Journée médiatique [fr]

[en] Radio interview about blogs. Click on the loudspeaker and move the cursor to 1:35 minutes. Enjoy!

C’est la journée… si vous voyez ce billet à  temps, branchez-vous sur [Couleur3](http://www.couleur3.ch/fr/rsr.html?siteSect=100) (passage prévu vers 17h30-18h00, je ne suis plus sûre)…

Si jamais, pour la radio “classique”: [recherche de fréquences](http://www1.rsr.ch/rsr/frequences/).

Interview Couleur3

[L’émission est en ligne](http://www.couleur3.ch/fr/rsr.html?siteSect=5000&broadcastId=391880&rubricId=1035&programId=110518). Cliquez sur le haut-parleur, puis avancez le curseur jusqu’à  1:35…

Mise à  jour 19.12.05: Je l’ai pris en photo parce qu’il [me menaçait avec son téléphone mobile “Oui, il y a une photo de moi, aussi!”](http://www.ergopix.com/c3/galerie/disp_img.php?id_img=2340).

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Article dans Le Matin d'aujourd'hui [fr]

[en] My first big hairy troll, following an article in Le Matin. Enjoy it if you understand French, but please refrain from feeding it.

The gist of the article is that, probably due to the excessive media attention teen blogs are getting around here, businesses, celebrities, and other politicians (as well as normal people) have trouble viewing blogs as a medium for communication and collaboration. They are stuck in the "personal journal" vision of blogging, which is IMHO a little limited.

On l’attendait pour vendredi, puis samedi, et c’est aujourd’hui qu’il sort: [Blogs: les Romands largués!](http://www.lematin.ch/nwmatinhome/nwmatinheadactu/actu_suisse/blogs__les_romands.html) (on admire les nuances habituelles de la vitamine Orange dans le titrage — à  leur décharge, la première page dit “à  la traîne”, ce qui est à  mon avis bien mieux).

Je remercierais d’abord mes lecteurs (qui, je l’espère, me connaissent un peu) de ne pas nourrir [le gros troll poilu](/writing/blogprovoc/ “Procédé vieux comme le monde.”) qui est allé s’installer dans les commentaires de la page [presse](/about/presse/) de ce site. (On peut ne pas être d’accord avec ce que je dis, mais ce serait la moindre des choses d’argumenter un tantinet, merci beaucoup.)

Bien sûr, c’est Le Matin, ça peut manquer un peu de nuances. Comme toujours, on parle 30-45 minutes avec un journaliste (fort sympathique) et nos paroles se trouvent résumées en quelques citations retravaillées. Il faut connaître les limites inhérentes au média en question, et les conditions dans lesquelles travaillent les journalistes.

En gros, mon point de vue est le suivant: à  force que la presse nous rabâche les oreilles avec les blogs d’ados, la Romandie ne voit le blog que comme un journal personnel sans application “sérieuse”. Je pense que la place grandissante des blogs (dans le monde Anglo-Saxon, en France…) prouve amplement que c’est une vision étriquée du blog, et que celui-ci a un rôle à  jouer dans notre monde. (Je vous épargne l’argumentaire par paresse, si cela s’avère nécessaire, je m’y collerai peut-être une fois.)

Disclaimer (comme on dit):

1. Je sais que j’ai une petite tendance à  penser que “le blog va sauver le monde” — donc, je suis un brin idéaliste.
2. Je ne suis pas (de loin pas) une spécialiste du “blog-dans-le-business”.
3. Comme ceux qui étaient à  la table ronde de la SISR ont pu le voir, ma tête passe encore les portes (si vous ne savez pas de quoi je parle, ne vous inquiétez pas).

Complément d’information (11:20)

Si l’article peut en effet donner cette impression, je ne pense nullement qu’il n’existe pas (assez) de blogs “adultes” en Suisse Romande. Je sais qu’il y a des tas de personnes qui font des choses intéressantes, parfois dans leur coin, parfois en petits groupes. Je connais plusieurs personnes qui font “bouger” les blogs par ici, ce n’est pas parce que la presse s’adresse souvent à  moi (pour une question de dynamique “cercle vicieux” ou “cercle vertueux”, selon le point de vue) que je suis la seule personne à  avoir quelque chose à  dire sur les blogs ou que je me prends pour “la référence” en la matière en Romandie.

Ce que je pense, par contre, c’est que ces blogs “sérieux” manquent de visibilité, et par conséquent, je crois que le public en général a une méconnaissance de ce que peuvent apporter les blogs sur un plan autre que celui du “personnel-relationnel” du “blog privé”.

