Nearly a Week With Less Facebook [en]

[fr] Il y a près d'une semaine, sur une impulsion, j'ai supprimé de mon téléphone l'application Facebook: c'était en effet principalement sur mon téléphone que je me retrouvais à consulter mon fil d'actus de façon un peu frénétique, compulsive. Et ces temps, les nouvelles du monde qui ont envahi "mon" Facebook commençaient à me peser. Le fait d'avoir cette icône bleue sur l'écran de mon téléphone à chaque fois que je l'ouvrais pour faire quoi que ce soit ne m'aidait pas à prendre de la distance. Du coup, j'ai l'application Groupes, Pages, et Messenger -- mais pour Facebook tout court je vais sur l'ordi ou l'iPad, ou dans le navigateur sur mon téléphone (c'est moins "agréable" mais ça marche). Et bien sûr, je peux toujours réinstaller l'application! Mais pour le moment, j'apprécie le retour au calme que cette modification de mon environnement numérique m'apporte.

fullsizeoutput_5386The morning after I wrote my last post about being exposed to too much news, I decided to try removing the Facebook app from my phone. It was a spur-of-the-moment idea, prompted by a few death announcements in my social circle on top to all the difficult world news we’re dealing with nowadays.

The fact that I get “caught up” in Facebook, compulsively cycling through my newsfeed and notifications, has been bothering me for a while. Time flies by and I’m still on Facebook.

Where this happens most is on my phone, particularly because I can carry it around all over the place the easiest. I will stand up and leave the computer. I will leave the iPad lying around somewhere. But the phone is always with me.

And the Facebook app is there, on my home screen, staring at me each time I turn on my phone for anything. And I get lost inside.

As you know if you’ve been following me for some time, I’m super interested in stuff like procrastination, change, habits. And I probably have already mentioned an idea I found clearly expressed on James Clear’s blog: environment is key in shaping our habits. If I think about my “Facebook habit”, clearly the fact that this app is so prominently displayed on my screen is encouraging it.

I remember one step of Note to Self’s “Bored and Brilliant” challenge was to delete your favorite app from your phone for a day. I didn’t like the idea. I preferred to think that I could have the discipline not to check my phone compulsively. And I can. But the problem is when I go to my phone for something else, and end up on Facebook instead — or afterwards.

Anyway. I decided to remove the app for the day, to give myself some space away from all the news. I can still check Facebook on my iPad or computer — or even in the browser — but it’s not staring at me each time I pick up my phone anymore.

Quite fast, I replaced it with the Facebook Groups app. I love Facebook Groups and am active in quite a few of them. They are not saturated with world news or people dying. They are not as active as my newsfeed, and therefore don’t lead to as much compulsive reloading. I also unearthed the Pages app so I could post to my pages. And I use Messenger, of course.

I realised that doing this gave me a breather. So I didn’t reinstall the app the next day. Or the next. It’s been nearly a week now, and I might keep things like this. I’ve been through the browser interface a few times, but it’s less seamless than the app, and so you don’t get “sucked in” as much.

Let me make it clear: this is absolutely not about “quitting Facebook” or anything like that. It is about “less compulsion”. About helping myself spend my time with more decision, less automation. It’s funny, I never thought I would do this. Had you asked me 10 days ago I would have said it was a silly idea. Or that I didn’t want to “cut the cord” like that. And I might roll this change back. But just now, I’m finding that being able to take a few steps back from my “TV 2.0” is really helpful.

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Too Much News? [en]

[fr] Il y a bien des années j'ai cessé de regarder les nouvelles à la télé, de lire les journaux, etc. Je m'en suis trouvée bien moins angoissée. Insidieusement, je me suis remise à suivre l'actualité du monde, via Facebook surtout. Suis-je retombée dans le piège de l'angoisse de l'actu? Est-ce que ce qui se passe maintenant est beaucoup plus grave que ce qui se passait il y a dix ans? J'ai toujours été très optimiste quant à l'avenir de l'humanité, mais ces derniers mois ont changé ça. Des fois je me demande si je devrais me lancer en politique ou alors tout débrancher et acheter des chèvres.

On the edge
Many years ago I stopped watching TV news or reading the papers, because seeing all these terrible things happening in the world and that I was powerless about only managed to make me anxious. I became much less anxious after that.
 
Now, slowly, stealthily, “the news” has crept back into my life, through social media. And at some point, I started “following” again. Is what’s happening in the world now worse and more important than what was going on 10 years ago? Or have I just fallen into the same trap?
 
I used to feel pretty optimistic about where the world was going, although in my day-to-day life I am much more of a pessimist. I believe in resilience of social structures and societies and humanity. But these last few months have changed that. I now find myself very worried about where the world is headed.
 
Do I worry more because I consume more news? Or do I worry more because it is more worrisome? Or both?
 
There are days where I feel that maybe the solution is go either “all in” or “all out”. Dive into politics, join a party, get involved beyond “Facebook activism”. Or cut news out of my life again.
Originally published as a Facebook post.

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Moments: Facebook effacera-t-il vos photos le 7 juillet? [fr]

[en] Archive of my weekly French-language "technology advice column".

