Blogs du Monde sous WordPress multi-utilisateurs [fr]

[en] Le Monde, a very well-respected French journal, has just migrated its blogging platform to WordPress. Great news! Might make it easier to convince my clients that WPMU is a great product.

J’ai un train de retard (20 jours) et j’ai un peu honte, mais la nouvelle est assez importante à mes yeux pour que je la relaye tout de même: [les blogs du Monde passent sous WordPress](http://faq.blog.lemonde.fr/2006/11/01/migration/).

Après une étude comparative du marché des plate-formes de blogs qui a durée trois mois, Le Monde a choisi WordPress, qui offre plus de liberté dans le développement qu’une plate-forme “commerciale” comme TypePad (ce qu’ils utilisaient avant). (L’enjeu n’est pas “gratuit” ou “lucratif”, mais une question de licence, un logiciel libre comme WordPress pouvant être modifié à souhait par quiconque.)

A écouter, la très intéressante [interview de Stéphane Mazzorato par Tristan Mendès France](http://blog.mendes-france.com/2006/11/11/le-monde-met-ses-blogs-au-libre-interview/) au sujet du choix de la plate-forme et des avantages qu’ils y trouvent.

Cette nouvelle me réjouit. Lorsque je propose WordPress comme solution à des clients qui cherchent une plate-forme de blogs, la tentation est souvent grande de faire appel à un produit développé par une entreprise (comme [TypePad](http://typepad.fr) ou [Kaywa](http://kaywa.ch), plutôt qu’un *truc à disposition gratuitement sur internet*. Ça fait plus sérieux.

Je pense que la raison principale pour choisir une plate-forme libre est très bien expliquée par Stéphane Mazzorato: la possibilité de faire évoluer le produit à sa convenance, et d’offrir ainsi des nouvelles fonctionnalités à ses utilisateurs sans que cela dépende d’une organisation externe.

En tous, cas, bienvenue à [LeMonde.fr](http://www.lemonde.fr/web/blogs/0,39-0,48-0,0.html) dans la grande communauté des développeurs WordPress!

Info trouvée par hasard [chez Matt](http://photomatt.net/2006/10/30/le-monde/).

Le blog de Matt me rappelle par ailleurs que [About.com tourne également sous WordPress](http://photomatt.net/2005/12/07/about-switching/) (c’est un des top 50 sites sur le web).

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Vidéo: utilité des blogs en entreprise [fr]

[en] Subtitled interview (in French) of Joanne Colan talking about her role at Rocketboom and the relevance of blogging in a business context.

J’ambitionnais de me coucher avant minuit, mais [Kevin](http://epeus.blogspot.com) m’a attrapée pour me dire de regarder [l’émission Rocketboom d’aujourd’hui](http://www.rocketboom.com/vlog/archives/2006/09/rb_06_sep_14.html). Eh oui, chers amis francophones, c’est pour vous aujourd’hui: Joanne Colan explique, dans un français parfait auquel s’ajoute un joli accent britannique, en quoi consiste son travail pour Rocketboom et surtout, elle donne un exemple de la pertinence de la démarche “blog” dans une entreprise. Je vous laisse écouter, je ramasse le chat, et je file me mettre sous mon duvet.

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J'monte à Jval! Et vous? [fr]

[en] A soon-to-be-ex-collegue of mine (because I'm leaving) is organising a small music festival near Begnins, between Geneva and Lausanne. He was podcast-interviewed by James the Podcaster, and I asked him a few questions by e-mail. Jval Festival will take place on 18-20th August.

Les 18-19-20 août, dans le domaine Serreaux-Dessus (hauts de Begnins, au-dessus de Gland, entre Morges et Nyon, entre Genève et Lausanne — vous situez?) aura lieu [Jval Festival](http://jvalfestival.ch), organisé par mon futur-ex-collègue (c’est moi qui pars!) et ami Pierre Nicolas et son frère Laurent.

Vue depuis le domaine de Serreaux-Dessus Comment? Encore un festival? Moi qui n’ai pas encore mis en ligne mes photos de [la Cité](http://festivaldelacite.ch) et de [Paléo](http://paleo.ch)! Il faut dire que la formule est un peu différente: cadre magnifique, bon vin au bar, groupes locaux, ambiance intime (200 personnes).

Lorsque Pierre m’a dit il y a quelques jours qu’il était occupé à faire la promo de Jval Festival, j’en ai tout de suite touché un mot à [Thierry](http://www.idprod.ch/james/), et voici le résultat: [interview (vidéo) de Pierre Nicolas pour Culture Pod](http://www.idprod.ch/james/?p=76). Pierre nous y raconte comment l’idée du festival est née, ce que ça représente et implique d’organiser une telle manifestation, et [quels groupes seront présents](http://www.jvalfestival.ch/groupes.php).

