Deux mauvais exemples de community management [fr]

[en] Two examples of bad community management, and what I'd suggest to do things better. Exhibit A: cold contacting an online community moderator to ask them to share a (rather lame) contest for a brand with the community. Exhibit B: an off-topic blog comment advertising an organisation the blogger already knows about. Main take-away: make sure that you design your campaign/offer in such a way that it's not "just for you", but that the person you approach gets enough out of it to make it worthwhile for them.

Je vais protéger les innocents, alors je vais juste vous décrire les situations, et donner quelques pistes pour faire mieux.

1. Le concours

Un message privé sur facebook de la part du community manager d’une marque, qui offre des produits ayant pour clientèle cible les membres d’une communauté que j’administre.

La personne qui m’écrit est intéressée par une collaboration avec moi. Pendant un quart de seconde, je m’imagine que c’est à mes services professionnels qu’on fait référence (parce que oui, un volet de mon activité est le conseil aux marques pour leur présence et leurs activités en ligne, surtout quand elles touchent les médias sociaux et les communautés, les gens, quoi). Je déchante vite: on me propose de partager un concours. Les gens envoient des photos et peuvent figurer sur le site web de la marque ainsi que sa page Pinterest.

Pourquoi ça coince:

  1. on ne se connaît ni d’Eve ni d’Adam, et on me propose une “collaboration” qui consiste en fait à utiliser mon réseau et mon capital social sans rien me donner en échange
  2. ce type de concours prend un peu les gens pour des demeurés: ah, on va envoyer des photos à une marque pour qu’ils puissent garnir leur site et présence sur les médias sociaux de user generated content? en gros, pour l’honneur de contribuer à leur image sur le web? à nouveau, c’est à sens unique

Si c’était mon client:

  1. déjà, règle d’or: on évite au maximum de contacter les gens à froid
  2. ensuite, on évite aussi d’approcher les gens pour quelque chose qui nous rapporte infiniment plus qu’à eux: on évite d’utiliser les gens; surtout quand ils ne nous doivent rien et que l’on n’a rien fait par le passer pour leur donner envie d’être généreux avec nous
  3. dans un premier temps, remonter à la motivation de base: qu’attend-on de ce concours? quel est le but profond? dur à deviner sans leur parler vraiment, car ça va s’arrêter à “attirer des visiteurs” ou “susciter de l’intérêt”; il faut remonter à la source: est-ce un problème d’image? a-t-on besoin de vendre plus? lance-t-on un nouveau produit qu’on doit faire connaître?
  4. en fonction de la motivation profonde, on cherchera à mettre sur pied une campagne qui a plus de sens qu’un simple concours, et surtout qui est donnant-donnant — qui respecte l’autre (oui, c’est ça qui n’est pas simple, et pour dénouer ce genre de truc qu’on me paie, souvent)
  5. dans un autre premier temps, idéalement avant en fait, il faut prendre le temps de construire un véritable réseau dans le domaine qui nous intéresse; ça se fait plutôt en six mois qu’en six minutes, et il faut payer un peu de sa personne, y aller soi-même, sans masque mais avec diplomatie, et avec authenticité; si le coeur n’y est pas, s’il n’y a pas de volonté de vraiment rencontrer l’autre, on peut oublier
  6. entre un réseau qui se tient et une campagne où chacun y trouve son compte, ça devient du coup bien plus possible d’approcher quelqu’un (qu’on connaît) pour lui demander une faveur ou lui proposer une opportunité qui lui plaira vraiment; et parce qu’on connaît la personne, on aura bien des chances de tomber juste

2. La pub

Sur un article de mon blog, un commentaire sur un tout autre sujet m’invitant à découvrir une organisation que je connais, en fait. Le commentaire vient d’une personne, au moins, réelle, qui travaille clairement sur la présence web de l’organisation en question.

Pourquoi ça coince:

  1. le commentaire est complètement hors-sujet et laissé par quelqu’un que je ne connais pas => alerte spam immédiate
  2. ça reste de la pub complètement transparente, malvenue sur un blog personnel
  3. la personne a un lien avec l’organisation dont elle fait l’éloge, mais ne l’explicite pas

Si c’était mon client:

  1. règle d’or: on ne laisse pas des commentaires publicitaires sur les blogs des gens
  2. si on veut améliorer la visibilité du site de l’organisation en question auprès de blogueurs et de leurs lecteurs, on peut tenir un blog à haute qualité de contenu, par exemple; si on prend aussi la peine de devenir lecteur du type de blog dont on désire attirer l’attention, et qu’on conçoit son blog comme faisant partie intégrante du même écosystème que les autres, nos articles pourront rebondir sur les leurs et ainsi attirer l’attention de façon positive
  3. que ce soit pour les articles ou les commentaires, ne faire aucune concession sur la valeur ajoutée: on écrit pour donner d’abord, pas pour prendre; on cherche à être utile, pas à déguiser nos intérêts en ceux de l’autre; du coup, un véritable commentaire peut avoir un sens
  4. si on désire vraiment qu’une personne précise nous accorde de son temps pour nous rencontrer, par exemple, on prend soin de faire au maximum ses devoirs pour s’assurer qu’on vise juste, et on s’assure aussi que cette personne s’y retrouvera dans ce qu’on lui offre, et que ce n’est pas “juste pour soi” (cf. point 4. du premier exemple)

Si vous avez des exemples d’approches de la part de marques sur les médias sociaux ou de “community management” qui “coincent”, comme ceux-ci, racontez-les-moi et je me ferai un plaisir de les décortiquer!

