Moment fort [fr]

[en] In Geneva Saturday night, I came upon an actress who played in Rester Partir, the play my brother and I had a small part in twenty years ago, just after our mother died. We talked a few minutes -- a very emotional moment for me -- and I left her my number. We'll meet again, hopefully.

Le moment le plus fort de cette soirée à  Genève était totalement imprévu. J’avais vu dans la liste de lecteurs le nom de Caroline Gasser. Je ne suis pas très physionomiste (ce qui peut être embarrassant par moments) mais j’ai une mémoire un peu effrayante pour les noms (en général).

Caroline est comédienne. Elle jouait dans Rester Partir, il y a plus de vingt ans. Mon frère et moi avions eu un petit rôle dans la pièce. Ma maîtresse d’école de l’époque était une amie de l’assistante du metteur en scène Hervé Loichemol, et ils avaient besoin d’enfants pour quelques scènes. Je me souviens d’ailleurs que j’étais la deuxième personne à apparaître sur scène, poursuivant en criant l’acteur principal Philippe Polet, qui courait avec des casseroles attachées à son pied, dans lesquelles pétaient des pétards.

Je me souviens aussi très bien d’une autre scène: Caroline en religieuse entourée d’un groupe d’enfants (nous!), qui s’élevait bien au-dessus de la scène grâce à  une petite plateforme ronde qui se détachait du sol, alors que nous la regardions tous. L’odeur du maquillage brun dont nous nous enduisions pour la scène où nous jouions des touaregs. Esther, la maquilleuse-habilleuse (je ne sais plus exactement quel était son titre, mais elle faisait ça il me semble). Les loges. Les histoires entre gamins. Les trois représentations à Genève (dans quel théâtre?). Les trois Michel, magiciens, la colombe rangée dans la veste de l’un d’entre eux.

Cette pièce reste un excellent souvenir. J’ai vraiment adoré faire ça, à plus forte raison peut-être parce que ma vie ne devait pas être très drôle à ce moment-là, quelques mois à peine après le décès de ma mère. Je me demande quel genre d’enfant j’étais à l’époque. Je me souviens que les comédiens étaient gentils avec nous. Caroline était ma préférée. Je me revois en coulisses, assise sur ses genoux.

Nuit du Journal Intime 19

En sortant de [notre interview avec la DRS](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/14/nuit-du-journal-intime-reflexions/ “Voir la fin du billet.”), je fais un saut par la salle de spectacles pour l’apercevoir, car elle fait partie des trois premiers lecteurs. Elle est là, sur scène, assise entre André Hurst et Charles Beer. Je la reconnais. Elle a de longs cheveux à présent — ils étaient coupés en brosse en 1985. Je prends une photo ou deux et je m’eclipse.

Durant le repas, la voilà qui passe près de notre table. Je ne sais pas trop dans quel ordre les choses se font, mais je la salue, elle se souvient de moi, on échange quelques mots, on se sourit, elle repart. Et là, hop, la machine à  remonter le temps, vingt ans en arrière, j’ai dix ans à nouveau, je suis bouleversée. Elle a mentionné Amanda, je ne me souviens plus. Une actrice? Une autre de la bande d’enfants que nous étions?

Un peu plus tard, j’ai réussi à me reprendre, je vais rentrer car il est tard, je suis malade, et j’ai quand même encore un article à écrire. Je réussis à recroiser Caroline avant de partir, on parle encore un peu — je lui laisse mes coordonnées. On se reverra.

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CoComment enfin public [fr]

[en] Now that the cat is out of the hat and that coComments has been scobleized, I have to say I'm really very happy to have been a small part of it by putting Nicolas and Laurent in touch. You're going to love this service! All the French here is the story of coComment in the very early beginning, before the beginning of things...

C’était le 14 septembre dernier. Je recevais un e-mail de la part d’un de mes lecteurs, [Nicolas Dengler](http://www.cocomment.com/comments/nicolasD). Il m’écrivait parce qu’il n’arrivait pas à  accéder à  un article que je liais depuis mon site. En passant, il me faisait part de son désir de me rencontrer pour blablater d’un projet ou deux qu’il mijotait et au sujet desquels il désirait avoir mon avis. A garder confidentiel, bien entendu.

