The Aggregator Lag [en]

[fr] A cause de Google Reader qui m'a servie une version "non rectifiée" de ce billet de danah, j'ai failli contribuer à propager des informations fausses, et ça m'énerve. Ça m'énerve surtout quand (en l'occurence) la technologie vient nous mettre des bâtons dans les roues.

This bugs me. It bugs me because it’s a situation where the technology which is normally supposed to assist us in communicating actually gets in the way of good communication. It’s even worse, actually: here, a technological issue could invite us to spread false information.

(Of course, there is a human issue behind this, but it’s not what I want to address here. Humans can make mistakes, and as long as they are honestly made, I think we should just accept that they happen.)

I just read danah’s last post in Google Reader and headed to [the Facebook group](http://berkeley.facebook.com/group.php?gid=2373716526) she was pointing to so I could get a little more information on the current situation.

Post in Google Reader

There, I found a message which indicated that [FaceBook had never sent the ArabLGTB group](http://www.facebook.com/topic.php?uid=2373716526&topic=2614) the message they had received. It was, in fact, a fake.

"We have been fooled"

Well, I thought I’d better [comment about that on danah’s post](http://www.zephoria.org/thoughts/archives/2007/04/30/globalization_o.html), so I headed over to her blog. There, to my surprise (happy surprise), I saw she had already updated her post.

Post on apophonia

The update just hadn’t made it to Google Reader.

So of course, there is nothing extraordinary going on here. This story is just another case of misinformation spread by good intentions (and I’m thinking mainly about all the people who blogged about this on their LiveJournals and will never know it was not true — or bother finding out). But I’m annoyed that I almost got caught in it too, and that I always forget that we can’t trust aggregators to serve us the latest version of a post.

Check, check, check. When in doubt, don’t blog. (That’s for me.)

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Twitter, c'est quoi? Explications… [fr]

Cet après-midi, je ramasse 20minutes dans le bus, et je vois qu'[on y parle de Twitter](http://www.20min.ch/ro/multimedia/stories/story/10730138). Bon sang, il est grand temps que j’écrive le fichu billet en français que je mijote depuis des semaines au sujet de ce service [que j’adore](http://twitter.com/stephtara “Ma page Twitter.”) (après l’avoir [mentionné en anglais](http://climbtothestars.org/archives/2006/12/12/you-should-twitter/) il y a plusieurs mois). Allons-y, donc: une explication de [Twitter](http://twitter.com), pour vous qui n’avez pas la moindre idée de ce que c’est — et à quoi ça sert.

“Twitter” signifie “gazouillis” en anglais. Ce nom reflète bien le contenu relativement anodin qu’il se propose de véhiculer: **des réponses à la question “que faites-vous?”**.

Ça n’a pas l’air fascinant, a première vue, un service dont l’objet est d’étaler sur internet les réponses somme toute souvent très banales à cette question. “Est-ce que ça intéresse le monde entier, le fait que je sois [confortablement installée dans mon canapé](http://twitter.com/stephtara/statuses/8276161)?” Certes non. Par contre, **cela intéresse peut-être mes amis**.

Oh, très clairement pas dans le sens “tiens, je me demandais justement ce que Stephanie était en train de faire maintenant, ça tombe à pic!” Mais plutôt **dans un état d’esprit “radar”**: avoir une vague idée du genre de journée que mène son entourage. En fait, ce mode “radar” est tellement omniprésent dans nos vies qu’on ne le remarque même plus, et qu’on n’a pas conscience de son importance.

Pensez aux gens que vous fréquentez régulièrement, ou à vos proches. Une partie de vos intéractions consiste en échanges de cet ordre: “je t’appelle après la danse”, “je dois rentrer, là, parce qu’on a des invités”, “je suis crevé, j’ai mal dormi” ou encore “tu vas regarder le match, ce soir?”

Sans y faire vraiment attention, on se retrouve ainsi au courant de **certaines “petites choses” de la vie de l’autre** — et cela vient nourrir la relation. Plus on est proche, en général, plus on est en contact avec le quotidien de l’autre. Et corrolairement, **être en contact avec le quotidien d’autrui nous en rapproche**. (Vivre ensemble, que cela soit pour quelques jours ou à long terme, ce n’est pour cette raison pas anodin.)

