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Jean-Jacques Goldman: songs are the soundtracks of our lives.
[fr]
Récemment, je disais à un journaliste que la chanson
n’était pas forcément ce qu’on appelle un art majeur, un art qui
termine dans des musées, qui est fait pour la pérennité, pour la
postérité, mais que par contre, c’était un outil de l’immédiat,
qu’aucun autre art ne pouvait remplacer. Je disais que moi j’étais un
peu, enfin, que nous étions un peu comme le papier peint des gens,
c’est-à -dire on était la bande-son de leur existence. On met pas du
papier-peint dans des musées, et nous, c’est pareil. Peut-être que
cette musique ne restera pas, peu importe, mais je sais que les gens
se rencontrent, se regardent, se touchent, font l’amour, font des
enfants, se marient, sur ces musiques-là . Moi, personnellement, ça me
suffit (rires).
Jean-Jacques Goldman, 24.04.1998(interview radiophonique)
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