Blogging in the Morning: Lift12, 3615, StartupWeekend [en]

Here we go again. Inspired by one of my good friends who has been working in her studio in the morning and doing paid work in the afternoon, I’m going to have another go at “blog in the morning”.

I have, as always, a ton of things I want to write about. This post will be random.

I spent three days at Lift conference last week. For those of you who have never been to Lift, you must put it on your calendar for next year. Buy the tickets in the summer, so you get the early-early bird price. Lift is a wonderful conference. The talks are fascinating, the atmosphere is relaxed and friendly, the fondue is awesome.

I live-blogged the conference, like I do each year. I’m never happy with the job I do as a live-blogger (I always think others like Adam or Suw do a way better job than I do), but I’ve come to accept that live-blogging is gift not that many people have, and that I’m good enough at it to do a decent job of it and deserve my pass year after year (until now, at least).

Speaking of Lift, Lift’s founder Laurent Haug has started a podcast/show I haven’t yet had time to catch up with (I’m dying to) called 3615 (reference to old French Minitel codes). It’s in French. I think it’s great that it’s in French. What’s it about? It basically calls itself “3615, the show that wonders if the 21st century is a good idea or not”. Neat.

Lift this year properly lifted me ;-). I feel excited about technology again: 3D printing for example, I’m actually very tempted to order a RepRap kit and build one for eclau. Or robots.

I’ve decided to take part in the next Lausanne StartupWeekend. It’s this coming week-end! There are still a few open spots if you want to sign up, by the way. Julien Dorra is the guilty one: his talk made me realize I’d love to take part in the kind of events he was talking about. Actually, I’ve been inspired more than once to organize hack-dayish events: Website Pro Day, World Wide Paperwork and Administrivia Day, and more recently (still at the idea stage) “important but not urgent” days for eclau. Basically, “let’s get together and do stuff”. I also find Addict Lab fascinating, even though I still (after a lunch with Jan) can’t quite wrap my brain completely around it.

I like playing with ideas and doing a variety of things. Maybe putting myself in the kind of context StartupWeekend offers will also help me understand better what it is that I do. Plus, it’s going to be great fun.

So, anyway, I’m going to StartupWeekend. I even have an idea to pitch (I think). Who else is coming?

While I’m rambling on about Lift, one major take-away for me was the idea that information overload is part of the human condition. Go read my notes of Anaïs Saint-Jude’s talk, and once the video is online, listen to it. Well, listen to the whole Lift conference, actually. That’s what week-ends are for!

There is a whole lot more to say about Lift (3 days, folks!) but I’ll stop here. I feel like reading through my notes again, I have to say. Live-blogging, even if it’s not particularly difficult for me, requires a lot of concentration (it’s tiring) and it does mean I suffer a little from the post-effort brainwash syndrome. You know, like how after an exam you can’t remember a thing you wrote? That.

As for the other stuff I want to write about… let’s keep some for these coming mornings, OK?

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Deux jours à Morat, avec croisière des Trois-Lacs: c'est top! [fr]

[en] You know Switzerland is beautiful, right? My recommendation: Morat, and the 3-lake cruise from there. Check out Fribourg Region for more info.

J’ai la chance de faire partie des quelques blogueurs à qui Fribourg Région a offert un week-end détente, dans le cadre de la promotion de leur “Grand concure” (permettant de gagner une cure anti-stress dans la région).

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Vous apprendrez sans grande surprise que j’ai sauté sur la cure “courbature”: deux nuits à Morat, accompagnées (pour moi) d’une journée à vélo et d’une journée de croisière sur les Trois-Lacs. Le tout pour deux personnes, bien entendu.

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Après mes mois de mai et de juin sans souffler, ça m’a fait le plus grand bien de passer un mois de juillet un peu “vacances”, à l’étranger comme plus près d’ici.

Eh bien, j’avoue que j’ai été absolument ravie de ma petite escapade au Pays des Trois-Lacs. C’est joli (vous êtes déjà allé à Morat? non? grave erreur!), très joli, il y a de l’eau, du relief, on y mange bien, l’hôtel est sympa… et en plus c’est à 1h30 de Lausanne. Que demander de plus?

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Après avoir reçu le bon pour ma “cure”, j’ai contacté l’office de tourisme de Morat. On m’a fait remplir un petit formulaire en ligne pour choisir mes activités. Deux à choix: j’ai bien hésité à prendre le papillorama, mais je me suis dit que je voulais insister sur les courbatures, alors j’ai pris le vélo; quant à la croisière des Trois-Lacs, ça ne faisait aucun doute que j’allais la prendre!

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Le projet initial consistait à passer la première journée à vélo (départ relativement tôt de Lausanne, donc), puis à reposer nos courbatures durant la croisière le deuxième jour. Et le troisième, tranquillement se réveiller, prendre ses affaires, et rentrer à d’autres obligations (vacancières en l’occurrence).

Les CFF et le temps se sont mis de mèche pour réduire à néant nos bonnes intentions pour cette première journée: train annulé (on arrive donc une heure plus tard que prévu) et en plus, il pleut… Heureusement, les bons pour la journée à vélo sont valables encore quelques temps. Cela nous fera une excuse pour revenir dans la région pour pédaler!

On a donc profité de cette première journée pour flâner un peu dans Morat, et ça aurait été dommage de nous en priver. C’est une ville à deux étages, qui me fait penser en celà un peu à Thonon — mais les étages sont moins éloignés et mois… déséquilibrés. Morat, c’est une ville fortifiée, pleine de jolies ruelles remplies de magasins et de restaurants, touristique sans trop l’être (en tous cas quand on y était, fin juillet en semaine), entourée de remparts sur lesquels on peut se balader, avec une vue imprenable sur le lac par-dessus les toits de la ville.

