Not Writing, Again [en]

[fr] Clairement, un autre phase de non-écriture. Ça passera.

Another post on writing/blogging, yes, another one. I am in a “not writing” phase. I actually want to write. Ideas keep flapping around in my head. But the idea of actually disciplining myself to focus on writing about them just makes me want to hide under the covers.

I go through these phases regularly, as you know if you’ve been reading this blog for more than a few months. They last for a moment, and then I get back into writing.

I haven’t yet clearly identified what sets them off and what makes them end. I know there is a vicious/virtuous circle effect involved. The less I write, the more stressful the idea of writing again becomes, because all the things I have wanted to write about — but haven’t — during the “no writing” phase have piled up in my mind, and I feel that blogging regularly again means that I have 20 posts to write, and that they all need to be long, documented, enlightening masterpieces. It’s as if the “idea of blogging” or the “idea of the blog post” grows like a weed in my mind when I’m not actually doing it, and that makes the process much more scary than it actually is.

On the positive side, I know that “blogging again” always starts with publishing a blog post or two — which is what I’m trying to kick off here. Never know.

This is a pretty boring post. My apologies.

I’ve gone down the rabbit-hole of blog-reading on Penelope Trunk’s blog. Go read her. (And follow her on Twitter if you’re so inclined.) I’ve finished reading the Saga of Seven Suns by Kevin J. Anderson (not this Kevin Anderson! another one!) who is also on Twitter, I’ve just discovered. I love the idea of being able to follow SF authors I’ve enjoyed on Twitter. Cinema-side, I recommend you go and see The Hurt Locker if you haven’t already done so. It’s a beautiful — and hard — movie which rattled me a bit in the same way that the essay “I Miss Iraq. I Miss My Gun. I Miss My War.” did. (You might want to read that one with Readability to make it a more comfortable experience.)

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Raconter une histoire [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

J’ai eu une révélation ce week-end. Elle concerne l’écriture, et plus particulièrement la fiction. On sort donc aujourd’hui un tout petit peu du domaine de la technologie, mais on y reviendra, vous verrez.

Depuis toute petite, je veux écrire. Des histoires. Mais, contrairement à d’autres aspirants romanciers, les histoires à raconter ne se bousculent pas dans ma tête. C’est même plutôt le grand désert déprimant.

Je vous passe toutes les étapes de mon cheminement par rapport à l’écriture ces dernières années pour aller droit au but: samedi soir, en lisant un livre consacré à l’écriture (pas moins que ça!) j’ai enfin compris que les histoires émergent des personnages qui les vivent.

Cette prise de conscience m’a fait l’effet d’un électrochoc: je faisais tout à l’envers! Depuis des années, je me torture le cerveau à essayer d’inventer des histoires dans lesquelles j’insérerai ensuite, un peu accessoirement, quelques personnages pour leur donner corps. Il faut bien faire vivre les acteurs, après tout.

C’est bien joli, me direz-vous, mais quel rapport avec la technologie qui sert de fil rouge à nos petits rendez-vous du lundi? Les histoires, justement.

Le cerveau humain aime les histoires (c’est d’ailleurs pour ça que les anecdotes gagnent toujours face aux statistiques, et qu’on continue à avoir une peur panique des prédateurs sexuels sur internet et des accidents d’avion). Quand on se lance dans le monde des médias sociaux, en ouvrant un blog, par exemple, on aura beaucoup plus de succès si on sait y raconter des histoires que si on se contente d’y recopier communiqués de presse et autres informations promotionnelles.

A la lumière cette petite porte ouverte sur le monde de la fiction, je relis mes conseils d’il y a quelques semaines pour bien écrire sur un blog, et je réalise qu’il y a maintenant des clés supplémentaires à offrir:

  • lorsque je recommande d’utiliser la première personne dans un blog, c’est bien sûr parce que ça rend la chose plus personnelle et que ça aide à connecter l’auteur et le lecteur, mais c’est aussi parce qu’en se mettant en scène dans son article, on a plus de chances d’en faire une histoire — une histoire réelle, qui émerge de qui l’on est
  • raconter des histoires vraies plutôt que de les inventer, mis à part la question éthique, est une question de survie puisqu’écrire de la fiction crédible est un exercise vraiment difficile et périlleux (sauf peut-être pour les romanciers confirmés).

