Je chronique, chronique [fr]

[en] I'm really enjoying writing my weekly column for Les Quotidiennes, and discovering that the constraints of the genre are giving me all sorts of ideas to write about.

Il y a un peu plus d’un mois, je démarrais mes chroniques du monde connecté pour Les Quotidiennes. J’avoue prendre beaucoup de plaisir à l’exercice.

Quand on pense à la créativité, on imagine que celle-ci s’exerce dans les champs du possible qui ne connaissent ni entraves ni limites. D’une certaine façon, ce n’est pas faux, mais la créativité, c’est surtout en présence des contraintes qu’elle se manifeste. Ce sont les contraintes, quand elles rentrent en friction avec les désirs et les objectifs, qui font jaillir la créativité.

Pourquoi ce discours sur la créativité? Parce que je suis en train de faire l’expérience, après bientôt dix ans d’écriture sur ce blog, qu’écrire dans un autre format, pour un autre lectorat, avec un agenda de publication fixe — bref, des contraintes — me donne un autre souffle. Le blog, tel que je le conçois, est un espace de liberté quasi absolu de mon écriture: j’écris quand je veux, sur ce que je veux, pour qui je veux, et aussi long ou court que je le désire.

Pour la chronique, par contre, c’est différent. Le public n’est pas le mien, c’est celui des Quotidiennes, pour commencer. J’ai un thème (relativement souple, certes) auquel me tenir. J’écris une chronique par semaine. Je vise une longueur et un type de discours “genre chronique”.

Et ce qui est dingue, c’est que ces contraintes me donnent l’idée d’écrire des choses que je ne penserais pas à écrire ici, sur Climb to the Stars — alors que je peux y écrire tout ce que je veux.

Vive les contraintes!

Du coup, je vous encourage à aller me lire là-bas. Pour vous faciliter la tâche, titres et liens vers les six chroniques déjà écrites.

Bonne lecture, feedback bienvenu!

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Ecrire en 2D [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Ecrire en 2D, oui, vous avez bien lu. Mais n’est-ce pas ce qu’on fait toujours? Une feuille, ou un écran, ça a bien une hauteur et une largeur, c’est-à-dire deux dimensions.

Certes, certes. Mais je ne parle pas ici des dimensions du support: je parle de celles du texte. Du texte? Oui, voyez-vous, un texte, ça commence en haut, ça finit en bas, et entre les deux on suit les mots alignés bien sagement. Un texte, c’est au fond une longue ligne qui se replie un peu sur elle-même pour des questions logistiques. Une dimension. Un début, une fin, et un chemin bien précis pour aller d’un bout à l’autre.

L’écriture en deux dimensions, c’est celle de l’hypertexte. Le nom l’indique bien, d’ailleurs: c’est un texte qui va au-delà (préfixe “hyper-“) des contraintes linéaires unidimensionnelles du texte classique (tout comme un hypercube est un cube qui pousse au-delà des 3 dimensions qu’on attribue généralement à celui-ci).

Assez de maths et d’étymologie: l’hypertexte, c’est le texte du web, et peut-être déjà celui des aventures dont vous êtes le héros qui ont égayé une partie de mon adolescence.

Un texte sur le web, ce n’est pas quelque chose dans lequel on est enfermé de la première à la dernière lettre. C’est parsemé de liens, autant de portes de sortie vers d’autres mondes et d’autres mots, d’autres textes pour comprendre mieux, expliquer plus, explorer plus loin.

Et quand on écrit un texte en deux dimensions, on n’aligne pas les mots de la même façon que pour un texte en une dimension. C’est ce qui distingue ceux qui écrivent pour le web et ceux qui écrivent pour le papier.

Ajouter des liens dans un texte, ça change la façon d’écrire. Et pour qui a passé sa vie à écrire en une dimension, c’est un art qui ne s’apprend pas du jour au lendemain.

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50 Words [en]

[fr] Ce soir, j'ai eu pas moins de 13 idées d'histoires courtes (50 mots). J'en ai écrites 5 dans le train en rentrant, et 8 attendent d'être développées. Du coup, j'ai décidé de les reposter ici, au lieu de squatter les commentaires de Vince systématiquement. Va aussi falloir que je m'y mette en français, pardi!

