Twitter, encore des explications [en]

Il y a quelque temps, je répertoriais les arguments les plus communément utilisés par [les personnes qui ne comprennent pas l’intérêt de Twitter](http://climbtothestars.org/archives/2007/05/14/pas-capte-twitter/). Aujourd’hui, je découvre que c’est Pierre Chappaz (Wikio, Netvibes) [qui ne capte pas](http://www.kelblog.com/2007/05/twitter_web_2_g.html). j’ai laissé pas mal d’explications de mon point de vue dans les commentaires de ce billet, que je reproduis ici avec un peu de contexte.

*Attention, digression.* J’ai pris conscience [il y a peu](http://climbtothestars.org/archives/2007/05/09/teenagers-and-spelling/) que la publication de [mes commentaires ailleurs dans la blogosphère](http://www.cocomment.com/comments/steph) dans la barre latérale de ce blog, grâce à coComment, avait un effet pervers : souvent, au lieu de bloguer au sujet de quelque chose que j’ai lu ailleurs, je laisse simplement un commentaire. Bon nombre de mes lecteurs suivent ce blog à travers [son fil RSS](http://feeds.feedburner.com/ctts), et n’ont d’ailleurs pas du tout accès au contenu de la barre latérale. Je termine cette digression, qui a pour but de vous expliquer ma résolution relativement fraîche de ramener la conversation sur ce blog, en vous signalant que [mon “tumblelog” sur Tumblr](http://steph.tumblr.com/) republie dans un format peut-être plus agréable à lire tous ces commentaires (ainsi que quelques bêtises sans intérêt que vous verrez surgir de temps en temps).

> Vous avez compris, j’ai trouvé Twitter nul. Sans intérêt. Pardon, je sais que je vais contre la pensée unique qui règne dans la blogosphere, selon laquelle ce qui fait du buzz c’est forcément top…

> Twitter n’est pas pour moi, j’ai déja du mal à publier régulièrement des choses “importantes” sur ce blog, alors je ne vais pas passer ma vie à décrire toutes mes pauses pipi.

Pierre Chappaz

Mon commentaire:

> Twitter, c’est un outil de liant social. Si on cherche “à quoi ça sert” on est déjà sur la fausse piste.

> J’ai repris quelques-unes des critiques les plus communes (“c’est sans intérêt”, “le monde s’en fout”) dans mon dernier billet sur Twitter: http://climbtothestars.org/archives/2007/05/14/pas-capte-twitter/

> Pour comprendre Twitter, il faut regarder les relations entre les gens, et non pas le contenu des messages. Ce n’est pas un outil de publication, mais un outil de présence.

commentaire de Steph

Jérôme est d’accord avec mon commentaire et rappelle la similarité entre Twitter et le “IM status”:

> Tout à fait d’accord avec le commentaire de Stéphanie. Twitter est un outil de présence, ni plus ni moins.
> Il permet d’actualiser sa présence (ce qui est déjà prévu dans l’instant messaging mais que personne n’utilise vraiment).
> Il serait d’ailleurs très intéressant de faire cohabiter les deux mondes en synchronisant twitter et les logiciels d’IM.

commentaire de Jérôme Charron

Un complément d’information, et une idée:

> Jérôme: je connais beaucoup de gens qui utilisent intensément les “status” IM pour communiquer ce genre d’information à leur buddy list. Sur IRC, aussi, on voit fréquemment des changements de pseudo pour indiquer l’activité de la personne.

> Pour ce qui est de l’intégration Twitter/IM, c’est déjà là: sur OSX, il y a moyen de mettre à jour son status sur Adium via Twitterrific.

> Je serais curieuse de voir s’il y a une corrélation entre l’utilisation du chat (IRC ou autre) ou bien de l’IM et l’attitude générale face à Twitter (“capte pas” ou “c’est génial”). Il faudrait probablement décortiquer un peu l’usage chat/IM des gens sondés pour avoir quelque chose d’intéressent (en particulier l’utilisation ou non des fameux “status”).

commentaire de Steph

Un peu plus tard, deux autres commentaires me font réagir:

> Oui il y a une hype assez horripilante autour de Twitter, et effectivement 99% des fluxs sont absolument sans intérêt.