Pour remettre l’article en contexte, la demande initiale du journaliste Jean-François Krähenbühl concernait les blogs de célébrités romandes. [J’ai été bien empruntée, comme l’a très justement deviné Jérôme](http://www.ifeedyou.com/blog/blogs-de-stars-romandes/1359/), et la conversation a dévié sur diverses choses, entre autres mon hypothèse pour l’absence de “blogs de stars” dans notre région — hypothèse que vous retrouvez dans l’article.

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Blogs, émeutes, radio (RSR1) ce matin [fr]

Plutôt des skyblogueurs inconscients qu’un noyau dur d’organisation des émeutes. Interviewée par la RSR1.

[en] I gave a phone interview for the RSR1 yesterday evening, about the skybloggers arrested in the context of the Paris riots. Without much direct information on the affair, my point would be that even if blogs are useful for organising communities, this is probably just another occurrence of teenagers being unaware of how public their blog is (something I've had a chance to note again and again when I give conferences for teenagers on the risks related to blogs).

Interviewée hier soir par téléphone, mon intervention a passé [à  la radio](http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=100 “RSR1.”) ce matin à  6h30 (je ne sais pas si elle sera rediffusée).

Mise à  jour 12h20: [interview disponible en ligne](http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=500&sid=6221958&cKey=1131446901000) (page HTML avec lien vers enregistrement RealPlayer).

Prise un petit peu à  froid (la journaliste m’a appris l’arrestation des [trois skyblogueurs](http://fr.news.yahoo.com/07112005/290/trois-arrestations-pour-incitation-a-l-emeute-sur-blog.html “Annonce de l’arrestation de trois ados.”)), nous avons bavardé un bon moment avant d’enregistrer une petite interview. Je n’ai pas entendu le montage, donc je ne sais pas ce que ça donne, maisJe n’ai pas dit trop d’idioties, mais quand même, voici quelques précisions après avoir fait mes devoirs (comprendre “quelques lectures sur internet”), mangé ma pizza, et dormi.

Est-ce que les blogs sont la “centrale d’organisation” des émeutes? Je ne pense pas. Le blog est un outil puissant pour mettre en place des communautés, communiquer, s’organiser, mais son gros (dés)avantage est qu’il est sur la place publique (pas le choix chez [skyblog](http://skyblog.com/)). Pas si futé pour mettre sur pied des activités illégales.

Par contre, ce que je sais [d’expérience](http://stephanie-booth.com/offre/conferences/ “Source de mon expérience: mes conférences.”), c’est que même si les jeunes connaissent la leçon (“ce qui est sur internet est accessible à  tous”), ils ne prennent pas la mesure de ce que cela signifie concrètement pour leurs blogs.

Quand, lors d’une conférence, j’énumère les personnes qui sont englobées dans “tout le monde” (les parents, les copains, les grands-parents, les profs, le directeur, la police…), je suis inévitablement témoin de quelques yeux ronds, quelques regards échangés, et une petite vague d’inquiétude qui traverse certains jeunes. Ils n’y avaient simplement pas pensé! Pas réalisé que leur modeste skyblog, visité au quotidien par une dizaine de copains, était aussi accessible par ces personnes.

En ce qui concerne les skyblogueurs arrêtés, je ne m’avancerai pas trop [vu les maigres informations à  disposition](http://www.pointblog.com/past/2005/11/07/blogs_et_meutes_hors_sujet_.htm “Un article intéressant à  lire chez Pointblog.”), mais je pense qu’il s’agit plutôt d’un simple cas “d’inconscience”, où l’on retrouve sur les blogs ce qui se dit généralement en privé, parce que les auteurs n’ont pas réalisé que mettre quelque chose sur un blog, c’est l’équivalent de le placarder partout en ville.