Tonight was almost magical. On the train home, I wrote no less than five 50 word short stories. Then on the way home from the station (bus and walking), thought up starting-points for eight more.

I started out feeling a little shy about posting them here, so have been parasiting Vince’s comments in the post above. I feel like I want to have these stories here, too, so I’m going to be back-posting them to CTTS. I’ll use the tag “50words” to keep track of them, so you can see them all on one page by clicking on that link.

One thing I understood tonight is that I don’t have to feel capable of writing a novel based on the idea I develop in 50 words. I can make up a 50 word story about a serial killer, even if I know I wouldn’t have the beginning of a clue how to portray one.

It’s liberating.

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Writing Stories [en]

[fr] Depuis toujours, j'ai envie d'écrire des romans, mais je me sens fondamentalement incapable d'inventer des histoires. Je sais raconter une histoire (enfin, de façon relativement compétente, je pense), mais si mon cerveau fonctionne en surchauffe pour produire des idées d'article ou des pensées à développer dans mon blog, il reste désespérément muet pour ce qui est de la construction de scénario.

Après quelques conversations avec Suw et son ami Vince, qui en est à son cinquième roman, j'ai décidé qu'il était temps de prendre sérieusement cette envie qui me hante (oooh... ohhh...) depuis belle lurette. L'imagination et la créativité, ça s'exerce. Je vais exercer mon cerveau à inventer des histoires.

Had some interesting conversation these last two days here in Leeds with Suw and Vince about writing fiction. Vince actually writes fiction, Suw has quite a bit at some point, and I’ve always wanted to.

I write loads and always have (mainly on and around this blog during the last years), but it’s mainly essay-ish or fact, like the many pages of my journal of the year I lived in India. What little fiction I have written, mainly in my school years (some of which you can find in the writing section) is mainly scenes, atmospheres, small episodes. No stories, really.

I’ve always wanted to write stories, but always felt myself fundamentally incapable of doing so. I remember two attempts to write meaningful fiction in my early years. First, I must have been nine or ten, and I had received a nice thick notebook. I decided I was going to write a story in it, but it fell flat after one line. Second, I was a teenager, and I spent a good part of some winter holidays diving into the creation of a science fiction novel. I think the impulse came after reading a C. J. Cherryh book. I had a main character, a bit of a world, but no story. I just started writing, and about 12 pages later it was going nowhere and my interest fizzled out. I still have what I wrote in a folder — it was called “Aurora”.

My head is always bubbling with ideas of things to blog. Stuff to comment upon, ideas about the world, life, or tools that I want to talk about. But my head is completely void of stories. It’s as if the storytelling part of my imagination was broken, or so still it couldn’t move. Well, I can tell a story if I know what the story I have to tell is (so, based on fact) but I can’t come up with one. At least, I don’t come up with stories naturally.

What the conversation with Suw and Vince made me understand was that I could excercise that skill. I can train my mind to think up stories. I just need to do it explicitly at first. I need to try to think of stories.

Vince told me to think up an ending before getting started, and I think that’s a good point. A good novel can be killed by a lousy ending, and a medium story can be redeemed by a good ending. And I remember, in school, when we started creative writing, our teacher mentioned that it was often really hard for us to come up with good endings, and that she recommended we do not try and write stories with ends, and stick to vignettes or scenes. I think it was good advice at the time, but now I’m not 12 anymore. I’ve grown up and am probably capable of thinking up endings to stories 🙂

So, yesterday, as we were driving Steph and Virginie to the airport, I found myself daydreaming and trying to come up with stories. Interestingly, what I came up with was mainly “world ideas”. Minor changes one could make to our world and which would create an interesting setting for a story.

But no stories yet. I’m going to keep working on it.

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Writing and Babelfish [en]

I’ve compiled a list of pointers to stuff I
wrote about the KC hoax
.

And while I was at it – as there is a fair amount of french material –
I tried Babelfish on a
couple of pages of mine.

I was very positively suprised.

So if you’ve always wondered what all this French stuff was in the writing section, start reading! Just don’t blame me if the
language isn’t pretty, though…

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Writing for the Web II [en]

Thanks to Zeldman and webtype, here are a few more links on the writing for the web issues – and a bit on CSS.

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