Comment se faire connaître comme indépendant [fr]

[en] I'm often asked how I made myself known as a freelancer. I was lucky enough to have quite a bit of coverage, but when you look closely, the way I got people to find me was through my blog.

Start blogging about your passion and demonstrate your expertise on your blog. The rest will follow.

Histoire de combattre [la paralysie du blogueur](http://climbtothestars.org/archives/2007/09/08/la-paralysie-du-blogueur/) voici un petit billet « sur le vif ». Il est fréquent qu’on me demande comment j’ai fait pour [me mettre à mon compte et devenir indépendante](http://stephanie-booth.com/). (Mon site professionnel, vers lequel je viens de faire un lien, a grand besoin d’être remis à jour, mais allez quand même jeter un coup d’oeil.)

Il y a près de dix-huit mois, j’ai [raconté un peu mes débuts](http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=1001&sid=6561399&cKey=1142842064000&bcItemName=declics&broadcastId=407128&broadcastItemId=6481009&programId=108616&rubricId=6500) dans l’émission « Déclics » de la Radio Suisse Romande. Vous pouvez probablement encore écouter ce que j’ai dit à l’époque.

En fait, c’est assez simple. En l’an 2000, j’ai un peu par hasard ouvert un blog, dans lequel je parlais de tout ce qui me chantait. Je pense que si on relit maintenant ces sept années d’écriture, on doit pouvoir voir comment mes intérêts ont évolué. Une des choses — parmi d’autres — qui m’intéressait, c’était l’intersection de la technologie d’Internet et des relations humaines. Les blogs tombent en plein là-dedans.

Petit à petit, alors que j’étais plutôt récalcitrante au départ, j’ai commencé à faire ce que l’on appelait du « metablogging » : je bloguais à propos du « phénomène blog ». Par ailleurs, mon blog gagnait gentiment en popularité. J’ai aussi créé le premier annuaire de blogs suisses.

Lorsque les premiers journalistes romands ont commencé à s’intéresser aux blogs, il n’ont pas tardé à s’adresser à moi (vu ma présence en ligne assez étendue, je n’étais pas très difficile à trouver) — d’une part en tant que blogueuse, mais d’autre part et assez rapidement en tant que personne qui y connaissait quelque chose aux blogs. J’ai eu droit à un véritable cercle vertueux en ce qui concerne [ma présence dans la presse](/about/presse/). Je suis tout à fait consciente qu’il y a là-dedans une bonne part de « au bon endroit au bon moment », et que les médias ont beaucoup aidé à me faire connaître du public.

Peu après, on m’a contacté pour me demander de faire une première conférence. J’ai rapidement mis en ligne [un site Internet professionnel](http://stephanie-booth.com) dans lequel j’annonçais quel genre de services j’étais en mesure de fournir. Entre le bouche à oreille, la presse, et surtout mon blog, la quantité de mandats a doucement augmenté durant la première année, jusqu’à ce qu’elle devienne suffisante pour que j’envisage de mettre entièrement à mon compte et de quitter complètement l’enseignement.

Comme je dis souvent, tout cela s’est fait « presque malgré moi ».

Si on me demande conseil, j’en ai un : bloguer, bloguer, bloguer.

Je sais que mon cas est un peu particulier : une partie de ce que je mets à disposition de mes clients, c’est mon expertise sur les blogs. Et j’utilise mon blog pour la démontrer.

Même si votre domaine d’expertise n’est pas les blogs, vous pouvez utiliser votre blog pour mettre en avant cette expertise. C’est l’outil idéal pour cela : relativement simple à utiliser, et qui permet une documentation au jour le jour de vos expériences, découvertes, réflexions et recherches dans le domaine qui vous passionne au point que vous avez décidé d’en faire votre métier.

Peu de gens aujourd’hui soutiendront qu’on peut se passer d’avoir un site Web si l’on se lance comme indépendant. Et en général, on désire que ce site Web [soit bien référencé](http://climbtothestars.org/archives/2007/08/14/le-placement-dans-les-moteurs-de-recherche/). Les blogs sont extrêmement bien référencés dans les moteurs de recherche : la page d’accueil est mise à jour à chaque fois que vous publiez un nouvel article, chaque article a sa page propre, vous encouragez autrui à faire des liens vers votre contenu, et l’outil que vous utilisez [a été conçu pour faciliter le travail des moteurs de recherche](http://climbtothestars.org/archives/2007/07/22/wordcamp-2007-matt-cutts-whitehat-seo-tips-for-bloggers/).

