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Musiciens romands: 5 ateliers de développement de carrière en 2016 [fr]

Musiciens romands: 5 ateliers de développement de carrière en 2016 [fr]

[en] A 5-evening series of career development workshops specially designed for local musicians with my friend Elisabeth Stoudmann.

Quelles clés pour continuer à faire de la musique avec plaisir et en vivre autant que possible?

Cet automne, on vous propose d’apprendre à tirer profit de la transformation de l’industrie musicale cette dernière décennie.

mains cadrées

Je commence par le plus important:

Ce printemps me reprend l’envie d’organiser des workshops. Je sais qu’Elisabeth est parfois sollicitée par les artistes qu’elle côtoie dans le cadre de son travail, et je me dis qu’il y aurait peut-être là l’opportunité de faire quelque chose ensemble.

Quelques discussions plus tard, c’est en route: nous organisons 5 ateliers en soirée pour les musiciens de notre région. En alliant nos domaines d’expertise respectifs, on met sur pied un programme de développement de carrière sur deux axes qui se rejoignent magnifiquement:

  • les spécificités du “business musical” romand en 2016
  • le rôle que les outils numériques jouent dans la “nouvelle manière” de mener une carrière musicale.

Au risque d’aller à contre-courant de ce qu’on devrait faire avec une formation sur ce thème, on veut rester résolument terre-à-terre et réalistes par rapport aux perspectives de vivre de sa musique dans nos contrées. On ne fera pas miroiter les promesses du succès interplanétaire. On s’intéressera plutôt à comment monter quelque chose de solide, même si c’est moins glamour, en s’appuyant sur la force des relations qui nous entourent, la distribution amplifiée que permet le numérique, et les nouvelles opportunités de monétisation.

Je sens que je m’envole dans des propos un peu stratosphériques, alors revenons sur terre sans attendre avec le programme de ces cinq soirées. C’est bien sûr idéal de suivre les 5, mais c’est aussi possible de se servir à la carte.

04.10: les mythes du music business

L’ancien modèle du music business perdure mais d’autres approches sont possibles, prenant souvent appui sur des outils numériques. Grâce à ce premier atelier, vous saurez à quoi vous en tenir.

Est-ce qu’un agent m’est utile? Dois-je faire une newsletter? Et les subventions? Comment est-ce que je me présente en ligne?

18.10: les nouvelles pistes

Gagner sa vie en vendant des CDs, c’est révolu. Si l’on n’est pas une superstar, comment vivre de sa musique? On parlera crowdfunding, médiation musicale, home concerts… Malgré la “crise” de la profession musicale, il y a des tas d’opportunités excitantes à développer.

01.11: clarifier son objectif de carrière

Parmi les diverses possibilités de concilier création artistique et nécessité de gagner sa vie, il faut faire des choix. Il existe des méthodes très concrètes pour clarifier ses objectifs et les atteindre. Notre intervenant Jean-Christophe Aubry, coach en performance, vous guidera pour apprendre ces techniques et les appliquer à votre carrière.

15.11: comment se rendre visible en ligne (I)

Une présence en ligne peut se gérer de façon naturelle et devenir un prolongement de la salle de concert, un espace où être en lien avec son public. Apprenez comment fonctionnent les relations et communautés en ligne, et comment vous pouvez utiliser ces outils pour que votre musique touche plus de monde.

29.11: comment se rendre visible en ligne (II)

Concrètement, je fais quoi? Cette session permettra de mettre en pratique les principes abordés dans l’atelier précédent. Il vous donnera du temps pour travailler sur votre clavier, avec notre soutien: évaluer la pertinence de l’utilisation de telle ou telle plate-forme dans votre situation, ouvrir des comptes, obtenir un retour sur votre présence existante… et poser toutes les questions que vous voulez!

On a aussi fait un magnifique flyer que vous pouvez télécharger, envoyer à vos amis, ou admirer ci-dessous en modèle réduit:

flyer musiciens_p1
flyer musiciens_p2

Vous avez des questions, vous êtes pas sûrs si c’est pour vous ou pas, ou vous voulez simplement un contact avant de vous inscrire? N’hésitez pas à nous envoyer un message ou un mail (ou même nous lancer un coup de fil!), soit à Elisabeth, soit à moi.

On se voit le 13 septembre à la Datcha?

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Snapchat pour les nuls: l’essentiel pour démarrer [fr]

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[en] An introduction to snapchat. Understanding chats and stories.

Snapchat est sur mon radar depuis un moment, mais je vous avoue que je ne captais vraiment pas — ressentant probablement ce que beaucoup de mes clients ressentent face à Twitter! 😉

Steph Snapcode

Le week-end dernier, j’ai eu un déclic, comme on dit, et je crois que j’ai enfin assez pigé pour vous expliquer l’intérêt de la chose. Je suis assez fan!