commentaire de ZeLab

> 1/ faire et suivre twitter sur le web n’a aucun intérêt, par sms c’est encore plus stupide; non ce qui change tout avec twitter c’est de l’installer sur gtalk sur son blackberry. Le coté instant messaging de tribu y prend son ampler et surtout l’interface est super marrante, entre irc (messages privés) et IM traditionnel. les fonctions cachés de twitter seront super utile et peuvent carrément bypasser les opérateurs (tu passe par gtalk plutôt que d’envoyer des sms surtaxé pour recevoir des infos ?REQUEST cool restau paris et hop tu recoit une liste ?REQUEST adresse hotel kube paris et hop tu as l’adresse, etc…)

> 2/ l’autre chose qui est vraiment intéressante c’est qd tes potes ou tes contacts sont sur twitter. C’est vraiment à SF que je percois le vrai potentiel de l’outil, je suis abonné à des amis, des clients, des services de news que j’ai trié sur le volet. En quelques instant, je peux savoir ce qu’il se passe sur San Francisco et ou aller faire un tour en arrivant dans la ville. Personnellement, twitter pour le reste du monde n’a aucun intérêt, je pense que l’on devrait limiter et surtout ne pas archiver (comme tu le fais avec wikio) les contenus qui doivent êtres des contenus instantanés.

commentaire de Tariq Krim

Ma réaction:

> ZeLab: quand tu dis “sans intérêt” tu te places du point de vue de l’observateur extérieur, qui n’a pas de lien affectif avec la personne qui envoie des messages.

> On a fait cette critique à une certaine forme de blog-journal il y a des années déjà — et on a compris depuis que le blog super-chiant-pour-le-monde-entier peut être fascinant pour 15 personnes — et c’est ça qui fait sa valeur inestimable.

> Toi qui ne me connais pas, tu n’en as rien à faire (pour être polie) du fait que je cherche mon chat ou que j’ai oublié de changer de fuseau horaire en rentrant de Londres. Ce sont des petits détails anodins de ma vie.

> Mais les gens qui me sont proches (affectivement, je dis bien, pas forcément géographiquement) trouvent dans ces petits messages du quotidien quelque chose qui les rapproche de moi — et qui me rapproche d’eux, car je sais que “they care”.

> OurielTariq: pas vraiment d’accord avec ton point 1/ — je crois que chacun a son moyen “préféré” d’intéragir avec Twitter. Personnellement, je préfère le web ou Twitterrific à l’IM — trop intrusif.

> Je ne vois pas non plus de raisons de ne pas archiver les messages. C’est vrai que c’est une archive qui a relativement peu d’intérêt — mais des fois, comme les logs IRC ou IM, on va fouiller dedans et ça rend service.

> Par contre, parfaitement d’accord quand tu dis que c’est entre l’IM et IRC.

commentaire de Steph

Voilà… ça fait un peu *Reader’s Digest* mais je crois que c’est utile à certains de mes lecteurs que je rapporte ainsi ce genre de conversation!

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D'où vient cette idée de livre? [en]

[fr] An attempt to start book-writing. How I came to the field of teenagers and online culture, and what questions the book will try to address.

L’obstacle majeur pour l’accomplissement d’une tâche est souvent simplement de se mettre au travail. Il en va de même pour l’écriture. Il m’a fallu près d’un an pour commencer à écrire mon mémoire, et un peu plus d’un mois pour en achever la rédaction lorsque je m’y suis finalement mise. J’ai appris et compris, à cette occasion, qu’écrire n’importe quoi c’est déjà commencer. En particulier, raconter comment on est bloqué et ce dont on voudrait parler si on parvenait seulement à écrire, c’est déjà un excellent pas en avant.

Au milieu du mois d’octobre passé, j’ai réalisé que j’avais la matière nécessaire pour écrire ce fameux livre dont j’avais toujours dit que je l’écrirais un jour, mais que je n’avais aucune idée de quoi il parlerait et que dans tous les cas, je n’étais pas prête à me lancer dans une opération de cette envergure. Depuis, j’ai fait un plan, j’y ai beaucoup pensé, j’en ai beaucoup parlé, j’ai pris la décision ferme de l’écrire, et je l’ai annoncé [sur mon blog](http://climbtothestars.org/categories/livre/). Mais je n’ai pas écrit une seule ligne.

Oh, c’est clair : début d’une vie professionnelle indépendante, les [mains qui font mal](/tms/), quarante-six mille autres projets… Plein de bonnes raisons objectives, mais surtout, il faut bien l’avouer, une bonne vieille trouille de me jeter à l’eau. Maintenant, [le Dragon est installé sur mon Mac](http://climbtothestars.org/archives/2007/03/31/nouveau-dragon), je suis en Angleterre pendant deux semaines, et il n’y a donc aucune raison objective de ne pas commencer.

