Comprendre mon cerveau: un pas de plus [fr]

[en] One step further in understanding my flaky brain (which is much-less-flaky as of late). Our brain puts ressources where our motivation and intention is. If I'm super involved in an online community, that's where my energy will go, rather than on cooking. When we feel sucked into Facebook or incapable of focusing anymore, well, it's because we like candy.

Vous savez que ça fait un moment que mon cerveau me préoccupe. J’ai passé une année avec assez peu de “temps de repos” pour mon cerveau, et je me demandais si le foisonnement d’activités avec lesquelles je jonglais pouvait expliquer oublis, zappings, et autres difficultés à me concentrer. Etais-je en train de devenir sénile à 40 ans, de perdre la boule? Est-ce que Facebook, Google Hangouts et Ingress m’avaient grillé les neurones?

J’avais gentiment pris les décisions suivantes:

  • j’allais faire un effort conscient pour prendre des temps morts (ne pas être tout le temps en train d’écouter un truc ou de pianoter sur mon téléphone durant mes trajets et activités quotidiennes)
  • idem pour être moins “éparpillée” en travaillant, faire des efforts de concentration et ne pas passer d’un onglet à l’autre toutes les dix secondes, ou ne pas vérifier mon téléphone quand je lis un livre ou regarde un film (plus de “monotâche”)
  • mettre plus de “conscience” dans mes actes: par exemple, allumer une plaque en prenant note que j’allais devoir l’éteindre, ou faire un effort “d’impression mentale” quand je dis que je vais faire quelque chose

Avec les semaines et les mois qui passaient, j’ai senti un retour à la normale. Ouf, je n’étais pas en train de devenir sénile, et mes neurones n’étaient pas irrémédiablement grillés!

Cygne

Ma conclusion à ce stade était que, en effet, “trop” d’activités dans tous les sens avait eu un effet délétère sur ma façon de fonctionner. Mais j’ai aujourd’hui révisé cette conclusion — je ne crois pas qu’elle était tout à fait correcte.

Deux éléments ont fait évoluer ma réflexion:

  1. La lecture d’un article expliquant (neurosciences) que se plaindre à répétition crée des connexions qui facilitent par la suite la “génération” d’idées négatives. C’est très logique, en fait, on met en place par nos actions et mouvements de pensée des connexions neurales qui rendent plus facile la répétition de ces mêmes mouvements.
    Et je connais bien ce phénomène dans sa version positive, que je pratique sous forme de l’exercice des “trois bonnes choses” quotidiennes. On peut entrainer son cerveau à être plus optimiste/positif, comme on peut l’entraîner à être négatif. J’avais d’ailleurs rencontré cette idée pour la première fois il y a plus de 15 ans maintenant, en lisant le livre “L’intelligence émotionnelle” — quand on est dans un certain état émotionnel, on va naturellement chercher autour de soi ce qui le confirme et l’entretient.
  2. A l’occasion d’une journée pédagogique où j’étais invitée à intervenir, j’ai eu la chance de parler un peu avec le pédopsychiatre Philippe Stephan, qui venait de donner une excellente et très instructive conférence sur le cerveau des adolescents, et ce que son développement nous apprenait par rapport à la relation des ados au monde numérique.
    On parlait du “non-danger” des écrans (le problème est l’absence de limites plutôt que l’écran lui-même — un défaut de cadre plus qu’une activité néfaste), et je faisais part tout de même de mes doutes, me basant sur ma propre expérience récente et des articles comme celui-ci, qui semblaient mettre en rapport temps d’écran et troubles d’attention chez les enfants. Je ne sais plus exactement comment il a formulé ça, mais j’ai retenu l’idée suivante: c’est une question d’investissement/de motivation plus que, de nouveau, la nature de l’activité.
    Si je suis très investie dans ma “vie Facebook”, par exemple, ou ma “vie Ingress”, mon cerveau va “délaisser” en quelque sorte les autres pans de ma vie. On met l’énergie là où “c’est important”, du point de vue de notre motivation. Et là où c’est délicat, c’est que Facebook et cie sont faits pour nous plaire et nous stimuler.

Pour moi ça fait complètement sens. Si on passe beaucoup de temps à faire quelque chose, qu’on y est investi émotionnellement, qu’on a envie de le faire, c’est là que va aller notre attention. On peut bien sûr se remettre sur le droit chemin à coup d’astuces comportementaux, ou aussi simplement en mettant de l’énergie à autre chose (ce qui revient probablement au même). Ça explique aussi pourquoi un changement de rythme de vie (vacances, chalet) nous permet souvent de prendre du recul ou de “décrocher”: on se réinvestit dans d’autres choses.