Donc quand vous écrivez, souvenez-vous: on cherche à raconter des histoires, et une histoire, c’est avant tout l’histoire de quelqu’un. Encore une fois, les êtres humains sont la clé.

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Je chronique, chronique [fr]

[en] I'm really enjoying writing my weekly column for Les Quotidiennes, and discovering that the constraints of the genre are giving me all sorts of ideas to write about.

Il y a un peu plus d’un mois, je démarrais mes chroniques du monde connecté pour Les Quotidiennes. J’avoue prendre beaucoup de plaisir à l’exercice.

Quand on pense à la créativité, on imagine que celle-ci s’exerce dans les champs du possible qui ne connaissent ni entraves ni limites. D’une certaine façon, ce n’est pas faux, mais la créativité, c’est surtout en présence des contraintes qu’elle se manifeste. Ce sont les contraintes, quand elles rentrent en friction avec les désirs et les objectifs, qui font jaillir la créativité.

Pourquoi ce discours sur la créativité? Parce que je suis en train de faire l’expérience, après bientôt dix ans d’écriture sur ce blog, qu’écrire dans un autre format, pour un autre lectorat, avec un agenda de publication fixe — bref, des contraintes — me donne un autre souffle. Le blog, tel que je le conçois, est un espace de liberté quasi absolu de mon écriture: j’écris quand je veux, sur ce que je veux, pour qui je veux, et aussi long ou court que je le désire.

Pour la chronique, par contre, c’est différent. Le public n’est pas le mien, c’est celui des Quotidiennes, pour commencer. J’ai un thème (relativement souple, certes) auquel me tenir. J’écris une chronique par semaine. Je vise une longueur et un type de discours “genre chronique”.

Et ce qui est dingue, c’est que ces contraintes me donnent l’idée d’écrire des choses que je ne penserais pas à écrire ici, sur Climb to the Stars — alors que je peux y écrire tout ce que je veux.

Vive les contraintes!

Du coup, je vous encourage à aller me lire là-bas. Pour vous faciliter la tâche, titres et liens vers les six chroniques déjà écrites.

Bonne lecture, feedback bienvenu!

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Ecrire en 2D [fr]

[en] I write a weekly column for Les Quotidiennes, which I republish here on CTTS for safekeeping.

Chroniques du monde connecté: cet article a été initialement publié dans Les Quotidiennes (voir l’original).

Ecrire en 2D, oui, vous avez bien lu. Mais n’est-ce pas ce qu’on fait toujours? Une feuille, ou un écran, ça a bien une hauteur et une largeur, c’est-à-dire deux dimensions.

Certes, certes. Mais je ne parle pas ici des dimensions du support: je parle de celles du texte. Du texte? Oui, voyez-vous, un texte, ça commence en haut, ça finit en bas, et entre les deux on suit les mots alignés bien sagement. Un texte, c’est au fond une longue ligne qui se replie un peu sur elle-même pour des questions logistiques. Une dimension. Un début, une fin, et un chemin bien précis pour aller d’un bout à l’autre.

L’écriture en deux dimensions, c’est celle de l’hypertexte. Le nom l’indique bien, d’ailleurs: c’est un texte qui va au-delà (préfixe “hyper-“) des contraintes linéaires unidimensionnelles du texte classique (tout comme un hypercube est un cube qui pousse au-delà des 3 dimensions qu’on attribue généralement à celui-ci).

Assez de maths et d’étymologie: l’hypertexte, c’est le texte du web, et peut-être déjà celui des aventures dont vous êtes le héros qui ont égayé une partie de mon adolescence.

Un texte sur le web, ce n’est pas quelque chose dans lequel on est enfermé de la première à la dernière lettre. C’est parsemé de liens, autant de portes de sortie vers d’autres mondes et d’autres mots, d’autres textes pour comprendre mieux, expliquer plus, explorer plus loin.

Et quand on écrit un texte en deux dimensions, on n’aligne pas les mots de la même façon que pour un texte en une dimension. C’est ce qui distingue ceux qui écrivent pour le web et ceux qui écrivent pour le papier.

Ajouter des liens dans un texte, ça change la façon d’écrire. Et pour qui a passé sa vie à écrire en une dimension, c’est un art qui ne s’apprend pas du jour au lendemain.

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50 Words [en]

[fr] Ce soir, j'ai eu pas moins de 13 idées d'histoires courtes (50 mots). J'en ai écrites 5 dans le train en rentrant, et 8 attendent d'être développées. Du coup, j'ai décidé de les reposter ici, au lieu de squatter les commentaires de Vince systématiquement. Va aussi falloir que je m'y mette en français, pardi!