En bloguant, vous augmentez de façon importante votre visibilité sur Internet, et mettez sur pied du même coup une documentation fantastique de votre domaine d’expertise et de vos compétences. Pas mal, côté marketing, non ? Et le blog étant un extraordinaire outil de réseautage en ligne, il vous aidera également à rentrer en contact avec les personnes qui ont des intérêts similaires aux vôtres : des « collègues », des partenaires, des passionnés, et bien entendu… Des futurs clients.

En pratique ? Vous [créez un un blog chez WordPress.com](http://fr.wordpress.com/signup/) ([c’est tout simple à utiliser](http://climbtothestars.org/archives/2006/07/20/bloguer-avec-wordpress-cest-facile/)), [ouvrez un compte chez Flickr](http://flickr.com/signup) ([attention à la prononciation](http://climbtothestars.org/archives/2006/09/10/flickr-ca-se-prononce-comment/)) pour héberger vos images ou photos (peu importe le domaine dans lequel vous vous lancez, il y aura des illustrations d’une façon ou d’une autre). Le compte illimité chez Flickr coûte $ 25, utiliser son propre [nom de domaine](http://gandi.net/) pour son blog $ 10, et avoir un look personnalisé pour son blog (autre que la cinquantaine de mises en page disponibles gratuitement) $ 15, mais tout cela est optionnel.

Donc, pour pas un sou, vous pouvez avoir entre les mains un outil de communication marketing très puissant. Il « suffit » de l’alimenter !

*Petite page de pub — et très franchement, je n’ai pas commencé à écrire cet article avec l’idée de finir comme ça, du tout. L’utilisation de base du blog, d’un point de vue technique, et simple. C’est une chose qui fait sa force. Les difficultés qui peuvent se présenter sont d’ordre rédactionnelles et culturelles. Il est possible et réaliste pour quelqu’un qui se met à son compte d’apprendre tout ça sur le tas. Si votre temps est compté, par contre, ou si vous désirez vous donner les moyens de tirer le maximum de profit du média conversationnel qu’est le blog, cela vous tout à fait la peine d’investir une partie de notre budget marketing dans [une formation à cet outil](http://climbtothestars.org/archives/2006/11/26/video-necessite-dune-formation-blogs/). Dans ce cas, bien sûr, vous savez [à qui vous adresser](http://stephanie-booth.com/contact/) : c’est tout à fait le genre de chose que je fais. Fin de la page de pub !*

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La paralysie du blogueur [fr]

[en] Every now and again, I forget to use my blog as a backup brain. Blogger paralysis ensues. Time to give up on the long, well-researched, heavily linked posts that I'm not writing anyway, and go for more simple stuff.

Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, de loin pas. [Mes soucis de santé](http://climbtothestars.org/archives/2007/08/27/another-rsi-break/) et le stress ambiant y sont certainement pour quelque chose, mais ce n’est pas tout. Je vois que je commence, encore une fois, à souffrir de la « paralysie du blogueur ».

C’est ce qui arrive quand on oublie de traiter son blog comme un [cerveau de sauvegarde](http://www.contentious.com/archives/2007/09/05/how-to-blog-without-the-time-sink/) et qu’on commence à se dire « oh là là, il faut que je prévoie du temps pour bloguer… » ou qu’on a de grandes idées de billets qui prendront des heures à écrire, pour lesquels il faudra faire de la recherche, et que l’on agrémentera de force liens.

Ça, c’est le moment où il faut laisser tomber ses prétentions et simplement bloguer les choses au fur et à mesure qu’elles nous viennent, même si on ne le fait pas aussi bien qu’on le voudrait. Tant pis si tous les liens n’y sont pas. Tant pis si ce n’est pas aussi complet que cela aurait pu l’être. Tant pis si c’est un peu brouillon. C’est aussi ce qui fait la différence entre un blog et un magazine.

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Retour au Dragon [en]

[fr] Each time I go through a bad bout of RSI, I can be certain that my speech recognition setup breaks down. This time, my microphone died, and I had to buy a new headset, which seems to be working correctly, as you can see. Business seems to be slowly picking up again after the summer break, but there's nothing really solid for the moment. I will be travelling beginning of October and beginning of November (conferences I've been invited to speak at, and others that I'm attending), but things are unfortunately too uncertain financially for me to make definite plans about the trip in India I was thinking about for this winter. As for my book project, I decided that I actively need to seek a way to finance it at least partially, so that I can relax enough about the money issues to really get to work on it. If you have any ideas or contacts that could help me in that direction, they are most welcome.

