Sept mois sans Tounsi [fr]

[en] Grieving Tounsi, 7 months in.

Aujourd’hui je me sens vide plutôt que triste, mais quand je plonge mon regard dans ce vide, je vois qu’il est encore rempli de larmes qui ne veulent pas sortir. Ah, mon petit deuil de chat. A l’échelle des drames de la vie, ça paraît bien mineur. Mais à l’échelle de la peine dans mon coeur, c’est clairement majeur. On ne fait pas de concours de peine. Chacun la sienne ou les siennes, la peine c’est la peine. On doit vivre avec.

Vivre avec l’absence, l’absence irrémédiable. Je n’y pense plus trop, à vrai dire, mais dessous, la peine est là, et je me traine, dans mes jours, mes nuits aussi parfois. Mes semaines et mes mois et mon absence de chat. J’aimerais ne plus avoir de peine. J’aimerais qu’il y ait de la place dans mon coeur pour Erica, mais je vois bien que c’est trop tôt, et ça me fait double peine, du coup. J’aimerais pouvoir penser à mon drôle de chat gris et blanc avec tendresse et sans fondre en larmes, sans vouloir si fort son retour qui n’aura jamais lieu.

Ce qui reste de lui est un tas de cendres dans une petite boîte au pied de mon lit. Le poids de son petit corps doux et chaud au coin de mes pieds dans le lit me manque. Son regard vif et plein d’intention quand il me regardait. Sa manière presque nerveuse de faire sa toilette. Ses bonds à travers le jardin pour répondre à mon appel. Ses postures improbables, son vendre si doux et blanc, ses pattes fines, sa truffe rose qui passait de pastel à fraise tagada. Son intérêt pour tout ce qui se passait autour de lui. Lui, quoi. Tounsi me manque. En sourdine, la plupart du temps.

J’en suis là: au fond, je refuse toujours d’accepter sa mort. Ça viendra, un jour, ce sentiment d’être en paix avec les choses contre lesquelles on ne peut rien. Le temps, les larmes. Mais je suis pressée car j’en ai marre d’avoir mal, et être pressé, ça ne fait pas avancer.

N’en déplaise à certains, je vois le deuil comme quelque chose à travers lequel on avance. On accepte de plus en plus. Et en acceptant plus, la douleur s’atténue. L’absence reste, le manque aussi, et la tristesse, mais la vie reprend. Et là, à force de vouloir m’arracher, j’ai l’impression de m’enliser dans les limbes. A chacun sa façon d’avancer. Et de deuil en deuil, le chemin varie.

A la mort de Tounsi, je croyais savoir où j’allais. J’avais déjà perdu Bagha, ce qui m’avait semblé insurmontable. Et je l’avais surmonté. Mais là, je ne sais pas trop où je suis. Ai-je oublié? Ai-je pris ma peine trop à la légère, alors même que j’essayais de lui donner sa place? Est-ce que simplement, chaque chat, chaque relation, chaque séparation étant unique, il faut à chaque fois se frayer une voie nouvelle vers la sérénité?

Je n’avais pas d’impatience après la mort de Bagha. Je crois, au contraire, que j’avais explicitement décidé de me donner le temps. Le temps d’être bien dans ma vie sans chat, je disais. Je voulais que ça prenne du temps.

Aujourd’hui, c’est moins simple. Il y a mon vieux Quintus, toujours, et Erica qui s’est retrouvée parachutée ici, à un moment que ni elle ni moi n’avons choisi. Ce n’était pas le bon moment, pour plein de raisons, mais c’était le sien. Alors elle est là. Il y a Fripouille, aussi, qui vient en pension pendant les vacances de sa maîtresse.

Ma vie sans Tounsi ne ressemble en rien à ma vie sans Bagha. Je prendrai le temps qu’il faudra pour être triste. Pour accepter, peut-être, un jour, que j’ai dû tenir dans mes bras mon drôle de chat gris et blanc et le regarder mourir.

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Pourquoi j'ai attendu avant de reprendre un chat [fr]

[en] Why I waited after Bagha's death before adopting cats again.

Depuis la mort de Bagha, j’ai vu bien des gens de mon entourage perdre leur chat également. J’ai été frappée par une réaction courante mais totalement étrangère à ma façon de fonctionner: reprendre un nouveau chat sans perdre de temps.

Du coup, je me dis que ça vaut peut-être la peine d’expliquer pourquoi j’ai attendu plus d’un an avant de chercher à adopter.

Pour moi, c’est important de dire au revoir correctement pour pouvoir bien dire bonjour. En d’autres termes, faire son deuil avant de pouvoir s’attacher à nouveau. Je crois que rien ne fiche en l’air une relation aussi bien que de ne pas avoir bien bouclé celle qui la précédait. On connaît ça dans les relations de couple, dans la problématique de “l’enfant de remplacement“, et je pense que c’est une loi de la vie assez générale.

