Ecrire pour un blog [fr]

[en] A few tips on writing for a blog: don't advertise, be interesting, use your authentic voice, remember the media is conversational, and be a real person writing something. This is not easy to do if you've been formatted to spew commercial copy or marketing-speak, but it can be learned. Learning requires exercise, and often help from others (peers or a trainer).

Hier, séance de formation chez un client. Deuxième séance, quelques mois après la première. Les bases techniques du maniement de WordPress sont acquises, on parle donc plus en profondeur de:

  • quels sujets aborder sur un blog d’entreprise
  • quel style d’écriture utiliser?

Voici quelques éléments intéressants qui ont émergé de nos discussions, et que je reproduis ici.

Publicité

En y réfléchissant bien, peu de personnes vont volontairement aller chercher du contenu publicitaire à lire. Toute l’industrie télévisuelle tourne finalement autour d’un but: attirer des gens devant un écran pour pouvoir leur enfiler de la publicité (oui, je suis un peu cynique). Mais sérieusement, la publicité c’est ce qu’on met sous les yeux des gens quand ils ne peuvent (ou ne veulent) pas s’échapper. Si on leur propose de s’abonner à du contenu purement publicitaire, peu de chances qu’ils le fassent.

Avec un blog, et en ligne en général (je pense aussi à Twitter), le public n’est jamais prisonnier. Il peut s’en aller d’un clic de souris. Si on veut utiliser un canal en ligne pour faire passer du contenu publicitaire, il faut le faire avec beaucoup de délicatesse — au risque de crier dans le désert.

Etre intéressant

Du coup, la logique rédactionnelle d’un blog ne peut pas être purement publicitaire (ou purement “marketing”, au sens de “pousser à la vente, à la consommation, promouvoir directement”). On privilégiera du contenu véritablement intéressant pour le lecteur. Pour le lecteur — pas du point de vue de l’entreprise.

Qu’est-ce qui intéresse vraiment les gens, du coup? C’est ça la grande question, mais voici quelques pistes:

  • rencontrer les êtres humains qui sont derrière l’entreprise
  • en apprendre plus sur le fonctionnement de l’entreprise ou son histoire
  • se cultiver (surtout quand la culture est intéressante!)
  • avoir droit à des informations “insider” pas forcément accessibles ou évidentes pour tout le monde…

C’est assez vague, tout ça, et il est possible (malheureusement) d’aborder ce genre de sujet de façon totalement inintéressante… Ce n’est pas une recette magique garantie!

Un ton authentique

La clé réside le plus souvent dans le ton utilisé. Le language marketing, “communiqué de presse”, pub, ou trop journalistique est à éviter. Oui, me direz-vous, mais comment faire?

Ce qu’on cherche, c’est à parler comme des êtres humains. Il faut pour cela souvent se “dé-formatter” (beaucoup de professionnels de la communication sont des crispés du “je”, par exemple). Le ton juste, c’est celui qu’on utiliserait dans un e-mail à un ami, ou bien dans une conversation avec des amis autour d’une table. Bien sûr, c’est de l’écrit, mais on se rapproche de ça.

Pour faire ça, quelques trucs:

  • raconter des histoires ou des anecdotes vraies (ne pas inventer!)
  • se mettre en scène dans l’histoire: raconter depuis son point de vue et utiliser la première personne
  • élaguer au maximum les informations publicitaires/marketing (les lecteurs peuvent toujours laisser un commentaire pour demander des précisions)
  • se mettre dans les chaussures la peau du lecteur, ou du moins l’imaginer en face (“est-ce que ça l’intéresse vraiment, ce que je raconte?”)
  • rester dans un état d’esprit “dialogue, conversation”.

Un petit tuyau: quand on est passionné par ce qu’on écrit, ça vient plus naturellement!

Un média conversationnel

Le dernier point de la liste ci-dessus est capital: avec un blog, nous sommes dans une conversation. Bien sûr, pas dans une véritable conversation en face-à-face, mais quand même, dans une dynamique d’échange.

Vous avez déjà certainement dû subir des cours ou des conférences où l’orateur lit son discours ou débite un monologue assommant. Comparez cela au bon orateur, qui n’est pas en train de parler au public, mais de discuter avec les gens dans la salle (même si ce n’est que lui parle).