Ma newsletter hebdomadaire “Demande à Steph” est archivée ici pour la postérité. Chaque semaine, un tuyau ou une explication touchant à la technologie numérique, ou une réponse à vos questions! Inscrivez-vous pour recevoir directement la prochaine édition. Voici l’archive originale.

Note: cette semaine, vu le caractère “actu” du sujet, je la reproduis ici immédiatement, mais normalement je fais ça avec beaucoup de retard!

Je vous rassure tout de suite, malgré les titres alarmistes que vous avez peut-être vus, Facebook ne va pas effacer toutes vos photos le 7 juillet si vous n’installez pas l’application Moments (ils n’ont pas le droit, c’est le jour de mon anniversaire!)

Voici ce qui se passe:

  • En 2012, Facebook ajoute un service de synchronisation automatique pour les photos de votre smartphone.
  • Vous l’avez peut-être activé à l’époque — l’idée étant que si les photos étaient déjà “dans Facebook” ce serait plus simple de les partager. Beaucoup de personnes l’ont activé et oublié. (Moi pas, je viens de vérifier.)
  • Les photos synchronisées ne sont pas publiques, elles sont dans un album nommé “Synced” ou “Synced from Phone” (en anglais).
  • Fin 2015, Facebook a tranquillement désactivé cette option de synchronisation, somme toute un peu désuète (on poste maintenant facilement les photos depuis son téléphone directement, cette espèce de “pré-publication” est inutile).
  • Les photos qui seront effacées le 7 juillet si vous n’utilisez pas encore Moments sont ces éventuelles photos synchronisées — en aucun cas les photos que vous avez partagées vous- même sur Facebook.

Si vous êtes concerné, vous recevrez (ou avez reçu) de Facebook une notification et un e-mail à ce sujet. Sinon, dormez tranquille.

Bon alors, c’est quoi cette application que Facebook veut nous “forcer” à utiliser? J’avoue que je n’en avais pas vraiment entendu parler, donc j’ai creusé (et installé) pour vous. C’est plutôt sympa, en fait.

Moments vient résoudre le problème de l’album collectif lors d’événements ou d’activités sociales. Dans une newsletter précédente, je vous ai montré comment utiliser Google Photos pour faire ça. Mais avouons-le, plus de personnes utilisent déjà activement Facebook que Google Photos, donc c’est un poil laborieux. C’est le même principe que les Albums Partagés iCloud, si vous baignez dans un environnement Apple.

Que fait exactement cette application? Un peu comme The Roll, dont je vous ai parlé il y a peu, Moments va d’abord guigner dans vos photos. L’application vous propose ensuite des albums que vous pouvez modifier (très similaire à l’Assistant de Google Photos, là). Jusqu’ici, tout est privé, rien ne quitte votre téléphone.

Vous pouvez ensuite choisir de partager un de ces albums (appelés “Moments”) avec des amis. Par exemple, Moments a bien détecté et regroupé mes photos de la récente Fête des Voisins. Du coup, j’ai partagé cet album avec les voisins et voisines avec qui je suis connectée sur Facebook. Ils pourront y ajouter leurs photos.

Toutes ces photos restent dans l’application Moments et ne vont pas se mélanger avec les photos que vous partagez (plus largement) sur Facebook. On est vraiment dans le partage privé.

Moralité de cette histoire: ne vous en faites pas pour vos photos, et essayez Moments!

Addendum post-envoi (oui, les newsletters c’est bien, mais quand c’est parti, c’est parti): le problème avec notre méthode habituelle de “nous envoyer parmi” nos photos lors de rencontres, c’est qu’on se retrouve avec des photos d’autres personnes dans notre pellicule. Les vrais albums partagés évitent ce problème.

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Being a Digital Freelancer in the Era of Context Collapse [en]

[fr] Réflexions sur ma carrière et les enjeux du marché d'aujourd'hui pour les "pionniers des médias sociaux", avec en toile de fond l'effondrement de nos contextes d'être et de communication dans le monde en ligne (Facebook, bonjour).

Contexte collapse. It’s crept up on me. It used to be semi-overlapping publics, or more precisely, they point to two different faces of the same thing.

Semi-overlapping publics remind us that we do not all see quite the same public. This was the “new” thing Twitter brought compared to our old IRC channels. Now it’s trivial, obvious even, to point it out.

Walking Alone

Context collapse points to the fact that the natural boundaries in our lives have broken down. I was aware of this going on, and it never really troubled me. On the contrary: I loved (still do) the idea of bringing people from different places together, of the melting-pot, of wrecking the big, artificial and sometimes even harmful boundaries we have erected between our private and professional lives. We are whole people.

But what I’m seeing now is that contexts have collapsed to the point where it is putting a break on our desire to express ourselves. I am feeling it myself.

I just had a great catch-up call with my old friend Deb Schultz from over the Atlantic. We shared our observations on our professional lives, so similar. I’ve had other conversations with my peers lately, people who have “been around” this “online social stuff” for a long time. I went freelance 10 years ago, and as I already mentioned the “market” has changed dramatically. From medium-sized fish in a small pond, pretty much the only person in my geographical area you could call up to interview about “blogs” or ask to give a talk on the topic, I feel I am now in a really big pond full of fish of all shapes and sizes, thrashing about much more vigorously than I am.

