Intégrer coComment sur votre blog [en]

Vous savez probablement que je ne jure que par [coComment](http://cocomment.com “Visitez le site coComment, et créez un compte si ce n’est pas déjà fait!”), dans la genèse duquel j’ai eu la chance de jouer [un petit rôle](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/04/cocomment-enfin-public/ “Lisez un petit bout de l’histoire de coComment.”).

**Ça sert à quoi?**

Ça sert principalement à choses pour l’instant:

1. collectionner ses commentaires faits sur différents blogs en un seul endroit, comme on peut le faire en les [bookmarquant avec del.icio.us](http://del.icio.us/steph/my_comments “Voir mes commentaires sauvagardés.”), mais de façon bien plus pratique;

2. voir facilement si quelqu’un d’autre a répondu à un de nos commentaires — mais attention, ceci ne marche pas très bien pour l’instant, car coComment est [seulement capable de suivre les commentaires de gens ayant un compte coComment](http://www.cocomment.com/teamblog/?p=40 “Voir les explications. Recherche de solution en cours.”).

**S’inscrire**

[Ouvrir un compte, c’est super facile](http://www.cocomment.com/register “Allez-y maintenant.”), il suffit de donner nom et e-mail et de choisir un nom d’utilisateur et un mot de passe.

On notera qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un blog pour trouver une utilité à coComment. Il y a des personnes qui participent activement à la blogosphère à travers leurs commentaires, sans pour autant être blogueurs. CoComment est pour vous!

**Rendre coComment plus pratique**

Une fois le compte ouvert, coComment vous fournit un [bookmarklet](http://www.cocomment.com/tools/bookmarklet), une sorte de lien “favori” que vous pouvez faire glisser dans la barre d’outils de votre navigateur ou dans vos favoris. Ensuite, quand vous laissez un commentaire chez quelqu’un, vous cliquez sur le bookmarklet dans votre navigateur avant de publier le commentaire.

Ça, ça devient très vite barbant. On oublie de cliquer sur le bookmarklet. Du coup, notre commentaire n’apparaît pas sur notre [page de conversations coComment](http://www.cocomment.com/comments/steph “Voir ma page de conversations.”). Il paraît qu’on peut maintenant [cliquer sur le bookmarklet après avoir envoyé le formulaire](http://www.cocomment.com/teamblog/?p=43 “Ils le disent ici.”), mais personnellement je n’ai pas testé.

Les commentateurs peuvent faire quelque chose pour se simplifier la vie. Les auteurs de blogs peuvent faire quelque chose pour simplifier la vie de leurs commentateurs.

**Plus pratique pour moi qui laisse des commentaires**

Pour ça, il faut utiliser [Firefox](http://www.mozilla-europe.org/fr/ “C’est le moment de le télécharger et de l’installer si ce n’est pas encore fait.”). Deux solutions s’offrent à vous.

1. [Le script GreaseMonkey](http://userscripts.org/scripts/show/3165 “Page du script.”). Ce script vous évite de devoir cliquer sur le bookmarklet à chaque fois. Vous pouvez donc oublier coComment quand vous laissez vos commentaires, c’est tout automatisé. Sympa, non?

Script, GreaseMonkey, chinois? Pas peur, instructions pour les nuls. D’abord, installer l’extension GreaseMonkey (non, ça fait pas mal). Pour ça, on commence par s’assurer que l’on a Firefox 1.5 (voir lien ci-dessus), puis on va sur [le site de l’extension GreaseMonkey](http://greasemonkey.mozdev.org/ “C’est par ici.”). Une fois là -bas, on cliquera sur le lien qui s’appelle “Install GreaseMonkey” dans la deuxième moitié de la page. On dit oui à tout ce que nous demande Firefox (oui on veut installer l’extension, oui, oui, OK on ferme le navigateur et on le rouvre…)

Ensuite, [on clique sur ce lien-ci qui va installer le script](http://userscripts.org/scripts/source/3165.user.js “Lien direct d’installation, faut dire oui à tout.”) et on dit également oui à tout.

