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Talk: Be Your Best Offline Self Online [en]

Talk: Be Your Best Offline Self Online [en]

[fr] La conférence que j'ai donnée mercredi à Women in Digital Switzerland à Lausanne.

Kelly invited me to be the guest speaker for the Women in Digital meetup in Lausanne on Wednesday, with a talk titled “Be Your Best Offline Self Online: How your personal online presence helps your business/career“.

It was streamed live on Facebook, which means that even if you weren’t able to attend in person, you can still listen to my talk now. I’ve put it up on YouTube for easier access outside of Facebook.

(Feel free to go “audio only”, the slides aren’t that important.)

There is a lot to write about this topic, and hopefully I will, but for now I’m at least making sure that you have access to the video! This makes me think I should get the various videos of my talks I have collected over the years on YouTube, even if the quality of most of them is not that great, and make a playlist of them.

A big thanks to Kelly who held her iPhone as steady as possible to capture this talk. I’m extremely grateful to have a recording of it.

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La "blog attitude" [fr]

La "blog attitude" [fr]

[en] Asked about the "blogging attitude", my response is that it hinges around authenticity. The most powerful vehicle for advancing one's projects or business is often relationships. Without going all the way to radical transparency, relationships thrive on authenticity.

Lors de la discussion finale du CréAtelier de vendredi, on m’interpelle sur la “blog attitude”. La blog attitude? L’attitude à avoir pour bloguer. Quelque chose dont je parle souvent, que ce soit en cours ou avec des clients, mais qui — je trouve — coince toujours un peu. Et là, après le CréAtelier, j’ai trouvé que ça coulait de source.

Une des choses sur lesquelles j’ai mis l’accent dans ce workshop, ce sont les gens. Les gens qu’on connaît, qui nous entoure, qu’on rencontre, et les relations qu’on tisse avec eux. Les relations. Une fois qu’on a compris ça, profondément, ce qu’on raconte toujours sur le côté “personnel, informel” des blogs prend tout son sens.

Donc. Admettons que la prémisse de départ pour une présence en ligne fructueuse, c’est les relations authentiques qu’on établit avec autrui. Le blog est un espace parmi d’autres pour nourrir, initier, établir, et vivre ces relations. (D’ailleurs cette même prémisse permet de comprendre l’importance de la soi-disant “futilité” de nombre d’échanges sur les médias sociaux, Twitter et Facebook en particulier.)

Le blog, avec ses permaliens et ses commentaires, est un espace d’expression en dialogue, au minimum potentiel, s’il n’est pas actuel. Comme lorsque je parle à une assemblée de personnes lors d’un cours: même si c’est moi qui parle, a priori, il y a en tout temps la possibilité d’une interruption, d’une interpellation, d’une question ou d’une remarque de la part de quelqu’un d’autre. Je ne parle pas en mode “speech”, mais en mode “conversationnel”. Je m’adresse aux personnes dans la salle en tant que personnes. C’est un peu une version étendue de la discussion autour de la table au bistrot.

Du coup, dans un blog, on n’écrit pas dans le vide. On ne fait pas du “commercial” ou du “communiqué”. On s’adresse à ses lecteurs, qu’ils soient présents ou non. Pour qu’il y ait relation, il faut qu’un échange soit possible. Il faut qu’on puisse toucher à l’humain en face. On ne peut pas faire ça avec un discours lisse et poli de journaliste ou d’agence de communication.

Le blogueur apparaît donc à travers ses écrits. Il est accessible. A force de le lire, on fait petit à petit sa connaissance. On s’attache, et on revient lire plus — tout comme on s’attache aux personnages de fiction des séries que l’on regarde épisode après épisode, à la différence près que le blogueur est une personne réelle, et non pas une fiction savamment élaborée pour leurrer nos émotions.

Ce qui nous attire chez l’autre, c’est l’humanité. Un personnage qui est sans cesse en représentation ne laisse entrevoir aucune possibilité de relation. Il ne met pas ses billes, on ne met pas les nôtres non plus. Engagement zéro. L’humanité comprend la faillibilité. On a le droit à l’erreur. On a le droit à l’imperfection. Oser ça, c’est se dévoiler un peu, se rendre un peu vulnérable.

Concrètement, ça se traduit par quoi?

  • dire “je”
  • parler de ce qui nous tient à coeur
  • partager ce qui nous intéresse
  • être authentique, être “soi”
  • oser l’imperfection et l’erreur
  • accepter la rencontre avec autrui
  • être généreux
  • exprimer des avis et des opinions

Voilà, selon moi, ce qu’est l’essence de la “blog attitude”. Comme vous le voyez, c’est bien plus une question “d’être” que de “faire”! C’est pour ça, aussi, que je crois que c’est difficile à enseigner, et difficile à faire quand on a été formaté toute sa vie à accorder tant d’importance au “paraître”, surtout dans le monde du business.

