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Musiciens romands: 5 ateliers de développement de carrière en 2016 [fr]

Musiciens romands: 5 ateliers de développement de carrière en 2016 [fr]

[en] A 5-evening series of career development workshops specially designed for local musicians with my friend Elisabeth Stoudmann.

Quelles clés pour continuer à faire de la musique avec plaisir et en vivre autant que possible?

Cet automne, on vous propose d’apprendre à tirer profit de la transformation de l’industrie musicale cette dernière décennie.

mains cadrées

Je commence par le plus important:

Ce printemps me reprend l’envie d’organiser des workshops. Je sais qu’Elisabeth est parfois sollicitée par les artistes qu’elle côtoie dans le cadre de son travail, et je me dis qu’il y aurait peut-être là l’opportunité de faire quelque chose ensemble.

Quelques discussions plus tard, c’est en route: nous organisons 5 ateliers en soirée pour les musiciens de notre région. En alliant nos domaines d’expertise respectifs, on met sur pied un programme de développement de carrière sur deux axes qui se rejoignent magnifiquement:

  • les spécificités du “business musical” romand en 2016
  • le rôle que les outils numériques jouent dans la “nouvelle manière” de mener une carrière musicale.

Au risque d’aller à contre-courant de ce qu’on devrait faire avec une formation sur ce thème, on veut rester résolument terre-à-terre et réalistes par rapport aux perspectives de vivre de sa musique dans nos contrées. On ne fera pas miroiter les promesses du succès interplanétaire. On s’intéressera plutôt à comment monter quelque chose de solide, même si c’est moins glamour, en s’appuyant sur la force des relations qui nous entourent, la distribution amplifiée que permet le numérique, et les nouvelles opportunités de monétisation.

Je sens que je m’envole dans des propos un peu stratosphériques, alors revenons sur terre sans attendre avec le programme de ces cinq soirées. C’est bien sûr idéal de suivre les 5, mais c’est aussi possible de se servir à la carte.

04.10: les mythes du music business

L’ancien modèle du music business perdure mais d’autres approches sont possibles, prenant souvent appui sur des outils numériques. Grâce à ce premier atelier, vous saurez à quoi vous en tenir.

Est-ce qu’un agent m’est utile? Dois-je faire une newsletter? Et les subventions? Comment est-ce que je me présente en ligne?

18.10: les nouvelles pistes

Gagner sa vie en vendant des CDs, c’est révolu. Si l’on n’est pas une superstar, comment vivre de sa musique? On parlera crowdfunding, médiation musicale, home concerts… Malgré la “crise” de la profession musicale, il y a des tas d’opportunités excitantes à développer.

01.11: clarifier son objectif de carrière

Parmi les diverses possibilités de concilier création artistique et nécessité de gagner sa vie, il faut faire des choix. Il existe des méthodes très concrètes pour clarifier ses objectifs et les atteindre. Notre intervenant Jean-Christophe Aubry, coach en performance, vous guidera pour apprendre ces techniques et les appliquer à votre carrière.

15.11: comment se rendre visible en ligne (I)

Une présence en ligne peut se gérer de façon naturelle et devenir un prolongement de la salle de concert, un espace où être en lien avec son public. Apprenez comment fonctionnent les relations et communautés en ligne, et comment vous pouvez utiliser ces outils pour que votre musique touche plus de monde.

29.11: comment se rendre visible en ligne (II)

Concrètement, je fais quoi? Cette session permettra de mettre en pratique les principes abordés dans l’atelier précédent. Il vous donnera du temps pour travailler sur votre clavier, avec notre soutien: évaluer la pertinence de l’utilisation de telle ou telle plate-forme dans votre situation, ouvrir des comptes, obtenir un retour sur votre présence existante… et poser toutes les questions que vous voulez!

On a aussi fait un magnifique flyer que vous pouvez télécharger, envoyer à vos amis, ou admirer ci-dessous en modèle réduit:

flyer musiciens_p1
flyer musiciens_p2

Vous avez des questions, vous êtes pas sûrs si c’est pour vous ou pas, ou vous voulez simplement un contact avant de vous inscrire? N’hésitez pas à nous envoyer un message ou un mail (ou même nous lancer un coup de fil!), soit à Elisabeth, soit à moi.

On se voit le 13 septembre à la Datcha?

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Deux mauvais exemples de community management [fr]

Deux mauvais exemples de community management [fr]

[en] Two examples of bad community management, and what I'd suggest to do things better. Exhibit A: cold contacting an online community moderator to ask them to share a (rather lame) contest for a brand with the community. Exhibit B: an off-topic blog comment advertising an organisation the blogger already knows about. Main take-away: make sure that you design your campaign/offer in such a way that it's not "just for you", but that the person you approach gets enough out of it to make it worthwhile for them.

Je vais protéger les innocents, alors je vais juste vous décrire les situations, et donner quelques pistes pour faire mieux.

1. Le concours

Un message privé sur facebook de la part du community manager d’une marque, qui offre des produits ayant pour clientèle cible les membres d’une communauté que j’administre.

La personne qui m’écrit est intéressée par une collaboration avec moi. Pendant un quart de seconde, je m’imagine que c’est à mes services professionnels qu’on fait référence (parce que oui, un volet de mon activité est le conseil aux marques pour leur présence et leurs activités en ligne, surtout quand elles touchent les médias sociaux et les communautés, les gens, quoi). Je déchante vite: on me propose de partager un concours. Les gens envoient des photos et peuvent figurer sur le site web de la marque ainsi que sa page Pinterest.