Comme toujours, lorsque mes douleurs aux mains reprennent, le Dragon se met en grève. Là, en l’occurrence, c’est le microphone de mon casque qui semble avoir rendu l’âme. Après une bonne prise de tête en ligne il y a déjà quelques semaines, un peu de troubleshooting à l’aide d’un casque prêté (merci Pierre !), j’ai acheté ce matin un casque Logitech (modèle 250, USB) qui semble très bien marcher, preuve en est le texte que vous êtes en train de lire.

L’été touche gentiment à sa fin, c’est la rentrée scolaire, j’ai quelques rendez-vous pour discuter de projets possibles, mais rien n’est encore très concret. J’ai des voyages prévus à l’étranger, début octobre et début novembre, des conférences auxquelles j’ai été invitée à faire une présentation, et d’autres auxquelles j’assisterai simplement. J’ai caressé l’idée de partir un mois en Inde cet hiver — je n’y ai pas encore tout à fait renoncé, mais les mois à venir sont trop incertains (financièrement, bêtement) pour que je prenne des engagements de ce côté-là maintenant.

Et puis il y a le livre, oui, le fameux livre. Je dois me rendre à l’évidence : entre autres obstacles à son écriture, le stress de l’incertitude financière liée à mon statut d’indépendante ne me laisse pas la disponibilité d’esprit dont j’ai besoin pour m’atteler à une tâche pareille, même si je pourrais objectivement libérer le temps nécessaire. Je vais donc activement me mettre en quête de solutions pour financer au moins partiellement ce projet. Du coup, si vous avez des idées, des tuyaux, des relations, ils seront les bienvenus.

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There's No Place Like Home [en]

[fr] Qu'il fait bon être de retour chez soi!

I’m home.

– I know how the oven works and the temperatures on the dial mean something to me.
– The water in the shower is hot immediately, no need to wait.
– Bagha is there.
– Dressing-gown.
– Sleeping in my bed. With my nordic-style bedsheets. Mmmh.
– Frozen lasagna from Migros, tastes “just like it should”.
– Quiet. Calm. Silence. (Just a bit of thunder now and again.)
– Shopping on auto-pilot with no surprises. Price tags indicate how much I’ll pay, tax included.
– Spotlessly clean busses.
– Dreadful *grumble* winter-like grey *grumble* weather.
– Paying my bus fare with my CASH card. No need to convert bills into quarters.
– A fridge filled with familiar food.
– Did I mention the calm and silence?

It’s been [a long time](http://climbtothestars.org/categories/india/trips/india-2004/ “India, 2004.”) since I was away from home for so long.

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Videos, Videos! And Kittens! [en]

[fr] Un nouvel épisode vidéo de Fresh Lime Soda, le podcast que je co-anime avec Suw Charman. On y parle de ce qu'on fait dans la vie, et surtout, de comment on le définit (mal!)

Aussi, vidéos de la Gay Pride ici à San Francisco, et de chatons. Oui, des chatons. Tout mimis.

Although [there is just one week left for me here](http://twitter.com/stephtara/statuses/151809632), I’m still [in San Francisco](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600394601924/). When [Suw](http://chocnvodka.blogware.com) was here a few weeks ago, we seized the occasion to record another (video!) episode of [Fresh Lime Soda](http://freshlimesoda.net). Our conversation takes [the episode I mention in my “What do you care about?” post](http://climbtothestars.org/archives/2007/06/22/what-do-you-care-about/) and goes on from there, to examine how we define ourselves in our professional field, and a bunch of other things. Read [the shownotes on the original post](http://freshlimesoda.net/2007/07/16/fresh-lime-soda-episode-7-in-san-francisco/) and enjoy the video!

(If the feed/RSS reader doesn’t take care of it for you, you can [download the video from Viddler.com directly](http://www.viddler.com/show_movie!orgFile.action?movieToken=5bc3aa08).)

While we’re on the subject of videos, I’ve uploaded quite a few to [my Viddler account](http://viddler.com/steph) recently. (Oh, and yes, I still have a post in my drafts somewhere… a review of viddler, which I really like despite its bugs and greenness.) There are videos of [the Gay Pride](http://www.viddler.com/explore/steph/tags/sfpride) (and photos of the [Dyke March](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600459417123/) and [Parade](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600487653731/) of course!), the [iPhone Launch here in SF](http://www.viddler.com/explore/steph/tags/iphonelaunch), but most importantly, [really cute kittens playing](http://www.viddler.com/explore/steph/tags/blukittens). If you like kittens, you’ll enjoy the 5 minutes you’ll spend watching the videos. There are obviously [kitten photographs too](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600783421840/):

Blu's Kittens 7

Blu's Kittens 29

Blu's Kittens 24

And for those who missed the update, [the post announcing my talk at Google (on languages and the internet)](http://climbtothestars.org/archives/2007/07/10/talk-languages-on-the-internet-at-google-tomorrow/) now contains a link to [the video of my talk](http://video.google.com/videoplay?docid=-5004419583730327409&hl=en-GB), the (http://www.slideshare.net/sbooth/waiting-for-the-babel-fish), and my [handwritten presentation notes](http://www.flickr.com/photos/bunny/801234849/) (not that they’ll help you much…). All that!