Liens en rapport, en vrac:

– [Article Pointblog](http://www.pointblog.com/past/2005/11/07/blogs_et_meutes_hors_sujet_.htm)
– [Skyblog d’infos sur les émeutes](http://cites2france.skyblog.com/)
– [Annonce de l’arrestation des trois skyblogueurs (Yahoo/Reuters)](http://fr.news.yahoo.com/07112005/290/trois-arrestations-pour-incitation-a-l-emeute-sur-blog.html)
– [Libération: les violences s’étendent en province](http://www.liberation.fr/page.php?Article=336601)
– [Commentaire sur un billet anglophone](http://www.inthebullpen.com/archives/2005/11/07/day-12-of-french-intifada-sees-upswing-in-insurgency/#comment-50101)
– [Cosmos Technorati de l’article Yahoo](http://www.technorati.com/search/fr.news.yahoo.com%2F07112005%2F290%2Ftrois-arrestations-pour-incitation-a-l-emeute-sur-blog.html)
– Technorati: [paris+riots](http://technorati.com/search/%22paris%20riots%22) et [paris+émeutes](http://technorati.com/search/paris+%C3%A9meutes)

Si vous trouvez le lien direct vers mon intervention sur le site de la RSR1, merci de le mettre dans les commentaires.

Mise à  jour 12h20: mal réveillée ce matin, j’ai oublié l’essentiel. Comme [le dit bien Cyril](http://www.pointblog.com/past/2005/11/07/blogs_et_meutes_hors_sujet_.htm), les téléphones portables sont certainement bien plus efficaces pour les blogs pour coordonner les actions des émeutiers (pensez [smart mobs](http://en.wikipedia.org/wiki/Smart_mobs)).

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La chanson, bande-son de nos vies [fr]

Une citation de Jean-Jacques Goldman.

[en] Jean-Jacques Goldman: songs are the soundtracks of our lives.

Récemment, je disais à  un journaliste que la chanson
n’était pas forcément ce qu’on appelle un art majeur, un art qui
termine dans des musées, qui est fait pour la pérennité, pour la
postérité, mais que par contre, c’était un outil de l’immédiat,
qu’aucun autre art ne pouvait remplacer. Je disais que moi j’étais un
peu, enfin, que nous étions un peu comme le papier peint des gens,
c’est-à -dire on était la bande-son de leur existence. On met pas du
papier-peint dans des musées, et nous, c’est pareil. Peut-être que
cette musique ne restera pas, peu importe, mais je sais que les gens
se rencontrent, se regardent, se touchent, font l’amour, font des
enfants, se marient, sur ces musiques-là . Moi, personnellement, ça me
suffit (rires).

Jean-Jacques Goldman, 24.04.1998(interview radiophonique)

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Interview (bis) [fr]

Encore une apparition dans la presse! J’en profite pour partager avec vous quelques réflexions au sujet du fonctionnement de la presse et de la nature de l’interview.

[en] Believe it or not, I'm in the papers again! Here are also some thoughts on the influence the internet (e-mail and blogs) has on the way journalists work, and on the "interview" format often used by the press.

Si vous n’avez pas encore acheté Le Matin Dimanche, il est encore temps. On y trouve une interview (oui je sais, les journalistes, ça devient un peu une habitude) de ma petite personne sur les blogs et les ados (ça devient aussi une habitude…). Mention spéciale au photographe qui souffrait assez violemment du rhume des foins.

Cette interview accompagne un article sur la problématique des sites web racistes, parmi lesquels on trouve également des blogs d’adolescents. On déplorera bien entendu qu’une fois encore, la presse s’intéresse au côté “sombre” ou “alarmant” des blogs. Je tiens tout de même à  mettre un bémol à  cette réaction, pour une fois.

En effet, il est normal que la presse parle de “ce qui ne va pas”. C’est ainsi qu’elle fonctionne, ce n’est pas propre à  la question des blogs. J’irai même plus loin, ce n’est pas propre à  la presse: on m’avait reproché de ne mettre en avant dans mes aventures indiennes que les aspects négatifs de mon expérience. En discutant avec une amie, j’avais compris que si mauvais moments font les meilleurs souvenirs, ceux que l’on raconte, c’est parce que les mésaventures se prêtent mieux à  être racontées, tout simplement. Si l’on ramène ceci à  la presse, ce qui est positif dans la vie et dans le monde, c’est le plus souvent ce qui est sans histoires — comment donc le raconter?

Donc, oui, encore un article “négatif” sur les blogs, mais c’est normal (bien qu’un peu regrettable) que la majorité des mentions du blog dans la presse concerne les domaines où il pose problème.

Pour en venir à  l’interview proprement dite, je remercie grandement le journaliste Ivan Radja de m’avoir donné l’occasion de la relire avant publication. Comme il me le disait au téléphone, internet à  rendu le travail des journalistes de plus en plus pénible, puisque tout un chacun veut maintenant pouvoir relire les articles où il est question de lui (moi la première!) et pinailler sur l’utilisation de tel ou tel terme. C’est vrai, c’est pas marrant. Mais d’un autre côté, cela oblige à  faire son travail proprement.