En très résumé:

  • c’est une application smartphone, point barre
  • ça permet de communiquer individuellement, ou de publier sur l’équivalent d’un “mur” pour tous ceux qui nous suivent (ou un sous-groupe)
  • ça mélange au même endroit texte, photo, vidéo — c’est principalement visuel
  • il y a tout un côté ludique avec des “masques” qu’on peut appliquer sur son visage, en photo ou en vidéo (je ne m’en lasse pas)
  • il n’y a pas d’archives, tout disparaît
  • l’interface n’est pas hyper intuitive…

Si vous ne l’avez pas encore fait, téléchargez snapchat sur votre mobile et créez un compte. Ça se fait directement dans l’application. Snapchat vous proposera spontanément d’ajouter les personnes parmi vos contacts qui ont déjà un compte: faites votre choix!

Regardons un peu plus en détail comment ça marche, histoire de ne pas se perdre.

La base

Quand on ouvre Snapchat, ça ressemble à ça:

Ouverture de SnapchatJ’ai deviné juste, hein? On fait bien cette tête, parce qu’on a une caméra pointée sur nous et on ne sait pas ce qui va se passer.

Avant de jouer avec la caméra (ça vient tout de suite), orientons-nous. En balayant un doigt sur l’écran, on trouve:

  • en haut, notre profil
  • à droite, les “stories” (l’équivalent du “mur” facebook)
  • à gauche, nos contacts pour la messagerie.

On peut aussi arriver sur ces écrans en touchant les icônes correspondantes, en haut au milieu, et en bas sur les côtés. Le petit “1” à droite est une notification m’indiquant qu’une nouvelle “story” (histoire) m’attend.

La caméra

Toucher le bouton prend une photo, appuyer longuement filme en vidéo, pour un temps limité. Jusque-là, rien de sorcier.

Grille de mesureAvant de prendre une photo ou une vidéo, on peut aussi appuyer “longuement” sur son visage. Un petit grillage comme celui-ci le recouvre afin de le mesurer pour l’utilisation des masques.

Vous voyez ensuite apparaître à gauche toute une ribambelle de masques. Ceux-ci changent régulièrement, on dirait. Si vous avez aimé les filtres déformants de Photo Booth dans le temps, vous allez adorer Snapchat! Amusez-vous un peu, puis filmez/photographiez-vous avec le masque que vous voulez.

Nice Tongue Smile Rainbow Feline 30s

Bref 🙂

Une fois la photo prise, de nouvelles possibilités s’ouvrent à vous, via une rangée de boutons en haut et en bas de l’écran.

Mona StephEn haut:

  • la croix, pour mettre à la poubelle votre oeuvre et revenir en arrière
  • les stickers, pour ajouter autant d’emojis que vous voulez; vous pouvez les déplacer avec un doigt, les agrandir (tirer avec deux doigts) et même les faire tourner
  • le texte, pour ajouter un commentaire; on peut aussi le déplacer avec le doigt, et changer la police en touchant à nouveau le bouton texte
  • le crayon, pour gribouiller à la main sur l’image.

En bas:

  • le minuteur, qui règle combien de secondes s’affichera la photo (ça deviendra plus clair quand j’expliquerai comment on construit son histoire)
  • la flèche vers le bas pour sauvegarder votre oeuvre sur votre téléphone
  • le cadre avec le “+” pour ajouter directement la photo à votre story
  • la flèche vers la droite qui vous permet de partager votre photo avec certains destinataires précis.

En balayant à droite et à gauche, vous avez aussi des filtres ou l’affichage d’informations comme le lieu, l’heure, la vitesse…

Essayez!

J'ai mis le paquet

Les stories (histoires)

Ça, c’est là où j’ai coincé pendant un moment. Mais une fois qu’on a compris la logique c’est assez simple. “My Story”, c’est une pile de photos de de vidéos, qu’on voit à la suite. Une montage qui se fait automatiquement: chaque fois qu’on ajoute quelque chose à “My Story”, ça vient se mettre en fin de vidéo.

Snapchat StoriesEt si on regarde une story, ce qu’on voit c’est une suite de moments peut-être un peu hétéroclites, mais dans l’ordre chronologique. C’est sur ça que j’ai bloqué au début: je pensais qu’il fallait expressément faire son propre montage, et je ne trouvais pas comment. Eh bien non, ça se fait tout seul!

Seules les dernières 24 heures d’une story donnée sont visibles. Ce qui est plus ancien est perdu à jamais!

Les stories qu’on n’a pas encore vues en entier se trouvent sous “Recent Updates”. S’il y en a plusieurs, Snapchat va nous les montrer à la suite quand on lance la première. Si on veut aller voir la story entière de quelqu’un en particulier, on va dans “All Stories”. Pour accélérer le défilement, il suffit de toucher l’écran et on passe au plan suivant.

Profil SnapchatOn peut sauvegarder sa propre story, sous forme d’une vidéo unique, mais pas celles des autres.

Donc, pour faire sa story, on enregistre une photo ou une vidéo, et on la rajoute sur la pile. On peut choisir dans les paramètres (écran de profil, en haut quand vous êtes sur la caméra d’accueil de l’app, roue dentée à droite) si notre story n’est visible qu’aux personnes que l’on suite (nos “amis”), à tout le monde, ou bien à un groupe restreint de personnes.