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Notes From San Francisco [en]

So, roughly half-way through my five-week trip to San Francisco, what’s going on? I haven’t been blogging much lately, that’s for sure.

For once, I took some photographs from the plane. Unfortunately my camera batteries ran out just as we were coming down on San Francisco, and my spare ones were in the luggage compartment above my head. Oh, well.

Flying to San Francisco 31

I got some first-level questioning at immigration coming in. No, not the sort where they take you to a separate room, become much less friendly, and have boxes of rubber gloves on the counter. This is how it went:

– …And what is the duration of your stay?
– Five weeks.
– …And what do you do in… over in Switzerland?
– I’m a freelance… internet consultant. *OMG that sounds bad.* …I’m actually here to work on a book project. *Yeah I know I should never volunteer information.*
– What’s the book about?
– Er… teenagers and the internet.
– And…?
– Er… Well, the situation with teenagers and the internet, and what we’re doing about it in Switzerland.
– And what are you doing about it?
– Well, not enough!
– And? Come on, tell me more about it.
– Er… OK. *OMGOMG* Well, see, teenagers are really comfortable with computers and the internet, and so they’re chatting, blogging, etc. — they’re digital natives, see? — and parents, well, they’re clueless or terrified about the internet, and they don’t always understand what’s going on in their kids lives online, so basically, we have teenagers who are spending a lot of time online and sometimes getting into trouble and parents don’t know or don’t care about what they’re doing there, so we have this… chasm between generations and…
– Thank you. You can go.

The pick-up from the airport was wonderfully orchestrated and much appreciated. Being driven into town by somebody friendly rather than having to use unfamiliar public transportation really makes a difference. Thanks to all those involved (yes, it took that many people!)

Waiting on the Sidewalk

Then, through some freak breakdown of all modern forms of communication (partially documented on Twitter), I ended up waiting outside on the sidewalk for almost an hour while my kind host Tara waited for me inside her appartment. We worked it out finally, and I was introduced to my (nice and spacious) room before going to hang out at [Citizen Space](http://citizenspace.us/). A nice dinner out with Chris, Tara and Jimmy to end the day, and I happily collapsed in my bed at a respectable local hour. You will have taken note that I did not collapse at 4pm feeling like a zombie, thanks to having taken [melatonin](http://en.wikipedia.org/wiki/Melatonin) on the plane. (It [doesn’t seem to work that well for Suw](http://chocnvodka.blogware.com/blog/_archives/2007/6/29/3057876.html), but it works perfectly on me, and I’m never traveling between continents without it again.)

The four next days went by in [a blur of Supernova madness](http://climbtothestars.org/archives/2007/06/21/taking-photos-at-supernova/): too many people, too many sessions, food with ups and downs, parties with [cupcakes](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600415592611/) and others at the top of [skyscapers](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600430915725/). I took [lots of photographs](http://flickr.com/photos/bunny/collections/72157600420716687/) and even [a video sequence that got some attention](http://www.viddler.com/explore/steph/videos/5/).

Supernova First Day 33

During the next week, I started settling down. Met and hung out with old friends, made new ones, unpacked my suitcases, went walking around in town, saw [Dykes on Bikes](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600459417123/), the [Gay Pride Parade](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600487653731/), and the [iPhone launch](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600579979445/), photographed [skyscrapers in the night](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600607158151/), ordered a new camera, got my MacBook (partly) repaired, and even [dropped in at Google to take notes of Suw’s talk there](http://climbtothestars.org/archives/2007/06/27/suw-charman-at-google-does-social-software-have-fangs/).

All this, actually, is documented in [my Twitter stream](http://twitter.com/stephtara) — maybe I should add a whole lot of links? — be sure to keep an eye on it if you’re interested in a more day-by-day account of what I’m doing here.

Overall, things have been good. A small bout of homesickness a few days ago, but I’m feeling better now. I need to start focusing on the things I want to get done (blogging, writing, book, writing, fixing things for clients…) — holiday over now!