Talking with Deb tonight, I realised how “not alone” I was in my current professional predicament. And here’s what it has to do with context collapse: I feel I have lost the spaces I used to have which were public enough to be useful, and private enough that I might feel comfortable saying “hey guys, time to send me work/clients if you have any leads”.

Facebook is full of everybody, including ex-clients, future clients, even current clients. Peers, family and friends. Context so collapsed it is flat as a pancake. I think I did well online in the early days because I am not as scared of context collapse as most people. I am comfortable talking (and being honest) about a lot of things with a lot of people. My online presence brought me visibility, which brought me a career. Contexts “just collapsed enough”.

But everybody has their limits, and, like many people, I find it hard to talk about the challenges I might face running my business with people who are paying me for said business. Because you want your clients to trust you, and believe in you, because you’re good, right, and if you’re good you cannot be anything but successful. If there is a crack in your success, it can only mean you’re not that good.

It could mean you’re not that good at self-marketing and sales, though. (That’s another — long — post.)

(And a shout-out to Robert Scoble, who was an early inspiration to me when it comes to “putting it out there”, and who has come back from Facebook to tell us where he’s at. Read his post.)

During tonight’s discussion, on the backdrop of other recent conversations with my peers, I realised there really is a whole generation of us early independent social media professionals who are facing similar issues. Our industry has matured, “social media” (or whatever you want to call this online stuff) is in every company and agency. Those who arrived later in this area of expertise are specialised: you have community managers, social media marketers, digital content specialists, etc, etc.

We early birds often have more generalist profiles. I know it’s my case. We’ve touched all this, seen it grow and take shape. And now we wonder where we fit in. Personally, I’ve been wondering for years (on and off) if there was still a market for what I do. Is there a decent business case for “Stephanie Booth freelancer”, or am I just fooling myself?

At this stage, I don’t really have the answer. One answer I do have is that there is definitely still a market for what I’ve been doing for the last 10 years when I reframe it as “digital transformation” or “digital literacy”. I’d known for a long time that describing what I did as “social media” was problematic, because it bundled me up with “marketing”, or had people thinking I was a “community manager” who would “update their Facebook page”. So, it’s been a big relief to find a way to talk about this aspect of my work that feels right.

What I don’t know yet is:

  • how do I talk about “the rest” of what I do/can do: analysing needs, challenging solutions to make sure they really solve problems, digging to identify real problems, offering solutions, coordinating, planning…?
  • do I have the “business skills” (sales, marketing) to “make it” as a freelancer when I’m not benefitting from media spotlight or being one of the only fishies in the small pond?
  • is it time to “reboot” and work as an employee for a few/many years, and if so: client-side, agency, consulting… — and am I “employable”, at 40+, having been freelance for almost my entire career?

The “safe spaces” to talk about these things are not completely gone. We have one-one conversations, if we take the trouble to plan them, like my friend and I did tonight. We have spaces like the Going Solo Slack, where a handful of us chat from time to time. And newsletters. I really believe the context collapse and fragmentation of the major social spaces like Facebook has something to do with what I sense as renewed enthusiasm for a certain type of newsletters.

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Thinking Too Much [en]

[fr] J'ai un peu tendance à penser trop, et à ne pas vivre assez. Aujourd'hui, avec le côté un peu compulsif de la consommation d'infos en ligne (hello, Facebook!) je crois que je suis retombée dans ce piège.

At some point during my young life, in my mid twenties, it dawned on me that I was thinking too much for the amount of life I had racked up until then. Barely post-adolescent brains will go a bit overboard, of course, but this has happened to me a couple of times since. In my mid-thirties, for example: I had spent a lot of energy trying to figure out the world, people, relationships, myself, life, death and the like. I did study philosophy and history of religions, after all.

Green

Today, I’m wondering if I’m not thinking too much — again. But it’s taking a different shape. Although I’ve long been skeptical about all the alarm bells ringing about information overload, I have come to believe that there is something to say about our access to, and relationship with, all the information now at the tip of our fingers. And it’s clear to me that there is something compulsive in the way I go after information.

This was the case for me before the internet. I’ve always been an avid reader. I’ve always loved understanding things. I collected stamps. Then fonts, and even AD&D spells (don’t laugh). At university, I loved immersing myself in a topic, surrounded with piles of books and articles, going through them for hours and seeing a big muddled mess of ideas start to make sense. So, imagine when the internet came along. As far as my academic life goes, that was largely when I was working on my dissertation.

My compulsive search for information has served my life well when I have managed to harness it for concrete projects (write a dissertation; publish a blog post; gain expertise). I even wondered if there was a way to use it to earn money some way. But today, I feel it is leading me around in circles on Facebook, mainly. There is so much interesting stuff to read out there. I still want to understand the world, people, life, love, politics, beliefs, education, relationships, society… And I will never be done. But the internet allows me to not stop.