Le deuil est une question qui m’intéresse beaucoup, très certainement à cause de mon histoire et de mes croyances personnelles.

Quand Bagha est mort, et même avant qu’il meure, je savais deux choses:

  • je reprendrais des chats un jour (oui, “des”)
  • ce ne serait pas pour tout de suite.

Je voulais prendre le temps de pleurer le chat qui avait été à mes côtés depuis plus de dix ans. Je ne voulais pas adopter ce qui aurait été pour moi un “chat-sparadrap”. Je voulais prendre le temps d’être “bien dans ma vie sans chat”, et reprendre des chats parce que je voulais en avoir, et non pas parce que je souffrais d’avoir perdu le mien.

Bagha est mort en décembre. En octobre, j’ai commencé à avoir le sentiment que je serais prête à ravoir un chat. Je savais que je partais six semaines à l’étranger en hiver, donc j’ai attendu mon retour.

Même là, elle a été dure, la première semaine avec Tounsi et Safran. Mais la douleur a vite passé et je me suis bien attachée à mes deux nouveaux poilus.

A la mort de Safran deux mois plus tard, je n’avais pas non plus l’intention de reprendre un chat tout de suite. Je voulais prendre le temps d’accuser le choc sans y mêler un nouveau chat. C’était très différent de la mort de Bagha, mais dur quand même. Je n’avais eu Safran que deux mois. J’avais l’impression d’avoir échoué, de lui avoir fait faux bond.

Quintus est tombé du ciel parce qu’au moment où j’apprenais que Safran était malade, Aleika apprenait que son mari avait reçu l’invitation qu’il attendait de l’université de Kolkata, et qu’ils allaient déménager là-bas. Elle était un peu désemparée par rapport à Quintus: le prendre et lui faire subir une ville indienne ou une vie d’intérieur? Trouver quelqu’un pour l’adopter, à passé 10 ans?

J’ai dit que si elle décidait de ne pas le prendre, et qu’elle ne trouvait personne pour lui en Angleterre, je le prendrais. Un jour ou deux plus tard, après avoir vérifié que je ne regrettais pas mon offre, sa décision était prise. Un mois plus tard Quintus était dans l’avion avec moi.

Alors voilà. Dix ans avec Bagha. Quinze mois sans chat. Deux mois avec Tounsi et Safran, un peu plus d’un mois seule avec Tounsi, et à ce jour, 16 mois avec Tounsi et Quintus.

October Cats 20

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Faire sortir un chat [fr]

[en] Many people without cats -- or with indoor cats -- wonder that I let my cats out (including at the chalet). Aren't you afraid they'll run off? Well, not too much. Here's how I proceed to introduce my cats to the outside.

J’ai des chats depuis à peu près 30 ans. J’ai toujours eu des chats qui sortaient. Pour moi, un chat, ça sort. Je comprends qu’on puisse voir les choses autrement, et ce serait peut-être mon cas si je n’avais pas la possibilité de vivre quelque part de “chat-compatible”. (J’ai choisi mon appartement exprès pour que mon chat puisse sortir, c’était une condition sine qua non quand je suis rentrée d’Inde avec Bagha.) Après, bien sûr, c’est tout à fait possible de s’occuper convenablement d’un chat d’intérieur — mais c’est du boulot!

Souvent, on me demande — et j’ai même entendu ça de gens habitant le même immeuble que moi! — “mais t’as pas peur qu’il se taille?”

Alors voilà, une réponse sous forme d’article. Non je n’ai pas peur (enfin pas trop peur), et voici pourquoi.

D’abord, les préliminaires. Avant de sortir, le chat doit

    1. être à l’aise avec moi et venir (au moins un peu) quand je l’appelle
    2. être bien dedans

Le chat est territorial. Si c’est clair pour lui que dedans c’est son territoire, là où il y a du chaud, du doux, du miam, du glou, du ronron et des câlins, il ne va pas prendre ses cliques et ses claques comme ça et foutre le camp.

Par contre, le chat est un animal de nature plutôt timide. Il faut en tenir compte.

Pour sortir un chat, il y a pour moi deux clés:

      • y aller graduellement, avec possibilité de retraite rapide
      • l’accompagner pour s’assurer qu’il continue de me “reconnaître” dehors

La plupart des chats, quand ils explorent un nouvel extérieur, ils font 20m en avant, puis reviennent 20m en arrière, puis repartent 30m, reviennent, repartent un peu plus loin, etc. Bien sûr il y a toujours des exceptions comme Tounsi qui filent droit devant eux — mais on peut faire avec, j’en reparle. Si quelque chose fait peur au chat, il va plutôt essayer de revenir en terrain connu plutôt que de partir droit devant lui (mais ça peut arriver).