Pourquoi ça coince:

  1. on ne se connaît ni d’Eve ni d’Adam, et on me propose une “collaboration” qui consiste en fait à utiliser mon réseau et mon capital social sans rien me donner en échange
  2. ce type de concours prend un peu les gens pour des demeurés: ah, on va envoyer des photos à une marque pour qu’ils puissent garnir leur site et présence sur les médias sociaux de user generated content? en gros, pour l’honneur de contribuer à leur image sur le web? à nouveau, c’est à sens unique

Si c’était mon client:

  1. déjà, règle d’or: on évite au maximum de contacter les gens à froid
  2. ensuite, on évite aussi d’approcher les gens pour quelque chose qui nous rapporte infiniment plus qu’à eux: on évite d’utiliser les gens; surtout quand ils ne nous doivent rien et que l’on n’a rien fait par le passer pour leur donner envie d’être généreux avec nous
  3. dans un premier temps, remonter à la motivation de base: qu’attend-on de ce concours? quel est le but profond? dur à deviner sans leur parler vraiment, car ça va s’arrêter à “attirer des visiteurs” ou “susciter de l’intérêt”; il faut remonter à la source: est-ce un problème d’image? a-t-on besoin de vendre plus? lance-t-on un nouveau produit qu’on doit faire connaître?
  4. en fonction de la motivation profonde, on cherchera à mettre sur pied une campagne qui a plus de sens qu’un simple concours, et surtout qui est donnant-donnant — qui respecte l’autre (oui, c’est ça qui n’est pas simple, et pour dénouer ce genre de truc qu’on me paie, souvent)
  5. dans un autre premier temps, idéalement avant en fait, il faut prendre le temps de construire un véritable réseau dans le domaine qui nous intéresse; ça se fait plutôt en six mois qu’en six minutes, et il faut payer un peu de sa personne, y aller soi-même, sans masque mais avec diplomatie, et avec authenticité; si le coeur n’y est pas, s’il n’y a pas de volonté de vraiment rencontrer l’autre, on peut oublier
  6. entre un réseau qui se tient et une campagne où chacun y trouve son compte, ça devient du coup bien plus possible d’approcher quelqu’un (qu’on connaît) pour lui demander une faveur ou lui proposer une opportunité qui lui plaira vraiment; et parce qu’on connaît la personne, on aura bien des chances de tomber juste

2. La pub

Sur un article de mon blog, un commentaire sur un tout autre sujet m’invitant à découvrir une organisation que je connais, en fait. Le commentaire vient d’une personne, au moins, réelle, qui travaille clairement sur la présence web de l’organisation en question.

Pourquoi ça coince:

  1. le commentaire est complètement hors-sujet et laissé par quelqu’un que je ne connais pas => alerte spam immédiate
  2. ça reste de la pub complètement transparente, malvenue sur un blog personnel
  3. la personne a un lien avec l’organisation dont elle fait l’éloge, mais ne l’explicite pas

Si c’était mon client:

  1. règle d’or: on ne laisse pas des commentaires publicitaires sur les blogs des gens
  2. si on veut améliorer la visibilité du site de l’organisation en question auprès de blogueurs et de leurs lecteurs, on peut tenir un blog à haute qualité de contenu, par exemple; si on prend aussi la peine de devenir lecteur du type de blog dont on désire attirer l’attention, et qu’on conçoit son blog comme faisant partie intégrante du même écosystème que les autres, nos articles pourront rebondir sur les leurs et ainsi attirer l’attention de façon positive
  3. que ce soit pour les articles ou les commentaires, ne faire aucune concession sur la valeur ajoutée: on écrit pour donner d’abord, pas pour prendre; on cherche à être utile, pas à déguiser nos intérêts en ceux de l’autre; du coup, un véritable commentaire peut avoir un sens
  4. si on désire vraiment qu’une personne précise nous accorde de son temps pour nous rencontrer, par exemple, on prend soin de faire au maximum ses devoirs pour s’assurer qu’on vise juste, et on s’assure aussi que cette personne s’y retrouvera dans ce qu’on lui offre, et que ce n’est pas “juste pour soi” (cf. point 4. du premier exemple)

Si vous avez des exemples d’approches de la part de marques sur les médias sociaux ou de “community management” qui “coincent”, comme ceux-ci, racontez-les-moi et je me ferai un plaisir de les décortiquer!

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L'art de la modération: donner le ton [fr]

L'art de la modération: donner le ton [fr]

[en] How I approach moderation or "community management" of the facebook groups I'm admin of.

Une fois qu’un groupe Facebook existe et tourne, le travail n’est pas terminé. Tout comme on a soigné le démarrage, il faut soigner l’évolution.

Une communauté c’est quelque chose de vivant, et en tant que tel, dans un état de déséquilibre constant. De temps en temps il faut donner une chiquenaude pour que le déséquilibre ne se transforme pas en perte d’équilibre.

Comment on fait ça? Avec du tact, de la subtilité, et un sain rapport aux normes. Et quand? Tout le temps, souvent sans en avoir l’air. J’aime penser que si on fait bien son boulot, la plupart des gens ne remarqueront rien.

