What Goes On My To-Do List? [en]

As far as I can remember, I’ve used lists as a strategy to keep track of what I needed to do. Lists of things to pack when I was a child, lists of things to deal with when I was a scout leader or youth camp organiser, lists of topics to revise or courseworks to work on when I was a student… and so on.

In 2006, I discovered “Getting Things Done” and the concept of “next action”, which was hugely helpful. I’ve used various tools and methods over the years but the one I fall back to in times of stress (which tells me it’s the easiest for me to manage) is simply to write down my tasks on a double page, as they come, and cross them out when they’re done. Once the double page is full, I start a new double page, copy over the remaining tasks from the old one, and go from there.

But what is a task? What goes on this comprehensive to-do list?

In short, anything that I’m going to have to think about, or need a reminder for, or risk postponing or forgetting in the daily flow of things. Anything that will not naturally get done. Brushing my teeth doesn’t go on it, because it’s part of my routine and I do it automatically. Things in my calendar (appointments, etc.) aren’t either. But “contact garage to get new tyres” is, as is “sort through mail”, because it tends to pile up and I haven’t succeeded in building a routine for it yet. I also put things I want to do in my list, like “go to the museum for the samurai exhibit” or “write poetry” because I know now that they won’t just happen if I don’t prioritise or plan them.

If I find myself going “oh, I need to do this!” or “omg, I’d forgotten about that!” it means it needs to go on the list. Time horizon? Within a month or two.

Isn’t a comprehensive list overwhelming?

It can be, but it’s certainly less overwhelming than trying to keep it all in your head and running around like a headless chicken (forgetting important things along the way or staying up late because you forgot a deadline).

How do you use it?

Making a list is one thing, actually using it is another (and maybe the topic of another blog post). The trick is to set aside (plan!) a little time each day to check in on the list and update it. What I do these days is excerpt a weekly list from my comprehensive list when I prepare my week. During the week I work with the weekly list to produce and plan my daily set of tasks.

What about work?

I’ve always had a separate planning system (and list, or notebook) for work and non-work. Work usually happens in a defined timespace, particularly if you’re an employee. This, by the way, explains why I often struggled with my personal life organisation even though things were going fine at work: it’s quite obvious that at work I will keep track of my tasks, plan my days, etc. It’s taken me time to realise I also needed to manage my personal life in a similar fashion – and implement it.

I’ve tried, it doesn’t work!

In that case, what is interesting is to examine how it didn’t work for you. For example, looking back to when lists and planning failed for me, I realised that the key element of failure is that I was not scheduling time to plan, update my list, and schedule. Planning is a task and it needs to be planned for.

What about priorities, deadlines, task classification?

Over the years I tried many shiny task management tools, and saw that anything more than just jotting down something or crossing it out adds friction, and decreases the likelihood that I will keep using the system. If something has a hard deadline I might forget, I’ll write it down with the task. As for priorities, I find that my intuitive feeling of dread when I look at a task on the list is generally a good indicator of what needs to be dealt with first. However, bear in mind that setting priorities for my personal projects is still tricky for me (not enough constraints, compared to a work environment which makes things way easier), and I may have more to say about this as I progress in that regard.

How do you word a task?

I’m more relaxed about this than I used to be. The most important thing is to write it down, so if how you formulate it is keeping you from writing it down… don’t worry so much about the words. But over all, “next concrete action” is always good, especially if you can express it in terms of behaviour. A typical example is “find garage phone number and call for tyres” rather than “change tyres” or even “tyres”. The less your brain has to work to transform the item on your to-do list into an action, the better. I find that when I’m copying over what’s left of my comprehensive to-do list, I’ll often tweak the wording of the list items to make them more actionable (and avoid copying them over a third time in a few weeks!)

Got more questions? Ask away in the comments.

Tester, observer, ajuster [fr]

Je me rends compte (ce n’est pas une grande découverte, je vous l’accorde) que beaucoup de situations peuvent être abordées en commençant par essayer quelque chose, en regardant le résultat, puis en ajustant l’essai suivant en fonction du résultat obtenu.

C’est une approche itérative. C’est aussi une approche “scientifique” dans le sens où on a une hypothèse (“faire xyz va peut-être résoudre le problème ou avoir tel ou tel effet”), on la teste, on regarde le résultat, et on en tire une conclusion.

Un exemple présent dans mon quotidien c’est celui des méthodes de dosage de l’insuline que l’on utilise dans le groupe Diabète Félin: on donne une certaine dose d’insuline au chat (“tester”), on mesure la glycémie sur quelques jours pour voir quel est l’effet de cette dose d’insuline pour ce chat (“observer”), puis on augmente ou diminue la dose (“ajuster”) en fonction du résultat.

Si vous y réfléchissez, dans le milieu médical on fait beaucoup ça: on donne un médicament, on regarde si ça va, on ajuste en conséquence.

Donc effectivement, cette méthode n’est pas une grande découverte. On l’utilise aussi sans y penser au quotidien, de façon instinctive: combien de temps je dois mettre mon assiette au micro-ondes pour la réchauffer; combien je dois manger ou ne pas manger pour perdre ou maintenir mon poids; combien de temps je dois prévoir le matin pour me préparer à partir au travail; jusqu’où je peux m’approcher des vagues sans me mouiller les pieds. Vous avez d’autres exemples?

Le point commun de ces situations, c’est qu’il est difficile de deviner à l’avance, sans expérience, combien faire ou donner. Combien de temps, combien d’insuline, combien de nourriture. On va donc acquérir de l’expérience en essayant quelque chose, même si on n’a aucune idée si ce “quelque chose” est juste ou pas. On va justement l’essayer pour le découvrir.

Un exemple d’application courant, c’est pour découvrir combien de temps prennent réellement les choses. Le fait de noter notre estimation préalable, et de la confronter après avec la réalité, ça nous permet de faire ensuite des estimations plus justes. Par exemple, je sais maintenant que “faire les courses” pour la semaine, ça me prend deux heures, entre le départ de la maison et la fin du rangement des courses. Je le sais parce que j’ai d’abord essayé de le faire en une heure, et j’ai vu que ça n’était pas possible.

Mais cette approche n’a pas besoin de se limiter aux questions de quantité. Souvent, quand on ne sait pas ce qu’il faut faire, ou quoi choisir, on reste bloqué. On ne fait rien, on ne choisit pas. Alors qu’en fait, en essayant déjà quelque chose et en regardant ce qui se passe, on avance. Je me souviendrai toujours de ce qu’avait dit un des co-fondateurs de la plateforme Blogger au début des années 2000, concernant les difficultés qu’avaient traversées l’entreprise: “ne pas décider est en fait une décision”. Ils étaient coincés, ne savaient pas quoi décider, et donc n’avaient rien décidé, ce qui avait précipité la dégradation de la situation. Avec le recul, n’importe quelle décision aurait été meilleure que cette “non-décision”.

Tester, observer, ajuster: une méthode à garder en tête pour les situations où on ne sait pas “combien”, et aussi les situations dans lesquelles on est bloqués. Souvent il est mieux de simplement “essayer quelque chose”, et regarder ce que ça donne.

Si vous avez des expériences ou réflexions à partager sur ce thème, on se réjouit de les entendre!

La photo? pas de rapport, juste une photo sympa du lac hivernal que j’ai prise l’autre jour!

Avec cette méthode simple, domptez votre paperasse! [fr]

C’est attirant comme idée, non?

Le titre est un peu racoleur, j’avoue. Exprès.

Tout le contraire de ma philosophie habituelle “under-promise, over-deliver“. Mais allez, des fois il faut sortir de sa zone de confort et changer de style.