Voilà ! C’est fait 🙂

2. [L’extension Firefox pour coComment](http://the-enginerd.blogspot.com/2006/02/firefox-extension-for-cocomment.html “C’est par ici.”). Même chose que plus haut, on clique sur le lien, on clique ensuite sur “Download coComment! for Firefox”, et on dit oui, amen à tout ce que nous demande notre navigateur chéri. L’extension me paraît moins utile que le script GreaseMonkey, car elle ne fait qu’ajouter le bookmarklet coComment au menu contextuel qui apparaît lors d’un clic droit (ou long clic pour les personnes qui ont un Mac). Mais il paraît que c’est utile parfois lorsque les commentaires sont dans une fenêtre pop-up. Personnellement, j’ai vu que ça ne marchait pas tout le temps, mais j’essaie quand même.

**Note:** j’ai désactivé l’extension Firefox vu que je ne l’utilise pas. A vous de voir si elle vous sert.

**Plus pratique pour moi qui ai un blog**

Si vous avez un blog, vous pouvez faire en sorte que vos commentateurs, s’ils ont un compte coComment, n’aient pas besoin de cliquer sur le bookmarklet, même s’ils n’ont pas installé l’extension GreaseMonkey décrite ci-dessus. Cool, non? Pour cela, il faut rajouter du code javascript pas trop loin du formulaire de commentaires.

[Le code est fourni à la fin de ce billet](http://www.cocomment.com/teamblog/?p=37 “Code à la fin, explications au début.”) par Merlin. Comme j’utilise une version assez standard de WordPress, je n’ai eu personnellement qu’à copier-coller ce qui était donné dans le billet. Bon, faut encore voir si ça fonctionne 😉 Attention, donc, si vous avez un autre outil de blog, il faut peut-être adapter le code. Cet autre billet [explique plus précisément quel rôle joue chaque ligne](http://www.cocomment.com/teamblog/?p=21 “Décorticage du javascript en question.”) et vous aidera certainement à modifier le code si nécessaire.

**Attention!** Pour le moment, j’arrive pas à faire marcher ça. Plus de nouvelles dès que c’est réglé. Ça marche maintenant, mais il faut faire attention aux [guillemets malins pas si malins quand ils sont dans du code](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/19/integrer-cocomment-sur-votre-blog/#comment-55276 “Lire les explications.”)…

**Oui mais… DotClear, autres plateformes de blog, etc…?**

Pas de panique. Premièrement, il faut savoir que les gars de coComment bossent d’arrache-pied pour [augmenter le nombre de plate-formes avec lesquelles ils sont compatibles](http://www.cocomment.com/supported “La liste, à ce jour.”). Si votre blog n’est pas compatible avec coComment, mais que vous pouvez modifier votre formulaire de commentaires, tout n’est pas perdu.

[Le dernier billet que j’ai mentionné](http://www.cocomment.com/teamblog/?p=21 “Oui, c’est un poil technique, mais pas impossible.”) explique comment faire. Il faut donc rajouter un certain nombre de lignes javascript dans le formulaire, et voilà ! Je suis certaine que DotClear fournit toutes les informations nécessaires mais avec d’autres noms que ceux auxquels s’attend coComment. Il suffirait donc qu’un(e) DotClearien(ne) prenne le taureau par les cornes et adapte le javascript aux variables de DotClear (la version publiée utilise les variables WordPress). Si vous faites ce travail, rendez-le public sur votre blog, et je lancerai un lien dans se direction! Qui s’y colle?

**Mise à jour:** Nicolas propose en commentaire [le code à intégrer à DotClear](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/19/integrer-cocomment-sur-votre-blog/#comment-55665). Quelqu’un peut confirmer que ça marche?

Similar Posts:

CoComment enfin public [fr]

[en] Now that the cat is out of the hat and that coComments has been scobleized, I have to say I'm really very happy to have been a small part of it by putting Nicolas and Laurent in touch. You're going to love this service! All the French here is the story of coComment in the very early beginning, before the beginning of things...

C’était le 14 septembre dernier. Je recevais un e-mail de la part d’un de mes lecteurs, [Nicolas Dengler](http://www.cocomment.com/comments/nicolasD). Il m’écrivait parce qu’il n’arrivait pas à  accéder à  un article que je liais depuis mon site. En passant, il me faisait part de son désir de me rencontrer pour blablater d’un projet ou deux qu’il mijotait et au sujet desquels il désirait avoir mon avis. A garder confidentiel, bien entendu.

