Histoires d'oreilles [fr]

[en] Sharing my hearing and hearing aid story -- and opening a francophone facebook group for people who don't hear that well, whether with or without hearing aids.

L’autre soir, comme souvent dans des situations acoustiquement difficiles, je parle de mes oreilles et de mes appareils. En face de moi, le hasard veut qu’il y ait deux personnes à l’ouïe “pas top”. On a donc parlé longtemps, et j’ai raconté toute mon histoire.

J’ai toujours été un peu sourde. C’est familial. Mon frère aussi. Mon père aussi, probablement. Bref, dans la famille on est durs de la feuille.

Première tentative d’appareillage quand j’avais 14 ans. Fin des années huitante, gros appareils “intra” couleur chair qui se voyaient bien, inconfortables, réglage pour mon gain “idéal” très probablement, filles de la classe qui se fichent de moi: j’essaie deux jours puis ils vont finir leur vie dans leur boîte.

Je m’en sors très bien sans. Je sais que j’entends “pas très bien” et je le dis — mais je me rends compte aujourd’hui que je n’avais aucune idée à quel point j’étais sourde. Il a fallu que mon frère fasse le pas d’un appareillage, qu’il me parle un peu du processus et de la différence que ça faisait pour lui, de “bien entendre”, pour que j’y pense à nouveau. Aussi, je commence à me rendre compte dans mes activités professionnelles que mon ouïe m’handicape. Je n’entends souvent pas les questions des étudiants ou du public quand je donne une conférence. Je dois faire répéter. Ça devient un peu lassant.

Il me faudra encore quelques années pour passer à l’action. Je trouve le côté geek des appareils auditifs et accessoires fascinant. Je pose des questions à mon audioprothésiste dont il doit chercher la réponse. Ça lui change du quotidien…

Mes appareils sont roses. Ils sont derrière l’oreille, assez petits pour ne pas être très visibles (enfin quasi invisible sauf quand je relève mes cheveux, ce que je ne fais pas normalement car ils sont courts). Le micro est dans l’oreille, avec un embout “ouvert” plus confortable que le moulage fermé que j’ai quand même testé. Un “compromis”, dit mon audioprothésiste (parce que la qualité audio est censée être meilleure avec le moulage), mais je peux vivre avec ça.

Ils ont deux micros chacun et ils communiquent entre eux. Ça leur permet de savoir d’où vient le son et d’introduire cette variable dans la façon dont ils le traitent, de répercuter dans mes oreilles les décalages qu’on entendrait normalement et qui nous permettent de localiser un son.

J’ai choisi la taille “pas mini-mini” pour avoir un bouton “programme”. J’ai quatre programmes différents: un normal, un pour environnements bruyants, un pour les situations calmes avec légère suramplification, et un “silence” pour quand je suis dans le train avec les gosses qui crient à côté 😉

Il y a des tas de choses à raconter sur mon aventure auditive: comment ça a changé ma vie, comment se passe l’adaptation, comment on minimise toujours l’importance de sa surdité (“j’entends pas bien mais c’est pas si grave, je m’en sors sans appareils”), le look des appareils en 2013 (et leur taille!), les situations “impossibles” comme les restaurants, l’absence de communauté de hackers dans ce domaine (on a besoin de nos appareils, et à 6500 balles la paire on va pas s’amuser à les démonter “pour voir”), les anti-larsens, l’habituation, les acouphènes…

Bref, de quoi écrire une bonne demi-douzaines d’articles de blog, ou d’ouvrir un groupe facebook — ce que j’ai fait.

Pour le moment c’est un groupe secret, mais je pense que ce sera pour finir un groupe fermé: contenu inaccessible aux non-membres, mais listing des membres et descriptif du groupe visibles. Si ça vous intéresse de rejoindre le groupe pour partager vos histoires d’oreilles (avec ou sans appareils) ou écouter celles des autres, faites-moi signe et je vous y invite!