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Remettre mon cerveau dans le droit chemin [fr]

[en] About making small changes to get my brain back on track. Less frantic multitasking, more downtime, being aware of what I'm exercising my brain for. It seems to be working, I no longer fear I am suffering from early onset Alzheimer's or some kind of very premature dementia (I'm not kidding, I was really worried about this earlier this year). Most of the links in the article point to English sources.

En fait, bloguer c’est un peu comme faire la vaisselle. Ces jours mon évier est vide et propre quand je vais me coucher, parce que je fais la vaisselle à mesure. Hier soir, j’ai eu un coup de mou, je me suis dit “bah, je laisse” — puis je me suis reprise: si je laisse, demain matin, il va se passer quoi? C’est déjà assez dur comme ça, les matins, sans se retrouver devant la vaisselle de la veille au soir, même s’il n’y en a pas beaucoup. Parce qu’en effet, ce n’était pas grand-chose, ce qu’il y avait à laver.

Alors j’ai pris mon courage à deux mains et fait ma vaisselle.

Dans ma tête, l’évier est plein de vaisselle d’idées. Ça fait près de deux semaines que je n’ai pas blogué, parce que j’ai d’autres trucs à faire, ou que je suis fatiguée, ou pas là. Et quand je pourrais, je regarde la grande pille de vaisselle intellectuelle, et je n’ai pas le courage. Et voilà comment s’enclenche le cercle vicieux. C’en est au point où je ne prends même plus note des choses à mentionner dans mon prochain article, c’est vous dire.

Out of wifiland

Alors on va y aller à rebours. Aujourd’hui, sur Freakonomics Radio, j’écoute deux épisodes sur le sommeil. Il est bien, ce podcast. Récemment, j’ai aussi écouté un épisode fascinant sur l’efficacité de la thérapie cognitivo-comportementale (CBT en anglais) pour la réduction des comportements violents/criminels chez les adolescents, et un sur l’augmentation de la prise de risque en fonction des mesures de sécurité en place.

L’épisode sur le sommeil reparle, bien entendu, de la question des écrans avant de se coucher. Je suis coupable, très coupable. D’ailleurs j’ai du mal à me mettre au lit. J’ai lu une série d’articles là autour ces derniers temps, concernant les enfants: ça va des symptômes genre troubles d’attention aux couchers tardifs. Le premier article propose carrément dans certains cas de passer par un “jeûne électronique” de quelques semaines.

Ça m’interpelle, tout ça. Parce que du temps sur mon écran, j’en passe. Et depuis un an ou deux, je constate des choses qui m’inquiètent, au point que j’en ai parlé plusieurs fois au copines, à mon ostéo, et que j’ai été pas loin de carrément prendre rendez-vous avec mon médecin pour faire des tests.

J’ai la mémoire qui flanche. Je zappe des trucs. Je fais des erreurs, aussi. J’oublie des rendez-vous. Je suis distraite. Je suis stressée, même si j’ai du temps pour souffler. Vous voyez le genre. Quand on est du genre flippette comme moi, on se dit, purée, sénilité précoce, signes avant-coureurs d’Alzheimer, ou bien est-ce que l’âge, ça nous fout vraiment en l’air le cerveau aussi tôt? Je ne rigole pas, j’étais vraiment en train de me poser ces questions. Je me suis aussi demandé si c’était Ingress qui me pourrissait les neurones. Mais non, j’avais déjà remarqué des soucis avant que je commence à jouer.

C’est une remarque de mon père qui m’a décidée à prendre le taureau par les cornes. Enfin j’exagère, mais disons, à prendre sérieusement la piste “mes activités quotidiennes”. Je partageais mes inquiétudes avec lui, et en même temps qu’il me rassurait que 40 ans n’était pas l’âge auquel nos facultés intellectuelles plongeaient dans le gouffre, il me faisait tout de même remarquer que j’étais tout le temps en train de faire trente-six mille choses à la fois. D’après lui, pas besoin de chercher plus loin l’explication.

Viennent s’agréger à tout ça quelques épisodes de l’excellent podcast Note to Self, dont je parle déjà dans mon dernier article: tout d’abord, la campagne Bored and Brilliant, qui nous invite à nous reconnecter avec les vertus de l’ennui (je rigole pas, ennui source de créativité par exemple). Une série d’exercices (je n’ai pas tout fait) pour nous inviter à nous déconnecter un bout. Alors, je connais, parce que (mauvais réseau oblige) je suis beaucoup plus déconnectée au chalet, par exemple. Ou quand je suis sur le lac. Pas étonnant que j’en aie envie.

Ensuite, notre “bilinguisme de lecture” — la lecture hypertexte, qu’on pratique en ligne, où on scanne, saute d’un truc à l’autre, etc, et la lecture longue, celle des livres ou des longs articles, celle qu’on a apprise à l’école et durant nos études. Notre cerveau adore la lecture hypertexte et s’y adapte merveilleusement bien, au point qu’on se retrouve effectivement comme drogués au zapping, et à avoir de la difficulté à lire non-stop un roman. L’épisode me  plaît particulièrement car il insiste sur l’utilité de ces deux types de lecture. On doit maîtriser les deux. Une des personnes interviewées dans l’épisode explique qu’elle s’est forcée à réapprendre à lire longuement. Horrible au début, mais c’est revenu, deux semaines d’efforts si ma mémoire est bonne.

Ailleurs, mais alors je ne sais plus où, un autre épisode de podcast où quelqu’un disait qu’on prenait l’habitude de déléguer des tas de choses à nos téléphones et ordis. Une question? Hop, Google. Tous les rendez-vous dans l’agenda. Etc. C’est génial, et ça marche super bien. Tellement bien que notre cerveau, ce miracle de plasticité, s’y adapte magnifiquement, et deviendrait… paresseux. Comme le chat qui va miauler devant le frigo pour qu’on lui remplisse sa gamelle plutôt qu’aller chasser la souris: chemin le plus court et le moins énergétique pour arriver à la nourriture. (J’ai essayé mais je n’arrive plus à retrouver l’épisode, désolée.)