J’ai gardé mes nouveaux chats Tounsi et Safran à l’intérieur 3 semaines à peine, et c’était peut-être un peu juste. Ils ne me connaissaient pas avant, donc n’étaient encore pas vraiment en confiance. Avec Bagha, j’ai attendu beaucoup moins longtemps, mais c’était un chat que je connaissais et avec qui j’avais déjà vécu de longs mois.

Apprendre à un chat à venir quand on l’appelle (quand il veut bien) ce n’est pas extrêmement compliqué, avec un petit sachet de friandises. (On peut même aller plus loin et faire un peu de clicker training, ce qui est une excellente façon de créer un lien avec le chat.) Si le chat pige la fonction du sachet de friandises à l’intérieur, il y a toutes les chances que ça marche aussi dehors.

Avant de mettre le nez dehors, le chat doit bien entendu être pucé (faites d’ailleurs pucer même vos chats d’intérieur — c’est quand ils se retrouvent dehors de façon imprévue que la puce est utile!). Personnellement je prends une précaution supplémentaire: je mets au chat un collier avec une étiquette indiquant son nom et mon numéro de téléphone.

What are you looking at like that?

Pour Bagha, comme vous voyez ci-dessous, ça m’a été extrêmement utile pour indiquer aux gens chez qui il allait s’installer qu’il ne fallait pas le nourrir ni le garder longtemps dedans (il était vraiment sans-gêne, sans être tout à fait aussi envahissant que Tounsi).

Collar-label making process Bagha and his collar -- both sides!

Ensuite, il faut commencer par le début. La porte d’entrée. Pour que le chat revienne, il faut qu’il soit super familier avec “l’extérieur” juste derrière la porte. Alors on ouvre la porte, on la laisse ouverte, on sort, on laisse sortir le chat, qui probablement filera dedans au premier bruit un peu inquiétant. Il faut le laisser ressortir à sa vitesse. Si c’est un chat craintif et visiblement trop flippé, l’attirer dehors à coups de friandises (mais pas trop loin).

Je ne fais pas des séances “extérieur” trop longues au début. J’accompagne le chat, primo pour garder un oeil sur lui, deuxio pour qu’il s’habitue à ma présence dehors aussi. De temps en temps je l’appelle et je lui présente une friandise, histoire qu’il associe ma présence “en extérieur” à une gâterie.

Une fois que le chat commence à être à l’aise, peut-être après quelques sorties, il va s’éloigner de plus en plus. Là aussi je l’accompagne, et je profite pour l’encourager à rester dans les zones extérieures que j’aimerais qu’il s’approprie. Par exemple, chez moi, il y a quand même des routes pas loin. Je passe donc beaucoup de temps avec les chats devant et autour de l’immeuble, pour être sûre qu’ils sont bien là. Quand ils partent dans une direction que je ne veux pas encourager, je les rappelle (friandise) et je les invite ailleurs. (C’est comme ça que je me retrouve à “promener les chats”, au grand amusement de mon entourage.)

Une fois que j’ai pu constater que le chat était à l’aise dans son environnement extérieur immédiat, qu’il connaît le chemin du retour (je l’aurai régulièrement appelé pour le faire rentrer, puis ressortir, puis rentrer, puis ressortir…), je commence avec les sorties non supervisées — ou supervisées depuis le pas de la porte.

Voilà en gros comment je m’y prends!

Avec Tounsi et Quintus, j’ai deux chats assez différents. Tounsi était probablement un chat voyageur: il n’avait aucune peur ou appréhension dans un environnement nouveau, par contre, revenait en courant comme un petit chien lorsque je l’appelais, et me suivait. Le souci ça a été les premières sorties sans supervision (il allait loin, et je l’ai laissé faire trop vite). J’ai donc rétrogradé aux sorties surveillées et fait beaucoup beaucoup de tours d’immeuble avec lui.

Quintus est plus peureux. Il a peur du couloir. Peu après qu’on ait commencé à le laisser sortir, il a “fugué”. J’étais en vacances et ma catsitteuse n’était pas très rassurée! (Pas malin de partir, mais j’avais des soucis “intérieurs” avec les chats et c’était vraiment important de le laisser sortir — et c’est un chat que je connaissais déjà un peu.) En fait il était planqué à une dizaine de mètres de l’immeuble, ne réagissait pas quand on l’appelait, et avait peur de l’entrée. A mon retour j’ai fait une grande opération “séduction en extérieur” pour qu’il comprenne que venir vers moi quand on était dehors était gustativement intéressant ;-). Quant à ses jours de fugue, on avait la chance de pouvoir lui laisser l’accès au bureau ouvert la nuit, avec eau et croquettes. Pas idéal, mais ça a marché.