Le samedi suivant, j’arrive avec près d’une demi-heure de retard à  notre rendez-vous au Café Luna (j’étais pas en avance pour commencer, puis j’ai attendu au faux bistrot, puis je n’arrivais pas à  le joindre sur son mobile) et on a bien failli ne pas se reconnaître. Si ma mémoire est bonne, Nicolas était quasi sorti du bistrot quand il est revenu, par acquis de conscience, voir si je n’étais pas celle avec qui il avait rendez-vous. Tout ça pour dire qu’on a passé à  un cheveu de se rater magistralement.

On a bu un thé, on a causé, de tout, de rien, de blogs, et des idées qu’avait Nicolas. Une en particulier me branchait bien: elle avait quelque chose à  voir avec étendre la logique du commentaire (de la conversation autour du contenu d’un site web) à  tout le web — pas seulement les blogs. Ça m’a rappelé une fonctionnalité qu’offrait à  un moment ICQ: on pouvait chatter avec les personnes qui étaient sur la même page web que nous, ou quelque chose comme ça. Bref, ce que me racontait Nicolas paraissait fort intéressant. Nous sommes restés en contact par e-mail (enfin surtout Nicolas, parce que je faisais une vilaine rechute de [TMS](/tms/ “Quand ça fait mal aux mains…”) et je n’étais pas très causante par clavier interposé).

Environ deux semaines plus tard, j’étais à  Genève et j’en profitais pour boire un thé (je suis une buveuse de thé) avec [Laurent](http://ballpark.ch/blog/). On a causé, de tout, de rien, de la vie, de ce qu’il faisait.

Un jour plus tard ou même pas, Nicolas me demande si je ne connaîtrais pas par hasard une boîte fournissant un certain service (un peu à  la Technorati mais plus ciblé) que recherche son employeur, qui est en train de commencer à  s’intéresser aux blogs. Laurent m’avait justement parlé de quelque chose comme ça, je le dis à  Nicolas, ils prennent contact. La suite vous sera mieux racontée par les acteurs principaux, parce qu’à  partir de là , ils se sont mis à  la tâche (on saute quelques épisodes, je vous en fais grâce) pour donner vie à  [coComment](http://www.cocomment.com/).

J’ai fait une apparition à  une des premières sessions brainstorming (et honnêtement, je n’ai pas eu l’impression d’être d’une grande utilité!) et ça avait l’air prometteur. J’ai été propulsée bêta-testeuse dès la mise en service de la première version (toute secrète), mais malheureusement tout ça tombait assez mal pour moi et je n’ai pas été super active. Je peux vous assurer que je vais me rattraper!

J’avoue que c’est très excitant pour moi de voir ce qui est en train de se passer maintenant: le projet est à  présent en bêta fermé (donc un nombre limité d’utilisateurs sont en train de le tester), il fonctionne, [Robert Scoble en parle sur son blog et supplie Laurent de lui donner un code d’accès](http://scobleizer.wordpress.com/2006/02/04/track-your-comments-no-matter-where-you-make-them/), bref, ça va décoller à  fond, j’en suis certaine. Je suis super heureuse pour Nicolas et Laurent (il y a d’autres protagonistes mais je ne les connais pas) que le bébé reçoive un tel accueil. Ravie aussi d’en faire un peu partie, et très excitée de voir ce qui va se passer une fois la phase de test terminée.

Mais bon… C’est quoi, coComment? [Jérôme vous explique tout ça très bien.](http://www.ifeedyou.com/blog/cocomment-pour-suivre-tes-discussions-dans-la-blogosphere/1432/)

Précision: quand je dis “public”, c’est dans le sens qu’on peut maintenant en parler. Ce n’est bien entendu pas encore “public” dans le sens qu’il faut un code d’accès pour faire partie des testeurs. (Merci à  [Marc-Olivier](http://marc-o.net/) d’avoir relevé l’ambiguïté.) J’ai quelques invitations si vous vous sentez l’âme d’un bêta-testeur motivé!

Similar Posts:

Réponse à  Luc-Olivier Erard (La Côte) [fr]

Un article relativement peu flatteur pour le projet de weblogs scolaires que j’ai initié avec mes classes est paru ce matin dans La Côte. Voici ce que j’ai à  en dire.

Jusqu’à  maintenant, je n’ai pas eu à  me plaindre de mes contacts avec les journalistes. J’ai eu affaire à  des professionnels respectueux et soucieux de faire au mieux leur travail d’information.