On a tous fait l’expérience qu’il est plus difficile de garder vivante une relation lorque nos occupations respectives ne nous amènent pas à nous fréquenter régulièrement. Combien d’ex-collègues dont on était finalement devenus assez proches, mais que l’on a pas revus depuis qu’on a changé de travail? Combien de cousins, de neveux ou même de parents et d’enfants qu’on adore mais qu’on ne voit qu’une fois par an aux réunions familiales? Combien d’amis perdus de vue suite à un déménagement, ou simplement parce qu’il a fallu annuler la dernière rencontre et que personne n’a rappelé l’autre? Et à l’heure d’internet et des vols low-cost, combien de ces rencontres fortes mais qui se dissipent dès que la distance y remet ses pieds?

C’est ici qu’intervient Twitter.

**Twitter me permet de diffuser auprès de mon entourage ces petites parcelles de vie si anodines mais au final si importantes pour les liens que l’on crée** — et de recevoir de la part des gens qui comptent pour moi les mêmes petites bribes de quotidien. Cela permet de rester en contact, et même de renforcer des liens.

Ceux d’entre vous qui chattez le savez: échanger quelques banalités de temps en temps, ça garde la relation en vie, et on a ainsi plus de chances de prévoir de s’appeler ou de se voir que si on avait zéro contact. Les chatteurs savent aussi que les fameux “statuts” (“parti manger”, “disponible”, “ne pas déranger”) jouent un rôle non négligeable dans la communication avec autrui. C’est d’ailleurs en partie inspiré par ces statuts que [Jack](http://twitter.com/jack) a eu l’idée [qui est un jour devenue Twitter](http://evhead.com/2006/07/twttr-is-alive.asp). (Un autre ingrédient important était la page des “amis” sur [Livejournal](http://livejournal.com).)

Une des qualités majeures de Twitter et que **ce service n’est pas limité à internet**. En fait, à la base, il est prévu pour fonctionner par SMS. On peut donc envoyer (et recevoir!) les messages via le web, via un service de messagerie instantanée ([Google Talk](http://www.google.com/talk/)), ou par SMS — selon ses préférences du moment.

Concrètement, cela se passe ainsi: on [s’inscrit](http://twitter.com/account/create) et on donne à Twitter son [numéro de portable et/ou son identifiant GTalk](http://twitter.com/devices), ce qui nous permet déjà d’envoyer des messages. Ensuite, on [invite](http://twitter.com/invitations/invite) ses amis (ou bien on les ajoute depuis leur page s’ils sont déjà sur Twitter — voici [la mienne](http://twitter.com/stephtara)) afin de se construire un petit réseau social de personne que l’on “suivra”. Tous les messages de ces contacts sont rassemblés sur une page web (voici [la mienne](http://twitter.com/stephtara/with_friends)), et on peut choisir de les recevoir en plus par SMS ou par chat.

On peut envoyer des messages privés, bien entendu, et il y a toute une série de commandes qui permettent facilement d’ajouter ou d’enlever des contacts et de contrôler les alertes que l’on reçois — même si on est loin de son ordinateur. Un billet consacré à ces considérations plus techniques suivra.

Il faut aussi préciser que **recevoir les SMS de Twitter ne coûte rien** (enfin cela dépend de l’opérateur, mais en Suisse c’est gratuit), et qu’envoyer un message par SMS coûte simplement le prix d’un SMS envoyé à l’étranger (à ma connaissance, de nouveau, en Suisse cela revient au même prix qu’un SMS envoyé à un numéro suisse).

A venir, donc, un billet avec des informations techniques et pratiques sur l’utilisation de Twitter, et un autre qui poussera plus loin la réflexion sur le rôle d’un tel service, la façon dont les gens l’utilisent actuellement, et certaines critiques qui lui sont faites.

**Mise à jour 09.2007:** une [explication audio](http://capsule.rsr.ch/site/?p=345) avec la complicité de M. Pain.

**Mise à jour 03.2010:** depuis mi-2008, nous ne recevons plus de SMS Twitter en Europe. C’est nettement moins important aujourd’hui qu’à l’époque, vu l’explosion des iPhones et autres téléphones similaires.

**Mise à jour 04.2010:** à lire aussi, Comment démarrer avec Twitter, moins technique et plus stratégique.

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"Learning Blogs": GWNG Meeting Presentation [en]

[fr] Présentation donnée vendredi passé au GWNG à UNAIDS.