La semaine dernière au chalet, j’ai sorti les deux chats d’un coup après 36h environ. Ils étaient bien peinards dans le chalet, et Tounsi commençait à faire la vie pour sortir (il fait normalement ses besoins dehors). Il n’y a pas de dangers immédiats autour du chalet, il me restait plusieurs jours avant de devoir redescendre, alors je me suis lancée. Je suis sortie avec Tounsi, j’ai laissé la porte ouverte, Quintus a suivi. Tounsi a filé assez vite chez les voisins, et je l’ai suivi — Quintus aussi. J’ai perdu de vue Quintus près de leur chalet. Après un moment j’ai appelé Tounsi pour le rentrer et je suis partie à la recherche de Quintus — en vain. De retour au chalet, je suis accueillie par deux chats: Quintus était en fait rentré tout seul au chalet bien avant, sans que je le voie! J’ai donc ensuite simplement pris soin de laisser la porte du chalet entrebâillée quand les chats étaient dehors, et d’aller les rapercher à coups de friandises après 15-30 minutes. (Sortie du chalet en photos et en vidéo. Premières sorties de Tounsi et Safran à la maison.)

Questions? 🙂

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Cockerel, Anybody? [en]

[fr] Plein de nouvelles!

So, what’s up?

I’m in the UK. I’m helping Aleika find a new home for one of her cockerels, Hercule Poirot. He’s a super-good-looking guy, and he takes his job with the hens very seriously.

Hercule Poirot Head Shots 4

Do you know anybody in the UK who has chickens (hens!) and would like a stunning rooster to look over them? Do let me know.

I have had a week of holiday planned here for months, and in between Safran’s death and Somak’s appointment as Professor of Physics at Presidency University, Kolkata (so… back to India for the three of them!), we decided I would be taking Quintus back with me.

Quintus in Birmingham 6

Do you know any good people in Calcutta/Kolkata? I’m particularly interested in getting in touch with

  • people who are into organic farming/gardening in the area
  • expats who have done the move from the UK sometime during the last three years or so (moving companies! shipping! organisation!)

For those who may not know, Bagha was also initially Aleika’s cat, and I adopted him when they moved from India to the UK, coming back home from India with him in my luggage. So, a little sense of déjà vu here 😉

On the work front, the OrangeCinema Official Bloggers project is underway. I spent a few days grading final reports for the course on social media and online communities I co-direct in Lausanne (some excellent, I have to say) and we’re preparing to welcome students for the third year of the course in September. I am looking for more writers for the ebookers.ch travel blog, and eclau is looking forward to everyone in Lausanne hearing more about coworking through the opening of a second space there, La Muse (which started out in Geneva). I will by the way be attending the Coworking Europe Conference 2012 in Paris (and probably speaking, will confirm in a couple of weeks). I have rekindled my enthusiasm for organising Bloggy Friday meetups (please do come to the next one, July 6th!) There’s more to say, but this is becoming a long paragraph 😉

What else should I tell you? I’m reading Drive, by Dan Pink, a fascinating book on motivation — and you should too, whether you’re interested in how your own motivation works, or in how to keep other people motivated (I’m thinking of taking a Sagmeister). I’ve started a group on Facebook for people in and around my area (and a bit further out) who like growing stuff on their balcony and elsewhere. I’m in the process of figuring out how to continue juggling judo, sailing, and singing (answer: be super organized). On the way to Birmingham, I stopped by for a day to stay with Steph and meet Emile The Cat.

Emile The Cat 1

I might not have told you, but Steph is my organisation inspiration (amongst many other things, which include being a very good friend!) and so I seized the occasion to face my calendar head-on and get a few holiday/travel dates sorted out. Short version: I don’t have a week-end available until June 2013 (don’t panic for me: it includes week-ends I have blocked out as “must stay at home and relax”).

I’ve also been realizing what a long way I’ve come regarding my organisational and time-management skills. Oh, I still fall in the pit every now and again, but a few discussions lately with people who seem to share the same core issues I have (had?) with time management, procrastination, perfectionism made me realize how far I have traveled.

I’m sure there was other stuff I wanted to say/blog about, but that’s the lovely thing about a blog, right? I can just write about it tomorrow, or the day after, or when I think of it. “Just.”

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Three Weeks With My New Cats, Tounsi and Safran [en]

[fr] Photos et nouvelles de mes nouveaux chats, Tounsi et Safran. Ils sortent depuis vendredi, allez voir les photos!

Gosh, three weeks already. I thought I was going to update you more regularly (well, if you’re subscribed to me on Facebook, you will have got many photographic updates — see also on Flickr) but time just flew by.