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Au hasard de notre promenade, nous découvrons que Morat a un cinéma open air. La classe! On passe à l’office du tourisme se renseigner et dire bonjour à la gentille dame avec qui j’avais eu contact pour préparer le séjour. Le hasard fait bien les choses: elles avaient justement deux invitations pour le soir même qu’elles n’allaient pas utiliser, et dont elles nous ont fait cadeau.

Notre hôtel était situé juste à l’intérieur des remparts, assez simple mais très joli et propre. J’ai dormi un peu dans les couvertures, ayant oublié de les prévenir à l’avance de mon allergie, mais à part ça, rien à redire. J’ai un peu fait la tête en voyant que c’était WC et douches à l’étage, mais c’était super propre, juste en face de notre porte, et on n’a jamais eu à attendre 🙂

Le lendemain, journée lacustre: Morat-Neuchâtel-Bienne-Neuchâtel-Morat. On a réservé notre repas sur le bateau la veille et embarqué à 10h, heure encore raisonnable. Il ne faisait pas très beau, ce qui veut dire qu’il y avait de la place pour s’asseoir (dedans!) — et comme toujours lorsque je me retrouve dans un cadre magnifique sous un temps non-idéal, j’ai pris note que c’est beau, très beau, même quand il fait moche. Moralité: quand il fait moche, allez dans la nature, plutôt que de rester en ville.

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J’ai adoré cette croisière. Une journée à ne rien faire. Au retour de Bienne, il faisait un peu plus beau, et j’ai passé l’après-midi à l’extérieur, bien emmitouflée dans mes diverses couches et mon ciré.

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Les canaux qui relient les lacs sont vraiment jolis et calmes.

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Et allez, la petite famille de cygnes, juste pour le plaisir des yeux et du coeur:

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Bref, pour ceux qui aurait sauté un peu tous les passages descriptifs pour se retrouver à la fin de mon article (et pour ceux qui désirent un résumé):

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Swiss Vibes: faire connaître la musique suisse à l'étranger, from jazz to pop [fr]

[en] Swiss Vibes is a project I worked on -- a musical compilation to help the rest of the world discover upcoming Swiss artists. Listen to it, read the blog (if you understand French) and join our Facebook page!

Lors de ma conférence sur les médias sociaux à Montréal le mois passé, j’ai mentionné parmi les exemples que j’ai présentés un chouette projet auquel j’ai collaboré tout récemment: Swiss Vibes.

Swiss Vibes, from jazz to pop.

Swiss Vibes, c’est une compilation musicale présentant des artistes suisses, ayant pour vocation de les faire connaître au-delà de nos frontières. L’opération, qui a déjà eu lieu il y a deux ans, a été mise sur pied par Pro Helvetia et le magazine Vibrations — et cette année, sur l’initiative d’Elisabeth Stoudmann, Swiss Vibes prend pied fermement dans le monde numérique, avec un blog, une page Facebook (à “liker” SVP! ;-)), etc.

Sur le blog, interviews (Stefan Rusconi par exemple), vidéos (le “derrière la scène” de Imperial Tiger Orchestra), et toutes sortes d’infos sur ces artistes dont on ne parle pas assez.

Bref, allez écouter la compile (c’est varié!), allez lire le blog pour en savoir plus sur ces artistes helvètes, et parlez-en autour de vous, histoire qu’on sache qu’on fait de la chouette musique en Suisse, et pas juste du chocolat (si c’est valable pour les startups, ça l’est aussi pour la musique!)

Pendant que je suis dans le chapitre “musique suisse”, j’en profite pour attirer votre attention sur Jval Festival, qui a lieu à Begnins (vue superbe!) du 25 au 27 août, et dont le programme contient nombre d’artistes suisses (il y avait l’année dernière entre autres Oy et Anna Aaron, par exemple, qui font partie de la compile Swiss Vibes). Et n’oublions pas non plus de mentionner mes amis Laurent Brunetti et Mario Pacchioli. Ce dernier chante d’ailleurs toute cette année à Paris, accompagné d’Astrid Alexandre!

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Lausanne: s'y retrouver avec les transports publics [fr]

[en] As the editor for ebookers.ch's travel blog, I contribute there regularly. I have cross-posted some of my more personal articles here for safe-keeping.

Cet article a été initialement publié sur le blog de voyage ebookers.ch (voir l’original).

Comme je suis une fervente utilisatrice de transports publics, je me retrouve à chaque voyage à devoir me familiariser avec les particularités locales de ce mode de transport. Mes étonnements et incompréhensions mettent en relief mes attentes, nées de la “normalité” des transports publics lausannois (TL) — mon cadre de référence.

Lausanne tourisme 2

Alors pour toi, visiteur de passage à Lausanne, voici en quelques mots ce qu’il te faut savoir des transports publics lausannois.

Billets

  • Lausanne et sa région fonctionnent avec des zones de transport (communauté tarifaire Mobilis): le mode de transport (bus, métro, train) importe peu — c’est la zone à l’intérieur de laquelle on se déplace qui compte
  • pour Lausanne-ville, il suffit d’avoir un billet zone 11 (éventuellement 11 et 12 si on sort un peu à l’extérieur) — chaque automate comporte un plan des zones qui permet de vérifier son parcours (le billet est valide une heure, mais si on prend plus de zones ça peut monter à 2 ou 3h)
  • les billets s’achètent dans tous les cas aux automates qui sont aux arrêts ou gares, avant de monter dans le train/bus/métro
  • avoir du cash pour acheter les tickets
  • le “1/2” est un tarif spécial (moitié prix) pour les détenteurs d’un abonnement “demi-tarif”
  • plus de trois courses en bus prévues dans la journée? prendre un billet journalier
  • il y a un abonnement Mobilis d’une semaine (30.-, intéressant si vous prévoyez plus d’une douzaine de courses dans la semaine) et mensuel (66.-, intéressant si vous prévoyez 28 courses dans le mois)
  • pas besoin de montrer ou de composter son billet avant d’entrer dans le train ou le bus: le contrôleur passe (normalement) vérifier les billets à un moment où un autre du voyage