My tendency to “think too much, live not enough” has found an ally in the  compulsive consumption of online media.

Time to think less, and accept I can’t figure everything out.

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Facebook: Sharing or Showing Off? [en]

[fr] Une prise de conscience d'une part de l'effet négatif que peuvent avoir sur moi les publications positives de mes amis sur Facebook (je suis contente pour eux, mais en comparaison, suivant mon humeur, ça peut faire ressortir à mes yeux mon inadéquation), et d'autre part du fait que je contribue peut-être à cet effet chez les autres avec mes partages (de tout mon temps passé au chalet dans un cadre magnifique, mes voyages, la voile...).

A few months ago, I realised that certain posts that showed up in my timeline on Facebook didn’t make me feel very good.

  • another of my friends was writing a book
  • somebody else was hanging out with exciting “famous” people
  • yet another was pregnant
  • somebody had a new exciting professional gig

I felt happy for all these people, of course. Amongst my peers, I’ve been reasonably conservative about connecting with people on Facebook, and bar a few exceptions (that’s life), I’ve only friended people I like. So, when people I like are happy, or have a new exciting job, or are about to be parents, or lead exciting lives, I’m happy for them.

Neige et chalet 129 2015-01-18 17h45

But during times when I’m not feeling too good about myself or my situation, or going through a tough spot, or suffering a bout of self-doubt, learning about these good things in my friends’ lives actually brings me down.

The explanation is quite simple: social comparison. We tend to do that. Some more than others. We compare ourselves to others. It’s a background process, really, and I personally have a lot of trouble turning it off or at least down.

I’m somebody who is on the whole positive/optimistic about the internet, the digital world, social media. I think it is overall a good thing. For us as a society, and for us as people. So I’ve always looked at articles like this one with a bit of skepticism.

What I see described in some of these “facebook envy articles” doesn’t really fit with what I observe on Facebook. They sometimes paint a picture where people are actively putting their best foot forward and showing off the highlights of their lives, and others spend their time actively stalking their friends lives, seething with envy. I’m exaggerating a bit, but you get the idea.

Kolkata Streets 2015 38

When I noticed that learning good news about my friends’ lives was bringing me down, it took me a while to realise I was experiencing some form of Facebook envy — because the mechanisms I could see didn’t fit with what I had been (half-heartedly) reading about.

I didn’t see my friends as bragging. They were just sharing stuff about their lives. And of course, people are more likely to share “Yay got the book deal!” than “ate a cheese sandwich for lunch”. Or maybe they also share the cheese sandwich, but more people are going to like the book deal and comment on it. And so Facebook’s algorithm is going to push it to the top and make it appear in my newsfeed, rather than the cheese sandwich.

I also didn’t see myself as actively trying to compare myself with others. This was just part of the “keeping passively in touch” role that Facebook plays for me. Catching up asynchronously, and probably also asymmetrically. But behind the scenes, social comparison was working overtime.

Sailing in Spain

I learned to take time out. Leave Facebook for a while and go do something else. It didn’t spiral out of control. Yay me.

As I was becoming aware of what my friends’ posts was sometimes doing to me, I started having second thoughts about some of the things I was posting. You see, I have a chalet in the mountains, in a really picturesque area in the Alps. I go there quite often during winter, as I take a season ski pass. And I share photos.

What’s going on in my mind is not really “see how lucky I am”, but more “I’m aware how lucky I am and I want you to get to experience some of this too”. My intention is generous. It is to share so that others can benefit too.

But I’ve realised lately that this may not be the impact my posts have on others. My sometimes seemingly endless chalet and mountain photos might be for others what book deals and professional success in my newsfeed are to me.

Chalet

People with families, or two weeks of holiday per year, or who live in parts of the world that make travel more difficult or simply don’t have the means to move from where they are might feel (rightly) envious of some aspects of my life. I travel quite a bit. Aside from the chalet, I have a boat on the lake, go to India regularly. My freelance life has drawbacks, but one of the advantages is have is that I have quite a bit of freedom with my time and where I am, as some parts of my work are location-independant. And I live in Switzerland, for heaven’s sake.

Of course, I try to share the good things about my life, because I’m aware I’m privileged, and I don’t want to spend my time whining or complaining. I do complain, but about the small things, usually. Like people saying “blog” to mean “blog post”. The big things that bring me down are also much more difficult to talk about, and so I don’t often mention them. But I’m generally happy with my life and that is what I try to express.

Home

I don’t experience what I do on Facebook as “self-promotion”. Every now and again I “do self-promotion”. I write a post that really has to do with my professional area of expertise, or I share information about something I’m working on. But that’s far from the majority of my postings. Most of the time, it’s really just “oh, look at this, I want you to enjoy it too!”

Now, however, I’m more and more aware of the part I may be playing in fuelling other people’s social comparison blues. Am I going to post yet another photo of how beautiful the mountains are from the chalet balcony? Or showing that I’m sailing on the lake? Or that I’m hanging out with the cats again?

Furry Boys

I don’t know if I’m going through a realisation that will change what I post about or not. But it’s definitely changing how I think and feel, to some extent.

