Chat qui marque: Tounsi et le comportementaliste [fr]

[en] My cat Tounsi has been spraying (marking his territory with urine) since I first got him. About a year ago I finally took the plunge and went to see a behaviour specialist vet. It was a great idea. Spraying is now under control, even though we're not down to zero. But I'm not cleaning every day, I was able to change my pee-imbibed bookcases, and my flat never smells of cat pee. I should have done that years ago!

Lasse de faire la chasse au marquage urinaire dans mon appartement, j’ai fini l’an dernier par consulter un vétérinaire comportementaliste, suite à la suggestion d’une assistante vétérinaire dans mon cabinet habituel. Grand bien m’en a pris, et je regrette de ne pas y avoir été trois ans plus tôt. Je vous raconte.

Tounsi

Le comportementaliste, c’est un peu le psy pour chats, sauf que bien sûr, comme il s’agit d’un chat, c’est le maître qui doit faire tout le travail. La couleur était annoncée d’entrée, et je n’en attendais pas moins.

J’ai donc fait 25 minutes de voiture avec mes deux chats (eh oui, le contexte c’est important!) pour une première séance de plus de deux heures. Le vétérinaire a observé les chats, bien entendu, mais m’a aussi posé trois tonnes de questions. Je lui ai tout raconté, plan de l’appartement qu’il m’avait demandé et photos à l’appui: le caractère des chats, à quoi ressemble notre quotidien, leur relation et son évolution, ce que j’ai essayé, comment je réagis, plus une myriade d’autres choses que je n’aurai pas forcément pensées significatives (c’est pour ça que c’est lui le comportementaliste et pas moi).

Tounsi in basket

Le marquage, c’est complexe. Difficile de mettre le doigt sur “une cause”. Dans le cas de Tounsi, je suis repartie avec les éléments suivants:

  • Tounsi est un chat anxieux. Je m’en doutais (j’avais remarqué qu’il sursautait facilement), mais je n’arrivais pas à en faire sens compte tenu de sa témérité (y’a pas d’autre mot) face au monde. C’est le chat qui entend la tondeuse à gazon et court à travers le jardin pour voir ce que c’est. L’explication, c’est que Tounsi veut tout contrôler, maîtriser, surveiller. S’il se passe quelque chose il doit aller voir, être au courant. Ça colle avec sa tendance à ne dormir toujours qu’à moitié, et ses oreilles sans cesse en mouvement. Tout ça, c’est stressant — ou signe de stress. Certainement une histoire de tempérament…
  • Dans le marquage, il y a un élément important d’habitude. Compte tenu du fait que Tounsi ne marque pas au chalet ni à l’eclau (une ou deux exceptions cependant), ça laisse penser qu’il marque parce qu’il a l’habitude de marquer. Il est possible que quelque chose ait déclenché l’affaire, mais s’il ne marque pas deux étages plus bas dans le même immeuble, on peut penser que ce déclencheur n’est plus là.
  • Un autre élément c’est “l’appel” de marquages précédents. Ça fait des poteaux “zone de marquage”, même si nous ne sentons plus rien. Le nettoyage à l’eau et/ou au savon neutre ne suffit pas, il faut utiliser un produit qui décompose les molécules d’urine, et dresser un poteau “zone de détente” avec du Feliway en spray (phéromones faciales).
  • Tenter de donner à Quintus une autre nourriture, que Tounsi préfère, et qu’il arrive parfois à voler en étant assez aux aguets, ça augmente son stress.
  • Gronder le chat qui marque aussi: mieux vaut l’ignorer que faire monter la tension.
  • Je n’avais pas réalisé que c’était aussi important de jouer avec des chats qui sortent. Lancer de croquettes, cacher la nourriture sous des pots de yoghurt pour l’obliger à “chasser”, jouer avec une ficelle. Même si le chat ne semble pas joueur, s’il dresse les oreilles et regarde le jouet, c’est déjà un début. Persévérer, et faire des petites séances très courtes mais nombreuses! Essayer d’intégrer ça à ses propres activités au maximum, c’est plus facile de tenir sur la durée.
  • Sprayer religieusement de Feliway les nouveaux objets et meubles dans l’appartement. Idem pour les endroits où le chat a marqué récemment. Après, on peut relâcher l’effort. Ça peut aussi valoir la peine, dans un premier temps, de couvrir certaines surfaces de papier d’alu (il semble qu’ils aiment pas trop pisser contre) et de mettre en hauteur livres et autres objets difficiles à nettoyer.
  • Comme pour les humains, des fois un accompagnement médicamenteux peut s’avérer utile: Tounsi est donc reparti avec une demi-dose de Clomicalm, qu’on a doublée par la suite, et à laquelle on a récemment ajouté le Zylkène.

Résultat: du beau progrès. J’ai pu changer mes meubles imbibés de pipi, Tounsi est toujours un chat en alerte mais il est moins stressé. Il reste quelques minis épisodes marquage mais mon comportementaliste ambitieux pense qu’on peut encore faire du progrès!

Tounsi in cave

Note: j’ai commencé à rédiger cet article il y a un an… je crois. J’avais sûrement d’autres choses à dire qui se sont perdues en route! Posez vos questions, j’aurai sûrement des détails à rajouter dans les commentaires.

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Quintus a eu beaucoup de chance [fr]

[en] Quintus is a very lucky cat indeed. He used up one of his nine lives the night before last. He almost certainly chocked on a piece of kibble. Luckily I was there. In panic, because I thought he was dying in front of my eyes, I stuck my fingers down his throat repeatedly (met kibble, got bitten, didn't solve the problem). At one point I thought he was dead, lying unresponsive on his side, blue tongue hanging out of his open mouth, not breathing but heart beating under my bloody fingers. That must have been when I shook him upside down in despair, what was there to lose? To cut a long story short, when I got the emergency vet on the phone, he was breathing, not well, but breathing, and he slowly resurfaced. I found a piece of kibble on the carpet the next day. No certainty, but it might be the culprit. I spent the rest of my night at the ER for my bite, which thankfully is not too serious.

Quintus a failli mourir durant la nuit de mercredi à jeudi. Je vous rassure tout de suite, il est en pleine forme maintenant.

Smilimg Quintus

2h du matin, je me couche tard (pas bien je sais) et pendant que je me prépare à aller au lit, Quintus, qui vient de rentrer, mange ses croquettes.

Je le vois débouler dans la chambre pour se cacher sous le lit, ce qu’il ne fait qu’en cas d’orage ou d’aspirateur. Il n’y a ni l’un ni l’autre. J’aperçois un filet de bave au passage, je plonge pour extirper le chat de sa cachette, il a la bouche ouverte et la langue dehors.

Ni une ni deux, je plonge mes doigts au fond de sa gorge, me disant qu’il doit y avoir quelque chose de coincé. Je rencontre des croquettes. Il m’échappe, toujours bouche ouverte, langue dehors, ne tousse pas et ne respire pas.