Tout ça fait gentiment rentrer l’idée chez moi que ce à quoi on occupe notre cerveau au quotidien forge ses compétences. C’est évident, me direz-vous. Comme pour le corps: si on court tous les jours, on va bien courir. Si on travaille sa force, on sera fort. Donc si on entraine notre cerveau à être en alerte et à sauter de A à B tout le temps, c’est assez logique qu’il devienne bon à ça, et pas forcément à rester concentré sur un truc. (Purée, écoutez-moi parler, on dirait les alarmistes genre “tout cet internet va nous moisir le cerveau et faire de nous des addicts” d’il y a dix ans.)

Donc, je suis en train de mettre en place des changements.

Moins de multitâches, déjà. Essayer d’être un peu plus monotâche dans ma façon de travailler et quand je suis derrière l’écran. J’ai souvent plusieurs conversations en parallèle, la chose principale que j’essaie de faire, la chose secondaire sur laquelle ça m’a envoyé (etc.), et Facebook/G+ que je “checke” un peu compulsivement. C’est pas joli, je sais. Il ne s’agit toutefois pas de tirer la prise, mais de revenir à quelque chose d’un peu plus raisonnable.

Idem en déplacement. Là, Ingress n’a pas aidé: avant, dans le bus ou quand je marchais, j’écoutais des podcasts ou je lisais. Maintenant, je joue durant mes déplacements, et entre deux portails, je chatte (souvent avec mes camarades de jeu). Et comme je suis “activement” sur le téléphone, je finis dans Facebook ou ailleurs.

Cette histoire de déplacements, c’est important, parce que les déplacements, c’est une sorte de “temps mort” (plus ou moins mort) que j’avais, et que j’ai “perdu”. Durant mon année sans chat, en 2011, je m’étais déjà posé la question des différents types de temps mort donc j’avais besoin. Et là, je réalise que j’en manque. Même sur les pistes de ski, cet hiver, je me retrouvais à chatter sur les télésièges (à ma décharge, une vilaine histoire de harcèlement est venue se coller là-dessus, ce qui n’as pas aidé — mais c’est derrière maintenant).

Alors, pour revenir au podcast sur le sommeil, une des expertes interviewées relève le challenge de ne pas toucher à ses écrans entre 21h et 7h du matin durant une semaine. Et elle rapporte que ça a eu un effet vraiment positif sur son sommeil. Je n’en suis pas là, mais j’ai commencé à mettre mon téléphone en mode avion quand “j’éteins”.

Inspirée par un article de James Clear sur les comportements par défaut qu’on définit à travers la construction de son environnement, j’avais d’ailleurs il y a quelque temps fait l’expérience de mettre mes écrans dans une autre pièce. Effectivement, quand on se réveille à 3h du matin et que le téléphone est allumé à côté du lit, on a toutes les chances de le regarder, mais s’il est éteint et dans une autre pièce… peu de chance.

Il faut que je pense à utiliser mon FitBit comme réveil plutôt que mon téléphone, mais pour le moment je ne peux pas lui “dire” de régler le réveil comme je le fais avec Siri (“réveille-moi à sept heures et demie”).

Un point d’interrogation qui me reste, c’est la lecture sur Kindle. Depuis un nième article lu sur ces histoires de lumière d’écran avant le sommeil (en passant, j’utilise f.lux depuis des années), j’ai commencé à laisser ma lampe de chevet allumée pendant que je lisais, alors qu’avant je lisais dans le noir, rétro-éclairage de la Kindle sur 6 ou 7, juste ce qu’il me fallait pour lire. Est-ce de la lumière blanche d’écran qui perturberait le sommeil? C’est une activité de lecture continue, et pas de “zapping”, mais c’est sur un “écran”.

Donc voilà. Des petits changements, certains aménagements presque cosmétiques, mais comme je le disais à mon ostéo l’autre jour, il me semble que je vois déjà une amélioration, par rapport à il y a quelques mois. Je fais des efforts, aussi: je ne suis pas complaisante avec mon cerveau qui “me lâche”. Quand un truc m’échappe, je me concentre pour le retrouver. Quand je dois me souvenir de quelque chose, je fais un effort pour l’enregistrer. Je tiens compte du fait que mon cerveau est devenu l’équivalent d’un corps sédentaire, et que je dois être à la fois exigeante et compréhensive avec.

Je vous laisse, j’ai un gros livre à lire…

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Bad Cat Photos (And Links. Non-Cat Links.) [en]

[fr] Des liens. Surtout.

I still haven’t found the magic solution to grab interesting links on-the-fly and collect them for a future blog post. I easily share to facebook, G+ and Twitter from any device. Anything shared on Twitter ends up in delicious, and so does everything shared to facebook (albeit privately). I stuff things in Pocket when I don’t have time to read them and the tabs start piling up. I’ve started sticking things in Pocket that I have read but want to blog about. It’s going to be messy.

The Basket is a Little Tight

I hardly got through the first item in my notes with my last post. So, sorry for the somewhat stream-of-consciousness blogging. Welcome inside my head.

A facebook friend of mine asked us what we thought about couples who have shared email or facebook accounts. The reactions were mostly swift and strong: eeeeeeew! Mine was too.

Online, your account is your identity. Are you “one” with your significant other? Joint accounts, for me, point to symbiotic relationships, which I really don’t consider healthy. Are you nothing without your SO? Do you have no individuality or identity aside from “spouse of”?

This reminds me of how in certain communities the “second” of a couple (ie, not the primary member of the community) sometimes feels a bit like a satellite-person, using the “primary” as a proxy for interacting with the rest of the community. This bothers me.

