Femina: une promesse de blog [en]

Malgré [tout le mal que j’ai pu dire du site de Femina](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/19/revue-de-presse-pas-si-expresse/), il s’y trouve une page qui me paraît fort prometteuse: [nos potins](http://www.femina.ch/nosPotins.lasso).

A premier coup d’oeil, ça ressemble à  [un blog](http://climbtothestars.org/archives/2006/02/25/blog-pour-les-nuls/ “Blog pour les nuls, ou quelques conseils pour se lancer”) — enfin, ça en a la mise en page. C’est joli, c’est aéré, on a envie de lire. Le ton est personnel, assez informel, authentique, comme celui du magazine, d’ailleurs.

Si on regarde de plus près, cependant, on remarque qu’il manque un certain nombre d’éléments pour que cette “promesse de blog” (dixit [Anne Do](http://annedominique.wordpress.com/ “C’est elle qui a trouvé l’expression.”)) puisse être véritablement un blog digne de ce nom. Ce n’est pas juste une question d’appellation (surtout pas, en fait!) mais de rôle que devrait pouvoir jouer une telle publication.

A quoi peut donc bien servir un “blog de la rédaction” pour une publication comme [Femina](http://www.femina.ch/ “Attention, page d’accueil Flash avec son.”)? Un blog, c’est bien pour un certain nombre de choses:

– communiquer de façon transparente, directe et immédiate avec le “public” (les clients, les lecteurs, les électeurs…);
– créer du dialogue, de la conversation avec le “public” et d’autres acteurs de la blogosphère (qui ne sont pas nécessairement des lecteurs du journal, par exemple) — ce qui renforce la “communauté”;
– indirectement (car c’est une conséquence du succès dans les deux points mentionnés ci-dessus), augmenter sa visibilité dans les moteurs de recherche, avec toutes les conséquences réjouissantes que cela peut comporter.

Pour qu’un blog puisse mener à  bien cette mission, il y a un certain nombre de pré-requis, techniques et éditoriaux:

– chaque billet doit avoir une adresse web stable et unique pour qu’on puisse y référer (le fameux “permalien”);
– idéalement, les visiteurs doivent pouvoir laisser des commentaires ou au moins indiquer qu’ils ont écrit une réaction sur leur propre blog au moyen d’un trackback;
– le billets doivent pouvoir être rattachés à  leur auteur (un être humain!), plutôt qu’être anonymes ou “collectifs” (on tombe alors dans la situation peu agréable où c’est l’institution ou l’entreprise qui parle);
– le balisage (HTML et CSS) doit être structural (et non présentationnel) afin d’accomoder les moteurs de recherche comme Google, mais aussi les outils plus spécifiquement axés “blogs” comme [Technorati](http://technorati.com “Un moteur de recherche spécial pour les blogs.”), [coComment](http://cocomment.com “Un service qui aide à  suivre les conversations dans lesquelles on prend part.”), [TailRank](http://tailrank.com/ “Un service qui fait monter à  la surface les billets populaires.”), ainsi que les divers annuaires répertoriant les blogs;
– le blog devrait également être disponible sous forme de fil RSS/atom afin qu’on puisse s’y abonner et le suivre sans devoir se rendre sur le site lui-même;
– être très ouvert par rapport au contenu du blog et des commentaires: éviter la censure ou les lourdeurs éditoriales MarCom ou RP;
– la rédaction et la tenue du blog prend du temps; il faut prévoir du temps à  y consacrer pour qu’il reste vivant.

Il y a sûrement d’autres choses, mais avec ça, c’est déjà  bien parti. Difficile? Non. Il suffit d’utiliser pour son blog un outil de blogging, plutôt que de s’amuser à  vouloir réinventer la roue. La plupart des outils de blogging ont derrière eux plusieurs années d’existence et des équipes de développeurs enthousiastes — il est un peu illusoire de penser qu’on peut faire mieux seul dans son coin, surtout si l’on ne baigne pas déjà  dans la blogosphère. Donc, si on ne désire pas une solution hébergée comme [WordPress.com](http://wordpress.com) ou [TypePad](http://typepad.fr/), on installe sur le serveur de son site [WordPress](http://wordpress.org), [DotClear](http://dotclear.net) ou encore [MovableType](http://www.sixapart.com/movabletype/) (liste non exhaustive, bien sûr). Comme ça, on est sûr d’avoir sous la main le kit du parfait petit blogueur.