Here are the slides I used as a backbone to my presentation of blogs as educational tools during the Global Net Manager Networking Group last Friday at UNAIDS. You can download them in three formats. As specified on the presentation, they are licensed [CC by-nc-nd](http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/).

– [20061215-gwng-learning-blogs.odp](/files/20061215-gwng-learning-blogs.odp) (OpenOffice Impress)
– [20061215-gwng-learning-blogs.pdf](/files/20061215-gwng-learning-blogs.pdf) (PDF)
– [20061215-gwng-learning-blogs.ppt](/files/20061215-gwng-learning-blogs.ppt) (Microsoft Powerpoint)

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Pourquoi faire simple… [fr]

[en] Just an administrative letter which takes a way too convoluted route to explain something which is actually pretty simple. I suppose they needed to make the letter long enough for it to be worth using a whole sheet of paper.

…quand on peut faire compliqué.

Tout d’abord, tentez de comprendre l’explication donnée dans la lettre ci-dessous (oui je sais, ça date un peu):

Lettre M-CUMULUS

*Cliquez dessus si vous voulez la voir en plus grand.*

Maintenant, voici la traduction, en une phrase: “Vous n’accumulez des points CUMULUS que sur les montants que vous avez *vraiment* payés.” Bon, j’en rajoute une deuxième: “Vous n’accumulez pas de points CUMULUS sur les achats que vous avez payés avec des points CUMULUS.”

Bon, je m’la coince. Bonne nuit!

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Comment faire connaître un cours sur les blogs en Suisse Romande? [en]

Voilà une question qui nous taraude depuis quelque temps, [Anne Dominique Mayor](http://annedominique.wordpress.com) et moi-même, ainsi que le responsable de [Romandie Formation](http://www.romandieformation.ch/index.lasso?ID=1).

Nous avons un joli [cours sur les blogs](http://www.romandieformation.ch/index.lasso?ID=14&Course=2318), destiné aux patrons (ou responsables communication) de PME, qui aura lieu dès septembre (le 6 et le 13, pour être précise). Mais comment le remplir? Comment le faire connaître? Nous avons organisé [une séance d’information en juin](http://mjjones.net/mjj_blog/index.php/site/les_blogs_effet_de_mode_ou_revolution/), mais même là, difficile de remplir la salle.

Pour le moment, quand on dit “blog” aux gens, leur réaction est souvent de l’ordre “beurk, non, j’ai pas besoin d’un journal intime en ligne, ça va pas la tête!” Quand on a une chance d’expliquer, là, tout d’un coup, ils sont beaucoup plus intéressés.

Laissez-moi le répéter encore haut et fort: le blog est une technologie, une (des!) culture(s), une machine à ouvrir le dialogue. Ce n’est pas un journal intime. Il *peut* être utilisé pour faire un journal intime en ligne, mais ce n’est qu’une des nombreuses utilisations possibles de cet outil.

Il peut être utilisé pour faire une “page de news” dopée afin de faire passer des infos aux clients. Il peut être utilisé à l’interne, pour mieux communiquer, collaborer, et stocker l’information utile pour l’équipe. Il peut être utilisé “dans l’autre sens”, c’est-à-dire qu’on peut écouter ce qui est dit de notre produit ou service, [comme Robert encourage Nestlé à le faire](http://scobleizer.wordpress.com/2006/07/10/the-next-web-is-the-human-web/), et comme [je le fais](http://climbtothestars.org/archives/2006/04/13/im-working-for-cocomment/) pour le service [coComment](http://cocomment.com).

Le blog est peu cher, prend certes du temps, mais nous offre une prise directe sur ce que l’on montre sur la toile, et un vrai canal de communication avec “l’extérieur”. Les personnes que j’assiste dans la mise en place de leur blog sont en général bluffées par la simplicité de la publication. C’est *vraiment* facile, pas juste “facile-pour-informaticiens”. On veut changer une virgule, rajouter une phrase? Pas de problème. Inutile de déranger le webmaster pour cela.

Je sais qu’un tel cours (et d’autres, on est déjà en train de comploter) a sa place, mais je me demande si on n’est pas un peu tôt… Et vous, qu’en pensez-vous? Un cours comme celui-ci vous paraît-il adapté? Et éternelle question, comment aider ceux qu’il pourrait intéresser à nous trouver?