La messagerie (le chat)

Dans la messagerie (à gauche de l’écran principal, glisser encore vers la gauche sur le nom d’un contact pour ouvrir l’écran de conversation) on retrouve “l’appareil photo” décrit ci-dessus. Il est aussi possible de:

  • partager des photos depuis la pellicule de son téléphone
  • lancer une conversation vidéo ou audio, et basculer sans interruption de l’une à l’autre
  • écrire du texte 🙂
  • partager des stickers divers et variés
  • envoyer une courte séquence vidéo en appuyant longuement sur le bouton “appel vidéo” (attention ça part tout seul, une fois lancé rien ne l’arrête, faites vos expériences avec quelqu’un de confiance ;-))

Ce qui est intéressant:

  • dès que vous quittez la fenêtre de conversation, tous les messages disparaissent (bonjour la perte de contexte si on laisse des messages hors-ligne, pensez-y)
  • les captures d’écran sont possibles mais visibles, l’autre est donc informé
  • on peut vraiment mélanger texte, images, vidéo dans une même conversation
  • en appuyant longuement sur un élément de la conversation, on peut le sauvegarder (il ne disparaîtra donc pas à fermeture de la conversation)

Snap Chat 1 Snap Chat 2

Le snapcode

Pour suivre quelqu’un dans snapchat, il faut soit son nom d’utilisateur, soit son numéro de téléphone, soit son adresse e-mail soit… son snapcode.

Le snapcode c’est un peu comme un QR code spécial-snapchat. C’est le carré jaune avec les petits points et le fantôme au milieu. Si vous vous demandiez, comme moi, pourquoi certaines personnes utilisent ça comme photo de profil facebook, voilà pourquoi.

Il suffit de pointer l’appareil photo snapchat sur le snapcode, et d’appuyer (longuement) sur l’écran. Essayez avec le mien dans cet article!

La confidentialité

Une des raisons pour lesquelles on a (en tous cas au début) beaucoup parlé de snapchat, c’est parce qu’il n’y a pas d’archives. C’est l’application qui “ne laisse pas de traces”.

Alors, s’il est vrai qu’il n’y a effectivement pas d’archives, il ne faut pas non plus se lâcher complètement. Il y a toujours moyen d’enregistrer ce qui passe sur un écran, de faire des saisies d’écran, etc.

Attention quand même!

En conclusion

Je n’ai pas été exhaustive (je n’ai pas parlé de Discover, j’ai perso pas croché, en tous cas pour le moment) et je suis en train de faire mes premiers pas sur snapchat, mais j’espère que ce petit tour d’horizon vous donnera l’envie et le courage de vous lancer.

Je trouve très très sympa pour communiquer “au quotidien” avec les gens que je connais (c’est fait pour ça). C’est vraiment pratique de pouvoir balancer un morceau de vidéo quand on discute, plutôt que d’être coincé dans le texte.

J’aime beaucoup les masques, vraiment, et le fait qu’ils changent me donne vraiment envie de garder un oeil dessus afin de ne pas en rater des sympas (c’est le but, je pense).

Les stories ont vraiment été une découverte pour moi, car je suis quelqu’un qui communique en premier lieu par écrit. Avoir un outil qui m’oblige à le faire en vidéos et en images, ça ouvre des horizons que je me réjouis d’explorer (un peu le sentiment que j’avais eu avec Periscope, que je n’ai pas réutilisé depuis l’Inde, tiens… peut-être parce que ça bugait un peu trop à mon goût, et que le workflow pour récupérer les vidéos était laborieux).

S’il y a des coins encore brumeux n’hésitez pas à poser des questions en commentaire ou… à me trouver sur snapchat, si on se connaît!

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Outrage Management and Precaution Advocacy [en]

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[fr] Interview très intéressant concernant la communication des risques. Un risque c'est un danger objectif, et aussi une réaction subjective, "outrage". Les deux ne sont pas liés. On voit des réactions très émotionnelles à des risques très bas, et des risques hauts qui n'inquiètent pas du tout les gens. Il s'agit donc de trouver des techniques pour "calmer" l'inquiétude excessive pour des dangers mineurs (= "outrage management") et augmenter le sentiment de danger pour les dangers qui n'inquiètent pas assez (= "precaution advocacy"). Fascinant.

Listening to an old episode of On The Media, I came upon this super interesting segment about risk communication (titled Terrorists vs. Bathtubs — listen to the piece, it’s just over 10 minutes, or read the transcript).

Brooke interviews Peter Sandman, expert in the field. He presents risk as a combination of outrage and hazard. Hazard is the real danger and outrage is how upsetting it is. There is no correlation between the two, and that is what makes risk communication tricky.

When I was studying chemistry I had a class on risk management. It was one of my most interesting classes, and had I stayed in chemistry, I might have delved deeper into the subject. What I learned (and it changed the way I view the world) is that a risk is a product of a probability (that something will happen) and of the amount of damage if it happens. Peter Sandman adds another dimension to the equation: the human reaction.

Outrage management is what you do when you’re faced with people who are excessively angry or frightened about something that is not that dangerous. Precaution advocacy is what you do to make people more worried/scared about something they are not concerned about enough.

Trust and control play a big role on how much outrage a risk will generate. If I trust you and you say it’s no big deal, I’ll calm down. If I control the risk I’ll be less outraged than when I don’t (quoting from the interview transcript):

Trust is a biggie. If I trust you, I’m going to find the risk that you are exposing me to much more acceptable than if I don’t trust you. If you trust the government to tell you that surveillance is no big deal and they’re gonna do it responsibly, you’re gonna have a different response than if you think the government is not to be trusted. So trust is one.

