Aimer écrire [fr]

Ça m’est venu hier dans une discussion avec une collègue: j’aime écrire, mais comme moyen d’expression. J’aime mettre par écrit des choses qui sont dans ma tête. J’aime m’exprimer par écrit, “parler” par écrit, réfléchir par écrit.

La rédaction pure, prendre un contenu arbitraire et le mettre en forme par écrit, collecter des infos de différentes sources pour en faire quelque chose de digeste, en tant que tel, ce n’est pas ma tasse de thé.

C’est certainement pour cela que durant toute ma carrière j’ai relativement peu écrit “sur commande”. Même lors des mandats rédactionnels que j’ai eus, j’avais une motivation forte à communiquer la matière dont il était question. Et lorsque ce n’était pas le cas, la rédaction était pénible. Oh, je l’ai fait, et je le ferai sans doute encore, mais je n’aime pas particulièrement ça.

Gagner ma vie en écrivant, ça n’a jamais été un objectif pour moi. Gagner ma vie en réfléchissant, ou en communiquant mes idées, ça oui, c’est attractif.

Je blogue depuis plus de dix-sept ans. Il y a eu des pauses plus ou moins longues, la fréquence rédactionnelle a beaucoup varié, le genre d’écrits aussi. Ici, je pense et je parle à haut clavier. Et c’est pour ça que ça dure.

 

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Less Facebook, Less Phone [en]

[fr] Moins de Facebook et de téléphone en ôtant l'app (restera l'ordi et l'iPad). Une collection de liens et de réflexions sur ce que sont devenus ces "médias sociaux" qui sont maintenant un "canal de distribution de contenu" dans lequel injecter des conversations est un pitch de startup.

I read this yesterday and removed the Facebook application from my phone again. Again, because I had done it a few months ago. I reinstalled it upon the death of a friend, who was also the founder of an online community I manage, and I needed to be connected better during those times. And I didn’t remove it afterwards (when is “afterwards”, when somebody dies?)

So, I’ve removed it now. I have a wristwatch again, too – have had for a few months. I like not having to take my phone out to know what time it is.

I’ve decided it was time to put my phone in flight mode during the night again, too, and I intend to leave it off for the first hour of the day. We’ll see how that goes. The next step will be implementing a shutdown time at night, too. I’d done it sometime back – no tech after 9pm.

For months now, it’s been bothering me. Maybe years. So much fear and outrage online. I’m sick of the outrage. What I fled when I stopped watching TV news has now caught up with me on Facebook. I remember this French TV executive who said very openly that they were in the business of selling “available brain time” to advertisers. Nothing has changed, it’s just online too now. I’m acutely aware how often I am “stuck on Facebook” when in fact I wanted to be doing something else. I feel a bit like a fool to have believed the digital world was something different. It was just because it was new.

As I am coming to terms with an upcoming shift in my career focus, which will probably mean “less social media”, I am reminded of what brought me here when I hear a startup pitching a social network that will “bring conversation” into social media, and describing social media as “content distribution”. I came here for people. For relationships. For conversations. For the web we lost, probably.

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Journaling With Google Keep [en]

[fr] Google Keep, super pratique à utiliser pour prendre des notes (avec photos!) ou tenir un journal.

During my holiday in Spain last May, I started journaling. I had two weeks “off”, sailing, and days quickly started to run into each other. So before going to sleep, I’d pick a photo of the day, and jot down where we had gone, what notable things happened, etc. Actually, the thing that got me started was being hit by a nasty wave of grief about losing Tounsi. And then I kept going.

I first used Apple Notes, but Google Keep quickly seemed more appropriate. It’s my main note-taking app. I also like the way it displays notes, with the photo(s) visible, and a snippet of text. I created a “Journal” label, so that I can easily filter all my journal entries if I want to.

I like the practice of taking a few minutes to sum up my day. I keep it short, avoiding the dive into stream-of-consciousness meandering around what I’ve been thinking, sticking to the factual. I think that’s what has allowed me to keep it going.

Lately, I’ve also used Google Keep to take notes during an outing to discover edible plants. Snap a photo of the plant, put the name in the note, and jot down relevant info. I remember missing out on taking notes like this during a previous “mushroom” outing: I ended up with a pile of photos and a pile of notes, but insufficient memory of which name went with which photo.

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Rendre visibles ses articles de blog, c’est galère [fr]

[en] Yep, making your blog articles visible sucks -- so does making anything visible.