(En relisant ce que j’ai écrit en conclusion, je me demande s’il n’y a pas un petit bout qui m’échappe encore, parce que ça me paraît un peu “plat” comme conclusion en comparaison avec la “grande illumination cérébrale” que j’ai eue pendant la discussion.)

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Facebook: comment rendre public un statut pour qu’il puisse être partagé [fr]

[en] Archive of my weekly French-language "technology advice column".

Ma newsletter hebdomadaire “Demande à Steph” est archivée ici pour la postérité. Chaque semaine, un tuyau ou une explication touchant à la technologie numérique, ou une réponse à vos questions! Inscrivez-vous pour recevoir directement la prochaine édition. Voici l’archive originale.

L’idée de la semaine pour inaugurer cette newsletter: comment rendre public un statut facebook afin que nos amis puissent le partager plus loin.

C’est très utile pour les petites annonces: un meuble à donner, un appartement à remettre, un chat perdu — mais aussi pour les recherches, les demandes: “est-ce que quelqu’un sait si…”, “connaissez-vous quelqu’un qui…”).

Une chose qui nous échappe souvent quand on poste ce type de demande ou d’annonce, c’est qu’un statut visible pour “amis seulement” ne sera jamais visible en dehors de notre cercle d’amis, même si il est partagé. Imaginez, si nos statuts privés étaient à la merci d’un partage maladroit!

Du coup, on voit souvent des messages avec “merci de partager”, mais qui sont limités aux amis de la personne qui poste. C’est dommage! (On peut les partager, mais ils seront invisibles à quiconque n’avait pas déjà le droit de les voir sur le profil d’origine. Selon les cas, ceci donne lieu à la fameuse “pièce jointe indisponible” que vous avez déjà certainement croisée ici ou là dans des groupes Facebook.)

Chacun de vos statuts indique, à côté de l’heure (et du lieu), qui peut le voir. Celui-ci n’est par exemple visible que pour mes amis:

Et celui-ci est public. C’est ça qu’on veut voir quand on fait un statut à partager:

Souvent, on publie d’abord le statut, puis on se rend compte qu’il n’est pas public. Pas de panique! Il n’est pas nécessaire de l’effacer et d’en republier un. On peut changer la visibilité de n’importe quel statut Facebook, même longtemps après sa publication:

C’est bien sûr aussi possible sur le téléphone:

Et voilà pour aujourd’hui!

Comme on démarre tout juste, ça m’intéresse vraiment d’avoir vos retours. Il suffit de laisser un commentaire:

  • est-ce que ces infos vous sont utiles, ou bien vous saviez déjà?
  • est-ce que l’explication est claire, trop longue?
  • avez-vous une question à laquelle vous aimeriez que je réponde une prochaine fois?

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Newsletters in 2016 [en]

[fr]

Réflexion sur les newsletters en 2016 et le rôle qu'elles peuvent jouer. Méditations sur les blogs, leur désenchantement, Facebook, et Twitter. Je pense qu'il y a un potentiel avec les newsletters de retrouver un sentiment de communauté restreinte et de connexion qui s'est un peu perdu en route avec notre immersion perpétuelle dans notre propre réseau.

Prêts à tenter l'aventure avec moi? Voici mes newsletters, faites votre choix:

For years now, I’ve been thinking about using newsletters better. Or simply, using newsletters. Until recently all I had was a pretty dead newsletter on MailChimp — and the ability for my readers to subscribe to CTTS blog posts and a weekly dump of all the links I save to Delicious.

MailChimp is a powerful tool, probably overkill for me, and I never really managed to ease myself into its process. Sending out an e-mail is dead simple, but sending out my newsletter felt like more work than cranking out a blog post.

Sunset

Two tools caught my eye over the last year: Revue and TinyLetter (acquired by MailChimp, what a coincidence!)

Revue is designed to help you send out curated lists of links. TinyLetter is a barebones newsletter tool, just what I need.