Where to start? Well, first, they have names. They had shelter names when I adopted them, of course: El Tunis and Brando. Now they have their real names: Tounsi and Safran.

Tounsi all set to go out Safran all set to go out

Here they are at eclau, ready to go outside. They don’t normally wear collars, but I got some elastic ones that are easy to slip on and off and made some name tags for them. They’ll wear them when they go out while they get acquainted with their new territory and the humans which inhabit it. This was after their first day out, back home (they have their “spots” on the couch:

Copycats

They have pretty different characters.

Tounsi is not that interested in humans to begin with, but he loves being petted and cuddled. He’s the dominant one of the two, independant, and a hunter. I have banned catnip mice from the flat (this video will show you why). He has round eyes, his lips are always slightly parted (and that’s when he doesn’t forget to close his mouth!), and his elbows stick out a bit — added to the fact he is very alert and tends to trot around to whatever interesting is going on, it gives him a bit of a comical look. He’s very soft, and always very hungry (he’s lost a bit of his paunch since I have him, but it’s been a struggle for me to figure out how to feed them).

Safran is very very cute. He looks like a cuddly soft toy. He’s a flirt: he always comes up to new humans, and if you crouch down, he’ll put his front paws on your knee or even on your shoulder and give you kitty-kisses in the ear (or lick it!). Very cute. But beware! He’s in fact quite shy, and his tolerance for petting is quickly reached. He lets you know that with teeth and claws (more often the former). That means that it’s fine to pet and cuddle him (carefully!) when he comes to you, but he’s better left alone if he’s napping in a corner. Same goes with carrying: when in the mood, he’ll try and climb on your shoulders and settle there, but if you pick him up to carry him you’ll be greeted with bites, hisses and growls (depending on the situation). I sense some learned helplessness here: he doesn’t even struggle to jump down (even when he’s free to just hop down!) but hisses and bites.

They are both splendidly litter-trained (not a single accident, fingers crossed!), and have mostly given up on trying to eat my plants and shred my tatamis and yucca with their claws since I got them kitty grass and a proper scratching post (this is only their third day with access to the outside). Look at the equipment:

New Cats 44.jpg

We do everything together

(Litter box in bathtub: less litter all over the bathroom and flat, and I clean my bathtub every day — it’s never been so clean!)

New Cats 223.jpg

The first week with Tounsi and Safran was not that easy. Not their fault, but I had a very hard time naming them, I didn’t love them yet (I’m starting to), and I had a sudden backlash of grief (expected) about Bagha. The fact that Tounsi looks and behaves more like Bagha than I initially thought was particularly painful. I mean, look at these two photos, and tell me if they don’t remind you of somebody:

Tounsi Channeling Bagha

New Cats 95.jpg

Well, the hardest is past, they have been introduced to eclau and are starting to feel comfortable there, and they’ve been going outside (supervised most of the time) since Friday. I’m so happy for them! As for me, I’m starting to settle down and get used to having them around. I’m even starting to like them!

Head over to the rest of the photos.

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Cat Adoption: c'est parti! [fr]

[en] I'm looking to adopt two cats, kittens or adults. Should be near Lausanne so I can meet them first, get along well, go outdoors and be sociable (they will be hanging out at eclau during the day-time, where there are people).

Me voici donc rentrée d’Inde. Mission de mon retour: trouver deux chats à adopter. Oui, deux. Bien avant la mort de Bagha, j’avais décidé que “la prochaine fois” je prendrais deux chats. Je trouve ça sympa, deux chats.

Du vivant de Bagha, vu son âge et son caractère, ce n’était pas vraiment envisageable de prendre un deuxième chat.

Je suis donc à la recherche de deux chats. Chatons, adultes, j’avoue que cela m’importe relativement peu. Qu’est-ce qui est important?

  • qu’ils s’entendent bien (donc typiquement je cherche des situations genre “doivent impérativement être adoptés ensemble”)
  • qu’ils sortent
  • qu’ils soient bien socialisés et peu craintifs: ils passeront du temps à l’eclau où il y a du monde, même si c’est assez calme (je vis dans le même immeuble)
  • que je puisse faire connaissance des félins en question avant de me décider, donc pas trop loin de Lausanne!

Ils seront bien entendu soignés aux petits oignons: pas gâtés (je suis plutôt stricte côté friandises etc) mais câlinés, soignés, bonne nourriture (véto-approved) et excellent vétérinaire. Et maîtresse un peu hypocondriaque, ce qui a un avantage: aucun risque je laisse des situations se détériorer avant d’aller consulter.