Downtown San Francisco By Night 9

I’ve been thinking about my “work career” a little, too. I’m very happy doing what I’m doing, but I’m not going to be doing “Blog 101” for ever — I can feel my interests shifting somewhat already. I’ve been interested in the “social tools at large” department for a long time, but unfortunately it seems to translated to “blogging” in most of the work I do, so I’d like to expand my horizons in that direction a little. I’ve had a couple of talks with people in startups recently, and I realize it’s a kind of environment I wouldn’t mind working in — at least part-time. We’ll see what happens.

I’m also realizing that there is more potential than I first thought around [the two main things I care about these days](http://climbtothestars.org/archives/2007/06/22/what-do-you-care-about/): teenagers online and internet language issues. Hence, the book, and also a talk on the subject of languages on the internet which I’ll be giving at Google this coming Tuesday.

Also in the “work” department, two other things have been on my mind. First, the idea of opening up a coworking space in or around Lausanne ([Ollie is having the same kind of thought](http://b-spirit.com/blogollie/?p=2140) — we’re talking). Second, trying to find a solution so that I don’t have to do maintenance on my clients’ WordPress installations once all is rolling, or spend hours swimming in HTML, CSS and WordPress theme PHP template tags. Not that I don’t know how to do it or don’t enjoy it once in a while, but it’s really not the kind of work I want to spend my time doing. So, I’ve been starting to ask around for names of people who might do this kind of thing (for a reasonable fee), and even thinking of recruiting some students in Lausanne that I could coach/train so that they can do most of the work, and call me up only for major problems. So, see, I’ve been thinking.

Some people have been asking me if I was planning to move here. Indeed, 5 weeks in the city looks suspiciously like a scouting operation. Actually, traveling has an interesting side-effect for me: I tend to come back home thinking “gee, Lausanne is *such* a great place to live! I’m never moving!” Sure, I have some underlying personal issues which contribute to making me overly attached to my hometown, and I know that someday I might end up living elsewhere. But really, for the moment, I don’t think I’d want that.

And even though I’m told San Francisco is very “European” compared to the rest of the US (which I have yet to see) I can’t help seeing how “horribly American” it is. Don’t get me wrong, I really like this city and am enjoying my time here. I know that what I say can give wrong impressions (for example, people — especially Indians — read [the story of my year living in India](http://climbtothestars.org/logbook) and think that I hated the country; it’s not true, I really loved it, and can’t wait to go back). But I walk around San Francisco and see all the signs with rules and regulations and “stupid” warnings (like, God, the pineapple chunks I buy at Whole Foods haven’t been pasteurized and may contain harmful germs! or, don’t use the hairdryer in the bath tub!), the AT&T Park and other manifestations of what to me is “consumerism gone mad”, I hear about health care and [“you’re expected to sue” horror stories](http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2007/06/23/sicko_barack_an.html), visa lotteries for non-renewal, the education system…

So, yes, I’m focusing on the negative. And Switzerland, even though it’s a wonderful country ;-), has its negatives too. Like many natives all over the world, I’ve developed a selective blindness to what is “wrong” in the land I come from, considering much of it “normal” as I have been brought up with it. I know that. But too much of what I see here makes my skin crawl. I’m really enjoying spending some weeks here, I love my friends, the food and the sunshine, but I don’t think I’d be happy living here.

Misty Skyscrapers in Downtown San Francisco 10

Well, this was one of these longer-than-expected posts, and it’s occupied most of my morning. My tasks for this afternoon are (in this order):

– one WordPress install for a client
– spending a little more time trying to see if there is hope for the aggravating Google Groups problem I bumped into, and if not, setting up a Yahoo! Group instead
– writing a post for [bub.blicio.us](http://bub.blicio.us) or working on my book — whichever I most feel like.

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What Do You Care About? [en]

[fr] Hier soir, au lieu de me demander "alors, qu'est-ce que tu fais?", David Isenberg m'a demandé "de quoi te préoccupes-tu" (ou, peut-être, "quels sont les thèmes chers à ton coeur" -- traduction pas évidente de "what do you care about").

En bref, je m'intéresse à l'espace où les gens et la technologie se rencontrent, particulièrement sur internet. Plus précisément:

  • les adolescents et internet
  • le multilinguisme sur internet

Yesterday evening in the skyscraper, I met [David Isenberg](http://www.isen.com/blog/), who instead of asking the very conventional “so, what do you do?” question, asked me “so, what do you care about?”