Control is one. If it’s under my control I’m going to be less upset than if it’s under your control. Memorability goes in the other direction. If you can remember awful things happening or you can imagine awful things happening, that makes the risk more memorable, that makes it more a source of outrage. But what’s key here is that outrage has a much higher correlation with perceived hazard than hazard has with perceived hazard.

Peter gives an example of how to manage outrage:

Let’s take a situation that most of your listeners are going to think is genuinely low hazard, like vaccination. But if you’re the CDC or you’re some public health department and you’re dealing with a parent who’s anxious, it’s not mostly telling the parent that it’s foolish to worry about vaccine. It’s much more listening to the parent’s concerns. It’s partly acknowledging that there is some truth to those concerns. The strongest argument in the toolkit of opponents of vaccination is the dishonesty of vaccination proponents about the very small risk that’s real. If you’re 98 percent right and pretending to be 100 percent right, then the advocates of that two percent nail you!

And here’s an example of the opposite, precaution advocacy, when you actually try and increase outrage to encourage people into safer behaviours:

One of the things that demonstrably works well with seatbelts and well generally in precaution advocacy is scaring people. So those scary drivers at movies that, you know, they make teenagers watch actually do a lot of good. Role models work.

One of the most effective things in persuading people to get vaccinated against the swine flu pandemic a couple of years ago was when President Obama got his children vaccinated. One  example of a strategy that’s very powerful is if you can get people to do a behavior that doesn’t necessarily make sense to them, because they don’t have the attitude to support that behavior, once they have done the behavior, they begin to wonder why they did it. This is called cognitive dissonance. And, and cognitive dissonance is a very strong motivator for learning things that you wouldn’t otherwise want to learn.

A nice example of this is most people who have ever tried to ask people to sign petitions notice that more people sign your petition and then read your literature than read your literature and then signed your petition. They sign the petition to be courteous, and then the act of signing the petition makes them wonder, what did I do, what did I sign? Then they read the literature, in order to teach themselves that what they did made sense and, and to develop an attitude that supports the behavior.

The conversation goes on to talk about the NSA and surveillance and terrorism (this is not long after the Snowden leaks), as well as the narrative around fracking, which Peter has since written about on his website. (His website is full of good stuff, by the way, including musings on his legacy, as he’s pretty much semi-retired.)

What I was really interested in though was this concept of outrage, and how trying to calm outraged people down with facts doesn’t really work.

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LeWeb'13: Carmine Gallo, The 3 Unbreakable Laws of Communication [en]

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Communication matters! Dan Pink: we’re all in sales now, like it or not.

LeWeb'13, Carmine Goffi

We’re understanding a lot now about how the brain processes communication. The science of persuasion (cf. Carmine’s book “Talk Like TED“).

If you break the three laws, bad things happen. You don’t sell, etc.

Emotional — Novel — Memorable

Ideas that spread are emotional. Touch my heart before you touch my head. Passion leads to mastery. Make sure you’re passionate about what you do, you can’t inspire unless you’re inspired first. Passion is not interest… Passion is your greatest love. You don’t tell your sweetie “Marry me, you are interesting!” (Larry Smith)

Tony Hsieh’s passion isn’t shoes, it’s about delivering happiness. Branson’s love is elevating the customer experience, disrupting the status quo, making the world a better place.

Master storytelling. Remarkable things happen to your brain “on stories”. We connect when we’re told a story. Storytelling is connecting. When I tell you a story, the same areas of our brains light up. We’re in sync. We’re connected.

Novel: teach me something new. Our brains are trained to look for something brilliant and new, the stands out, that looks delicious (Pradeep, The Buying Brain). Jobs was brilliant because he came up with new ways to solve old problems, and he presented those in a new way.

Steve Jobs’ intro of the iPhone: 3 thoughts that were in fact one. That was novel! Expected 3 products, got one.

The brain cannot ignore novelty. Ballard, who discovered the Titanic: you can only inspire when you give people a new way to look at the world. Dopamine activates the brain’s mental save button.

Memorable: none of this matters if I can’t remember what you said. Present content in a way people will remember.

Three techniques:

– picture superiority: speech 10%, add a picture, 65% (use more pictures than words — steph-note: I suck at that)
– stick to the rule of 3: short-term memory can deal with 3 chunks of information. Just give me 3. Three is a powerful technique.
– keep it short. 20 minutes is great. Even less. JFK inspired the nation to look to the stars in 15 minutes. MLK articulated his vision of racial harmony in 17 minutes. Steve Jobs did his commencement speech in under 20 too.

None of this doesn’t matter if you don’t have the courage to stay in your lane, follow your life’s purpose.

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Comment ne pas approcher les blogueurs [fr]

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Reconnaître que les blogueurs sont un public “à part” et qui compte, lorsqu’on est une entreprise, c’est bien. Encore faut-il savoir les approcher correctement.

Voici donc une petite mésaventure qui m’est arrivée il y a quelques semaines, accompagnée de quelques méditations sur le sujet. (Le nom de l’entreprise est connu de la rédaction ;-).)