Ce n’est pas si facile, comme démarche. C’est en fait la première fois que je me mets en quête d’un chat à adopter. Mon premier chat, Flam, était le chaton unique de la portée suivante chez mes voisins, une fois que j’avais reçu le feu vert parental pour avoir un chat. Le deuxième, Bagha, que vous connaissez bien, a fait le trajet Inde-Suisse suite à un concours de circonstances impliquant un déménagement en Angleterre et de longs mois passés à vivre avec sa première famille. Tous deux sort morts de leur belle mort, Flam à 16 ans, Bagha à 14.

Toute mamy à chats que je suis, je n’ai donc pas eu beaucoup de chats.

J’ai décidé que je parlerais de ma recherche autour de moi, et que je ferais également un saut à Sainte-Catherine d’ici une semaine ou deux si rien ne se présentait. (La semaine prochaine c’est Lift, et deux semaines plus tard le module 4 de la formation SAWI, après ça se dégage.)

Ce matin, j’ai fait un saut sur Anibis et j’ai assez vite décidé de faire une croix sur les petites annonces. Lire les annonces, ça me déchire entre “je veux adopter tous les chats qui me passent sous le nez” et “j’ai peur de faire un erreur lors de mon choix”. Impossible de choisir quoi que ce soit. Typique.

Donc, soit il y a dans mon réseau des chats ou chatons à donner dans les semaines à venir, soit je vais au refuge.

Je sais qu’une des racines de ma crainte d’erreur a à voir avec le fait que j’ai probablement encore à accepter que je ne trouverai pas un autre Bagha. Adopter un autre chat (même deux), ce ne sera pas retrouver Bagha. Je suis encore triste. C’est normal, en fait: être prête à reprendre un ou plusieurs compagnons félins, c’est une étape du deuil.

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Remembering Bagha, 1996-19.12.2010 [en]

Bagha: One Year, Coming Up [en]

[fr] Bientôt un an sans Bagha. Retour de tristesse.

In a couple of weeks, it’ll be one whole year since Bagha died. I’m feeling sad these days. Memories of my last weeks with him. Life with my old cat, wanting to make the most of my time with him, but not knowing how short it was going to be.

I realized how close we were getting to a full year when eclau turned three early November. Eclau’s second birthday led to the first Jelly there, and the photos I took that day are some of the last ones I have of Bagha.

I did take some photos after that, actually, but hadn’t put them online. Here’s the last photo I have of Bagha, just two weeks before his death. I was actually playing about with my new camera, and imagined I had all the time in the world to shoot great photos of Bagha with it.

Bagha tucked in 1010095.jpg

You haven’t seen many “dead cat” posts here lately, because mostly, I think I’m done going through the worst of my grief. Time does heal. So do tears and pain, actually. That was a new idea for me — that feeling pain was part of the healing process. Writing about what I was going through helped, too.

This summer, I realized I was slowly starting to be ready for another cat. Or cats, actually — I want two. During my latest trip to India, I got to hang out with a couple of Indian cats (Ebony and Cookie), and remembered how much I missed feline presence. I miss having a cat. I want to have a cat or cats. The timing isn’t good though, because with six weeks in India coming up, I’m going to wait until my return (this is something I’ve had planned for a long time now: cats after India).

So anyway, not so much to write about. I’ve been settling well in my catless life.

But right now, it’s coming back. I’m leaving for LeWeb tomorrow — it was my last trip away before Bagha died. Christmas is coming up. My friends and I were cooking Christmas biscuits when Bagha had his heart attack. My last interaction with him, before the attack, was to invite him over to lap up a broken egg from under the table. Then he went back to my room to resume his nap on the bed.

I miss him more now than I have these last months.

Christmas was a blur. Bagha died on the 19th, and I was beside myself with grief during those days where I’m usually winding down for the end-of-year celebrations, preparing presents, looking forward to spending some time with my family. Christmas approaching, and my departure for India just after that — they remind me of how horribly sad I was at that time.

I wish I could go back a year and have my last weeks with Bagha again.

These days, like last year at the same time of the year, I feel I have pretty much managed to get back on my feet and regain some balance (some days better than other) after what has been a pretty difficult year. When I lift my head up these days and breathe this new air, I remember that last time I felt like this, and the air was cold and the nights were dark, Bagha was here with me.

I miss him.

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The Bittersweet Freedom of Catlessness [en]

[fr] Visite féline durant le mois à venir. Je garde Kitty, le chat d'une de mes anciennes cat-sitteuses. Juste retour des choses, et occasion d'une réflexion sur ma vie sans chat/avec chat.

Bagha's spot on my desk

I’ve been meaning to write this post for quite a few months. What prompts me to write it now is that there is a cat in my flat, and will be for the next month. Kitty belongs to a friend of mine, who is going abroad for a month. She used to cat-sit Bagha back in the day. So, I’m taking care of Kitty for her while she’s away.