Bon, pis les blogs? “Galère pour rendre visibles ses articles de blog,” me dit-elle. Je crois que c’est comme pour tout. On est vraiment sur-sollicités. Tout le monde et toutes les marques sont sur Facebook. C’est la surenchère du “comment faire pour que les gens remarquent ce que je fais”. Parce que oui, faut faire bien, être pertinent, répondre à un besoin chez l’autre… mais s’il ne sait pas qu’on existe, tout ça, c’est inutile!

Je ne dis rien de nouveau. C’est pour ça qu’on a la pub. On est tous dans une grande foule à tenter de se faire entendre. Ou voir. Le premier qui monte sur la table ou les épaules de quelqu’un, on va le voir. Mais si tout le monde le fait, on ne voit plus personne.

La solution? Perso, je pense qu’on va “en revenir” un peu, de cette surenchère à capter l’attention de tous. Quand tout le monde vous crie dans les oreilles, celui qui vous donne un petit billet réussira à se faire entendre. C’est ce qu’on disait au début du web, ce que disait le Cluetrain: on est pas des “eyeballs”, on est pas des nombres, on en marre qu’on nous objectifie pour nous vendre des trucs.

Et j’ai l’impression, de plus en plus, qu’online est devenu ce qu’était avant offline. Exemple bête, les infos. J’ai arrêté de regarder les infos il y a des années parce que ça ne faisait que me rendre plus anxieuse. Maintenant les infos sont partout sur Facebook et Twitter. La pub aussi.

Alors, moi, je crois (et j’insiste sur “croire”, c’est une croyance) qu’on va finir par revenir au fondamental: aux gens, aux relations. Quand on est saturé d’infos, et qu’on réalise qu’on ne peut pas leur faire confiance (Fake News anybody?) on va finir par recommencer à demander à son voisin ce qu’il en pense.

Retour au personnel, au relationnel. (C’est de ça que j’ai causé mardi à Genève, d’ailleurs.)

Alors, le blog? Le blog reste (j’en suis persuadée) l’endroit par excellence pour une communication humaine un peu plus développée et moins réactive que les commentaires Facebook. La discussion c’est bien, et utile, et nécessaire, mais des fois c’est bien de réfléchir un peu plus tranquillement dans son coin.

Son problème, c’est la distribution, et c’est là qu’il est “comme tout le reste”. Faut avoir un réseau de malade sur Facebook, Instagram, Twitter, et ailleurs. Faut savoir présenter les choses de façon accrocheuse pour capter l’attention du facebookeur décérébré (je sais, j’en suis aussi), qu’il clique et qu’il lise (et ne se contente pas juste de partager, ou pire, d’ignorer). D’ailleurs, je mets maintenant des photos à mes articles, même si elles n’ont rien à voir. Sinon, ils n’existent même pas, dans l’écosystème de distribution Twitter-Facebook-Linkedin.

Le chat qui miaule bien fort obtient les croquettes…

Les lecteurs RSS sont quand même bien morts avec Google Reader.

Le revers (positif) de la médaille, c’est l’e-mail. Avec la démocratisation des outils sociaux, notre e-mail s’est quand même un peu vidé de toutes sortes d’activités qui fonctionnent mieux sur Facebook et consorts. Je ne sais pas vous, mais pour ma part, je ne croule pas sous les mails. Les humains ont appris à utiliser des filtres (pas tous, ok, mais quand même), Gmail a commencé à regrouper nos longs échanges en conversations, et les boîtes de réception sont de plus en plus intelligentes.

L’e-mail, qu’on a voulu mort il y a des années (je me souviens de quelques interviews, dont une, j’étais sur le quai de la gare de St-Prex, marrant comme ça marche la mémoire, bref, on essayait de me faire dire que l’e-mail c’était fini, non mais tu rêves), c’est un certain retour à ces messages de moi à toi, en privé, loin de tout le bruit et des sollicitations. C’est pas pour rien que les newsletters reprennent du poil de la bête.

Donc, assurez-vous qu’on puisse s’abonner à votre blog par e-mail. J’adore le blog de Sylvie. Mais si je n’étais pas abonnée par e-mail, je raterais beaucoup d’articles. L’e-mail, je sais que je le regarde. Au moins le titre. Les réseaux sociaux, c’est pas fait pour tout voir. C’est conçu pour faire remonter les voix les plus fortes, et ce sont elles qu’on finit par entendre. On y a beaucoup cru (je me mets dedans), mais ça a des effets vachement pervers, mine de rien.