J’ai appris un principe extrêmement important lors de mes débuts comme blogueuse: la théorie de la vitre cassée. Appliquée au blog et à ses commentaires, ça donne: si tu n’effaces pas le spam de ton blog, tu en attireras plus. Ou encore: si tu laisses les gens faire de la pub dans tes commentaires, ça va encourager d’autres à le faire aussi. Si tu écris n’importe comment, les autres n’auront pas de scrupules à écrire en langage SMS.

Dans une situation sociale nouvelle, on tend à modeler son comportement sur ce qu’on peut observer. Ce qui est observable est donc très important: c’est le contexte. L’expression qui me vient toujours à l’esprit quand je pense à la modération, c’est “donner le ton”. “Modérer”, ça met trop l’accent sur “retenir les excès”. Alors oui, c’est ce qu’on fait, mais on s’y prend tellement plus en amont. C’est pour ça qu’en anglais on a commencé il y a quelques années à parler de “community management”, plutôt que “moderation”. Mais c’est un terme qui vient aussi avec son lot de casseroles, dont je parlerai peut-être une autre fois.

Concrètement, on va recadrer des comportements qui, s’ils s’intensifient ou se généralisent, risquent de mettre l’avenir du groupe en péril. Mais attention! Il ne s’agit pas de faire le flic et de tomber à bras raccourcis sur toute personne qui fait un pet de travers. Rien ne tue l’ambiance plus vite que le sentiment de se retrouver dans une cour de récréation, ou à l’école. Le ton va donc être capital.

Je vous donne un exemple de “recadrage sans en avoir l’air”: dans mon groupe pour indépendants, j’invite toujours les nouveaux venus à se présenter (une bonne pratique pour beaucoup de groupes, à mon avis). Je tourne ma formule d’invitation de façon à ce que ça parte dans la bonne direction, mais parfois, je lis des présentations qui donnent un peu l’impression que la personne est là pour “vendre son business”, alors que le ton du groupe est plutôt “entraide” ou “échange de pratiques”. C’est généralement subtil, mais quand je vois que ça part “visitez mon site pour en savoir plus sur ce que je fais et n’hésitez pas à me recommander autour de vous”, j’agis.

Ce que j’évite absolument: confronter directement la personne en disant, par exemple, “attention, ici l’auto-promo n’est pas bienvenue, on est ici pour partager nos préoccupations d’indépendants entre nous et s’entraider.” C’est techniquement correct, mais c’est beaucoup trop frontal. Si ça se trouve la pauvre personne ne pensait pas à mal et n’a même pas réalisé qu’elle mettait les pieds dans le plat.

Au lieu de cela, ce que je fais c’est relancer la personne sur quelque chose plus en ligne avec l’esprit du groupe: je la remercie de s’être présentée, et j’enchaîne avec, par exemple, “est-ce que tu as des préoccupations en tant qu’indépendant que tu voudrais partager avec le groupe? raconte-nous un peu ce qui fonctionne bien et moins bien pour toi dans ta vie indépendante.” Je pars du principe que tout naturellement, la personne va comprendre ce qu’on fait dans le groupe, et se rendant compte que personne ne fait de l’auto-promo, elle n’en fera pas non plus.

Après, si la personne persévère dans sa mauvaise route, il faudra peut-être être plus clair. Souvent, un petit mot en privé passe mieux qu’une remarque publique, mais suivant le contexte, ça peut être utile que ce soit public, car ça donne aussi un signal aux autres membres du groupe.

Pour la diplomatie, je ne sais pas trop quoi donner comme conseils, j’avoue. Ménager la “face” de l’autre (très intéressant: l’idée qu’une des choses importantes qui régit la communication c’est les questions autour de “garder/perdre la face”) tout en étant clair et ferme. Eviter les attaques personnelles, parler en “je”, être respectueux, un brin d’humour si c’est dans son tempérament. Et la diplomatie, c’est un continuum. On s’adapte à la situation. Si deux membres du groupe sont en train de s’insulter, on va probablement intervenir de façon plus sèche que si quelqu’un a juste posté une photo qui dévie un peu des préférences pour le groupe.

Autre exemple de modération “souple”: je fais partie de l’équipe de modération d’un groupe où les membres postent des photos de leurs chats (mais si, mais si). C’est la vision de base du groupe: des gens qui postent des photos de leurs chats ou qui en parlent, et qui gagatent dessus, plutôt que des lolcats et autres chats d’internet (ainsi que les inévitables annonces de chats perdus ou à adopter) que les amoureux de chats ont aussi tendance à partager.

On aurait pu être rigide et interdire tout ce qui n’était pas du “chat maison”. Mais ça, typiquement, c’est le genre d’approche qui va inévitablement mener au clash: qu’est-ce qu’on fait, quand un membre poste quelque chose qui n’est pas approprié? Le supprimer? Avec un groupe assez gros (plus de 500 personnes), on va passer son temps à “censurer”. Même avec un groupe plus réduit, une gestion à base “d’interdits” passe généralement plutôt mal.

Ce qu’on fait, alors, c’est qu’on revient aux principes: il s’agit d’un groupe de détente et d’échanges centrés principalement autour de nos chats. On peut donc y tolérer une certaine proportion de publications autres. La modération, dès lors, consistera à garder un oeil attentif sur cet équilibre, et à intervenir en douceur pour le rétablir s’il bat de l’aile.