It bothers me all the more that the “second” is (oh surprise) generally the woman of the couple. It’s a man’s world, isn’t it, and women just tag along. Enough said. A bit of reading. Not necessarily related. And in no particular order.

In “offline” news, I’ve been redoing some of the furniture in my living-room. (“Cheese sandwich”, here we come.) One part of trying to solve Tounsi’s indoor spraying problem is getting rid of the furniture he irremediably soiled, and that was the opportunity for some changes.

New Furniture

The picture is bad, but you see the idea. Huge cat tree on one side, and “cat ladder” created out of two LACK bookshelves from IKEA (don’t put all the shelves in). More for Tounsi than for Quintus, clearly, who is more comfy in the ground-level basket I brought back with him from England three years ago. His elbows aren’t what they used to be, so jumping down from anywhere is a bit of a pain.

Basket for Quintus

Yes, today comes with a lot of bad cat photos. Sorry.

Anyway, I had to remove all my books from my bookcase to move it over one metre, which gave me the opportunity to start sorting, now that I’ve gone all digital with my kindle. I’m finding it very liberating. All those kilogrammes of books I’ve been carrying with me for 20 years! I can now feel free to let go of all but the most meaningful or precious. My Calibre library only takes up space on my hard drive — and hardly any.

(The WordPress editor is doing horrible things to the formatting in this post. My apologies.)

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Swiss Monsoon: Ashley Madison Leaks, Minimum Wage, And Healthcare [en]

[fr] Les fuites de comptes Ashley Madison et pourquoi je ne participe pas aux réjouissances concernant la mise à nu des infidèles. Mes petites théories perso sur le salaire minimum (fausse bonne idée) et le système de santé suisse (bon équilibre des pouvoirs).

After a tropical summer, the monsoon. It’s pouring all its worth outside. No, it’s not very pretty.

Swiss Monsoon

Ashley Madison leaks. Another opportunity to drag “nobodies” into the spotlight and shame them. Oh, the horror of the affair! I don’t have proper stats handy, but cheating is something roughly half of people do at some point, if my memory serves me right. If it’s not more. It’s a small crime. Yes, it’s ugly, it’s a betrayal, a breach of trust, and can even endanger your partner if you’re having unprotected sex. Lying is ugly (don’t I know it). But in the grand scheme of things, it’s a commonplace transgression. That usually has a story. Anyway, my purpose is not to discuss adultery in length or excuse it (go read Dan Savage again), but to invite those who may be perched there to descend from their moral high horses.

Does being on the Ashley Madison leaks list mean you should be outed to all those who know you as a cheater, maybe ruin your marriage beyond repair, and even damage your career? (And just sayin’ — not all those with Ashley Madison accounts are cheating scumbags.)

So, I will not gloat about these possibly lying and cheating people who are now outed to the world. Not because I think they have done no wrong, but because I do not think that the public square should be the one to judge their crimes. (Read my patchwork post from the chalet for some background.)

And then there is this:

Josh Duggar? I will allow myself some schadenfreude, given the guy has made a career shaming others for their sexual orientations, preferences, or even gender. He’s not a nobody. He’s a celebrity with a big PR machine. Different can of fish.

I didn’t just want to talk about Ashley Madison — I actually took notes of the various things I would blog about in my “next post, this week, oh next week, ouch another week has gone by”.

There’s a very interesting Planet Money episode on the birth of the minimum wage. It’s funny that for the US it is so obvious that there must be a minimum wage. Yeah, guys — it didn’t always exist. Here in Switzerland, there is no minimum wage. On the one hand I think it’s important to ensure people are paid fairly. But on the other hand it seems to me that setting a minimum wage makes us run two systemic dangers:

  1. The first is “tampering with the system” of offer and demand. This is not a very palatable point of view, and it’s certainly shaped by the fact Switzerland has a very low employment rate. I like to believe that if something is really underpaid, people will not take the job. But I know this is wishful thinking, to some extent. When you are desperate, you will even take a bad deal. But does artificially raising the bar for the price of labour solve the underlying issue, which might simply be that there is just not enough work for everybody anymore, which may call for much more radical solutions than a minimum wage?
  2. The second, way less far-fetched, is priming. When there is a minimum wage, this in a way sends a signal that if you’re paying that amount, you’re “OK”. What are you complaining about, you’re getting the minimum wage! I worry that if we do set a minimum wage, salaries which used to be just above might end up being “attracted” to that theoretical minimum. If everybody is paying minimum wage, you don’t have much choice but minimum wage. With no “reference point”, employers will probably be more free to compete to attract employees by varying how much they pay. I realise this is coming back to my first argument, and assuming a system in which there is “enough work”, so I’m not sure how things hold up when employees are competing for just any kind of employment.

Does anybody know of research around these questions? I’d definitely be interested in reading more on the topic.

This slightly “political” topic brings me to one of my little theories about the world. It has to do with healthcare. Healthcare has always been of a particular interest to me, probably because I use medical services quite a bit, and maybe also because I had heart surgery when I was a little girl and quite liked my hospital experience then.

I have people close to me in various countries, not the least my grandparents in the UK, and close friends in the US (and we hear enough horror stories about US healthcare, don’t we). I’ve lived in India (OK, extremes). I am in love with the Swiss healthcare system. And I have my little theory about why it is so good.

