La théorie de la vitre brisée [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Me voici de retour de Paris (semaine chargée entre la conférence LeWeb’10 et un bon gros rhume) en ayant, pour la première fois depuis que j’ai commencé à écrire cette chronique, sauté une semaine, comme on dit. Ça m’était déjà arrivé de publier ma chronique en retard, même très en retard, mais pas du tout, jamais.

Ça m’inspire une réflexion sur le thème de la théorie de la vitre brisée (broken windows theory). Cette théorie, dont certains aspects sont controversés, suggère qu’une vitre brisée en attire une autre. Laissez fleurir les graffitis sur votre façade, chacun se sentira libre de graffiter. Nettoyez dès le premier tag, et il y a nettement plus de chances que l’on respect la blancheur immaculée de votre mur.

Je connais bien ce phénomène à l’échelle personnelle pour ce qui est du rangement. Une chambre propre a tendance à rester propre. On prend les dix secondes qu’il faut pour remettre un objet à sa place. Mais si c’est le chenit, à quoi bon? Le désordre s’accumule.

Les bonnes résolutions souffrent aussi de ce même phénomène: on décide d’aller au fitness tous les jours, on tient pendant trois semaines, et on rate un jour. Après, c’est la débandade.

Alors, j’ai fait l’impasse sur ma chronique la semaine dernière. Est-ce le début d’un publication par intermittence?

Pas forcément. Je crois personnellement qu’il est crucial de développer les compétences permettant de résister à cette force entropique, née un peu paradoxalement peut-être du perfectionnisme.

Continuer sur sa lancée, même s’il y a des ratés. Ne pas se laisser décourager par les ratures. Accepter l’imperfection.

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