Comme je le dis de temps un temps, un effet qu’a la généralistation des blogs (et la démocratisation de l’expression qui va avec), c’est de pousser les différentes institutions maniant la parole publique à  plus de transparence — et la presse en fait partie. On ne peut pas écrire n’importe quoi sans que les gens impliqués aient l’occasion de réagir, et avec moins de limites que celles imposées par le traditionnel courrier des lecteurs.

Donc, oui, je conviens que “l’opération relecture” que permet facilement internet rajoute une étape au travail du journaliste, et que les “clients difficiles” doivent rendre la rédaction d’un article pénible. En même temps, c’est aussi une garantie pour la personne interviewée qu’elle se retrouvera dans les paroles qu’on lui attribue, et dans l’ensemble, il me semble que cela pousse à  une plus grande qualité d’article.

Comme j’ai tenté de l’expliquer à  mes élèves lors de notre travail en classe sur l’interview, celle-ci est très souvent la reconstruction d’une conversation. Sa forme donne l’impression d’un dialogue en questions-réponses, quand le plus souvent, il s’agit de la mise en scène d’une conversation plus libre. Il faut donc garder à  l’esprit, lorsque l’on lit une interview, qu’il ne s’agit pas d’une reproduction fidèle des paroles de la personne interviewée, mais d’un format pratique pour présenter un certain nombre d’informations. Certaines interviews par e-mail font exception — celle que j’ai accordée à  Tarik Essaadi, par exemple, reproduit fidèlement tout ce que je lui ai écrit. Cette “construction” de l’interview n’est pas un problème lorsqu’on en est conscient (elle est propre au genre), mais elle peut l’être si les lecteurs prennent au mot chaque parole reproduite dans l’interview.

Pour en venir, donc, à  l’interview qui nous intéresse maintenant: dans le fond, le journaliste a bien su reproduire ma position. Dans la forme, il y a bien entendu quelques imprécisions, ce qui est inévitable dans ce genre d’exercice. (Il faut garder à  l’esprit que nous avons parlé près de 30 minutes, et que la place consacrée à  l’interview sur la page est limitée! On n’échappe pas à  certains raccourcis.) En particulier pour quelqu’un comme moi qui aime expliquer sa position en long, en large, et en travers, qui craint un peu pathologiquement d’être mal interprétée ou que ses paroles soient plus radicales que les nuances de sa pensée, il y aurait des pages de commentaire à  écrire pour chaque ligne de n’importe quelle interview (bon, j’exagère un peu, quand même…) Je vais m’abstenir, parce que je pense que mes commentaires concerneraient des aspects de surface, et qu’ils n’ajouteraient pas grand-chose à  ce qui a été dit. Je demanderais simplement à  mes lecteurs d’avoir à  l’esprit ce que j’ai précisé plus haut, si ce que je dis dans l’interview les heurte!

Le mot de la fin, si tout ce que vous avez déjà  lu ne vous décourage pas, sera publicitaire (maintenant que tout le monde sait qu’il n’y a que l’argent qui m’intéresse, je peux me lâcher): je donne des conférences sur les weblogs, que ce soit pour des ados (intervention ou prévention dans des classes ou associations), des enseignants, des responsables, ou encore des parents. N’hésitez pas à  me contacter à  ce sujet!

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Interview [en]

Reproduction of the e-mail interview I gave Muris Bajrica for the NZZ.

[fr] Reproduction d'une interview donnée par e-mail à Muris Bajrica pour la NZZ. En français, filez voir celle que j'ai accordée à Tarik Essaadi de Emarrakech.

Some time back, I was interviewed by the Austrian journalist Muris Bajrica, who was preparing an article for the NZZ, a widely-read German-language newspaper.

Muris interviewed me by e-mail, and as his questions gave me a chance to say quite a lot of things, I’m reproducing it here. The questions are in German, and as I’m feeling a bit too lazy to translate them, you’ll have to brush up Goethe’s language a little. Thanks to Matthias, the questions have been translated from the original German into English.

Do you want to influence people with your blog?
Möchtest du mit deinem Blog Einfluss üben?