Mes souvenirs sont mélangés, parce que je suis sous le choc. Mais je sais que je l’ai attrapé plusieurs fois pour aller grailler au fond de sa gorge. Je sais que je me suis fait mordre. Je sais qu’il a sauté brutalement sur le lit pour y faire un bond, paniqué. Je sais qu’entre deux tentatives de l’attraper, j’ai réussi à enfiler un pantalon et un t-shirt, à prendre mon téléphone, à chercher le numéro du vétérinaire d’urgence. Je sais que je n’arrivais pas à trouver ce putain de numéro parce que mon doigt pissait tellement le sang que l’écran du téléphone ne répondait plus. Je sais que j’ai cru que Quintus était en train de mourir. Non, non, non, pas ça, pas ce soir, non. Je sais que j’ai réussi à essuyer assez de sang pour appeler le vétérinaire. Je sais qu’au retour de la salle de bain où j’étais allée essuyer le sang, je l’ai vu étendu sur le flanc, inerte, bouche ouverte, langue bleue, regarde vide, et j’ai pensé qu’il était mort. Je sais que j’ai mis la main sur sa poitrine et senti son coeur battre. Je sais que je l’ai saisi par le milieu (était-ce à ce moment? avant? je ne sais plus) et secoué la tête en bas, de désespoir, le tout pour le tout, je pensais que c’était fichu. Je sais qu’il était couvert de sang, mon sang, partout. Je sais que quand j’ai enfin eu l’assistante vétérinaire de garde au téléphone, Quintus était couché devant moi, inerte, mais respirant très vite et très superficiellement.

C’était mon cabinet qui était de garde. Ils connaissent Quintus, bien sûr. L’assistante m’a posé une série de questions sur l’état de Quintus, y répondre m’a calmée, je n’étais plus toute seule face à mon chat en train de mourir. Elle a appelé le vétérinaire, m’a rappelé droit derrière, Quintus respirait toujours, il a même levé la tête. Elle est restée en ligne avec moi pendant qu’il semblait respirer de mieux en mieux et reprendre ses esprits. Elle m’a rassurée que je pouvais le laisser une fois qu’il semblait reprendre pied pour aller soigner ma morsure.

Je n’osais pas y croire.

J’ai passé le reste de la nuit aux urgences du CHUV. Une morsure de chat, ça peut vite devenir mauvais, je le sais, et je sais qu’il ne faut pas attendre. J’ai pris mon mal en patience. Les morsures sont superficielles, heureusement. A mon retour, à six heures du matin, Quintus dormait paisiblement dans son panier, et il a ronronné quand je l’ai pris dans mes bras — comme d’habitude.

J’ai eu tellement peur. Je suis encore sous le choc, je crois. Tout l’épisode a un goût de mauvais rêve, le même goût que le cauchemar de la nuit dernière dans lequel un proche mourait. (N’allons pas chercher très loin…) J’ai cru qu’après Bagha, j’allais encore une fois devoir assister, impuissante, à la mort de mon chat. J’ai vraiment pensé qu’il était mort. Et je lui ai probablement sauvé la vie.

Après avoir passé mille et mille fois la scène dans ma tête, au point que je ne sais plus maintenant où sont les “vrais” souvenirs et où j’ai bouché les trous, je pense que la croquette est probablement sortie quand je l’ai secoué. Sa langue était vraiment bleue, ça j’en suis sûre. J’ai retrouvé en nettoyant une croquette sur le tapis, là où elle aurait pu tomber quand je l’ai mis la tête en bas. Certes, il y a souvent des croquettes qui trainent chez moi, mais la femme de ménage était passée la veille et je n’ai pas souvenir d’avoir lancé des croquettes dans le coin mercredi. Donc… probablement la croquette coupable.

On a quand même fait un petit saut chez le vétérinaire l’après-midi suivant, surtout pour me rassurer. Son examen confirme l’hypothèse de la croquette (on écarte définitivement l’épilepsie et les histoires cardiaques) et il m’a confirmé que c’était extrêmement rare, un chat qui fait une “fausse route” comme ça avec une croquette. J’essaie de me rassurer que ça n’a aucune raison d’arriver à nouveau, mais je ne peux pas m’empêcher de garder un oeil sur Quintus quand il mange. Je frémis de penser à ce qui aurait pu arriver si je n’avais pas été là…

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A Post About Many Things [en]

[fr] Des choses en vrac!

It happened again. As time goes by and things to say pile up, the pile weighs heavy on my fingers and blog posts don’t get written. Been there, done that, will happen again.

First, a heartfelt thanks to all the people who reacted to my post about being single and childless, here and on facebook. Rest assured that I actually rather like the life I have — it’s full of good things. But it’s very different from the one I imagined. I will write more on this, but exactly when and what I am not sure yet. Also, one can grieve not being a mother but not want to adopt or be a single parent. There is a whole spectrum of “child desire”, and it’s not at all as clear-cut as “no way” and “I’ll do anything”. Check out “50 Ways to Not Be a Mother“.

Most of my working hours are devoted to running Open Ears and a series of digital literacy workshops at Sonova. I’m still way behind on my accounting.

Tounsi (and his pal Quintus) went to see an animal behaviour specialist, because I was starting to get really fed up cleaning after Tounsi’s almost daily spraying in the flat (thankfully his pee doesn’t smell too strongly and I’m good at spotting and cleaning). I plan to write a detailed article on the experience in French, but it was fascinating and I regret not going earlier. As of now, spraying is pretty much under control, and I’m in the process of finally chucking and replacing two pieces of furniture which are soiled beyond salvation.

What I learned:

  • outdoor cats can also need stimulation (play, hunting…)
  • even a 20-second “play session” where the cat lifts his head to watch a paper ball but doesn’t chase it can make a difference, if this kind of thing is repeated throughout the day.
  • making cats “work” for their food can be taken much further than feeding balls or mazes: change where the food is all the time (I wouldn’t have dared do that, didn’t know if it was a good idea or not, but it is); hide kibble under upturned yoghurt cups; throw pieces of kibble one by one for the cat to run after (another thing to do “all the time”); use an empty egg-box to make kibble harder to get to; etc. etc.
  • clicker training for things like touching a reluctant cat: my baby steps were way too big and my sessions way too long
  • Feliway spray is way more efficient than the diffusor (at least to stop spraying)
  • cleaning with water (or water and neutral soap) is really not enough, there are products to spray on soiled areas which break down urine molecules (even if you can’t smell anything, the cat can)
  • spraying can simply be a “vicious circle” — it seems to be the case with Tounsi: he sprays in the flat because it’s a habit, and because there are “marking sign-posts” (ie, smell) everywhere

While we’re on the topic of cats, I’m playing cat-rescuer and looking for homes for Capsule and Mystik (together, used to living indoors but that could change) and Erika (has been living outdoors for 5 years but super friendly).