What a great question to ask somebody you’ve just met. It kind of blew my mind. Personally, I’ve come to dread the “what do you do?” question, because the answer is usually something like “uh, well, I’m a freelance consultant… blogging 101, stuff, teenagers, talks… bleh”. Which actually, does not adequately cover what I do and who I am. Actually, [the evening before](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72157600415932852/), somebody told me “you need to work on your sales pitch.” To which I answered that I didn’t have a sales pitch, because I don’t want to “sell myself” — if people want to work with me, they call me up or e-mail me, and I’m in the lucky situation that this provides enough interesting work to keep me busy and fed.

So, what do I care about? Mainly, about people, relationships, technology (particularly the internet) and where they intersect. That’s the whole “internet/web2.x consultant” thingy. And in a bit more detail, these days, there are two issues I care about a lot:

– teenagers and their use of the internet, and the educational issues it raises (what the risks are and aren’t — insert rant about predator hysteria here — what is changing, what parents need to know)
– languages online, particularly doing localisation right — insert rant about “country = language” here — and providing tools and strategies to help bridge people bridge language barriers better, and creating multilingual spaces (“multilingualism” stuff).

So, what do you care about?

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Vie de bâton de chaise [fr]

[en] If you follow me on Twitter, you'll know that I have top-priority conflicts these days (well, have been having them for a couple of weeks, and it's not going to get better, not with all the mad travelling all over the place -- but I'm happy about the travelling, so I won't complain too much).

A bit like Suw, I feel the need to reclaim blogging as a priority. So watch this space -- and in the meantime, if I'm silent, enjoy the cute kitty photos.

Mon pauvre blog… bien délaissé ces temps. En fait j’ai des tonnes de choses à écrire — je ne mens pas, ma liste “blogme” dans [iGTD](http://bargiel.home.pl/iGTD/) ne cesse de s’allonger, et j’ai même la tête qui menace de péter avec tout ce que je n’ai pas le temps de coucher sur clavier. Des tonnes à écrire, des autres tonnes de choses à faire, d’endroits où aller, de [voyages](http://www.google.com/calendar/embed?src=5844p36ob825j95ijode3ihm54%40group.calendar.google.com) (malheureusement à mes frais pour la plupart), de gens à voir, d'[appartements à organiser](http://steph.wordpress.com/2007/04/01/the-last-shelf/), de rendez-vous divers et variés y compris avec une très sympathique journaliste — jetez un oeil à 24heures ou la Tribune de Genève de demain et aussi [online](http://www.lesquotidiennes.ch) (j’avoue me réjouir beaucoup de la parution de ce portrait, qui combine une version courte papier, une version plus longue en ligne, un photo quelque part, des liens, et même un extrait vidéo).

Donc, juste là, depuis quelques semaines, je cours après ma vie et j’ai un peu de peine à la rattraper. Oh, je vais bien — très bien, même. Mais bloguer a tendance à ne jamais se retrouver assez haut sur la liste des priorités pour que je le fasse (c’est le problème aussi avec [le fameux livre](http://climbtothestars.org/categories/livre/), mon matériel d’enseignante à débarrasser, les catégories de ce blog à refaire, bref, vous voyez. Priorité numéro 1: ce qui paie directement le loyer et les croquettes de [Bagha](http://flickr.com/photos/bunny/tags/bagha).

Ce n’est pas pour dire que je ne blogue plus, hein. D’ailleurs là, je suis en train d’organiser mes “choses à faire” pour les semaines à venir, et je peux vous dire que j’ai la ferme intention d’être bien présente ici (pas sûre en quelle langue, par contre) comme [mon amie Suw](http://chocnvodka.blogware.com/) qui est un peu dans la même situation que moi, et qui a décidé de [bloguer chaque jour durant une semaine](http://chocnvodka.blogware.com/blog/_archives/2007/4/26/2907465.html) histoire de réorganiser un peu ses priorités.

C’est aussi un peu pour ça que j’écris ce billet. Pour écrire, il faut commencer par écrire.

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D'où vient cette idée de livre? [en]

[fr] An attempt to start book-writing. How I came to the field of teenagers and online culture, and what questions the book will try to address.

L’obstacle majeur pour l’accomplissement d’une tâche est souvent simplement de se mettre au travail. Il en va de même pour l’écriture. Il m’a fallu près d’un an pour commencer à écrire mon mémoire, et un peu plus d’un mois pour en achever la rédaction lorsque je m’y suis finalement mise. J’ai appris et compris, à cette occasion, qu’écrire n’importe quoi c’est déjà commencer. En particulier, raconter comment on est bloqué et ce dont on voudrait parler si on parvenait seulement à écrire, c’est déjà un excellent pas en avant.