“Dompter” est un peu exagéré, comme terme. “Garder suffisamment sous contrôle”, c’est mieux, mais moins vendeur. Et si la méthode est, effectivement, simple, la meilleure méthode du monde ne peut rien si on n’arrive pas à l’appliquer.

Et donc, cette méthode?

Depuis plus de 15 ans, j’utilise un simple système de tri alphabétique pour mes papiers, décrit dans le livre Getting Things Done (d’où j’ai également tiré la “règle des deux minutes“). Il vous faut:

  • un tiroir à dossier suspendus (à defaut de tiroir il y a des cartons prévus pour, mais honnêtement, un chouette tiroir bien profond et qui coulisse bien ça rend la vie très agréable)
  • des dossiers suspendus: au moins 26 pour démarrer, un par lettre de l’alphabet (avec les manchons et étiquettes)
  • des fourres plastique (allez, je dirais une centaine, ça dépend de la quantité de paperasse que vous avez)
  • une étiqueteuse (le machin basique à 30-40 francs) ⚠️ c’est vital l’étiqueteuse, ne sautez pas cette étape!
  • de la paperasse à classer.

Préparez les dossiers suspendus: une lettre par dossier, indiquée clairement, de façon à ce qu’en regardant le tiroir on puisse tout de suite arriver au dossier de la lettre désirée.

Ensuite, c’est simple: chaque type de paperasse va dans une fourre plastique avec l’étiquette correspondante. Ça peut être aussi précis ou général que vous voulez. Exemples:

  • AVS
  • Mastercard
  • Contrats
  • Diplômes
  • Factures payées 2020
  • Téléphone mobile
  • Garanties
  • Bail
  • Chats (ou alors, le nom du chat)
  • Séminaire xyz juin 2019
  • BCV
  • Impôts 2022
  • Fiches de salaire

Il n’y a pas de règle pour comment on “nomme” ces regroupements de papiers, ou pour combien de papiers on met dans une fourre. Chacun est libre de choisir les regroupements ou mots-clés qui font sens pour lui ou elle.

On range ensuite la fourre plastique dans le dossier suspendu qui correspond à l’étiquette sur la fourre. Garanties => sous “G”, Contrats => sous “C”, etc.

Pourquoi ça marche? (pour moi en tous cas!)

Ce que j’aime dans cette méthode c’est qu’elle élimine le besoin de hiérarchiser ou de regrouper les différentes thématiques, ou de définir des “méta-catégories”. On utilise simplement l’ordre alphabétique, que l’on connaît bien. Cela signifie que quand on a une nouvelle fourre à ajouter (un nouveau type de paperasse!), on n’a pas besoin de se demander “où” ou “avec quoi” on va ranger ça. On regarde simplement comment ça s’appelle, et hop, c’est rangé. Moins de charge mentale/cognitive!

Un autre avantage, pour moi, c’est qu’il n’y a pas de classeurs, pas de trous à faire. Du point de vue de la manipulation physique, c’est très simple. Donc là aussi, un obstacle en moins (“Damned, où ai-je bien pu mettre la perforatrice?!”)

Ensuite, quand on cherche quelque chose, même si on ne se souvient pas à 100% de ce qu’on aurait pu écrire sur l’étiquette, si on l’a fait en suivant sa propre logique, il y a probablement deux ou trois termes à essayer, et c’est facile de vérifier en regardant dans le dossier suspendu des lettres en question. (Exemple: “Assurance maladie”, c’est certainement sous “A” ou “M”; ou bien, ai-je mis ça sous “Carte de crédit” ou “VISA”?)

De façon générale, cette méthode me plaît car elle est suit la philosophie de “assez d’organisation pour s’y retrouver, mais pas tellement d’organisation qu’on y passe plus de temps que le temps que ça nous économisera quand on cherche quelque chose”. Somme toute, il n’est pas si fréquent que ça qu’on ait besoin de quelque chose qu’on a “rangé dans sa paperasse”. On peut se permettre de passer 5 minutes à faire le tour de quelques dossiers suspendus quand c’est le cas.

Bonus! Factures et paiements

Avec les années, voici ce que j’ai mis en place pour mes factures et paiements.

D’abord, je ne classe pas mes factures une fois payées. Elles vont toutes dans la même fourre plastique, une par année. ?

Réfléchissez. Combien de fois par an est-ce que vous avez besoin de ressortir une facture spécifique, version papier? Quand on veut savoir si on a payé quelque chose, ou quand on l’a payé, le plus efficace est au final de faire une recherche dans son e-banking. Et si vraiment on a besoin de retrouver la facture papier payée, faire le tour d’une pile où tout est dans l’ordre plus ou moins chronologique pour l’année, même si un peu en vrac, ça prend max 20 minutes. Est-ce que l’effort et le temps de classement de ces factures vaut la peine, si au final on économise une ou deux fois par an 15 ou 20 minutes?

Donc, je prends ma pile de factures à payer (soit je les mets direct dans une pile à payer au fur et à mesure quand j’ouvre mon courrier, soit je prends d’abord la pile de courrier et j’extrais toutes les factures), et je les scanne les unes après les autres avec mon téléphone pour les payer.

A une époque, je mettais sur chaque facture la date. Au début, la date prévue du débit. Puis, pour simplifier, la date du jour où je donnais l’ordre, parce que justement, c’est si facile de retrouver la date du débit dans mon e-banking. Mais le problème c’est que parfois je n’avais pas un stylo sous la main. Et il m’est déjà arrivé de retrouver une pile de factures et de devoir vérifier si je les avais payées ou non.

Donc, la solution (avec crédits et remerciements à mon paternel): une fois une facture payée, faire une petite déchirure en bas de la feuille, comme sur un ticket de caisse. Ça indique que ça a été payé. On peut même faire toute la pile d’un coup. J’utilise d’ailleurs la même technique, maintenant, pour les justificatifs de frais médicaux pour la caisse maladie.

Petite conclusion

On est tous différents, on fonctionne tous différemment, et on a tous des besoins différents en matière d’organisation. Je décris ici ce qui marche pour moi dans l’idée que ça puisse donner de l’inspiration ou des idées à ceux qui le liront. Ce n’est pas “le meilleur moyen” de faire les choses, juste un moyen parmi d’autres. Si vous classez vos factures et que vous aimez ça, si l’idée d’un classement “plat” alphabétique vous donne des boutons, alors n’essayez pas de faire comme moi! Par contre, si vous souffrez chaque mois à mettre vos factures dans un classeur bien catégorisé, si vos papiers à classer restent à l’état de pile grandissante parce que votre système d’organisation vous demande en fait trop d’efforts à mettre en oeuvre, voici peut-être des idées à essayer.

Les commentaires sont à vous si vous voulez nous dire comment vous vivez votre paperasse, et comment vous en faites façon!

Taming the Dishes, 2021 Version [en]

If you know me just a little, you’ll know that doing my dishes is an everlasting challenge. It’s not that I hate doing it so much (I’d have got a dishwasher years ago). It’s just that… it never seems important to do it now, and then it piles up, and it’s the thing I constantly feel bad about not doing, so I tend to push it away.

My dishes have been under control for some time now and I thought I’d share how I did it. Worked for me, not sure it will work for you, but the underlying method is something you might find interesting.


I was inspired by what I’m learning at my training at the IGB (it’s the brief therapy approach developed at the Palo Alto Mental Research Institute back in the days).

To sum things up (too) briefly, the general strategy is the following: when faced with a problem one is stuck with, trying and trying to solve one’s way out of it, the obvious conclusion is that what is being tried is not working – otherwise the problem would not be there anymore. Worse, what is being tried is actually keeping the problem alive or making it worse; if that were not the case, chances are the problem would go away at some point. If it remains despite all our efforts to get rid of it, then we are unwittingly participating in its persistance.