What about you? Do you get “bad feelings” seeing what your friends are upto? And do you think about what “bad feelings” you may unwittingly be eliciting amongst your friends through your postings?

And what is the solution to this?

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Comprendre mon cerveau: un pas de plus [fr]

[en] One step further in understanding my flaky brain (which is much-less-flaky as of late). Our brain puts ressources where our motivation and intention is. If I'm super involved in an online community, that's where my energy will go, rather than on cooking. When we feel sucked into Facebook or incapable of focusing anymore, well, it's because we like candy.

Vous savez que ça fait un moment que mon cerveau me préoccupe. J’ai passé une année avec assez peu de “temps de repos” pour mon cerveau, et je me demandais si le foisonnement d’activités avec lesquelles je jonglais pouvait expliquer oublis, zappings, et autres difficultés à me concentrer. Etais-je en train de devenir sénile à 40 ans, de perdre la boule? Est-ce que Facebook, Google Hangouts et Ingress m’avaient grillé les neurones?

J’avais gentiment pris les décisions suivantes:

  • j’allais faire un effort conscient pour prendre des temps morts (ne pas être tout le temps en train d’écouter un truc ou de pianoter sur mon téléphone durant mes trajets et activités quotidiennes)
  • idem pour être moins “éparpillée” en travaillant, faire des efforts de concentration et ne pas passer d’un onglet à l’autre toutes les dix secondes, ou ne pas vérifier mon téléphone quand je lis un livre ou regarde un film (plus de “monotâche”)
  • mettre plus de “conscience” dans mes actes: par exemple, allumer une plaque en prenant note que j’allais devoir l’éteindre, ou faire un effort “d’impression mentale” quand je dis que je vais faire quelque chose

Avec les semaines et les mois qui passaient, j’ai senti un retour à la normale. Ouf, je n’étais pas en train de devenir sénile, et mes neurones n’étaient pas irrémédiablement grillés!

Cygne

Ma conclusion à ce stade était que, en effet, “trop” d’activités dans tous les sens avait eu un effet délétère sur ma façon de fonctionner. Mais j’ai aujourd’hui révisé cette conclusion — je ne crois pas qu’elle était tout à fait correcte.

Deux éléments ont fait évoluer ma réflexion:

  1. La lecture d’un article expliquant (neurosciences) que se plaindre à répétition crée des connexions qui facilitent par la suite la “génération” d’idées négatives. C’est très logique, en fait, on met en place par nos actions et mouvements de pensée des connexions neurales qui rendent plus facile la répétition de ces mêmes mouvements.
    Et je connais bien ce phénomène dans sa version positive, que je pratique sous forme de l’exercice des “trois bonnes choses” quotidiennes. On peut entrainer son cerveau à être plus optimiste/positif, comme on peut l’entraîner à être négatif. J’avais d’ailleurs rencontré cette idée pour la première fois il y a plus de 15 ans maintenant, en lisant le livre “L’intelligence émotionnelle” — quand on est dans un certain état émotionnel, on va naturellement chercher autour de soi ce qui le confirme et l’entretient.
  2. A l’occasion d’une journée pédagogique où j’étais invitée à intervenir, j’ai eu la chance de parler un peu avec le pédopsychiatre Philippe Stephan, qui venait de donner une excellente et très instructive conférence sur le cerveau des adolescents, et ce que son développement nous apprenait par rapport à la relation des ados au monde numérique.
    On parlait du “non-danger” des écrans (le problème est l’absence de limites plutôt que l’écran lui-même — un défaut de cadre plus qu’une activité néfaste), et je faisais part tout de même de mes doutes, me basant sur ma propre expérience récente et des articles comme celui-ci, qui semblaient mettre en rapport temps d’écran et troubles d’attention chez les enfants. Je ne sais plus exactement comment il a formulé ça, mais j’ai retenu l’idée suivante: c’est une question d’investissement/de motivation plus que, de nouveau, la nature de l’activité.
    Si je suis très investie dans ma “vie Facebook”, par exemple, ou ma “vie Ingress”, mon cerveau va “délaisser” en quelque sorte les autres pans de ma vie. On met l’énergie là où “c’est important”, du point de vue de notre motivation. Et là où c’est délicat, c’est que Facebook et cie sont faits pour nous plaire et nous stimuler.

Pour moi ça fait complètement sens. Si on passe beaucoup de temps à faire quelque chose, qu’on y est investi émotionnellement, qu’on a envie de le faire, c’est là que va aller notre attention. On peut bien sûr se remettre sur le droit chemin à coup d’astuces comportementaux, ou aussi simplement en mettant de l’énergie à autre chose (ce qui revient probablement au même). Ça explique aussi pourquoi un changement de rythme de vie (vacances, chalet) nous permet souvent de prendre du recul ou de “décrocher”: on se réinvestit dans d’autres choses.

(En relisant ce que j’ai écrit en conclusion, je me demande s’il n’y a pas un petit bout qui m’échappe encore, parce que ça me paraît un peu “plat” comme conclusion en comparaison avec la “grande illumination cérébrale” que j’ai eue pendant la discussion.)