3e #back2blog challenge (1/10), avec: Brigitte Djajasasmita (@bibiweb), Baudouin Van Humbeeck (@somebaudy), Mlle Cassis (@mlle_cassis), Luca Palli (@lpalli), Yann Kerveno (@justaboutvelo), Annemarie Fuschetto (@libellula_free), Ewan Spence (@ewan), Kantu (@kantutita), Jean-François Genoud (@jfgpro), Michelle Carrupt (@cmic), Sally O’Brien (@swissingaround), Adam Tinworth (@adders), Mathieu Laferrière (@mlaferriere), Graham Holliday (@noodlepie), Denis Dogvopoliy (@dennydov), Christine Cavalier (@purplecar), Emmanuel Clément (@emmanuelc), Xavier Bertschy (@xavier83). Follow #back2blog.

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Le sommeil, c’est tellement important [fr]

[en] Sleep is so important. Ever noticed how a day is going well, and suddenly you realised that it might simply be because you had a really good night of sleep?

Quintus in December 7“Bonne nuit!”

“Tu as bien dormi?”

C’est pas pour rien que le sommeil est bien présent dans nos rituels sociaux avec nos proches.

Vous avez déjà remarqué comme une bonne nuit de sommeil rend tout tellement plus facile?

Il y a pour ma part des jours où je me sens toute guillerette, où tout va bien, et où je réalise soudain que bien sûr, j’ai dormi 8h cette nuit. Ou même un peu plus.

Quand je pédale sur mon vélo le matin (aïe, faut que je m’y remette), il arrive que mes jambes pèsent trois tonnes, que la pompe ne suive pas, que je doive me traîner à travers mes kilomètres. Ah ouais, j’ai dormi moins de 6h, ça doit être ça.

Durant une partie de mes études, j’étais dans un état de fatigue chronique. Je luttais pour ne pas m’endormir durant les cours. Je n’arrivais pas à me lever le matin. Il avait fallu que je prenne le taureau par les cornes, avec planning d’heures de coucher, tierce personne à qui je rendais des comptes, tout ça, pour me mettre à dormir assez après tant d’années en mode zombie.

Je rechute de temps en temps: j’ai du mal à faire la grasse matinée, et encore plus de mal à mettre fin à ma soirée. Pourtant j’adore avoir bien dormi.

Une vie avec assez de sommeil, c’est une vie en technicolor au lieu de noir et blanc.

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Amit Gupta Needs You, and Other South Asians Too (Join the Marrow Registry!) [en]

[fr] Amit Gupta, celui qui a démarré Jelly et Photojojo (entre autres), court le risque de mourir de leucémie aiguë s'il ne trouve pas un donneur de cellules souches du sang. La chance de trouver un donneur pour quelqu'un d'Asie du Sud est très faible -- c'est pourquoi l'entourage d'Amit (et tout internet s'y met) remue ciel et terre pour encourager un maximum de personnes du même groupe ethnique de s'enregistrer comme donneurs.

I should have blogged about this weeks ago. I’ve been anxiously watching the countdown of the time that was left to find a bone marrow donor for Amit Gupta.

I’ve been checking Facebook and Twitter in the hope that I would see good news announced.

The countdown now says 0.

Amit Gupta Needs You!

It doesn’t mean it’s too late, but it means that if there is no good enough donor amongst the people currently in the registry, Amit will have to take his chances with extra rounds of chemo (with possibly lasting damage) to survive the acute leukemia he was diagnosed with only mid-September.

If caucasians have a roughly 90% chance of finding a matching donor should they need one, chances are much slimmer if you’re South Asian (1 chance in 20’000 of finding an exact match). The reasons, it seems:

  • the huge variety of HLA profiles (a set of genes) amongst South Asians
  • a general reluctance to register and if matched, to donate (50% or more of South Asians back out once matched).

Heck, if the Ugly Indian can keep a street clean in Bangalore, can he not join a marrow registry and possibly save a life?

I have to say that when I first heard that Amit needed a marrow donation, I imagined the procedure was something like a spinal tap. It isn’t. The donor’s stem cells are usually taken from the blood stream directly, or if needed from the hip or pelvis, not the spine. All in all, the procedure is close to giving blood. Not a huge deal, to be honest.