I’ve been trying to analyse my recent excitement for newsletters over the past days. Like others, I’ve been grieving what I think of as the golden age of blogging. I stumbled upon Tiny Letters to the Web We Miss, which I think hits the nail on the head:

Self-publishing online was fluid and inviting in the early years because the community was self-selecting — the sort of people who would know what Blogspot was in 2003. I didn’t worry about my boss finding my blog. I didn’t worry about getting rape threats in the comments either. (Just thinking about how absurd that sentence would have sounded in 2003 is giving me a crater-sized hit of nostalgia.) We didn’t have the same worries over public personas, because the internet felt like it was just us.

Blogging before social media was like drinking with friends. If someone adjacent to your conversation said something interesting, you would pull up a chair and invite them in. Sometimes a friendly stranger would even buy you a drink.

Everybody is here now, it’s not “just us” anymore.

This reminds me of In Praise of Online Obscurity by Clive Thompson, which I wrote about in 2010. At some point of growth, your “community” dissolves into an “audience” (on Twitter, on blogs) or a “network” (on Facebook). Engagement drops. People retreat.

Once a group reaches a certain size, each participant starts to feel anonymous again, and the person they’re following — who once seemed proximal, like a friend — now seems larger than life and remote. “They feel they can’t possibly be the person who’s going to make the useful contribution,” Evans says. So the conversation stops. Evans isn’t alone. I’ve heard this story again and again from those who’ve risen into the lower ranks of microfame. At a few hundred or a few thousand followers, they’re having fun — but any bigger and it falls apart. Social media stops being social. It’s no longer a bantering process of thinking and living out loud. It becomes old-fashioned broadcasting.

This dynamic is behind the somewhat counter-intuitive fact that more followers on Twitter does not mean more influence, and that getting a boost in followers through presence on a list doesn’t mean more retweets or replies.

Already at the time of my 2010 article, this was how I analysed what had happened to blogging:

I think that this is one of the things that has happened to the blogging world (another topic I have simmering for one of these days). Eight-ten years ago, the community was smaller. Having a thousand or so readers a day already meant that you were a big fish. Now, being a big fish means that you’re TechCrunch or ReadWriteWeb, publications that for some reason people still insist on calling “blogs”, and we “normal bloggers” do not recognize ourselves anymore in these mega-publications. The “big fish” issue here is not so much that formerly-big-fish bloggers have had the spotlight stolen from them and they resent it (which can also be true, by the way), but more that the ecosystem has completely changed.

The “blog-reading community” has grown hugely in numbers. Ten years ago, one thousand people reading a blog felt special because they were out-of-the-mainstream, they could connect with the author of what they read, and maybe they also had their own little blog somewhere. Nowadays, one thousand people reading a blog are just one thousand people doing the mainstream thing online people do: reading blogs and the like. The sense of specialness has left the blogosphere.

So there you have it. We “lost” something when the internet went from “just us” to “everyone”: part of our sense of community. People reading my blog don’t feel special anymore. I don’t even feel that special anymore for writing it. Blogs aren’t special. Numbers have declined, and I’m sure it’s not just due to the fact I’m slipping into old-fartdom and neglecting my beloved blog to romp in the bushes with Facebook.

The place where we go to connect online is Facebook, or Twitter, or Google Plus. We spend our time in real-time, and head out to read this or that when a link nudges us. We might be part of communities inside Facebook groups, or small delimited spaces, but overall we are spending our time just hooked into our network.

When I was directing the SAWI Social Media and Online Communities course, I read this article by Rich Millington about the distinction between communities and followings. I formalised a three-way distinction for my classes in the following way.

Audiences: around non-social products, bloggers, authors, politicians, salespeople, “fame”

  • attracted by you
  • interact with you
  • not interlinked
  • large scale

Networks: to filter information, connect people, search

  • individual relationships
  • two-way
  • interlinked
  • each node is its own centre

Communities: “a group of people who care about each other more than they should” (Cluetrain)

  • common object of interest
  • interactions inside the group
  • human-sized
  • investment of time, emotion, ego
  • around social objects and niche services

A few years later (and even as I was using it to teach), it’s clear this typology is a bit wobbly, and many spaces are hybrids. But it remains a useful thinking tool.

When I discovered Twitter, I was spending most of my online time on IRC. I remember that one of my first strong feelings about Twitter was that it felt a bit like an IRC channel which had all the people I cared about and only them in it. (I spent my first few days/weeks on Twitter frantically recruiting.) They didn’t all know each other, and didn’t realise they were rubbing shoulders in “my” room, but for me, it was really as if I had managed to invite everybody to my birthday party.

That’s the network.