Bus

  • on ne monte normalement pas dans le bus par la porte à côté du conducteur, réservée aux personnes âgées ou handicapées — prendre la porte du milieu ou arrière
  • le conducteur peut nous renseigner en cas de besoin ou de problème, mais il n’est normalement pas permis de lui parler, en tous cas quand le bus roule (il risque donc de grogner un peu)
  • on laisse sortir les gens avant de rentrer (donc attendre à côté de la porte et non devant)
  • les vélos sont autorisés dans le bus s’il y a assez de place (en dehors des heures de pointe) et les chiens voyagent avec un billet demi-tarif
  • un bus “fréquent” passe toutes les 5-7 minutes aux heures de pointe (moins fréquent: toutes les 10, 15 ou 20 minutes) — les horaires sont affichés aux arrêts et généralement fiables

S’y retrouver avec les arrêts de bus

  • les arrêts sont annoncés oralement et indiqués sur un écran défilant à l’intérieur du bus
  • appuyer sur un des boutons rouges avant son arrêt pour demander l’arrêt (certains sont facultatifs, le bus ne s’arrête donc pas automatiquement partout)
  • le bouton jaune “poussette” indique au conducteur qu’on veut faire rentrer ou sortir une poussette, et demande donc une ouverture des portes plus longue
  • le numéro du bus et sa direction sont indiqués devant, derrière, et parfois sur le côté, sur des écrans lumineux
  • les heures de passage du bus à l’arrêt sont indiquées précisément sur ou à côté de l’automate à billets; les bus sont généralement à l’heure
  • le nom de l’arrêt est écrit en général en assez gros sur l’abribus ou le panneau marquant l’arrêt

Train

  • les trains sont fréquents sur les axes populaires et circulent à l’heure
  • on achète un billet pour un parcours donné (ou des zones) et on peut prendre n’importe quel train pour ce parcours (les billets ne sont pas attachés à un horaire spécifique)
  • l’horaire et l’achat de billets en ligne marchent très bien pour le train (il y a même une application iPhone)
  • ne vous attendez pas à trouver du wifi gratuit dans le train — par contre, les nouveaux trains des grandes lignes offrent des prises un peu partout dans le wagon 🙂
  • l’abonnement demi-tarif vaut 165.-, donc suivant combien de temps vous restez et combien vous comptez utiliser le train, ça peut valoir la peine de l’acheter
  • si vous restez moins d’un mois, une alternative intéressante est le Swiss Transfer Ticket, qui comprend le transit de l’aéroport vers votre destination et retour via les grandes lignes de train, et sert d’abonnement demi-tarif entre-deux (130.- en 2e classe)
  • le billet journalier coûte 68.- (1.- de moins que le parcours Lausanne-Zurich) — il est donc souvent avantageux si vous allez loin

2 Minutes Late!

Divers

  • tout s’arrête aux alentours de minuit (les trains un peu plus tard que les bus, quand même, il y en a quelques-uns après minuit, mais ils sont souvent un peu glauques et lents)
  • le M2 démarre fort, il faut bien se tenir!
  • le site web des TL est assez primitif: horaires par ligne à télécharger en PDF, par exemple
  • il y a un utilitaire de parcours (horaire) sur le site des CFF qui marche très bien pour les trains, mais moins bien pour les bus (et c’est celui qu’utilise le site des TL)
  • en été, n’oubliez pas de profiter des services de la CGN pour faire un tour sur le lac ou un saut en France voisine!

CGN 2

Lausannois de souche, en visite ou d’adoption… que voyez-vous d’autre d’utile/pratique à rajouter concernant les transports publics dans notre jolie ville?

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Jelly, Bloggy Friday, Pique-Nique, Webmardi [fr]

[en] A few events in the coming weeks here around Lausanne.

Oui, il y a des choses sympa qui se passent en Suisse Romande, à l’eclau et ailleurs. Voyez:

On se voit bientôt, alors!

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Quelques idées pour améliorer l'application iPhone des CFF [fr]

[en] Some ideas to improve the iPhone application for CFF/SBB.

Et hop, un article dans la catégorie “consulting gratuit parce que j’en ai envie” — on verra ce que les CFF ont mis en place comme canaux remontants pour ce genre de chose. Et en passant, ça m’intéresse de savoir ce que vous pensez de vos idées!

Donc, je suis une grande fan de l’application iPhone des CFF. Je l’utilise pour consulter les horaires et pour acheter presque tous mes billets de train. Cependant, il y a un certain nombre de grosses maladresses dans la conception de cette application (je parle stratégie/fonctionnalités ici, et non pas réalisation).

Prenons le plus évident: j’ai un abonnement demi-tarif. Chaque fois que je montre mon billet au contrôleur, je dois également sortir mon porte-monnaie et mon abonnement demi-tarif, en plus de l’iPhone. Au fond, quand j’y pense, c’est presque moins pratique qu’avoir un billet en papier qui serait aussi dans le porte-monnaie! Tous les billets électroniques ont mon nom dessus. Ils sont achetés via un compte créé sur le site CFF. Ne pourrait-on donc pas imaginer la chose suivante:

– j’enregistre mon abonnement demi-tarif auprès de l’application (ou mieux, l’application le fait toute seule car elle sait déjà qui je suis, et ce sont les CFF eux-mêmes (!) qui m’ont vendu le demi-tarif)
– lorsque je présente mon billet au contrôleur, le demi-tarif est “inclus” dans le billet (probablement une fonctionnalité de son lecteur — je ne sais pas exactement quel retour le lecteur fait au contrôleur)

On pourrait aussi imaginer, du coup, que lorsque je cherche à acheter un billet, l’application me propose directement le demi-tarif (ça, c’est implémentable même sans enregistrement du demi-tarif, en passant: une simple préférence “je voyage normalement en deuxième classe demi-tarif” ferait déjà l’affaire).