I don’t think I mentioned StartUp podcast or Gimlet Media here yet. Anyway: want great podcasts? Listen to Startup, Reply All, and Mystery Show. And in addition to Invisibilia and those I mention in that article, grab Planet Money (I swear, they make it interesting even for me!), Snap Judgement (great storytelling), and This American Life.

Reading? Spin, Axis, and Vortex, by Robert Charles Wilson.

Something I need to remember to tell people about blogging: write down stuff that’s in your head. It works way better than doing research to write on something you think might be interesting for people.

Procrastinating and generally disorganised, as I am? Two recent articles by James Clear that I like: one on “temptation bundling” to help yourself do stuff while keeping in mind future rewards (delayed gratification, anybody?) and the other on a super simple productivity “method”. I read about it this morning and am going to try it.

Related, but not by Clear: How to Get Yourself to Do Things. Read it, but here’s the takeaway: when you procrastinate, the guilt builds up and you feel worse and worse. But as soon as you start doing it gets better. And so the worst you’ll ever feel about not doing something is just before you start. Understanding this is helping me loads.

Enough for today. More soon, or less soon.

Thanks to Marie-Aude who gave me a nudge to get back to this blog. I’d been in the “omg should write an article” state for weeks, and her little contribution the other day certainly played a role in me putting “write CTTS article” in my list of 6 things for the day. Merci 🙂

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Clicker training avec son chat (dressage, éducation) [fr]

[en] A little intro in French on clicker training. There is a lot in English online (just google "clicker training cats" or search on YouTube) but really not much in French, and people often ask me about it when I mention it. All the links in the article point to English sources, so just click away if you're curious and don't understand French.

Je ne suis pas une grande experte de clicker training mais j’en ai fait un peu avec Tounsi, et je recommande souvent cette technique autour de moi. Le clicker training est nettement mieux connu dans le monde anglophone, alors j’ai décidé de vous offrir un petit article d’introduction en français.

Tounsi et son clicker

Qu’est-ce que c’est?

Le clicker training consiste à utiliser un son distinctif (le “clic” du clicker) pour indiquer au chat que le comportement précis qu’il vient de faire va être récompenser (par une friandise généralement). C’est une méthode de dressage de plus en plus populaire, utilisée avec les dauphins, les chevaux, les chiens, les chats… quasi tout animal.

Oui, il est possible de “dresser” un chat (notez en passant comme les félins de maison passent leur temps à nous dresser, avec beaucoup de succès). Par contre le motivateur chez le chat ne sera pas, comme chez le chien, la relation. Le chien veut faire plaisir (je trivialise un peu), le chat fera quelque chose si c’est dans son intérêt.

A quoi ça sert?

Certaines personnes n’aiment pas l’idée de “dresser” un chat, n’entendant dans ces mots que le côté “apprendre des tours“. Alors oui, on peut apprendre à un chat à faire des choses “inutiles” comme jouer au piano, mais l’éducation au clicker a en fait toute une utilité… éducative et relationnelle:

  • encourager un chat timide à sortir de son trou et interagir avec un humain, et diminuer son anxiété (très utile pour augmenter les chances d’adoption des chats de refuge)
  • apprendre au chat à faire ou tolérer des gestes utiles: rentrer dans sa cage de transport, se laisser examiner la bouche, toucher les pattes, prendre un médicament
  • renforcer la relation entre soi et son chat: une session de clicker, c’est du temps passé ensemble à communiquer, et c’est sympa!
  • corriger des comportements indésirables (se faire les griffes sur le fauteuil) en les remplaçant par des comportements désirés (se faire les griffes sur le poteau à griffer)
  • augmenter l’activité du chat ou le faire jouer (très intéressant pour les chats d’appartement qui peuvent souffrir d’ennui ou d’inactivité).

Comment ça marche?

Il s’agit en fait simplement de “dressage par récompense” (jamais de punition!) Le clicker sert à marquer de façon extrêmement précise le comportement qui a mérité la récompense. En fait, les chats fonctionnent déjà comme ça: quand le chat miaule pour obtenir de la nourriture, par exemple (ou pire, vous réveille), et qu’il est en suite nourri, il apprend que pour une certaine action (vous attaquer les pieds sous la couette) il y a un résultat désirables (vous vous levez et sortez la pâtée).

Dans un premier temps, on va associer le clicker à la récompense (je donne les instructions tout soudain). Puis le chat va comprendre qu’en faisant certaines choses il va “provoquer un clic” et donc avoir ce qu’il veut (la friandise ou la caresse ou la session de jeu). Le clicker est donc vraiment un moyen de communication entre l’humain et le chat.

Concrètement, on fait comment?

Il vous faut d’abord un clicker. Il n’a pas besoin de faire “clic”, juste un son distinctif qui ne sera jamais entendu en dehors des séances. Un stylo ou un bruit de bouche peut suffire, pour autant que le son soit constant et pas utilisé à d’autres occasions.

La vidéo ci-dessous est une très bonne intro, en anglais (même si vous ne comprenez pas l’anglais je pense que la vidéo est utile). Voir mes commentaires dessous. Il faut garder les séances courtes (max 5 minutes — si le chat est dissipé, arrêter… des fois après 10-15 récompense c’est assez). Il faut aussi utiliser une récompense que le chat adore.

  1. Charger le clicker: on clique, et au même moment on donne une friandise. Après quelques clics on attend un poil avant de donner la friandise: si le chat a pigé, on voit qu’il l’attend.
  2. Toucher une cible: utiliser une cible spécifique (il faudra la cacher entre les séances). On la met près du chat, et on clique-récompense tout mouvement en direction de la cible. En la mettant assez près, le chat va aller la toucher du nez — clic! Après, on met la cible un peu plus loin, et en quelques séances, le chat se déplacera, traversera la pièce ou sautera sur un meuble pour aller chercher la cible.
  3. On ajoutera ensuite une “commande” pour une action donnée, récompensant le chat uniquement s’il fait l’action quand on a donné la commande (on voit comme on peut utiliser ça pour faire descendre un chat d’une table, par exemple — ou l’inciter à ne pas y monter à moins qu’on lui ai dit de le faire).
  4. Pour renforcer le comportement, on change le rythme des récompenses et on passe à un mode de récompenses intermittentes: le chat doit toucher la cible plusieurs fois pour avoir un clic.

Pour en savoir plus

Une grande pionnière du clicker training, c’est Karen Pryor, et son site regorge d’informations (en anglais — j’avais aussi acheté son bouquin). Cette page d’instructions clicker sur WikiHow est assez bien faite, aussi. Il y en a aussi une sur Catster. En français, franchement, je n’ai pas vraiment trouvé grand chose de bien, donc si avez des ressources valables, mettez-les dans les commentaires.