Team Gupta’s next move, Clark tells Wired.com, is to make sure people are aware of how simple and painless the donation process is. Marrow is extracted from the arm and generally takes six hours or so. The procedure is about as invasive as donating blood — it just takes longer.

And to join the registry, all you need to do is send back a cheek swab. It’s really easy.

Here’s how to help if you live in India.

Even if you’re not a match for Amit, you might be a match for somebody else whose life depends upon a bone marrow donation.

As for me, well, there’s little chance I may be a match for Amit (obviously). I looked up the Swiss Marrow Registry to sign up, and was quite disappointed to see that my heart operation seemed to rule me out. I checked with them, though, and it’s on a case-by-case basis. In my case, there’s happily no reason to rule me out on the basis of the operation I had over 30 years ago.

So, who is this Amit? I don’t really know him, though I had a couple of e-mail exchanges with him when I started the eclau Jelly. Yup, he’s behind that. And he also started Photojojo, which you should definitely join if you’re into photography.

But this goes beyond Amit: it’s an issue for the whole South Asian community. If you are South Asian, in India or elsewhere, please do see what you can do to help.

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Exercise: Anything Better Than Nothing [en]

[fr] Côté sport et exercice, n'importe quoi est mieux que rien du tout. Du coup, pour reprendre ma bonne habitude de vélo, je m'y remets avec des tranches de 15 minutes (30 ça me paraît décourageant juste là). Ce n'est pas assez, mais c'est mieux que rien.

In summer 2009 I bought an exercise bike. I have heart valve prolapse (no panic, nothing really alarming, had it all my life) so my endurance is naturally bad, and some irregular judo training is absolutely not enough to compensate for my sedentary lifestyle and increasing age (I’m not 20 anymore and I’m starting to see it).

Cardiologist’s instructions: 20 minutes a day (30 seems better) at 125-135 or so (that’s for me, varies with age). I’ve exercised pretty regularly since then, but I regularly fall off the wagon, sometimes for months on end. Between Bagha’s death and India for example, I hadn’t sat on it much since mid-December before I clambered back on the wagon a few days ago.

Born-Again Flat 03

We all know that getting back on the wagon is always difficult — whatever the wagon. What helped me here? Realising that in the case of exercise, anything is always better than nothing. So instead of trying to do my whole routine immediately (which includes 150 ab crunches of various varieties, stretching, a yoga exercise, “gainage“, and 30 minutes on the bike) I decided to just start with 15 minutes on the bike and 50 abs. In the spirit of what I learned reading 6changes, I’m first getting back into the habit of exercising — nevermind if I’m not really doing as much as I should be doing. That’ll come later.

So, if you’re not exercising and feeling guilty about it, start with something easy. Get into a routine of doing some exercise every day. Whatever you do will be better than nothing.

I think a big mistake people make when they decide that they need to start exercising is that they try to do too much too quickly, hence falling victim to New Year Resolution Syndrome.

You’re going to fall off the wagon. The most important question to answer is: when you do, how will you climb back on? Take it easy.

And remember: just walking ten minutes a day is better than not moving at all — even if in an ideal world you should be doing 30 minutes of exercise a day.

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Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe? [fr]

[en] A very well-written article on deciding whether to get the flu shot or not. First of all, the reason we have two vaccines this year is that H1N1 arrived too late to be included in the seasonal mix. It will next year. So the question is not "should I get the H1N1 jab" but "should I get a flu jab" (and if yes, to do both seasonal and H1N1). For a healthy person, risks linked to contracting the flu and to getting the vaccine are both tiny (compared to driving everyday with your car, for example) -- it's up to each person to decide how they want to manage those tiny risks.

Alors que je constate avec satisfaction que mon vaccin anti-H1N1 ne semble avoir d’autre effet sur moi qu’une légère courbature au bras injecté, j’aperçois un peu par hasard dans les flux de tweets et de statuts facebook un lien intitulé “Faut-il ou non se faire vacciner contre la grippe?“, accompagné d’un commentaire très positif de Stéphane Perry.