Alors, je suis sûre qu’il y a un tas de raisons (sécurité, protection des données) qui rendent difficiles “iPhonisation” du demi-tarif. Il faut voir la photo, par exemple. Mais le billet électronique pourrait très bien intégrer la photo de la personne en plus du nom — du coup, serait-il vraiment nécessaire d’exiger alors une pièce d’identité? Il suffit de sécuriser suffisamment le système d’achat et de génération de billets électroniques pour que le système de contrôle puisse avoir la certitude que chacun est unique.

Très probablement qu’on trouverait des solutions à ces problèmes si l’objectif devenait “le voyageur avec un billet iPhone n’a rien d’autre à sortir que son iPhone lorsqu’il est contrôlé”.

Dans le même ordre d’idée: j’ai un abonnement Mobilis zones 11 et 12. Cela veut dire que suivant où je vais, je peux prendre des billets de prolongement de parcours (zones supplémentaires) ou des billets de train partant d’une gare autre que Lausanne.

Exemple: si je vais à Vevey et que mon train s’arrête à Lutry (encore en zone 12), je peux prendre un billet de train depuis Lutry.

Cela demande toutefois une certain gymnastique: si je vais à Genève et que mon train ne s’arrête pas à Renens, par exemple, je n’ai pas le droit de prendre un billet à partir de Renens.

Je m’étais d’ailleurs plainte de cette règle très peu intuitive pour le voyageur auprès de @RailService, qui m’avait expliqué que c’était plus pratique pour eux. Soit. Mais, attendez — on essaie d’être orienté clientèle ou non? Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai vu des voyageurs se faire (gentiment, parce qu’ils doivent avoir l’habitude) remettre à l’ordre par le contrôleur parce qu’ils avaient un billet “partiel” pour leur course, un abonnement pour le reste, et que le train ne s’arrêtait pas à la bonne gare intermédiaire. (Moi aussi, d’ailleurs, c’est comme ça que j’ai appris le fonctionnement du système!)

Franchement, “plus pratique pour l’entreprise et complètement contre-intuitif pour le client” n’est pas une bonne stratégie pour vos produits. Mais passons.

Donc, qu’est-ce que ce serait pratique si je pouvais signifier à mon application iPhone CFF que je possède un abonnement Mobilis pour les zones 11 et 12, et s’il pouvait en tenir compte dans les billets qu’il me proposerait? Si je veux aller à St-Prex, l’application me proposerait automatiquement les bonnes zones pour un billet de prolongement de parcours (et non pas, comme elle le fait maintenant, cinq zones dont deux qui me sont inutiles car je les ai déjà payées via mon abonnement).

Si je veux acheter uniquement les bonnes zones, c’est très difficile via l’iPhone, car l’application ne permet pas de sélectionner des zones spécifiques (on peut comprendre, vu le nombre de communautés tarifaires, mais quand même). C’est donc une des rares situations où je me retrouve à acheter mon billet à l’automate.

Maintenant, avec l’extension du réseau Mobilis, je suis confrontée à cette difficulté de plus en plus souvent: je suis dans le train pour Gland (eh oui, l’impulsion pour écrire cet article!) pour lequel j’ai acheté un prolongement de sept zones pour compléter mon abonnement Mobilis, alors que l’application m’en proposait au moins une ou deux de plus. Je pouvais uniquement spécifier que je voulais un billet à partir de Renens, et dans ce cas là, le système tient à me faire acheter la zone 12 également (dans laquelle se situe Renens). J’avais donc le choix entre payer plus (trop!) cher avec l’iPhone, ou payer le prix juste via l’automate.

Je trouve un peu ironique — en y pensant maintenant — que l’application iPhone soit plus maladroite à gérer les situations des voyageurs avec demi-tarif et abonnements préexistants (et donc des gens qui voyagent régulièrement en transports publics) que les gens qui n’ont aucun abonnement (et qui donc voyagent moins, et qui donc… n’ont peut-être pas pris la peine d’installer l’application CFF et de créer un compte lié à leur carte de crédit pour pouvoir acheter des billets en ligne…).

(Tiens, trois jeunes faux sourds dans mon train. Je viens de prévenir @RailService, y a-t-il mieux à faire? Edit 08.03.2011: Alors, dixit @RailService, appeler la Police Ferrovière CFF au 0800 117 117, sans oublier de préciser le train — et hop, numéro enregistré pour la prochaine fois.)

Dernier grief concernant l’application iPhone (que j’adore quand même, je le précise à nouveau): elle est fondamentalement stupide en ce qui concerne les transports publics locaux (en tous cas lausannois). L’application semble un peu idiotement considérer qu’on est incapables de marcher entre deux arrêts de bus s’ils ne portent pas le même nom. Ou en tous cas, sa base de données en la matière n’est pas à jour.

Exemple: pour me rendre à la gare, je prends le 4 jusqu’à Bel-Air, puis je marche une minute (bon, deux) pour prendre le M2 au Flon. Je pourrais aussi changer à St-Roch et prendre le 3 ou le 21, si la correspondance est bonne. Ou bien je peux marcher une minute jusqu’au LEB — de nouveau, si le timing est bon. Je peux aussi marcher jusqu’aux Bergières pour prendre le 21, qui descend directement à la gare. Pour finir, je pourrais aussi prendre le 4 jusqu’à St-François et marcher depuis là (mais ça arrive rarement que je le fasse, j’avoue, le M2 est assez fréquent pour que ça ne vaille pas vraiment la peine).