On cherche à faire la même chose dans un blog. Si on parle comme une brochure de marketing, personne ne nous répondra. Un être humain, par contre, c’est autre chose: on peut discuter avec!

Autre avantage d’un style informel et conversationnel: votre lecteur retiendra mieux ce que vous lui dites. En effet, il a été démontré que l’utilisation du “je” et autres marqueurs de la conversation dans le language écrit informel donnent au cerveau l’illusion qu’il est dans une conversation. Du coup… il est plus attentif! Kathy Sierra explique très bien tout ceci (en anglais).

Une vraie personne qui écrit

Bloguer nécessite de se dévoiler un tout petit peu. Pas de raconter ses pensées ou envies les plus secrètes, bien entendu, mais quand même de se livrer un peu. Si le blog “marche”, c’est qu’il met le lecteur en contact avec quelqu’un d’humain, d’imparfait, d’atteignable. Quelqu’un comme lui — pas une organisation ou institution désincarnée.

Il est important pour cela que le blog soit formatté de façon à ce que le nom de l’auteur apparaisse à côté de l’article — ou le cas échéant, que les auteurs signent leurs articles. Si c’est Julie ou Sophie ou Robert qui écrit, ce n’est pas la même chose! Je veux savoir qui me parle, et à qui je parle si je réponds.

Comment changer?

Le problème de beaucoup de personnes qui se mettent au blog, c’est d’avoir été “formatté” à écrire dans un language pseudo-neutre, impersonnel, journalistique, ou marketing/commercial. Il faut “désapprendre”.

Heureusement, on sait tous avoir des conversations avec nos amis, ce qui nous donne un point de repère.

Il vaut la peine de se mettre à plusieurs, de regarder ses productions et celles des autres avec un oeil critique et impitoyable:

  • est-ce que ça sent la pub?
  • est-ce qu’on y croit?
  • est-ce que le lecteur de passage a une chance d’y trouver un intérêt?
  • est-ce que le narrateur (celui qui écrit) est présent dans l’histoire?

Puis, si nécessaire, retravailler, récrire. Ça ne vient pas tout seul, mais ça peut s’apprendre.

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Je chronique, chronique [fr]

[en] I'm really enjoying writing my weekly column for Les Quotidiennes, and discovering that the constraints of the genre are giving me all sorts of ideas to write about.

Il y a un peu plus d’un mois, je démarrais mes chroniques du monde connecté pour Les Quotidiennes. J’avoue prendre beaucoup de plaisir à l’exercice.

Quand on pense à la créativité, on imagine que celle-ci s’exerce dans les champs du possible qui ne connaissent ni entraves ni limites. D’une certaine façon, ce n’est pas faux, mais la créativité, c’est surtout en présence des contraintes qu’elle se manifeste. Ce sont les contraintes, quand elles rentrent en friction avec les désirs et les objectifs, qui font jaillir la créativité.

Pourquoi ce discours sur la créativité? Parce que je suis en train de faire l’expérience, après bientôt dix ans d’écriture sur ce blog, qu’écrire dans un autre format, pour un autre lectorat, avec un agenda de publication fixe — bref, des contraintes — me donne un autre souffle. Le blog, tel que je le conçois, est un espace de liberté quasi absolu de mon écriture: j’écris quand je veux, sur ce que je veux, pour qui je veux, et aussi long ou court que je le désire.

Pour la chronique, par contre, c’est différent. Le public n’est pas le mien, c’est celui des Quotidiennes, pour commencer. J’ai un thème (relativement souple, certes) auquel me tenir. J’écris une chronique par semaine. Je vise une longueur et un type de discours “genre chronique”.

Et ce qui est dingue, c’est que ces contraintes me donnent l’idée d’écrire des choses que je ne penserais pas à écrire ici, sur Climb to the Stars — alors que je peux y écrire tout ce que je veux.

Vive les contraintes!

Du coup, je vous encourage à aller me lire là-bas. Pour vous faciliter la tâche, titres et liens vers les six chroniques déjà écrites.

Bonne lecture, feedback bienvenu!

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Me lire, ailleurs [fr]

[en] A handful of articles I've published elsewhere (in French) these last days.

Ces derniers jours:

Bonne lecture!