Facebook entered my world, and the same thing happened. Life online became more and more about the network. And as the network grew (and grew and grew), all our time and attention poured into it. It’s great to have a place which is populated nearly only by people you know and care about. Facebook does that for you.

Who wants to hang out in blog comments when there is Facebook and Twitter?

As you can see, I’m thinking out loud in this rambly, slightly contradictory blog post. If you can synthesise all this better, definitely have a go at it (in the comments or on your blog — link back!) I can’t quite wrap my head around all this, I feel like I’m still missing a piece.

Back to newsletters.

What newsletters definitely have chance of bringing back is this feeling of small scale. When I write a blog post, like this one, I’m not writing it for a dedicated group of readers anymore. I know you’re still out there, of course, all three of you who actually follow my blog ;-), but I’m also very much aware that I am writing for a whole pile of strangers who will stumble her after a google search. I am writing for everyone.

Email can be very personal. It goes from private space to private space (the inbox). It definitely feels more personal to write than a blog post. But it’s funny, in a way, because this post is going to reach some of you by email, and newsletters are often archived publicly on the web. There shouldn’t be a difference, right?

But there is, because the medium or tool you use really changes the way you express yourself and connect. “Email first” or “web first” does not produce the same writing.

So let’s see what happens with this newsletter experiment, OK? Take your pick and subscribe to:

And seriously, I’m really looking forward to your comments on all the stuff I’ve talked about here.

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Deux mauvais exemples de community management [fr]

[en] Two examples of bad community management, and what I'd suggest to do things better. Exhibit A: cold contacting an online community moderator to ask them to share a (rather lame) contest for a brand with the community. Exhibit B: an off-topic blog comment advertising an organisation the blogger already knows about. Main take-away: make sure that you design your campaign/offer in such a way that it's not "just for you", but that the person you approach gets enough out of it to make it worthwhile for them.

Je vais protéger les innocents, alors je vais juste vous décrire les situations, et donner quelques pistes pour faire mieux.

1. Le concours

Un message privé sur facebook de la part du community manager d’une marque, qui offre des produits ayant pour clientèle cible les membres d’une communauté que j’administre.

La personne qui m’écrit est intéressée par une collaboration avec moi. Pendant un quart de seconde, je m’imagine que c’est à mes services professionnels qu’on fait référence (parce que oui, un volet de mon activité est le conseil aux marques pour leur présence et leurs activités en ligne, surtout quand elles touchent les médias sociaux et les communautés, les gens, quoi). Je déchante vite: on me propose de partager un concours. Les gens envoient des photos et peuvent figurer sur le site web de la marque ainsi que sa page Pinterest.

Pourquoi ça coince:

  1. on ne se connaît ni d’Eve ni d’Adam, et on me propose une “collaboration” qui consiste en fait à utiliser mon réseau et mon capital social sans rien me donner en échange
  2. ce type de concours prend un peu les gens pour des demeurés: ah, on va envoyer des photos à une marque pour qu’ils puissent garnir leur site et présence sur les médias sociaux de user generated content? en gros, pour l’honneur de contribuer à leur image sur le web? à nouveau, c’est à sens unique

Si c’était mon client:

  1. déjà, règle d’or: on évite au maximum de contacter les gens à froid
  2. ensuite, on évite aussi d’approcher les gens pour quelque chose qui nous rapporte infiniment plus qu’à eux: on évite d’utiliser les gens; surtout quand ils ne nous doivent rien et que l’on n’a rien fait par le passer pour leur donner envie d’être généreux avec nous
  3. dans un premier temps, remonter à la motivation de base: qu’attend-on de ce concours? quel est le but profond? dur à deviner sans leur parler vraiment, car ça va s’arrêter à “attirer des visiteurs” ou “susciter de l’intérêt”; il faut remonter à la source: est-ce un problème d’image? a-t-on besoin de vendre plus? lance-t-on un nouveau produit qu’on doit faire connaître?
  4. en fonction de la motivation profonde, on cherchera à mettre sur pied une campagne qui a plus de sens qu’un simple concours, et surtout qui est donnant-donnant — qui respecte l’autre (oui, c’est ça qui n’est pas simple, et pour dénouer ce genre de truc qu’on me paie, souvent)
  5. dans un autre premier temps, idéalement avant en fait, il faut prendre le temps de construire un véritable réseau dans le domaine qui nous intéresse; ça se fait plutôt en six mois qu’en six minutes, et il faut payer un peu de sa personne, y aller soi-même, sans masque mais avec diplomatie, et avec authenticité; si le coeur n’y est pas, s’il n’y a pas de volonté de vraiment rencontrer l’autre, on peut oublier
  6. entre un réseau qui se tient et une campagne où chacun y trouve son compte, ça devient du coup bien plus possible d’approcher quelqu’un (qu’on connaît) pour lui demander une faveur ou lui proposer une opportunité qui lui plaira vraiment; et parce qu’on connaît la personne, on aura bien des chances de tomber juste