Quand Pierre m’a parlé de ce festival, il y a de longs mois de cela, je sais que ce qui m’intriguait était ce passage entre “fête avec des amis” à “festival public”. Thierry a fort bien invité Pierre à s’étendre un peu sur le sujet, et de mon côté, je lui ai posé quelques questions par e-mail, que je reproduis ci-dessous.

**Peux-tu me raconter un peu comment a pris forme, l’année dernière, la première édition de Jval Festival? Quels groupes sont venus jouer, et comment les avez-vous trouvés?**

*Avec mon frere aîné, on pensait simplement faire un bar quelques soirs pour profiter avec des potes (ou autres) du cadre assez sympa! Finalement, comme mon frère et plusieurs de nos amis sont musiciens, on a decidé de faire venir quelques groupes, et le projet a ainsi petit à petit pris la forme d’un petit festival. Donc dans les 4 groupes qui sont venus jouer, il y avait Superstrings (groupe de mon frère), [Just for Funk](http://www.justforfunk.com/) (groupe d’un de mes potes), [For the Passion](http://www.poinch.net/poinch/forthepassion/) et Fargo (2 groupes dont s’occupe l’ingenieur du son du groupe de mon frère).*

**Combien de spectateurs l’an dernier, et combien attendus cette année? Est-ce qu’on pourra acheter les billets sur place, ou bien ça risque d’être complet?**

*L’année passée on a eu relativement peu de monde parce qu’on a fait la pub quelque chose comme 10 jours avant! En plus, il a plu toute la journee du premier soir et il a plu le deuxième… Au final on a eu 170 personnes le premier soir et environ 80 le deuxieme. Il sera certainement possible d’acheter des billets sur place, mais vu la taille très limitée du festival, [autant les acheter avant](http://www.jvalfestival.ch/reservation.php)! Cette année on attend environ 250 personnes par soir.*

**Comment avez-vous choisi [les artistes](http://www.jvalfestival.ch/groupes.php) pour cette édition? Est-ce que la plupart sont des artistes avec des agents, ou bien tu t’es (vous?) retrouvé à tracter directement avec les artistes en question? Comment on s’y prend, par exemple, pour que [Lole](http://www.lolemusic.com/) vienne chanter dans son festival?**

*Pour tous les groupes c’est la même chose: on se rend sur le site du groupe, on charge la page contact et on ecrit un mail pour connaître les disponibilités et les tarifs du groupe. Pour certains groupes, ce mail parvient directement à l’agent et c’est lui qui s’occupe de nous repondre. Les groupes étrangers ont généralement un tourneur en Suisse (Opus One, boîte appartenant à Paléo, par exemple) qui s’occupe de prendre contact avec l’agent des differents groupes dont ils s’occupent. Cette annee, à part pour Lole, on a negocié directement avec les groupes. Pour Lole, on a simplement pris contact avec son agent, qui est l’organisateur de [Festi’neuch](http://www.festineuch.com/) (la demoiselle vient de la-bas).*

**Est-ce qu’il y a des choses à préciser concernant le [domaine de Serreaux-Dessus](http://www.jvalfestival.ch/accueil.php “Photo.”), mis à part la vue?**

*Alors oui, on mise bien évidemment sur le cadre (domaine viticole éloigné de la circulation, etc.), la vue (de Villeneuve jusqu’a Genève), et sur ce que certains pourraient prendre comme un désavantage: la taille. C’est un tout petit festival, donc on aura droit à des concerts presque privés! Il faut dire aussi que les festivaliers auront la possibilité, pour une fois, de boire du bon vin pendant le festival, ce qui change de Paléo, quand même!*

Merci, Pierre! En ce qui me concerne, mon début de week-end est malheureusement pris de longue date, mais je monterai à Jval le dimanche 20. Je ne veux pas rater ça!

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J'ai refusé mon premier interview [fr]

[en] I just refused my first interview. It was on a topic I knew nothing about until the journalist's phone call, roughly twenty minutes before the show (live). It's not that they shouldn't have contacted me, but the fact I knew nothing of the story (leak of music festival programs through blogs) and that it brought along the hairy "blogs vs. journalism" issue (I'm no means a specialist on that question) made me feel really uncomfortable about speaking up as the "bloggy specialist". The journalist understood my concerns, and I'm grateful to her for that. You'll just have to be a bit more patient until the next interview!

Eh oui. Il n’y a pas plus tard que quelques minutes. Produit de toutes mes réflexions, [prises de tête et discussions au sujet de mon statut de Madame Blogs](http://climbtothestars.org/archives/2006/01/16/etre-madame-blogs/) ces derniers mois.