De nouveau, l’approche “je fais une grande annonce frontale: ici on veut pas de chats d’internet” est à mon avis moins souhaitable sur le long terme que d’autres stratégies, comme donner les moyens aux membres du groupe de comprendre par eux-mêmes quel est “l’esprit” du groupe (via le descriptif, l’accueil qu’on fait aux nouveaux, l’exemple que donnent les membres actifs et modérateurs…).

Le résultat dans ce cas-ci c’est qu’on accepte la présence de publications “autres” (il m’arrive d’ailleurs même d’en publier moi-même!) — tout est une question de dosage. On va intervenir par contre (discrètement) si une même image est publiée à répétition (vous savez comment c’est avec les choses qui tournent sur facebook… je le vois aujourd’hui, toi demain, Louis dans une semaine), ou si sa nature s’oppose fortement à la “mission” du groupe (par exemple les photos d’animaux maltraités, pas terrible quand on vient sur le groupe pendant sa pause pour gagater sur le zolis chats…).

Vous l’aurez compris à travers ces deux exemples: j’ai une vision de la modération comme quelque chose qui se fait très en amont. On va être à l’affût de ce qu’en gestion de crise on appelle les “signaux faibles” (merci Fabienne!), les signes avant-coureurs d’une potentielle crise mais qui sur le moment semblent sans importance.

Après, si un crise éclate, il faut la gérer… Ça pourrait être un autre billet, tiens. Mais ce n’est de loin pas ma spécialité, alors on verra si je suis inspirée!

Un autre volet très important de la modération, sur lequel je ne vais pas m’étaler parce que cet article est déjà bien assez long, c’est d’encourager la participation positive. Ça se fait par l’exemple, en étant un membre actif et généreux de sa communauté (pas besoin toutefois d’être hyperactif): publier, répondre, participer… Mais pour de vrai, hein. Le faux, ça se sent. Et aussi en encourageant les autres à le faire, si le groupe devient trop calme et menace de mourir d’inactivité, par exemple. De nouveau, ça ne se fait pas forcément en disant aux gens “mais participez, bon sang”, mais par des moyens détournés: lancer un sujet qui sera bien repris, rebondir sur une publication faite ailleurs mais qui pourrait enrichir le groupe, etc…

Voilà! Le modérateur chanceux est celui qui fait un peu tout ça sans trop y réfléchir, parce que c’est dans sa nature. On peut toujours apprendre, bien sûr, mais l’investissement en énergie est du coup plus grand!

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Comment démarrer un groupe Facebook [fr]

Comment démarrer un groupe Facebook [fr]

[en] This is how I go about creating Facebook groups.

Pour créer un groupe Facebook, un tout petit peu de préparation peut être utile. Ce n’est pas nécessaire, mais s’assurer un bon départ peut éviter des problèmes par la suite.

Personnellement, avant de me lancer, j’en parle un peu autour de moi. J’ai généralement parmi mes amis un certain nombre de personnes que je pense inclure dans le groupe, alors je prends la température. Qui est intéressé, qui ne l’est pas?

S’il y a des décisions à prendre concernant le groupe (fermé, public, secret? quel cadre précisément?) j’en discute aussi, même si en fin de compte je fais le choix qui me paraît le plus juste, sans forcément me rallier à la majorité des gens consultés (c’est mon style, d’autres personnes fonctionnent différemment).

Je prépare ensuite deux choses:

  • le texte de description du groupe
  • le texte d’une première publication où j’invite les gens à se présenter

Je réfléchis bien à comment je tourne ces deux textes. Sans faire une “charte” ou une liste directive d’interdits et d’autorisés, j’essaie de communiquer subtilement mais clairement l’esprit du groupe. J’en reparlerai dans mon prochain article sur la modération, mais je crois qu’on va beaucoup plus loin avec des principes directeurs qu’avec des règles rigides.

Sans prétendre qu’il est parfait, voici par exemple le texte descriptif du groupe pour indépendants Going Solo:

Ceci est un groupe pour indépendants, micro-entrepreneurs, auto-entrepreneurs et autres professionnels travaillant “solo”.

Dans l’esprit de la conférence Going Solo, tenue à Lausanne en 2008, créons un espace pour discuter de nos préoccupations de “propre patrons”! Organisation et productivité, gestion des relations client, développement de son business, coworking, compta…

Quels sont les challenges et difficultés auxquels vous faites face? Quelles sont les solutions créatives que vous avez trouvées et qui pourraient être utiles à d’autres?

Le premier article, je le prépare avant d’ouvrir le groupe afin de pouvoir le poster immédiatement. On ne peut pas ouvrir un groupe sans y inviter quelqu’un! Ce fil, qui sera important au début mais beaucoup moins par la suite, doit ouvrir à la discussion et tenter d’éviter le piège habituel des présentations: le CV et la carte d’identité. En général je pose une ou deux questions, invitant les membres du groupe à s’ouvrir un peu — et je rédige ma propre présentation pour montrer l’exemple.

Ensuite, il s’agit d’ajouter des membres au groupe. Je commence petit, 5-6 max, avec des gens que je connais et en qui j’ai confiance pour donner le bon “ton” au groupe. Quand je les invite, je m’assure qu’ils sachent avant de se retrouver ajoutés au groupe de quoi il en retourne (= je discute avec eux avant pour leur expliquer le groupe et vérifier qu’ils veulent en faire partie!) Je leur demande aussi (explicitement) de se présenter en réponse au premier article, s’ils ne le font pas spontanément.

