Tulalu avec Paule Mangeat

Mon “petit homonyme” Stéphanie, comme je l’appelais affectueusement il y a une quinzaine d’années déjà, co-organise depuis plusieurs mois les rencontres littéraires Tulalu ?!. (Oui, ça fait beaucoup de signes de ponctuation à la suite. J’ai un peu de mal, mais j’essaie.)

Cet après-midi, au détour d’une conversation branchée “écriture” (je suis en train de lire “On Writing” de Stephen King, après avoir dévoré “Bird by Bird” de Anne Lamott, à l’origine de ma révélation du mois de février), elle me propose de venir une fois à ces rencontres. Ou deux, peut-être. Et bien justement, il y a en a une ce soir.

Après moult tergiversations internes (et externes) dont je vous passe les détails, j’ai foncé en bas l’avenue de France pour aller m’asseoir autour d’une table au Zinéma, en compagnie d’une bonne douzaine d’autres amateurs de littérature du coin et de Paule Mangeat. Paule, je ne la connais ni d’Eve ni d’Adam, et son nom ne me disait même rien. Mais il aurait pu, Michelle ayant parlé d’elle en termes fort élogieux il y a quelques années.

Je suis à présent en mesure de vous confirmer qu’elle écrit de fort jolies nouvelles (elle nous en a lues (lu?) trois), en plus d’être une personne tout à fait sympathique. Je suis repartie avec une copie de son ouvrage dans mon sac, que je me réjouis de finir prochainement, entre un chapitre de Stephen King et un autre d’Anne Lamott (oui oui, j’ai entamé son roman “Rosie“, qui me donne envie de me mettre à écrire de toute urgence à chaque fois que j’en lis une page).

Parenthèse: clairement, j’abuse autant des parenthèses en français qu’en anglais, mais un peu moins des tirets, on dirait.

J’ai appris avec intérêt que quasi toutes les nouvelles de son recueil, “Côté Rue“, ont été écrite d’un jet. Moi qui suis une horrible écriveuse du premier jet, j’ai trouvé ça très réconfortant. Je ne prétends pas écrire aussi bien que Paule, et celle-ci avoue d’ailleurs avoir maintenant évolué au-delà de la tryrannie de ce premier jet dans son processus d’écriture (c’est moi qui formule ça comme ça, hein, n’allez pas la citer avec ces mots). Mais je peux vous dire qu’à force d’entendre (et de lire!) tant de personnes écrivaillantes autour de moi sur les bienfaits et les affres de la réécriture et du travail d’édition, je commençais à me demander si je n’avais pas des branchements qui manquaient. Eh bien, ça me rassure de savoir qu’il y en a d’autres que moi avec le même genre de branchements (ou leur absence).

Une de mes motivations pour ce soir, c’était de me reconnecter un peu avec la littérature francophone. De ce côté-là, mission accomplie. Etre bilingue ce n’est pas si simple, quand on aime écrire. Je me rends compte qu’au cours des dernières années, l’anglais est très clairement devenu ma langue numéro un à l’écrit. J’ai toujours lu surtout en anglais, même s’il y a des livres en français que j’adore — j’ai d’ailleurs un point faible pour la littérature romande.

Et ici, même s’il y a des phases assez francophones, je me rends bien compte que j’écris surtout en anglais. Avec les chroniques du monde connecté, j’ai une excuse pour écrire au moins une fois par semaine en français, mais bon… ça ne fait pas le poids face au reste. Pour vous dire à quel point l’anglais est devenu ma première langue à l’écrit, quand je prends des notes à usage personnel lors d’une conversation en français… oui, vous devinez juste. J’ai tendance à prendre des notes en anglais.

Ce genre de réflexion, sur fond des nettoyages de printemps que j’ai faits aujourd’hui sur Climb to the Stars, ça me donne aussi une furieuse envie de rendre un peu plus facile le tri des langues pour les 10 ans d’écriture passés qui sont plantés sur ce site. Si j’avais une journée ou deux à disposition…

Enfin bref, assez radoté. Il est temps que je réinvestisse un peu mon côté francophone quand j’écris.

Je cours!

Je passe une bonne semaine, mais un peu loin de l’écran. Du retard donc dans le triage de photos du Bol d’Or (et le récit de celui-ci), pas tellement d’articles, et ça ne va pas s’arranger durant la fin du mois de juin (chalet, stage de judo, multiples séances avec des clients).

J’étais au Blog°bar hier soir à Martigny. C’était très sympa, et j’ai pu y revoir Corinne, que je n’avais pas revue depuis près d’un an!

Bon, je vous laisse (sur ces quelques modestes mots), une journée d’errands devant moi avant de monter au chalet!

Bienvenue aux lecteurs de l'Hebdo

Je romps le silence radio (un mois sans rien publier, que diable!) à l’occasion de la parution de l’article “Blogueurs romands: L’esprit de famille” dans l’Hebdo d’hier (le voici tout joli en PDF avec photos).

Un mois! A quoi me suis-je donc occupée? Qu’y a-t-il de nouveau? Je pourrais faire trois piles d’articles, mais à la place, je vous donne une liste en vrac:

  • 3 semaines malade au fond du canapé sous le duvet avec beaucoup de DVDs
  • 5 saisons de X-files (cf. ci-dessus)
  • heureuse propriétaire d’un iPhone et d’un netbook
  • un sympathique mandat en cours pour la boulangerie Fleur de Pains (3 articles publiés à ce jour)
  • un espace coworking (l’eclau) qui roule
  • co-conspiratrice de Ada Lovelace Day, 1000 participants inscrits en moins d’une semaine
  • rédactrice en chef du blog de voyage ebookers.ch en français (pas encore lancé, on trime dur, juste là)
  • la poignée habituelle de cours de blog, demandes d’interview, projets autour de conférences
  • du retard dans les mises à jour WordPress, l’envoi de ma newsletter, le rangement de mon appartement, la rédaction de divers ebooks et histoires de 50 mots
  • un mandat intéressant repoussé ad aeternam pour cause de crise budgétaire
  • un projet de traduction d’ebook en cours
  • beaucoup de tweets
  • toute une période de “rien envie d’écrire” — c’est rare
  • déclaration d’impôts 2007 envoyée, enfin!
  • et hop, la sortie du fameux livre sur WordPress, co-écrit par Xavier Borderie, Amaury Balmer, et Francis Chouquet (relu par bibi!)
  • relooking du site de Café-Café (encore quelques détails à régler)

Bon, allez, j’arrête là. L’envie d’écrire me reprend, je dégèle le blog, je reprends le rythme. A tout bientôt!