Au sortir d’une matinée de travail assez intense loin de chez moi, je trouve sur ma boîte vocale un message (numéro français) me disant à peu près ceci: “Bonjour, je suis XY de l’entreprise YZ, je vous suis sur Twitter et je vois que vous écrivez plein d’articles très intéressants sur les médias sociaux, le hasard veut que notre directeur soit à Lausanne aujourd’hui et ABC *(note: un de mes clients)* avec qui je parlais de vous aujourd’hui m’a dit que vous y habitiez justement. Seriez-vous disponible/intéressée pour le rencontrer, pour avoir une conversation qui n’engage strictement à rien, bref, faire connaissance?”

Suit un e-mail assez similaire en contenu, avec en plus une invitation à rencontrer XY en personne si je ne suis pas disponible aujourd’hui pour le directeur, afin de pouvoir “échanger sur les sujets autour des medias sociaux sur lesquels nous travaillons tous les deux”.

Ma première réaction est de laisser courir. Je suis raide, il est 14h, je ne suis pas encore chez moi et je n’ai pas mangé. Mais bon, après avoir relu l’e-mail et réécouté le message, je me dis qu’ils sont visiblement motivés à me rencontrer. YZ est une entreprise que je connais de loin, active dans les médias sociaux. J’ai un compte chez eux mais je n’utilise pas trop leur service (plus par paresse/overload qu’autre chose). S’ils sont motivés à faire ma connaissance et qu’il y a des opportunités de business à faire, ce serait dommage que je laisse passer ça. Donc j’envoie un SMS pour dire que je suis dispo pour un petit café informel rapide pour prendre contact (je ne suis absolument pas en état d’avoir une conversation “sérieuse”).

C’est là qu’est le premier hic, et sur le moment, je me suis demandé si c’était moi qui avait mal compris les choses: en réécoutant (après) et relisant le mail, c’était assez clair pour moi qu’il y avait un sous-entendu “tâtons le terrain pour voir s’il y a des choses à faire ensemble”. Dans le doute, j’avoue avoir même fait lire le mail à une ou deux personnes extérieures qui ont confirmé mon interprétation.

Suite à mon SMS, l’assistante (? je crois que c’était son assistante) du directeur me rappelle. Nous convenons d’un rendez-vous. Une fois sur place, passées les formalités d’usage (où je glisse en passant que je suis vannée, à quoi ils répondent qu’on fera donc vite), on s’installe. Et là, ça se gâte, parce que l’entrée en matière ressemble à “peut-être, pour commencer, avez-vous des questions que vous aimeriez nous poser sur notre entreprise?” (euh… non, pas vraiment…) “Alors je vais peut-être vous présenter un peu ce qu’on fait…”

S’ensuit Le Pitch.

Désolée, mais il n’y a pas d’autre mot. On passe en mode “communiqué de presse oral”. J’écoute patiemment, et j’attends, même si je commence à me demander ce que je fais là, parce que je sais que des fois les gens (surtout les entrepreneurs, cadres, et autres porte-paroles d’entreprise) ont besoin de passer par là avant qu’on en arrive au vif du sujet. Lorsqu’ils proposent de m’envoyer leurs communiqués de presse, je ne peux m’empêcher un relativement énergique “oh non, s’il vous plaît, je ne suis vraiment pas amatrice de communiqués de presse et j’en reçois déjà bien assez comme ça” (pas très diplomatique, je sais) et je profite de la brèche pour leur demander ce qu’ils attendaient exactement de moi, et pourquoi ils désiraient me rencontrer.

“Mais on n’attend rien du tout, on voulait juste vous donner l’occasion d’apprendre ce qu’on faisait, nous poser des questions, etc. On est là pour une série de rendez-vous avec des journalistes, et comme on considère que les blogueurs sont importants, on essaie aussi de les rencontrer…” (je cite de mémoire, c’est pas les mots exacts).

Aïe.

Je leur dis tout de go qu’ils n’ont vraiment pas contacté la bonne personne pour ça. J’essaie de me lancer dans une analyse de ce qui coince dans leur processus pour qu’ils aient pu faire une erreur pareille, mais très clairement ça ne les intéressait pas. Mon erreur, ils ne m’avaient rien demandé de ce côté-là, j’ai mis un moment à me rendre compte que je m’étais engagée dans un dialogue de sourds (ils font régulièrement ce genre de rencontre sur Paris avec des blogueurs et ça se passe très bien, qu’est-ce que j’en sais, moi).

Du coup, un peu frustrée que ma magnifique analyse de la situation n’ait pas trouvé preneur, je vais la partager ici avec vous. Qui sait, ce sera peut-être utile à quelqu’un!

Au moins, on était tous d’accord pour dire que j’avais été mal ciblée. Mais comment est-ce que ça a pu arriver? Il y a deux explications principales, à mon avis:

  1. l’e-mail et le message téléphonique n’étaient pas suffisamment clairs concernant la teneur de la rencontre;
  2. tous les blogueurs écrivant sur les médias sociaux ne sont pas intéressés par la vie des entreprises qui les font.

La prise de contact

Plusieurs facteurs m’ont induite en erreur lors de la prise de contact (je n’ai aucune idée si c’était intentionnel ou non; étant plutôt du genre à donner le bénéfice du doute, je vote pour la maladresse plutôt que la manipulation).