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Chat ou e-mail pour rester en contact? [fr]

Au détour d’une conversation avec Fabien ce matin, je (nous) faisais la réflexion suivante: même si j’adore écrire (preuve les kilomètres de texte qui s’alignent sur ce blog, sauf quand je n’écris pas) je ne suis pas du tout versée dans l’e-mail “correspondance”.

Certes, j’utilise (beaucoup) l’e-mail comme outil de travail. Pour des échanges factuels. Pour de l’administratif.

Mais pour parler de sa vie ou de son coeur, je préfère être en intéraction directe: IM, SMS, IRC Twitter, téléphone, ou même (oh oui!) se voir en chair et en os pour boire un café ou manger un morceau.

Déjà avant que l’e-mail ne débarque dans ma vie, je n’étais pas vraiment une correspondante. Ma grand-mère paternelle se plaignait amèrement du manque de lettres provenant de sa petite-fille, les cartes postales signées de ma main étaient dès le jour de leur réception des pièces collector, et les deux ou trois tentatives adolescentes d’avoir des correspondantes dans d’autres pays se sont assez vite essoufflées.

Peu étonnant, dès lors, qu’un fois accro au chat sous toutes ses formes, ce soit les modes de communication interactifs que je privilégie pour mes relations avec les gens.

Je me demande si c’est simplement une préférence personnelle (certains sont épistoliers, d’autres pas) ou bien s’il y a véritablement des caractéristiques des médias en question qui la sous-tendent: l’interactivité (relativement synchrone), par exemple. Parler de ce qu’on vit ou fait (c’est souvent l’essentiel des conversations), c’est bien mieux avec un retour direct d’autrui en face, non?

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Chalet, lecture, écriture [fr]

[en] A couple of days at the chalet, reading and writing.

Le chalet en novembre se traduit en volets fermés pour emprisonner la chaleur, en feux de cheminée et tas de feuilles mortes et d’aiguilles de mélèze dans le jardin. Moins d’excursions (il fait froid et gris et la carte “libre accès” n’est plus valable) et plus de lecture — et d’écriture.

J’ai fini “Sepulchre” (Kate Mosse). C’était peut-être l’heure tardive, mais le dernier quart de ce livre m’a fait pleurer toutes les larmes de mon corps. J’ai entamé “Voyage en Acratie” de Bernard Krummenacher, une surprise agréable. Très vite, je me suis laissée prendre par ce récit un peu décalé d’exploration de notre futur.

Hier soir, j’ai également pondu un certain nombre de ces fameuses histoires en cinquante mots. Quelques-unes en français. Je me rends compte en faisant l’exercice que si peindre une situation de départ ou une complication ne me pose que très peu de problème, c’est toujours la fameuse fin qui me résiste. Le dénouement. La destination. Où va l’histoire? Où va la vie? Quel est le but?

Reflet pour moi de ma difficulté à trouver du sens, une finalité, dans le monde autour de moi.

J’y travaille.

Lire le roman de Bernard (que je connais) renforce encore mon envie et ma détermination de moi aussi, un jour, écrire un livre de fiction. Construire une histoire. Habiller des personnages. Inventer des situations. Faire la scénariste, et aussi la peintre.

Alors je continue avec mes histoires de cinquante mots. C’est peu, mais c’est ça le but: l’exercice est court, on peut le répéter à l’envi.

Et bientôt, une kyrielle de fins débarquera dans ma tête. J’en saisirai une et je passerai à l’étape suivante. Plus ambitieuse.

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Recherche de Fonds [fr]

[en] Basically, some version of A Day at the Frankfurter Buchmesse.

Je reviens de Francfort avec les idées un peu plus claires. Même si cette dans l’ensemble peu encourageant, j’ai trouvé à la foire du livre des informations qui me permettent d’avancer. En particulier, une discussion avec le responsable de [l’ASDEL](http://asdel.ch/) et une autre avec [Hunter Lovins](http://en.wikipedia.org/wiki/Hunter_Lovins) et mon ami [Joi Ito](http://joi.ito.com/) m’ont fourni des informations précieuses.