Le samedi suivant, j’arrive avec près d’une demi-heure de retard à  notre rendez-vous au Café Luna (j’étais pas en avance pour commencer, puis j’ai attendu au faux bistrot, puis je n’arrivais pas à  le joindre sur son mobile) et on a bien failli ne pas se reconnaître. Si ma mémoire est bonne, Nicolas était quasi sorti du bistrot quand il est revenu, par acquis de conscience, voir si je n’étais pas celle avec qui il avait rendez-vous. Tout ça pour dire qu’on a passé à  un cheveu de se rater magistralement.

On a bu un thé, on a causé, de tout, de rien, de blogs, et des idées qu’avait Nicolas. Une en particulier me branchait bien: elle avait quelque chose à  voir avec étendre la logique du commentaire (de la conversation autour du contenu d’un site web) à  tout le web — pas seulement les blogs. Ça m’a rappelé une fonctionnalité qu’offrait à  un moment ICQ: on pouvait chatter avec les personnes qui étaient sur la même page web que nous, ou quelque chose comme ça. Bref, ce que me racontait Nicolas paraissait fort intéressant. Nous sommes restés en contact par e-mail (enfin surtout Nicolas, parce que je faisais une vilaine rechute de [TMS](/tms/ “Quand ça fait mal aux mains…”) et je n’étais pas très causante par clavier interposé).

Environ deux semaines plus tard, j’étais à  Genève et j’en profitais pour boire un thé (je suis une buveuse de thé) avec [Laurent](http://ballpark.ch/blog/). On a causé, de tout, de rien, de la vie, de ce qu’il faisait.

Un jour plus tard ou même pas, Nicolas me demande si je ne connaîtrais pas par hasard une boîte fournissant un certain service (un peu à  la Technorati mais plus ciblé) que recherche son employeur, qui est en train de commencer à  s’intéresser aux blogs. Laurent m’avait justement parlé de quelque chose comme ça, je le dis à  Nicolas, ils prennent contact. La suite vous sera mieux racontée par les acteurs principaux, parce qu’à  partir de là , ils se sont mis à  la tâche (on saute quelques épisodes, je vous en fais grâce) pour donner vie à  [coComment](http://www.cocomment.com/).

J’ai fait une apparition à  une des premières sessions brainstorming (et honnêtement, je n’ai pas eu l’impression d’être d’une grande utilité!) et ça avait l’air prometteur. J’ai été propulsée bêta-testeuse dès la mise en service de la première version (toute secrète), mais malheureusement tout ça tombait assez mal pour moi et je n’ai pas été super active. Je peux vous assurer que je vais me rattraper!

J’avoue que c’est très excitant pour moi de voir ce qui est en train de se passer maintenant: le projet est à  présent en bêta fermé (donc un nombre limité d’utilisateurs sont en train de le tester), il fonctionne, [Robert Scoble en parle sur son blog et supplie Laurent de lui donner un code d’accès](http://scobleizer.wordpress.com/2006/02/04/track-your-comments-no-matter-where-you-make-them/), bref, ça va décoller à  fond, j’en suis certaine. Je suis super heureuse pour Nicolas et Laurent (il y a d’autres protagonistes mais je ne les connais pas) que le bébé reçoive un tel accueil. Ravie aussi d’en faire un peu partie, et très excitée de voir ce qui va se passer une fois la phase de test terminée.

Mais bon… C’est quoi, coComment? [Jérôme vous explique tout ça très bien.](http://www.ifeedyou.com/blog/cocomment-pour-suivre-tes-discussions-dans-la-blogosphere/1432/)

Précision: quand je dis “public”, c’est dans le sens qu’on peut maintenant en parler. Ce n’est bien entendu pas encore “public” dans le sens qu’il faut un code d’accès pour faire partie des testeurs. (Merci à  [Marc-Olivier](http://marc-o.net/) d’avoir relevé l’ambiguïté.) J’ai quelques invitations si vous vous sentez l’âme d’un bêta-testeur motivé!