Well, I’m one of those people who hope they will change the world. I mean, I’ve always been like that. When I was a kid, I knew I’d write a book someday (I haven’t done it yet, but I’m still certain that I will). So, of course, my blog fits in with the rest of my life. I’d like to contribute to the world, and I hope to leave a trace in the people around me. I didn’t become a teacher by chance 😉

When I started my website in 1999, I was hoping to bring information to few people who read it. With the blog, over a year later, I had already slipped into a “publishing online and being read is fun” frame of mind. I like writing. I like having readers. Do I hope to change the world with my blog? No, I’ve come down to much more realistic expectations as the years have gone by. But obviously, people who read my blog find some interest in it, and I’m happy with that.

I’m happy when people link to me, or respond to what I’ve written. It means that as a blogger, I have a certain influence. But it’s not that big an influence. Most of what I write goes totally unnoticed by the community at large, and that’s not a problem.

I’m happy to see that the number of visitors to my blog gradually goes up with the years. Of course. But all that is not my sole purpose in blogging — it’s a pleasant side-effect of an activity which has a much more existential meaning to me.

What influence have your postings had on other users or media (Switzerland or Europe)?
Welchen Einfluss hatten deine Eintragungen auf andere Nutzer oder Medien (CH od. Europa)?

It’s hard to tell what influence what I write has on others. I get feedback, of course, sometimes. I know I have an international audience. I know how many visitors I have. But what influence does my writing have? I think that is a question which cannot be answered now, if we’re thinking of influence in a historical way.

I’m clearly not a squad leader — I can’t post something and hope it’s going to be all over the internet just because I’m the one who posted it (and I wouldn’t want things to be like that, either).

Why do you blog?
Warum schreibst du Blogs?

I’ve answered a bit above: I like writing, always have written, and probably always will write. If I were not writing online, I would be writing more offline. My blog is a great place to store (almost) all the stuff I write, and have it handy when I want to find it again.

Writing online is a great occasion to be read. I treasure that. In some way, it changes a lot to be writing stuff which is actually read, rather than stuff that stays in a note-book. When I do something, and I’m proud of what I’ve done, I want other people to see it too.

But more than just a medium for writing and being read, I think blogs are a medium for social interaction. My blog is the nexus of my social life online. It helps me attract people who have ideas and values similar to mine and get in touch with them.

Aside from these personal motivations of mine, I think blogs and blogging are an important social phenomenon. A blogger can suddenly have an important impact on what happens in the world (think Dan Rather, think WEF blog and Eason Jordan) — but I’m not sure it can be planned. One can’t really decide to have an impact. It happens, or it doesn’t.

I think blogs are changing the way certain corporations and institutions communicate, and in a good way. I think it’s fascinating to watch, and I’m glad to be (a small) part of it.

When is a blog relevant for the general public?
Wann ist ein Blog für die Allgemeinheit relevant?

For me, this question is already biaised. I don’t think blogs are there to be relevant for the general public — that isn’t their purpose. They are not mass media. They are about expression, recognition, individual networking, communicating with individuals.

The strength of a blog (as I remember saying, but I’m not exactly sure when or where) is the strength of the relationship it creates with its readership. It’s not whether the “general public” find what you write interesting — apart a very small number of exceptions, they won’t. It’s about how what you have to say has meaning for those who read you, and how your personal voice gives colour and personality to your writing.

I tend to think that to be very popular, a blog has to tone down its originality to some extent. There are exceptions, of course, but it’s not possible to please everyone, is it? The blogosphere is composed by a myriad of little micro-communities, and that’s what makes it what it is. A mosaic.

In other words, what makes a blog relevant?
Oder, was macht einen relevanten Blog aus?

This is a more interesting question. What makes a blog relevant is what makes it relevant to its readers. And in particular, I’d say that it’s personality, originality, a sense of humour, intelligence, or good connections which bring about hard-to-find information.

There is no general rule. I think that one thing that we can observe in the blogosphere (and which is true outside too) is that trying to set absolute scales for comparison and evaluation is a very tricky task, and that it does not necessarily yield useful or interesting results. I mean, how far do popularity contests (the “best blog” thing), link counts, googlerank, and number of visitors take us?

Are your postings being read?
Werden deine Postings gelesen?

Yes 🙂

And by whom?
Und von wem?

All sorts of people. Lots of geeky people, I suppose. Geeky people with a taste for arts and human sciences, hopefully. As I said above, it’s a pretty international crowd. My blog is bilingual, and I’m happy to say my readership reflects this. I try to act as a bridge between the francoblogosphere and the angloblogosphere at times, and some people appreciate my blog for that.

In your opinion, what makes a star blogger? Are there star bloggers in Switzerland?
Was ist für dich ein Star-Blogger? Gibt es so einen in der CH?