Tout d’abord, j’abandonne mon espoir un peu naïf d’obtenir une avance via un agent ou un éditeur. Le monsieur de l’ASDEL (dont j’ai oublié le nom) m’a fait remarquer qu’il fallait vendre beaucoup d’exemplaires (500 déjà !) pour pouvoir donner ne serait-ce que CHF 1000 à un auteur. De ses mots : « il n’y a aucune raison que les éditeurs entretiennent certains auteurs pour qu’ils puissent écrire… » ou quelque chose comme ça.

Certes. En attendant, je trouve qu’il y a quelque chose de cassé avec ce système. Je ne parviens pas encore tout à fait à mettre mes pensées à ce sujet clairement en mots. Je pense que cela a quelque chose à voir avec le fait que ce n’est pas en se pliant aux impératifs économiques que l’on fait avancer le monde. Enfin si, chercher à être rentable fait bouger les choses, mais je remarquais l’autre jour que les « amateurs » avaient [un avantage](http://steph.tumblr.com/post/15618783) sur les « professionnels » : il peuvent se consacrer à leur passion sans se soucier de sa rentabilité.

Je digresse un peu. Pour en revenir à ma situation, me lancer dans l’écriture d’un livre est quelque chose de stressant. C’est une entreprise difficile, mais dans laquelle je désire me lancer, d’une part parce que je crois vraiment qu’un livre au sujet des adolescents et Internet, à destination des parents et en français, sera utile à de nombreuses personnes (sans avoir pour autant la prétention de m’imaginer que ce sera un best-seller), et d’autre part parce que je m’écrire, et que je suis certaine qu’une fois dedans, je trouverai une certaine satisfaction personnelle à mener à terme un tel projet d’écriture.

Et sans vouloir avoir l’air de me plaindre (parce que c’est bien moi qui l’ai choisi), un statut d’indépendante s’accompagne d’un stress financier certain. Même si j’en aurais objectivement le temps, cela me rend d’autant plus difficile de me libérer l’esprit pour écrire (tâche qui n’est déjà pas simple en soi) alors que je « devrais » être en train de faire 50’000 autres choses pour améliorer ma visibilité professionnelle et attirer des clients (si tant est qu’une chose pareille est possible).

Bref, dans ces circonstances, [très difficile de m’y mettre](http://climbtothestars.org/archives/2007/08/28/retour-au-dragon/). Ne serait-il donc pas « raisonnable », d’un point de vue « société », qu’il existe un moyen pour me permettre de produire cet ouvrage qui — je l’espère — sera une aide précieuse à une génération de parents ? Vous voyez où je veux en venir… Je ne suis pas sûre des ramifications politiques de mes idées… Mais à une certaine époque, il y avait des mécènes ? (Non, je ne suis pas une artiste, je suis au courant…)

Encore une fois brève, parce que je vois que je divague franchement, j’abandonne l’idée d’obtenir une avance de la part d’un éditeur, et (à plus forte raison puisqu’il s’agit d’un projet à visée éducative) je vais simplement chercher un organisme qui consentira à subventionner ce projet. Cela doit bien exister quelque part ?

On m’a suggéré la [Loterie Romande](http://www.entraide.ch/pages/don/index.php?sel=3&place=don&prm_lang=fr), mais d’après ce que je vois, elle ne subventionne que des institutions qui sont là à long terme. Je pense regarder aussi du côté de l’enseignement et de la santé, mais pour le moment, cela reste un peu vague. Ou précisément ? À qui m’adresser ?

Côté publication, par contre, cela paraît relativement simple : le marché est complètement saturé et les éditeurs croulent sous les manuscrits (encore plus en France qu’en Suisse). Faut pas rêver. Heureusement, à l’ère d’Internet, l’auto publication est presque devenue un jeu d’enfant, grâce à [Blur](http://www.blurb.com/) ou [Lulu.com](http://www.lulu.com/fr/), par exemple. Pourquoi aurait-on encore besoin d’un éditeur ?