A mon tour de vous recommander vivement la lecture de cet article, très complet et pertinent, qui ne prend pas parti pour ou contre la vaccination mais se contente de vous donner de quoi prendre une décision informée. Ce que j’ai retenu:

  • si on a deux vaccins séparés cette année, c’est parce que la souche H1N1 inquiétante est apparue trop tard pour être inclue dans le cocktail du vaccin saisonnier
  • même si H1N1 n’est pas plus dangereuse que notre grippe normale, on a tout de même mis en branle un protocole de production de vaccins qui avait été prévu pour la grippe aviaire H5N1, bien plus meurtrière
  • la question à se poser est “est-ce que je me fais vacciner contre la grippe” tout court (et si la réponse est oui on fait les deux vaccins)
  • pour une personne en bonne santé, le risque de conséquences adverses graves sont minimes aussi bien pour ce qui est de la vaccination que de la grippe (à chacun donc de peser les risques et faire son choix entre les deux, sachant que prendre sa voiture tous les jours c’est déjà nettement plus dangereux).

Certains lecteurs seront peut-être surpris que je me sois fait vacciner, après ma prise de position dédramatisante de cet été. La raison pour cela est assez simple: je fais partie de la population “à risque” (complications pulmonaires et cardiaques), et après ma très vilaine crève de l’hiver dernier, mon médecin m’avait d’ores et déjà fortement conseillé de me mettre à faire le vaccin contre la grippe, ce que j’avais décidé de faire.

Je réponds donc “oui” à la question “est-ce que je me fais vacciner contre la grippe”, et donc j’ai fait les deux vaccins (pour la petite histoire, il semblerait pour le moment que le vaccin contre la grippe saisonnière m’ait bien plus assomé que celui contre la grippe A, que j’ai fait hier).

En passant, prenez le temps de lire d’autres articles sur le forum d’échanges médicaux Atoute.org, qui semble être un excellent site d’information médicale, qui n’est pas sans me rappeler Bad Science, même si l’angle d’approche est un peu différent. J’ai trouvé particulièrement intéressant cet article sur l’inutilité (voire la nocivité) des excès du dépistage, ainsi que “Touche pas à ma prostate!

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Cessons de paranoïer au sujet de la grippe A (H1N1) [fr]

Je salue brièvement au passage la page 3 du Lausanne-Cités d’aujourd’hui, qui via l’interview du médecin et éthicien Martin Winkler, s’élève contre la paranoïa ambiante au sujet de la grippe A.

Extraits choisis:

  • Au 6 août 2009, l’OMS recensait 1500 morts sur la planète… Chaque année, la grippe classique (A H3N2) fait entre 250 000 et 500 000 morts…

  • Dans le canton de Vaud, le médecin cantonal – en charge des mesures sanitaires – a laissé entendre qu’il convenait, dès à présent, d’éviter de se serrer la main et de s’embrasser. Qu’en pensez-vous?

    Que ça me fait penser à ce qu’on disait au moment où le SIDA faisait peur à tout le monde, qu’il ne fallait pas toucher une personne séropositive. Cette recommandation est anti-scientifique. Ca accentue la panique et l’inquiétude dans une société qui n’a pas besoin de plus de méfiance sociale qu’elle n’en a déjà. C’est la grippe, bon dieu, ce n’est pas la peste, le choléra ou la variole! Ne pas s’embrasser ou se serrer la main? Personnellement, je rejette ce genre de recommandation. Médicalement et éthiquement parlant, c’est inacceptable!

  • [L]’angoisse actuelle est majorée par la situation économique. Objectivement, personne n’a envie que les grands pays industrialisés soient paralysés par une épidémie, parce que ça ne serait pas bon pour les entreprises… donc, pour les actionnaires. Il y a là une indécence insupportable. Ce n’est pas la santé des populations qui inquiète nos dirigeants, c’est celle de l’économie.

Merci de faire votre contribution à la lutte contre la paranoïa auprès de votre entourage!