Si je demande à l’application iPhone CFF un itinéraire depuis mon arrêt de bus, il ne me propose pas la solution la plus rapide pour la gare (le M2) — mais uniquement celle avec changement à St-Roch. Les bus étant un peu moins précis que les trains niveau horaire, j’avoue généralement ne pas vouloir courir le risque de rester coincée à St-Roch parce que mon bus avait une minute de retard.

Ce qui est étonnant avec cette apparente stupidité de l’application, c’est qu’elle est tout à fait capable de me proposer d’aller prendre le train à Renens plutôt que Lausanne (ce qui peut être plein de bon sens vu où j’habite). Par contre, elle me fait passer par le centre-ville, au lieu de marcher 5-10 minutes pour prendre le 7 directement.

J’ai le même problème quand je vais faire du bateau. Mon bateau est au Port de Vidy, accessible via le 6 et le 1 (Maladière ou Figuiers), le 2 (Maladière-Lac), etc. Pour trouver le meilleur parcours, je dois regarder manuellement toutes les possibilités et les comparer “offline”.

En somme:

– j’aimerais pouvoir dire à l’application que je n’ai pas peur de marcher une dizaine de minutes
– j’aimerais que l’application puisse, à partir d’une adresse, ou pour une adresse donnée, choisir l’arrêt de bus qui donnera la meilleure correspondance, tenant compte du temps de marche
– on peut aussi imagine que je puisse avoir des options: minimiser le temps de marche, minimiser les correspondances, chemin le plus rapide porte-à-porte, etc.
– l’application pourrait être nettement plus agile dans ses correspondances (clair, Bel-Air et Flon ce n’est pas le même nom, mais c’est à une minute de marche!)

Voilà, je crois que j’ai fait le tour. Pour ces messieurs-dames des CFF (et éventuellement des TL) qui passeraient par ici, je fais une petite liste-résumé:

– intégrer d’une façon ou une autre mes abonnements existants à l’application, afin que
(a) je ne doive pas sortir iPhone et demi-tarif et abonnement Mobilis pour le contrôleur (oui, parfois c’est les trois!)
(b) l’application me propose des billets qui tiennent compte de mes abonnements existants (particulièrement pour les billets de prolongement de parcours des zones tarifaires)
– améliorer l’intelligence de l’application pour les parcours avec transports publics locaux, en particulier
(a) les correspondances entre arrêts proches portant des noms différents
(b) les alternatives de parcours à partir/à destination d’une adresse donnée, avec des arrêts de départ/arrivée différents

Merci 🙂

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Participer à un Jelly: quel intérêt? [fr]

[en] What is a Jelly, and why should I come? In short: it's a casual coworking day. Benefits for participants include increased productivity, creativity boost, a timeframe to work on procrastinative projects, networking, discovery of coworking and the Lausanne coworking space, eclau. Sign up on Facebook if you'd like to participate (Nov. 19th, 2010 is the first Lausanne Jelly).

Cela fait quelques semaines que j’annonce à tous vents la création d’un Jelly lausannois, le troisième vendredi de chaque mois. Le premier a lieu le 19 novembre 2010 à l’eclau.

Deux questions vous taraudent certainement:

  • qu’est-ce qu’un Jelly?
  • quel est l’intérêt d’y prendre part?

Je vais tâcher de satisfaire votre curiosité.

C’est quoi, un Jelly?

Un Jelly, c’est simplement une journée où plusieurs personnes se retrouvent dans un même lieu pour travailler ensemble. Un peu comme on faisait quand on était étudiants, vous savez? Soit à la bibliothèque, soit chez quelqu’un…

Logo eclau.Là, en l’occurence, c’est l’eclau qui fournit le lieu et le wifi. On invite plein de personnes intéressantes et sympathiques à venir travailler à l’eclau le même jour, ordinateur portable sous le bras et pique-nique de midi dans le sac.

Les participants visent d’arriver vers 9h, ou plus tôt si ça les chante, ou plus tard s’ils ne peuvent pas plus tôt. On travaille jusqu’à 18h, ou 17h, ou 19h, chacun comme il veut, il n’y a pas de règle.

PohaComme c’est à l’eclau et qu’à l’eclau on aime le poha (un petit-déjeûner indien que j’affectionne), j’en ferai une bonne platée que j’amènerai vers 9h pour ceux qui veulent commencer leur journée de travail par quelques bouchées d’exotisme gastronomique.

Pourquoi je viendrais à un Jelly?

Il y a plein de raisons qui pourraient vous motiver à venir à un Jelly. En voici quelques-unes qui me viennent à l’esprit.

Tout d’abord, pour la productivité. Changer de lieu de travail, être entouré de gens qui se concentrent, ça peut faire des miracles quand on a tendance à s’enliser dans le quotidien.

Pour avancer sur ce gros vilain dossier qui patine. Dans l’état d’esprit du Website Pro Day d’antan (Jelly avant l’heure), un Jelly ça peut être l’occasion de bloquer la journée, de sortir de votre cadre habituel, et de vous consacrer corps et âme à un de ces “machins” informes qui vous pourrissent la to-do list et la vie depuis des semaines ou des mois.

Trouvez quelques camarades d’infortune et donnez-vous le mot pour vous retrouver un Jelly afin de mettre à jour votre site professionnel / écrire des articles sur votre blog / mettre en place un système de backups / réparer ce fameux plugin WordPress / finir votre compta / concevoir la plaquette que vous voulez faire depuis deux ans / et j’en passe… ce sera encore plus motivant!