On ne pourra cependant pas dire que j’ai refusé net. J’ai hésité. J’ai réfléchi (autant que je pouvais, pendant que je discutais au téléphone avec la journaliste et que je voyais passer les minutes). C’était pour un direct à  la RSR, vers 18h00, sur le sujet des fuites du programme de [Paléo](http://paleo.ch/) (et du [Montreux Jazz](http://www.montreuxjazz.com/)) [via les blogs](http://montreuxjazz.bleublog.ch/general/programme-officieux-montreux-jazz-2006.html “Un exemple parmi d’autres.”), ce qui a eu pour conséquence (me dit-on) l’annulation de la conférence de presse qui était prévue pour aujourd’hui. Problématique: blogs et médias traditionnels (terrain ô combien glissant), motivation de ceux qui contribuent à  faire circuler des infos qui sont “sous embargo” pour la presse traditionnelle, à  qui profite le crime…

Ce n’est pas qu’on tenait à  me faire dire des choses avec lesquelles je n’étais pas d’accord. C’était surtout parce que je ne savais rien de l’histoire en question avant que la journaliste ne m’en parle (j’ai téléchargé le programme de Paléo cet après-midi sur leur site comme “tout le monde” avant d’y commander mes billets). Donc, en gros, j’allais m’exprimer en direct sur un sujet dont j’avais entendu parler pour la première fois une vingtaine de minutes auparavant. Pas très confortable pour le moins, et surtout, pas très déontologique de ma part, puisque ma présence dans cette interview sous-entendrait tout de même pour les auditeurs que je savais de quoi il en retournait.

Une autre source de mon malaise est le sentiment qu’on glisse vers une tendance où il suffit de mettre le mot “blog” dans un reportage pour accrocher le lecteur ou l’auditeur. “Le programme de Paléo circule sur les blogs” — ça donne le sentiment que la blogosphère entière se refile le programme, mais qu’en est-il en réalité? De combien de blogs s’agit-il? Je n’en sais rien. Une poignée, plus que probablement. Peut-être plus? De nouveau, je débarque, aucune idée de l’ampleur du phénomène.

Ce ne sont pas les blogs qui sont importants en tant que tel. Avec l’apparition d’internet, les médias traditionnels ont perdu l’exclusivité de la diffusion publique de l’information. Ce qu’ont fait les blogs, c’est (pardonnez-moi, mais j’aime bien cette formule) *[actualiser la promesse d’internet](http://ditwww.epfl.ch/publications-spip/article.php3?id_article=918)* et rendre effectivement possible au plus grand nombre de s’exprimer sur la toile.

Les blogs sont aussi des machines à  conversation, ils sont un média social, et fonctionnent comme du bouche à  oreille, mais avec le pouvoir de diffusion d’internet. Alors, les programmes de festival qui circulent, ça n’a rien de bien extraordinaire, à  mon humble avis.

Quand vous préparez un festival, il y a des tas de gens “à  l’intérieur” qui connaissent le programme ou une partie de celui-ci. Il y a des fuites. Il y a toujours des fuites. Et maintenant, au lieu de juste parler de ce que l’on sait à  ses voisins, collègues, et amis, on le colle sur son blog. Des inconnus le lisent. L’information se diffuse. Et les pauvres médias traditionnels qui respectaient l’embargo se posent des colles: les blogueurs en parlent, pourquoi pas nous? Mais les blogueurs, eux, se contentent de parler de ce qui les intéresse, avec plus ou moins de sérieux, plus ou moins de compétence, sans se préoccuper de questions d’exclusivité ou d’embargos.

Quant à  la fameuse “opposition” entre blogs et médias traditionnels qui plaît à  certains (on peut mettre en avant le manque de crédibilité des blogs — mais franchement, qui est plus crédible, le patron d’entreprise qui vous parle directement de ses produits, ou bien un resucé de communiqué de presse rédigé par l’agence de communication engagée spécialement pour l’occasion?), je pense qu’il n’y a pas de réponses simples à  apporter. En tous cas moi, je n’en ai pas, et surtout pas hors contexte, en deux minutes de direct, sans préparation. Ce que je sais cependant, c’est que je vois une cohabitation plutôt qu’une opposition. C’est clair que l’évolution d’internet force la presse traditionnelle à  se remettre en question. Mais je ne suis pas une spécialiste de la presse 🙂

Qu’il soit bien clair: je ne jette nullement la pierre à  la RSR pour m’avoir contacté. Si j’avais suivi l’affaire, j’aurais volontiers fait la spécialiste et tenté d’apporter un modeste éclairage à  l’histoire. Mais là , ça me mettait dans une situation vraiment trop inconfortable. La journaliste (avec qui j’ai parlé près d’un quart d’heure au téléphone) a tout à  fait accepté mes réticences et je l’en remercie.

Je crois juste qu’il est grand temps que je commence à  faire attention à  n’intervenir dans les médias traditionnels que lorsque je me sens réellement compétente pour le sujet, et pas juste parce qu’il s’agit de blogs, et qu’en blogs de manière générale, je sais plus ou moins de quoi je parle.