Un bon truc est d’aller sur YouTube et de faire une recherche pour “clicker training cat(s)“. Même si on ne parle pas anglais, en regardant assez de vidéos on finit par comprendre comment ça fonctionne, si on a un tout petit peu le sens de la psychologie 😉

Ce que j’ai fait avec Tounsi

Comme je l’ai dit, je ne suis pas une grande experte, mais je fais un peu de clicker avec Tounsi, histoire de canaliser son énergie, et de trouver d’autres moyens de “l’éduquer” que le pistolet à eau et le “non”, auquel il réagit très peu. C’est aussi un chat vite excité et surstimulé qui peut être agressif, comme le noir et blanc dans cette vidéo. Il est aussi complètement impossible à manipuler — il déteste la contrainte.

J’ai donc commencé par lui apprendre à venir toucher une cible (une baguette), ce qu’il a vite pigé. Je peux maintenant utiliser la baguette pour le faire aller plus ou moins n’importe où. J’ai commencé à rajouter une commande mais il faudrait que je reprenne les séances!

Inspirée du clicker, je lui ai appris à rentrer dans sa cage de transport. Très, très difficile de mettre dans sa cage de transport un Tounsi qui ne veut pas. J’ai donc utilisé la méthode suivante:

  • cage ouverte posée par terre
  • friandise devant la cage
  • puis friandise à l’entrée de la cage (il la prend, repart)
  • puis friandise dans la cage (il la prend, ressort)
  • puis une fois qu’il est dans la cage, fermer la porte, lui donner une autre friandise, et rouvrir la porte après quelques secondes.

Donc maintenant, si je veux qu’il entre dans sa cage, je mets une friandise au fond, je ferme la porte, je lui en donne une autre, et hop, je file au chalet ou chez le véto! Il y a même eu un moment où il entrait tout seul dedans dès que je la sortais. Moins maintenant, il faut que je refasse une petite séance à l’occasion.

J’ai aussi utilisé le clicker et son inspiration pour lui apprendre à tolérer qu’on le touche. La tête, par exemple: je lui caresse la tête, ce qu’il aime, et mi-caresse, je m’arrête et je lui tiens la tête avec la main (comme je la tiendrais si j’allais lui basculer la tête en arrière pour lui ouvrir la gueule). Je tiens juste un quart de seconde, et je continue la caresse. Le but c’est d’être sous son seuil de réaction, pour qu’il ne se débatte pas. Puis j’essaie progressivement d’allonger l’arrêt. Là, on peut utiliser le clicker: cliquer quand on tient la tête, relâcher, récompenser. Tenir de plus en plus longtemps avant de cliquer.

Je fais ça aussi en “m’asseyant dessus” (pour si je dois un jour lui mettre des gouttes dans les yeux, quasi impossible maintenant): je m’assieds à genoux avec Tounsi sous moi, je tiens une seconde, et avant qu’il essaie de sortir, je clique-récompense. Vous voyez l’idée? L’idée c’est de transformer quelque chose qu’il considère comme désagréable (être maintenu) en quelque chose de désirable, parce que ça mène à un clic et donc à une récompense.

On peut utiliser ce principe sans le clicker pour un bout (par exemple, quand on caresse le chat tout détendu, l’habituer progressivement à ce qu’on touche ses pattes ou ses oreilles). Mais avec le clicker on peut être plus précis et plus rapide.

Voilà, vous avez certainement des questions parce que mon article n’est pas hyper hyper détaillé, et je vous réponds volontiers dans les commentaires!

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[fr] Quelques conseils et tuyaux pour les personnes peu familières avec les chats.

Not everybody is familiar with cats. Here are some tips and advice for those of you who might find themselves a little at loss with their first adopted cat (or first “real” cat you have the full responsibility of).

Cats (2013 11) -- Mon petit panier de légumes

1. Cat psychology

The main thing to understand about cats is that they are naturally shy animals. They like sheltered places (under then bed) rather than big empty spaces (in the middle of the living room).

If your cat is spooked, leave it alone. It will end up exploring and coming to you, even though it might take weeks. The worst thing you can do is chase after a spooked cat to try and make friends with it. It’s said that cats like those who don’t like them, and there is some truth in there: people who don’t like cats leave them alone.

Cats don’t either like loud noises or brusque movements. To make yourself cat-friendly, avoid speaking too loudly and making scary noises. Move gently. (This is why cats often have trouble with children, who traditionally make a lot of noise and tear about the place ;-))

2. Cat language

Some cats are talkative and meow, others don’t. Meowing is a way of communicating with humans, so if a cat is meowing, chances are it wants something. Usually one of:

  • food
  • water
  • litter
  • to be let out of where they are
  • reassurance (which might not necessarily mean being scooped up and carried, but maybe just visual contact and hearing your voice)

Sushi en septembre 2

Cat body-language is unlike the dog’s: tail flapping is usually sign of annoyance or discontent (again, some cats have more wavy tails than others and might whip their tail around even when purring — but generally less tail movement = better). Ears backwards is fear. Big dilated pupils too. (Or anger.) Purring is usually good, growling and hissing isn’t.

3. How a cat explores

Most cats will explore only at the speed they’re comfortable. They might spend a lot of time exploring with their eyes/ears/nose first before coming out of their hidey-place. They’ll explore a little and then retreat to safety.

Cuisery 24

You and other humans are part of the territory to explore. If you’re away during the day, be sure the cat is making good use of that time to explore — or sleep!

4. Food, drink, and litter

At the beginning make sure that food, drink, and litter are close at hand for the cat. You don’t want it to go days without food because it’s scared (cats actually don’t do well without food for anything more than 24 hours). If the cat is not eating try and tempt him with something specially tasty.

Keep the litter tray as far as possible from the food and water. The cat might take a while to use it (they’re champions at “holding it in”, specially the “big business”, for what might be days). If you’re worried about time passing by and not enough going in or out of the cat, call a vet for advice with the specifics, they’ll be able to tell you if the cat needs medical attention or just a bit more time.

Most cats don’t like their water near their food. More than one water bowl is a good idea (I spread them around the flat). Avoid plastic for food/water bowls as many cats are allergic and develop acne on their chins.

Keep the litter tray very clean (remove whatever the cat does in it as soon as you see it). Open litter trays are more appreciated than covered ones. A few drops of bleach in the litter will encourage the cat to use it. (Remember, what smells nice to you doesn’t smell nice to the cat, so go gently on those litter deodorants or perfumed litter.)

5. Petting and carrying your cat

Cats usually like to be petted once they’re comfortable (and it can reassure them). Not all cats like to be carried. Scratching under the chin, on the head, stroking on the shoulders is usually safe. Scratching the lower back can be either much appreciated or set the cat off. Bellies are best avoided until you know for sure the cat wants it (rolling and showing you its belly does not always imply it wants you to touch it).