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Un cactus pour le Centre Thermal d'Ovronnaz [fr]

Le Centre Thermal d’Ovronnaz nous a non seulement donné de fausses heures de fermeture lorsque nous les avons appelés ce soir, mais en plus nous avons poireauté bien quinze minutes à la réception pendant que les deux employés prenaient téléphone sur téléphone, sans même un “bonsoir”, pour apprendre que le centre était fermé depuis un bon moment. Récit de la mésaventure.

***Mise à jour 21.10.06:** [Lisez la fin de l’histoire.](http://climbtothestars.org/archives/2006/10/21/thermalp-ovronnaz-bravo/) Tout est bien qui finit bien (excuses et entrées gratuites).*

Je suis en camp de ski avec mes élèves à Ovronnaz. A Ovronnaz, il y a des bains thermaux. Après une demi-journée de ski intense (la première pour moi depuis plusieurs années) je n’attendais qu’une seule chose: aller me plonger dans les eaux chaudes et bienfaisantes du centre thermal. L’idée était d’y aller après le souper avec les deux moniteurs intéressés, alors que les élèves regarderaient un film ou joueraient à des jeux de société sous l’oeil vigilant de mes collègues.

Vers la fin du repas, Stéphane (un de nos moniteurs) appelle les bains pour vérifier leurs heures d’ouverture. Magnifique: ils sont ouverts jusqu’à 21h30, avec une dernière entrée à 20h45. Il était 19h45, nous avions donc amplement le temps de boire le café, de nous y rendre tranquillement et de faire encore une bonne trempette. On se met en route une demi-heure plus tard, on se perd un peu en chemin, mais on arrive à la réception peu après 20h35 (disons, 20h36).

Il y a deux employés à la réception des bains. Ils sont au téléphone. On attend patiemment. Au bout d’une minute ou deux, on commence quand même à trouver qu’ils pourraient signifier qu’ils avaient remarqué notre existence, surtout qu’ils ne paraissaient pas pressés de terminer leurs appels. Mais non, pas un regard, pas un mot. On aurait pu être transparents.

Cinq minutes plus tard, je commence gentiment à piaffer un peu. C’est quand même pas croyable! Enfin, l’apprenti semble mettre fin à son appel. Je me penche un peu sur le comptoir, j’ouvre la bouche… mais il a à peine raccroché qu’il prend déjà l’appel suivant. Je reste là , bouche bée et outrée. Je tente d’interrompre sa collègue avec un “excusez-moi” qui tombe à plat lorsqu’elle ne bronche même pas.

Là , je m’énerve franchement. Intérieurement, il va sans dire. J’ai quand même envisagé de grimper sur le comptoir de la réception et de hurler “on existe, ou quoi?” mais je me suis retenue. Stéphane, Valérie et moi échangeons quelques commentaires incrédules concernant la situation dans laquelle nous nous trouvons. En désespoir de cause, je suggère à Stéphane de rappeler la réception. Peut-être sera-ce plus efficace que notre présence physique sous leur nez?

21h47. 20h47.

L’apprenti termine un nième appel. J’ai fait des trous dans le comptoir avec mes ongles et j’ai probablement l’air prête à lui arracher la tête. Il pose son téléphone et me dit enfin bonjour. Avec un calme admirable, je lui dis que nous désirons trois entrées pour les bains. Devant son air un peu perplexe, je précise qu’on nous a dit que la dernière entrée aux bains était à 20h45, mais que cela fait dix bonnes minutes que nous attendons ici même. Il a l’air embêté. Il m’explique qu’il n’a pas accès au guichet de vente des tickets qui est à présent fermé à clé. Mais… mais! On nous a dit qu’on pouvait entrer aux bains jusqu’à 20h45!