The “simple” solution is to identify what it is that we are doing which makes the problem worse, or at least maintains it, and stop doing it. It is not easy, firstly because we are generally unaware of our participation in the systems we are part of, and second, because if we are doing what we are doing, it is because on some level we firmly believe it is a solution to the problem at hand.

The “simplest” (again, not “easy”) way of not doing something is to head in a radically opposite direction, and do something that is incompatible with what we desire to stop. Think “U-turn”. This is very tricky to think through, and even trickier to implement (this is where the hundreds and hundreds of hours of training to become a therapist come in), and leads to these weird and counter-intuitive paradoxical prescriptions: instead of trying to stop doing x, do more of it!

Addictive/compulsive behaviours

So, to get back to our dishes, I had just come out of a couple of days of training where we had discussed some “typical” ways to deal with addiction/compulsion issues and – very much related though maybe not obvious at first glance – procrastination. Generally, in situations where excessive consumption (of all nature) is problematic, our attempts to get out of it take the shape of “stop it”, or “do less”. Like “I have to stop smoking”, or “I have to eat less chocolate”. Well, we all know how well that works, don’t we? So, how do we stop doing that? How do we stop telling ourselves to not smoke, drink less, etc., when our goal is precisely to stop smoking or excessive drinking?

Well, in this case, the prescriptions will have to go in the other direction: “smoke more”, “eat more chocolate” – but of course, not in any crazy way, because we do not want to abandon the goal of getting the excessive consumption under control. For example, one classic prescription is of the form “do it once, do it x times”: instead of trying to stop smoking, have a rule that each time you smoke one cigarette, you have to smoke 5. Or each time you drink a glass of wine, you finish the bottle. Of course all this needs to be tailored to the specific situation and the person, but the way it works is the following: it “breaks” the mechanism of fooling oneself that one can smoke/drink/eat “just one” (assuming that is the problem). “Oh, I’ll just eat one bowl of ice-cream!” And three bowls later: “Heck, I really need to stop eating ice-cream.” See the idea?


Now, what does this have to do with procrastination, you will ask me? Procrastination is actually very similar in its underlying mechanism. But instead of “I’ll do it just once” it’s “I’ll not do it just once”. “I’ll do it tomorrow” is in fact “I’ll just skip doing it today.” Procrastination is telling ourselves that it doesn’t matter if we don’t do the thing just now, because we will (for sure!) do it later. So we apply a similar but opposite prescription: “if you don’t do it once, don’t do it x times.” Or, in positive terms: “skip it once, skip it x times”.

Let’s take an example. Say I’m trying to write my dissertation or prepare a class. I’ve decided I was going to work on it each day for 2 hours. What usually happens is that I don’t manage to get to work on it today, I get sidetracked, or I feel off, and I think “oh well, I’ll skip today and do it tomorrow.” And tomorrow, the same thing happens, and it gets worse and worse. Sound familiar? Now, if I have a rule that if I skip one day, then I am not allowed to get back to work on it for another 4 (e.g.) days, how will that make me feel? Can you feel the tension increasing?

Applying this to my dishes

This is very much what happens with my dishes. It’s the evening, I’m tired, I look at the sink and think “meh, I’ll do this tomorrow”. But then, as we all know, tomorrow brings more dishes and even less desire to deal with them and even more “meh, I can’t deal with this now, I’ll do it tomorrow, for real.”

This is what I came up with:

If I don’t do the dishes, I can’t do them for the next three days.

I came up with three days because it’s scary enough for me to be a deterrent, but not so much that it makes things impossible. For example, if I’d said “10 days”, that would not work for me because it’s just not tenable to not do the dishes for 10 days. Three days works for me because I know I have no desire whatsoever to have to deal with three days of dishes. Your mileage may vary, if you try this.

More than once, I have found myself in the evening in front of the days dishes thinking “meh, I really don’t want to do this” – but right after, I picture the three days of dishes that not doing it tonight will imply, and I get to work.

Soon after I started with this, I found myself in the evening thinking “oh, the dishes!” only to realise I had already done them. Now that I’ve been at this for a few months, I can feel it’s turning into a habit like brushing my teeth before bed is. I “don’t feel right” if I haven’t done it.

Some concrete details:

  • “do the dishes” means I wash everything that needs washing at that moment and see the bottom of the sink
  • I don’t dry things, and haven’t got a system in place for putting clean dishes away yet (thinking about it)
  • because “things happen”, I have built some flexibility into the system (because it works for me without endangering the system): I am allowed an “exception” every now and again (imagine: guests or a lot of cooking in the evening so really too tired to deal with it) but the condition is that I must catch up  the next day. I’m aware that with this system I could end up doing dishes every other day, but it’s not the case, and if it were, I would change this “exception clause”
  • I’m now starting to think it would be nice to do dishes earlier in the day too, so there is less in the evening. This is not a “goal”, but more of a drive, I’m starting to want to do dishes during the day.

So there we are. My dishes seem tamed. What is there in your life that you might try applying this approach to? Let me know in the comments!

Canicule: petit rappel annuel pour ne pas se liquéfier dans son appart [fr]

[en] When faced with a heat wave: close your windows completely as soon as the outside temperature is higher than the inside temperature! "Air" doesn't make things cooler, it just gives you a feeling of coolness while your open window lets hot air from the outside come and heat your flat. As soon as the air outside is cooler than inside, open everything! Also, don't let the sun shine inside. Use a fan if you like "air".

Je fais un peu le disque rayé sur le sujet, tant que parfois j’ai un peu l’impression de pisser dans un violon. Mais qu’importe. A force, je serai peut-être entendue.

  1. Ouvrir ses fenêtres quand il fait plus chaud dehors que dedans ne vous rafraîchit pas! L’air chaud du dehors entre, et réchauffe l’intérieur.
  2. “L’air”, à savoir le vent, ne procure qu’une sensation passagère de fraîcheur. Ça ne refroidit pas l’air ambiant. Utilisez un ventilo pour “faire de l’air”!

Quand il fait très chaud dehors, qu’on n’a pas de clim, et que nos apparts ne sont pas conçus pour les grosses chaleurs (on vit pas en Inde), il vaut la peine d’appliquer quelques principes pour rester au frais (relatif). Et pour comprendre, je me rends compte, il faut quelques notions élémentaires de physique.

La chose clé à comprendre c’est que la “température” va avoir tendance à s’égaliser dans l’espace occupé par le gaz ou le liquide auquel on s’intéresse. Notre air ambiant est un gaz. Alors évidemment c’est pas parfait (si en hiver je n’allume le radiateur que dans une pièces, les autres vont avoir de la peine à chauffer), mais c’est quand même une tendance.

Donc, même s’il y a une petite brise dehors et que quand on ouvre la fenêtre ça fait un peu d’air (bienvenu), ou si on a la chance d’avoir un appartement traversant et qu’on peut faire “tirer”, il faut avoir conscience qu’en procédant ainsi on accélère le réchauffement de l’appart. C’est un peu comme si dans une baignoire d’eau tiède on rajoute de l’eau bouillante pour “faire circuler l’eau”. Ça va finir par devenir chaud.

L’autre chose à comprendre c’est que la sensation de frais que donne le vent sur la peau joue (en particulier) sur notre capacité à transpirer. Le vent déplace la petite couche d’air juste au-dessus de notre peau et la remplace par de l’air plus sec, favorisant l’évaporation de notre transpiration, et par la même occasion, nous rafraîchissant. Car l’évaporation de l’eau est un processus physique qui refroidit. C’est pour ça qu’on transpire. Je schématise, hein.

Donc si on vous souffle dessus avec de l’air un peu plus chaud que l’air ambiant, vous allez sur le moment vous sentir mieux, mais il ne faut pas oublier qu’on rajoute de l’air chaud au “mélange” dans lequel vous allez devoir tenir jusqu’au soir!