First, here’s how it works:

  • basic insurance (which actually covers a lot, determined by law) is compulsory; if you’re really too broke to pay for it (300-400 CHF/month roughly) your town will normally pitch in
  • when you go to the doctor, you pay the bill directly, then send it to your insurance which reimburses 90% of it; every year, you pay the first 300-2000CHF of your bills before getting reimbursed (you choose the “franchise” and your monthly insurance bill is reduced if you take a higher one)
  • for fancy stuff like alternate healthcare, private rooms in private clinics, etc, there are optional “complementary insurances”; they can refuse to take you on, but once you’re on, you’re on

So, it’s quite expensive, but the quality of care is really good. The reason I think it works well is that there is a balance between those parties who have a vested interest in costs being high (doctors etc.) and those who have a vested interest in keeping it low (insurance companies).

This means:

  • nobody can get dropped by their insurance because they get sick, or some “preexisting condition” BS
  • your insurance is not tied to your employer
  • “everybody” has insurance (quotes, because it’s probably not the case for a tiny marginalised fraction of the population)
  • you are free to see the doctor your want
  • no huge waiting lists for specialists, or hospitals, or doctors, or whatever
  • no quotas (your “GP” has more than 8 minutes to see you, and will just charge more if you end up needing a 45 minute consultation)
  • you get the bills, so you have an awareness how much your healthcare is costing
  • the quality of healthcare is high pretty much everywhere.

It’s not perfect. Ask Swiss people, they will complain about the healthcare system all day if you let them.

For me, the US is an example of a system where the people who have a vested interest in raising the costs have too much power. That’s how you end up with ghastly expensive bills for things like a drip, and insurances which have no incentive to defend your interests, as they can seemingly easily get rid of you if you become too expensive.

We see this in two areas here in Switzerland:

  • dental care
  • pet insurances.

Dental care insurances are not compulsory and not regulated. We are used to paying our dentists out-of-pocket. Having anybody in this country look at your teeth costs an arm and a leg, and insurances are commonly perceived as “not interesting” to have. Easier to drive to France (that’s what I do).

As for pets, we have seen insurances show up these last years. I got one for Tounsi as he was young enough, and it did serve me well as I ended up with thousands of francs of vet bills a couple of summers back. But the insurance has a clause for “chronic conditions” where they only pay for care during the three first months, and then they don’t cover it anymore. Sounds a lot like something one might find in human insurances on the other side of the pond?

As for the UK, it suffers from the opposite problem. As everything is state-run, and paid for by taxes, the parties looking to minimise the cost of healthcare end up having too much power. You end up with ridiculous quotas, sub-standard care, huge waiting lists. Sure, it costs less, but the quality of healthcare takes a dive.

What do you think of my “perfection in the balance of power” theory? Specially interested in your views if you’re an expat and have first-hand experience of different healthcare systems.

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Ingress: apprendre à glypher et éviter la pénurie de résonateurs [fr]

[en] On the importance of learning to glyph correctly, and how to avoid running out of resonators (4, 5, 6) while keeping your stocks low, thus freeing space for more interesting items.

Je joue toujours à Ingress. L15 en vue, mais nécessité de lever un peu le pied pour cause de vilaine bursite à l’insertion du tendon d’Achille. (“Ça pourrait être un facteur déclenchant,” m’a dit mon médecin quand je lui ai dit combien je marchais.)

Bref. Je profite donc de faire un peu “d’Ingress canapé” (cf. les “armchair anthropologists” et consorts) pour vous régaler d’un ou deux conseils.

Premier conseil: glyphez. Je veux dire, apprenez à glypher (et pas avec cette saleté d’overlay glyphe-triche sur Android dont certains tentent de rationaliser l’utilisation; c’est de la triche, faites pas).

imperfect truth accept complex answerAlors je sais, c’est facile à dire, “apprenez à glypher,” mais concrètement? J’entends souvent “je glyphe pas parce que j’arrive pas.” Mais pour apprendre, il faut justement passer par cette phase où on essaie et on n’arrive pas. A force de s’entraîner, ça finit par rentrer, et on arrive même à faire “imperfect”!

Perso, je vous encourage à faire un peu confiance à votre cerveau et aux processus d’apprentissage naturels. Si vous commencez à jouer, mettez-vous-y tout de suite. Au début, vous allez regarder les glyphes se dessiner sur l’écran, et être incapable de reproduire quoi que ce soit. Ce n’est pas grave. Ce qui est important, c’est de bien regarder la correction et les noms de glyphes qui apparaissent.

Les glyphes ont un sens, et les phrases aussi, ce qui rend leur mémorisation à court terme facile, une fois qu’on connaît les noms des glyphes. Il y a des couples de glyphes complémentaires comme “create/destroy” ou “past/future” dont la forme graphique exprime le lien sémantique.

Si les phrases sont trop longues, tentez de retenir le premier glyphe — puis les deux premiers, etc.

Mais pourquoi se donner toute cette peine? Glypher apporte des bonus de matériel conséquents. Pas juste un ou deux items, mais carrément (si on glyphe sur des P8) l’équivalent de 3 ou 4 hacks. En moyenne, pendant une ferme, on arrive à 13 items par hack en glyphant. On voit tout de suite les implications… (Difficile de jouer sans matériel.)

Si on veut s’entrainer pour être en forme pour sa prochaine ferme, il y a des applications d’entrainement comme Glypher. La vitesse ne fait pas de grande différence au nombre d’items obtenus — il vaut donc mieux y aller lentement mais sûrement qu’essayer de battre des records et rater ses glyphes.

Savoir glypher est aussi important pour ne pas vous retrouver en pénurie de résonateurs. J’entends souvent des joueurs dire qu’ils n’ont plus assez de résonateurs de niveau 4 ou 6 (généralement ceux de niveau 5 ça va, vu qu’on hacke du 5 quand on joue seul).