Et là , le verdict tombe: “Oh, putain…” (Donc, voilà , je vais continuer à tenter d’extirper les grossiertés du language de mes élèves, cela pourrait leur servir dans leur future vie professionnelle…) “…mais ça ferme à 20h15! Et il faut sortir des bains à 20h45, parce qu’après ils nettoient les bassins…”

Stéphane: “Bon, appelez-moi le gérant.” (Je peux vous dire que là , il avait pas l’air commode, Stéphane…) Je vous épargne la suite du dialogue. En gros, nos deux réceptionnistes (la collègue de l’apprenti avait entre-temps fini son téléphone et se penchait également sur notre cas) étaient seuls, et il n’y avait plus grand chose à faire. Nous avons vérifié et contre-vérifié que le numéro que Stéphane avait appelé était bien celui de la réception devant laquelle nous nous trouvions. Les réceptionnistes sont incrédules lorsque nous affirmons qu’eux ou un de leurs collègues nous a donné cette fausse information (visiblement un de leurs collègues, un homme, nous insistons). Nous repartons avec des excuses bien embarrassées et la carte de visite du Chef de Réception.

Je suis furieuse — les autres également, j’imagine. Déjà , qu’on nous donne une information aussi fausse concernant les heures d’ouverture. J’ai bien cuisiné Stéphane, et il est formel: il a même répété les heures qu’il avait comprises à la personne au téléphone qui lui les a confirmées. Ensuite, qu’on nous fasse poireauter près d’un quart d’heure à la réception, sans même nous dire “bonjour”!

Le moindre des choses aurait été de poser son téléphone (“Un p’tit instant Monsieur… Oui bonjour, qu’est-ce que je peux faire pour vous? — Ah, je suis à vous dès que j’ai fini mon appel.” ou bien “Je suis à vous dans un moment!”) Depuis quand ignore-t-on une personne qui se tient en face de vous parce qu’on est au téléphone? Et bien pire, depuis quand enchaîne-t-on avec un second appel sans même s’interrompre une seconde pour faire signe à la personne qui attend à la réception? Si les employés ne sont pas là pour répondre aux requêtes des clients qui se présentent à la réception, il ne faut pas qu’ils s’y trouvent.

En bref: deux bourdes monumentales pour le service clientèle du [Centre Thermal d’Ovronnaz](http://www.thermalp.ch/fr/bains/presentation.html). On espère qu’ils auront au moins la délicatesse de nous offrir trois entrées gratuites lorsque nous nous y rendrons demain.

Billet ante-daté pour cause de mauvais réseau wifi.

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Dar Williams [en]

I stumbled upon Dar Williams’ music by chance online. I recently bought her last CD. Here is a little story about it.

[fr] Dar Williams est une artiste que j'ai découverte en piratant de la musique. Je viens d'acheter son CD, et voici une petite anecdote à  ce sujet. (Eh oui, il y a des gens qui finissent par acheter plus de CDs à  cause de ces vilains mp3 qui trainent en ligne.)

This is a story of how pirating music made me discover an artist and buy a CD. It happens to me quite regularly — I’m one of those people who end up spending more money on CDs because they “steal” music and end up liking it.

Many months ago, I was crawling around P2P networks downloading songs, and amongst other artists, I was trying to grab anything I could find from Joan Baez. Joan Baez sung my childhood soundtrack, and I’ve been listening to her on and off for over 20 years. Most of what I used to listen to was on LP or tape and stayed at my parents’. I bought a “Best of” a few years ago, but I wanted to hear some of those songs I used to love when I was little. (Note that, as a first side effect of finding Joan Baez songs online, I started listening to her more again, and that made me start completing my CD collection of her albums.)

Anyway, in the bunch of things I downloaded at that time, there was a song called You’re Aging Well, that she was singing in duet with Dar Williams, the composer of the song (though I didn’t know it at that time). I quickly started liking the song, and in particular Dar Williams’ voice. Around that time (weeks, months?) I realized I owned a CD which contained another track sung by Dar Williams: What Do You Hear in These Sounds.