[Le reportage peut être écouté ici.](http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=201&playerMode=normal&&bcItemId=6658752&bcid=412492&contentDisplay=)

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Nuit du Journal Intime: quelques paroles [fr]

[en] Excerpts of an interview I gave last week to the DRS with other participants to "la Nuit du Journal Intime". I speak of intimacy (what it is for me, are we losing intimacy), blogs and private diaries on the web (not viable in the long run, in my opinion), and of what I don't say about myself on my blog (a lot!)

Comme je l’ai raconté, nous avons été interviewés par la DRS après [le débat ouvrant la Nuit du Journal Intime](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/14/nuit-du-journal-intime-reflexions/). J’ai reçu le CD et fait une compilation de ce que j’ai dit à cette occasion, avec quelques commentaires.

A votre disposition en format MP3, 3.4Mb pour 7 minutes d’audio (oui, j’ai des progrès à faire, suggestions bienvenues): [DRS Interview (extraits + commentaires)](/files/drs-interview-20060218.mp3)

J’y parle:

– de ma conception de l’intimité et de sa perte éventuelle
– de la viabilité et de la possibilité d’un journal intime sur internet
– de la mise en scène de soi dans le monde “online”
– de ce dont je ne parle pas dans mon blog…

Si je fais référence à des choses dans ce “podcast” et que vous voulez des précisions, des liens, etc… n’hésitez pas à demander des compléments: les commentaires sont là pour ça!

(Et question subsidiaire pour ceux qui sont abonnés à ce blog: est-ce que le fichier MP3 apparaît comme un “enclosure”?)

(Et question subsidiaire pour ceux qui s’y connaissent: comment je peux faire apparaître un slider audio dans le billet pour que les gens puissent écouter juste en cliquant sur le bouton “play”?)

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Nuit du Journal Intime: réflexions [fr]

[en] I was part of a panel in Geneva last Saturday. It was about intimacy in the age of blogs and the internet. Interesting experience, very different from the geek/tech events I'm used to. Some thoughts about the evening.

Nuit du Journal Intime 30

Je reviens (pas trop à  chaud) sur [la soirée de samedi à  Genève](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/11/ce-soir-a-geneve-nuit-du-journal-intime/). Dans l’ensemble, ce fut une bonne soirée, malgré mon rhume bien installé. Quelques réflexions en vrac. J’ai pris quelques photos que [je suis en train de mettre en ligne](http://flickr.com/photos/bunny/sets/72057594064337767/).

**Accueil**

Je suis de plus en plus sensible à  la qualité de l’accueil lorsque je me rends quelque part pour une conférence ou un interview. Est-ce que quelqu’un est là  pour m’accueillir, déjà ? Dois-je payer mon café? Ce sont des petites choses qui ne sont jamais spécifiées dans le “contrat”, mais qui comptent. Quand je me déplace pour parler dans une école, on me paie, certes, mais je suis quand même une “invitée”.

Par exemple, j’ai récemment commencé à  insister pour qu’une personne soit présente quelques minutes avant le début de mon intervention pour régler les problèmes techniques s’il y en a. J’ai déjà  à  porter le poids de la prestation publique (si on peut appeler ça ainsi) sans avoir à  courir à  droite et à  gauche juste avant de parler parce que telle ou telle chose ne fonctionne pas.

Lorsque je me déplace pour un interview, je suis sensible aussi à  ce genre d’attention. Est-ce qu’on me fait poireauter dans la cafétéria durant près d’une demi-heure, Nuit du Journal Intime 3comme cela m’est arrivé récemment? Est-ce qu’on s’occupe de mes frais de transport? Comme je l’ai dit ici il y a quelque temps, j’ai [passé le stade où je suis heureuse de donner du temps et de l’argent simplement pour figurer dans la presse](http://climbtothestars.org/archives/2006/01/16/etre-madame-blogs/).

Assez de grogne: l’accueil à  la Nuit du Journal Intime était très bon. Petit salon pour les débattaires, choses à  grignoter, boissons, petit cadeau joli (un carnet d’écriture et une boîte de thé), souper offert après le débat. Foie gras, s’il vous plaît. Très bon de surcroît. J’ai un peu poireauté dans le hall, mais par ma faute: j’ai marmonné un peu trop timidement au réceptionniste que j’avais rendez-vous à  18h30, sans annoncer clairement que je venais pour participer au débat. Ça m’apprendra, pour la prochaine fois.

**Intimité**

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Qu’est-ce que l’intimité? Qu’est-ce qui est intime, pour moi? Pour ouvrir le débat, on nous a demandé à  chacun d’expliciter un peu notre rapport à  l’intimité. Quelles sont les choses qui font partie de notre sphère intime? J’ai de la peine à  répondre. De prime abord, je dirais “ce que je ne publie pas dans mon blog,” car pour moi, l’intime s’oppose au public. Mais ce n’est pas aussi simple que ça. On peut étaler son intimité en public — cela reste l’intimité. Ou non?