Si on glyphe confortablement, non seulement on ne se retrouve quasi jamais à sec, mais en plus, on peut se permettre de tourner avec un stock minimal de résonateurs 4, 5 et 6 dans son inventaire, libérant ainsi de la place pour des items plus intéressants (comme des XMP, au hasard). Personnellement, je tourne avec entre 20 et 30 résonateurs 4 et 5, et un peu plus de 6 si je peux, 30-50, vu que je joue souvent solo. Mais je suis souvent à moins. Il est complètement inutile de se balader avec 100 résonateurs de niveau 5 dans son inventaire.

Comment je survis?

Déjà, il faut connaître le “truc” pour obtenir des résonateurs de niveau 4: déployer 8 7 6 6 5 5, puis hacker (en glyphant bien sûr). A ce stade du déploiement, le portail est de niveau 4, et on obtient donc des résonateurs 4. Qu’on peut ensuite déployer pour compléter le portail.

Le désavantage ici, c’est qu’on ne peut pas continuer à avancer, si on veut déployer proprement. Ça nous ralentit donc. Une alternative est de compléter le portail avec deux résonateurs de niveau 1, ce qui permet de continuer à marcher et de les upgrader une fois qu’on a fini de hacker le portail.

Pour les résonateurs de niveau 6, il faut être à l’affût des portails incomplets capturés par un autre joueur. Avec un 8 ou un 7 en place, on fait du 6. Quand je commence à être à court de résonateurs 6, il me suffit de croiser 3-4 portails ainsi que je peux “monter en 6” pour me refaire un peu mon stock.

De façon générale, je garde toujours un oeil sur mon stock de résonateurs quand je joue. S’il est haut, je n’ai pas besoin de glypher et je peux donc jouer plus “vite” si je le désire. S’il est bas, je glyphe soigneusement.

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Fuzzy Vision [en]

[fr] Encore du vrac!

Watch, if you haven’t watched it yet, the video on managing unconscious bias at Facebook.

And, just because I thought of it right now this second, this documentary on Yusuf Islam, the artist formerly known as Cat Stevens. He tells a very moving story of his religious journey, from the early days when he was “a pop star” to now. (Remember the “Salman Rushdie incident“? Not surprisingly, it’s not what you thought it was, just like the story of the lady suing McDonald’s for spilling hot coffee on her lap is not what you thought.)

Note to Self” was formerly called “New Tech City“, and it’s a podcast on the human side of the digital world. Exactly what has been of interest to me these last fifteen years. I recently liked this episode about reading. There are two different types of reading skills we need to develop in today’s world:

  • slow reading: the type we learned at school and practiced before the internet. Reading a novel. Reading complex, complicated stuff we need to digest.
  • skim & skip reading: the type we do online, always interrupted, always jumping off to something new, going through large quantities of information quickly.

Both need training. But our brain adapts to the second type so well… we need to remember to practice the first type. It will come back. I still read books (Kindle…) and I’m going to make sure I set aside some regular phoneless reading time in future.

Hiking yesterday, I realised that there really is a technique to walking on a mountain trail. Specially going downhill. I don’t know how I learned this, if somebody taught me or if I figured it out alone. Shift weight gently, don’t just dump all your weight on the next foot as soon as it hits the ground. Do it in a way that you can backtrack if you start slipping. Remember your knees (and ankles) are there to absorb shock (too many concussions have taught me to be sensitive to this). So bend your knees. Don’t plonk your foot down with a locked knee.

Vue depuis le Chamossaire

And when it’s too steep, or there is a really big step to go down, and your back leg is not willing (or strong enough) to let you down gently? Squat first on both legs. Then take a step down from that squatting position. Easy!

Fuzzy eye? Articles need titles, don’t they. I seem to have managed to sunburn one of my eyes two days ago, and my vision out of it is still fuzzy. Probably nothing serious, but as it’s about an eye, I’ll do what my vet says and not mess around. Doctor today or tomorrow.

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A Patchwork Post From The Chalet [en]

[fr] Plein de choses en vrac. Y'a des liens qui mènent vers des trucs en français.

I keep falling into this trap. I don’t blog about something because there is something else, more important, that I should blog about before and haven’t got around to writing.

In this case, it’s the fact that just over a week ago, I finally got to see Joan Baez live on stage. I’ve been listening to her since I was seven or so. I know most of her songs. I’ve always listened to her. And a few years ago I decided that I should really go and see her live soon, because, you know, she’s not getting any younger, and at some point people who spend their lives touring and singing on stage might decide that they want to stay at home and paint instead.

Joan Baez at Paléo

And she was coming to Paléo, in Nyon, just next door. I think I cried during the whole show — not from sadness, just from too much emotion. I was glad to be there that evening, because it was the evening to witness, with Patti Smith and Robert Plant, too. Isn’t it strange how somebody can be such an important part of your life (the soundtrack of many of my years, like Chris de Burgh) — and yet they have no idea you exist?

If you’ve never listened to Joan Baez, just dive into YouTube.

During the drive to the chalet a story came up on the podcast I was listening to which is exactly about that. The Living Room, a story from the podcast Love + Radio, which I’m going to add to my listening list as soon as I have a good enough data connection.

I finished reading “So You’ve Been Publicly Shamed” by Jon Ronson, after devouring “The Psychopath Test” these last weeks. It’s a great book. Anybody spending time online should read it. It’s important. With great power comes great responsibility, but we the people on Twitter and Facebook are not aware of the power we wield. The power to destroy lives. To get the gist of it, use 17 minutes of your life to watch Jon’s TED Talk.

My reading of this book coincides with the unleashing of online fury over the killing of Cecil the Lion. It has disturbed me deeply. I feel an urge to dig through my archives and see what my reactions to Jonah Lehrer and Justine Sacco were, because I remember the stories. I’m worried of what I may find. I will be watching myself closely in future.