You’re Aging Well, in particular, grew on me. I added Dar Williams to my wishlist, and when my Dad offered me stuff from Amazon for Christmas, I put The Beauty of The Rain in my shopping basket.

The CD arrived two days ago, along with lots of books (mainly Isaac Asimov — I’m going on a robot binge just now). Well, no regrets, the album is exactly what I expected, and I like it a lot.

While I was listening to it for the first time, I took out the booklet and had a look at it. Beneath the lyrics for each song, Dar Williams has added a comment about it. I like that. Two comments in particular stood out for me.

Have you ever read the book, ‘The Dance of Anger’ by Harriet Lerner? It’s great!

No kidding, The Dance of Anger was the book Dar Williams’ CD was sitting upon when I opened up my box from Amazon. Aleika had recommended it to me, and I had included it in my One-Time Order From Amazon With Dad’s Credit Card. How neat is that?

The chorus of this came into my head while I was being rolfed! It drives me crazy when people say that depression is the best source of art. This song was my determination to transform my new happiness into new ideas and even better art.

I personally feel vers strongly against the idea that suffering is necessary for creativity. I’m glad to hear an artist feel that way, too. Thanks, Dar!

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German Article in Migros Magazin [en]

Material from my interview with Migros Magazine was re-used for an other article in the German-language counterpart, Migros Magazin. Should I be unhappy about how it was done?

[fr] Un morceau d'interview et la photo prise pour mon interview dans Migros Magazine ont été réutilisés dans la version allemande, pour un article assez différent sur les blogs. Devrais-je m'offusquer qu'on ne m'ait pas demandé mon autorisation?

Last month, an interview of me was published in the French-speaking Migros Magazine, under the title Born to Blog. It was a pretty good article, and I was happy with the photograph.

This morning, I noticed an incoming referer from the German edition of the same magazine: Wie Blogger den Tsunami-Opfern Halfen, with my photograph. If my German isn’t too rusty, this means “How Bloggers Helped Tsunami OrphansVictims“.

Well, at first, I bypassed the title and started reading the text, assuming it must be a translation of my initial interview. Not so. The first and last paragraph have something to do with me, but the middle of this small article is about something I don’t even know about.

Exploring a little more by looking at the PDF version of the article, I understood that it was in fact part of a larger enquiry on blogs.

Right, so they re-used part of the interview I did in December, and the photograph to illustrate it. It’s nice to be in the German-language press, of course, but I can’t help thinking they should at least have asked me before re-using the interview and the photograph.

I was in for a bit more surprise when I tried to see where the article was linked from on the main page of the site. Here is what I saw. (Screenshots coming later.)

Now, I’ll agree that my photo is a good one (my thanks to the photographer for her patience, by the way), and that I have a slight tendancy to think others try to take advantage of me all the time, but it does strike me as a little strange that my photograph is used to illustrate the link to the other article in the enquiry. Try clicking around, you’ll see what I mean.

Should I be unhappy about this, or do you just give up any hope of what your words or image are used for once you start dealing with the press?

As an aside, a three-part interview of me will be aired on the RSR1 radio next week. More details about that in a later post.

Update 11.02.2005: after writing this post, I also sent an e-mail to the journalist who interviewed me. He called me straight away to apologize. Neither he nor his boss knew about the German article, so they were also a little annoyed. This was clearly an internal communication problem, and from what I understand it wasn’t the first time.

He assured me that even though the photo could in theory be re-used, it shouldn’t be taken out of its context. The present case was a bit on the limit, he admitted — the article was about blogging, but from a whole other angle. I suggested they get the web people to put in links between the two parts of the enquiry on weblogs.

Update 01.06.2005: photographer’s name removed at her request.

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Meet the Spiff [en]

I dreamt of Spiff, Martine and Blork’s cat.

[fr] J'ai rêvé de Spiff, le chat de Martine, cette nuit. Récit du (bref) rêve.