Je suis bien consciente que ce billet (que j’ai envie d’écrire depuis plusieurs semaines), publié alors que [24heures parle de blogs et de “yours truly”](http://www.24heures.ch/vqhome/edition/ls/blogs_200706.html), et que [les employeurs de la Petite Anglaise viennent de se ridiculiser en la virant à cause de son blog… bien inoffensif](http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/07/18/404-petite-anglaise-viree-pour-son-blog “Maître Eolas est en pétard.”), c’est déjà un premier bout de réponse à la deuxième question…

PS: si jamais, messieurs-dames journalistes et autres, c’est Stephanie sans accent. J’ai des origines britanniques et comme c’est à peu près le seul endroit où ça se voit, j’y tiens 😉

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I'm Working for coComment [en]

A couple of months back, I told you the story about [my early involvement](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/04/cocomment-enfin-public/) in the birth of [coComment](http://cocomment.com/). A few weeks, ago, Nicolas asked me if I would like to be part of the team, and [I happily accepted](http://www.cocomment.com/teamblog/?p=60).

My role, broadly, falls in the category of evangelism and communication (external and internal), and it’s in part what I was doing after the launch, before school and [computer](http://climbtothestars.org/archives/2006/03/18/peu-de-connection-internet-ces-prochains-jours/) [problems](http://steph.wordpress.com/2006/04/09/broken-ibook/) took over: read [what is said about coComment in the blogosphere](http://technorati.com/search/cocomment), comment and react when it’s needed or helpful, be active in the [forums](http://cocomment.com/forum/), bring back to the team feedback and ideas (found out there or somewhere deep in my mind) — in short, be a fussy but enthusiastic and vocal user.

Being part of the team now, I’ll be posting in the [coComment Team Blog](http://cocomment.com/teamblog/), which I have to say really needs to be more active. I will also be facilitating internal communication between the various team members.

My hope in taking up this job is to help make coComment into a tool which addresses users’ needs. I think it’s a great tool, and has a lot of potential. As I tell my clients, blogging and being an active player in the blogosphere takes up time. The dev team can’t spend all their time developing stuff *and* do the communication as well. That’s where I come in.

Working for coComment has a feel of adventure for me. First of all, I’m actually going to be paid to do what I like doing (be a pain in the neck and throw ideas all over the place). Second, this is the first time for me that work and blogosphere collide. My previous jobs have had nothing to do with the blogosphere, and I’ve never blogged much about my work.

I’m going to experience what it is to be caught between the desire to be transparent, and the fact that in business you cannot always say everything. I’ll probably have more to say about this in the coming weeks!

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Si j'étais blogueuse à  plein temps… [fr]

[en] As I'm only a part-time blogger, I won't talk to you about an interesting article on the impact digital communication can have on kids and teenagers' ability to truly communicate inside a relationship. I won't talk either about the bird flu scare we have around here and the role the media played in frightening people instead of informing. And I'll leave my Swiss blog platform tests to the side while I go and mark some tests and prepare classes.

Si j’étais blogueuse à  plein temps, je vous parlerais aujourd’hui de l’interview de Jacques Salomé paru aujourd’hui dans [Lausanne-Cités](http://www.lausannecites.ch/). L’article soulève des points intéressants concernant le statut de la communication “digitale” par rapport à  la communication “en chair et en os”, et surtout des dégâts que l’abus de cette première peut entraîner chez les enfants et les adolescents.

Je vous raconterais également que ma concierge vient de me faire part de son souci pour mon chat: “Et s’il mangeait un oiseau malade?” et je m’étendrais un peu sur la psychose de la grippe aviaire et du rôle peu glorieux de la presse dans l’histoire (les ruptures de stock de clochettes pour chat, ça vous dit quelque chose?)

Je continuerais [mon test des blogs de Romandie.com](http://stephanie.romandie.com) et j’attaquerais [celui de BleuBlog/Kaywa](http://stephanie.bleublog.ch).

Mais comme je ne suis blogueuse qu’à  mi-temps, je vais aller faire mes paiements, facturer un client ou deux, corriger des tests d’anglais et préparer cours et tests pour les jours à  venir.

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