Nuit du Journal Intime 10

Disons plutôt que pour moi, ce qui est intime est ce que je ne partage pas facilement. Ce que je ne livre qu’à  des personnes choisies, et pas au monde. Ou encore, c’est ce qui m’expose quand je le partage. Dans ce sens là , on peut trouver dans ce blog quelques (rares) passages qui abordent des sujets intimes.

Je pense qu’il y a une distinction importante à  faire entre “l’intimité personnelle” (ce que *je* considère intime) et “l’intimité sociale” (ce que le société considère comme faisant partie de la sphère intime). Catherine Millet, auteur de La vie sexuelle de Catherine M., disait lors du débat que pour elle, l’intimité se situait plutôt au niveau émotionnel que corporel/sexuel. Voici à  mon avis un exemple de cas où son intimité personnelle ne coïncide pas avec l’intimité sociale.

**Ambiance**

Ambiance très sérieuse, pour moi qui sortait directement de [LIFT’06](http://lift06.org). Les événements geeks et le milieu des blogs en général sont très relax. On se tutoie, on ne se prend pas (trop) au sérieux, on se plante et on recommence. Me retrouver sur scène, avec des personnes que je connais à  peine et que je vousoie (c’est bête, mais pour moi ça fait vraiment une différence), qui ont clairement plus l’habitude que moi de ce genre d’exercice, éblouie par les projecteurs… J’avoue que je me sentais relativement peu à  ma place.

Ça s’est bien passé, pourtant. J’ai “fait ma blogueuse”, j’ai dit un peu mes doutes, ce que je ne savais pas, et aussi un peu ce que je savais. J’en prends conscience en écrivant: il y avait beaucoup plus de mise en scène ce soir-là  que ce dont j’ai l’habitude. C’est ça: la mise en scène. C’est étrange pour moi.

Nuit du Journal Intime 25

J’ai trouvé le débat un peu difficile à  suivre par moments. Je ne voyais pas tellement, en fait, où était le débat. C’était intéressant d’écouter ce que les autres invités avaient à  dire, mais des fois j’avais l’impression que l’on ne s’entendait pas vraiment.

Hors de la grande salle de spectacles, de retour dans le lounge avec bougies, velours rouge et petites tables pour les lectures de journaux intimes et le repas, c’était très joli et chaleureux.

Nuit du Journal Intime 18

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est l’interview-radio avec la DRS, après le débat, de retour dans le petit salon. La journaliste nous a demandé de revenir sur le débat, sur ce qu’on y avait appris, ce qu’on en avait gardé. Puis on a commencé à  discuter. On a abordé des choses qui n’étaient pas intervenues dans le débat. Pour moi, c’était plus riche, finalement, que la forme un peu dirigée du débat. Ce n’est pas étonnant que ma préférence aille dans ce sens: les blogs, les podcasts, internet… c’est le lieu de la conversation, sans forme prédéfinie. C’est dans ce milieu-là  que je me sens à  l’aise.

**Droits d’auteur**

Après l’interview, j’ai demandé à  la journaliste s’il était possible d’avoir une copie de ce qu’elle avait enregistré, entre autres parce que j’y avais mis en mots des choses que j’avais envie de pouvoir garder et utiliser. (En passant, ça m’a fait très bizarre, durant le débat, de penser que nous n’étions pas enregistrés. J’ai trop l’habitude, avec le web, de laisser des traces derrière moi.)

Nous avons ensuite parlé de droits d’auteur, parce que j’exprimais mon désir de rendre disponible certaines choses sur le web. J’ai lu récemment (je ne sais plus sur quel blog, honte à  moi) qu’un blogueur avait reçu l’interdiction de la part d’une journaliste de publier l’interview par e-mail qu’il lui avait accordé. Le blogueur en question disait quelque chose comme ceci: de quel droit peut-on m’interdire de mettre à  disposition mes propres mots? De même, la DRS peut-elle prétendre détenir des droits sur ce que j’ai dit durant cet interview, parce qu’elle a fourni le matériel d’enregistrement? Et si j’avais enregistré en parallèle avec mon matériel? J’ai mentionné l’épisode du [vidéocast de Robert Scoble](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/04/wild-videocast-of-robert-scoble-interview/#comment-54442), où j’ai fait précisément ça, avec l’accord des intervenants.

En fait, a précisé la journaliste, ce n’est que sur ses mots à  elle que la DRS détient des droits d’auteur. Cela fait, sens, car lorsqu’elle nous interviewe, elle représente la radio pour laquelle elle travaille. Quand j’aurai reçu le CD, je ferai donc un montage avec mes propres mots et le mettrai en ligne.

La journaliste connaissait EFF, Creative Commons, etc… j’en suis baba!

Et vous? Etiez-vous à  cette soirée? Qu’en avez-vous pensé?