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Facebook: comment rendre public un statut pour qu’il puisse être partagé [fr]

[en] Archive of my weekly French-language "technology advice column".

Ma newsletter hebdomadaire “Demande à Steph” est archivée ici pour la postérité. Chaque semaine, un tuyau ou une explication touchant à la technologie numérique, ou une réponse à vos questions! Inscrivez-vous pour recevoir directement la prochaine édition. Voici l’archive originale.

L’idée de la semaine pour inaugurer cette newsletter: comment rendre public un statut facebook afin que nos amis puissent le partager plus loin.

C’est très utile pour les petites annonces: un meuble à donner, un appartement à remettre, un chat perdu — mais aussi pour les recherches, les demandes: “est-ce que quelqu’un sait si…”, “connaissez-vous quelqu’un qui…”).

Une chose qui nous échappe souvent quand on poste ce type de demande ou d’annonce, c’est qu’un statut visible pour “amis seulement” ne sera jamais visible en dehors de notre cercle d’amis, même si il est partagé. Imaginez, si nos statuts privés étaient à la merci d’un partage maladroit!

Du coup, on voit souvent des messages avec “merci de partager”, mais qui sont limités aux amis de la personne qui poste. C’est dommage! (On peut les partager, mais ils seront invisibles à quiconque n’avait pas déjà le droit de les voir sur le profil d’origine. Selon les cas, ceci donne lieu à la fameuse “pièce jointe indisponible” que vous avez déjà certainement croisée ici ou là dans des groupes Facebook.)

Chacun de vos statuts indique, à côté de l’heure (et du lieu), qui peut le voir. Celui-ci n’est par exemple visible que pour mes amis:

Et celui-ci est public. C’est ça qu’on veut voir quand on fait un statut à partager:

Souvent, on publie d’abord le statut, puis on se rend compte qu’il n’est pas public. Pas de panique! Il n’est pas nécessaire de l’effacer et d’en republier un. On peut changer la visibilité de n’importe quel statut Facebook, même longtemps après sa publication:

C’est bien sûr aussi possible sur le téléphone:

Et voilà pour aujourd’hui!

Comme on démarre tout juste, ça m’intéresse vraiment d’avoir vos retours. Il suffit de laisser un commentaire:

  • est-ce que ces infos vous sont utiles, ou bien vous saviez déjà?
  • est-ce que l’explication est claire, trop longue?
  • avez-vous une question à laquelle vous aimeriez que je réponde une prochaine fois?

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Newsletters in 2016 [en]

[fr]

Réflexion sur les newsletters en 2016 et le rôle qu'elles peuvent jouer. Méditations sur les blogs, leur désenchantement, Facebook, et Twitter. Je pense qu'il y a un potentiel avec les newsletters de retrouver un sentiment de communauté restreinte et de connexion qui s'est un peu perdu en route avec notre immersion perpétuelle dans notre propre réseau.

Prêts à tenter l'aventure avec moi? Voici mes newsletters, faites votre choix:

For years now, I’ve been thinking about using newsletters better. Or simply, using newsletters. Until recently all I had was a pretty dead newsletter on MailChimp — and the ability for my readers to subscribe to CTTS blog posts and a weekly dump of all the links I save to Delicious.

MailChimp is a powerful tool, probably overkill for me, and I never really managed to ease myself into its process. Sending out an e-mail is dead simple, but sending out my newsletter felt like more work than cranking out a blog post.

Sunset

Two tools caught my eye over the last year: Revue and TinyLetter (acquired by MailChimp, what a coincidence!)

Revue is designed to help you send out curated lists of links. TinyLetter is a barebones newsletter tool, just what I need.

I’ve been trying to analyse my recent excitement for newsletters over the past days. Like others, I’ve been grieving what I think of as the golden age of blogging. I stumbled upon Tiny Letters to the Web We Miss, which I think hits the nail on the head:

Self-publishing online was fluid and inviting in the early years because the community was self-selecting — the sort of people who would know what Blogspot was in 2003. I didn’t worry about my boss finding my blog. I didn’t worry about getting rape threats in the comments either. (Just thinking about how absurd that sentence would have sounded in 2003 is giving me a crater-sized hit of nostalgia.) We didn’t have the same worries over public personas, because the internet felt like it was just us.

Blogging before social media was like drinking with friends. If someone adjacent to your conversation said something interesting, you would pull up a chair and invite them in. Sometimes a friendly stranger would even buy you a drink.

Everybody is here now, it’s not “just us” anymore.

This reminds me of In Praise of Online Obscurity by Clive Thompson, which I wrote about in 2010. At some point of growth, your “community” dissolves into an “audience” (on Twitter, on blogs) or a “network” (on Facebook). Engagement drops. People retreat.

Once a group reaches a certain size, each participant starts to feel anonymous again, and the person they’re following — who once seemed proximal, like a friend — now seems larger than life and remote. “They feel they can’t possibly be the person who’s going to make the useful contribution,” Evans says. So the conversation stops. Evans isn’t alone. I’ve heard this story again and again from those who’ve risen into the lower ranks of microfame. At a few hundred or a few thousand followers, they’re having fun — but any bigger and it falls apart. Social media stops being social. It’s no longer a bantering process of thinking and living out loud. It becomes old-fashioned broadcasting.