Je reviens à  Femina. Voici ce qui manque à  mon avis cruellement à  la jolie promesse de blog pour qu’elle puisse déployer ses ailes et occuper la place qu’elle mérite dans la blogosphère romande:

– des permaliens
– la possibilité de laisser des commentaires et des trackbacks
– le nom de la personne qui a écrit le billet
– côté “derrière la scène”: fil RSS/atom, balisage correct, service de ping…

Ce qu’il y a déjà ?

– un ton de proximité, où l’on sent bien que ce sont des gens qui parlent
– une jolie mise en page
– la volonté de faire un blog 🙂

Alors, Femina — si tu relevais le défi?

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7 thoughts on “Femina: une promesse de blog [en]

  1. Perso le femina j’ai laissé tombé par principe. Un magazine qui se dit pour les femmes moyennes d’aujourd’hui il faut qu’il m’explique pourquoi ils mettent des pubs de mannequin taille XS à  tout bout de champ et coutant les yeux de la tête. Comme si une mère de famille pouvait s’acheter une paire de lunette Gucci et un sac à  main Dolce & Cabana chaque mois qui coûte les yeux de la tête. Tu veux un vrai blogzine féminin romand ? Je te conseil http://www.dur-dur.ch. Edition papier tiré à  15 000 exemplaire par mois, 40 000 visiteurs par mois sur le site (car y’a des complément au papier), une rédaction de choc avec de vrai femmes qui sont soit mère de famille ou de vrai célibataire confronté à  la vie de tous les jours. Des femmes normales et pourtant cela n’en reste pas moins rafraichissant et très drôle…. Attention ce blogzine ont peut vite plus s’en passé (et en plus y’a des vrai pubs de fringues dans nos moyens la-dedans.)

  2. A ma gauche, Femina qui prétend faire un blog parce que c’est à  la mode. A ma droite, dur-dur qui s’autoproclame blogzine parce que c’est à  la mode… C’est amusant.

    Mais bon, pourquoi Femina devrait absolument se faire une place dans la blogosphère?

    (et sinon, des lourdeurs éditoriales et des gens pas ouverts par rapport aux commentaires, y en a plein la blogosphère…)

  3. la différence entre dur-dur.ch et femina c’est p’tre que c’est moins hypocrithe et moin commerciale déjà  dans les pages… alors tu vois j’ai comme un doute qu’elles n’ont lancé sa que parceque c’étais à  la mode… Femina par contre pas de doute que seule la rentabilité compte… Apater le lectorat pour augmenter ses tarifs pub (pour D&C, Versace et les truc Mac Deluxe)… je crois sérieusement qu’il y’a une nette différence…

    Ouais questions commentaires bizarrement dans certains blog les commentaires qu’on poste on tendances à  disparaitre… (alors que y’a rien de sensurable… mais bon… la liberté d’expression… on en revient à  qui à  brûler le premier drapeau c’est pareil hein…)

  4. Emma: là  n’est pas tellement la question, en fait. Qu’on aime Femina ou pas (personnellement j’aime bien!), je m’intéresse ici à  leur site web, et plus principalement à  ce qu’ils (elles) pourraient faire pour améliorer leur “promesse de blog”.

  5. petit intrusion de ma part,

    je viens de regarder le reportage consacré au site dur-dur.ch, reportage de temps présent

    http://www.tsr.ch/emissions/temps-present/societe-moeurs/1308706-nos-fesses-nos-jobs-nos-mecs.html

    cependant le contenu de la page sur laquelle je tombe ne correspond pas du tout à ce que vous en dites,
    – en allemand?????????????

    ptetre quen quelques année le magazines a cessé dexister
    en tout cas si qn peut me renseigner sa serait gentil

    merci

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