En parallèle, je commence à mettre un peu de contenu. Dans le groupe des plantes, je vais mettre des photos des miennes et peut-être partager une interrogation si j’en ai. Dans un groupe avec une équipe d’étudiants, je vais mettre quelques liens vers des articles utiles. Il ne s’agit pas d’inonder le groupe avec du contenu, mais de poster 2-3 choses “dans le sujet”, pour que le groupe ne soit pas vide et également pour “donner le ton”.

Pour éviter d’être la seule personne à poster dans son groupe, il faut (au début) aussi inciter son entourage à poster. Surtout, ne pas faire ça en faisant la tournée des “tu aurais pas un truc à poster dans le groupe?” Il faut que ça reste organique. Quand je discute de quelque chose avec quelqu’un, et que c’est quelque chose qui pourrait aller dans le groupe, je dis: “oh, tu pourrais faire un article dans le groupe à ce sujet, comme ça on en discute là et les autres en profitent aussi!”

Une fois que la “base” est en place (une première poignée de membres, quelques articles), je commence à ajouter d’autres personnes. Ça peut se faire assez vite, dans les heures qui suivent. Ça dépend de la réactivité et de la disponibilité des gens. Si le groupe a un rythme plus lent, on étalera un peu plus dans le temps, sous peine de se retrouver avec un groupe qui compte 5 personnes ayant un peu participé et 30 nouveaux qui n’ont même pas encore eu le temps de dire bonjour.

Voilà! Le prochain article de la série portera sur l’art de la modération, ou comment faire en sorte qu’un groupe ne vire pas (trop) au bordel.

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Histoires d'oreilles [fr]

Histoires d'oreilles [fr]

[en] Sharing my hearing and hearing aid story -- and opening a francophone facebook group for people who don't hear that well, whether with or without hearing aids.

L’autre soir, comme souvent dans des situations acoustiquement difficiles, je parle de mes oreilles et de mes appareils. En face de moi, le hasard veut qu’il y ait deux personnes à l’ouïe “pas top”. On a donc parlé longtemps, et j’ai raconté toute mon histoire.

J’ai toujours été un peu sourde. C’est familial. Mon frère aussi. Mon père aussi, probablement. Bref, dans la famille on est durs de la feuille.

Première tentative d’appareillage quand j’avais 14 ans. Fin des années huitante, gros appareils “intra” couleur chair qui se voyaient bien, inconfortables, réglage pour mon gain “idéal” très probablement, filles de la classe qui se fichent de moi: j’essaie deux jours puis ils vont finir leur vie dans leur boîte.

Je m’en sors très bien sans. Je sais que j’entends “pas très bien” et je le dis — mais je me rends compte aujourd’hui que je n’avais aucune idée à quel point j’étais sourde. Il a fallu que mon frère fasse le pas d’un appareillage, qu’il me parle un peu du processus et de la différence que ça faisait pour lui, de “bien entendre”, pour que j’y pense à nouveau. Aussi, je commence à me rendre compte dans mes activités professionnelles que mon ouïe m’handicape. Je n’entends souvent pas les questions des étudiants ou du public quand je donne une conférence. Je dois faire répéter. Ça devient un peu lassant.

Il me faudra encore quelques années pour passer à l’action. Je trouve le côté geek des appareils auditifs et accessoires fascinant. Je pose des questions à mon audioprothésiste dont il doit chercher la réponse. Ça lui change du quotidien…

Mes appareils sont roses. Ils sont derrière l’oreille, assez petits pour ne pas être très visibles (enfin quasi invisible sauf quand je relève mes cheveux, ce que je ne fais pas normalement car ils sont courts). Le micro est dans l’oreille, avec un embout “ouvert” plus confortable que le moulage fermé que j’ai quand même testé. Un “compromis”, dit mon audioprothésiste (parce que la qualité audio est censée être meilleure avec le moulage), mais je peux vivre avec ça.

Ils ont deux micros chacun et ils communiquent entre eux. Ça leur permet de savoir d’où vient le son et d’introduire cette variable dans la façon dont ils le traitent, de répercuter dans mes oreilles les décalages qu’on entendrait normalement et qui nous permettent de localiser un son.

J’ai choisi la taille “pas mini-mini” pour avoir un bouton “programme”. J’ai quatre programmes différents: un normal, un pour environnements bruyants, un pour les situations calmes avec légère suramplification, et un “silence” pour quand je suis dans le train avec les gosses qui crient à côté 😉

Il y a des tas de choses à raconter sur mon aventure auditive: comment ça a changé ma vie, comment se passe l’adaptation, comment on minimise toujours l’importance de sa surdité (“j’entends pas bien mais c’est pas si grave, je m’en sors sans appareils”), le look des appareils en 2013 (et leur taille!), les situations “impossibles” comme les restaurants, l’absence de communauté de hackers dans ce domaine (on a besoin de nos appareils, et à 6500 balles la paire on va pas s’amuser à les démonter “pour voir”), les anti-larsens, l’habituation, les acouphènes…

Bref, de quoi écrire une bonne demi-douzaines d’articles de blog, ou d’ouvrir un groupe facebook — ce que j’ai fait.

Pour le moment c’est un groupe secret, mais je pense que ce sera pour finir un groupe fermé: contenu inaccessible aux non-membres, mais listing des membres et descriptif du groupe visibles. Si ça vous intéresse de rejoindre le groupe pour partager vos histoires d’oreilles (avec ou sans appareils) ou écouter celles des autres, faites-moi signe et je vous y invite!