Il faut garder en tête aussi que les animaux domestiques (chats, chiens) ne transpirent pas comme nous. Le chien se rafraîchit par la langue, en haletant, par exemple. (Si un chat halète, à moins que ce soit un jeune surexcité qui a trop joué, on est en détresse respiratoire => urgence véto.) Le chat transpire par les coussinets, et c’est à peu près tout.

Le ventilateur ou “l’air” va donc bien moins soulager votre animal que vous! Il ne va pas avoir cette sensation de “fraîcheur” qu’amène le courant d’air.

A plus forte raison si vous avez des animaux chez vous, il est impératif de faire tout votre possible pour que la température objective (qu’on mesure avec un thermomètre) soit la plus basse possible chez vous.

Comment on fait? C’est assez simple:

  1. Dès qu’il fait plus chaud dehors que dedans, sans tenir compte du “vent”, fermer toutes les fenêtres.
  2. Dès que le soleil menace de briller à travers une fenêtre, baisser le store.
  3. Dès que la température extérieure chute et devient plus basse que la température intérieure, ouvrir les fenêtres.
  4. Pour avoir de “l’air”, utilisez un ventilateur, pas la fenêtre ouverte.

Quelques remarques:

  • Pour savoir s’il fait plus chaud dehors ou dedans, rien ne vaut un thermomètre (surtout s’il y a “de l’air” dehors, qui peut vous donner une fausse impression de fraîcheur).
  • En l’absence de thermomètre, étendre un bras nu par la fenêtre et tenter d’évaluer (à nouveau, attention au vent).
  • Parfois, si votre appartement donne sur plusieurs façades, l’air extérieur d’un côté pourra être plus frais que dedans (fenêtre à ouvrir) alors que l’air de l’autre côté sera plus chaud (fenêtre à fermer).
  • La nuit, ouvrez les stores et les fenêtres, mettez une chemise de nuit et un masque!
  • Vous allez vouloir fermer les fenêtres quand la température intérieure est au plus bas. Parfois c’est à 6h du matin! Jetez un oeil sur les courbes de température des prévisions météo, ça peut vous aider.
  • Attention, le moment de la température extérieure la plus basse n’est pas forcément le moment de la température intérieure la plus basse (c’est celle-là qui compte). Un thermomètre digital qui indique les extrêmes peut aider à savoir si on est “en montée” quand on se réveille, ou pas encore.
  • La température va monter au fil de la journée, parce que l’immeuble chauffe. Cela ne signifie pas que cette stratégie est mauvaise! Il fera toujours moins chaud qu’avec les fenêtres ouvertes. (Votre frigo, votre ordinateur, votre télé, tous vos machins électroniques ainsi que les êtres vivants dans l’appart vont aussi faire augmenter sa température.)

Bon courage et restez au frais!

Addendum: ne pas oublier les stratégies de “refroidissement personnel”: douche fraîche sans se sécher, mettre des habits humides, se mouiller les cheveux, cold pack sur la nuque, etc etc… ça ne fait pas baisser la température de l’appart mais ça aide à ne pas se liquéfier!


Routine, mon amie [fr]

Je réfléchis beaucoup à la routine, ces temps. Et je fais ma vaisselle. Ceux d’entre vous qui me lisez depuis des années (des décennies pour certains! mon dieu, j’ai laissé passer sans mot dire les 20 ans de CTTS, il y a 4 jours! va pas falloir que je me rate en 2030, dites donc…) savez que la vaisselle, c’est un thème récurrent chez moi. Comment la faire, ce qu’elle signifie quand elle n’est pas faite, une pointe d’iceberg “indicateur” de plein d’autres choses dans ma vie, débordant plus ou moins de l’évier.

Donc, je réfléchis à la routine, et ma vaisselle est sous contrôle, pour la première fois depuis des années. Ma vie aussi, dans l’ensemble – je crois que la dernière fois que je me suis sentie aussi “on top of things” de façon générale, ça devait être en 2009. (De mémoire.)

Ma tendance naturelle est de fuir la routine, dans laquelle j’ai peur de m’enliser. Du coup je recherche plutôt la nouveauté, l’excitation, l’imprévu, la spontanéité. Adolescente, ma vie était remplie et programmée. Sauf l’été, souvent long et vide (en-dehors des vacances en famille, toujours de bons souvenirs) et dans lequel je finissais par m’ennuyer à déprimer. Du coup, je pense que remplir ça me convenait bien. Jusqu’à ce que je finisse par craquer un peu, et à un moment donné, jeune adulte, j’ai plus ou moins tout envoyé valser, pour être libre, ouverte à l’imprévu, spontanée. Mais bon, ça ne m’avait pas empêcher de prendre plus de 30 périodes de cours durant ma première année de Lettres. On ne se refait pas.

Je pense que mon année en Inde a fini par sceller le sort de ma déstructuration du temps. Là-bas, il vaut mieux ne pas trop s’organiser, si on ne veut pas péter un câble. Ni faire trop. De retour en Suisse, j’étais devenue incapable d’être à l’heure. Je me suis ressaisie, évidemment (le sang de la Vallée de Joux coule dans mes veines, tout de même), mais je suis restée la reine du plan last-minute et de l’improvisation. Le rythme de vie suisse m’a rattrapée, je recommencer à remplir mon agenda, mais durant la longue décennie que j’ai passée à mon compte, j’ai vécu une vie sans beaucoup de rythme. Ou alors, si on veut, au rythme changeant et imprévisible.

Je savais bien que j’avais besoin d’un peu de régularité et de cadre. Un peu, mais pas trop. J’ai parlé de ça ici, au fil des années, mais j’avoue avoir la flemme de déterrer les articles. N’ayant que le peu de contraintes que je m’imposais à moi-même (pas beaucoup), essayant de suivre mes humeurs et mes envies (après tout, j’étais à mon compte pour “faire ce que j’aime”), je me suis quand même vite trouvé avec un problème de procrastination exacerbé (pas nouveau dans ma vie, mais il a bien poussé durant cette période) et une incapacité à poursuivre beaucoup de projets et d’envie personnels parce que… je n’arrivais pas. Je voyais bien que quand j’étais plus occupée, je me sentais mieux, et entre autres choses, un élément qui m’a poussée à redevenir salariée après des années d’indépendance était le besoin de soulager un peu ma charge mentale en passant à un mode de vie où une partie du cadre me serait donné d’office. Et d’ailleurs, ça a marché.

Ces derniers mois, j’ai fait des petites révolutions dans ma vie et ma façon de fonctionner au quotidien. J’ai réalisé (mais vraiment, profondément réalisé) que je pouvais faire des choses parce que j’avais décidé de les faire. Cela peut paraître bête, mais c’était toujours un gros problème pour moi. Je me disais “demain je fais x”, et le moment venu, je n’avais pas envie, ou pas le moral, ou mieux à faire, et j’envoyais balader. Du coup j’ai fini par construire une image de moi-même où j’étais incapable de me “discipliner”, ou de tenir mes engagements vis-à-vis de moi-même. Pour quelqu’un d’autre, aucun problème! Mais pour moi… aïe aïe aïe.

En fait, j’ai compris que si je ne voulais plus courir et vivre à l’arrache, si je ne voulais plus passer des jours et des semaines à culpabiliser parce que je procrastinais, je pouvais faire deux chose: m’organiser (être proactive) et mettre en place des routines et habitudes, pour diminuer la nécessité de décider. Il y a eu un déclic, parlant avec une copine, qui m’a fait réaliser que les personnes “disciplinées” ne l’étaient peut-être pas naturellement, comme ça, sans effort, mais qu’elles se tenaient à leurs décisions ou leur organisation car elles savaient que c’était nécessaire pour leur équilibre ou leur bien-être. Ça a été une révélation pour moi. Ça a été une révélation pour moi.