2. La pub

Sur un article de mon blog, un commentaire sur un tout autre sujet m’invitant à découvrir une organisation que je connais, en fait. Le commentaire vient d’une personne, au moins, réelle, qui travaille clairement sur la présence web de l’organisation en question.

Pourquoi ça coince:

  1. le commentaire est complètement hors-sujet et laissé par quelqu’un que je ne connais pas => alerte spam immédiate
  2. ça reste de la pub complètement transparente, malvenue sur un blog personnel
  3. la personne a un lien avec l’organisation dont elle fait l’éloge, mais ne l’explicite pas

Si c’était mon client:

  1. règle d’or: on ne laisse pas des commentaires publicitaires sur les blogs des gens
  2. si on veut améliorer la visibilité du site de l’organisation en question auprès de blogueurs et de leurs lecteurs, on peut tenir un blog à haute qualité de contenu, par exemple; si on prend aussi la peine de devenir lecteur du type de blog dont on désire attirer l’attention, et qu’on conçoit son blog comme faisant partie intégrante du même écosystème que les autres, nos articles pourront rebondir sur les leurs et ainsi attirer l’attention de façon positive
  3. que ce soit pour les articles ou les commentaires, ne faire aucune concession sur la valeur ajoutée: on écrit pour donner d’abord, pas pour prendre; on cherche à être utile, pas à déguiser nos intérêts en ceux de l’autre; du coup, un véritable commentaire peut avoir un sens
  4. si on désire vraiment qu’une personne précise nous accorde de son temps pour nous rencontrer, par exemple, on prend soin de faire au maximum ses devoirs pour s’assurer qu’on vise juste, et on s’assure aussi que cette personne s’y retrouvera dans ce qu’on lui offre, et que ce n’est pas “juste pour soi” (cf. point 4. du premier exemple)

Si vous avez des exemples d’approches de la part de marques sur les médias sociaux ou de “community management” qui “coincent”, comme ceux-ci, racontez-les-moi et je me ferai un plaisir de les décortiquer!

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The Zeigarnik Effect and Open Loops [en]

[fr] L'effet Zeigarnik, c'est ce qui nous fait finir quelque chose dans lequel on est lancé, ou qui fait qu'on repense à ce qu'on a interrompu pour y revenir. A mon avis, cet effet joue un rôle clé dans ce qui nous attire encore et encore à retourner sur Facebook ou autre: en prenant part dans des communautés et réseaux en ligne, on met en marche toutes sortes de choses dont on veut voir l'aboutissement. J'ai posté un lien, la chaîne d'actions logique est ensuite que des gens vont liker, commenter et partager. Il y aura peut-être une réponse à donner, ou tout du moins, je veux "suivre" pour savoir comment ça fini. Les conversations en ligne, idem: il y a toujours quelque chose qui se passe dans un chat, la discussion ne se termine jamais.

A few months ago, I stumbled upon the Zeigarnik Effect. It is the effect that prevents us from interrupting our teeth-brushing in the middle. Once we’ve started, we feel a need to keep going. It’s really useful.

For me, it was a missing piece of the puzzle that fitted nicely alongside the idea of GTD’s “open loops”. If you have to interrupt something before you’re done with it or the task is completely, the Zeigarnik Effect will make sure your brain nags you about it.

It explains why it’s important to “just get started” or “just do something”. It also explains why having a lot of ongoing stuff in parallel is stressful.

While I’ve been writing this post, I’ve given myself a wonderful demonstration of the Zeigarnik Effect in action. You see, I couldn’t remember exactly where I’d heard about it. I’m pretty sure it’s in one of James Clear‘s posts, because it’s definitely the kind of thing that he writes about, but I’m not 100% certain.

I can remember the context: for a given task, there is a kind of “tipping point” where the Zeigarnik Effect kicks in, and you finish what you’ve started. Knowing where that point is comes in really handy for getting things done rather than just thinking about how we’re not doing them. I remember the example clearly: for flossing, the “tipping point” or “trigger” in question was when he’d torn the piece of floss off the roll.