3e #back2blog challenge (1/10), avec: Brigitte Djajasasmita (@bibiweb), Baudouin Van Humbeeck (@somebaudy), Mlle Cassis (@mlle_cassis), Luca Palli (@lpalli), Yann Kerveno (@justaboutvelo), Annemarie Fuschetto (@libellula_free), Ewan Spence (@ewan), Kantu (@kantutita), Jean-François Genoud (@jfgpro), Michelle Carrupt (@cmic), Sally O’Brien (@swissingaround), Adam Tinworth (@adders), Mathieu Laferrière (@mlaferriere), Graham Holliday (@noodlepie), Denis Dogvopoliy (@dennydov), Christine Cavalier (@purplecar), Emmanuel Clément (@emmanuelc), Xavier Bertschy (@xavier83). Follow #back2blog.

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De la "blogosphère suisse romande" [fr]

De la "blogosphère suisse romande" [fr]

[en] Rant about the "French-Swiss blogosphere". There is a group on Facebook with that name and it is filled with 20-something fashion bloggers for whom "participating" means link-dropping their every post in the group. Needless to say I'm already at odds with the group founder.

Il y a quelques semaines, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir sur Facebook un groupe intitulé un peu pompeusement “Blogosphère Suisse Romande“. Je demande à le rejoindre, j’y connais une poignée de personnes sur la centaine qui le composent. Activité principale dans le groupe: balancer des liens auto-promotionnels vers ses propres articles, généralement mode/lifestyle/fashion avec un peu de cuisine, et quelques extraterrestres qui parlent d’autre chose.

Raph et moi jetons quelques petits pavés dans cette mare composée majoritairement de jeunes blogueuses mode, et nous entendons dire qu’on ne fait que râler et qu’on ferait mieux d’échanger (entendre: balancer des liens vers nos articles, si j’ai bien compris).

Michelle demande à juste titre: La blogosphère suisse romande existe-t-elle? A mon sens, elle existe en tant que “ensemble des gens en suisse romande qui bloguent”, mais vu la diversité d’expression que recouvre le terme “bloguer”, il va sans dire qu’elle est extrêmement fragmentée et qu’elle n’a aucune existence en tant que communauté.

Ce groupe Facebook est un excellent exemple de la myopie “egocentrée” qui consiste à nous faire croire que notre réseau = le réseau, notre communauté = la communauté, l’ensemble des blogueurs qu’on peut atteindre/connaître = les blogueurs. La personne à l’origine du groupe étant une jeune blogueuse lifestyle/fashion (enfin d’après mes catégories), il est évident qu’elle allait attirer d’autres blogueurs au profil similaire. J’en ai d’ailleurs découvert la richesse de cette scène que je ne connaissais pas du tout (et qui malheureusement m’intéresse assez peu). Tout comme, d’ailleurs, quand j’organise pour ma part des rencontres de blogueurs, on y retrouve une relativement forte proportion de geeks et de professionnels du web. Mais j’ai bien conscience qu’il y a des tonnes de blogueurs de la région qui n’ont jamais entendu parler du Bloggy Friday, malgré ses xy années d’existence (je ne compte plus, quelqu’un se souvient?).

Donc bref. Moi qui caressais ce printemps l’idée de remettre en branle quelque chose pour les blogueurs romands (un annuaire, successeur de Swissblogs, ou un groupe Facebook), j’ai espéré un moment avoir trouvé le wow-génial-quelqu’un-a-fait-avant-moi. Vraiment. Mais bon, j’ai vite déchanté.

Peu de volonté d’ouverture, pas de recherche de la diversité, admission des nouveaux membres qui prend des plombes (moi c’est allé vite mais j’en connais qui ont attendu des semaines), et finalement une magnifique plate-forme d’auto-promo où on balance ces posts en espérant que ça va nous rapporter quelques lecteurs. Le groupe pourrait tout autant s’appeler “fashionistas-blogueuses et amis”. Je vous laisse prendre connaissance du “compte-rendu” (il paraît que plus va suivre et que je dois être patiente) de la rencontre d’il y a deux semaines qui devait être entre autres l’occasion de discuter de la vision et de la direction du groupe (moi j’étais en vacances, sinon vous pensez bien que je serais allée mettre mon grain de sel). Je sais pas vous, mais moi, lire “la Blogosphère Suisse Romande se rencontrait” pour ce genre de contexte ça me donne des boutons. Est-ce que je prétends que les Bloggy Fridays sont des rencontres de “la Blogosphère Suisse Romande”, moi?

Bon, j’imagine bien qu’il y a des gens très sympas dans ce groupe, et que le tableau n’est pas aussi noir que je le peins, mais je ne m’y reconnais pas du tout et qui plus est, la jeune fondatrice semble m’avoir d’ores et déjà pris en grippe. A sa décharge, c’est vrai que quand on me prend de haut je ne suis pas toujours agréable. Mais bon faut pas pousser non plus — je bloguais déjà qu’elle ignorait encore tout des subtilités de l’accord du participe passé avec avoir.