I also find myself shy in speaking up against those piling on against Cecil’s killer. Oh, he has done wrong. And I have no love for hunters, and no love for hunters of big cats. But what is missing here is proportionality. And I am scared that by speaking up I will find myself faced with a wall of “you’re either with us or against us”, ie, if you don’t join the mob then you’re defending the killing of lions. Just the way last year I was accused of “encouraging pedophiles” and whatnot because I was opposed to a stupid piece of “anti-pedophile” legislation. To some extent, I feel like I have let myself be silenced. Parallels to be drawn with the harassment episode I went through earlier this year (more on that, someday, probably).

This interview of Jon Ronson for On The Media also gives a very good summary of his book.

(My only gripe with Jon Ronson and his book is that a blog is not a post, dammit!)

Two local newspaper articles made me react today on Facebook (they’re in French). One about “the ideal age to conceive” for women, and one about a carer who got bitten by a Komodo dragon at the Lausanne Vivarium.

The first made me jump up because alongside statistics saying “if you want three kids you should get to work at this age” we find things like “you still have a 40% chance of conceiving at 40” and “don’t worry, it’s still quite possible to have children after 37”. Well, at 40 your chances of success through IVF are more around 10-15% — I’m curious where that “40%” comes from, and what it’s supposed to mean. Certainly not “4 attempts to conceive out of 10 succeed” but more “4 women out of 10 who are ‘trying’ (define that) succeed”. Another topic that’s keeping me from blogging about other stuff, because I have so much more to write about not having children. Well, you’ll get it in tidbits, it seems.

As for the second, well, I was expecting a “scare” piece. “Look, the dangerous animal.” Or “look, another negative story for the Vivarium” (which was running out of funding a couple of years ago). To my surprise the article was really good (edit: wow! they seem to have changed the title!), with the carer explaining how she was actually responsible for how the animal had reacted, and that showed how affectionate she was towards it despite the bite. I realised that reading the title had prepared me for “bad journalism”. But going back to it, the title was quite neutral: “Vivarium carer bitten by komodo dragon”. And so I wonder: how could the title have been better? Tricky.

Up in the mountains, in my chalet with almost no data connection, it’s easy to slow down and “do nothing”. A couple of weeks ago I decided I was going to consciously try and do less things in parallel, both on a micro and a macro level. Monotask more, multitask less. Try and keep my number of “open projects” under control. My podcast-hopping brought me to the “Bored and Brilliant Boot Camp” episode the other day. It really drove home the fact that my brain needs downtime. Bored time. And probably a holiday (I haven’t had a “real holiday” (= with no work to do) in much too long, and I’m starting to feel it. How did that happen? I thought I was over that.) So now, I’m paying more attention to where my phone is, and trying to keep it more in my bag and less in my hand, more in the other room and less just next to me.

That’s it for today, folks. My plan is to write again tomorrow. Or the day after. Let’s see if it materialises.

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Disconnection [en]

[fr] Certaines formes d'écriture ne peuvent plus se faire déconnectée, pour moi.

I’m at my chalet. Cats are curled up on the bed and I have a nice cup of tea ready. There is no wifi here. Cellphone reception is extremely patchy — and cellular data, when it works, is excruciatingly slow and unreliable. This is my “disconnected place”.

There is a lovely café in the village which offers free wifi as well as delicious home-made syrups, smoothies, and cakes. And tea for winter, of course. I go there to work and connect with the world.

I use MarsEdit to edit and write blog posts offline. As you can imagine, this is not something I do often. But this time around, I had quite a few to work on for my client, and I figured I could also do some of my work at the chalet.

While I was at it, I updated the settings for my blog (yup, still in server-move limbo) so that I could write an article or two. Everybody knows that being offline is great for productivity, particularly for writing.

Well, it turns out that there are certain types of writing for which it isn’t all that great. A lot of the stuff I write about here is nourished by things I’ve read online somewhere. I want to include links, check sources again to make sure I remember correctly what I have read. Search for more information.

I have become so used to writing/blogging plugged into the internet that I forget how much I rely on this extension of my mind that the network has become for me. (See, I’m sure there is a good piece somewhere to link to about that — but as I’m writing this offline, I can’t dig it out for you.)

I don’t think this is a bad thing. My brain still works. I haven’t lost the ability to write, and more importantly, to think. But I find myself in the situation where I am so used to functioning with a given tool that I forget its absence will prevent me from doing certain things.

The article I wanted to write is about doing what we want versus doing what we have to do. I’ve been through a series of realisations on that topic, and I want to be able to reference them and map them out for — maybe with the same sources, somebody will come to the same realisation, and my article will have been useful. Oh well, I’ll write it another time, when I have access to the internet.

Maybe I just have to remember that blogging/writing is not something I should try do to when offline.

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The Zeigarnik Effect and Open Loops [en]

[fr] L'effet Zeigarnik, c'est ce qui nous fait finir quelque chose dans lequel on est lancé, ou qui fait qu'on repense à ce qu'on a interrompu pour y revenir. A mon avis, cet effet joue un rôle clé dans ce qui nous attire encore et encore à retourner sur Facebook ou autre: en prenant part dans des communautés et réseaux en ligne, on met en marche toutes sortes de choses dont on veut voir l'aboutissement. J'ai posté un lien, la chaîne d'actions logique est ensuite que des gens vont liker, commenter et partager. Il y aura peut-être une réponse à donner, ou tout du moins, je veux "suivre" pour savoir comment ça fini. Les conversations en ligne, idem: il y a toujours quelque chose qui se passe dans un chat, la discussion ne se termine jamais.

A few months ago, I stumbled upon the Zeigarnik Effect. It is the effect that prevents us from interrupting our teeth-brushing in the middle. Once we’ve started, we feel a need to keep going. It’s really useful.