  • l’urgence et l’importance: message sur la boîte vocale suivi d’un e-mail, c’est une prise de contact relativement “agressive”
  • la référence à mon client, à mes articles, à Twitter, qui donnent l’impression que la personne qui me contacte sait à qui elle a affaire
  • la formulation un peu ambiguë (qui aurait, retrospectivement, pu me mettre la puce à l’oreille) me demandant si je suis “disponible ou intéressée” à rencontrer le directeur
  • finalement, la référence à “échanger sur les sujets autour des medias sociaux sur lesquels nous travaillons tous les deux”, qui tire un peu ma sonnette d’alarme “consulting gratuit“, mais qui reste dans le registre de la relation professionnelle.

Qu’est-ce qui aurait aidé? Dans l’ensemble, être plus clair concernant la nature de la rencontre. Concrètement?

  • expliquer que le directeur est à Lausanne pour rencontrer journalistes et personnes des nouveaux médias (blogueurs etc.)
  • m’inviter à le rencontrer “si intéressée à en savoir plus sur l’entreprise YZ, ou à poser des questions à son directeur concernant celle-ci ou leur service”.

Je pense que ça n’a pas aidé que la personne qui m’a contactée (XY) n’était pas la personne que j’allais rencontrer. Je comprends bien que dans une entreprise il faut répartir les rôles, mais là, clairement, le directeur d’une part n’était pas briefé sur moi (excusable au vu du peu de temps disponible) et surtout ne s’est pas du tout intéressé à qui j’étais et à ce que je faisais avant de commencer à me parler. Il y aurait eu là une occasion d’identifier une erreur de ciblage plus tôt dans le processus, et je crois que ça aurait été moins frustrant pour tout le monde.

(Sans compter qu’un autre blogueur, à ma place, aurait peut-être pris le parti d’incendier directement l’entreprise en question sur son blog, en la nommant, plutôt qu’en prenant un poil de recul et en protégeant les innocents en anonymisant le tout.)

La nature du blogueur

Vous savez (je l’espère) que le blogueur est un animal pouvant prendre des formes diverses et variées. Certains font de l’humour, d’autres racontent leur vie, certains sont des créatifs, encore d’autres parlent de tricot, et il y en a même qui font du plutôt bon journalisme même s’il est publié dans un blog (et d’autres, malheureusement, du moins bon).

Et même parmi ceux qui écrivent des articles sur les médias sociaux, il y des différences. Certains sont des penseurs. D’autres des analystes. Encore d’autres sont versés dans l’actualité, et on en trouve même qui s’intéressent à la vie des entreprises de cette industrie. Je pourrais continuer.

Pour ma part, je me classerais dans la catégorie penseuse-analyste-focalisée-sur-l’utilisation-et-un-peu-de-mécanique. Oh, c’est sûrement pas tout à fait exact. Mais je crois que c’est clair pour n’importe lequel de vous, fidèles lecteurs, que je ne suis pas dans la course à l’actu et que je m’intéresse à l’industrie des médias sociaux uniquement dans la mesure où j’ai besoin d’avoir une vague idée de ce qui se passe pour faire mon job.

A mon sens, les seuls blogueurs intéressants à “cibler” pour une opération RP du genre de celle que mène l’entreprise YZ, ce sont ceux qui s’intéressent à l’actualité des médias sociaux et aux entreprises qui font tourner ceux-ci. Business focus. (Comme je l’ai dit à cette entreprise, je peux penser à plusieurs blogueurs suisses qui auraient été bien plus intéressés que moi par cette rencontre. S’ils avaient été plus clairs…)

Je pense que l’erreur faite, ici, a été de conclure que si quelqu’un s’intéresse aux médias sociaux, il s’intéresse inévitablement à l’industrie et à son actualité (à la ReadWriteWeb et autres TechCrunch).

Je crois qu’il est aussi important de tenir compte de la distinction entre les blogueurs qui sont aussi des professionnels des médias sociaux, et ceux qui ne le sont pas. Et parmi ces premiers, distinguer encore entre ceux qui vivent de l’info écrite sur leur blog (je ne crois pas me tromper en citant Presse-Citron comme exemple) et ceux qui vivent d’autre chose (consulting, services, etc.), comme moi. Etre conscient de cette distinction aidera à ne pas mettre les pieds dans le plat lors de la prise de contact, en prenant bien soin de ne pas faire des propositions au blogueur qui pourraient être ambiguës vu la nature de ses préoccupations et le monde dans lequel il baigne.

Le déroulement de la rencontre

Passé le fait que j’étais mal ciblée, il y a deux-trois choses à dire concernant le déroulement de la rencontre.