Donc oui, rendre son blog visible, c’est la galère. Rendre n’importe quoi visible, en fait.

Il y a certainement des choses à redire concernant les idées que j’émets ici. J’ai écrit tout ça d’une humeur un peu “coup de gueule” qui reflète aussi où j’en suis par rapport à tout ça. Si vous avez des objections ou des avis différents, je serai ravie de les entendre.

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Addictive Tech [en]

This week-end I was listening to a Fresh Air interview of the author of Irresistible, on addictive technology. I don’t like the idea of considering tech overuse as an addiction. But if we leave words like that one aside, I find myself in agreement with Adam Alter.

Here’s my main take-away, the one that has been trotting in my head since then: if you find yourself checking Facebook or whatever on your phone when you would actually rather be doing something else, then it means there is a problem.

This happens to me. A lot. But being aware of it makes it reasonably easy to snap out — which I have been doing regularly these last days. “Do I really want to spend my Sunday morning hanging out on Facebook?”

I’ve also installed Moment to try and get some objective measure of my usage, but I keep forgetting to take the screen shots.

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Russian Passenger [fr]

Tout à l’heure, j’ai écouté l’épisode “The Russian Passenger” du podcast Reply All. Alex arrive avec une question: il a d’un coup commencé à recevoir des alertes Uber pour des trajets à Moscou, au milieu de la nuit. Il voit que les trajets sont facturés à sa carte de crédit.

Il tente de se connecter à son compte via l’application sur son téléphone mais… son compte ne semble plus exister! L’investigation subséquente nous mène dans le monde du traffic de comptes et de mots de passe. On envisage d’abord l’hypothèse d’une faille de sécurité chez Uber, abandonnée au profit de la réutilisation de mots de passe. En effet, quand on réutilise ses mots de passe, il suffit qu’un service qu’on emploie soit compromis, et les trafiquants de comptes vont ensuite essayer notre combinaison “e-mail + mot de passe” un peu partout, pénétrant ainsi dans des comptes de service qui n’ont pas été compromis. Dans le cas d’Alex, il semblerait même que ce soit son compte Gmail qui ait été hacké, alors même qu’il utilise la double authentification… Le mystère demeure.

Bref, encore une histoire qui met en avant l’importance de ne jamais réutiliser ses mots de passe, et donc d’avoir un gestionnaire de mots de passe pour les gérer (parce que s’en souvenir c’est impossible).

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More Friction [en]

I think that now that we are all experiencing that we can be “public” (something we couldn’t 20 years ago) we’re going to be crawling back into more private spaces, understanding that the advantages we can see to “reaching more people” or “micro-fame” come with a load of drawbacks. But we need time in these public spaces to really get what those drawbacks are (as a society).

On a personal level, I can feel the pull towards publication spaces which have more friction. I was reading an author’s blog this morning — a full-time SF author who is quite well known. There were only a handful of comments on each blog post. It felt, reading his blog, that I had a priviledged contact with him — something I’m not going to feel on his 25k+ facebook page. Something that reminds me of the early days of online socialising and blogging.

When I write stuff on my blog, although it’s “the public internet”, it feels like a more intimate space, because it’s less reactive. The content is harder to get to. And there is value in that.

This was initially a Facebook comment.

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At Some Point I Started Caring About What I Wrote Here [en]

[fr] A un moment donné j'ai commencé à me soucier de ce que j'écrivais ici. Dans le sens de me soucier de ce qu'on allait en penser.

When did it happen? I’m not so sure. At some point, I started caring about what I wrote on my blog. I started thinking about what others would think. I used to just write what I felt like writing. I didn’t have this sense that I had an “audience”. Sixteen years ago, pretty much nobody I knew was online. I knew online people, of course. But they were online people. My tribe.

I realised that after following an online course called Writing Your Grief. It was just after Tounsi’s death, but I’d already signed up – it was coincidental. For the first time in a long time I was writing things that weren’t meant to be published, but that weren’t journaling either. It was an extraordinary experience: not just as related to my grief, but for the writing. We had a private Facebook group in which we could share our writing and read each other’s pieces. A room full of compassionate strangers. I hadn’t written like that in years. More than a decade, maybe. And I loved what I wrote. You know, when words seem to write themselves, and your writing actually tells you something?

Morning Pages do that, but they are less structured. More stream-of-consciousness. I haven’t been able to pick up Morning Pages again since Tounsi died. Maybe I will someday. Right now I feel like I’m holding on by the skin of my teeth, so I don’t have the courage to dive back in.
While I was mulling over this new/old writing I’ve connected with (again?), Adam shared a link to this piece about blogging. Which I read.