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Huit tuyaux ergonomiques pour le travail à l'ordinateur [fr]

Ceux qui suivent mes écrits depuis les temps préhistoriques (2002 environ) savent qu’il y a un peu plus de six ans, je me suis retrouvée incapable de taper au clavier en l’espace d’environ 2 semaines. Durant une année, j’ai utilisé un logiciel de reconnaissance vocale (Dragon NaturallySpeaking) aussi bien au travail qu’à la maison, pour écrire mon mémoire de Licence et même faire mon dernier examen écrit d’université.

Les douleurs aux mains qui m’ont tant handicapée sont maintenant sous contrôle. Elle n’ont pas complètement disparu, mais je sais maintenant ce que je dois éviter, et comment y remédier lorsqu’elles reviennent (un petit tour chez l’ostéo qui fait des choses à mes “tuyaux” — mes artères — allez savoir& mais ça marche à tous les coups).

De par ma mésaventure, je me suis intéressée de près aux questions ergonomiques touchant à l’utilisation de l’ordinateur. Voici ce que je recommande et pourquoi — prêtez-y une attention particulière si vous souffrez de douleurs dans les épaules, la nuque, les mains&

  1. Clavier bas. Lorsque vous tapez, l’angle d’ouverture de votre coude devrait être minimum 90°, ce qui permet de relâcher les épaules. Je vois souvent des personnes dont le bureau est beaucoup trop haut (ou la chaise beaucoup trop basse). Personnellement, ma position idéale c’est l’ordinateur sur les genoux, donc quand je suis à un bureau je monte la chaise pour avoir les jambes touchant le dessous du bureau. N’hésitez pas à abaisser votre bureau, ou à prévoir un repose-pieds si vos pieds ne touchent plus le sol une fois que la chaise est à la bonne hauteur.
  2. Ecran bas. Prenez un livre ou un magazine et tenez-le devant vous pour lire. Voilà l’angle naturel de lecture. Votre écran ne devrait pas être vertical (ou pire, incliné vers l’avant), mais incliné vers l’arrière. Encore une fois, l’ordinateur portable s’est révélé plus adapté que celui de bureau. Si vous avez un écran de bureau, mettez-le le plus bas possible (j’ai fait la grosse erreur de surélever le mien durant longtemps — aïe la nuque!) et inclinez-le en arrière. Pensez “livre, magazine, journal, lecture” pour positionner votre écran.
  3. Changez de position. “La vie, c’est le mouvement,” me disait une copine physio. Aucune position n’est “bonne” dix heures par jour. Il faut varier. L’ordinateur portable a été pour moi une bénédiction, car il a brisé les chaines qui me retenaient à mon bureau. Travaillez au bureau, par terre, sur le canapé, à genoux sur la table basse& variez souvent. Si vous avez un ordinateur de bureau, trouvez (ou demandez à votre employeur) un bureau à hauteur variable, pour pouvoir alterner les positions debout et assis.
  4. Pauses et stretching. Faites des pauses. Souvent. Encore plus souvent que vous ne le pensez. Par exemple, 2 minutes d’arrêt tous les quart d’heure, ce n’est pas du luxe. Stretching: exercice de la secrétaireUtilisez un logiciel de pause si nécessaire. J’ai utilisé pendant longtemps RSI Guard, qui me forçait par moments à m’arrêter 20 secondes toutes les 3-4 minutes. Dans tous les cas, si vous sentez la tension monter et que vous êtes incomfortable, c’est le moment d’au minimum s’arrêter, se lever, et s’étirer un peu. Si c’est dans la nuque que ça coince, je vous recommande l’exercice de stretching de la secrétaire (cliquez sur la photo pour les instructions).
  5. Raccourcis clavier. Lâchez cette souris! La souris, c’est le Mal. Le trackpad, un poil moins. C’est justement le côté de la souris qui vous fait souffrir? Alors c’est le moment de vous mettre aux raccourcis clavier. Changement d’habitude, certes, mais en fin de compte bien plus efficace, en plus. Ça ne se fait pas tout seul: il faut identifier le raccourci dont on a besoin (tiens, un autre billet en vue?) et ensuite se libérer du “réflexe souris”.
  6. Les mains sur les genoux. Parfois, à l’ordinateur, on n’est pas en train d’utiliser ses mains. On lit, ou bien on réfléchit. On a tendance à lire avec la main sur la souris ou le trackpad, d’ailleurs: pensez à toute la tension statique qu’on se fait subir ainsi au long d’une journée! Donc, quand on ne tape pas, les mains ont une place: sur les genoux (ou bien au-dessus de la tête pour s’étirer).
  7. Fuyez le froid. A l’ordinateur, on se refroidit vite. Taper avec les mains froides, c’est vraiment pas top (plus de micro-dégâts). Durant des années, mon ordinateur était dans un courant d’air — en plus du fait que j’ai facilement les mains froides. Donc, sortez de ce courant d’air, montez le chauffage si nécessaire (ou mettez un pull) et réchauffez-vous les mains. En les frottant l’une à l’autre avant de vous mettre au clavier, ou même en les passant sous l’eau chaude.
  8. Luminosité constante. La luminosité de votre environnement de travail devrait être similaire à celle de votre écran. Donc, le soir, allumez le plafonnier! L’écran qui brille tout seul dans le noir jusqu’à 2h du mat’, c’est pas terrible pour les yeux (et qui dit pas terrible pour les yeux, dit aussi tensions voire douleurs côté tête). Prenez aussi l’habitude de regarder régulièrement au loin.