Amongst my vivid morning dreams today was a meeting with Spiff. He had his pretty blue manucure. However, I was pretty astonished when he removed the SoftPaw off his left “index” by pinching it between two left claws. (Don’t ask my how he suddenly sprouted an opposable thumb to do that — this is a dream, remember?).

Unphased, he put the blue piece of rubber in his mouth, chewed it up, and swallowed.

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Correction cérébrale [fr]

Légère commotion cérébrale au judo vendredi. Quelques jours de repos s’imposent.

[en] Mild concussion at judo. Working this week hasn't helped. Seeing the doctor tomorrow and taking a few days rest.

Une “correction cérébrale” — voilà  ce que j’ai dit à  l’une de mes élèves hier, alors qu’elle me demandait si j’avais corrigé les tests de grammaire. Le pire c’est que je ne m’en suis absolument pas rendu compte.

“Zéro virgule zéro virgule zéro– euh… zéro virgule zéro zéro deux” — ça, c’était durant le cours de maths de la période d’avant.

Vendredi à  l’entraînement de judo, alors que je me trouvais au sol après avoir effectué sur mon partenaire un magnifique tani-otoshi (technique que j’affectionne particulièrement), le ciel m’est soudainement tombé sur la tête. Autrement dit, un judoka voisin (pas celui avec lequel je pratiquais) m’a chuté lourdement sur le sommet du crâne.

Résultat: un occiput pas très content, et la boîte crânienne un peu malmenée.

Conséquences concrètes: un mal de tête persistant, de la difficulté à  me concentrer, la nuque qui fait “bloc”, des absences, de petits trous de mémoire et troubles de la parole. Plus, bien entendu, l’effet “je me sens assommée” d’une légère commotion. Une fois que j’ai donné mes cours de la journée, je suis dans un état relativement moyen pour préparer mes cours, et surtout (à  deux semaines de la fin de la période!) faire mes corrections.

La pile de papiers fait maintenant une dizaine de centimètres d’épaisseur, et malgré ma visite chez l’ostéo mardi, mon état ne s’améliore pas. Au contraire, il empire presque — à  force de rester active et de courir dans tous les coins.

Les commotions, je commence à  bien connaître. Celle-ci n’est pas très forte, mais le fait que j’aie travaillé toute cette semaine, et que je sois également fatiguée et stressée n’aide pas du tout. Quand je conduis, je me rends bien compte que je ne suis pas en état.

Il a fallu qu’on me pousse un peu (“ah non, la semaine prochaine ils ont plein de tests, je peux pas me faire remplacer, peut-être dans dix jours, ou bien en début de période prochaine?”) mais demain, médecin, et arrêt de travail de quelques jours.

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Effraction [fr]

La porte d’un voisin du dessous a été enfoncée. Si vous constatez des traces d’effraction chez quelqu’un, ne perdez pas votre temps avec la gérance ou les concierges — appelez directement Police Secours (117 en Suisse).

[en] The flat of a downstairs neighbour has been broken into. If you notice a door that seems to have been broken into, don't lose your time contacting the rental agency or the landlord -- call the police immediately (117 in Switzerland).

Rentrant chez moi en début d’après-midi, le chat m’attendait devant l’immeuble. Je le fais rentrer, mais le voilà  qui file au fond du couloir et qui se glisse dans la porte entrouverte d’un des voisins de dessous. Je sonne — pas de réponse. Il n’est pas non plus à  la lessiverie.

Il fait sombre dans l’appartement. J’appelle. “Il y a quelqu’un?” Je remarque que le pêne de la serrure est sorti — elle est fermée à  clé, mais ouverte. Pas de gâche (j’ai appris plus tard l’explication probable), juste deux mortaises, taillées directement dans le bois qui est venu visiblement remplacer à  un moment donné la chambranle d’origine. Le bois n’a clairement pas tenu, un grand lambeau semble avoir été arraché par le choc et traine par terre. Il n’y a plus rien pour tenir la porte fermée.

Je glisse un oeil dedans. L’appartement semble vide. Je me gronde intérieurement pour mon imprudence: appeler devant une porte enfoncée, ce n’est pas une très bonne idée — il pourrait encore y avoir quelqu’un dedans. Mais bon, rien ne semble bouger. Je cours chez la concierge, mais il n’y a personne.