Pour donner une bouffée d’oxygène à votre créativité. A nouveau, vous sortir de votre quotidien, côtoyer de nouvelles personnes, ça va aider votre cerveau à respirer. Nouvelles idées, autres façons de voir les choses… c’est d’ailleurs un des grands bénéfices du coworking. Le Jelly vous y donne accès gratuitement, même si vous n’avez pas le profil d’un membre d’espace coworking (vous avez déjà des bureaux, vous êtes employé, vous préférez travailler chez vous…).

Pour le réseautage. Je n’insisterai jamais assez là-dessus, mais le réseau c’est une clé importante de succès et d’inspiration, que vous soyez indépendant, employé, en recherche d’emploi ou d’une nouvelle carrière.

Passer la journée à travailler dans le même lieu, ça tisse déjà des liens. On pique-nique ensemble à midi. On sort prendre l’air 10 minutes avec une nouvelle connaissance. On va boire un verre après le Jelly. Laissez quelques cartes de visite sur la table de l’entrée, échangez-en avec les contacts que vous aurez noués, et retrouvez-les le troisième vendredi du mois d’après, au Jelly suivant.

Pour découvrir le coworking et l’eclau. Si le coworking vous intrigue ou vous tente, mais peut-être pas (plus! ou encore!) comme mode de travail régulier, le Jelly vous donne l’occasion de l’expérimenter gratuitement de façon ponctuelle. C’est aussi une très bonne excuse pour venir à l’eclau, qui est un endroit de travail fort sympathique (si c’est moi qui le dis!) et rencontrer Bagha, le mythique chat des lieux.

Jelly-FAQ imaginaire

Puisque je suis lancée, quelques questions que vous vous posez peut-être, et des réponses.

Je ne suis jamais venu(e) à l’eclau, je peux quand même participer au Jelly?

Le Jelly est ouvert à tout le monde, est spécialement aux personnes qui ne sont pas membres ni visiteurs de l’eclau!

C’est où l’eclau? On arrive comment?

C’est à Lausanne, du côté de Prilly. C’est tout expliqué ici.

Je peux amener du monde?

Volontiers! Partagez l’événement sur Facebook, sur Twitter, motivez vos amis… Plus il y a de monde au Jelly, meilleure sera l’énergie de la journée!

On va être combien? Il y a assez de place?

Au minimum une bonne dizaine, au maximum 20-30. L’eclau a de la place pour autant de monde (110 mètres carrés, quand même) — on a acheté chaises pliables et tabourets supplémentaires, et au pire les derniers arrivés prendront possession des 3 canapés.

(Si vraiment on se retrouve avec trop de monde on devra refuser l’entrée aux participants de dernière minute donc… n’oubliez pas de vous inscrire!)

On arrive vraiment à travailler avec tout ce monde au même endroit?

Oui, bien sûr! C’est clair que c’est différent comme ambiance de travail que seul dans son bureau (ou son salon), mais la concentration, c’est contagieux aussi. De plus, les échanges et rencontres permettent des fois de gagner des journées entières de travail, en nous aidant à voir des raccourcis qu’on ignorait!

Y a-t-il des choses à éviter lors d’un Jelly?

Vu que l’eclau est un open space et qu’il y aura du monde, ne prévoyez pas de passer la journée au téléphone. Ne prévoyez pas non plus de recevoir du monde (clients, etc.) à moins que ceux-ci prennent aussi part au Jelly. L’eclau est un endroit sans fumée (on peut sortir) et sans musique (donc prévoyez de bons écouteurs qui ne fuyent pas si vous travaillez en musique). C’est tout!

Je ne suis pas un geek, je peux quand même venir?

Bien sûr, ce n’est pas du tout réservé aux geeks.

J’aimerais bien mais je ne pourrais venir que le matin / l’après-midi / quelques heures…

Aucun souci, venez quand vous pouvez, mais inscrivez-vous quand même!

Chouette, je veux venir, comment je fais?

Il suffit pour venir de s’annoncer sur Facebook ou sur doodle (liens pour le Jelly du 19 novembre 2010). C’est important de s’annoncer car ça encourage d’autres à venir, et rend le Jelly d’autant meilleur.

On se voit au prochain [email protected], alors!

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Orange Link nous demande nos mots de passe: pas au point! [fr]

[en] There is absolutely no excuse, in 2010, for asking people to enter their Gmail, Facebook or Twitter passwords on third-party sites. And that is precisely what the "social media to SMS" service Orange Link is doing for Gmail and Twitter, though they got Facebook right. Laziness or scary cluelessness?

Orange Link est un service d’Orange.ch qui nous permet de recevoir des alertes SMS de services comme Twitter, Facebook, et Gmail (et aussi, d’envoyer des SMS à ces services).

Orange Link

Très cool. J’espère en passant qu’ils sont aussi en train de bosser sur un partenariat avec Twitter comme l’ont fait d’autres opérateurs.

Ce qui est beaucoup moins cool c’est qu’ils nous demandent nos mots de passe Twitter et Gmail!

Orange Link - BAD BAD password anti-pattern

Regardez ce que je disais en avril 2008, il y a plus de deux ans:

I have an interest in social network portability (also called “make holes in my buckets”) — I gave a talk on SPSNs from a user point of view at WebCamp SNP in Cork recently — and I am also concerned that in many cases, implementations in that direction make generous use of the password anti-pattern (ie, asking people for the password to their e-mail). It’s high time for design to encourage responsible behaviour instead. As the discussion at WebCamp shows, we all agree that solutions need to be found.

Les gens ont tendance à être d’une naïveté affligeante avec leurs mots de passe, tant dans le choix de ceux-ci que l’insouciance avec laquelle il les prêtent à autrui ou les entrent sur n’importe quel site qui le leur demande.