L’article au sujet des weblogs de Saint-Prex paru ce matin dans La Côte et signé Luc-Olivier Erard semble en revanche tomber quelque peu dans le piège du sensationnalisme. Sans vouloir accorder une importance démesurée à  cet article, je tiens à  clarifier certains points, face à  ce qui m’apparaît friser la désinformation.

Je ne réponds pas ici en tant que porte-parole de mon établissement ou du département, mais à  titre personnel; d’une part parce que je suis mise en cause (j’ai particulièrement apprécié le montage qui illustre l’article, pour lequel on a soigneusement inséré un morceau de saisie d’écran en bas à  droite qui ne joue clairement aucun rôle à  part rendre mon nom visible), et d’autre part parce qu’il est question d’un sujet (et d’un projet) que je connais bien, et que je ne peux pas laisser passer un article pareil sans faire entendre un autre son de cloche.

Pas interviewée

Précisons tout d’abord que je n’ai pas eu le plaisir de parler avec Luc-Olivier Erard. Celui-ci, comme nombre d’autres personnes, m’a envoyé un e-mail dès la fin de l’émission Mise au Point. J’ai tardé à  lui répondre (comme à  tous ceux d’entre vous qui m’avez écrit) car il se trouve que j’ai une vie en-dehors d’Internet, qui consiste entre autres à  donner des cours aux élèves de St.-Prex (la rentrée scolaire était lundi).

M. Erard, si vous me lisez, veuillez donc accepter mes excuses de ne pas vous avoir répondu plus tôt. Je l’ai fait mardi soir (mon directeur m’ayant informé dans la journée que vous sembliez très anxieux de me parler) — mais j’ignorais à  ce moment que votre article était déjà  sous presse. Je déplore cependant qu’il ait paru plus important de publier rapidement cet article que d’attendre de pouvoir me parler directement.

Les weblogs des élèves suscitent l’inquiétude!

Ce thème est repris au fil de l’article (surtout dans les titres et les légendes de photos). En ce qui me concerne, j’attends encore de savoir qui est inquiet. Le journaliste, très certainement. Je ne vais pas démonter mot par mot cette rhétorique alarmiste, mais je relèverai tout de même une phrase: Si son utilité n’est pas clairement justifiée, l’activité proposée à  Saint-Prex, une parmi d’autres, devra s’arrêter. C’est une affirmation un peu gratuite. Qui a dit ça? Quand? Dans quel contexte? D’après ce que m’a dit mon directeur ce matin, cela n’a rien de vrai. A notre connaissance, le projet weblogs ne semble pas menacé par une quelconque censure — hormis celle que nous imposons au spam de commentaires.

Le spam de commentaires

Parlons-en, justement, du spam de commentaires — car c’est bien de ça qu’il s’agit ici.

Chacun sait que lorsqu’on possède une adresse e-mail, on reçoit des messages publicitaires non sollicités. Du spam: pornographique, pharmaceutique, financier… tout y passe. Dit-on pour autant que l’e-mail est un outil dangereux dont on doit protéger nos enfants?

Les weblogs, comme les adresses e-mail, sont les cibles des spammeurs. Ceux-ci écrivent des programmes qui vont automatiquement soumettre des commentaires abusifs à  tous les weblogs qui se trouvent sur leur chemin. Ces commentaires ne passent même pas par le formulaire qu’utilisent les êtres humains qui désirent laisser un message sur un blog — ils s’attaquent directement à  la partie de l’outil de weblogging qui insère les commentaires dans la base de données.

Le spam de commentaires est donc un fléau au même titre que le spam d’e-mails. En l’occurence, les weblogs de Saint-Prex ne sont nullement visés en tant que tels. Ils sont, comme la grande majorité des weblogs que l’on peut trouver sur internet, les victimes d’une énorme opération de marketing. La cible principale de cette opération de marketing, c’est le moteur de recherche Google, et non pas les personnes qui tomberaient en passant sur ces commentaires parfois peu ragoûtants: en indexant les weblogs spammés, Google indexe également les liens vers les sites des spammeurs, et fait grimper ceux-ci en tête des résultats pour les recherches en rapport.