Bien sûr, au-delà de tous les tuyaux et “trucs” qu’on peut donner, il y a une règle d’or: s’écouter. Si on est incomfortable, qu’on ne respire plus, qu’on ne peut pas “se permettre” de prendre une pause& C’est qu’il faut arrêter.

Les douleurs chroniques, on peut bien vivre avec. Mais on vit encore mieux sans.

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Healthcare in San Francisco Experiences [en]

[fr] Expériences nettement plus positive avec le système de soins ici à San Francisco.

After my [trip to Walgreens in Austin, TX](http://climbtothestars.org/archives/2008/03/10/a-trip-to-walgreens/), I honestly hoped I wouldn’t have to deal with anything healthcare-related in the US, ever again. Oh well, I was wrong.

A few days ago I started having a sore throat, and went down to the Walgreens on First and Mission (I’m in San Francisco) to ask about some antiseptic spray or something. I had braced myself for another less-than-pleasant experience, and was positively surprised when a nice and smiling pharmacist listened to me, discussed options, gave me advice, and made me feel like she was happy to do her job. Quite a change from the grumpy guy in Austin, who maybe needed a job change!

A day or two later, I realised that one of my toe nails was starting to become way too painful (said toe nail was traumatized on the judo mats some 10+ years ago, and has been bothering me at times since then — but this was starting to be really problematic). I tried heading for the pedicure first, who politely turned me away after a few prods at it and a few yells on my part: it was already infected, and I needed to see a doctor. Oh, heck.

There was a Walgreens nearby, on 4th and Townsend, so I dropped by to ask about doctors. Where/how/what? A very nice and friendly pharmacist (wow, two of them in the same city!) told me to head for the clinic behind the AT&T ballpark (24 Willie Mays Plaza) to see a Dr. Zee (or Zak — short for Zacharewicz, and easier to pronounce). I found the clinic quite easily (between the ballpark and the canal), checked in as best I could (forms are clearly not designed for patients visiting from abroad), and waited — quite a bit, but hey, I was a walk-in.

A friendly nurse/assistant (?) showed me in, asked me a few questions about what brought me here (I got to tell her the sad story of my poor toe nail) took my blood pressure, and left me to wait a few minutes for Dr. Zee.

Dr. Zee was as nice as I’d been told. She listened to my story, prodded my toe nail a little, thought a bit, and gave me instructions for warm soapy foot-baths, keeping me toe out of the dirty San Francisco street-dust, and a prescription. A really lovely doctor that I heartily recommend if you’re in SF and in need of one.