Kitty is a shy character, maybe a leftover of her past life as a stray. I have been trying to coax her out from under a piece of furniture with little bits of ham — and my plan for making friends over the next weeks involves clicker-training. You’ll get photographs once she comes out of hiding.

Over the last months, saddened though I was by Bagha’s death, I have been enjoying the freedom of catlessness. I have travelled a lot (maybe too much), and appreciated being able to stay elsewhere overnight on a whim without feeling bad about leaving my cat alone. (One could discuss how justified feeling bad about leaving Bagha alone for a night was, but that’s another topic.)

Now that I’m clearly out of the acute stage of grief, and that my catless life seems very normal, I wonder how I’ll feel about giving up some of that freedom again for furry companions. Of course, the freedom you give up for an animal when its young and healthy is not the same as when it is old and declining. (Kittens, though, are another story. I’m not sure I want kittens. Kittens are cute. Of course I’d love kittens. But I’m not sure I want to go through a year of having baby cats in the house.)

I’m not finding it too difficult to enjoy my freedom. I thought I would be more conflicted about it. Feeling bad about being happy to be free [because I don’t have a cat anymore]. I was a bit, intially. Now… sometimes I even forget to be sad. I think that’s a good sign.

This month with Kitty, in addition to helping out a friend, is also an opportunity for me to be “with cat” again. Another cat than Bagha. I mentioned that one of the things I needed to do to sort through my grieving emotions was separate my sadness of losing Bagha from my sadness of being catless. Maybe the coming month will be a chance to tie up a few loose ends around that theme.

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What Made Bagha Such a Special Cat For Me [en]

[fr] Un pas de plus sur le chemin du deuil, alors que je m'apprête à éparpiller les cendres de Bagha dans le jardin où il passait ses journées. Tentative un peu laborieuse d'identifier (et de trier) ce qui dans la douleur de la perte de mon chat est proprement la douleur de sa mort, et ce qui est simplement la douleur de la solitude retrouvée.

I started writing this months ago, not long after Bagha died. In India, to be precise. As a way to help me come to terms with his loss, I spent some time trying to write down what made him special for me. What is it exactly that I’m grieving, through him?

Bagha's Floppy Nap 3

I actually tried to blog this once before, and that ended up being the article “Sorting Through Grief“. Like all painful things, it’s tempting to postpone this kind of exercise — but now that I’m preparing to take Bagha’s ashes out of the back of my cupboard to scatter them in the garden he loved, I feel it is time to pick up this list again. I need to move forward. These last weeks, or maybe months, I’ve slipped into a not-too-uncomfortable limbo somewhere along the road of grief. There was a little sideroad somewhere with a bench, and I sat down.

It’s time to start walking again.

What follows is a little raw. It’s also not “perfect” — meaning that I’m aware I’m failing at sorting through some of the things I was hoping to sort through while writing this. That’s the whole point, I guess. Otherwise I would just sail “happily” through grief, if it wasn’t that difficult for me.

So, what made Bagha such a special cat for me? Quoting from my previous post, here’s what I’m trying to disentangle:

  • what it means for me to now be living completely alone (ie, “petless” => by extension, what having a pet — any pet — adds to my life)
  • what made Bagha special, as compared to other cats (his personal caracteristics, pretty objectively)
  • what made Bagha special for me, in terms of the relationship we had and what he meant to me

I’ll start by setting aside the obvious: what kind of cat Bagha was, outside of the relationship I had with him.

Physically:

  • he was big and strong
  • he was a beautiful animal
  • he had a mashed-up nose and ear tufts
  • he had a long non-twitchy tail
  • he slept on his back with his front paws crossed
  • he was long-legged and slim with very sleek fur — had the body of an Indian cat
  • he was a spotted/striped tabby with lovely eyeliner

New Year Bagha 1And also:

  • he slept on his back, front paws crossed on his chest
  • he had a very girly high-pitched meow which was kind of comical for such a big boy
  • he snored gently in his sleep and made little moaning noises when being petted

Character-wise:

  • he wasn’t fearful
  • he liked people and people liked him
  • he was smart
  • he was communicative
  • he was dignified
  • he had an attitude
  • he was cuddly without being needy
  • he was patient and tolerant but not out of fear
  • he had a strong character
  • he was very territorial and peed on all the bushes

It's MY computerThings he did (I’m aware we’re in the anecdotal department here):

  • he opened the fridge
  • he drank out of the toilet
  • he gnawed on drawer handles
  • he played with sticks and chewed them like a dog, holding them between his two front paws
  • he would creep into cupboards the second the door was opened
  • he opened drawers
  • whenever possible, he would rest his head on a pillow (proper or improvised — a laptop would do)
  • he would deftly knock over glasses of water to drink it
  • he would knock things off my bedside table if I didn’t wake up fast enough