Ça ne s’est pas mis en place tout de suite, il a fallu entraîner et consolider (je consolide encore). Le premier pas, ça a été de décider chaque jour d’une chose que j’allais faire le lendemain, prise sur ma liste de tâches en souffrance. Des petites choses. Et je me suis retrouvée dans cette situation étrange de n’avoir pas fait la chose en question arrivé le soir, et de me dire “ah, mais j’ai décidé que je le faisais, alors je vais le faire maintenant”. Alors qu’il y a encore quelques mois j’aurais dit “mince, encore une fois je ne l’ai pas fait”. Au niveau de ma planification de tâches au jour le jour, ça m’a fait passer de “liste des choses que je veux/dois/espère/pense que je devrais arriver à faire aujourd’hui” à “petit nombre de choses que je peux garantir que je vais faire”. En quelques jours, au lieu d’être en échec constant, j’ai commencé à prendre confiance et me sentir beaucoup mieux.

La routine, c’est quelque chose qui est sur mon radar depuis FlyLady. Là, ça s’est mis en place un peu tout seul, progressivement. Déjà, mettre un réveil le matin (chose que je fais assez naturellement, même si je me réveille généralement avant). Aller me coucher à une heure raisonnable (l’objet d’un autre article). Me lever, faire le lit, médics des chats, les miens, déjeuner sur le balcon, etc. Le contenu n’est pas important. C’est l’existence de la structure qui compte.

Ma tentation naturelle, ça a été de vouloir tout “routinifier”. D’organiser ma semaine à coups de “lundi je fais ça, mardi je fais ça, mercredi, jeudi, vendredi”. Et j’ai compris qu’il fallait y aller progressivement. Parce que l’autre Grande Mission de cette année 2020, pour moi, c’est d’apprendre à mettre un peu plus la priorité sur moi et mes besoins. Pas difficile de faire plus que quasi rien, me direz-vous. A force de mettre les besoins des autres toujours avant les siens, on finit par disparaître. Donc: structurer une partie de mon temps tout en gardant une large part “pour moi”. Le Chemin du Milieu est rarement facile à trouver, mais là, je trouve que je ne m’en sors pas trop mal.

J’ai commencé par poser une chose dans ma semaine. Deux heures de temps, dans l’agenda, pour m’occuper d’un projet. La même plage horaire, le même jour, chaque semaine. Et m’y tenir! Maintenant que j’ai un peu pris l’habitude, ça va, mais au début ce n’était pas évident. J’étais toujours tentée de déplacer/annuler/déprioriser pour autre chose. Et j’ai fait plusieurs semaines comme ça, avec juste une chose dans l’agenda, avant de progressivement, petit à petit, rajouter d’autres éléments pour structurer ma semaine. Il faut dire qu’après six mois de chômage (où je n’étais pas en très bon état dans ma tête, pour tout un tas de raisons – j’ai peut-être mentionné que j’avais eu une année ou deux de merde?) suivis par six mois d’incapacité de travail post-op, on ne peut pas reprendre du jour au lendemain un rythme effréné. Surtout si le but est de construire un nouvel équilibre, un peu plus durable.

Du coup, j’ai de la routine: dans ma journée, dans ma semaine. J’avoue que ça m’émerveille. Parce qu’elle ne tient qu’à moi, mais que je m’y tiens néanmoins. Quand je vacille, c’est quelque chose auquel je peux me raccrocher. Et que je cherche à ne pas lâcher dans les périodes où je ne vacille pas (la tentation est grande). Le “confinement” (à la suisse) est arrivé à pic, pour moi: il m’a permis de prendre goût à me donner plus de place.

Je pense que notre rapport à la routine, à la structure, à l’organisation, ça dépend beaucoup de notre personnalité et de notre parcours de vie personnel. Il y a des gens qui sont emprisonnés dans des habitudes et un quotidien dont ils ont désespérément besoin de sortir; d’autres qui se recroquevillent sur la répétition et le contrôle; d’autres encore qui sont allergiques à tout ce qui pourrait les contraindre de près ou de loin, et se perdent. Je pense que souvent, c’est multi-couches. Comme moi, qui suis tiraillée entre une envie d’ordre parfait et une autre de liberté absolue.

Quelque part au milieu, il y a la sérénité. Relative.

Un bullet journal peut être simple (5 minutes chrono) [fr]

[en] A bullet journal can be simple. I just started one.

Ça fait longtemps que j’ai vu passer l’idée du Bullet Journal, qui n’est pas sans me rappeler le Hipster PDA d’antan, en passant. Instagram et Pinterest sont saturés d’images toutes plus belles et “design” les unes que les autres de ces journaux, et franchement, même si j’aime les belles choses, je ne suis pas douée pour les faire, et l’idée de passer autant de temps à reproduire sur papier l’agenda que Google Calendar gère si merveilleusement pour moi ne m’attirait pas.

Ce qui m’a mise pour de vrai sur la piste du bullet journal, c’est l’idée d’avoir un système pour “tracker” les habitudes que j’essaie de (re)mettre en place. L’équivalent de la croix dans le calendrier ou dans le cahier, de la chaîne à ne pas briser. De plus, avec la surcharge de ce deuxième semestre 2018, je me suis remise aux cahiers. Pendant des années, j’avais toujours un cahier que je trimballais avec moi pour tout y noter en vrac. Le smartphone l’a peu à peu remplacé, mais de temps en temps j’y reviens. Et là, j’y suis revenue.

Bref, je suis tombée sur un article qui insiste sur le fait qu’à la base, le bullet journal est sensé être un système simple, et qu’il ne faut pas se laisser décourager (ou influencer) par les oeuvres d’art qu’on voit passer. C’est clair que c’est les gens qui font des magnifiques journaux qui vont les mettre sur Instagram!

Après un peu de lecture, je me suis dit que ça valait la peine de tenter le coup, même si tout ce que j’allais mettre dans mon bullet journal était le fameux tracker. On verrait bien le reste, à l’usage.

A partir du moment où j’ai pris un cahier (qui trainait par là) et mon crayon, il m’a fallu environ 5 minutes pour avoir quelque chose de fonctionnel. Et assez vite, j’ai commencé à avoir d’autres idées de choses qui pourraient “habiter” dans mon journal (moche mais pratique).

Voici, donc.

J’ai pris un cahier quadrillé que j’avais acheté à la Migros (pas de Leuchtturm 1917 prévu exprès pour, trop de pression). Et un porte-mines, parce que c’est ce que je préfère pour écrire (j’écris comme un crabe), et je m’en suis félicitée, parce que j’ai aussi une gomme, et j’ai été bien contente de pouvoir gommer dans mon tout jeune bullet journal. J’ai suivi les instructions, avec un peu de trépidation. J’expliquerai après ce que j’ai compris en le faisant de l’intérêt de ces diverses instructions.

  1. numéroter les pages (je me suis arrêtée à 20)
  2. faire un index sur la première double page
  3. faire un future log sur la double page suivante (je vous avoue que j’ai laissé ça vide parce que ça me bloquait donc j’ai juste écrit “Future log” en haut des pages, et basta – mais après-coup j’ai trouvé quoi en faire)
  4. page suivante: monthly log pour le mois de décembre, avec tout simplement les nombres de 1 à 31 écrits en colonne pour pouvoir rajouter des choses à côté
  5. sur la page d’en face, j’ai fait un tracker (tout bête) pour décembre, avec les 2-3 choses qui me préoccupent en ce moment dans la liste (aller au judo, faire du gainage, de la méditation)
  6. sur la double page suivante j’ai écrit “Daily log” et comme on était le soir, j’ai écrit dessous “V 30 nov” et une mini-liste des tâches/rendez-vous importants de la journée
  7. j’ai complété l’index au fur et à mesure
  8. puis j’ai réalisé que ma liste de tâches (j’utilise plus ou moins le système Final Version) pouvait aller sur la page suivante – hop, un titre, puis rajouté à l’index
  9. puis une liste de films à voir ou livres à lire…

Bon, allez, ça m’a peut-être pris 10 minutes.