Donc, je commence. Et je commence par vous expliquer ce qui m’a mené à écrire ce livre, dans l’espoir que cela éclairera — et me permettra de clarifier — la problématique que je désire aborder et le traitement que j’en ferai.

Début 2004, suite à mon apparition à l’émission télévisée Mise au Point, on m’a demandé pour la première fois de venir faire une conférence dans une école. Il s’agissait de parler à une classe d’élèves et de leur expliquer ce qu’étaient les blogs, à quoi ils pouvaient servir et surtout, de les rendre attentifs au fait qu’il y a des limites à ce que l’on peut publier sur Internet. L’école en question s’était en effet retrouvée confrontée à quelques débordements de ce côté-là et à l’incompréhension des élèves (leurs protestations vigoureuses, même) lorsqu’il lui avait fallu intervenir.

Durant les mois qui précédaient, jeune enseignante, j’avais en effet découvert les élans blogueurs de mes élèves, et par extension, ceux de toute une population adolescente que j’avais largement ignorée jusque-là. J’avais commencé à m’y intéresser et j’avais déjà tiré quelques conclusions concernant les causes des incidents dont les médias se régalaient, et qui impliquaient des publications d’adolescents sur des blogs. Quelques problèmes de cette nature auxquels j’avais été directement confrontée avec mes élèves de l’époque m’avaient aussi donné une expérience personnelle de la situation.

Ma première [conférence en milieu scolaire](http://stephanie-booth.com/conferences/) a été extrêmement bien reçue. On m’a demandé d’en faire une deuxième, puis une troisième. D’autres établissements scolaires m’ont contactée. J’ai commencé à parler non seulement aux élèves, mais également aux enseignants et aux parents. Et les conférences, ça va dans les deux sens. Je viens pour donner quelque chose, mais en retour, il y a toujours des conversations, de nouvelles personnes à rencontrer, des histoires à entendre, bref, des choses à apprendre pour moi.

En parallèle, [les médias ont commencé à faire appel à moi](http://climbtothestars.org/about/presse) régulièrement pour toutes sortes de sujets touchant aux blogs, mais principalement (au début en tout cas) dès qu’il s’agissait de blogs et d’adolescents. Prof et blogueuse assez en vue, c’était visiblement un mélange détonnant.

Au fil de mes contacts avec le monde des gens qui connaissent mal les blogs, j’ai pris conscience que beaucoup de choses qui pour moi relevaient du sens commun n’allaient en fait pas du tout de soi. J’ai réalisé que j’avais des choses à dire, et même des tas de choses à dire, et que ces choses étaient utiles à autrui. En fait, j’ai pris conscience que nous étions face à un problème à grande échelle, touchant une génération d’adolescents et de parents, ainsi que les éducateurs, et que j’étais en train d’y proposer des solutions. Les solutions que je proposais étaient bien modestes : il s’agissait simplement d’informer chacun selon ses besoins et préoccupations, de leur communiquer ce que je savais et j’avais compris de cette culture numérique, celle des blogs, du chat, de l’Internet vivant, et de l’impact que cette culture était en train d’avoir sur notre société.

Voilà donc de quoi je veux parler dans ce livre. Quel est ce problème exactement ? Que peut-on dire de ses causes ? Quelles sont les conséquences que nous voyons aujourd’hui ? Que peut-on faire, que doit-on faire pour y remédier ? Je vais essayer de répondre à ces questions dans les grandes lignes lors de mon prochain billet.

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Twitter, c'est quoi? Explications… [fr]

Cet après-midi, je ramasse 20minutes dans le bus, et je vois qu'[on y parle de Twitter](http://www.20min.ch/ro/multimedia/stories/story/10730138). Bon sang, il est grand temps que j’écrive le fichu billet en français que je mijote depuis des semaines au sujet de ce service [que j’adore](http://twitter.com/stephtara “Ma page Twitter.”) (après l’avoir [mentionné en anglais](http://climbtothestars.org/archives/2006/12/12/you-should-twitter/) il y a plusieurs mois). Allons-y, donc: une explication de [Twitter](http://twitter.com), pour vous qui n’avez pas la moindre idée de ce que c’est — et à quoi ça sert.

“Twitter” signifie “gazouillis” en anglais. Ce nom reflète bien le contenu relativement anodin qu’il se propose de véhiculer: **des réponses à la question “que faites-vous?”**.