Au milieu du mois d’octobre passé, j’ai réalisé que j’avais la matière nécessaire pour écrire ce fameux livre dont j’avais toujours dit que je l’écrirais un jour, mais que je n’avais aucune idée de quoi il parlerait et que dans tous les cas, je n’étais pas prête à me lancer dans une opération de cette envergure. Depuis, j’ai fait un plan, j’y ai beaucoup pensé, j’en ai beaucoup parlé, j’ai pris la décision ferme de l’écrire, et je l’ai annoncé [sur mon blog](http://climbtothestars.org/categories/livre/). Mais je n’ai pas écrit une seule ligne.

Oh, c’est clair : début d’une vie professionnelle indépendante, les [mains qui font mal](/tms/), quarante-six mille autres projets… Plein de bonnes raisons objectives, mais surtout, il faut bien l’avouer, une bonne vieille trouille de me jeter à l’eau. Maintenant, [le Dragon est installé sur mon Mac](http://climbtothestars.org/archives/2007/03/31/nouveau-dragon), je suis en Angleterre pendant deux semaines, et il n’y a donc aucune raison objective de ne pas commencer.

Donc, je commence. Et je commence par vous expliquer ce qui m’a mené à écrire ce livre, dans l’espoir que cela éclairera — et me permettra de clarifier — la problématique que je désire aborder et le traitement que j’en ferai.

Début 2004, suite à mon apparition à l’émission télévisée Mise au Point, on m’a demandé pour la première fois de venir faire une conférence dans une école. Il s’agissait de parler à une classe d’élèves et de leur expliquer ce qu’étaient les blogs, à quoi ils pouvaient servir et surtout, de les rendre attentifs au fait qu’il y a des limites à ce que l’on peut publier sur Internet. L’école en question s’était en effet retrouvée confrontée à quelques débordements de ce côté-là et à l’incompréhension des élèves (leurs protestations vigoureuses, même) lorsqu’il lui avait fallu intervenir.

Durant les mois qui précédaient, jeune enseignante, j’avais en effet découvert les élans blogueurs de mes élèves, et par extension, ceux de toute une population adolescente que j’avais largement ignorée jusque-là. J’avais commencé à m’y intéresser et j’avais déjà tiré quelques conclusions concernant les causes des incidents dont les médias se régalaient, et qui impliquaient des publications d’adolescents sur des blogs. Quelques problèmes de cette nature auxquels j’avais été directement confrontée avec mes élèves de l’époque m’avaient aussi donné une expérience personnelle de la situation.

Ma première [conférence en milieu scolaire](http://stephanie-booth.com/conferences/) a été extrêmement bien reçue. On m’a demandé d’en faire une deuxième, puis une troisième. D’autres établissements scolaires m’ont contactée. J’ai commencé à parler non seulement aux élèves, mais également aux enseignants et aux parents. Et les conférences, ça va dans les deux sens. Je viens pour donner quelque chose, mais en retour, il y a toujours des conversations, de nouvelles personnes à rencontrer, des histoires à entendre, bref, des choses à apprendre pour moi.

En parallèle, [les médias ont commencé à faire appel à moi](http://climbtothestars.org/about/presse) régulièrement pour toutes sortes de sujets touchant aux blogs, mais principalement (au début en tout cas) dès qu’il s’agissait de blogs et d’adolescents. Prof et blogueuse assez en vue, c’était visiblement un mélange détonnant.

Au fil de mes contacts avec le monde des gens qui connaissent mal les blogs, j’ai pris conscience que beaucoup de choses qui pour moi relevaient du sens commun n’allaient en fait pas du tout de soi. J’ai réalisé que j’avais des choses à dire, et même des tas de choses à dire, et que ces choses étaient utiles à autrui. En fait, j’ai pris conscience que nous étions face à un problème à grande échelle, touchant une génération d’adolescents et de parents, ainsi que les éducateurs, et que j’étais en train d’y proposer des solutions. Les solutions que je proposais étaient bien modestes : il s’agissait simplement d’informer chacun selon ses besoins et préoccupations, de leur communiquer ce que je savais et j’avais compris de cette culture numérique, celle des blogs, du chat, de l’Internet vivant, et de l’impact que cette culture était en train d’avoir sur notre société.

Voilà donc de quoi je veux parler dans ce livre. Quel est ce problème exactement ? Que peut-on dire de ses causes ? Quelles sont les conséquences que nous voyons aujourd’hui ? Que peut-on faire, que doit-on faire pour y remédier ? Je vais essayer de répondre à ces questions dans les grandes lignes lors de mon prochain billet.