Il est irresponsable de la part d’une entreprise comme Orange.ch d’encourager les gens à entrer leur mot de passe sur un site qui n’est pas celui du service en question. On est en 2010, loin de la situation en 2008 référencée plus haut, et OAuth et autres services du genre sont une réalité. Texprezzo et Textendo, qui fournissent la technologie derrière Orange Link, ne nous demandent d’ailleurs pas notre mot de passe Facebook, mais utilisent Facebook Connect pour accéder à notre compte.

Orange Link -- Good

Facebook | Request for Permission

Il n’y a donc aucune excuse pour ne pas procéder avec les technologies similaires à disposition pour Twitter et Gmail. Début 2009, Twitter était sur le point d’implémenter OAuth, ce qui a été fait depuis lors — lire la FAQ de Twitter sur OAuth. Quant à Google (pour Gmail), eh bien, depuis mars 2010 (enfin!) ils parlent aussi OAuth.

Je ne sais pas s’il faut en conclure qu’ils s’en fichent ou qu’ils sont mal informés/inconscients — mais à ce point, j’avoue que ça ne m’inspirerait guère confiance.

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Flash Informatique: appel aux articles sur le thème "Société 2.0" [fr]

[en] Call for papers: Flash Informatique is looking for papers on the theme "society 2.0". The deadline is short but I encourage you to seize the occasion (I wrote an article for them a few years back). The publication is in French but it could contain a few articles in English. Go for it!

Avis aux amateurs, le magazine Flash Informatique de l’EPFL lance un appel aux contributions pour son numéro spécial d’été sur le thème “Société 2.0”.

Les délais sont courts (8 juillet pour une première version, éventuellement 12 si vraiment il faut) mais je vous encourage à saisir cette occasion. J’avais écrit pour eux un article sur les blogs il y a plusieurs années, et j’avais été ravie de pouvoir le faire!

Je suis certaine que les lecteurs de Climb to the Stars ont des tas de choses intéressantes à dire sur le sujet, donc n’hésitez pas.

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De l'émergence de la classe créative à la créativité [fr]

Voici mes notes de la journée de la FER “De la créativité à l’action“. Si vous voyez des erreurs, merci de les signaler dans les commentaires!

09.08.2010: les vidéos de cette journée sont en ligne.

Anne Heleen Bijl

Parler en français => comme si elle devait refaire toute sa présentation! Intéressant…

La créativité casse les cadres, c’est la clé de l’innovation. La plupart du temps on n’en a pas besoin. 2% du temps, on se dit qu’il doit y avoir une “autre solution”. C’est là qu’on a besoin de la créativité. Problème: on cherche souvent une solution qui est trop proche du problème. Mais en fait il faut des fois chercher complètement ailleurs.

Créativité: relier deux aspects qui n’avaient pas de contact avant.

Osborne, américain dans les années 50. A cherché comment il pouvait faire en sorte que chacun de ses 500 employés produise des idées.

Expérience avec 4 personnes du public: A et B sur un panneau, les relier. Comment est-ce qu’on les relie? En général on a tendance à les relier par le chemin le plus court, le plus facile. Mais dans la vie c’est pas toujours possible… *steph-note: très tentée d’aller arracher la feuille pour faire se rejoindre A et B en la pliant… ah, quelqu’un l’a fait!*

Obstacles à la créativité:

  • peur d’être ridiculisé, surtout par soi-même (on est son juge le plus sévère)
  • “ça ne va pas réussir”
  • on ne voit pas l’avantage
  • tenir aux vieilles solutions (on n’aime pas le changement et les nouvelles habitudes, elles sont difficiles à installer! 30 fois un nouveau comportement pour qu’il s’installe, cf. FlyLady)
  • “Les Autres” le rendent impossible
  • se créer des barrières soi-même
  • être satisfait de la première solution
  • problème d’autorité: qui est le chef?

L’effet Eurêka: 10 phases

  • problème est un défi
  • le problème est le vôtre
  • recherche de solutions => échec
  • frustration
  • distraction
  • relaxation
  • moment de coïncidence
  • eurêka, inspiration (si on a de la chance!)
  • euphorie
  • réalisation

*steph-note: lire The Myths of Innovation!*

Conditions pour la créativité:

  • indépendance
  • liberté/espace
  • concentration
  • motivation intrinsèque *(steph-note: cf. la vidéo de Dan Pink dont je parle dans “Carotte et créativité ne font pas bon ménage“.)*
  • bonne définition du problème
  • breaking patterns/outside the box
  • donner une chance aux idées
  • humour
  • temps pressé/nécessité
  • chercher des alternatives

Conditions créatives en groupe

  • stimuation de nouvelles idées
  • rémunération d’idées
  • moyens (budget, personnes)
  • pas trop de contrôle: liberté
  • ne poses pas de questions trop définies
  • pas autoritaire

Sept règles de communication créative

  • suspension du jugement
  • écoutez attentivement: quelle peut être la valeur de cette idée?
  • fantaisie et imagination
  • quantité amène qualité
  • pollinisation croisée
  • 3x +++ (le droit de demander trois avantages de son idée à la personne qui la reçoit négativement, genre “oui mais bon, sois réaliste!”)
  • 28 ideakillers sont tabous (y compris non verbaux!)

Utile de garder à l’esprit le temps d’incubation de certaines idées, entre l’idée et sa mise sur le marché:

  • TV: 50 ans
  • pacemaker: 30 ans
  • fermeture éclair: 30 ans
  • stylo bille: 7 ans
  • radio: 24 ans
  • antibios: 30 ans
  • nourriture congelée: 15 ans

Xavier Comtesse

Réseaux sociaux et créativité: étude faite au démarrage de la Muse, sur Rezonance. Quelle est la part des créatifs chez Rezonance?