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Wild Videocast of Robert Scoble Interview [en]

[fr] Une interview (partielle) de Robert Scoble par Marc-Olivier et David de IC Agency, filmée de façon un peu sauvage. Quand on dit que les blogs sont la télé-réalité du web...

I was having a post-LIFT chat with Marc-Olivier in the lounge yesterday when [David](http://davsad.blogspot.com/) came up, stole him from me and started talking about getting Robert to do a podcast with them for a blog they were going to open. I offered to introduce them to him.

I was going to take a couple of [photographs](http://flickr.com/photos/bunny) but as they started, I decided for video instead. Think of it as a “making of” videocast of their podcast. (I say “wild” not because [Robert went wild on the video](http://scobleizer.wordpress.com/2006/02/04/going-skiing-today/ “Check out some comments about people photographing you when you’re partying!”) but because it wasn’t planned, staged, or whatever. Vidéocasting sauvage would be how I’d put it in French.

5-minute videocast with Robert (partial)

Robert Scoble podcast (5 mins) by Steph

My initial intention was to upload it straight away. I like the immediateness you can get with the web. (If moblogging wasn’t so bloody expensive I’d be moblogging away…) David actually asked me to hold off publishing the video and cut out some bits of it or put their audio on it, because they wanted to edit some of the audio (English mistakes in the questions, but IMHO, who cares?) I said I preferred to publish what I had recorded “as is”, mistakes, goofs, and all — it was OK with Robert.

I’m a bit embarrassed by the situation, to be honest. My video is on [DailyMotion](http://www.dailymotion.com/Steph/) under a CC-by-sa-nc license, so they can put their audio on top if they like, whatever. I don’t really like having to refrain from publishing something, but on the other hand I am very much aware that if you appear on a video or a photograph, you have a right to control publication of it. I think what bothered me was the argument of “exclusivity”. My videocast is only about a third of the interview, anyway.

What would you have done? Should I have refrained from posting this until they had their version up?

I will of course be posting the link to their version(s) here as soon as I get it.

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Etre Madame Blogs [fr]

[en] You may or may not know that I've become the person journalists contact around here when they have an article to write about blogs. Not always, but often. Media fame is neat, but can be tiring when it becomes routine, and you're filled with self-doubts on the part you're playing in giving the public a biased vision of what blogs and blogging are. A bit of history, some thoughts, and a little rant. If you don't read French, you're lucky -- you can come back later when I have more constructive things to say.

Je me souviens du tout premier téléphone que j’ai reçu de la part d’un journaliste. J’allais sur mes 19 ans, j’étais cheftaine scoute, et il s’agissait d’une sombre histoire concernant le terrain que nous désirions occuper durant notre camp d’été. J’ai bredouillé quelques réponses à  des questions dont je ne comprenais pas vraiment l’objet, sans même saisir que j’allais être citée dans un article.

Plusieurs années passent. Je suis en Inde. Je suis en train de marcher vers l’arrêt des taxis lorsqu’un homme à  scooter s’arrête à  ma hauteur et propose de me prendre en stop. J’accepte. Nous échangeons quelques banalités sur les raisons de ma présence en Inde. [Il est journaliste](http://climbtothestars.org/archives/2001/08/18/journaliste/). Il désire m’interviewer. Contre toute attente, l’interview se fait, et [l’article paraît](http://climbtothestars.org/img/article.jpg).

On est en Inde, le pays des [aventures extraordinaires](http://climbtothestars.org/logbook/ “Les aventures extraordinaires de Stephanie au pays des Indiens.”). Je rentre donc en Suisse avec l’article sous le bras, des tirages des photos, et une promesse morte-née de rôle dans un film hindi qui perdra son financement lors des événements du 11 septembre 2001. Je n’en reviens pas, je n’y crois qu’à  moitié, mais en Inde, tout peut arriver : il y a eu un article à  mon sujet dans le Pune Times.

Entre 2002 et 2004, je compte cinq interviews, dont quatre sur les blogs. C’est très excitant, je me sens tout à  fait honorée d’être digne de l’attention de ces Messieurs-Dames journalistes. C’est même assez incroyable de penser que ma petite activité sur Internet a une répercussion dans « le vrai monde ». Je passe à  la radio pour la première fois de ma vie, et je découpe quelques articles dans lesquels apparaissent mon nom.

Début 2005. Là , tout s’accélère : dès la publication de « [Née pour bloguer](http://www.migrosmagazine.ch/index.cfm?id=4156) » dans Migros Magazine, les interviews s’enchaînent. Le 20 février, je suis l’invitée du plateau de Mise au Point à  la Télévision Suisse Romande : 10 minutes de direct. Pour un baptême-télé, c’est énorme. [Ça continue](/about/presse/).