Le monsieur de l’ASDEL (qui m’a d’ailleurs indiqué trois ou quatre éditeurs romands susceptibles de publier des ouvrages du genre du mien) me répond : « parce que l’éditeur, lui, sait ce qui est bon ». Donc, mise en avant du travail d’édition. Hunter Lovins, quant à elle, me dit qu’à moins de toucher une avance faramineuse, il n’est pas utile de s’encombrer d’un éditeur, et que l’expertise éditoriale que celui-ci peut apporter ne fait que mettre des bâtons dans les roues. D’après elle, le rôle principal de l’éditeur est de négocier avec l’imprimeur et les distributeurs, puis de prendre une généreuse part des bénéfices. En faisant un peu ses devoirs et avec un bon réseau, on peut facilement s’en passer. Son expérience avec les éditeurs est américaine cependant ; peut-on transposer ses conclusions à la Suisse ? Le désavantage, là, clairement, ce qu’il faut avancer l’argent pour l’impression.

Joi, lui, suggère d’auto-publier si je rencontre trop de difficultés à intéresser un éditeur. Une fois que le livre aura commencé à se vendre, et aura attiré un peu d’attention médiatique (online et offline), il devrait être plus facile d’en trouver un. Scénario optimiste je l’admets, mais c’est aussi vers celui-là que je penche. J’ai l’avantage d’avoir déjà un bon réseau, une crédibilité déjà établie dans le domaine, et une certaine maîtrise dans l’art de se rendre visible via Internet.

Dans tous les cas, la question de l’éditeur est moins urgente maintenant, puisque mon premier souci est de m’assurer une certaine tranquillité financière afin d’écrire. Si je décroche un mandat en or « au travail », ou que je gagne Lotto (il faudrait déjà commencer par acheter des billets), cela peut aussi jouer 😉

Très chers lecteurs, je fais donc comme d’habitude appel à votre soutien et à vos sages conseils. À qui m’adresser pour une demande de fonds ? Avez-vous des contacts directs avec des personnes qui pourraient m’aider ? Êtes-vous un riche mécène qui cherchait justement un auteur en devenir à subventionner ?

Il va sans dire que je prépare un dossier en béton qui démontrera que ce livre répond à un vrai besoin et qu’il se vendra extrêmement bien !

*Note: article dicté, et pas vraiment relu, donc pas de craintes si vous voyez des fautes bizarres: c’est la faute au Dragon!*

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Retour au Dragon [en]

[fr] Each time I go through a bad bout of RSI, I can be certain that my speech recognition setup breaks down. This time, my microphone died, and I had to buy a new headset, which seems to be working correctly, as you can see. Business seems to be slowly picking up again after the summer break, but there's nothing really solid for the moment. I will be travelling beginning of October and beginning of November (conferences I've been invited to speak at, and others that I'm attending), but things are unfortunately too uncertain financially for me to make definite plans about the trip in India I was thinking about for this winter. As for my book project, I decided that I actively need to seek a way to finance it at least partially, so that I can relax enough about the money issues to really get to work on it. If you have any ideas or contacts that could help me in that direction, they are most welcome.

Comme toujours, lorsque mes douleurs aux mains reprennent, le Dragon se met en grève. Là, en l’occurrence, c’est le microphone de mon casque qui semble avoir rendu l’âme. Après une bonne prise de tête en ligne il y a déjà quelques semaines, un peu de troubleshooting à l’aide d’un casque prêté (merci Pierre !), j’ai acheté ce matin un casque Logitech (modèle 250, USB) qui semble très bien marcher, preuve en est le texte que vous êtes en train de lire.

L’été touche gentiment à sa fin, c’est la rentrée scolaire, j’ai quelques rendez-vous pour discuter de projets possibles, mais rien n’est encore très concret. J’ai des voyages prévus à l’étranger, début octobre et début novembre, des conférences auxquelles j’ai été invitée à faire une présentation, et d’autres auxquelles j’assisterai simplement. J’ai caressé l’idée de partir un mois en Inde cet hiver — je n’y ai pas encore tout à fait renoncé, mais les mois à venir sont trop incertains (financièrement, bêtement) pour que je prenne des engagements de ce côté-là maintenant.

Et puis il y a le livre, oui, le fameux livre. Je dois me rendre à l’évidence : entre autres obstacles à son écriture, le stress de l’incertitude financière liée à mon statut d’indépendante ne me laisse pas la disponibilité d’esprit dont j’ai besoin pour m’atteler à une tâche pareille, même si je pourrais objectivement libérer le temps nécessaire. Je vais donc activement me mettre en quête de solutions pour financer au moins partiellement ce projet. Du coup, si vous avez des idées, des tuyaux, des relations, ils seront les bienvenus.