Vous remarquerez que j’ai sauté la “liste de tâches du mois” (parce que juste là ça me parle pas, je fonctionne plutôt par semaine ou en continu). Je ne me suis pas vraiment intéressée non plus aux “keys et signifiers“, ce système de symboles pour distinguer, classer, hiérarchiser, organiser tout ce qu’on note dans le Daily log. Je me souviens d’ailleurs que quand j’avais croisé le bullet journal pour la première fois c’était un des trucs sur lesquels j’avais bloqué. Ça me semblait trop compliqué.

Juste là, en cherchant pour vous, lecteurs francophones, j’ai trouvé cet article de Buzzfeed qui est assez bien fait. Il couvre les bases, va droit au but, et vous montre des tas de photos d’un bullet journal pas artistique pour vous décomplexer. Ici un autre article avec des explications simples mais moi je stresse rien qu’à voir comme l’écriture dans le bullet journal est propre et jolie. Parce que j’écris toujours comme un crabe et j’ai la flemme de prendre la règle pour souligner, ça m’avait d’ailleurs valu une très mauvaise note de tenue de cahier de sciences quand j’avais 12 ans.

Alors, quelques remarques.


Ça n’a l’air de rien, cet index, mais en fait c’est la clé de tout le truc. Grâce à l’index, le cahier n’est pas une suite un peu cacophonique au fil du temps de tout ce qui croise notre route. Il est organisé. Et organisé super souplement: pas besoin de mettre les choses dans l’ordre, si on veut arracher des pages on les biffe de l’index, si j’ai commencé une liste de films à voir sur la page 13 et que quand elle commence à déborder j’en suis à la page 25, pas de souci, j’ajoute dans l’index. Mon monthly log de décembre est à la page 6, mais celui de janvier sera peut-être à la page 28. Pas grave. Et du coup, on peut mettre tout ce qu’on veut dans notre journal, et le retrouver.

Le bullet journal est un canevas qui est fait pour être flexible, et s’adapter à vos besoins. Rappelez-vous, j’étais partie sur l’idée de faire un truc hyper minimaliste avec (limite) juste un tracker. Après un peu de lecture je me suis dit que ça valait peut-être la peine de rajouter 2-3 trucs, mais j’ai vraiment approché la chose sans grande ambition.

Le future log

Là, on entre dans le côté “bah, je suis en train de recopier mon calendrier”. Donc franchement, en démarrant le journal, parce que je voulais surtout arriver au tracker, j’ai fait la bonne élève et consacré deux pages à ça, mais rien mis dedans, en me disant que je pouvais le faire après. Ou pas.

Et effectivement, la nuit portant conseil, je me suis dit qu’avoir un moyen de voir au-delà de la semaine serait pas mal. J’ai tendance à vivre de semaine en semaine. Et ça fait longtemps que j’aimerais une vision un peu plus “grand angle” de ma vie.

Mais j’ai hésité: et si j’organisais mon future log par semaine plutôt que par mois? J’ai failli. Et finalement j’ai fait des mois, 8 mois, divisant chaque page en quatre, et j’ai noté un peu en vrac, les choses importantes (janvier: commencer à chercher du travail; juin: Bol d’Or), les dates déjà prévues (16 janvier: dentiste).

Je suis pas sûre de mon coup, mais c’est pas grave. Mon journal n’est pas une oeuvre d’art. Si dans deux semaines je me rends compte que cette double page avec les 8 prochains mois ne me sert à rien, je peux arrêter de l’utiliser, je peux même l’effacer (crayon!!), je peux faire un autre future log ailleurs dans le cahier et mettre à jour l’index. Flexible, flexible.

Le monthly log

Là, j’ai fait tout bête, parce que je ne savais (et ne sais pas encore vraiment) comment j’allais l’utiliser. En fait, c’est de ça qu’il faut se libérer: avant d’avoir un bullet journal, on ne peut pas vraiment savoir comment on va l’utiliser. Alors faisons une mise en place basique, et voyons ce que l’usage nous apprend.

Un exemple, ici: ce matin, j’ai mis des lignes pour mieux visualiser les semaines dans mon log de décembre. Du coup, j’ai sur la gauche de la page les dates, les unes sous les autres, avec les moments-clés. Et à droite, j’ai des petits “blocs” par semaine où je peux mettre des notes pour la semaine. J’ai fait ça parce que c’est comme ça que je fonctionne, je me dis “hmm, semaine prochaine je vais faire xyz, donc abc ce sera la suivante”.

Ce qui est cool c’est que si cette mise en page ne me convient pas, le prochain mois je peux le faire complètement autrement. Et même, en cours de route, si c’était la cata, je peux tuer cette page en refaire décembre ailleurs dans le cahier (en mettant à jour l’index).

Le tracker

Le clou du spectacle! A nouveau, j’ai fait simple de chez simple. Je dois pouvoir préparer une page en 30 secondes, une minutes. Alors oui, j’aimerais un tracker plein de couleurs et tout, mais soyons pragmatiques. J’ai mis 2-3 activités pour démarrer mais je pense que ça se remplira au fil des semaines et des habitudes/routines que j’essaie de mettre en place.

Le daily log

Normalement le daily log est l’endroit où on met, jour après jour, les événements, tâches, et choses importantes de la journée. Au fil des jours. Un premier point important que j’ai compris en lisant le fameux article mentionné ci-dessus c’est qu’un jour prendra autant ou aussi peu de place que ce qu’il lui faut. C’est libérant. Pas besoin de se caser dans une case.

Alors j’ai commencé: j’ai fait une liste des 2-3 choses que je voulais faire aujourd’hui, avec un point devant. J’avais deux rendez-vous, je les ai notés, avec un rond devant. J’ai noté le traitement avec lequel je suis sortie de chez le vétérinaire, avec un tiret devant. Jusque-là, c’est assez simple. Je pense qu’au fil du temps j’exploiterai mieux ce daily log, mais ça se fera en cours de route, au fil des jours.

Ce qui m’enquiquine c’est de ne pas vraiment pouvoir mettre le lendemain avant d’avoir fini la veille. Parce qu’on ne sait pas combien de place prendra aujourd’hui avant d’arriver au soir… Mais c’est pas grave. On verra.

Des idées

Maintenant que le système est en place, je commence à avoir des idées. Si j’ai des notes à prendre, je peux très bien les prendre dans mon bullet journal, et les rajouter à l’index. Je pourrais avoir une page par chat pour noter mes observations les concernant. Je pourrais avoir une page pour… noter mes idées. Tout est possible. Et ça, je ne l’avais pas vu, avant. Je voyais le bullet journal comme un système un peu contraignant. Mais non, en fait, il y a beaucoup d’espace dedans pour en faire ce qu’on veut.