Ça n’a pas l’air fascinant, a première vue, un service dont l’objet est d’étaler sur internet les réponses somme toute souvent très banales à cette question. “Est-ce que ça intéresse le monde entier, le fait que je sois [confortablement installée dans mon canapé](http://twitter.com/stephtara/statuses/8276161)?” Certes non. Par contre, **cela intéresse peut-être mes amis**.

Oh, très clairement pas dans le sens “tiens, je me demandais justement ce que Stephanie était en train de faire maintenant, ça tombe à pic!” Mais plutôt **dans un état d’esprit “radar”**: avoir une vague idée du genre de journée que mène son entourage. En fait, ce mode “radar” est tellement omniprésent dans nos vies qu’on ne le remarque même plus, et qu’on n’a pas conscience de son importance.

Pensez aux gens que vous fréquentez régulièrement, ou à vos proches. Une partie de vos intéractions consiste en échanges de cet ordre: “je t’appelle après la danse”, “je dois rentrer, là, parce qu’on a des invités”, “je suis crevé, j’ai mal dormi” ou encore “tu vas regarder le match, ce soir?”

Sans y faire vraiment attention, on se retrouve ainsi au courant de **certaines “petites choses” de la vie de l’autre** — et cela vient nourrir la relation. Plus on est proche, en général, plus on est en contact avec le quotidien de l’autre. Et corrolairement, **être en contact avec le quotidien d’autrui nous en rapproche**. (Vivre ensemble, que cela soit pour quelques jours ou à long terme, ce n’est pour cette raison pas anodin.)

On a tous fait l’expérience qu’il est plus difficile de garder vivante une relation lorque nos occupations respectives ne nous amènent pas à nous fréquenter régulièrement. Combien d’ex-collègues dont on était finalement devenus assez proches, mais que l’on a pas revus depuis qu’on a changé de travail? Combien de cousins, de neveux ou même de parents et d’enfants qu’on adore mais qu’on ne voit qu’une fois par an aux réunions familiales? Combien d’amis perdus de vue suite à un déménagement, ou simplement parce qu’il a fallu annuler la dernière rencontre et que personne n’a rappelé l’autre? Et à l’heure d’internet et des vols low-cost, combien de ces rencontres fortes mais qui se dissipent dès que la distance y remet ses pieds?

C’est ici qu’intervient Twitter.

**Twitter me permet de diffuser auprès de mon entourage ces petites parcelles de vie si anodines mais au final si importantes pour les liens que l’on crée** — et de recevoir de la part des gens qui comptent pour moi les mêmes petites bribes de quotidien. Cela permet de rester en contact, et même de renforcer des liens.

Ceux d’entre vous qui chattez le savez: échanger quelques banalités de temps en temps, ça garde la relation en vie, et on a ainsi plus de chances de prévoir de s’appeler ou de se voir que si on avait zéro contact. Les chatteurs savent aussi que les fameux “statuts” (“parti manger”, “disponible”, “ne pas déranger”) jouent un rôle non négligeable dans la communication avec autrui. C’est d’ailleurs en partie inspiré par ces statuts que [Jack](http://twitter.com/jack) a eu l’idée [qui est un jour devenue Twitter](http://evhead.com/2006/07/twttr-is-alive.asp). (Un autre ingrédient important était la page des “amis” sur [Livejournal](http://livejournal.com).)

Une des qualités majeures de Twitter et que **ce service n’est pas limité à internet**. En fait, à la base, il est prévu pour fonctionner par SMS. On peut donc envoyer (et recevoir!) les messages via le web, via un service de messagerie instantanée ([Google Talk](http://www.google.com/talk/)), ou par SMS — selon ses préférences du moment.

Concrètement, cela se passe ainsi: on [s’inscrit](http://twitter.com/account/create) et on donne à Twitter son [numéro de portable et/ou son identifiant GTalk](http://twitter.com/devices), ce qui nous permet déjà d’envoyer des messages. Ensuite, on [invite](http://twitter.com/invitations/invite) ses amis (ou bien on les ajoute depuis leur page s’ils sont déjà sur Twitter — voici [la mienne](http://twitter.com/stephtara)) afin de se construire un petit réseau social de personne que l’on “suivra”. Tous les messages de ces contacts sont rassemblés sur une page web (voici [la mienne](http://twitter.com/stephtara/with_friends)), et on peut choisir de les recevoir en plus par SMS ou par chat.