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Livre: je me jette à l'eau [en]

[fr] Prompted this evening by a conversation with Peter Hogenkamp about what I might talk about at BlogCampSwitzerland, I've decided that after many months of not acting upon my decision to write a book, it was time to take a deep breath and jump in. The conversation I had at LIFT with Sarah, Stowe and Trine-Maria clearly also prepared me to take the plunge.

The book will be in French, so I'm afraid this is not very exciting news for my English-speaking-only readers. I'm more comfortable writing in French than English, and also, there is already a clear local and francophone interest for the book topic: teenagers, blogs, the internet, the chasm between parents and children when it comes to social media and online culture, and what can/should be done about it in terms of "media education".

The first draft of the book contents was made in English, though, so you'll get a copy of it when that post comes up. Oh, and if you were thinking of suggesting that I write the book in French and English at the same time... you probably haven't thought it through 😉

Il y a plusieurs mois, suite à une longue discussion avec mon ami [David Galipeau](http://galipeau.blogspot.com/), je me suis retrouvée en fin de soirée un peu surprise et la tête légère à me dire qu'[écrire un livre paraissait soudain possible](http://climbtothestars.org/archives/2006/10/14/writing-2/), et que je tenais un sujet. Le lendemain, j’ai rapidement établi un plan général de ce que pourrait être le livre dans [Freemind](http://freemind.sourceforge.net/wiki/index.php/Main_Page).

Puis, j’ai passé près de six mois à ne pas avancer. Je souffrais d’un accès aigu de [TMS](/tms/), donc pas question de me mettre à rédiger avant d’avoir installé [Parallels et le Dragon](http://climbtothestars.org/archives/2006/10/22/premiers-pas-paralleles/). L’opération a échoué, entre autres pour cause de mal aux mains qui m’empêchait de mener à terme l’installation (ironie!). Aussi, j’avais décidé que je voulais [bloguer l’écriture du bouquin](http://redcouch.typepad.com/weblog/2004/12/ “Le cas qui fait école: Naked Conversations.”), et je n’étais pas trop sûre si j’allais le faire sur ce blog ou un autre. Puis, last but not least, écrire ça prend du temps, et j’étais un peu inquiète à l’idée de me lancer dans une entreprise comme ça chronophage alors que je n’étais pas encore très sûre dans quelle mesure [mon job de consultante indépendante](http://stephanie-booth.com) me permettrait de tourner confortablement ou non.

Bref, des tas de très bonnes raisons, mais franchement, surtout la trouille de me lancer dans quelque chose que je veux faire depuis aussi longtemps que je me souvienne (écrire un livre), mais qui m’intimide.

Ce soir, discussion avec [Peter Hogenkamp](http://blog.hogenkamp.com/), un des organisateurs de [BlogCampSwitzerland](http://barcamp.ch/BlogCampSwitzerland), auquel je me suis [inscrite](http://twitter.com/stephtara/statuses/5560067) un peu plus tôt. Je ne sais pas encore vraiment [de quoi je vais parler](http://twitter.com/stephtara/statuses/5560146) à BlogCamp, et je lui disais que je pourrais peut-être faire quelque chose au sujet des ados, des blogs, et d’internet, comme c’était aussi le sujet du livre que je mijotais (enfin, là, je suis encore en train d’éplucher les patates, pour être tout à fait honnête). Du coup, on a parlé du livre, je lui ai raconté tout ce que j’ai récrit plus haut dans ce billet, j’ai dit un peu en riant que je pourrais m’y mettre et en parler à BlogCamp. Dont acte: il est temps d’arrêter d’en parler à tout mon entourage et de me lancer à l’eau. Le [travail que j’ai fait dernièrement pour ciao.ch](http://climbtothestars.org/archives/2007/01/22/redactions-dinfos-pour-ciaoch/) m’aide aussi à trouver le courage de m’y mettre, car si ce n’est pas le même public, c’est bien le même sujet.