Tonight was almost magical. On the train home, I wrote no less than five 50 word short stories. Then on the way home from the station (bus and walking), thought up starting-points for eight more.

I started out feeling a little shy about posting them here, so have been parasiting Vince’s comments in the post above. I feel like I want to have these stories here, too, so I’m going to be back-posting them to CTTS. I’ll use the tag “50words” to keep track of them, so you can see them all on one page by clicking on that link.

One thing I understood tonight is that I don’t have to feel capable of writing a novel based on the idea I develop in 50 words. I can make up a 50 word story about a serial killer, even if I know I wouldn’t have the beginning of a clue how to portray one.

It’s liberating.

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Writing Stories [en]

[fr] Depuis toujours, j'ai envie d'écrire des romans, mais je me sens fondamentalement incapable d'inventer des histoires. Je sais raconter une histoire (enfin, de façon relativement compétente, je pense), mais si mon cerveau fonctionne en surchauffe pour produire des idées d'article ou des pensées à développer dans mon blog, il reste désespérément muet pour ce qui est de la construction de scénario.

Après quelques conversations avec Suw et son ami Vince, qui en est à son cinquième roman, j'ai décidé qu'il était temps de prendre sérieusement cette envie qui me hante (oooh... ohhh...) depuis belle lurette. L'imagination et la créativité, ça s'exerce. Je vais exercer mon cerveau à inventer des histoires.

Had some interesting conversation these last two days here in Leeds with Suw and Vince about writing fiction. Vince actually writes fiction, Suw has quite a bit at some point, and I’ve always wanted to.

I write loads and always have (mainly on and around this blog during the last years), but it’s mainly essay-ish or fact, like the many pages of my journal of the year I lived in India. What little fiction I have written, mainly in my school years (some of which you can find in the writing section) is mainly scenes, atmospheres, small episodes. No stories, really.

I’ve always wanted to write stories, but always felt myself fundamentally incapable of doing so. I remember two attempts to write meaningful fiction in my early years. First, I must have been nine or ten, and I had received a nice thick notebook. I decided I was going to write a story in it, but it fell flat after one line. Second, I was a teenager, and I spent a good part of some winter holidays diving into the creation of a science fiction novel. I think the impulse came after reading a C. J. Cherryh book. I had a main character, a bit of a world, but no story. I just started writing, and about 12 pages later it was going nowhere and my interest fizzled out. I still have what I wrote in a folder — it was called “Aurora”.

My head is always bubbling with ideas of things to blog. Stuff to comment upon, ideas about the world, life, or tools that I want to talk about. But my head is completely void of stories. It’s as if the storytelling part of my imagination was broken, or so still it couldn’t move. Well, I can tell a story if I know what the story I have to tell is (so, based on fact) but I can’t come up with one. At least, I don’t come up with stories naturally.

What the conversation with Suw and Vince made me understand was that I could excercise that skill. I can train my mind to think up stories. I just need to do it explicitly at first. I need to try to think of stories.

Vince told me to think up an ending before getting started, and I think that’s a good point. A good novel can be killed by a lousy ending, and a medium story can be redeemed by a good ending. And I remember, in school, when we started creative writing, our teacher mentioned that it was often really hard for us to come up with good endings, and that she recommended we do not try and write stories with ends, and stick to vignettes or scenes. I think it was good advice at the time, but now I’m not 12 anymore. I’ve grown up and am probably capable of thinking up endings to stories 🙂

So, yesterday, as we were driving Steph and Virginie to the airport, I found myself daydreaming and trying to come up with stories. Interestingly, what I came up with was mainly “world ideas”. Minor changes one could make to our world and which would create an interesting setting for a story.

But no stories yet. I’m going to keep working on it.

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Writing and Babelfish [en]

I’ve compiled a list of pointers to stuff I
wrote about the KC hoax
.

And while I was at it – as there is a fair amount of french material –
I tried Babelfish on a
couple of pages of mine.

I was very positively suprised.

So if you’ve always wondered what all this French stuff was in the writing section, start reading! Just don’t blame me if the
language isn’t pretty, though…

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Writing for the Web II [en]

Thanks to Zeldman and webtype, here are a few more links on the writing for the web issues – and a bit on CSS.

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