I left, $90 poorer but feeling almost warm and fuzzy about healthcare in San Francisco, and decided to drop in at the Walgreens which had sent me to pick up my prescription. That’s where I learned that I had to wait 15-20 minutes to get my medication (some antibiotic cream) instead of just being able to hand in the prescription slip and walk out with my meds (as I expected, based on my — limited and Swiss — previous experience). I decided to drop in later that evening as I was going out.

Fast-forward a few hours. I’m back at Walgreens to pick up my prescription. I’m told they can’t give it to me, because the doctor did not specify on the prescription if it was *cream* or *ointment*. They’d tried to call the doctor’s office but it was already closed, so I had to wait until tomorrow. I said I really didn’t care if it was cream or ointment, they could give me either. They said they couldn’t, that the doctor needed to confirm if it was the cream or ointment. I insisted, arguing that the difference in between cream and ointment really wasn’t important in this case, that all I cared about was to be able to start the treatment for my toe as soon as possible. The pharmacist (who was a different one from the one who recommended Dr. Zee to me) kept on like a broken record, telling me they couldn’t make the decision or give me one or the other. I insisted more, saying that no insurance would bother them about this because I was from abroad and would be paying myself, that I wasn’t going to sue them, etc. No success: the doctor had to decide, **by law** they were forbidden from giving me the medicine without her confirmation.

I stomped out, feeling powerless and furious, then stomped back in to ask for my prescription. If was going to have to wait until tomorrow for my prescription, I would go to a pharmacy closer to where I was staying, like the one on 1st.

So, this morning, after 11 hours of sleep (!), I went down to the Walgreens on 1st to get my prescription. I also needed some other medication for my cough and eye. The pharmacist (honestly not sure if she was the same one as the other day) was lovely. She actually took the trouble to explain me how the medication I’d been recommended for my eye in Austin worked (basically, does nothing else than shrink the blood vessels, so that it’s less red). Checked that there was no discharge, and said “OK, so it’s not conjunctivitis then” (a contrast with “I can’t tell you, you have to see a doctor” or some other stupid by-the-book answer). Discussed the other drug I needed with me too. Nice and helpful.

And when my prescription arrived (less than 5 minutes later — and I don’t know if they called the doctor’s office, but they didn’t bring it up) she mentioned that it was quite expensive: $70. I told her I was probably going to back out then, because it was just for an ingrown toe nail which had already started to get better with the soapy water baths. She agreed with me that the cream was maybe a bit overkill given that, and that I’d probably be OK with over-the-counter antibiotic cream. *Over-the-counter antibiotic cream?!* Yes, that have that here.

So, overall, a much more pleasant experience of healthcare services here in San Franciso (despite one episode of “we follow rules, here” broken-recorditis).

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Vilain cafard ou jolie blatte forestière ambrée ? [fr]

[en] I thought we had cockroaches in the house, but it turns out to be a harmless, outdoor variety which sometimes gets lost inside (ectobius vittiventris). Here is the explanation leaflet we got from the company we contacted -- in hope that it might be useful to others.

Depuis que j’habite ici, je vois régulièrement voleter autour de la porte d’entrée de l’immeuble, surtout la nuit, des insectes qui ressemblent furieusement à des cafards. Après mon retour des États-Unis, j’en ai tué plusieurs dans mon appartement, et j’ai décidé qu’il était temps de prendre le taureau par les cornes et d’alerter concierge et gérance.

Après capture et analyse d’une des bestioles, il s’avère que nous n’avons pas affaire à des vilains cafards, mais à des jolies blattes forestières ambrées inoffensives. Elles vivent à l’extérieur et ne se retrouvent à l’intérieur que par mégarde, n’y survivant pas. Je reproduis ci-dessous l’information qui nous a été communiquée (par l’entreprise contactée j’imagine) au sujet de ce petit insecte, puisqu’il ne semble pas se trouver déjà en français sur Internet. J’espère qu’elle pourra être utile à autrui!