Pourquoi diable est-ce que je vous raconte tout ça ? Il y a deux raisons. La première, c’est qu’il y a depuis quelque temps des petites voix (dans mon entourage et ailleurs) qui chuchotent que je prends un peu trop de place dans la presse romande, et qu’il y a en Romandie des tas d’autres personnes aussi (voire plus) compétentes que moi en matière de blogs. La deuxième, c’est que je commence à  me sentir passablement blasée face à  toute cette attention médiatique, même si je l’apprécie, et que donner des interviews et voir mon nom dans la presse a perdu l’attrait de la nouveauté.

Je ressens ces temps le besoin de me situer un peu par rapport à  l’attention que portent les médias, et au statut de « Madame Blogs » qui semble être devenu le mien. je me pose beaucoup de questions. Est-ce que je fais du tort « aux blogs » en étant un peu l’interlocutrice privilégiée des médias sur le sujet ? Est-ce un peu de ce ma faute si maintenant, un blog est en Romandie un « journal intime d’adolescent plein de photos », à  l’exclusion de toute autre chose ? Est-ce que je sais vraiment de quoi je parle ? Devrais-je refuser des interviews ? Est-ce que je pourrais faire encore plus pour envoyer les journalistes qui me contactent vers d’autres blogueurs compétents que je connais ? Est-ce que je fais preuve de complaisance envers la presse ? Est-ce que la célébrité me monte à  la tête et m’aveugle…?

Pour commencer, disons-le haut et fort, je ne m’imagine nullement être l’autorité ultime en matière de blogs. Certes, j’ai des tas de choses à  dire sur le sujet, je connais la blogosphère (non ! une petite partie de la blogosphère !) de l’intérieur et depuis belle lurette, et je porte sur elle un regard doublement double : technique et humain, francophone et anglophone. Je sais bien qu’il y a des tas d’aspects des blogs et de l’Internet social qui m’échappent. Je ne peux pas tout suivre !

Mon métier principal n’a rien à  voir avec Internet et les blogs : il consiste à  enseigner l’anglais et le français à  des adolescents. Internet bouge vite, la blogosphère aussi, et de plus en plus de personnes travaillent dans le domaine. Il est normal que je paraisse « larguée » sur certains points : je suis une généraliste du blog, avec, un peu à  mon corps défendant au départ, une petite spécialisation dans les affaires adolescentes. Les généralistes en savent toujours moins que les spécialistes, c’est bien connu.

Plus j’y réfléchis, plus je me dis que ma principale qualité d’interviewée, avant ma « connaissance de la blogosphère », c’est peut-être simplement mon talent de vulgarisation. Je sais généralement expliquer les choses de façon à  ce que les gens comprennent. Je n’éprouve aucune difficulté à  mettre mes idées en mots. Je m’exprime plutôt bien, que ce soit par oral ou par écrit. Une journaliste avec laquelle j’avais sympathisé m’a dit une fois : « Tu te demandes pourquoi on t’appelle autant ? Mais c’est parce que tu nous mâches le travail ! »

Donc, voilà . Les journalistes romands ont leur « spécialiste-généraliste du blog » qui est plutôt bavarde (un ami journaliste m’a raconté son interview-cauchemar : un interviewé qui répondait à  ses questions par un grognement à  mi-chemin entre le oui et le non), qui leur facilite la tâche… et qui en plus est photogénique. Moi, je réponds aux interviews, qui se suivent et commencent à  se ressembler, je me creuse la tête (je vous promets !) pour leur proposer d’autres noms lorsqu’ils en cherchent ou lorsque leurs questions nouvelles dans des domaines qui me paraissent mieux maîtrisés par d’autres.

Souvent, je suis un peu empruntée : qui est la bonne personne à  interviewer sur tel ou tel aspect des blogs ? Je ne sais pas toujours… De loin pas. Je songe parfois à  mettre sur pied une liste de blogueurs romands avec leurs compétences. Mais par où commencer ? Qui inclure, qui exclure ? Je ne connais pas tout le monde ! Si je cite Untel mais que j’oublie Teltel, on va m’en vouloir, surtout si les personnes concernées gagnent leur vie (ou une partie) avec les blogs… C’est bête, mais je commence à  avoir peur du poids de mes mots.

Je trouve d’autant plus difficile de déterminer quelle est « l’attitude juste » à  avoir face aux médias que je suis bien consciente d’avoir des intérêts personnels en jeu. D’une part, les blogs me permettent également de [gagner une partie de ma vie](http://stephanie-booth.com/ “Mon site ‘pro’, entre conseil et conférences.”) (enfin, j’essaye). D’autre part (pour des raisons bassement psychologiques que vous pouvez vous amuser à  interpréter si ça vous chante), je trouve du plaisir à  être sous l’oeil du public, tant que cela reste à  doses raisonnables, bien sûr : j’ai adoré passer à  la télé, j’aime parler en public, être prise en photo, voir mon nom écrit ailleurs que sur un écran… Vous voyez le topo. À quel moment ces intérêts personnels risquent-ils de prendre le pas sur mon ambition d’être une informatrice fiable et consciente de ses limites ? Mon rôle d’interprète de la blogosphère, pour les personnes qui m’interviewent, peut-il être corrompu par ma recherche d’attention ou des considérations pécuniaires, malgré la lucidité que j’essaie d’avoir à  leur sujet ? Au cas où vous en douteriez, je suis quelqu’un qui se pose beaucoup (trop) de questions.