Alors être authentique, ça ne signifie pas nécessairement qu’il faille aller jusqu’à danser tout nu sur les tables. Mais ça implique d’oser se livrer la moindre.

Pour un entrepreneur, cela peut vouloir dire partager son parcours au fur et à mesure, ses difficultés et ses doutes. Le “derrière la scène” est toujours quelque chose qui intéresse les gens. Un tel blog va attirer un lectorat avec un fort “capital-sympathie” pour l’entrepreneur et son projet. Mais pas juste un lectorat! De nouvelles relations qui peut-être un jour s’avéreront précieuses, si on les traite comme telles et non pas juste comme des “contacts”.

One participante réagissait à tout ça en mettant en doute l’applicabilité d’une telle “stratégie” dans le domaine du luxe. Je dis que ce n’est pas nécessairement perdu d’avance: lisez seulement le blog de Thomas Mahon, le tailleur de Savile Row dont le business a véritablement décollé grâce à son blog.

Pour résumer, je dirais que selon moi, la “blog attitude”, c’est un peu “l’authenticité comme stratégie de communication” — même si ça me fait un peu mal de mettre ces deux mots dans la même phrase.

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A Quick Thought on Being Public [en]

A Quick Thought on Being Public [en]

[fr] Dans un monde où l'on est des personnages de plus en plus publics, s'adressant simultanément à des publics jadis séparés, on peut pour moi soit se réfugier dans la langue de bois pour ne heurter personne, soit se mettre les gens à dos en leur disant en face des choses qu'on aurait auparavant évité qu'ils entendent, soir jouer de l'équilibrisme en privilégiant l'honnêté exprimée d'une manière qui prend soin des sentiments des autres.

In these days of increasingly overlapping publics, I see three ways in which to deal with the fact that we are all becoming — to some extent — public figures, our multiple faces forced to come together as the publics they’re meant for also do:

  • go all tongue-tied and diplomatic, and dumb down your discourse so nobody can take offence or hear something they shouldn’t;
  • be an asshole, by saying things to people’s faces that one normally would keep for behind their backs;
  • walk the fine line of honesty and respect whilst expressing things in a way that cares for others’ feelings.

The third way, clearly, is the most challenging, but probably also the most rewarding from the point of view of personal growth.

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Ces blogueurs qui arrêtent… [fr]

Ces blogueurs qui arrêtent… [fr]

[en] Why do bloggers stop blogging? As Stefan mentioned at BlogTalk, lack of readership and feedback is certainly a factor in weblog abandonment. Remembering a question I answered the day before the conference on a weblog survey, I wonder if a "what am I going to blog today" attitude doesn't increase the risk of weblog abandonment (as opposed to bloggers who just have stuff in their head that needs to get out.) What do you think?

Ça revient régulièrement sur le devant de la scène: le blog-blues. Tel ou tel ferme son weblog, arrête de bloguer, quitte la blogosphère à  grands fracas (pour parfois revenir ensuite) ou s’en va à  pas de souris. Pourquoi les blogueurs arrêtent-ils?

Lors de BlogTalk, Stefan Glänzer s’est posé la question: Does Blogging Suck?

Sur 20six.de, il semblerait que 82% des bloguers abandonnent leur weblog au bout de quelques mois.

Sans lecteurs, on ferme. Epitaphes-type:

  • Y’a quelqu’un?
  • test test test
  • J’ai besoin d’une pause… je reviendrai… à  un moment ou un autre

Je vois cependant souvent des weblogs “bien lus” fermer. C’est en général de ceux-là  qu’on entend parler, inévitablement — les lecteurs se plaignent! La grandeur du lectorat n’est certainement pas le seul facteur, et j’ai ma petite hypothèse sur la question.

En écoutant la conférence de Stefan, j’ai repensé au questionnaire sur les weblogs que j’avais rempli le soir précédant. Une des questions m’a frappée — elle disait à  peu près ceci: “Lesquelles des sources suivantes consultez-vous régulièrement afin d’y trouver des choses à  bloguer?” (suivait une liste de genre de sites susceptibles de servir d’inspiration au bloguer qui en manquerait).

Et là , je me suis retrouvée perplexe. Je ne vais jamais à  la recherche de matière à  bloguer! Je ne me demande jamais de quoi je pourrais bien parler aujourd’hui. Soit il y a quelque chose qui me trotte dans la tête et je l’écris (ou pas), soit il n’y a rien et je n’écris rien. Jamais je ne vais activement chercher un sujet de billet.

Je me demande donc s’il y aurait pas une corrélation entre cette attitude (“chercher quoi bloguer”) et le risque d’abandon du weblog.

Qu’en pensez-vous? En ce qui vous concerne, est-ce que vous cherchez des sujets de billet, ou bien est-ce qu’ils “viennent à  vous”? Vous demandez-vous ce que vous allez bien pouvoir écrire aujourd’hui? Ce que vous avez à  dire à  ce sujet m’intéresse grandement.

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