Je sonne chez le voisin d’en face. Il n’a rien entendu. Il n’a d’ailleurs pas vu notre voisin (et moi non plus) depuis des semaines. Ce n’est pas inhabituel, celui-ci étant malade et disparaissant régulièrement pour des séjours à  l’hôpital. Mais bon, on ne l’a pas vu, et sa porte a bien l’air d’avoir été enfoncée. Je crois la troisième voisine du palier, qui me dit avoir remarqué en fait déjà  vers dix heures du matin que la porte était entrebaillée — elle n’y avait pas prêté attention, pensant que son voisin devait simplement être rentré. Elle me dit que quelques années auparavant, le voisin avait lui-même défoncé sa porte une fois qu’il avait oublié ses clés. Probablement qu’il avait réparé la chambranle lui-même, sans remplacer la gâche.

Je décide d’alerter la gérance (Bernard Nicod). Le bureau qui s’occupe de notre immeuble est fermé pour la pause de midi; j’appelle donc la centrale. Là , on me renvoie un peu sur les roses en disant qu’il faut que j’appelle ma succursale, et qu’ils ne peuvent rien faire pour moi. Heureusement, le bureau ouvre cinq minutes après. Malheureusement, la personne “de contact” n’est pas encore là , on me dit donc de rappeler un quart d’heure plus tard.

Finalement, je parle à  la bonne personne. Elle prend note, dit qu’elle va demander à  son supérieur, qu’elle va contacter le concierge, parce qu’avant d’envoyer quelqu’un, il faudrait quand même vérifier qu’il s’agit bien d’une effraction. Je lui explique que très clairement, la porte a été enfoncée. Par qui, et pour quelle raison, on ne peut que le deviner, mais il n’y a pas de doute quant à  l’effraction et l’absence du locataire. Elle enfin me dit qu’ils vont s’en occuper, et qu’elle se charge de prévenir les concierges.

Je m’attends un peu à  voir quelqu’un débarquer pour s’occuper de cette porte durant l’après-midi. Que non. De retour ce soir après mon entraînement de judo, je suis un peu surprise de voir que la porte est toujours ouverte. Je vais sonner chez les concierges, qui n’ont pas été contactés par la gérance (celle-ci n’ayant pas non plus laissé de mot sur leur répondeur). S’ensuit une discussion peu productive que je vous épargnerai, dans laquelle est faite mention du peu d’importance de l’effraction (“il ne doit pas avoir grand-chose à  voler là -dedans”), “du moment que lui n’est pas dedans”, et dans laquelle je tente d’exprimer qu’il serait bien que quelque chose se fasse afin que cette porte d’appartement ne reste pas ouverte toute la nuit. Ma suggestion de contacter la police est accueillie avec scepticisme.

En rentrant, je sonne chez la voisine du bas. Elle a aussi parlé avec la concierge, et a retiré un sentiment similaire au mien de la conversation. Elle est un peu estomaquée (mais pas trop surprise) d’apprendre que j’ai effectivement réussi à  joindre la gérance en début d’après-midi, et que celle-ci ne semblait pas vraiment avoir bougé le petit doigt. Je lui dis d’appeler directement la police si jamais elle trouvait un jour la porte de mon appartement enfoncée. Je demande d’ailleurs si on ne devrait pas appeler la police quand même, et elle semble pencher pour. Je décide de passer à  l’action.

Vu que la porte est ouverte depuis le milieu de la matinée en tous cas, j’appelle l’Hôtel de Police plutôt que Police-Secours. La femme qui me répond prend les informations et envoie une patrouille. Elle me dit également que si je me retrouvais dans une situation similaire (face à  une porte enfoncée), il fallait immédiatement appeler Police-Secours (117), et qu’il était inutile de contacter la gérance. (Un cambrioleur peut encore tout à  fait se trouver dans l’appartement lorsqu’on découvre la porte ouverte!)