Parmi les abonnements payants de Rezonance, est-ce qu’un questionnaire va fonctionner? Réponse hallucinante: personne ne comprenait les questions. Problème de langue? Peut-être faut-il passer au hollandais… 😉

Mise en garde:

  • la créativité dans le contexte de l’innovation
  • un sondage via un réseau déjà existant (Rezonance)
  • démarche volontairement participative
  • le questionnaire est soumis au Conseil scientifique

En français, “créativité” c’est vraiment associé à l’art. Gros échec 🙂 => il a fallu tout revoir.

Ont monté un sous-groupe du comité scientifique, le “Groupe Montbrillant”. “Pourquoi est-ce que les gens ne comprennent pas nos questions, que nous on comprend très bien?” => ne plus poser les questions sur la créativité, mais partir du principe que la créativité fait partie du processus d’innovation.

En amont: créativité; en aval: amener au marché, stratégie commerciale. On s’est beaucoup préoccupés de l’aval, supposant que là est la difficulté, et moins de l’amont.

Résultats: dans la région lémanique, on aurait une classe créative deux fois plus dense qu’aux USA, par exemple, 62% ont participé à une start-up, 7% on déposé un brevet. *steph-note: attention, on parle de Rezonance ici, et non pas d’un échantillon représentatif de la région lémanique!!*

Par contre, seulement 5% fréquentent un centre créatif.

Ils ont appelé “net-ups” entreprises qui naissent dans un réseau social et se construisent avec lui. *steph-note: pas sûre que j’aime ce terme… c’est simplement le modèle de beaucoup de start-ups dans les nouvelles technologies: agile, crowdsourcing, etc…*

Creative commons.

Centres créatifs: existent-ils réellement dans notre région? Différentes générations de creative centres.

  • première générion, MIT etc: faire vivre des objets et des services avec des usagers, et les observer. Client-roi. Usagers ne sont pas co-créatifs.

Après, consommacteurs. Changement fondamental de percevoir le produit, l’économie. (On est des bêtes curieuses.)

Ces lieux jouent pour l’amont le même rôle que le prototype pour l’aval.

Mettre en place des méthodologies. Les méthodologies ne font qu’accélérer la créativité, rien d’autre. Ce sont des accélérateurs.

Xavier nous montre “la matrice”… “démerdez-vous avec!” — quand un matheux essaie de montrer les résultats d’un sondage. *(steph-note: image dans l’article de Pascal Rossini…)*

Elmar Mock

On ne cueille pas de champignons sur l’autoroute. Est-ce que ça s’apprend, la créativité? Difficile d’en parler.

Avait le sentiment qu’après avoir inventé la Swatch, il n’était plus possible dans la société d’inventer autre chose. => nouvelle structure. (Mais en fait le problème c’était lui… *steph-note: si j’ai bien compris*)

A la base plein de créatifs, mais on le reste pas tous. Métaphore moléculaire: l’être humain est une molécule d’eau (gaz, eau, solide, ça reste une molécule d’eau).

  • Gaz: créativité, imagination, exploration
  • Liquide: école, expérimentation, évolution (étape douloureuse)
  • Solide: éducation universitaire, formation professionnelle, maturité, réalité (ordre, structure)

Relation d’amour-haine entre créativité et structures/organisation (gaz vs. solide).

Le créatif finit toujours par créer des cristaux (les cristaux c’est une idée qui marche!) — c’est la réalité de la créativité! Permettre à la société d’avoir de nouveaux cristaux pour nous donner l’illusion que demain existe. (On a des budgets, des projets, des plannings, “l’année prochaine ce sera bon”. *steph-note: ça me fait penser à “The Black Swan“, livre à lire absolument d’ailleurs.*

Difficile de trouver l’endroit où les trois états de la matière coexistent (le point triple). Startups.

La métaphore de la perle. L’huître ne crée la perle que si quelque chose dérange. Il faut un élément perturbateur pour la créativité. Clé: identifier et définir cet élément perturbateur. Malheureusement, on s’adapte à nos éléments perturbateurs et nos difficultés. On n’a pas envie de modifier nos habitudes.

Après avoir trouvé l’élément perturbateur, phase inventive, puis phase conceptuelle, phase scientifique, phase commerciale.

Modèle en oignon: chacun est responsable d’un truc, départements. Ça marche pour la rénovation et l’évolution, mais pas pour l’innovation et la révolution. Il faut pour cela supprimer la notion de départements.

Caisse à outils de la phase gazeuse. (The Gas-Phase Toolkit.) Cartes (?).

Important: ça prend du temps. On va pas juste prendre 1h pour être créatifs.

  1. cerner: quel est l’élément perturbateur? définir le problème
  2. curiosité: s’intéresser par exemple aux gens qui vont utiliser ce système, qu’est-ce qui se passe au niveau de l’industrie
  3. idéation: (3 jours) contrairement au citron (plus on presse moins il y a de jus), eh bien l’homme, plus on presse, plus il y a de jus. Il faut prendre le temps d’aller explorer d’autres chemins pour trouver des champignons. On va se sentir perdus. Prendre les chemins de traverse. Energie pour traverser le tunnel. Divergence et convergence. Augmenter le nombre d’idées. Brainstorming (attention, c’est pas une discussion chaotique, c’est un système rigoureux!). Méthode 6-3-5.
  4. entonnoir: convergence, sélectionner, éliminer, trier les idées après la diarrhée intellectuelle qu’est le brainstorming. Critique constructive.  Intuition, imaginer ce que sera demain. Sur nos 100 idées, laquelle aura la médaille d’or, d’argent, de bronze?

Sans élément perturbateur, le brainstorming est de la masturbation.

Etre innovateur, c’est aussi être dans le faire. Ça nous aide à être de meilleurs innovateurs de les suivre jusque dans la dure réalité de l’actualisation.

Chaque fois qu’on a un problème, une nouvelle phase créative est ouverte.

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