The cat and his humanHow he was with me, bearing in mind that this is pretty standard cat-behaviour:

  • he loved having his belly rubbed
  • he liked being carried under one arm
  • he liked being cuddled curled up on my chest
  • he’d sleep with his head and paw resting on my arm

More about his behaviour and interactions with me and other humans, which is maybe a little less “cat-standard”, but not yet the stuff that made my relationship with him so special:

  • he would come back home all by himself, right into the flat, and come and say hello
  • he trained the whole building to let him in and out
  • he would patiently let me give him his meds or put his collar on before going out
  • everybody who met him liked him and saw he was not an ordinary cat

Here we are, now. The cat-companion. This is what the emptiness of his absence is made of.

  • he slept with me every night
  • he would follow me discreetly from room to room
  • he’d sit on the table while I ate
  • he’d wake me in the morning to go out with just one meow
  • he would come and lie down where I patted my hand
  • he would come and cuddle when I watched TV or worked at home

Taking some rest

Trying to rise above the mundane details of daily cohabitation (even if they’re important), here are some of the deeper roles Bagha played for me:

  • he would be waiting for me, always happy to see me
  • he kept me company every day
  • he helped me connect to people in my building and neighbourhood
  • he connected me to India and Aleika
  • he was a constant through all the changes my life went through these last ten years

Of these, I guess the fact he kept me company and was happy to see me are more pet-generic than Bagha-specific.

But the role he played in helping me find my place in my neighbourhood, the connexion to India and Aleika, and the ten years of my life that he saw me through — those are things that are uniquely linked to Bagha. No other cat will ever be able to give me that again. He was a living, breathing, purring witness to these things, no lost forever. I carry those years and that part of my life completely alone, now.

Along the same lines, here are two more things I’d like to add:

  • he made eclau a special coworking space
  • he brought me closer to some of my friends who lived in my flat to take care of him when I was away

Eclau will have other cats, and be a “special” coworking space in that respect in the future. Salem, my upstairs neighbour’s cat, has already taken quarters on the couch, and will probably soon have his own page on the eclau website. Some time next year, I’ll be ready to have cats again, and they’ll come to eclau too. It will always be a kitty-friendly coworking space — but Bagha was the first, and his constant presence in the office was soothing for those who worked there.

The fact that quite a few of my friends cat-sat at some point or another when I was travelling over the last ten years made him a connexion between me and them — connexion which is now gone, like some of those friendships. His absence makes their pastness a little more present.

On a more emotional level:

  • I loved him and cared for him
  • I gladly gave up some of my freedom because I loved him
  • I accepted some risks (like losing him to a car accident) because it gave him a better life

These are things I learned for life because he was my pet, and will treasure for ever. His legacy in me. Traces of his life that his death cannot erase, and which — I believe — make me a better person.

I believe there is no meaning in the world other than the meaning we put in it, consciously or not. Beyond the meaninglessness of life and death, we choose to make sense of our lives so that we can keep on growing.

Maybe Bagha’s biggest gift to me, beyond the ten years of precious companionship he gave me, is in his death. I got to say good-bye. Not at the moment of my choosing, of course — death rarely gives us that — but did get to say good-bye properly. I am saying good-bye.

So here’s the meaning I choose and which makes perfect sense for my life, almost as if it were provided by some intention bigger than and beyond me:

Bagha let me love him for a long time and with all my heart, so that I could learn to love and grieve properly.

Amongst all this, I wonder, what is just the pain of finding myself “alone”, or catless? What does it mean to me to have a cat? I’ve tried to break it down into “plus side” and “minus side”, because part of the grieving process is also greeting the new good things in my life brought about by this loss (I have a blog post draft sitting in WordPress titled “The Bittersweet Freedom of Catlessness” — I will write it someday).

Having a cat means:

  • having company to sleep with me at night
  • having somebody to care for
  • having somebody waiting for me to come home
  • having somebody to communicate with and keep me company
  • having cuddles and affection handy when needed
  • having an attraction for visitors and a topic of conversation to make friends amongst cat-lovers

But it also means:

  • giving up some freedom (no unplanned trips)
  • expenses (food, vet, etc)
  • having to cat-proof the home
  • having to get up to let the cat out, or change the litter
  • worrying that it didn’t come home (or might not)
  • negotiations with neighbours/concierge if it causes any trouble

The pain of losing Bagha is still very present, nearly five months after his death. There is still a terrible pit of sadness in my heart, but it doesn’t overflow with tears anymore when I don’t want it to.

I sometimes try to imagine my future cats, who are maybe not even born yet — I fear that I will not love them as much as I loved Bagha, or that they will not be quite so extraordinary, and I know that I still need to spend some time walking down that road.

Bagha arbre 1

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