This dynamic is behind the somewhat counter-intuitive fact that more followers on Twitter does not mean more influence, and that getting a boost in followers through presence on a list doesn’t mean more retweets or replies.

Already at the time of my 2010 article, this was how I analysed what had happened to blogging:

I think that this is one of the things that has happened to the blogging world (another topic I have simmering for one of these days). Eight-ten years ago, the community was smaller. Having a thousand or so readers a day already meant that you were a big fish. Now, being a big fish means that you’re TechCrunch or ReadWriteWeb, publications that for some reason people still insist on calling “blogs”, and we “normal bloggers” do not recognize ourselves anymore in these mega-publications. The “big fish” issue here is not so much that formerly-big-fish bloggers have had the spotlight stolen from them and they resent it (which can also be true, by the way), but more that the ecosystem has completely changed.

The “blog-reading community” has grown hugely in numbers. Ten years ago, one thousand people reading a blog felt special because they were out-of-the-mainstream, they could connect with the author of what they read, and maybe they also had their own little blog somewhere. Nowadays, one thousand people reading a blog are just one thousand people doing the mainstream thing online people do: reading blogs and the like. The sense of specialness has left the blogosphere.

So there you have it. We “lost” something when the internet went from “just us” to “everyone”: part of our sense of community. People reading my blog don’t feel special anymore. I don’t even feel that special anymore for writing it. Blogs aren’t special. Numbers have declined, and I’m sure it’s not just due to the fact I’m slipping into old-fartdom and neglecting my beloved blog to romp in the bushes with Facebook.

The place where we go to connect online is Facebook, or Twitter, or Google Plus. We spend our time in real-time, and head out to read this or that when a link nudges us. We might be part of communities inside Facebook groups, or small delimited spaces, but overall we are spending our time just hooked into our network.

When I was directing the SAWI Social Media and Online Communities course, I read this article by Rich Millington about the distinction between communities and followings. I formalised a three-way distinction for my classes in the following way.

Audiences: around non-social products, bloggers, authors, politicians, salespeople, “fame”

  • attracted by you
  • interact with you
  • not interlinked
  • large scale

Networks: to filter information, connect people, search

  • individual relationships
  • two-way
  • interlinked
  • each node is its own centre

Communities: “a group of people who care about each other more than they should” (Cluetrain)

  • common object of interest
  • interactions inside the group
  • human-sized
  • investment of time, emotion, ego
  • around social objects and niche services

A few years later (and even as I was using it to teach), it’s clear this typology is a bit wobbly, and many spaces are hybrids. But it remains a useful thinking tool.

When I discovered Twitter, I was spending most of my online time on IRC. I remember that one of my first strong feelings about Twitter was that it felt a bit like an IRC channel which had all the people I cared about and only them in it. (I spent my first few days/weeks on Twitter frantically recruiting.) They didn’t all know each other, and didn’t realise they were rubbing shoulders in “my” room, but for me, it was really as if I had managed to invite everybody to my birthday party.

That’s the network.

Facebook entered my world, and the same thing happened. Life online became more and more about the network. And as the network grew (and grew and grew), all our time and attention poured into it. It’s great to have a place which is populated nearly only by people you know and care about. Facebook does that for you.

Who wants to hang out in blog comments when there is Facebook and Twitter?

As you can see, I’m thinking out loud in this rambly, slightly contradictory blog post. If you can synthesise all this better, definitely have a go at it (in the comments or on your blog — link back!) I can’t quite wrap my head around all this, I feel like I’m still missing a piece.

Back to newsletters.

What newsletters definitely have chance of bringing back is this feeling of small scale. When I write a blog post, like this one, I’m not writing it for a dedicated group of readers anymore. I know you’re still out there, of course, all three of you who actually follow my blog ;-), but I’m also very much aware that I am writing for a whole pile of strangers who will stumble her after a google search. I am writing for everyone.

Email can be very personal. It goes from private space to private space (the inbox). It definitely feels more personal to write than a blog post. But it’s funny, in a way, because this post is going to reach some of you by email, and newsletters are often archived publicly on the web. There shouldn’t be a difference, right?

But there is, because the medium or tool you use really changes the way you express yourself and connect. “Email first” or “web first” does not produce the same writing.

So let’s see what happens with this newsletter experiment, OK? Take your pick and subscribe to:

And seriously, I’m really looking forward to your comments on all the stuff I’ve talked about here.

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Deux mauvais exemples de community management [fr]

[en] Two examples of bad community management, and what I'd suggest to do things better. Exhibit A: cold contacting an online community moderator to ask them to share a (rather lame) contest for a brand with the community. Exhibit B: an off-topic blog comment advertising an organisation the blogger already knows about. Main take-away: make sure that you design your campaign/offer in such a way that it's not "just for you", but that the person you approach gets enough out of it to make it worthwhile for them.