Alors à côté de ça, il y a blogueurs.ch, qui mériterait qu’on lui insuffle un peu de vie. Je suis en train d’échanger (pour de vrai!) avec Dave pour voir quelle est sa vision pour ce groupe (et j’ai déjà bien plus de réponses que quand j’ai posé la question dans l’autre groupe). A ce stade, ce qui me retient un peu de m’impliquer dans ce groupe, j’avoue que c’est:

  • l’accent mis sur “les pros du net” (moi je suis pour faire un truc autour des blogs de vrais gens)
  • l’appellation “Suisse” (ça m’énerve prodigieusement quand les Suisses Allemands font des machins “suisses” sans nous inclure, et idem dans l’autre sens — assumons qu’on fait un machin “suisse romand”)
  • et, c’est con, mais “blogueurs” élicite en moi la réaction “et les blogueuses”?

Mais on parle, et je suis sûre qu’il y a quelque chose à faire. Mais si on cherche à créer un groupe ou une communauté qui soit vraiment représentative de la blogosphère romande (= l’ensemble des gens qui ont un blog par ici) et où des blogueurs et blogueuses de tous bords peuvent se reconnaître, il y a un véritable travail à faire pour encourager la diversité.

#back2blog challenge (6/10, ah ouais j’ai tartiné aujourd’hui, mais c’est dimanche; et oui, visiblement je suis dans une phase articles-coups-de-gueule — désolée :-/):

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Activités de groupe: l'importance de l'inscription [fr]

Activités de groupe: l'importance de l'inscription [fr]

[en] "Who will be there" is an essential part of group activities -- which is why it is so important that people attending announce their presence on Facebook or doodle, like with the first Lausanne Jelly that will be taking place at eclau on November 19th. Say you're coming!

Quand j’organise un Bloggy Friday, un apéro, ou encore un Jelly (c’est vendredi de la semaine prochaine, déjà!) je passe une grande partie de mon temps non seulement à informer les gens de l’événement, mais également à insister pour que les personnes qui m’ont dit qu’elles venaient… s’inscrivent.

Même pour des événements gratuits et ouverts à tous, l’inscription publique est primordiale. Un des intérêts de ces événements est les gens qu’on y rencontre. L’inscription sert à rendre visible sa présence — et les personnes qui participeront à l’activité de groupe sont en fait presque une partie du “contenu” de celle-ci.

Qu’est-ce qui fait plus envie, un apéro (ou un Jelly) avec trois personnes annoncées, ou le même avec 20 ou 30 personnes?

Allez, hop, j’insiste encore un peu: si vous comptez venir travailler à l’eclau le 19 novembre lors du Jelly (c’est gratuit et ouvert à tous!), annoncez-le. Parlez-en autour de vous (Facebook, partager lien, etc.) — et même si vous n’êtes pas sur Facebook, il y a doodle (le nec plus ultra, c’est encore de s’annoncer sur les deux).

Entre les inscrits et les annoncés-mais-pas-inscrits, je compte une vingtaine de personnes — ça va être sympa (vous en faites pas, il y a amplement la place).

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Cours du SAWI sur les médias sociaux: argumentaire [fr]

Cours du SAWI sur les médias sociaux: argumentaire [fr]

[en] A few talking points to convince your boss (or financial person) that it's worth sending you to follow the 1-year course on social media I'm co-directing for the SAWI.

Vous êtes convaincu que la formation de spécialiste en management de communautés et médias sociaux du SAWI (voir annonce, télécharger brochure) est ce qu’il vous faut et qu’elle bénéficiera à votre entreprise, mais vous vous sentez un peu à court d’arguments pour en convaincre également votre supérieur, ou la personne tenant les cordons de la bourse? Voici quelques pistes.

Formation nouvelle et à la pointe

Toutes les offres d’emploi ces temps nous montrent que des compétences solides en matière de médias sociaux sont maintenant recherchées dans le monde de l’entreprise. Pourtant, il n’existait à ce jour aucune formation permettant d’acquérir ces compétences! Le diplôme SAWI de spécialiste en management de communautés et médias sociaux vient combler cette lacune, et offrir, en première européenne, une formation digne de ce nom à ceux qui désirent faire plus que juste s’y retrouver dans les médias sociaux et les communautés en ligne.

Clairement, l’entreprise ou la personne qui investit dans ce cours prend une longueur d’avance sérieuse sur la concurrence, vu qu’il n’existe pas d’autre formation équivalente, et que c’est une première!

L’importance des médias sociaux

Les médias sociaux et communautés en ligne sont aujourd’hui incontournables. Pour y être présent, il ne suffit pas d’ouvrir une page Facebook ou de créer un blog: il faut comprendre la culture et la stratégie de communication qui va avec. Jusqu’ici, les seules possibilités de formation sérieuses étaient “sur le tas” (et ça prend un temps fou!). Ce cours formalise l’apprentissage de compétences tant techniques que stratégiques autour de ces espaces et modes de communication dont aucune entreprise et aucun professionnel ne peut faire l’économie aujourd’hui.

Se reposer sur des consultants externes n’est d’ailleurs pas une stratégie viable à long terme. On le voit déjà: les compétences en matière de médias sociaux sont en train de devenir rapidement aussi indispensables à l’employé que les compétences en informatique (traitement de texte, utilisation de l’e-mail et internet) le sont depuis plusieurs années. Il est indispensable d’acquérir ces compétences à l’interne.