Donc, quelques décisions et remarques:

– Je vais écrire le livre en français. J’ai hésité, bien sûr, mais d’une part je suis quand même plus à l’aise dans l’écriture en français (faudra que je fasse la chasse aux anglicismes, tout de même), et d’autre part, il y a déjà un intérêt local et francophone pour ce que j’ai à apporter à la problématique blogs-ados-internet.
– Je vais bloguer le processus et le contenu du livre au fur et à mesure que je le produirai ici sur CTTS (je ne crois pas à la multiplication des blogs). (Catégorie [Livre](/categories/livre/).)
– Le livre sera mis à disposition/publié sous une [licence Creative Commons](http://creativecommons.org).
– Je ne sais pas trop comment je vais m’y prendre, c’est la première fois que je fais ça, et vous allez donc me voir patauger joyeusement.
– Je n’ai pas encore de titre pour le livre. Lorsque j’ai fait le premier jet du plan (en anglais!), je l’ai appelé “The Blogging Divide” — je ne sais honnêtement plus si ça me plaît ou pas (il y a des wagons, avec des mots pareils). De toute façon, je ne pense pas qu’il faille un titre pour que je m’y mette. On verra bien ce que je trouverai.
– Si je choisis de construire ce livre en public, c’est parce que je pense qu’il sera plus riche de vos remarques et de vos critiques que si je l’écris seule dans mon coin. Mon but est avant tout de faire un livre utile. N’hésitez donc pas à réagir à ce que je publierai.
– J’ai encore besoin de clarifier un peu le sujet du livre, et ce sera l’objet d’un billet futur. Mais ça tournera autour des adolescents, de l’internet social, du fossé entre “adultes” relativement peu branchés et ados “digital natives”, et de ce qu’il y a à faire en matière d’information et de prévention — ce pour quoi j’aime utiliser le terme “éducation aux médias”. Le public cible se situera plutôt du côté des parents, enseignants, éducateurs que des ados ou des geeks.
– Je publierai dans un autre billet (et un autre jour, il se fait tard, là) ma première ébauche de plan, une fois récrite en français.

Voilà pour ce soir. C’est donc parti!

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Liberté d'écrire [fr]

[en] I've been feeling increasingly less free to write here (that's not new, can't remember when I first said it). Maybe the huge category list is guilty.

Je crois que ça m’est déjà arrivé de dire ça ici, mais j’ai la flemme de rechercher le billet. Je me suis rendue compte (e ou pas de e à rendue? j’oublie toujours) en écrivant des “bêtises” dans [mon BleuBlog](http://stephanie.bleublog.com) que je limite mon expression sur CTTS. Trop peur d’écrire des banalités. Pression que je me mets d’être à la hauteur. Je suis en train de devenir une de ces horribles personnes dont je me suis parfois moquée qui “écrivent pour leurs lecteurs” avant tout.

Eh bien mince. Je veux récupérer le droit d’écrire des articles moins longs (car je tartine, n’est-ce pas) et des critiques pas forcément fouillées jusqu’à la dernière virgule.

Je sais, j’ai “tous les droits” ici — ce n’est que de moi-même à moi-même que ça coince un peu.

Je crois que la monstrueuse liste de catégories dans ce blog n’aide pas. Allez savoir pourquoi, mais ça me bloque. Il faut vraiment que je fasse du triage. Mettre à jour [Batch Categories](http://climbtothestars.org/archives/2004/07/13/batch-categories-09/) par exemple.

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Du blog à  se mettre sous la dent [fr]

[en] A new blogger in the French Swiss blogosphere.

Je vous encourage vivement à  aller jeter un oeil sur [la Chronique de l’Abrincate](http://bboeton.wordpress.com/), un nouveau venu dans la blogosphère romande. De la culture, des lettres, un regard piquant d’humanité sur le monde dans lequel nous vivons: Bernard Boëton aime écrire, il a des choses à  dire, et après de longues années de rédaction “contrôlée”, il avait envie d’un espace où il pourrait être seul maître à  bord.

Il a pris contact avec moi afin que je lui offre soutien technique et conseils blogosphériques pour la mise à  l’eau de son navire. [Il s’est lancé à  l’eau](http://bboeton.wordpress.com/2006/03/03/3/), et ma foi, je trouve qu’il s’en sort fort bien.

Faites-lui une visite, et si l’un ou l’autre de ses articles vous inspire réflexion… ne vous privez pas!

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