When you carry a cat, make sure you support its behind with one hand. Cats have their habits, so maybe your cat has been used to being carried a certain way. Try and see what your cat does when you pick it up and listen to its body-language, it might give you hints.

If your cat hits you or bites you when you pet it, it might mean

  • that it’s not comfortable enough with you yet (specially if it’s at the beginning and it’s still scared)
  • that it’s “over-stimulated” — there is a fine line between pleasant contact and contact that feels like an agression. In that case, learn to stop petting before it becomes unpleasant for the cat. Watch out for flicking tail, ears backwards, dilated pupils. With time (months/years) you will learn to know when to stop, and the cat will gently stretch out its comfort zone.

Max et Lilly à Saint-Prex -- Max

6. Approaching your cat

If your cat is shy, and even if it isn’t, avoid standing full height when you first approach it. Also avoid looking at it directly (staring is an agressive attitude). Look at the cat, look away, look at the cat, blink, look away, etc. Gently stretch an arm forward as far as you can and point your index finger at cat-height in direction of your cat — as if your finger was another cat’s nose.

Cats greet each other by touching noses, and you can mimic that with a finger. Approach your cat with your finger, very gently, and let it do the last bit (don’t ram your finger in its nose, leave your finger a few centimetres away and let your cat do the last bit). If your cat is scared and retreats, retreat too and try again later. Speak gently/softly when you do this.

Once the cat has touched your finger it will probably retreat a bit, or come and rub its head against your hand. Let it do it a bit, and then see if you can pet it a bit with a finger or scratch head or cheeks!

7. Enrichment: toys, outdoors, cat tree

Cats are hunters. They sleep a lot (upto 16 hours a day, mostly when you’re not around). If your cat is an indoor cat you are going to have to play with it every day. Here’s an article (in French) about how to care properly for an indoor cat. Expensive toys are not necessary (they bring more pleasure to you than the cat, so spend wisely). A piece of string or a rolled ball of paper you can throw are fine. Corks on a string and ping-pong balls are great. Fishing-rod style toys are good as they really help you be active with your cat. Clicker training is also something you might consider, as it’s a nice cat-human activity, and it can do wonders in getting a shy/less-sociable cat to bond with you.

An indoor cat absolutely needs a scratching post. It should be really sturdy and tall enough for the cat to stretch out completely when scratching (that can be over 1m high for a big cat!)

If your cat is going outdoors, wait at least 3 weeks to a month before letting it out. More if the cat is still not comfortable with you, doesn’t come when called, or is not quite at ease indoors. Here is an article (in French) that explains how I proceed for letting my cats outdoors.

A cat is going to be happier in a cluttered environment than in a place full of open spaces. It doesn’t mean you need to live in a mess, but particularly at the beginning if you can leave paper bags and cardboard boxes lying around, or a chair in the hallway, etc., it will make it easier on the cat (you’re creating hiding-places). It’s also important that the cat has somewhere to look outside. They’ll spend a lot of time “virtually hunting” just by observing the outside world.

Max et Lilly à Saint-Prex -- Attentive

You can create more “space” for your cat inside by thinking in 3D: where can the cat climb? This adds surface to its territory.

And indoor cat should have access to “cat grass” (usually wheat). You can get it in supermarkets or pet stores depending on your area or plant it yourself. They use it to purge themselves of the fur they ingest while grooming.

8. Education

The golden rule of education is: be firm and consistent. Imitate a mother cat with her kittens: if you decide your cat is not allowed on the kitchen table, a sharp “no!” and swift removal of the cat should work (just pick it up and put it on the floor, or if it’s skittish enough, chase it off with your hand — or it might just jump off as you approach). I usually continue saying “no!” in a stern tone until the cat is back in “permitted” territory. (Be reasonable though: a cat needs to be allowed on the furniture in general!)

It’s usually unnecessary (just sayin’!) to hit your cat. If you have a specially stubborn cat like my Tounsi you might have to swat it on the top of the head with two fingers (imitate a cat paw coming down sharply) but use this with care and circumspection.

What works better for cats who insist on getting into trouble (destroying your houseplants for example) is to run/walk fast towards them, yell or make a huge hissing sound when you get near (like an angry cat), and when they move, chase them away by running after them. This is really imitating what another cat would do.

This technique can also be used for a cat who does not know play limits and bites or scratches you. Stop interacting immediately, hiss and chase the cat away. Then ignore it.

Clicker training can also be a very useful tool for education. (Watch videos on YouTube if you don’t know what it can do.) It can help replace unwanted behaviours by wanted behaviours. Not to mention it can help with useful things like getting a cat into a carrier or having it let you examine its paws.

Quintus has no shame, comfort before everything 1

9. Safety

Open windows and unsecured balconies. Cats do fall from windows and balconies and injure themselves (the cat never getting hurt by a fall is a myth). Tilt open windows are dangerous for cats as they might try and get out through them and get caught in the crack (and die).

Some plants are toxic to cats (famously, lilies — Google will serve you umpteen lists). Antifreeze is very attractive to them, and deadly.

Be careful with power cords (risk of electric shock) and electric/ceramic cookers (burns). Don’t let them swallow string or ribbons (risk of intestinal occlusion).

Chocolate is toxic to cats. So are tomatoes and a whole lot of other human food that doesn’t agree with them well. Cats don’t digest milk, it gives them diarrhoea. They are strict carnivores and should normally not eat anything besides high-quality cat food. (Ask your vet for advice. Supermarket cat-food is usually suboptimal but some brands are good.)

Permethrin, which is found in some insecticides (including dog anti-flea products) is deadly for cats.

A cat which has not eaten for 24 hours is a medical emergency (risk of hepatic lipidosis).

10. Vet and carrier box

If you can, make sure you can get your cat into the carrier box before you need it (but don’t over-spook an already spooked cat by doing it unnecessarily). Leave the carrier outside for a few days instead of taking it out of wherever it is just when you use it. Lure the cat inside with treats. Let it come back out. Put a treat in the back of the carrier, close the door, give a treat, open the door again to let it out. With a bit of practice chances are you’ll have a cat that runs into its carrier to get a treat.

Ask your cat friends for a vet recommendation before you need one. If your cat seems to be settling ok, it can be a good thing to take it to the vet for an initial check-up. Like that the vet gets to meet the cat when it’s in good health and doesn’t need to be tortured too much 😉

Safran aime mon jardin palette 3

Eye issues shouldn’t wait before seeing a vet. Cats are fragile with colds, so a coughing, sneezing, or sniffling cat should see a vet quickly. Cats hide pain very well, so often the first sign you will notice of a cat not being well is that it’s more quiet, doesn’t want to play, isn’t eating much — or simply doesn’t follow its usual habits. If you notice such changes in behaviour, call your vet for advice and probably a check-up. It’s better to catch something minor early than wait too long and end up with a dead cat (sorry to be dramatic but these things happen).