You know it’s a recurring theme here on Climb to the Stars. I miss the Golden Age of Blogging. And when I was reading the piece linked above, about how blogging went from carefree online writing to being all about influencers, my feelings finally collided into a thought: yes, that was it. I missed writing without caring too much about what people would think. About being judged. About having to be “good” because my job depends on it now. Similarly, I noted the other day on Facebook that I wasn’t online to sell or market stuff, I was online because I liked it here. Because I enjoy it.

Catch-22, right? Because I enjoy it, I made it my job, and now it matters. I’m not a nobody anymore. I have clients. Colleagues in the industry. And I care what they think. And so I write less. I’m careful. I self-censor – more. I enjoy it less.

And now I’ve found a different pleasure in writing. Writing things I’m scared to show people, because I hope they’re good, but fear they’re banal. Expectations. Ah, expectations.

I guess I’ll just keep writing.

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Cloudbleed: faut-il à nouveau changer vos mots de passe? [fr]

[en] Archive of my weekly French-language "technology advice column".

Ma newsletter hebdomadaire “Demande à Steph” est archivée ici pour la postérité. Chaque semaine, un tuyau ou une explication touchant à la technologie numérique, ou une réponse à vos questions! Inscrivez-vous pour recevoir directement la prochaine édition. Voici l’archive originale. Et la page Facebook!

Note: cette semaine, vu le caractère “actu” du sujet, je la reproduis ici immédiatement, mais normalement je fais ça avec beaucoup de retard…

Ceux qui suivent un peu l’actu du web n’auront pas raté la dernière grosse faille de sécurité Cloudbleed. Si vous vivez dans le monde “normal”, il y a des chances que vous n’en ayez pas entendu parler — alors que ça vous concerne probablement.

Je vais résumer, puis vous dire quoi faire 🙂

Résumé:

Cloudflare est un service de “cache”, ça veut dire qu’il intervient pour soulager les serveurs web qui peinent à gérer un trop fort traffic. Vous savez, quand on veut acheter des billets pour le Paléo et que “rien ne marche”? C’est le serveur qui pétouille car trop de gens veulent s’y connecter en même temps. (Un cas typique où ça arrive c’est en cas d’attaque DDOS, je vous en avais parlé il y a quelque temps).

Cloudflare prend le relais pour montrer lui-même les pages web demandées à la place du pauvre serveur surchargé. Le visiteur ne remarque rien. Par exemple, quand vous allez sur mon blog, c’est Cloudflare qui vous montre les pages, pas mon serveur. C’est un service super facile à mettre en place, donc super populaire.

Une petite erreur de programmation, et hop, les pages web servies par Cloudflare étaient susceptibles de contenir des informations aléatoires provenant d’autres sites, y compris mots de passe, messages privés, identifiants de session, etc (un identifiant de session c’est le machin qui fait qu’on “reste connecté” à un service sans devoir redonner son mot de passe tout le temps).

Ces pages web ont été enregistrées pendant des mois par les moteurs de recherche (Google et compagnie) et possiblement par d’autres services qui mettent en cache des pages web pour rendre leur chargement plus rapide (les navigateurs web font ça par exemple).

Cloudflare a réagi vite, réparé le problème, et fait purger autant que possible les informations indiscrètes des moteurs de recherche. On n’a pour le moment pas de preuve que ces données ont été utilisées à de mauvaises fins jusqu’ici — mais le mal est fait: votre mot de passe Uber ou OKCupid se balade possiblement quelque part dans la nature.

Que faire?

Comme les mots de passe liés aux sites utilisant Cloudflare ont possiblement été compromis, il faut changer ces mots de passe. Je vous rappelle que l’enjeu en cas de fuite de mot de passe n’est pas “quelqu’un va lire vos mails” (ça, désolée, mais on s’en fout), mais plutôt “vos comptes vont être exploités pour arnaquer vos connaissances ou comme cyberarme pour influencer des élections à l’autre bout de la planète”. J’explique tout ça dans mon article “c’est pas toi qu’on vise.

Quand on doit changer tout un tas de mots de passe, on se félicite d’utiliser un gestionnaire de mots de passe et d’avoir cessé depuis belle lurette d’essayer de les mémoriser.