Le temps

Au début je me disais… ça peut prendre un temps fou! Mais en fait, est-ce une si mauvaise chose? Du temps réflexif, du temps à faire des choses qui aident le cerveau à débrancher… Ce n’est pas forcément mauvais. Prendre un moment chaque jour pour préparer le lendemain, prendre du temps pour regarder les semaines et les mois à venir… C’est comme ça qu’on évite de finir le nez dans le guidon, ou dans le mur. Qui sait, dans 2 mois je serai peut-être en train de poster les photos de mon bullet journal sur instagram…

Blogging, Morning Pages, Goals, Habits, and Accounting [en]

[fr] Petite réflexion sur ma difficulté à bloguer régulièrement, une prise de conscience sur le type d'activité que j'arrive à faire régulièrement (comparé aux projets long-terme devant lesquels je me décourage), et peut-être une clé pour exploiter l'un afin de me réconcilier avec l'autre. Ayant avec succès fait de bonnes avancées dans ma compta (en souffrance permanente) après avoir décidé de bloquer trois heures par semaine pour ça, je vais tenter de faire ça avec le blog. C'est trop de temps, me direz-vous, et vous avez raison: mais j'ai d'autres occupations "B" pour remplir la plage de temps si je n'en ai pas besoin en entier.

I am not blogging as much as I would like. This has been a constant over the last years and you’re probably tired of hearing me say it. Trust me, I’m even more tired of living it.

I have tons of things to write about. But I’m also stressed about “more important” things I feel I have to do before I blog (like work; or accounting). And then my post ideas turn into Big Ideas and I don’t dare start writing because I fear I’ll end up writing for hours. And then time passes, and I haven’t blogged, and the more time passes, the more I pressure myself to produce something, and the less I start writing — because blogging for me is about responding to an impulse to share.

So, this is an ongoing struggle.


Why bother? Blogging is important to me because it holds meaning. For my life, I mean. I guess it’s a bit tacky or commonplace in the era of social media (or are we post-social-media yet?) but writing in public is one of the main ways I try to contribute to the world.

Here are two ideas. I can directly link their existence to the fact I started doing Morning Pages.

The first is that I should give myself a rule. It would like something like this: “If I haven’t posted an article in the last 10 days, I will write an article about anything, just to get an article out.”

A few comments about this.

  • This is what I’m doing now. For weeks, “write blog post” has been scurrying around in my task lists. But I never get around to it. I have a list of things to write about, which means I can’t decide which one to start with, adding another reason not to write. Tonight, I just thought “OMG, I just need to write something to reset the clock and remove the pressure”.
  • I don’t like the idea of “filler” blogging. You see it on high-volume blogs, mainly: fluffy articles that are obviously there so that something could be published today. I’m making the bet that because my non-writing is not related to “not enough to say”, I will not fall into that trap. Another difference, I think, is that I’m “producing content” (ack) for me (to help myself blog) rather than to reach some kind of objective, or for others.
  • Morning Pages have shown me that I can write about anything for three pages. I don’t suffer from writer’s block much (though… maybe this thing I’m struggling with is blogger’s block), but even so, it gives me the confidence that if I open a new blog post I will have things to write about.

Vidy automne

The second idea is more something that I have understood about myself, while doing Morning Pages. You see, I’ve often wondered why although I see myself as somebody who has trouble working on things long-term (writing a book, fear) I am usually very good at sticking with something once I decide to do it. In that way, I am disciplined. I have been doing judo for over twenty years. Blogging for sixteen. On a smaller scale, when I start doing something I very often stick with it for quite some time. I’m not the person who signs up at the gym and goes twice.

Morning Pages is another example: I took up the exercise to see if it worked for me, but it was pretty clear I was going to be sticking with it for at least weeks (more like months) to try it out.

I realised that there is a common denominator to these activities that I stick with: they are repetitive. Small chunks of activity that I repeat again and again and again. Writing a book feels like one big activity that you need to slice up to get through it. Writing morning pages or blogging is a collection of little activities that end up coming together to become a big one.

This gave me a key: turn long-term activities or projects into a small-scale form that I can repeat regularly and stick to.

This probably sounds trivial to you. Of course the way to approach a big project is to slice it up into manageable chunks. I knew that too. But I think the missing piece is the idea to turn the objective into a habit, not just into a series of sub-objectives.

Earlier this year, Jean-Christophe Aubry gave a workshop on goal setting at eclau. I am not exaggerating by saying it was life-changing for me. I am still digesting some of the things I learned and will write about it in the future. (I actually followed the workshop a second time as Elisabeth and I invited Jean-Christophe to hold it during our career development workshop series for musicians.)

One of my first take-aways was the distinction between mastery and performance/results goals. Mastery goals are much more motivating and tend to be those that end up working. So the trick is to transform your initial goal (often performance or result) into a mastery goal. James Clear has written about similar stuff. A very rough summary would be to focus on building habits rather than setting goals.

Anyway, all this coalesced for me a few months ago. My ongoing yearly pain as a solopreneur is my accounting. Each year, I find myself with piles of unsorted receipts and expenses and a rather tight stressful deadline to get everything done for my accountant so I can avoid getting in trouble with our tax service. Each year, I vow to do things differently next year, and keep my accounting up-to-date. Each year, I fail.

I had a brainwave one morning whilst doing my Morning Pages: what if I firewalled time to work on my accounting, a little each week? I had too much stuff going on to drop everything and do my accounting for three days straight, but I could afford to set aside three hours a week to chip at the block.

But what would happen once I had caught up with the backlog? Three hours a week is way too much for accounting (even if you add on invoicing and paying bills). I’d wanted to build a habit around accounting previously, but weekly seemed too often and monthly… well, monthly is just too abstract. The rhythm in my life is weeks and seasons. Months only exist in the calendar.

I decided that I would use any leftover time in those three hours (once I was up-to-date) to work on a creative project – something I never feel like I can allow myself to do. I’m not there yet (2016 backlog now) but the idea is extremely motivating.

Grue vidy

After this digression, about Morning Pages, habits, sticking to stuff, accounting, let’s get back to blogging. My success with accounting is encouraging me to try to convert other things to a “weekly habit”. Things like blogging. I’d like to make it daily, of course, but let’s be real. If I were writing one or two posts a week regularly I’d be a very happy blogger. And I’m pretty sure that writing more often would encourage me to write shorter posts. (Sorry. And thanks if you’re still reading me.)

So that is my second idea. I don’t have the solution yet, but I’ve been tossing ideas around (during my Morning Pages mainly). Should I blog in the morning or at the end of the workday? End seems more logical, but by the end of the day I am generally spent. Plus I often have stuff in the evenings (judo, workshops, conferences, board meetings, you name it).

I have thought of stopping work at 5pm and blogging then on the days I don’t have to leave. But today, right now, writing this blog post, I think I should follow the lead of my accounting success and firewall a 9-12 for my blog. I have a backlog of things to do like import my old Open Ears posts, cross-post my newsletters, etc. – more than enough to keep me busy for whatever time is left once I’ve finished writing. It’ll also give me a slot to catch up with my week-end newsletters if I’m running late, as I often am.

See, this is one of the reasons I blog. Like so many other long-running bloggers, I do it because it helps me think. And if in the process it can help somebody else or simply be of interest, all the better!

Is This Why I Stall? [en]

[fr] Peut-être j'ai besoin d'un dé pour être plus active quand j'ai trop de choix.

I am not very good at prioritising. Well, not always good at it. If there is an emergency, if we’re under pressure, if hard decisions need to be made, I can be decent to good at it, depending on the circumstances.


I am not good at prioritising my wants and desires, actually. Here is the second edge to my sword of freedom. What do I want to do today? What should I start with? Nobody is tapping their foot waiting for something from me (except my accountant, that is), nobody is forcing me to do anything, I can choose.

And I want to do many things. Too many. It’s already noon, but here is what I’d like to do with my Sunday:

  • go for a walk
  • write blog posts
  • continue sorting/tidying clothes so I can get rid of my chest of drawers and move my third cupboard to its new place
  • cook so I have food ready for the week
  • do some accounting (!)
  • go to the cinema

I can’t do all that. And choosing one means I don’t get to do the others. Cake, having it, eating it. It sounds silly, but it’s an emotionally difficult place for me. So I put off the decision by flipping through Facebook, for example.