Pour tenter de clore ce trop long billet, je reviens sur la situation concrète qui m’a incitée à  le rédiger : l’effet de nouveauté des interviews est passé. Ça me met un peu mal à  l’aise de dire ça, mais c’est devenu un peu la routine. Bien sûr, je réponds encore volontiers aux questions des journalistes, et ça me fait toujours plaisir que l’on s’adresse à  moi. Cependant (et là , je vous volontiers que ce sont les motivations pécuniaires qui me poussent), les interviews, cela prend du temps. Or les interviews (une amie à  moi était fort surprise de l’apprendre l’autre jour) ne sont pas rémunérées, et le temps est une denrée précieuse qui me manque toujours, même si je n’ai pas mon pareil pour le gaspiller. (Je vous épargne le triste récit de ma situation financière.)

Donc, je disais que je prenais volontiers de mon temps pour accorder des interviews. Mais. S’il vous plaît, Mesdames et Messieurs les journalistes, faites vos devoirs avant de m’interviewer. Allez visiter quelques blogs. Mettez les pieds sur le mien, c’est la moindre des choses. Allez jeter un coup d’oeil aux [articles de vos collègues](/about/presse/), afin de ne pas me faire répéter ce que j’ai déjà  dit trois fois. Il se trouve que j’ai écrit un article (bien modeste) sur les blogs, intitulé [Les blogs : au-delà  du phénomène de mode](http://ditwww.epfl.ch/publications-spip/article.php3?id_article=918). Allez au moins y jeter un coup d’oeil, cela vous donnera une petite idée de ce que je pense des blogs, en plus de quelques points de départ pour vous faire une idée par vous-même. Et, s’il vous plaît, évitez de me dire : « Donc, [un blog, c’est un journal intime d’adolescent](http://flickr.com/photos/bunny/61386068/ “Non, ce n’est vraiment pas que ça…”), c’est bien juste…? »

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En direct des studios de Couleur3 [fr]

[en] Recording of the radio show (in French of course). Photos and URLs of people present.

Les adresses des personnes présentes [(un enregistrement de l’émission est désormais en ligne)](http://www.couleur3.ch/fr/rsr.html?siteSect=5000&programId=58303&rubricId=1046&bcid=393201):

Virginie et Samuel Captivant! La pause En ligne! Erika et Elodie Stephanie Five Fingers (Djil, Kat, Treze)

– [Erika](http://yourangel88.skyblog.com/)
– [Aurélie](http://secret-window.skyblog.com/)
– [Samuel](http://letamtam.ch/)
– [Virginie](http://www.u-blog.net/emma2001)
– [Elodie](http://chorgue89.skyblog.com/)
– [Five Fingers](http://graffitiprod01.skyblog.com/)
– par téléphone: [Indochine](http://indochine.joueb.com/news/416.shtml), [Manuella Maury](http://tsr.blogs.com/mm/), …

Djil à  l'oeuvre

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Demain, sur Couleur3: Société Anonyme sur les blogs [fr]

I’ll be on the radio again Tuesday night from 8-10pm. You can listen to me online if you like. A recording of the show will be available once we’re done. Of course, it’s all in French!

[en] I'll be on the radio again Tuesday night from 8-10pm. You can listen to me online if you like. A recording of the show will be available once we're done. Of course, it's all in French!

Demain mardi, entre 20h00 et 22h00, branchez-vous sur Couleur3 si vous voulez entendre parler de blogs, dans un [‘Société Anonyme’ consacré au sujet](http://www.couleur3.ch/fr/rsr.html?siteSect=5000&programId=58303&rubricId=1046&bcid=393201).

[Sam](http://blog.letamtam.ch/) et moi-même serons quelque part au bout du micro en compagnie d’une jolie brochette d’autres personnes dont j’ignore pour l’heure l’identité.

Si vous ne captez pas Couleur3, vous pouvez écouter en direct sur le net. Si vous ratez l’émission, vous pouvez l’écouter en différé (lien suivra). Comme toujours, vous pouvez [chercher la bonne fréquence](http://www1.rsr.ch/rsr/frequences/) pour votre coin de la Romandie (ou d’ailleurs, on sait jamais).

Samuel en action

[Photos en direct de l’émission sur Flickr.](http://flickr.com/photos/bunny/tags/sociétéanonyme/) (Ou bien [ici](http://flickr.com/photos/bunny/) si jamais cela pose problème.)

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