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Getting Things Done: It's Just About Stress [en]

[fr] Getting Things Done: non pas un moyen d'accomplir plus de choses, mais un moyen de passer moins de temps sur ce qu'on a décidé qu'on devait accomplir. Moins de stress. Plus de liberté. Plus de temps à soi.

Anne seems to have struck a chord with [thing #8 she hates about web 2.0](http://annezelenka.com/2007/03/ten-things-i-hate-about-you-web-20):

> Getting Things Done. The productivity virus so many of us have been infected with in 2006 and 2007. Let’s move on. Getting lots of stuff done is not the way to achieve something important. You could be so busy planning next actions that you miss out on what your real contribution should be.

[Stowe](http://www.stoweboyd.com/message/2007/03/anne_zelenka_on_1.html), [Shelley](http://burningbird.net/linkers/linkers/) and [Ken](http://ipadventures.com/?p=1653) approve.

It’s funny, but reading their posts makes GTD sound like “a way to do an even more insane number of things.”

Huh?

That’s not at all the impression I got when I read and started using GTD. To me, GTD is “a solution to finally be able to enjoy free time without feeling bogged down by a constant feeling of guilt over everything I should already have done.”

Maybe not everyone has issues doing things. If you don’t have trouble getting stuff out of the way, then throw GTD out of the window and continue enjoying life. You don’t need it.

But for many people, procrastination, administrivia piling up, not-enough-time-for-stuff-I-enjoy-doing and commitments you know you’re not going to be able to honour are a reality, and a reality that is a source of stress. I, for one, can totally relate to:

> Most people have been in some version of this mental stress state so consistently, for so long, that they don’t even know they’re in it. Like gravity, it’s ever-present–so much so that those who experience it usually aren’t even aware of the pressure. The only time most of them will realize how much tension they’ve been under is when they get rid of it and notice how different it feels.

David Allen, Getting Things Done

GTD, as I understand it, isn’t about cramming more on your plate. It’s about freeing yourself of what’s already on it, doing the dishes straight after the meal and spending your whole afternoon walking by the lake with a friend without this nagging feeling that you should rather be at home dealing with the paperwork, but you just don’t want to face it.

Here are the very few sentences of “Welcome to *Getting Things Done*”, the forward to GTD (and yeah, there’s a bit of an upbeat, magical-recipe tone to it, but bear with me):

> Welcome to a gold mine of insights into strategies for how to have more energy, be more relaxed, and get a lot more accomplished with much less effort. If you’re like me, you like getting things done and doing them well, and yet you also want to savor life in ways that seem increasingly elusive if not downright impossible if you’re working too hard.

David Allen, Getting Things Done

And a bit further down the page:

> And *whatever* you’re doing, you’d probably like to be more relaxed, confident that whatever you’re doing at the moment is just what you need to be doing–that having a beer with your staff after hours, gazing at your sleeping child in his or her crib at midnight, answering the e-mail in front of you, or spending a few informal minutes with the potential new client after the meeting is exactly what you *ought* to be doing, as you’re doing it.

David Allen, Getting Things Done

I don’t hear anything in there about “doing more things is better” or “you should be doing things all the time”. The whole point of GTD is to get **rid** of stuff so that it’s done and you can then go off to follow your heart’s desire. It’s about deciding not to do stuff way before you reach the point where it’s been on your to-do list stressing you for six months, and you finally decide to write that e-mail and say “sorry, can’t”.

That frees your mind and your calendar for what is really important in your life (be it twittering your long-distance friends, taking photographs of cats, spending time with people you love or working on your change-the-world project).

You’ll notice that I didn’t use the word “productivity” in this post a single time. “Productivity” is a word businesses like. If people are “productive”, it means you get to squeeze more out of them for the same price. That isn’t an idea I like. But being “productive” can also simply be understood to mean that it takes you less time to do the things that you’ve decided you needed to do. In that way, yes, GTD is a productivity method. But I think that calling it that does it disservice, because people hear “squeezing more out of ya for the same $$$” and go “eek, more stress”.

Bottom line? (I like ending posts with bottom lines.) If you see GTD as something that takes away your freedom and free time, turns you into an even worse workaholic, and encourages you to become indiscriminate about interests you pursue and tasks you take on because you “can do everything”, think again — and re-read the book. If you spend your whole time fiddling with your GTD system, shopping around for another cool app to keep your next action lists in, and worrying about how to make it even more efficient, you’re missing the point. But you knew that already, didn’t you?

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