I’ve just spent… oh, I don’t even dare tell you… way too much time trying to find that article so I could link to it. I found plenty about flossing and the Zeigarnik effect. The worst is that I already spent way too much time trying to dig out that source when preparing a mini-workshop on “time/task management” I gave two months back. And didn’t find it.

You know the irony? I just stumbled upon the article in question! It wasn’t James Clear after all. And you know the funny bit? I thought I’d add a link to a Google search in the above paragraph. Just to show you how much stuff about Zeigarnik and floss I had waded through. To my surprise, many of the links there were not those I had been wading through an hour ago. Maybe I only searched in specific places where I thought the article was, like Clear’s blog. Anyway. I have it! Incredible!

The reason I went down that rabbit-hole was because it was an “unfinished task”. And the more time I spent trying to “finish” it, the stronger my urge to keep going became. Typical, right?

And here we go again: while looking up some old articles of mine, I remembered that the markdown plugin wasn’t working on the new server. I had to hold myself back from downloading and installing it. It would have meant interrupting the writing of this blog post, though, so I guess that is what just saved me. But now I have this nagging “open loop” in a corner of my mind.

(Bear with me while I add it to my running list of things that need to be done so I can stop thinking about it.)

(Oops, while I was there, I quickly checked a spreadsheet to see if there were any new sign-ups for my next workshop. There weren’t. Do I leave the form open or close it now?)

As you can see, there is a clear link here to multitasking, procrastination, and the general feeling of “not enough brain space” that I have a times. It also makes me think about how when I start something, I have a lot of trouble stopping. Hypertrophied Zeigarnik Effect?

Today — and this is what prompted this post — I suddenly realised that the Zeigarnik Effect played an important part in dragging me back to my computer, or my phone (home to Facebook and Google Plus). By participating in online communities and networks (sounds better than “social media” doesn’t it? more human?) I set things in motion that do not end.

An online conversation is never-ending. There are always people in the chatroom. I post a link, it will be interesting to see who likes, comments, or shares it. I stumble upon interesting articles that need to be read.

My time on my phone or my computer is spent creating innumerable open loops that I am then desperate to close, while at the same time opening yet others that will also have to be closed. Whack-a-mole.

It feels like my “tipping point” for feeling the urge to finish something (or at least dive in) is ridiculously early. Am I mixing two things up here? Do we still speak of the Zeigarnik Effect when a task has not actually been started? Is thinking about doing it sufficient in some cases to “initiate” it?

So here’s my next mission: taming my open loops. I can’t remove them, but I can learn to live with them better.

(This was originally the title to this post, but given I’m not sure how I’m going to do that it seemed a little misleading.)

Before writing this post, I googled for “open loops social media” and other related searches, and I now have about a dozen articles to read about “compulsion loops” and the inevitable “social media addiction” (disclaimer: I’m not convinced it is correct to speak about “addiction” in this context). I’ll probably have more to write on the topic… if I manage to get around to reading them. 😉

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Fouiller dans ses publications Facebook [fr]

[en] So late to the game... just realised that I can easily search my posts on Facebook now by typing things like "my posts about slack" in the search bar.

Ça date, donc j’ai vraiment trois trains de retard, mais si jamais vous êtes dans le même train que moi, voici la bonne nouvelle: on peut faire des recherches dans ses publications Facebook. Et d’après mes premiers tests ça semble marcher pas mal.

Dans la barre de recherche Facebook (que vous utilisez déjà tout le temps, n’est-ce pas?), il suffit de taper l’objet de votre recherche en langage naturel. Exemples:

  • “my posts about skiing”
  • “Stephanie’s photos about Quintus”
  • “my links about slack”

Allez, je retourne me donner des coups de pieds de n’avoir pas réalisé ça plus tôt. Assez impardonnable.

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The Frustrating Easiness of Sharing a Link on Facebook (and Twitter and Google Plus and Tumblr and…) [en]

[fr] C'est tellement facile de partager des liens sur Facebook et autres que je finis par ne plus le faire sur mon blog, parce que c'est laborieux. Il y a un moyen plus simple?

Today, when I stumble upon an interesting link, I share it on Facebook. And usually also on Twitter. And on Google Plus.