Have fun with your cat!

There, I think I’ve covered the essentials. If you have any questions, use the comments. And have fun with your new cat 🙂

Similar Posts:

Stérilisez, castrez, pucez, et adoptez des chats adultes [fr]

[en] Spay and neuter. Identify your cats. Adopt adults. If you really want kittens, foster.

J’allais vous parler d’autre chose, mais bon, cette photo a surgi dans mon fil d’actualités facebook:

chatons a euthanasier

Ils sont mignons, ces chatons. C’est mignon, les chatons. J’ai fait FA (famille d’accueil) pour 3 chatons orphelins en mai-juin, et je confirme.

La photo ci-dessus circule sur Facebook parce que les chatons ont été amenés dans un cabinet vétérinaire pour être euthanasiés. Je vous rassure tout de suite, l’euthanasie a été refusée et vu le nombre de partages de la photo je ne doute pas qu’on trouvera rapidement pour eux une famille d’accueil.

Update 26.06.2013: 20minutes nous confirme que les chatons sont bel et bien sauvés!

Je ne vous parle pas de ça pour que vous vous scandalisiez sur ce cas particulier. Mais ce genre d’épisode est à mon sens symptomatique: on fait porter sa chatte sans penser aux conséquences à plus long terme. Un peu par égoïsme, parfois.

Il y a plein de chats dans les refuges qui attendent d’être adoptés. Quand j’ai décidé d’adopter des chats l’année dernière, je suis allée à Sainte-Catherine, à la Grangette, et chez SOS-chats, où j’ai finalement trouvé Safran et Tounsi. Tounsi avait passé une année au refuge avant que je l’adopte. Safran plus de six mois.

Les gens veulent des chatons, parce que les chatons sont mignons. Ils sont mignons pendant quelques mois, c’est peut-être pour ça qu’ils sont si prisés. C’est éphémère. Adopter un chat adulte a des avantages, aussi: son caractère est fixé, il est moins destructeur qu’un chaton, et 4-6kg de chat pour les câlins c’est quand même mieux que 1kg.

Mais soit. On a le droit de vouloir un chaton. Et croyez-moi, il y a assez de chatons qui naissent “par accident” sans qu’on aille encore en faire exprès. Rien que chez SOS Chats, depuis début juin: ici, , ici, ici, ici, encore ici, , , et là. Si on ne veut pas des chats en plus, mais juste “la joie” d’avoir des chatons 2-3 mois, si souvent “pour les enfants”, il y a amples opportunités de faire famille d’accueil. On rend service à des chatons déjà existants, et on profite de chatons chez soi.

Faites stériliser vos chattes. A moins que vous ne fassiez de l’élevage (et on peut faire de l’élevage de chats de gouttière, je ne dis pas), ne les laissez pas porter.

Et pucez vos chats. Parce que les chats dans les refuges, ils viennent de quelque part. Et ce ne sont pas tous des chats de maîtres lâches qui les ont abandonnés parce qu’ils partaient en vacances (en tous cas pas trop en Suisse, il me semble). Dans le Courrier des Bêtes de la SPA que je viens de recevoir, il y a des chiffres:

  • on estime à 10% la proportion de chats identifiés en Suisse
  • sur 525 chats trouvés errants et amenés au refuge, seuls 66 ont été réclamés par leur proprio (encore fallait-il l’identifier)

Il y a des histoires de chats pucés qui retrouvent leurs maîtres alors qu’on n’y croyait plus. Luna, récemment chez SOS chats, a été retrouvée à l’aéroport alors qu’elle vivait sur Vaud. Les chats sautent parfois dans des véhicules et se retrouvent loin de chez eux. J’ai vu passer un appel il y a pas longtemps pour une chatte trouvée sur Sion qui était arrivée en camion. Pas de puce. A Le Vaud, ils ont récemment trappé un chat “haret” qui était pucé. Il avait disparu depuis près de deux ans, à des dizaines de kilomètres de là.

Faites pucer vos chats. Faites castrer vos matous et stériliser vos femelles. Ne les faites pas porter. Et pensez à adopter des chats adultes. 

3e #back2blog challenge (2/10), avec: Brigitte Djajasasmita (@bibiweb), Baudouin Van Humbeeck (@somebaudy), Mlle Cassis (@mlle_cassis), Luca Palli (@lpalli), Yann Kerveno (@justaboutvelo), Annemarie Fuschetto (@libellula_free), Ewan Spence (@ewan), Kantu (@kantutita), Jean-François Genoud (@jfgpro), Michelle Carrupt (@cmic), Sally O’Brien (@swissingaround), Adam Tinworth (@adders), Mathieu Laferrière (@mlaferriere), Graham Holliday (@noodlepie), Denis Dogvopoliy (@dennydov), Christine Cavalier (@purplecar), Emmanuel Clément (@emmanuelc), Xavier Bertschy (@xavier83). Follow #back2blog.

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Vivre avec un chat FIV+ — dédramatisons [fr]

[en] Some notes on living with an FIV+ cat -- it's not the end of the world. An FIV+ kitty has every chance of dying of something else than AIDS, so keep calm and get informed. FIV-healthscience on Yahoo groups is a great ressource.

Mon chat Bagha était FIV+. Il a eu une bonne vie, il sortait, et est mort d’autre chose — une crise cardiaque à 14 ans.

Bagha in mid-play

Un diagnostic FIV+ n’est pas un arrêt de mort — pas plus que ne l’est aujourd’hui un diagnostic HIV+ pour un humain. Homme ou bête, on peut vivre de longues années séropositif et asymptomatique. Quand l’immunité baisse, le danger vient des maladies opportunistes — et ça se gère.

Vu l’espérance de vie d’un chat, celui-ci a toutes les chances de mourir d’autres chose que du SIDA.