  • c’est valable pour n’importe quelle situation, mais prenez un peu le temps de connaître votre interlocuteur avant de tout lui déballer (qui il est, ce qu’il fait, ce qui l’intéresse, ce qu’il écrit) — idéalement en se renseignant aussi avant, mais dans tous les cas en lui faisant un peu la conversation pour démarrer .
  • personne n’aime se prendre un communiqué de presse oral (j’ai utilisé “se prendre” exprès, parce que c’est vraiment l’effet que ça fait). Je sais que suivant sa fonction, on se trouve souvent à devoir parler un peu comme ça, mais surtout avec des blogueurs, ça vaut la peine de prendre garde à être en mode “conversation/dialogue”, à l’écoute de l’autre (ça commence avec le point précédent: savoir à qui on a affaire pour pouvoir discuter), ce qui permet d’adapter ce qu’on dit à ses réactions.
  • si vous vous êtes planté, reconnaissez-le et excusez-vous (ce qu’a fait mon interlocuteur, en l’occurence), et essayez d’éviter de partir sur la défensive; il y a sûrement quelque chose à apprendre pour votre processus, donc à plus forte raison si votre interlocuteur semble vouloir vous aider à identifier le couac, profitez-en! (J’en demande peut-être un peu trop là, mais je trouve qu’une attitude constructive “essayons de comprendre ce qui s’est passé” fait toujours meilleure impression qu’un simple “on a fait une erreur, désolés”.)
  • toujours en cas de plantage, un petit mail d’excuses le lendemain de la part de la personne ayant initié le contact sera peut-être bienvenu (dans le cas présent, j’avoue même me demander si la XY a eu un retour sur la question).

OK, c’était plutôt une liste de “voici comment j’aurais aimé que ça se passe”, je l’admets…

Voilà, je vous ai assez tenu la jambe avec cette histoire.

En résumé

  • Ne lésinez pas sur le travail en amont pour décider à qui vous désirez parler.
  • Ne faites par l’erreur de penser que tout blogueur parlant des médias sociaux n’attend que de pouvoir rencontrer le directeur de votre entreprise.
  • Communiquez clairement l’objectif de la rencontre aux blogueurs que vous contactez, de façon à ce qu’ils ne risquent pas d’y venir avec de fausses attentes (c’est pire que tout!)
  • Conversez! Parlez avec la personne, pas “à“. (C’est une des bases de la culture blogosphérique, donc si vous passez à côté de ça, votre crédibilité en tant qu’interlocuteur va en prendre un grand coup.) Pas de langue de bois, pas de blabla marketing, pas de recrachage de communiqué de presse. Restez en lien avec votre interlocuteur.
  • Si vous vous plantez, adoptez une attitude constructive et excusez-vous amplement. Certains blogueurs sont susceptibles…

Si vous avez d’autres conseils à donner aux entreprises qui cherchent à “dialoguer avec les blogueurs” (ou les traiter sur le même pied que les journalistes), les commentaires sont les vôtres!

Update 14.06.2010: j’ai bien entendu prévenu XY de la publication de cet article. Il a très gentiment répondu à mon mail en s’excusant platement pour l’incompréhension (il avait véritablement en tête une rencontre “pour faire connaissance” quand il m’a contactée) et en me remerciant du feedback contenu dans cet article. (Je soupçonne un couac de communication interne entre XY et son directeur, mais c’est juste une hypothèse.) Bon point, donc. Il est important de le relever.

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Passion et authenticité [fr]

Passion et authenticité [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

A l’heure où blogs et médias sociaux se commercialisent et se professionnalisent de plus en plus (et parfois à outrance), il n’est pas inutile de rappeler l’importance capitale de deux ingrédients qui tendent à passer au deuxième plan: la passion et l’authenticité.

Dans un monde sans public captif (essayez donc de forcer quelqu’un à lire votre blog ou à vous suivre sur Twitter), la passion et l’authenticité restent les arguments les plus persuasifs pour se faire sa place dans les médias sociaux.

Certes, un minimum de compétence côté communication (écrite surtout) et relations humaines, ça aide. Mais sans passion, sans authenticité, votre présence en ligne bien calculée ne sera qu’un canal de plus à travers lequel fourguer l’éternel blabla marketing et promotionnel bien lisse et fatigué qui ne nous émeut plus depuis longtemps.

Si c’est ça que vous voulez, allez-y donc, mais soyez conscients que vous passez ainsi à côté de ce qui fait la spécificité des médias sociaux. Et lorsque votre “stratégie médias sociaux” aura fait chou blanc, blâmez vos oeillères plutôt que Facebook, les blogs, ou bien Twitter.

La passion et l’authenticité, cela ne s’achète pas, et cela ne se fabrique pas. C’est là, où ça n’est pas là.

On les reconnaît au son de leur voix, et elles nous attirent irrésistiblement.

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Un site web n'est pas une brochure en ligne [fr]

Un site web n'est pas une brochure en ligne [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Un site web, ce n’est pas juste une brochure sur internet. Pour ceux d’entre nous qui utilisons quotidiennement internet pour entrer en relation avec d’autres personnes, dans le bureau d’à côté ou à l’autre bout du monde, cela paraît logique. Et pourtant.

Le premier réflexe de la personne peu familière avec le monde en ligne, c’est de voir internet comme une plate-forme de publication. Ce n’est pas faux, mais c’est bien incomplet, et c’est passer à côté de ce qui fait l’immense richesse de ce média. Il n’y a qu’à voir la quantité prodigieuse de sites web (d’entreprise ou autre) qui se présentent comme des brochures en papier glacé sur écran, ou des CD-ROM “interactifs”. (Ces derniers ont d’ailleurs beau être “interactifs”, vous pourrez chercher longtemps un être humain dans votre lecteur CD… interactivité 1.0!)