It’s easy. More often than not, I found the link in question on Facebook, Twitter, or G+. Resharing on the same platform is two clicks maximum. The link is expanded into an excerpt and a photo which are nice and pretty and often spare me having to write any kind of introduction to the link (I do, sometimes).

Sharing on other platforms? At the worst, copy-paste (goes quickly when you use keyboard shortcuts and know your way around your browser tabs). Or the bitly bookmarklet.

Sharing on social media is rewarding: people are there already, they comment, they like, they reshare.

I pull quotes out of what I’m reading with the Tumblr bookmarklet and post them to Digital Crumble. That in turn gets sucked into Facebook, to the annoyance of some and the delight of others. Super easy.

You know what’s not easy? Collecting a bunch of interesting links I’ve found recently into a blog post on Climb to the Stars. That sucks. I’ve done it at times, yes, but I do wish there was an easier way to do it than copy-pasting article titles and putting links on them, after having let them pile up in an Evernote note until there were enough of them.

I’m sure there is a way to do this more elegantly. Tell me!

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Comment démarrer un groupe Facebook [fr]

[en] This is how I go about creating Facebook groups.

Pour créer un groupe Facebook, un tout petit peu de préparation peut être utile. Ce n’est pas nécessaire, mais s’assurer un bon départ peut éviter des problèmes par la suite.

Personnellement, avant de me lancer, j’en parle un peu autour de moi. J’ai généralement parmi mes amis un certain nombre de personnes que je pense inclure dans le groupe, alors je prends la température. Qui est intéressé, qui ne l’est pas?

S’il y a des décisions à prendre concernant le groupe (fermé, public, secret? quel cadre précisément?) j’en discute aussi, même si en fin de compte je fais le choix qui me paraît le plus juste, sans forcément me rallier à la majorité des gens consultés (c’est mon style, d’autres personnes fonctionnent différemment).

Je prépare ensuite deux choses:

  • le texte de description du groupe
  • le texte d’une première publication où j’invite les gens à se présenter

Je réfléchis bien à comment je tourne ces deux textes. Sans faire une “charte” ou une liste directive d’interdits et d’autorisés, j’essaie de communiquer subtilement mais clairement l’esprit du groupe. J’en reparlerai dans mon prochain article sur la modération, mais je crois qu’on va beaucoup plus loin avec des principes directeurs qu’avec des règles rigides.

Sans prétendre qu’il est parfait, voici par exemple le texte descriptif du groupe pour indépendants Going Solo:

Ceci est un groupe pour indépendants, micro-entrepreneurs, auto-entrepreneurs et autres professionnels travaillant “solo”.

Dans l’esprit de la conférence Going Solo, tenue à Lausanne en 2008, créons un espace pour discuter de nos préoccupations de “propre patrons”! Organisation et productivité, gestion des relations client, développement de son business, coworking, compta…

Quels sont les challenges et difficultés auxquels vous faites face? Quelles sont les solutions créatives que vous avez trouvées et qui pourraient être utiles à d’autres?

Le premier article, je le prépare avant d’ouvrir le groupe afin de pouvoir le poster immédiatement. On ne peut pas ouvrir un groupe sans y inviter quelqu’un! Ce fil, qui sera important au début mais beaucoup moins par la suite, doit ouvrir à la discussion et tenter d’éviter le piège habituel des présentations: le CV et la carte d’identité. En général je pose une ou deux questions, invitant les membres du groupe à s’ouvrir un peu — et je rédige ma propre présentation pour montrer l’exemple.

Ensuite, il s’agit d’ajouter des membres au groupe. Je commence petit, 5-6 max, avec des gens que je connais et en qui j’ai confiance pour donner le bon “ton” au groupe. Quand je les invite, je m’assure qu’ils sachent avant de se retrouver ajoutés au groupe de quoi il en retourne (= je discute avec eux avant pour leur expliquer le groupe et vérifier qu’ils veulent en faire partie!) Je leur demande aussi (explicitement) de se présenter en réponse au premier article, s’ils ne le font pas spontanément.

En parallèle, je commence à mettre un peu de contenu. Dans le groupe des plantes, je vais mettre des photos des miennes et peut-être partager une interrogation si j’en ai. Dans un groupe avec une équipe d’étudiants, je vais mettre quelques liens vers des articles utiles. Il ne s’agit pas d’inonder le groupe avec du contenu, mais de poster 2-3 choses “dans le sujet”, pour que le groupe ne soit pas vide et également pour “donner le ton”.

