Studies [en]

I found it somewhat heartening to learn that Steven Champeon, the venerable list mom of webdesign-L had a degree in philosophy and religious studies (I’m never sure what “religious studies” means abroad though – is it “theology” or “Religionswissenschaft”?)

When people who’ve met me through my activity online ask what I’m studying, probably expecting an answer like “computer science”, and then react with the “whee! religions and philosophy? that doesn’t have much to do with HTML and PHP, does it?” – I’ll be able to point and say “well, that’s what he studied too, look!”, and feel a little less alone in this soul-less and mechanized world.

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Risque [en]

Ma petite commotion m’a donné à  réfléchir sur une question qui me tient à  coeur: le risque.

En effet, quand vous allez raconter aux gens que vous avez perdu une semaine de travail suite à  une chute de judo un peu rude, on vous répond: “Ah, sport dangereux! il faudrait éviter d’en faire durant les deux mois précédant les examens!” En effet, je suis très embêtée par cette semaine d’études perdue. Et si je me casse un doigt ou me foule un poignet maintenant, je peux repousser mes examens. Cette remarque paraît donc pleine de bon sens… Mais!

Mais si je suis prise dans un accident de voiture, je serai aussi très embêtée; est-ce que je devrais peut-être éviter de conduire? Est-ce que je devrais éviter de traverser la route, de courir dans la forêt avec le chien, de descendre les escaliers en chaussettes (oui, je suis une grande flemme parfois!), de jouer avec le chat de peur qu’il me morde? Toutes ces activités comportent un risque – et peuvent potentiellement me mettre dans la situation d’être incapable de présenter mes examens.

C’est ici qu’il faut faire intervenir une petite “définition” du risque (ramassée lors du cours de Gestion du risque que je suivais lorsque j’étudiais la chimie):

Le risque lié à  un événement est le produit de sa gravité et de sa probabilité.

Prenons deux situations représentant de petits risques:

  • attrapper un rhume (grande probabilité, désagrément faible)
  • recevoir une météorite sur la tête (faible probabilité, désagrément très grand!)

La magnitude d’un risque aura une influence sur les mesures que l’on prendra pour se prémunir contre lui. Si l’on prend les deux cas cités ci-dessus, il s’agit de petits risques que l’on juge tous acceptables: nous ne nous promenons pas avec des pare-météorites sur la tête, et nous fréquentons des lieux publics où nous risquons d’attrapper la crève.

Prenons aussi le cas d’une entreprise: la chute d’un avion sur ses bâtiments (restons dans la chute de corps célestes!) représente un bien plus faible risque économique qu’une épidémie de grippe. Il ne vaut donc peut-être pas la peine de prévoir un dispositif de réaction en cas de chute d’avion – mais il peut être sensé de prendre des mesures pour éviter l’épidémie (vaccination, sensibilisation, etc.)

A la lumière de ces développements, revenons donc à  notre judo et à  nos examens. Il s’agit de peser différents risques, et de décider s’ils sont acceptables ou non. La présence des examens influencera la gravité de certaines situations: si je me foule un doigt de la main droite durant l’année, c’est embêtant, mais pas très grave. Si c’est à  la veille de mon examen écrit, c’est une catastrophe. La probabilité de se fouler un doigt ne va pas changer, mais le risque augmentera.

D’où l’abandon de l’entraînement quelques semaines avant les examens… même si on pourrait imaginer mettre dans le deuxième plateau de la balance tous les aspects positifs liés au maintien de l’entraînement: activité physique dans une période de travail intellectuel intense, lutte contre le stress, et tout le toutim.

La probabilité d’avoir un accident de voiture, de se faire renverser sur un passage piétons ou de se faire mordre par le minou soudainement devenu enragé est assez faible pour que ces risques ne rentrent pas en ligne de compte.

Et la commotion, alors? C’était un très faible risque. Cela fait bon nombre d’années que je pratique le judo sans commotion cérébrale. Je commence à  avoir une solide expérience de ce que je peux faire sans me faire mal – et de ce qu’il vaut mieux éviter. J’ai aussi pris une ou deux fois dans ma vie de bien grands coups sur la tête sans m’en trouver incommodée par la suite.

Prendre un risque, c’est un peu comme un pari. Les chances étaient bonnes, mais j’ai perdu quand même…

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Contamination [en]

Strange what secrets can do. Secrets kept by parents from their children – to shield them from pain. But almost as if by magic, pain will find its way though the cracks.

Years after, you realize it is there.

Inside me, there is the pain of losing the one I love. There is also the pain of facing death before my time has come. It is not my pain – but I carry it all the same.

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Idées [en]

Depuis un moment déjà , je prends conscience que la cause de nombre de mes troubles “existentiels” – comme on dit – est mon refus de me prononcer quant à  ce que j’ai appelé récemment le Fond du Monde. Etonnamment, cela me pose des problèmes tout particulièrement dans mon travail académique.

Une partie de moi aimerait profondément pouvoir croire en une des visions proposées pour ce Fond du Monde – mais aucune ne me satisfait. Non pas parce que je n’aime pas ce qu’elles racontent, mais parce qu’elles sont insuffisantes. Aucune ne permet de rendre compte de la vie telle que je la vis. Aucune non plus ne semble permettre de faire cohabiter les différentes “réalités” auxquelles je tiens.

Depuis quelques jours, je commence à  entrevoir la possibilité d’être en paix avec cet état des choses. Merci les sceptiques (Jonathan Barnes), merci la phénoménologie (Paul Ricoeur). Ce que je commence à  voir, c’est que pour vivre, agir, être dans le monde, je n’ai peut-être pas besoin d’être fixée sur ce Fond du Monde

Je peux dès lors accepter la suspension de mon jugement sur certains sujets comme une chose positive, un choix, plutôt que comme un état transitoire dont je désire sortir à  tout prix, ou l’aveu de mon incapacité à  voir la réalité telle qu’elle est.

Ceci n’est qu’une piste, quelques réflexions qui rendent peut-être compte de l’endroit où me mènent en ce moment mes pensées. Ce n’est probablement pas le bout du voyage. Je vous tiendrai au courant.

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Life [en]

This evening I was introduced to Meena, who came over from India some three months ago with her french husband. We are going to meet regularly so that I can practice my conversational Hindi – and in return I will teach her some French and show her around Lausanne.

I had the very pleasant surprise to see that I am still capable of holding a perfectly respectable conversation in Hindi!

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Trop Cool [en]

Vous serez certainement ravis d’apprendre que je fais un pityriasis rosé de Gibert. Charmant, non?
La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas grave du tout, ni incommodant. La mauvaise nouvelle, c’est que je n’ai probablement pas atteint le sommet de l’éruption. Je vais donc laisser mes décolletés dans l’armoire pendant encore quelques semaines!

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Cool [en]

Temps [en]

Le drame de ma vie c’est de n’avoir jamais assez de temps. J’ai toujours détesté le passage à  l’heure d’été. Une heure de moins. Qu’on la récupère en automne n’y change rien – elle me manque.

Surtout quand j’apprends dimanche soir que l’on vient de dire adieu à  l’heure d’hiver. Surtout quand j’ai un rendez-vous de médecin le lundi matin à  7h45.

Je connais des gens qui ont “trop” de temps. Je me demande si cela m’arrivera un jour.

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Fouilles [en]

Ego [en]