Internet est un espace de mise en relation, de conversation, d’échange. En cela, un site web ressemble nettement plus à un café ou à une boutique qu’à une brochure. Lorsque l’on conçoit un site web, même simple, il serait dommage de se limiter à imaginer un public passif qui vient s’abreuver de documentation, ou pire, de blabla marketing-publicitaire.

Imaginons donc plutôt un visiteur qui vient pour faire contact. Il n’est pas dans une grande bibliothèque ou une super-encyclopédie, mais dans une ville qui fourmille d’individus, plus ou moins sympathiques, plus ou moins loquaces. Le site web, c’est l’occasion de faire connaissance. Qui est derrière? Que raconte cette personne? Est-ce que je peux répondre — et si je réponds, serai-je entendu?

Ce n’est pas juste parce que l’on y écrit en 2D qu’on s’exprime différemment sur le web. C’est avant tout parce qu’on est dans un espace conversationnel: il y a un être humain derrière le texte, on le sait, et c’est lui qu’on veut trouver. Ça donne des textes en “je”, à la première personne du singulier. Ça dissout la langue de bois. Ça crée des échanges et des rencontres.

Pour faire un bon site web, il ne suffit donc pas de coller le texte contenu dans son matériel promotionnel ou ses circulaires dans des pages web. Il faut installer des tables et des chaises, mettre une jolie nappe, soigner l’atmosphère pour qu’on ait envie de s’asseoir, et servir le café avec un sourire. Peut-être fera-t-on un brin de causette ensemble, du coup.


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Interaction Space [en]

Interaction Space [en]

[fr] Ce qui compte, c'est qui est dans notre "espace d'interaction", autrefois délimité par l'espace physique autour de nous. Il n'y a rien de mal à attendre le bus au téléphone avec un ami plutôt qu'en échangeant des mondanités pataudes avec les inconnus qui se trouvent à l'arrêt.

At the bus stop, I’m listening to music on my iPhone and the two other women waiting are talking on the phone, smiling, but not to each other. That’s when I understand: what’s important is who is in your “can interact” space, not who is in your physical space.

Physical co-presence used to be important because it defined who you could interact with. That is not true anymore: your interaction space is not limited to your physical space.

There’s nothing bad about being on the phone with a friend rather than exchanging awkward mundanities with strangers at the bus stop.

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A Quick Thought on Being Public [en]

A Quick Thought on Being Public [en]

[fr] Dans un monde où l'on est des personnages de plus en plus publics, s'adressant simultanément à des publics jadis séparés, on peut pour moi soit se réfugier dans la langue de bois pour ne heurter personne, soit se mettre les gens à dos en leur disant en face des choses qu'on aurait auparavant évité qu'ils entendent, soir jouer de l'équilibrisme en privilégiant l'honnêté exprimée d'une manière qui prend soin des sentiments des autres.

In these days of increasingly overlapping publics, I see three ways in which to deal with the fact that we are all becoming — to some extent — public figures, our multiple faces forced to come together as the publics they’re meant for also do:

  • go all tongue-tied and diplomatic, and dumb down your discourse so nobody can take offence or hear something they shouldn’t;
  • be an asshole, by saying things to people’s faces that one normally would keep for behind their backs;
  • walk the fine line of honesty and respect whilst expressing things in a way that cares for others’ feelings.

The third way, clearly, is the most challenging, but probably also the most rewarding from the point of view of personal growth.

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A Few Words About Google Wave [en]

A Few Words About Google Wave [en]

I wanted to write this post yesterday, to keep up with my good resolutions, but time caught up with me and I had to leave my computer to go and enjoy some time on the lake (we finished 13th, and I had a good windy sailing lesson before that — thanks Dad).

So, as for most of you I guess, Google Wave came up on my Twitter radar these last days. I thought I’d take a quick peek, without spending the whole day on it, so I looked at part of the demo video (the first part, where the actual demo is), and read a few articles (CNET, Mashable and ReadWriteWeb — there are tons of others, but I’m on purpose trying not to be exhaustive in my research… fight that perfectionism!)

In one word? Cool.

I remember many years ago, how taking collaborative notes in SubEthaEdit during the BlogTalk conference in Vienna would every now and then drift into us chatting in the document. (By the way: I’m on the Programme Committee for BlogTalk 2009 which will take place in Jeju, South Korea, on September 1-2. Send in your proposals now!)

I also remember, how many years before that, ICQ introduced “real-time chat” (or whatever they called it), where you could actually see people type when you chatted with them.

And I remember the many many days I’ve spent in endless wiki conversations — I think one of the best ways I can describe Google Wave is to say it’s a very accelerated wiki page with bells and a touch of Facebook.

Google Wave is marrying e-mail and IM, and it’s a good thing. It’s recording the process of the conversation, which makes it easier for outsiders to jump in. It has private, it has public, it has text, it has rich media, it has profiles.

People say it’s a bit hard to get at first, and that, in my opinion, is another indication that it is something really new.

I can’t wait to try it. I get all excited when I think of it. These are my totally uninformed first impressions. Over the years, I’ve come to trust those — Google Wave is going to change things.

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