Certes, apprendre que son chat est FIV+ est un choc. On manque souvent d’informations. En voici quelques-unes:

  • généralement on diagnostique le “SIDA des chats” suite à une infection opportuniste (dans le cas de Bagha, il a fait une réaction à la toxoplasmose, parasite très répandu dont le chat est porteur sain)
  • il s’agit donc en premier lieu de soigner cette infection, et de faire un bilan de la situation de santé du chat
  • il semblerait qu’il y ait de relativement bons résultats avec les traitements à l’interféron; c’est cher, mais je l’ai fait pour Bagha (mon véto m’a montré comment faire les injections histoire d’économiser sur les frais); j’en ai eu pour moins de 1000 CHF
  • le chat diagnostiqué est probablement FIV+ depuis des années; inutile de changer dramatiquement son train de vie; s’il sort, il y a certainement d’autres chats infectés dans les environs (de façon générale 3-5% de la population féline est atteinte) — inutile de le garder dedans, sauf pour le protéger lui
  • le FIV se transmet par contact sexuel et par morsures profondes (bagarres); on peut donc faire cohabiter chats FIV+ et FIV-, même si certaines personnes préfèrent ne pas le faire
  • vu l’espérance de vie du chat et la lenteur de l’évolution de la maladie, il y a toutes les chances qu’il vive encore bien des années (suivant son âge) et meure d’autre chose; il faut juste surveiller sa santé de près et aller chez le véto plutôt tôt que tard quand quelque chose cloche
  • si votre véto considère qu’un diagnostic FIV+ signifie qu’il faut envisager d’euthanasier le chat, considérez un changement de véto! (mais j’espère qu’en 2013 on n’en trouve plus qui réagissent comme ça…)
  • il y a un vaccin mais il est peu efficace (et un chat vacciné teste positif, après…)
  • on ne fait pas de dépistage systématique parce que dans la grande majorité des cas les chats positifs meurent de tout autre chose bien avant qu’ils deviennent symptomatiques — on dépiste quand on a une raison sérieuse de soupçonner une chute d’immunité.

Par rapport à mon histoire personnelle, voici quelques liens (en anglais):

Dans mon chemin avec Bagha et cette maladie, il y a une mailing-liste qui m’a été d’un grand secours: FIV-healthscience. C’est un groupe sérieux, où l’on demande aux membres de donner des nouvelles sur le suivi médical de leur chat, et dont font partie des personnes qui consacrent leur vie au soin des chats FIV+. S’il y a quelque chose à savoir sur cette maladie, quelqu’un dans le groupe le saura. Si votre chat a été diagnostiqué FIV+ et que vous parlez un peu l’anglais, je vous encourage vivement à rejoindre ce groupe.

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Kittens [en]

[fr] Chatons! Choupitude! Mais que de boulot!

It’s spring, we need kittens.

Mia's Kittens 1

This is actually a sad story but it seems to be ending well. My brother’s mummy-cat disappeared a week after giving birth to her three kittens. She hasn’t been seen in over a week, so we fear she is gone for good.

That’s the sad bit.

The happy bit is that we’re hand-rearing the kittens and everybody is doing great. Expect cuteness.

Photos on Flickr, Facebook, and Google Plus (your pick of social network).

Mia's Kittens 9

Mia's Kittens 15

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Mia's Kittens 29

Mia's Kittens 26

Mia's Kittens 32

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Faire sortir un chat [fr]

[en] Many people without cats -- or with indoor cats -- wonder that I let my cats out (including at the chalet). Aren't you afraid they'll run off? Well, not too much. Here's how I proceed to introduce my cats to the outside.

J’ai des chats depuis à peu près 30 ans. J’ai toujours eu des chats qui sortaient. Pour moi, un chat, ça sort. Je comprends qu’on puisse voir les choses autrement, et ce serait peut-être mon cas si je n’avais pas la possibilité de vivre quelque part de “chat-compatible”. (J’ai choisi mon appartement exprès pour que mon chat puisse sortir, c’était une condition sine qua non quand je suis rentrée d’Inde avec Bagha.) Après, bien sûr, c’est tout à fait possible de s’occuper convenablement d’un chat d’intérieur — mais c’est du boulot!

Souvent, on me demande — et j’ai même entendu ça de gens habitant le même immeuble que moi! — “mais t’as pas peur qu’il se taille?”

Alors voilà, une réponse sous forme d’article. Non je n’ai pas peur (enfin pas trop peur), et voici pourquoi.

D’abord, les préliminaires. Avant de sortir, le chat doit

    1. être à l’aise avec moi et venir (au moins un peu) quand je l’appelle
    2. être bien dedans

Le chat est territorial. Si c’est clair pour lui que dedans c’est son territoire, là où il y a du chaud, du doux, du miam, du glou, du ronron et des câlins, il ne va pas prendre ses cliques et ses claques comme ça et foutre le camp.

Par contre, le chat est un animal de nature plutôt timide. Il faut en tenir compte.

Pour sortir un chat, il y a pour moi deux clés:

      • y aller graduellement, avec possibilité de retraite rapide
      • l’accompagner pour s’assurer qu’il continue de me “reconnaître” dehors

La plupart des chats, quand ils explorent un nouvel extérieur, ils font 20m en avant, puis reviennent 20m en arrière, puis repartent 30m, reviennent, repartent un peu plus loin, etc. Bien sûr il y a toujours des exceptions comme Tounsi qui filent droit devant eux — mais on peut faire avec, j’en reparle. Si quelque chose fait peur au chat, il va plutôt essayer de revenir en terrain connu plutôt que de partir droit devant lui (mais ça peut arriver).

J’ai gardé mes nouveaux chats Tounsi et Safran à l’intérieur 3 semaines à peine, et c’était peut-être un peu juste. Ils ne me connaissaient pas avant, donc n’étaient encore pas vraiment en confiance. Avec Bagha, j’ai attendu beaucoup moins longtemps, mais c’était un chat que je connaissais et avec qui j’avais déjà vécu de longs mois.

Apprendre à un chat à venir quand on l’appelle (quand il veut bien) ce n’est pas extrêmement compliqué, avec un petit sachet de friandises. (On peut même aller plus loin et faire un peu de clicker training, ce qui est une excellente façon de créer un lien avec le chat.) Si le chat pige la fonction du sachet de friandises à l’intérieur, il y a toutes les chances que ça marche aussi dehors.

Avant de mettre le nez dehors, le chat doit bien entendu être pucé (faites d’ailleurs pucer même vos chats d’intérieur — c’est quand ils se retrouvent dehors de façon imprévue que la puce est utile!). Personnellement je prends une précaution supplémentaire: je mets au chat un collier avec une étiquette indiquant son nom et mon numéro de téléphone.

What are you looking at like that?

Pour Bagha, comme vous voyez ci-dessous, ça m’a été extrêmement utile pour indiquer aux gens chez qui il allait s’installer qu’il ne fallait pas le nourrir ni le garder longtemps dedans (il était vraiment sans-gêne, sans être tout à fait aussi envahissant que Tounsi).

Collar-label making process Bagha and his collar -- both sides!

Ensuite, il faut commencer par le début. La porte d’entrée. Pour que le chat revienne, il faut qu’il soit super familier avec “l’extérieur” juste derrière la porte. Alors on ouvre la porte, on la laisse ouverte, on sort, on laisse sortir le chat, qui probablement filera dedans au premier bruit un peu inquiétant. Il faut le laisser ressortir à sa vitesse. Si c’est un chat craintif et visiblement trop flippé, l’attirer dehors à coups de friandises (mais pas trop loin).