Lutte contre le spam

Sommes-nous impuissants? Non. Il existe des outils qui filtrent les commentaires, tout comme il existe maintenant des filtres à  spam pour les adresses e-mail. Les outils ne sont bien entendu jamais parfaits, et doivent sans cesse être mis à  jour. Certains spams passent entre les gouttes.

Qu’avons-nous fait pour les weblogs des élèves? Tout d’abord, précisons que durant la période “active” du projet (la première période), nous n’avons pas été confrontés au spam de commentaires.

M. Erard s’émeut donc dans son article du fait que nos élèves soient confrontés au spam de commentaires, mais il omet de préciser que les élèves ne se retrouvent plus à  travailler sur ces weblogs chaque semaine. De plus, ces weblogs sont très peu visités. Un bref coup d’oeil sur les statistiques de visite pour le mois de janvier montre entre 50 et 70 visites par jour pour l’ensemble des weblogs (une bonne trentaine). En regardant de plus près, les weblogs d’élèves les plus visités comptent deux ou trois visiteurs par jour, y compris les moteurs de recherche. Pas de quoi en faire un fromage.

Lorsqu’on a attiré mon attention sur le fait que nous étions victimes de spam, j’ai pris un certain nombre de mesures pour minimiser l’impact de ces attaques. L’article de M. Erard laisse entendre que les weblogs de Saint-Prex sont de véritables nids à  spam — la réalité est bien moins dramatique.

Les blogs de Saint-Prex tournant avec une installation modifiée de WordPress, je ne peux malheureusement pas utiliser les meilleurs outils anti-spam disponibles aujourd’hui. Je peux par contre lancer à  la main une opération automatique de “nettoyage” de commentaires (un filtre basé sur des mots-clés), ce que je fais régulièrement. Certains passent entre les gouttes. Je n’imaginais honnêtement pas que l’on puisse faire un foin pareil pour quelques spams de commentaires sur des blogs inactifs et presque pas visités (sinon, j’aurais passé quelques nuits à  modifier l’installation pour pouvoir utiliser des solutions anti-spam plus musclées).

Le volet “scolaire” de mon activité sur le web.

Stéphanie Booth, spécialiste des «blogues» romands, n’a pas souhaité aborder le volet «scolaire» de son activité sur le web. Il existe pourtant.

Quel effet ça fait, une entrée en matière pareille? Comme je l’ai expliqué aux journalistes concernés (qui l’ont d’ailleurs très bien compris), j’ai en effet demandé que l’on laisse de côté mon activité professionnelle lors des interviews.

La presse s’est intéressée à  mon activité de blogueuse et à  mes compétences en la matière. C’est une activité que j’effectue à  titre personnel. Ma vie professionnelle est une autre histoire. Pour commencer, j’ai un devoir de réserve vis-à -vis de mon travail. Je ne suis porte-parole officiel de rien du tout, et je n’ai pas l’intention de donner dans la presse des détails sur le travail que je fais avec mes élèves — que ce soit sur internet ou durant mes cours de maths.

Cela n’a rien à  voir avec la nature des activités, leur succès, ou la présence de spams de commentaires dans les weblogs de mes élèves. C’est une question de principe. De même que je ne raconte pas dans mon blog mes expériences en classe avec mes élèves, ou les opinions que je puis avoir sur l’enseignement vaudois ou le collège dans lequel je travaille, de même, je ne le ferai pas dans la presse. J’espère que cela clarifie la raison pour laquelle je n’ai pas souhaité aborder le volet ‘scolaire’ de [mon] activité sur le web lors de mon interview pour Mise au Point, ni pour aucune autre interview.

Et les parents…?

Luc-Olivier Erard termine son premier paragraphe ainsi:

[L’activité] organisée depuis le début de l’année scolaire, qui consiste à  fournir à  chaque élève de deux classes de huitième son weblog (ou blogue) risque de ne pas plaire aux parents vaudois.

Précisons d’entrée que les parents sont parfaitement au courant de ce projet. Avant de donner aux élèves les “clés” de leur weblog, nous avons passé plusieurs périodes à  réfléchir avec les élèves sur l’implication d’une publication sur internet. Les parents ont co-signé la charte de publication avec leurs enfants. Nous n’avons à  ce jour reçu aucun écho négatif au sujet de ce projet.

Il y a eu quelques infractions à  la charte en début de projet, et nous avons réagi en conséquence.

