to choose a pretty colour pencil and colour part of the page. When I’ll have done lots of things, I’ll end up with a multi-coloured mosaic of things accomplished. Not much, maybe, but enough to make me happy.

Get started! You’ll need:

  • a sheet of paper (preferably squared)
  • a ruler
  • coloured pencils, or markers, or whatever you enjoy colouring with.

Then do the following:

  • draw lines on the paper to separate it in “task-sized” blocs (I did something like 3cm by 1.5cm)
  • write down your tasks in the squares you have drawn, anywhere on the paper; use colour! I also go over the outline of each task square in colour (useful for multi-block tasks)
  • when you’ve done something, rejoice and enjoy the colouring!

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Stress [en]

A few lines on the stressful life of an apprentice-teacher. Don’t tell me we don’t deserve our holidays. Ever. Again.

[fr] Un petit aperçu du stress de l'enseignant. Et qu'on ne vienne pas me dire qu'on se la coule douce, qu'on est trop payés, et qu'on ne mérite pas nos vacances.

I’ve been thinking a lot about stress this week. I’m pretty stressed these days. I didn’t feel the stress much before the autumn holidays. I just felt very tired. Now I’m much less tired, and much more stressed.

Even though my sources of stress are multiple (private and professional, emotional and simply the sheer amount of work to do) it translates into a permanent background of “thinking of my pupils.” I just can’t get them out of my head. I go to sleep thinking of them, I wake up in the morning dreaming of them, I worry about them during the day, and even when I try to relax, they just won’t leave me alone. I’m usually pretty good at “blanking out” and thinking of “nothing”, but it just doesn’t work anymore nowadays.

It doesn’t help that I don’t have much time to do non-school things. Most of the time I have out of school is spent correcting and marking tests, preparing tests and classes, or discussing various school issues (relational or directly educational) with various people (some of whom must really be sick of hearing about all this stuff by now). Oh, and sleeping. Did I meantion dreaming about school? To put it shortly, I’m finding it hard to unwind.

However, even though I’m having a hard (sometimes rough) time, I’m confident that I’m doing what is necessary to improve the situation, and that I’m handling it as best I can. I am surrounded by competent and helpful people, and that helps a lot. It won’t last forever, and things are under control.

Just don’t tell me that teachers do nothing but sit on their arse all day waiting for their undeservedly long holidays, and go on “strike” because they think they’re not being paid enough. It pisses me off ever so slightly.

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Being an Adult [en]

Being an adult isn’t easy.

[fr] Est-ce difficile, d'être un adulte? On ne se réveille pas un matin magiquement 'adulte'. La vie ne devient pas plus facile parce qu'on a déjà  fêté certains anniversaires. Il y a toujours un effort à  fournir. Je pense que l'on se retrouve finalement toujours aussi démunis face aux étapes de la vie. Grandir, c'est apprendre à  affronter l'inconnu. Et ça a quelque chose d'effrayant.

‘Is it hard to be an adult?’ he said. ‘It’s certainly better than being a kid. You can’t get in trouble with your parents. And you don’t have homework.’

He’s thirteen. Yes, being a teenager is tough. I see it in my classes, and hear it from my students too. Some of them are voicing it on their weblogs already. Can’t do what you want. Can’t say everything. Have to do as your told.

I find being an adult isn’t easy either. Homework disappears, but is replaced to all these things we ‘have to do’: taxes, shopping, cooking, cleaning, paying bills. And if you’re lucky enough to be a teacher, you almost get real homework: tests to correct and classes to prepare. I spend more time at my ‘homework’ than the kids I teach — that will change, but this year, I certainly am.

Yes, it’s hard being an adult. You don’t wake up one morning suddenly ‘adult’, and magically up to it. You remain yourself. You learn how to pay the bills, cook, clean up, live without your parents, but all in all, there is never a clear line crossed into adulthood. You carry who you are with you at all times.

I’ve long lived in the illusion that life would suddenly one day become ‘easy’, that things would fall into place and all the tough stuff would just vanish. I now know that is not how life goes. Life is always challenging. Growing up is learning to deal with those challenges. But the tough times don’t go away.

The first real insight I had about what ‘being an adult’ meant was during one of my early conversations with Aleika, in India. She was telling me how being a parent isn’t something one can be really prepared for. As a kid, we always think our parents know what they are doing — but as a first-time parent, you just do what you can. You don’t know much more than before the baby arrived. You’re not transformed into another person because you just gave birth.

And it goes on. Becoming a grandparent and growing old is also a first-time experience for those who go through it. I think no stage in life is really easy. Growing up is about taking risks. Doing things you’re not really fully prepared to do. Taking responsability for your actions and your life. It’s exciting, and it’s frightening.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

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Holidays! [en]

Tired and looking forward to holidays. Doing good apart from that and the messy flat.

[fr] A la veille des vacances, je ne peux que confirmer que ce n'est pas pour rien que les enseignants ont tant de vacances. On en a besoin! Je suis fatiguée mais je vais bien, et je me réjouis d'avoir un semblant de vie sociale durant les deux semaines qui viennent. Ah oui, et aussi de ranger l'appartement et de préparer les cours jusqu'à  Noël. Peu de chances que je m'ennuie!

Tomorrow is the last day before the holidays. I can tell you it’s high time! I’m tired, a bit stressed out, and my flat looks like a dump (no trespassing). Some people wonder why teachers have “so many” holidays — I tell you, it’s simply because this job couldn’t be done with only 4 weeks off in a year!

Having seen the office world and the classroom world, I can say two things: I like the classroom better, but it’s much more tiring.

Holidays will be devoted to sleeping, reconstructing my social life, catching up on cinema, and preparing classes, tests, and course material until Christmas. Oh, I almost forgot: I also intend to turn my flat back into a place I can invite people into.

Aside from being tired and worn out, I’m doing pretty good. The feeling of these last months that my life is finally heading somewhere and that I know where I am seems to be there for good.

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"Alors ils leur font la guerre" [fr]

Les compositions de mes élèves semblent inévitablement mener à  la guerre.

[en] I'm a bit worried by the omnipresence of war as the outcome when the heroes meet the aliens in my pupils' SF essays. Is conflict the only way to meet "the other"?

Je corrige des compositions françaises sur le thème de la science-fiction. Les élèves avaient comme point de départ un “canevas” qui plantait le décor (leur donnant le contexte de leur histoire) et leur donnait des instructions assez précises pour guider leur texte.

Parmi celles-ci:

Le personnage central est un représentant pacifique d’un système qui veut repeupler la terre.

(Je souligne.)

A quelques exceptions près, les histoires sont construites sur le schéma suivant: nos héros arrivent sur terre avec leur vaisseau, rencontrent d’autres êtres (autres mutants, extra-terrestres, ou même Aliens), et pour une raison ou l’autre on se fait la guerre, et tout finit en destruction (de la planète, des héros, des ennemis, à  choix).

Personne n’a imaginé qu’ils discutent? Qu’ils trouvent un intérêt commun et qu’ils s’entendent? Qu’ils fuyent? Le conflit semble être la seule voie possible face à  l’altérité.

Oui, ils ont entre 13 et 15 ans, c’est un peu normal.

Je reste toutefois un peu songeuse, et un peu soucieuse.

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