Je ne fais pas des séances “extérieur” trop longues au début. J’accompagne le chat, primo pour garder un oeil sur lui, deuxio pour qu’il s’habitue à ma présence dehors aussi. De temps en temps je l’appelle et je lui présente une friandise, histoire qu’il associe ma présence “en extérieur” à une gâterie.

Une fois que le chat commence à être à l’aise, peut-être après quelques sorties, il va s’éloigner de plus en plus. Là aussi je l’accompagne, et je profite pour l’encourager à rester dans les zones extérieures que j’aimerais qu’il s’approprie. Par exemple, chez moi, il y a quand même des routes pas loin. Je passe donc beaucoup de temps avec les chats devant et autour de l’immeuble, pour être sûre qu’ils sont bien là. Quand ils partent dans une direction que je ne veux pas encourager, je les rappelle (friandise) et je les invite ailleurs. (C’est comme ça que je me retrouve à “promener les chats”, au grand amusement de mon entourage.)

Une fois que j’ai pu constater que le chat était à l’aise dans son environnement extérieur immédiat, qu’il connaît le chemin du retour (je l’aurai régulièrement appelé pour le faire rentrer, puis ressortir, puis rentrer, puis ressortir…), je commence avec les sorties non supervisées — ou supervisées depuis le pas de la porte.

Voilà en gros comment je m’y prends!

Avec Tounsi et Quintus, j’ai deux chats assez différents. Tounsi était probablement un chat voyageur: il n’avait aucune peur ou appréhension dans un environnement nouveau, par contre, revenait en courant comme un petit chien lorsque je l’appelais, et me suivait. Le souci ça a été les premières sorties sans supervision (il allait loin, et je l’ai laissé faire trop vite). J’ai donc rétrogradé aux sorties surveillées et fait beaucoup beaucoup de tours d’immeuble avec lui.

Quintus est plus peureux. Il a peur du couloir. Peu après qu’on ait commencé à le laisser sortir, il a “fugué”. J’étais en vacances et ma catsitteuse n’était pas très rassurée! (Pas malin de partir, mais j’avais des soucis “intérieurs” avec les chats et c’était vraiment important de le laisser sortir — et c’est un chat que je connaissais déjà un peu.) En fait il était planqué à une dizaine de mètres de l’immeuble, ne réagissait pas quand on l’appelait, et avait peur de l’entrée. A mon retour j’ai fait une grande opération “séduction en extérieur” pour qu’il comprenne que venir vers moi quand on était dehors était gustativement intéressant ;-). Quant à ses jours de fugue, on avait la chance de pouvoir lui laisser l’accès au bureau ouvert la nuit, avec eau et croquettes. Pas idéal, mais ça a marché.

La semaine dernière au chalet, j’ai sorti les deux chats d’un coup après 36h environ. Ils étaient bien peinards dans le chalet, et Tounsi commençait à faire la vie pour sortir (il fait normalement ses besoins dehors). Il n’y a pas de dangers immédiats autour du chalet, il me restait plusieurs jours avant de devoir redescendre, alors je me suis lancée. Je suis sortie avec Tounsi, j’ai laissé la porte ouverte, Quintus a suivi. Tounsi a filé assez vite chez les voisins, et je l’ai suivi — Quintus aussi. J’ai perdu de vue Quintus près de leur chalet. Après un moment j’ai appelé Tounsi pour le rentrer et je suis partie à la recherche de Quintus — en vain. De retour au chalet, je suis accueillie par deux chats: Quintus était en fait rentré tout seul au chalet bien avant, sans que je le voie! J’ai donc ensuite simplement pris soin de laisser la porte du chalet entrebâillée quand les chats étaient dehors, et d’aller les rapercher à coups de friandises après 15-30 minutes. (Sortie du chalet en photos et en vidéo. Premières sorties de Tounsi et Safran à la maison.)

Questions? 🙂

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Fiddling With Video: Lightroom, YouTube, and iMovie [en]

[fr] Je m'amuse avec iMovie. Ça donne une vidéo de chats, bien sûr.

In November, I had Thierry Weber come and give my SAWI students a short practical course about YouTube and online video. It gave me a kick in the pants to (1) accept that YouTube has grown up a lot since its early days and is now a nice platform and (2) decide to put more video material out there.

I still have issues with video: either you edit heavily, and it takes hours of work to get a few minutes out of the door, or you share raw, unedited clips and it takes a long time to consume, requiring the viewer’s undivided attention. Also, like audio, there is no way to really speed through video: if it’s an hour long, that’s the time it’ll take you to watch it. You have way less freedom than with text regarding which bits you skip, pay attention to, go back to, or pay little attention to.

I have hours of video shot in India in 2004 that I have not yet done anything with. And that’s just one example.

So, between the kick in the pants, the HD iPhone always at hands, and cats (the primary source of all online content), I’ve been doing more video these last months. Some of them have ended up on my YouTube channel, but not many (can you imagine I actually have the username “steph” on YouTube? yeah.) But most of them are sitting on my hard drive due to logistical difficulties in turning them into something. (Ugly sentence, sorry.)

Today I had made enough progress sorting my photographs that I felt it was time to tackle my videos. Here’s a peek at how I’m doing things.

  • Firstly, I import all videos into Lightroom with my photos, be they from the iPhone or my proper camera.
  • I use Lightroom to organise them in a separate folder than the photos (per month) and topical subfolders if needed. This means that in my 2013/03/ photos folder, in addition to the various photos subfolders I may have (2013/03/Cats at the chalet or 2013/03/Mountains) I will have a folder named 2013/03/videos 03.2013 which might contain 2013/03/videos 03.2013/Cats in chalet garden and a few others, feline-themed or not.
  • If anything needs trashing, I do it in Lightroom, ditto for renaming. Clips can also be trimmed in Lightroom if I haven’t done it before on my iPhone (oh, a note about that: a clip trimmed on the iPhone isn’t recognised for import by Lightroom; it seems that restarting the phone gets rid of the issue.) If I’m going to upload individual clips to YouTube I keyword them “YouTube” and upload them directly to YouTube from the website.
  • For stuff I want to edit: I import the clips I need into iMovie (hopefully I will have collected the clips needed for one project into one single directory in Lightroom, like 2013/01/videos 01.2013/India snippets and keyword them with “iMovie” in Lightroom. This means they exist twice on my hard drive, but I don’t think there is a good way to avoid that (except maybe trash the Lightroom versions, which I’m loathe to do because I like the idea of having all my video stuff organised somewhere, and I like the way Lightroom does it better than iMovie).
  • My video editing skills are extremely limited: today I figured out (without access to iMovie help, which is online!) how to add a title and credits to my little series of clips stuck together end-to-end to create a mini-movie. Head over to YouTube to see my cats explore the big outdoors are the chalet for the first time.

There we go, more cat videos on the internets from my part!

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