And if I’m not careful, it will soon be too late to do any of these things I wanted.

Feuilles 3

So today I did things differently. I figured I probably had time for two of these things. So I numbered them. And I rolled a die. Twice.

I went for a walk by the lake. I took photos there. The weather was splendid, windy and sunny and changing. I didn’t have time for accounting, but I wrote this blog post and roughly sorted my photos (FB) instead.

Octobre 2016 au bord du lac

I’ll do the accounting tomorrow.

Socks, Drawers, Tidying and Packaging [en]

[fr] Comment une histoire de rangement d'habits m'amène à accepter que j'apprécie le soin porté à l'apparence.

Right at the beginning of 2016, I stumbled upon this article, which in turn led me to this one, which in turn led me to read The Life-Changing Magic of Tidying Up by Marie Kondo.

It’s a short book. But, like Sarah Knight, it didn’t take me long to reorganise my sock drawer. I kid you not. Those who know me will be aware I am a proponent of minimum viable tidying. My place isn’t a dump (some hotspots are), but it’s not the tidiest place around and I definitely have way too much stuff.

Tidy Socks

I’m a long-time fan of A Perfect Mess, and Marie Kondo clearly takes the antithetic approach, with a cult of tidiness, order, and organisation which goes way too far for me. I was surprised, as a person who has never held tidiness or neatness in high regard, to find that I was very much drawn to the ideal she describes in her book. I dream of a life with pared-down possessions, where everything has a place, where my t-shirts and underwear are artfully folded in their drawers, where everything is under control.

Control. This is the draw. We crave control in an often misguided attempt to relieve our anxiety. This is not completely stupid: having control on our environment does make us feel better. Less moving parts are easier to feel in control of, one reason maybe why I regularly fantasise about a simpler life, and why we relax better on vacation (away from everything, life is indeed simpler).

So, if I’m not ready to let go of the belief that having a little bit of mess in our lives can be a good thing, what am I taking away from The Life-Changing Magic of Tidying Up? Quite a few things, to be honest, and in a way, it probably has already been life-changing for me.

The first thing I’m keeping is a precious tool to help me part with things: Marie Kondo advises starting with the easiest (hence socks) and emptying everything on the floor, before taking each item in your hands and asking “does it spark joy?” — I’m not too big on the formula, but I really like the idea. Does this object make me happy? Or does it make me feel guilty, bad, indifferent? There are a few things to unpack here.

  1. I like the idea of surrounding yourself with stuff that makes you happy.
  2. I like the idea of choosing what to keep rather than choosing what to part with.
  3. I like the idea of honing one’s parting skills with easy things first.

Number 2. up here reminds me of a packing tip I read long ago, I think it was on Tara Hunt’s blog (can’t find it anymore, and can’t find it on my blog either, though I’m sure I blogged about it at some point). It went something like this:

Instead of asking “can this be useful?” ask “might I be in big trouble if I don’t pack this?”

It changed my way of packing forever. The shift from “can it be useful” to “do I really need it” was really an eye-opener for me.

And Marie Kondo’s “spark joy?” test does the same thing. Instead of choosing things to throw out, I’m choosing what I keep. She also has some interesting thoughts about how to part with objects. Consider what their purpose has been in your life, thank them for it, and send them on their way to where they can fulfil their new purpose. In a very Shinto way of viewing life, Marie Kondo animates objects in a way that makes sense to me.

In that same vein, another takeaway for me is greeting your home when you come back. I’m not sure if I’ll actually do it, but I like the idea of projecting some kind of “personhood” into one’s living space. I just realised that I’ve been doing this for 20 years when I go judo training: we greet the dojo when we enter.

Another major take-away has to do with clothes. I was sure I’d blogged about my desire to try putting together a seasonal capsule wardrobe, but again, I don’t seem to have done it. (Senility? I keep thinking I’ve blogged things but I haven’t. I blame Facebook. For thinking I’ve blogged when I haven’t. For the capsule wardrobe, I blame Andrea.) So, yes, keeping clothes I like, rather than based on criteria like “does it fit”, that makes sense. And then, drawers. Yes, think about it: shelves suck. You can’t access what’s at the back. Piles fall down with time. And my IKEA PAX cupboards actually have drawers that I can buy and stick in them. Done. Ordered. My clothes will live vertically from now on.

I’ve already put this in practice at the chalet, where I’m staying now. I brought some dividers to tidy up my drawers, and have been experimenting with folding my clothes so they can be stacked vertically side-by-side in the drawer. What a revelation! This is similar to when I learned how to take off my socks properly.

I had honestly never given any thought to how I remove my socks. I don’t wear them half the year, anyway. But I did pester against balled-up socks in the laundry. The day I discovered the technique for removing socks without balling them up or turning them inside-out, all became clear to me: with no effort, from one day to the other, I changed the way I remove my socks — never to look back.

I can feel something similar going on with how I fold my clothes. I’ve never thought much about how I fold my clothes. I just fold them, and pile them up on top of one another. Like I was taught. Or hang them. Now a new world is opening up to me, one where I can pull out a drawer and immediately see all the clothes in it, without having to dig through a pile that inevitably topples over at some point.

The most surprising thing is that I’ve found myself quickly folding my clothes and putting them back in the drawer at the end of the day, instead of just letting them pile up somewhere random — on top of the chest of drawers or on the hooks behind the door. Folding is quick, and they have a place, so putting them there is a no-brainer.

Clothes folded in drawer

I think my future looks like tidy, organised drawers.

But this isn’t just about clothes. You see, I’m realising that I actually enjoy seeing a drawer full of neatly stacked underwear or t-shirts when I open it, rather than a big mess.

I have to admit it: I care about appearance.

This is a big thing.

You see, officially, I don’t care about what I call “packaging”. What’s important is what’s inside, right? Who cares if you make things look all pretty, as long as what you’re selling is good? Their true value should suffice.

I’m not interested in — or good at — making things “look good”. I don’t really do it for myself, either: forget make-up, and clothing is practical. I do my nails, dye my lashes and eyebrows, wear jewellery and have a good hairdresser, but that’s it. In my professional life, my disdain of packaging has long been a pain-point: I’m sure it costs me, compared to others who are great at packaging (and might not even have as much substance underneath the shiny wrapping).

I have a kind of snobbishness about it, though I’ve never really managed to pinpoint its origin: don’t let yourself be blinded by the packaging, see the value of what’s inside, blah blah blah.

But it’s hypocritical, because I’m expecting other people to not pay attention to something that I, as a person/consumer, pay attention to.

I appreciate it when people dress well and have good haircuts. I appreciate products and services that are nicely packaged. I love the box my iDevices come in. One of the reasons I use OSX is that it looks good, and I’m staring at it all day, right? When I buy home-made syrup my friend here in Gryon makes, I love the little labels she puts on the bottles. I like wrapping on presents. I like the card the vet sends me for Christmas. I like the pretty price-list my nail stylist has on her door.

However, when it’s my turn to do it, it doesn’t feel worth the trouble. For others, obviously, and for myself — and I’m not talking about self-grooming here. I love my flat, for example, but have never put up anything on the walls, though it’s been on my to-do list for 15 years and I would enjoy having pretty things around. Because it doesn’t feel that important. Because I don’t think I care. I don’t think I should care.

But I do.

And this is what this whole clothes-folding-stacking business is opening my eyes to: despite my official stance on the matter, I do enjoy pretty things. I do value packaging. I feel I am allowing myself to connect to something I have most of the time forbidden myself from acknowledging: there is pleasure to be found in being surrounded by things that look nice — and there is also, therefore, pleasure to be found in making things look attractive.

For me, and for others.