For me, it was a missing piece of the puzzle that fitted nicely alongside the idea of GTD’s “open loops”. If you have to interrupt something before you’re done with it or the task is completely, the Zeigarnik Effect will make sure your brain nags you about it.

It explains why it’s important to “just get started” or “just do something”. It also explains why having a lot of ongoing stuff in parallel is stressful.

While I’ve been writing this post, I’ve given myself a wonderful demonstration of the Zeigarnik Effect in action. You see, I couldn’t remember exactly where I’d heard about it. I’m pretty sure it’s in one of James Clear‘s posts, because it’s definitely the kind of thing that he writes about, but I’m not 100% certain.

I can remember the context: for a given task, there is a kind of “tipping point” where the Zeigarnik Effect kicks in, and you finish what you’ve started. Knowing where that point is comes in really handy for getting things done rather than just thinking about how we’re not doing them. I remember the example clearly: for flossing, the “tipping point” or “trigger” in question was when he’d torn the piece of floss off the roll.

I’ve just spent… oh, I don’t even dare tell you… way too much time trying to find that article so I could link to it. I found plenty about flossing and the Zeigarnik effect. The worst is that I already spent way too much time trying to dig out that source when preparing a mini-workshop on “time/task management” I gave two months back. And didn’t find it.

You know the irony? I just stumbled upon the article in question! It wasn’t James Clear after all. And you know the funny bit? I thought I’d add a link to a Google search in the above paragraph. Just to show you how much stuff about Zeigarnik and floss I had waded through. To my surprise, many of the links there were not those I had been wading through an hour ago. Maybe I only searched in specific places where I thought the article was, like Clear’s blog. Anyway. I have it! Incredible!

The reason I went down that rabbit-hole was because it was an “unfinished task”. And the more time I spent trying to “finish” it, the stronger my urge to keep going became. Typical, right?

And here we go again: while looking up some old articles of mine, I remembered that the markdown plugin wasn’t working on the new server. I had to hold myself back from downloading and installing it. It would have meant interrupting the writing of this blog post, though, so I guess that is what just saved me. But now I have this nagging “open loop” in a corner of my mind.

(Bear with me while I add it to my running list of things that need to be done so I can stop thinking about it.)

(Oops, while I was there, I quickly checked a spreadsheet to see if there were any new sign-ups for my next workshop. There weren’t. Do I leave the form open or close it now?)

As you can see, there is a clear link here to multitasking, procrastination, and the general feeling of “not enough brain space” that I have a times. It also makes me think about how when I start something, I have a lot of trouble stopping. Hypertrophied Zeigarnik Effect?

Today — and this is what prompted this post — I suddenly realised that the Zeigarnik Effect played an important part in dragging me back to my computer, or my phone (home to Facebook and Google Plus). By participating in online communities and networks (sounds better than “social media” doesn’t it? more human?) I set things in motion that do not end.

An online conversation is never-ending. There are always people in the chatroom. I post a link, it will be interesting to see who likes, comments, or shares it. I stumble upon interesting articles that need to be read.

My time on my phone or my computer is spent creating innumerable open loops that I am then desperate to close, while at the same time opening yet others that will also have to be closed. Whack-a-mole.

It feels like my “tipping point” for feeling the urge to finish something (or at least dive in) is ridiculously early. Am I mixing two things up here? Do we still speak of the Zeigarnik Effect when a task has not actually been started? Is thinking about doing it sufficient in some cases to “initiate” it?

So here’s my next mission: taming my open loops. I can’t remove them, but I can learn to live with them better.

(This was originally the title to this post, but given I’m not sure how I’m going to do that it seemed a little misleading.)

Before writing this post, I googled for “open loops social media” and other related searches, and I now have about a dozen articles to read about “compulsion loops” and the inevitable “social media addiction” (disclaimer: I’m not convinced it is correct to speak about “addiction” in this context). I’ll probably have more to write on the topic… if I manage to get around to reading them. 😉

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“It’s Just a Game” [en]

[fr] "C'est qu'un jeu!" J'ai beaucoup entendu ça ces dernières semaines. D'une part pour dire "tu as vu le temps que t'y passes?" et d'autre part pour dire "machin t'insulte mais c'est pas grave, c'est juste un jeu". Et toi, tu passes combien de temps à regarder la télé? Quant au reste... le jeu est un jeu mais les relations entre les joueurs, elles, sont bien réelles. Etre harcelé ou insulté dans le cadre d'un jeu n'amoindrit pas le harcèlement ou l'insulte.

“It’s just a game!”

I’ve heard that a lot these last weeks. About Ingress. Of course it’s “just a game”. But.

Before I get to the “but” bit, here are the two contexts in which I’ve heard “it’s just a game”:

  1. you spend so much time on it, how crazy, it’s just a game!
  2. don’t get so wound up that people are behaving like jerks, it’s just a game!

Context 1: how much time do you spend watching TV? at the gym? and if I was walking or jogging around instead of “playing a game”, would you still comment on how much time I play? or if I was reading a book? It’s interesting how because it’s a “game”, and therefore “fun”, spending time on it is a “bad thing”… And in the case of Ingress you can’t even argue that it’s “time sitting behind a computer”, because it’s actually “time spent walking and walking and walking”. Exercise is supposed to be good for you, isn’t it?

Context 2: the game is a game, of course, but the human relationships between players are real. If a player is bullying another player, or insulting them, or treating them badly, the fact that what brought them together is a game is pretty irrelevant. It makes sense to say “it’s just a game” when it comes to gauging how seriously to take the actions of the game (is it really a question of life and death, worth getting mad at others for, if Portal WhatNot is still standing in 20 minutes?) But it doesn’t make sense to use “just a game” as a reason to discount the impact dysfunctional relationships or group dynamics can have on the people involved.

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