Stardom is no different in blogland than in the offline world. I think stars are first and foremost a media construction. Journalists like having “stars” or “specialists” to talk about. So I’d say stars, in general, are defined by media coverage. But from my point of view, media coverage is just media coverage. You can be very good at what you do and not get any media coverage. You can be very average at what you do, and because you have media attention, you get more media attention. Well, I guess you know better than me how the world of journalism works…

Stars also have a (positive, when it is not perverted) role to play for the general public, as a kind of ideal image of humanity, or of themselves, or role-models. You know, I have this total identification thing going on with Jennifer Garner in Alias 😉

So, I guess the answer depends on who is looking for the star blogger. You can be a star in your community and unknown outside it. What is most relevant? The way your community sees you, or the way the general public sees you? Or the way the media see you, the part they have you play?

Do you want to be one?
Möchtest du einer sein?

Ah… well. That’s a very personal question. This last couple of years, I’ve realised that there is a part of me who would have wanted to be a famous actress, or a singer, or a well-known writer (oh wait… what did I say earlier about wanting to write books?) I know that this desire stems from my very big thirst of recognition, and I know that even though the spotlight can be nice, it is not there that I will quench my thirst.

So, as far as blogging goes, I enjoy the recognition I get, and I enjoy the media attention too. But I’m very wary of starification. As I said in Basel, I think it’s much more fit to call me the “Dinosaur of Swiss blogging” (though there are some who started before me!) than the “Queen of Swiss blogging”, or whatever the silly joke was 🙂

So to answer your question, yes, of course, a part of me would like to be a blog star, like I would like to be a famous actress or singer. But it’s not a desire I take seriously. There are many much more important things in life, and fame has its downsides, too.

What’s your opinion on advertising and pay-pal buttons on blogs?
Was hältst du von Werbung und Pay-pal Buttons auf Blog-Seiten?

I don’t mind the PayPal buttons, or Google AdWords if they are discreet. I don’t like graphical ads, though, or anything that pops up in my face or moves — it totally puts me off.

What I’m more sensitive to is the attitude of the blogger about this. Does the blogger tell his readers to make donations every two days to show him they like him? Or is it there just in case somebody felt like it? I think it’s possible to be very childish about asking money from readers, but it’s also possible to do it in a mature way.

Would you donate money to a blogger?Sind sie sinnvoll? Wärst du bereit, einem Blogger eine Spende zukommen zu lassen?

I think it can make sense. I haven’t done it on my blog, and I haven’t planned on doing it, but it’s not something I’ve completely ruled out. I’ve never donated money to a blogger, but I have done so for software and to support an online comics artist. I think I’m more likely to give money to people who are doing stuff I’m not doing myself. As a blogger, I’d find it a bit weird to be donating money to another blogger (and if I was asking for donations myself, imagine!)

What do you expect of yourself and your blog?
Welchen Anspruch stellst du an dich und dein Blog?

I’m not sure how to answer this question. I like my blog as it is! I’m always tinkering with it to improve it, but I’m happy as things are.

Do you think bloggers in Switzerland would hesitate to write critically about politics?
Hast du das Gefühl, dass Blogger in der CH Hemmungen hätten, über kritisch über Politik zu schreiben?

Gosh, not the faintest idea about that. I’m not very interested in politics (not enough, actually, my bad), and so I wouldn’t really read any politically-oriented weblogs. But well, swiss people having cold feet easily, I can imagine they might be a bit “cautious” about being overly critical in their writings about politics.

If any of my German-speaking readers has the courage to translate the questions (I understand them enough to answer them, but maybe not to translate them correctly), I’ll put them in the post.

While I’m in the chapter of interviews, you might want to head over to Morocco and read the interview I gave Tarik Essaadi for Emarrakech.info — if you understand French.

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Infimes précisions [fr]

Je n’ai pas écrit Blog Story. Remise en contexte d’une remarque que je commente dans Journal Infime. Allumez vos téléviseurs dimanche à  20h00, je serai l’invitée de Mise au Point sur la TSR1. Quelques commentaires sur mes aventures avec les médias.

[en] A clarification about something said in the second part of my radio interview. Aside from that, I'll be on TV Sunday evening. I'll try to find out if it can be viewed online.

Si vous avez écouté Journal Infime aujourd’hui, vous aurez sans doute noté que suite à  une petite maladresse de la présentatrice, je me suis retrouvée propulsée auteur de Blog Story. Je vous rassure, rien n’a changé, ce sont toujours bien Cyril et Emily qui en sont les auteurs.