On peut envoyer des messages privés, bien entendu, et il y a toute une série de commandes qui permettent facilement d’ajouter ou d’enlever des contacts et de contrôler les alertes que l’on reçois — même si on est loin de son ordinateur. Un billet consacré à ces considérations plus techniques suivra.

Il faut aussi préciser que **recevoir les SMS de Twitter ne coûte rien** (enfin cela dépend de l’opérateur, mais en Suisse c’est gratuit), et qu’envoyer un message par SMS coûte simplement le prix d’un SMS envoyé à l’étranger (à ma connaissance, de nouveau, en Suisse cela revient au même prix qu’un SMS envoyé à un numéro suisse).

A venir, donc, un billet avec des informations techniques et pratiques sur l’utilisation de Twitter, et un autre qui poussera plus loin la réflexion sur le rôle d’un tel service, la façon dont les gens l’utilisent actuellement, et certaines critiques qui lui sont faites.

**Mise à jour 09.2007:** une [explication audio](http://capsule.rsr.ch/site/?p=345) avec la complicité de M. Pain.

**Mise à jour 03.2010:** depuis mi-2008, nous ne recevons plus de SMS Twitter en Europe. C’est nettement moins important aujourd’hui qu’à l’époque, vu l’explosion des iPhones et autres téléphones similaires.

**Mise à jour 04.2010:** à lire aussi, Comment démarrer avec Twitter, moins technique et plus stratégique.

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Rédaction d'infos pour ciao.ch [en]

Mon travail de rédaction pour [le thème internet de ciao.ch](http://www.ciao.ch/f/internet/infos), un site d’information et de prévention destiné aux adolescents, avance plutôt bien.

[L’association CIAO](http://www.ciao.ch) m’avait contactée il y a déjà bien longtemps, mais entre un job d’enseignante à quasi-plein temps à l’époque, des rechutes de [TMS](/tms/), et les débuts un peu sur les chapeaux de roue de [ma vie de consultante indépendante](http://stephanie-booth.com), le rédaction a vraiment commencé au compte-gouttes. Mais là, depuis quelque temps, on a trouvé un rythme de croisière à coups d’après-midis dans leurs bureaux et de nombreux litres de thé de menthe assaisonnés de quelques gâteaux et chocolats.

Si vous avez un moment — et surtout si vous connaissez les adolescents de près ou de loin — votre avis sur ce qui est déjà en ligne m’intéresse grandement. Est-ce que ça vous paraît adapté, pertinent, adéquat?

Le thème est loin d’être complet. Seront mis en ligne prochainement des chapitres tournant plus autour de la “sécurité informatique”: virus, phishing, spam. Le reste attend d’être rédigé…

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Cours de psychologie féline — euh, humaine [fr]

[en] Most efficient way for dealing with humans who complain that your cat is excerting revenge on them by peeing on doors: don't try to explain that cats don't have human feelings or attitudes. Instead, tell your cat sternly off in presence of the complaining person (just talk normally but firmly, of course, no being nasty), and say something like "Now, Puss, have you heard that? You can't go on peeing on doors like that. I want you to behave, understood?" And tell the person that you're going to have a serious discussion with the guilty feline about the situation.

Un truc infaillible pour régler le sort des personnes bien intentionnées qui se plaignent de problèmes avec votre chat en l’anthropomorphisant à outrance (concierge, voisine du dessus, etc.) Exemple: votre chat se venge des gens qu’il n’aime pas en allant marquer sur les portes des appartements quand il les voit. Tenter d’expliquer que ce genre de comportement ne correspond pas à la psychologie féline se solde en général par un échec cuisant et du temps perdu (conversation tournant désespérément en rond).

**Remède**

Ramasser le chat, qui durant la conversation est venu voir de quoi il s’agissait. Regarder ensuite sévèrement le coupable qui ronronne dans vos bras et lui dire: “Bon, Bagha, tu entends ce qu’elle dit, hein? Ça ne va pas du tout. Faut vraiment que tu apprennes à te comporter correctement, c’est compris? A partir de maintenant, plus de marquage sur les portes que la concierge vient de nettoyer, d’accord? Sinon, je vais me fâcher!”

Et préciser à la personne qui se plaint que vous allez avoir une discussion sérieuse avec votre chat et que vous comptez bien lui faire entendre raison.

A problèmes humains, solutions humaines.

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Friday Cat Blogging [fr]

Une photo de chat pour Laurent.

[en] Laurent launched the blogs without cats operation in reaction to Friday Cat Blogging. Here is a kitty for him. (Don't take this too seriously, it's an insider's joke!)