Je vais protéger les innocents, alors je vais juste vous décrire les situations, et donner quelques pistes pour faire mieux.

1. Le concours

Un message privé sur facebook de la part du community manager d’une marque, qui offre des produits ayant pour clientèle cible les membres d’une communauté que j’administre.

La personne qui m’écrit est intéressée par une collaboration avec moi. Pendant un quart de seconde, je m’imagine que c’est à mes services professionnels qu’on fait référence (parce que oui, un volet de mon activité est le conseil aux marques pour leur présence et leurs activités en ligne, surtout quand elles touchent les médias sociaux et les communautés, les gens, quoi). Je déchante vite: on me propose de partager un concours. Les gens envoient des photos et peuvent figurer sur le site web de la marque ainsi que sa page Pinterest.

Pourquoi ça coince:

  1. on ne se connaît ni d’Eve ni d’Adam, et on me propose une “collaboration” qui consiste en fait à utiliser mon réseau et mon capital social sans rien me donner en échange
  2. ce type de concours prend un peu les gens pour des demeurés: ah, on va envoyer des photos à une marque pour qu’ils puissent garnir leur site et présence sur les médias sociaux de user generated content? en gros, pour l’honneur de contribuer à leur image sur le web? à nouveau, c’est à sens unique

Si c’était mon client:

  1. déjà, règle d’or: on évite au maximum de contacter les gens à froid
  2. ensuite, on évite aussi d’approcher les gens pour quelque chose qui nous rapporte infiniment plus qu’à eux: on évite d’utiliser les gens; surtout quand ils ne nous doivent rien et que l’on n’a rien fait par le passer pour leur donner envie d’être généreux avec nous
  3. dans un premier temps, remonter à la motivation de base: qu’attend-on de ce concours? quel est le but profond? dur à deviner sans leur parler vraiment, car ça va s’arrêter à “attirer des visiteurs” ou “susciter de l’intérêt”; il faut remonter à la source: est-ce un problème d’image? a-t-on besoin de vendre plus? lance-t-on un nouveau produit qu’on doit faire connaître?
  4. en fonction de la motivation profonde, on cherchera à mettre sur pied une campagne qui a plus de sens qu’un simple concours, et surtout qui est donnant-donnant — qui respecte l’autre (oui, c’est ça qui n’est pas simple, et pour dénouer ce genre de truc qu’on me paie, souvent)
  5. dans un autre premier temps, idéalement avant en fait, il faut prendre le temps de construire un véritable réseau dans le domaine qui nous intéresse; ça se fait plutôt en six mois qu’en six minutes, et il faut payer un peu de sa personne, y aller soi-même, sans masque mais avec diplomatie, et avec authenticité; si le coeur n’y est pas, s’il n’y a pas de volonté de vraiment rencontrer l’autre, on peut oublier
  6. entre un réseau qui se tient et une campagne où chacun y trouve son compte, ça devient du coup bien plus possible d’approcher quelqu’un (qu’on connaît) pour lui demander une faveur ou lui proposer une opportunité qui lui plaira vraiment; et parce qu’on connaît la personne, on aura bien des chances de tomber juste

2. La pub

Sur un article de mon blog, un commentaire sur un tout autre sujet m’invitant à découvrir une organisation que je connais, en fait. Le commentaire vient d’une personne, au moins, réelle, qui travaille clairement sur la présence web de l’organisation en question.

Pourquoi ça coince:

  1. le commentaire est complètement hors-sujet et laissé par quelqu’un que je ne connais pas => alerte spam immédiate
  2. ça reste de la pub complètement transparente, malvenue sur un blog personnel
  3. la personne a un lien avec l’organisation dont elle fait l’éloge, mais ne l’explicite pas

Si c’était mon client:

  1. règle d’or: on ne laisse pas des commentaires publicitaires sur les blogs des gens
  2. si on veut améliorer la visibilité du site de l’organisation en question auprès de blogueurs et de leurs lecteurs, on peut tenir un blog à haute qualité de contenu, par exemple; si on prend aussi la peine de devenir lecteur du type de blog dont on désire attirer l’attention, et qu’on conçoit son blog comme faisant partie intégrante du même écosystème que les autres, nos articles pourront rebondir sur les leurs et ainsi attirer l’attention de façon positive
  3. que ce soit pour les articles ou les commentaires, ne faire aucune concession sur la valeur ajoutée: on écrit pour donner d’abord, pas pour prendre; on cherche à être utile, pas à déguiser nos intérêts en ceux de l’autre; du coup, un véritable commentaire peut avoir un sens
  4. si on désire vraiment qu’une personne précise nous accorde de son temps pour nous rencontrer, par exemple, on prend soin de faire au maximum ses devoirs pour s’assurer qu’on vise juste, et on s’assure aussi que cette personne s’y retrouvera dans ce qu’on lui offre, et que ce n’est pas “juste pour soi” (cf. point 4. du premier exemple)

Si vous avez des exemples d’approches de la part de marques sur les médias sociaux ou de “community management” qui “coincent”, comme ceux-ci, racontez-les-moi et je me ferai un plaisir de les décortiquer!

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