Il y a un point dans l’interview d’aujourd’hui qui mérite un commentaire. Martine Galland m’invite à  parler d’une remarque que je fais dans mes réflexions blogosphériques:

N’allez pas chercher plus loin qu’une famille “à  secrets” pour saisir mes motivations profondes…

Revenons au contexte dans lequel je fais cette remarque. En fait, j’essaie d’expliquer d’où vient la tendance, parfois très marquée chez moi, à  décortiquer les discours, les événements ou les idées, à  vouloir traquer “l’erreur” et la désinformation, casser les mythes et les illusions.

La problématique du secret n’eclaire à  mon sens pas vraiment, comme la structure de l’interview le laisse entendre, mes motivations profondes à  vouloir partager ainsi [ma] vie avec des milliers de lecteurs. Ma remarque, remise dans son contexte, concernait mes motivations à  décortiquer (et critiquer) les articles parus sur les weblogs. Face à  ce qui me paraissait être une forme de désinformation, je montais sur mon cheval de bataille pour clâmer au monde que la vérité n’était pas celle qu’on leur avait servie, poussée par un élan qui pour moi prend clairement sa source dans ce que j’ai vécu, enfant, dans ma famille.

Ce qui me pousse à  partager mes idées et quelques morceaux de ma vie sur internet, c’est à  mon avis plus un besoin d’exister, d’être entendue, reconnue. Je n’y vois pas tant un besoin de mettre au grand jour ce qui est caché en moi qu’un besoin assez primordial d’expression. En écrivant ces lignes, toutefois, je me rends compte que ce besoin d’expression pourrait être interprété comme un refus de jouer le jeu du secret — du silence. Est-ce lié? Possible… mais pour moi le lien n’est pas clair, et je ne le faisais certainement pas lorsque j’écrivais mes Réflexions blogosphériques.

Vous venez en passant d’avoir une démonstration, en direct, du besoin impérieux qui m’habite de m’assurer que j’ai bien été entièrement comprise…

Je poursuis ce billet coloré “presse” en vous proposant de regarder Mise au Point dimanche à  20h00 sur la TSR1. (Je ne vous donne pas plus de détails, z’avez qu’à  regarder… ou lire la suite!)

Après le petit couac concernant Migros Magazin, j’ai été heureuse d’apprendre le fin mot de l’histoire au sujet de ma mésaventure avec Le Temps. En effet, j’avais été interviewée pour un article, que la (fort sympathique) journaliste m’avait ensuite soumis pour relecture et feedback (quelques échanges de mails). Quelle n’a pas été ma surprise, lorsque, lisant le dossier consacré aux blogs dans les pages 2 et 3 du Temps le 2 février dernier, j’ai pu constater la totale absence de cet article que j’avais pourtant vu à  plusieurs reprises!

La journaliste qui m’avait interviewée étant à  ce moment-là  en vacances à  l’autre bout du monde ou presque, elle n’a pas été en mesure d’éclairer ma lanterne quant à  la raison exacte de cette disparition. C’est maintenant chose faite, et c’était un peu ce que je soupçonnais: manque de place, on a sacrifié un article. La journaliste n’avait malheureusement pas les lignages exacts pour réduire ses articles avant de partir en vacances. Ce sont des choses qui arrivent.

Sur le moment, cela m’avait d’autant plus déçue que la parution de ce dossier dans Le Temps avait incité la production de Mise au Point à  changer l’angle du reportage sur les blogs, renonçant à  m’interviewer pour pouvoir aborder plus longuement la question des adolescents skyblogueurs. J’avais passé plus de 6 heures à  parler avec le réalisateur, on avait fixé un jour de tournage, il m’avait montré un premier jet de scénario… double déception. Mais, comme je vous l’ai dit, les choses finissent bien pour moi (enfin, je trouve!) puisque je serai l’invitée du plateau de fin d’émission.

J’avoue une certaine excitation à  l’idée de “passer à  la télé”, et j’ai réalisé en en parlant autour de moi que tout le monde ne réagirait pas ainsi. Et vous, chers lecteurs — ça vous plairait, une apparition télévisuelle, ou bien c’est plutôt le genre de chose que vous préféreriez éviter? Je suis curieuse de vous entendre à  ce sujet.

Mise à  jour 17.02.2005: extraits cités par Mireille Galland dans la troisième partie de l’interview:

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Interview radio en ligne [en]

La première partie de mon interview radiophonique pour Journal Infime est disponible en ligne. Et la deuxième.