Pour éviter d’être la seule personne à poster dans son groupe, il faut (au début) aussi inciter son entourage à poster. Surtout, ne pas faire ça en faisant la tournée des “tu aurais pas un truc à poster dans le groupe?” Il faut que ça reste organique. Quand je discute de quelque chose avec quelqu’un, et que c’est quelque chose qui pourrait aller dans le groupe, je dis: “oh, tu pourrais faire un article dans le groupe à ce sujet, comme ça on en discute là et les autres en profitent aussi!”

Une fois que la “base” est en place (une première poignée de membres, quelques articles), je commence à ajouter d’autres personnes. Ça peut se faire assez vite, dans les heures qui suivent. Ça dépend de la réactivité et de la disponibilité des gens. Si le groupe a un rythme plus lent, on étalera un peu plus dans le temps, sous peine de se retrouver avec un groupe qui compte 5 personnes ayant un peu participé et 30 nouveaux qui n’ont même pas encore eu le temps de dire bonjour.

Voilà! Le prochain article de la série portera sur l’art de la modération, ou comment faire en sorte qu’un groupe ne vire pas (trop) au bordel.

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Une éloge des groupes Facebook [fr]

[en] An introduction to Facebook groups and why I think they are great collaborative spaces.

Ce n’est pas un secret, j’adore les groupes Facebook. J’en ai démarré plusieurs et rejoint encore d’autres.

Je n’ai pas toujours été fan. J’ai connu les vieux groupes Facebook pas pratiques du tout, et j’ai vu arriver les groupes “nouvelle version” avec le scepticisme d’une vieille routière des nouvelles fonctionnalités “qui vont changer la vie” dans les médias sociaux.

Eh bien j’avais tort. Le groupe Facebook est une formule extrêmement efficace pour échanger et collaborer en ligne, que ce soit sur des choses sérieuses ou moins sérieuses.

D’abord parce que “tout le monde est déjà sur Facebook de toute façon”, donc pas besoin de persuader les gens d’ajouter un nouveau compte à leur collection, un nouvel endroit où trainer, une nouvelle interface à maîtriser.

Facebook, on connaît, les notifications pour le groupe arrivent au milieu de toutes les autres, on pense donc à y aller, on voit quand on nous répond, on voit quand on nous interpelle. C’est efficace.

Les sujets actifs remontent en haut de la page, donc quand on revient sur le groupe, on voit tout de suite où est l’action. Partager une photo ou une vidéo est simple comme bonjour (enfin si on connaît déjà Facebook), et ça marche depuis l’ordinateur, la tablette ou le mobile.

Les groupes peuvent être ouverts (tout le monde peut en voir le contenu, comme mon groupe “petite plantes”), fermé, c’est-à-dire que tout le monde peut voir le groupe, ses membres, sa description mais non pas son contenu (comme le groupe pour indépendants Going Solo), ou secret — à moins d’y être invité, impossible de savoir que le groupe existe. Si on va sur la page du groupe sans être membre, Facebook nous dit “passez votre chemin, y’a rien à voir ici”.

En ce qui me concerne, l’essentiel de mon activité sur Facebook se passe dans des groupes.

Prochain article sur le sujet? Comment démarrer un groupe Facebook.

 

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Echapper aux notifications Facebook des conversations groupées [fr]

[en] How to mute a facebook chat with lots of people in it. Sometimes those notifications get a bit out of hand, don't they?

Si vous utilisez Facebook autant que moi, vous vous retrouvez probablement de temps en temps dans des chats “à plusieurs”. Voire “à beaucoup”. Et comme vous avez activé les notifications en cas de message privé, à chaque fois que quelqu’un dit un mot dans le gros chat commun, votre téléphone s’affole ou votre ordinateur bipe.

La solution radicale: quitter la conversation. Quasi tout le monde sait faire ça. Mais des fois on ne veut pas quitter la conversation. On veut rester dedans, mais on ne veut pas être prévenu en super-priorité quand quelqu’un dit “:-)”.

Sachez, mesdames et messieurs, qu’on peut couper le son à la conversation. En anglais, c’est “mute conversation” — quelqu’un me dit ce que c’est en français? C’est dans le menu “roue dentée” juste au-dessus de “quitter la conversation”. Oui, je vous fais un dessin:

Mon%20chat%20m'a%20domestiqu%C3%A9(e).%20Et%20j'aime%20%C3%A7a.

Voilà, en espérant que ce sera utile à certains!

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