La patrouille est arrivée. Les agents ont contrôlé l’appartement, pris mes coordonnées, puis ils ont bloqué la porte depuis l’intérieur avant de sortir par la fenêtre, prenant soin de fermer les stores derrière eux depuis l’extérieur. (J’ai admiré l’astuce.)

Je n’en reviens pas que des trois personnes à  qui j’ai dit que j’appelais pour une porte enfoncée lorsque j’ai contacté la gérance, aucune n’ait su me dire que j’aurais dû plutôt appeler la police. Je n’en reviens pas non plus que la gérance (et encore pire, la concierge) fasse si peu de cas d’un appartement ouvert. En fait, je trouve ça proprement scandaleux.

Chers voisins, si vous tombez donc un jour sur une porte ouverte qui ne devrait pas l’être, ou que vous constatez des traces d’effraction, ne perdez votre temps ni avec votre concierge, ni avec votre gérance. Le 117 est la seule réponse. Quant à  la gérance Bernard Nicod, je ne peux qu’espérer pour elle que le service client désastreux dont j’ai été témoin n’était pas représentatif de la qualité globale de leurs prestations envers leur locataires.

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Karaoke Contrariété [en]

Mauvaise surprise ce soir: l’animateur du bar à  karaoké que j’avais commencé à  fréquenter a changé!

Soirée contrariante. Je me réjouissais de faire mon come-back au Caf’Arts, petit bar karaoké dans lequel j’avais commencé à  sévir les jeudi soirs avant de partir en Inde.

Arrivée au café, misère: ce n’est plus le même animateur. Blaise, le sympathique animateur québécois qui m’avait au départ un peu surprise par sa familiarité, mais auquel j’avais fini par m’attacher, et avec qui je commençais à  me sentir en confiance, a été remplacé par un monsieur au matériel rutilant mais au style beaucoup plus impersonnel. L’ambiance familiale et chaleureuse, dans le genre “on n’est pas ici pour se la jouer, mais pour s’amuser”, semble avoir mis les bouts elle aussi. Le public n’est clairement plus le même. Je vois une ou deux têtes connues tout au plus. Le niveau est plus élevé, et on se prend un peu au sérieux.

Je suis déçue et contrariée; je perds presque mon envie de chanter. Danielle et moi attendons un peu, feuilletons les classeurs, et décidons de nous inscrire pour une chanson.

Vers 23h15, après avoir vu passer sur scène deux fois les mêmes personnes, nous en concluons que soit l’animateur a égaré notre inscription, soit il fait passer en priorité les personnes qu’il connaît. Je penche pour la première hypothèse, mais dans les deux cas il mérite un blâme. Sans avoir chanté, on prend nos affaires et on part finir notre soirée ailleurs.

Mes tentatives de dénicher ledit Blaise sur internet ou dans les pages jaunes restent infructueuses. Il faut dire que c’est un peu maigre pour essayer de retrouver une personne, même si Lausanne est un petit village! Si ça se trouve, on fera la tournée des bars karaoké de la région pour voir où il sévit. Si vous le voyez, faites-moi signe!

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A Coin [en]

A little girl follows the canoe and asks the two tourists inside for a coin.

There is a canoe with tourists again. A white lady with fair hair, and another lady from the city. I stand on the edge of the water, I say “Hello!”, I smile. They wave back.

The white lady has a big camera. These tourists, they always take a lot of photographs. These two are laughing and talking and playing with their cameras.

I run along the shore to follow them — they aren’t going very fast, it is easy. I wave, I smile again. I think they like me. I am wearing my purple dress.

I ask for a coin. The lady from the city makes me repeat. I think she doesn’t understand.

The canoe is going round the corner — I take the shortcut behind my uncle’s house and catch up with them again. Once more I ask for my coin. As they still don’t understand, the boatman tells them what I want. These ones won’t give me anything.

I run after them again, smile and ask for a photo. The lady from the city takes a picture of me. I wave good-bye, the boat goes off. Mother is calling me.

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