[] La première partie de mon interview radiophonique pour Journal Infime est disponible en ligne. Et la deuxième.

Si vous avez raté mon passage à  la radio, ne désespérez pas! Grâce au miracle de la technique, vous pouvez écouter quand cela vous chante cette première partie d’interview (position: 21 min 45). N’oubliez pas d’écouter “en direct” demain et après-demain!

Mise à  jour 16.02.2005: la deuxième partie est en ligne. (Position: 20 minutes.)

Mise à  jour 17.02.2005: troisième et dernière partie. (Position: 19 minutes.) Et également un lien vers la page que j’ai consacrée à  The Psychology of Cyberspace, l’ouvrage en ligne dont je parle dans cette partie d’interview.

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Radio: interviewée pour Journal Infime [fr]

Une interview de moi sera diffusée vers 14h20 sur la RSR1 (102.6/92.7 à  Lausanne) les 15, 16 et 17 février.

[en] You can hear me next week in a three-part interview on the swiss radio RSR1. The interview will be aired around 14h20 (GMT+1) on 15-17th February. It's about weblogs, of course.

Update 15.02.2005: if you missed it, the show has been archived (go to 21 min 45).

Update 16.02.2005: second part online (jump to 20 minutes).

Martine Galland m’a interviewée il y a plusieurs semaines pour son émission Journal Infime. Vous pourrez écouter l’interview sur la RSR1 (102.6 ou 94.70 si vous êtes à  Lausanne, sinon, voyez l’aide) cette semaine. Il sera diffusé en trois tranches d’une dizaine de minutes chacune, mardi 15, mercredi 16, et jeudi 17, aux alentours de 14h20. J’y parlerai — oh, surprise! — de mon blog, des blogs, et d’internet.

D’après ce que je vois sur le site de la RSR1, il est possible également d’écouter la radio en ligne avec RealPlayer. Pour ceux qui ne peuvent pas l’écouter “live”, pas de souci: je reçois un CD de l’émission, que je mettrai en ligne pour autant que j’en obtienne l’autorisation.

J’ai déjà  été interviewée pour la RSR1 une première fois en 2002. L’émission ne semble malheureusement plus être en ligne — si vous la trouvez, faites-moi signe!

Edit 15.02.2005: vous avez accès à  un enregistrement de l’émission si vous l’avez ratée. Sautez tout de suite à  21 min 45 si vous voulez avoir directement mon interview. Et oui, ils ont mis un lien vers technorati au lieu de Climb to the Stars, j’ai demandé qu’ils le corrigent.

Mise à  jour 16.02.2005: la deuxième partie est en ligne. (Position: 20 minutes.)

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IT Conversations: Dan Gillmor [en]

Some notes on IT Conversations show with Halley Suitt and Dan Gillmor (audio available online).

[fr] Interview audio de Dan Gillmor par Halley Suitt. Quelques notes.

I’m currently listening to Halley’s interview of Dan Gillmor on IT Conversations. I’m not used to listening to stuff through the internet (the whole podcasting hype hasn’t really caught my interest… yet) — so here are a few notes and comments, mainly for myself.

First of all, I’m always slightly shocked to hear people I know from the Internet actually speaking. When chatting, or reading blogs, I forget that people have accents. So, my first reaction upon hearing Halley speaking was “Gosh! She really has an American accent!”.

After a first part on American politics that went completely over my head, the topic turned to “Journalism and blogging” (already more interesting) and finally, more webby stuff. A few random notes:

  • Strive for objectivity in journalism still a valid aim.
  • 9-11, elections, tsunami: made blogs visible as a media, rather than “made more people blog” (I’ve finally managed to name the confusion that irritates me so much.)
  • Camera phones (and digicams in general) have a highly disruptive potential. Towards more transparency. Harder to hide nasty things.
  • Podcasting: most people not trained to produce the kind of audio we enjoy listening to.
  • Blogs with small readership (target audience=family and close friends): very important sociologically.
  • Internet allows to bring readers closer to source material.
  • Probably lots of source material for historians gathering now on the web. Web stuff as potential replacement for the letter, which used to give lots of information on people’s lives and current events. (Biographies, History.)
  • Not holding people accountable (in future) about silly things they wrote on their teenage blogs…
  • About writing the book online: retaining authorship, while having thousands of “eyes” to give feedback and comments. (And the eyes in question will be those interested by the topic.)

Next one I’m listening to is Joi’s.

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