Une formation pratique

Un des grands challenges des espaces numériques est la mise en pratique. Cette formation vous propose de le faire de deux manières:

– en menant à bien un projet d’étude concret sur un sujet de votre choix; cette application pratique de la matière du cours joue d’une part un rôle pédagogique dans la consolidation des acquis, et vous assure d’autre part que ce que vous apprenez ne se limite pas au monde des idées, mais est propice à un passage à l’action
– les modules de cours eux-mêmes (surtout les modules II et IV) vous inviteront à mettre les doigts sur le clavier et utiliser très concrètement les outils et soft skills dont il est question dans cette formation.

Un double “plus” pour l’entreprise

Proposer à ses collaborateurs de suivre cette formation offre un double avantage à l’entreprise:

– acquisition de compétences à l’interne (formation continue)
– développement d’un projet d’étude sur une problématique concrète de l’entreprise (imaginez combien cela coûterait de faire réaliser une telle étude à une agence spécialisée externe)

Proposer à une organisation de réaliser votre projet d’étude à son sujet

Si vous êtes indépendant ou en recherche d’emploi, nous vous encourageons vivement à établir un partenariat avec une entreprise ou organisation. Pourquoi ne pas proposer de leur offrir l’application pratique de cette formation (projet d’étude), ce qui financera (en partie ou en totalité) votre formation?

Avez-vous d’autres arguments massue pour convaincre votre hiérarchie de vous laisser suivre cette formation exceptionnelle? Faites-en part dans les commentaires, merci d’avance!

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Un Parti des Pirates Suisse multilingue? [fr]

Un Parti des Pirates Suisse multilingue? [fr]

[en] Will the community gathered around the creation of a Swiss Pirate Party manage to include the various linguistic groups of the country, or will the Roestigraben win, like it did in the 2006 Swiss Blog Awards? Interesting situation which I'm following closely.

Le projet pour aujourd’hui était de mettre en ligne mes photos de ce week-end et de vous parler un peu de mon premier Bol d’Or (historique: 64 à l’arrivée sur 550, tous les autres ont dû abandonner, faute de vent). La bonne nouvelle c’est que j’ai commencé à trier mes photos, et qu’il y en a des sympas. Et l’autre bonne nouvelle c’est que je suis allée faire un saut sur le canal IRC (#piraten-schweiz) des pirates suisses, et que j’y ai recommencé à parler de questions linguistiques.

piratench-90x90Car, oui, la question se pose: l’initiative est majoritairement suisse-allemande. Est-ce que le Roestigraben va gagner, comme lors des Swiss Blog Awards de 2006, ou bien parviendra-t-on à créer un groupe d’intérêt (et peut-être même un parti politique) multilingue? L’intention est là, en tous cas. Si vous êtes francophone et intéressé, n’hésitez pas à vous manifester — ils sont assez accueillants, ces satanés pirates.

Je me suis fendue d’un petit article sur la question des langues dans leur forum (il faut passer par l’interface allemande pour s’y inscrire, mais une fois là, on peut changer la langue et être un peu moins dépaysé) que j’ai aussi relayé dans le forum-ghetto francophone. (Mais oui, vous saviez déjà que j’avais un faible pour les questions linguistiques, non?)

J’y prône entre autres les bienfaits du mélange de langues sur un même forum ou dans un même blog plutôt que la ségrégation qui appauvrit inévitablement les langues minoritaires, puisque les bilingues filent tout naturellement là où il y a le plus d’animation, dans leur langue majoritaire.

La volonté de tout traduire est un piège: il faut accepter que le contenu sera imparfaitement dupliqué si l’on crée des instances d’un même document en plusieurs langues. Sinon, toute la publication est paralysée. Pour animer un blog, aussi, la traduction n’est pas la meilleure solution: primo parce que nous les Romands, on en a marre qu’on ne nous serve que du contenu suisse-allemand réchauffé à la sauce (mauvaise) traduction, et deuxio parce que produire du contenu original demande souvent moins d’effort que faire une traduction (à peu près) correcte — sauf si on a à disposition une armée de traducteurs professionnels ;-).

A suivre. C’est un dossier qui m’intéresse.

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Prochain Website Pro Day: fixons la date! [fr]

Prochain Website Pro Day: fixons la date! [fr]

[en] I've created a poll to help determine the next Website Pro Day -- a day where we meet up, and set aside time to work on our professional sites. Even if you're not in Lausanne, you can take part: work remotely or organise a local hub!

Mise à jour: ce sera le 4 mai!

An Afternoon in San Francisco 85 Après WPD1, WPD2, WPD3 — il est temps de penser à WPD4! Si vous êtes intéressés, vous avez votre mot à dire pour fixer la date

WPD? Website Pro Day:

Si vous êtes un peu comme moi (consultant/indépendant dans le domaine du web) vous avez probablement quelque part un site professionnel qui erre, l’âme en peine, attendant depuis une année qu’on veuille bien s’occuper de lui.

Eh oui, comme on dit, c’est les cordonniers les plus mal chaussés, et les professionnels de la communication web qui ont les sites-vitrine les moins à jour. Pas pour rien qu’on recommande le blog, c’est beaucoup plus facile à entretenir, comme format.

Donc, pour la quatrième fois, on va remettre ça: prendre une journée, la bloquer, lui mettre des pare-feu, et la consacrer à la remise en ordre de notre présence professionnelle en ligne. Pour les Lausannois, je vous invite à venir le faire à l’eclau!

Si la formule vous paraît convenir, prenez donc une minute pour noter dans ce doodle vos disponibilités. Je communiquerai prochainement la date retenue!

Nombre minimum de participants: 2 🙂

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