> **Blatte forestière ambrée / *Ectobius vittiventris***

> Une blatte sauvage, qui n’est pas un parasite de l’habitat, est de plus en plus signalée en Suisse romande. On la trouve égarée à l’intérieur des bâtiments, mais elle ne peut survivre sans l’humidité et les conditions qu’elle trouve dans son environnement naturel, jardins ou parcs, sous la végétation. Originellement située dans le bassin méditerranéen de l’Italie à la Turquie, elle était très présente au Tessin ces vingt dernières années.

> Au nord des Alpes, elle est en forte augmentation ces dix dernières années, particulièrement en milieu urbain et jusqu’à une altitude de 700 mètres environ. Elle recherche la chaleur des façades ; capable de voler, par temps chaud elle pénètre dans les immeubles par les fenêtres ouvertes. Ces dernières années en Suisse, sa présence sur ou dans des bâtiments a été signalée durant tous les mois de l’année, mais c’est surtout entre juin et novembre que son activité a été observée, avec un maximum en août.

> Aucun piège connu ne peut valablement la capturer et l’usage d’insecticide est inutile étant donné que cette blatte est sans danger et meurt rapidement à l’intérieur (un à trois jours maximum). Le seul moyen connu de limiter les incursions de cet insecte dans l’habitat est la pose de moustiquaires.

> Le problème réside dans sa ressemblance avec la blatte germanique, redoutable parasite très prolifique bien connu dans la restauration, l’hôtellerie, l’industrie alimentaire et l’immobilier en général. Elle lui ressemble par sa taille. Sa coloration est légèrement plus claire et nous pensons qu’il est important, lors de découverte, de confier sa détermination à un spécialiste éclairé.

Source: I. Landau – H. Baur – G. Müller – M. Schmidt, UGZ ZürichMax Hagner SA

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Retour au Dragon [en]

[fr] Each time I go through a bad bout of RSI, I can be certain that my speech recognition setup breaks down. This time, my microphone died, and I had to buy a new headset, which seems to be working correctly, as you can see. Business seems to be slowly picking up again after the summer break, but there's nothing really solid for the moment. I will be travelling beginning of October and beginning of November (conferences I've been invited to speak at, and others that I'm attending), but things are unfortunately too uncertain financially for me to make definite plans about the trip in India I was thinking about for this winter. As for my book project, I decided that I actively need to seek a way to finance it at least partially, so that I can relax enough about the money issues to really get to work on it. If you have any ideas or contacts that could help me in that direction, they are most welcome.

Comme toujours, lorsque mes douleurs aux mains reprennent, le Dragon se met en grève. Là, en l’occurrence, c’est le microphone de mon casque qui semble avoir rendu l’âme. Après une bonne prise de tête en ligne il y a déjà quelques semaines, un peu de troubleshooting à l’aide d’un casque prêté (merci Pierre !), j’ai acheté ce matin un casque Logitech (modèle 250, USB) qui semble très bien marcher, preuve en est le texte que vous êtes en train de lire.

L’été touche gentiment à sa fin, c’est la rentrée scolaire, j’ai quelques rendez-vous pour discuter de projets possibles, mais rien n’est encore très concret. J’ai des voyages prévus à l’étranger, début octobre et début novembre, des conférences auxquelles j’ai été invitée à faire une présentation, et d’autres auxquelles j’assisterai simplement. J’ai caressé l’idée de partir un mois en Inde cet hiver — je n’y ai pas encore tout à fait renoncé, mais les mois à venir sont trop incertains (financièrement, bêtement) pour que je prenne des engagements de ce côté-là maintenant.

Et puis il y a le livre, oui, le fameux livre. Je dois me rendre à l’évidence : entre autres obstacles à son écriture, le stress de l’incertitude financière liée à mon statut d’indépendante ne me laisse pas la disponibilité d’esprit dont j’ai besoin pour m’atteler à une tâche pareille, même si je pourrais objectivement libérer le temps nécessaire. Je vais donc activement me mettre en quête de solutions pour financer au moins partiellement ce projet. Du coup, si vous avez des idées, des tuyaux, des relations, ils seront les bienvenus.

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