(Rappel: si vous pouvez vous souvenir de vos mots de passe, ils ne sont pas assez forts. Seule exception: une poignée de mots de passe Diceware, pour votre e-mail principal et votre gestionnaire de mots de passe, par exemple. Explications.)

Un gestionnaire de mots de passe vient avec un générateur de mots de passe: le plus long c’est le mieux. Changer de mot de passe prend une minute, et comme il n’y a pas besoin de s’en souvenir, c’est tout ce qu’il y a à faire.

Quels mots de passe changer? Cloudflare est super populaire, et on ne “voit” pas qu’un site utilise Cloudflare quand on le consulte. On peut vérifier à l’aide de ce site, “Does it use Cloudflare?” — tout en sachant qu’on est dans le monde des “possibles”, qu’un site utilisant Cloudflare n’est pas nécessairement compromis, et qu’un site qui n’apparaît pas dans la liste n’est pas “garanti 100% sûr” non plus. Il y a aussi une liste sur GitHub (ils ont ratissé large).

Pour vous simplifier la tâche, commencez déjà par UberOKCupidMediumLe TempsFitBit. S’il y a un bouton dans vos paramètres pour “déconnecter toutes les autres sessions”, utilisez-le.

Après, jetez un oeil sur la liste de GitHub pour voir si des sites que vous utilisez vous sautent aux yeux. Et mettez l’adresse de vos services favoris dans Does it use Cloudflare? pour vous assurer qu’il ne faut pas changer ces mots de passe là.

Et si vous êtes du genre à utiliser les mêmes mots de passe un peu partout… je vous conseille vraiment d’installer un gestionnaire de mots de passe et de tout changer. Ordre de priorité: email, facebook, admin de votre site web si vous en avez un, Twitter, Instagram…

Je vous entends soupirer, et je compatis. Le vie numérique demande tout un tas de compétences qu’on ne nous enseigne pas, et qu’il faut apprendre sur le tas. A nouveau, si vous nagez, faites-moi signe en répondant à ce mail et je regarde comment je peux vous aider!

Quelques sources en français sur Cloudbleed: Cloudflare, pourquoi la fuite de données vous concerne, (Numerama)Bug chez Cloudflare: pensez à changer vos mots de passe (Libération)Cloudbleed: importante fuite de données chez Cloudflare, changez vos mots de passe (NextInpact)

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Stratégie médias sociaux: à distance ou en dialogue? [fr]

[en] I'm always astonished when I hear about people developing social media strategies for a client "on their own". For me, the strategy emerges from the discussion between two parties, each bringing their expertise to the table: social media, and the company/context the strategy is for. I sell a process rather than strategies.

Je me souviens de la première fois qu’on m’a explicitement demandé de “pondre” une stratégie médias sociaux. Pas avec ces mots, bien sûr. On m’a demandé, après un entretien d’embauche, de “juste” mettre par écrit une stratégie pour l’organisation en question.

J’étais à la fois estomaquée et confuse: premièrement, je ne m’attendais pas à ce qu’on me donne une “mission” (et j’ignorais totalement que ce genre de chose se pratiquait, m’étant présentée à un seul véritable entretien d’embauche dans ma vie), et deuxièmement, produire de mon côté, en toute autonomie, une “stratégie médias sociaux” me paraissait d’un non-sens sans nom.

Au fil des années, j’ai rencontré à plusieurs reprises cette idée de production de stratégie médias sociaux “à distance” de l’organisation qu’elle concerne. Comme exercice pour des étudiants, comme demande de la part de clients potentiels, ou encore de la part d’agences.

Et je ne comprends toujours pas.

Pour moi, une stratégie est le résultat d’une rencontre: moi, qui amène à la table mon expertise en médias sociaux, et le client, qui amène à la table son expertise sur son organisation et les contraintes et moyens qui fournissent le cadre dans lequel on travaille. La stratégie émerge de la discussion. Pas de mon cerveau, ex nihilo, après avoir absorbé quelques généralités concernant mon client.

Du coup, ça m’a aidé à être plus claire avec mes clients — qu’ils soient le “client final” ou non. Je ne vends pas des stratégies, mais un processus d’accompagnement pour développer ensemble la stratégie. Economie d’énergie, économie d’argent, économie de temps. Une approche née du monde numérique, dans lequel il coûte peu de tester une idée directement, de planifier en cours de route, plutôt que de prendre des lustres “hors terrain” pour tenter de deviner ce qui prendra.

Certes, la planification a sa place. Mais des fois, il vaut mieux faire, et voir.

(Scoop: je suis restée indépendante.)

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