Un grand nombre d’élèves ont également des Skyblogs, et des adresses e-mail. Il est certes malheureux qu’ils aient pu être confrontés au “côté sombre” d’internet dans le cadre d’une activité scolaire, mais faut-il (comme le laisserait presque entendre l’article) réglementer de façon encore plus draconnienne les activités scolaires sur internet? Le rôle de l’école n’est-il pas justement d’outiller les élèves pour qu’ils puissent affronter le monde?

En guise de conclusion…

…et pour ceux qui n’auraient pas la patience de tout lire.

L’article de M. Luc-Olivier Erard peint une image déformée et très alarmiste de la situation. Je n’ai pas pris la peine de relever toutes les inexactitudes de cet article, ni les raccourcis et sous-entendus un peu douteux que l’on retrouve au fil des lignes.

Le projet de weblogs de Saint-Prex n’a rien de bien extraordinaire, et les quelques spams de commentaires qu’a pu rencontrer M. Erard, non plus (bien que ce soit regrettable que les spammeurs de commentaires n’épargnent pas les projets pédagogiques). Ce projet a été mené avec l’accord de la direction, et en ayant informé les parents. Ce n’est de loin pas la première fois que des élèves publient des choses sur internet dans le Canton de Vaud, et ce n’est certainement pas la dernière.

Si on désirait être constructifs plutôt que sensationnels, je pense qu’il y a deux problématiques en rapport avec le contenu de cet article qui mériteraient un traitement plus en profondeur:

  • le spam de commentaires en général, et les mesures que l’on peut prendre pour minimiser leur impact sur les projets pédagogiques qui s’y exposent;
  • la prévention faite dans les écoles au sujet d’internet aborde-t-elle assez les activités privées des élèves sur internet? Je sens souvent un grand décalage entre ce que les enfants font sur internet à  la maison, et ce qu’ils font à  l’école. En particulier, internet est de plus en plus un lieu d’expression et de relations humaines, et non pas une simple encyclopédie.

Concernant ce dernier point, nous sommes à  Saint-Prex en réflexion constante au sujet de nos activités “internautiques” avec les élèves, et (je crois être en mesure de le dire) assez en avance dans ce domaine. Par exemple, nous avons en ce début d’année modifié la charte internet générale de l’école pour inclure les activités de publication.

Je suis un peu désolée de voir encore une fois la presse peindre une image sinistre et dangereuse d’internet. Je crois que le grand public est déjà  assez méfiant concernant ce média, et que l’on a plutôt besoin de mettre en avant tout ce qu’il a de positif et de constructif. Les ados l’utilisent, que ce soit avec ou sans nous. Peut-être pouvons nous leur montrer qu’il y a sur internet autre chose que Skyblog et MSN?

D’autres ont réagi à  l’article dans La Côte.

Similar Posts:

Déferlement de blogs sur la Romandie [fr]

L’EPFL offre des blogs à  ses étudiants!

[via Hannes, Roberto]

L’EPFL offre des weblogs à  ses étudiants! C’est assez notable pour que j’outrepasse la limite de un billet par jour que je me suis fixée post-BlogTalk afin de préserver mes mains. Dire qu’on s’étonnait lundi quand je répondais qu’il n’existait pas de fournisseur de solution de blogging suisse! Il y en a désormais au moins un, même s’il s’adresse à  un public limité.

Fils RSS et catégories pour tous les weblogs, c’est bien. Permaliens pour les articles qui n’incluent pas le nom du weblog (http://blogs.epfl.ch/article/xxxx), moins bien.

Commentaires, bien — pas de trackback, moins bien.

Mais franchement, chapeau! Je suis épatée. Très très bel effort. Qui est à  l’origine de cette initiative? Qui a développé la plateforme? Je serais vraiment ravie de rentrer en contact avec ces personnes.

Mise à  jour 19h30: il s’agit du KIS de l’EPFL.

Pour les étudiants de l’EPFL qui se trouverait à  lire cet article, je suggère deux ressources que j’ai mises à  disposition:

  • C’est quoi, un weblog?, un article écrit en juillet 2002 et qui présente les weblogs aux néophytes;
  • Swissblogs.com, un annuaire des weblogs suisses, dans lequel vous pouvez ajouter le vôtre.

Similar Posts: