Réponse à  Luc-Olivier Erard (La Côte) [fr]

Un article relativement peu flatteur pour le projet de weblogs scolaires que j’ai initié avec mes classes est paru ce matin dans La Côte. Voici ce que j’ai à  en dire.

Jusqu’à  maintenant, je n’ai pas eu à  me plaindre de mes contacts avec les journalistes. J’ai eu affaire à  des professionnels respectueux et soucieux de faire au mieux leur travail d’information.

L’article au sujet des weblogs de Saint-Prex paru ce matin dans La Côte et signé Luc-Olivier Erard semble en revanche tomber quelque peu dans le piège du sensationnalisme. Sans vouloir accorder une importance démesurée à  cet article, je tiens à  clarifier certains points, face à  ce qui m’apparaît friser la désinformation.

Je ne réponds pas ici en tant que porte-parole de mon établissement ou du département, mais à  titre personnel; d’une part parce que je suis mise en cause (j’ai particulièrement apprécié le montage qui illustre l’article, pour lequel on a soigneusement inséré un morceau de saisie d’écran en bas à  droite qui ne joue clairement aucun rôle à  part rendre mon nom visible), et d’autre part parce qu’il est question d’un sujet (et d’un projet) que je connais bien, et que je ne peux pas laisser passer un article pareil sans faire entendre un autre son de cloche.

Pas interviewée

Précisons tout d’abord que je n’ai pas eu le plaisir de parler avec Luc-Olivier Erard. Celui-ci, comme nombre d’autres personnes, m’a envoyé un e-mail dès la fin de l’émission Mise au Point. J’ai tardé à  lui répondre (comme à  tous ceux d’entre vous qui m’avez écrit) car il se trouve que j’ai une vie en-dehors d’Internet, qui consiste entre autres à  donner des cours aux élèves de St.-Prex (la rentrée scolaire était lundi).

M. Erard, si vous me lisez, veuillez donc accepter mes excuses de ne pas vous avoir répondu plus tôt. Je l’ai fait mardi soir (mon directeur m’ayant informé dans la journée que vous sembliez très anxieux de me parler) — mais j’ignorais à  ce moment que votre article était déjà  sous presse. Je déplore cependant qu’il ait paru plus important de publier rapidement cet article que d’attendre de pouvoir me parler directement.

Les weblogs des élèves suscitent l’inquiétude!

Ce thème est repris au fil de l’article (surtout dans les titres et les légendes de photos). En ce qui me concerne, j’attends encore de savoir qui est inquiet. Le journaliste, très certainement. Je ne vais pas démonter mot par mot cette rhétorique alarmiste, mais je relèverai tout de même une phrase: Si son utilité n’est pas clairement justifiée, l’activité proposée à  Saint-Prex, une parmi d’autres, devra s’arrêter. C’est une affirmation un peu gratuite. Qui a dit ça? Quand? Dans quel contexte? D’après ce que m’a dit mon directeur ce matin, cela n’a rien de vrai. A notre connaissance, le projet weblogs ne semble pas menacé par une quelconque censure — hormis celle que nous imposons au spam de commentaires.

Le spam de commentaires

Parlons-en, justement, du spam de commentaires — car c’est bien de ça qu’il s’agit ici.

Chacun sait que lorsqu’on possède une adresse e-mail, on reçoit des messages publicitaires non sollicités. Du spam: pornographique, pharmaceutique, financier… tout y passe. Dit-on pour autant que l’e-mail est un outil dangereux dont on doit protéger nos enfants?

Les weblogs, comme les adresses e-mail, sont les cibles des spammeurs. Ceux-ci écrivent des programmes qui vont automatiquement soumettre des commentaires abusifs à  tous les weblogs qui se trouvent sur leur chemin. Ces commentaires ne passent même pas par le formulaire qu’utilisent les êtres humains qui désirent laisser un message sur un blog — ils s’attaquent directement à  la partie de l’outil de weblogging qui insère les commentaires dans la base de données.

Le spam de commentaires est donc un fléau au même titre que le spam d’e-mails. En l’occurence, les weblogs de Saint-Prex ne sont nullement visés en tant que tels. Ils sont, comme la grande majorité des weblogs que l’on peut trouver sur internet, les victimes d’une énorme opération de marketing. La cible principale de cette opération de marketing, c’est le moteur de recherche Google, et non pas les personnes qui tomberaient en passant sur ces commentaires parfois peu ragoûtants: en indexant les weblogs spammés, Google indexe également les liens vers les sites des spammeurs, et fait grimper ceux-ci en tête des résultats pour les recherches en rapport.

Lutte contre le spam

Sommes-nous impuissants? Non. Il existe des outils qui filtrent les commentaires, tout comme il existe maintenant des filtres à  spam pour les adresses e-mail. Les outils ne sont bien entendu jamais parfaits, et doivent sans cesse être mis à  jour. Certains spams passent entre les gouttes.

Qu’avons-nous fait pour les weblogs des élèves? Tout d’abord, précisons que durant la période “active” du projet (la première période), nous n’avons pas été confrontés au spam de commentaires.

M. Erard s’émeut donc dans son article du fait que nos élèves soient confrontés au spam de commentaires, mais il omet de préciser que les élèves ne se retrouvent plus à  travailler sur ces weblogs chaque semaine. De plus, ces weblogs sont très peu visités. Un bref coup d’oeil sur les statistiques de visite pour le mois de janvier montre entre 50 et 70 visites par jour pour l’ensemble des weblogs (une bonne trentaine). En regardant de plus près, les weblogs d’élèves les plus visités comptent deux ou trois visiteurs par jour, y compris les moteurs de recherche. Pas de quoi en faire un fromage.

Lorsqu’on a attiré mon attention sur le fait que nous étions victimes de spam, j’ai pris un certain nombre de mesures pour minimiser l’impact de ces attaques. L’article de M. Erard laisse entendre que les weblogs de Saint-Prex sont de véritables nids à  spam — la réalité est bien moins dramatique.

Les blogs de Saint-Prex tournant avec une installation modifiée de WordPress, je ne peux malheureusement pas utiliser les meilleurs outils anti-spam disponibles aujourd’hui. Je peux par contre lancer à  la main une opération automatique de “nettoyage” de commentaires (un filtre basé sur des mots-clés), ce que je fais régulièrement. Certains passent entre les gouttes. Je n’imaginais honnêtement pas que l’on puisse faire un foin pareil pour quelques spams de commentaires sur des blogs inactifs et presque pas visités (sinon, j’aurais passé quelques nuits à  modifier l’installation pour pouvoir utiliser des solutions anti-spam plus musclées).

Le volet “scolaire” de mon activité sur le web.

Stéphanie Booth, spécialiste des «blogues» romands, n’a pas souhaité aborder le volet «scolaire» de son activité sur le web. Il existe pourtant.

Quel effet ça fait, une entrée en matière pareille? Comme je l’ai expliqué aux journalistes concernés (qui l’ont d’ailleurs très bien compris), j’ai en effet demandé que l’on laisse de côté mon activité professionnelle lors des interviews.

La presse s’est intéressée à  mon activité de blogueuse et à  mes compétences en la matière. C’est une activité que j’effectue à  titre personnel. Ma vie professionnelle est une autre histoire. Pour commencer, j’ai un devoir de réserve vis-à -vis de mon travail. Je ne suis porte-parole officiel de rien du tout, et je n’ai pas l’intention de donner dans la presse des détails sur le travail que je fais avec mes élèves — que ce soit sur internet ou durant mes cours de maths.

Cela n’a rien à  voir avec la nature des activités, leur succès, ou la présence de spams de commentaires dans les weblogs de mes élèves. C’est une question de principe. De même que je ne raconte pas dans mon blog mes expériences en classe avec mes élèves, ou les opinions que je puis avoir sur l’enseignement vaudois ou le collège dans lequel je travaille, de même, je ne le ferai pas dans la presse. J’espère que cela clarifie la raison pour laquelle je n’ai pas souhaité aborder le volet ‘scolaire’ de [mon] activité sur le web lors de mon interview pour Mise au Point, ni pour aucune autre interview.

Et les parents…?

Luc-Olivier Erard termine son premier paragraphe ainsi:

[L’activité] organisée depuis le début de l’année scolaire, qui consiste à  fournir à  chaque élève de deux classes de huitième son weblog (ou blogue) risque de ne pas plaire aux parents vaudois.

Précisons d’entrée que les parents sont parfaitement au courant de ce projet. Avant de donner aux élèves les “clés” de leur weblog, nous avons passé plusieurs périodes à  réfléchir avec les élèves sur l’implication d’une publication sur internet. Les parents ont co-signé la charte de publication avec leurs enfants. Nous n’avons à  ce jour reçu aucun écho négatif au sujet de ce projet.

Il y a eu quelques infractions à  la charte en début de projet, et nous avons réagi en conséquence.

Un grand nombre d’élèves ont également des Skyblogs, et des adresses e-mail. Il est certes malheureux qu’ils aient pu être confrontés au “côté sombre” d’internet dans le cadre d’une activité scolaire, mais faut-il (comme le laisserait presque entendre l’article) réglementer de façon encore plus draconnienne les activités scolaires sur internet? Le rôle de l’école n’est-il pas justement d’outiller les élèves pour qu’ils puissent affronter le monde?

En guise de conclusion…

…et pour ceux qui n’auraient pas la patience de tout lire.

L’article de M. Luc-Olivier Erard peint une image déformée et très alarmiste de la situation. Je n’ai pas pris la peine de relever toutes les inexactitudes de cet article, ni les raccourcis et sous-entendus un peu douteux que l’on retrouve au fil des lignes.

Le projet de weblogs de Saint-Prex n’a rien de bien extraordinaire, et les quelques spams de commentaires qu’a pu rencontrer M. Erard, non plus (bien que ce soit regrettable que les spammeurs de commentaires n’épargnent pas les projets pédagogiques). Ce projet a été mené avec l’accord de la direction, et en ayant informé les parents. Ce n’est de loin pas la première fois que des élèves publient des choses sur internet dans le Canton de Vaud, et ce n’est certainement pas la dernière.

Si on désirait être constructifs plutôt que sensationnels, je pense qu’il y a deux problématiques en rapport avec le contenu de cet article qui mériteraient un traitement plus en profondeur:

  • le spam de commentaires en général, et les mesures que l’on peut prendre pour minimiser leur impact sur les projets pédagogiques qui s’y exposent;
  • la prévention faite dans les écoles au sujet d’internet aborde-t-elle assez les activités privées des élèves sur internet? Je sens souvent un grand décalage entre ce que les enfants font sur internet à  la maison, et ce qu’ils font à  l’école. En particulier, internet est de plus en plus un lieu d’expression et de relations humaines, et non pas une simple encyclopédie.

Concernant ce dernier point, nous sommes à  Saint-Prex en réflexion constante au sujet de nos activités “internautiques” avec les élèves, et (je crois être en mesure de le dire) assez en avance dans ce domaine. Par exemple, nous avons en ce début d’année modifié la charte internet générale de l’école pour inclure les activités de publication.

Je suis un peu désolée de voir encore une fois la presse peindre une image sinistre et dangereuse d’internet. Je crois que le grand public est déjà  assez méfiant concernant ce média, et que l’on a plutôt besoin de mettre en avant tout ce qu’il a de positif et de constructif. Les ados l’utilisent, que ce soit avec ou sans nous. Peut-être pouvons nous leur montrer qu’il y a sur internet autre chose que Skyblog et MSN?

D’autres ont réagi à  l’article dans La Côte.

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42 thoughts on “Réponse à  Luc-Olivier Erard (La Côte) [fr]

  1. Je viens de lire l’article : quel étalage d’ignorance et d’affirmations douteuses. Enfin, c’est assez courant — avoir peur de ce qu’on ignore est une réaction humaine aussi déplorable que courante. M. Érard me semble par ailleurs adopter une attitude assez légère envers la déontologie journalistique : souvent, je ne sais pas s’il parle en son nom ou en nom des personnes qu’il cite.

    Oui, c’est dommage que le spam de commentaires ait frappé les blogues des élèves. Mais soulignons que les spammeurs sont passés (encore) à  la vitesse supérieure seulement en décembre/janvier. Nous en souffrons tous, et nous luttons contre.

    Je te félicite d’avoir embarqué tes élèves dans ce projet. Il y a maintenant des exemples tellement séduisants et convaincants d’utilisation des blogues dans la classe (notamment pour l’entraînement à  l’écriture). L’un de mes préférés est The Write Blog, le portail vers les blogues des élèves d’une école élémentaire dans l’état de Géorgie (États-Unis).

    On peut trouver plein d’autres, via, par exemple weblogg-ed — the read-write web, une vraie mine d’information.

    Aurait-il été trop demandé à  M. Érard de s’informer d’abord, avant de pondre son article ? Lui, il voit un peu de spam et tombe dans le catastrophisme.

    Edit: petite précision, dans l’article ‘papier’ il y a des italiques qui ne sont pas reproduits dans la version en ligne. Même si la confusion demeure parfois, c’est quand même plus clair qui parle lorsqu’on voit les italiques. Et un cactus à  ceux qui sont responsables de la version en ligne de l’article. — Steph

  2. On est d’accord: c’est un très mauvais article, catastrophiste.
    En plus, il part du postulat que c’est de ta faute si ces ados ont accès aux blogs. Parce qu’évidemment, à  la maison, ils n’ont pas internet, ou alors ils ne s’en servent que pour regarder des photos de fleurs.

  3. En tant qu’élève de onze ans qui utilise régulièrement Internet, je suis en désaccord avec l’article de Luc-Olivier Erard. Je crois qu’il a seulement approfondi le côté négatif du projet de l’école St-Prex en parlant des commentaires indésirables. C’est vrai que dans les cybercarnets de notre école, il n’est pas rare que nous recevions de tel commentaire. Cependant, c’est loin d’être courant. En plus, lorsque des liens nous amènent sur des sites peu fréquentables, nous nous servons de notre jugement et continuons simplement à  travailler.

    Personnellement, j’ai l’habitude de publier sur la toile. Le plus souvent, je le fais dans mon cyberportfolio ( http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/broros/ ) ou sur le site des petits carnetiers du devoir ( http://www.ledevoir.com/blog/stjo/ ). Voici également un billet que j’ai écrit sur les petits carnetiers du devoir: ( http://www.ledevoir.com/blog/stjo/archives/000722.html ). C’est pourquoi je considère Internet comme une « bibliothèque mondiale » où l’on peut beaucoup apprendre, plutôt qu’un endroit où on se fait prendre par des jeux de hasard et des sites pornographiques comme M.Erard l’a si bien décrit. Je pense également que M. Luc-Olivier Erard a un peu dramatisé la chose en qualifiant les cybercarnets de dangereux.

    Internet est un outil de l’avenir, alors pourquoi commencer déjà  à  la détruire?

    Rosalie B., élève de l’Institut St-Joseph, Québec

    Edit: merci pour ton commentaire, Rosalie. J’ai ajouté des espaces autour de tes liens pour qu’on puisse cliquer dessus.

  4. Dans les dernières heures, j’ai lu le texte de M. Erard. Je me suis senti très concerné, étant donné que je fait parti d’un programme informatique à  l’Institut St-Joseph. M. Erard n’a pas tort, mais la priorité est de ne pas lui donner raison. Comme vous l’avez dit, vous n’êtes pas impuissant. Des filtres pourraient être placés, mais la meilleure solution ne doit pas passer par l’informatique, mais par les élèves, leur jugement, voilà  ce qu’ils doivent utiliser. C’est aussi simple que ça. Ils n’ont pas besoin des journalistes pour le réaliser.

    Je trouve que c’est très raisonnable de la part de Stéphanie de défendre ses élèves, mais c’est encore à  eux d’intervenir. Ils ont comme la technologie de l’information à  portée de main. Ça nous touche aussi. Nos professeurs nous ont longtemps enseigné certaines règles à  devoir respecter. Et tant que M. Erard n’aura pas pris connaissance de ces règles, il ne pourra pas porter de jugement. Il a l’air à  penser que les élèves ne sont pas capables de résister à  un site de ce genre. C’est très insultant.

    Nous sommes peut-être des enfants, mais nous sommes habitués à  publier sur le site des petits carnetiers du devoir. Comme Stéphanie l’a dit, la situation est beaucoup moins dramatique dans la réalité. Donc, ça nous amène à  être solidaire de toutes ses décisions à  ce sujet. Tout ce que M. Erard a dit, ne reste qu’une hypothèse. À moins qu’il ne réussisse à  la prouver, ça reste un attentat écrit. C’est un manque de respect, un résultat sans preuve et quelque chose qui n’aurait pas mérité d’être crié sur tous les toits surtout qu’ils peuvent remettre la situation à  la normale même si ce n’est pas si dramatique. D’après le témoignage de Stéphanie, ce n’est pas ce que vous pensez, pas du tout.

  5. Je suis une élève de l’Institut St-Joseph. Nous travaillons beaucoup avec ce genre de sites. Nous les considérons comme des outils perpétuant l’envie de la découverte. Ils nous permettent de connaître différentes personnes que nous n’aurions pas osé aller rencontrer personnellement. Une personne gênée ne pourra ni bégayer ni rougir en écrivant sur les cybercarnets.

    « Ce site n’échappe pas aux « règles » du web : les billets indésirables inondent certaines pages des élèves. Résultats : une multitude de commentaires d’origine douteuse consistent à  proposer des liens sur des sites à  contenu pornographique », mentionne M. Luc-Olivier Erard.

    Nous l’avons vécu aussi. Nous avons réglé ce problème grâce à  un code de sécurité. C’est-à -dire qu’avant de publier un billet ou un commentaire, nous copions une série de quelques chiffres dans un espace prévu à  cet effet. Les sites indésirables se voient donc automatiquement bloqués, le code n’étant pas entré.

    « Un adolescent qui parle de ses problèmes en public, c’est dangereux », ajoute M. Erard.

    Dans notre cas, je ne croirais pas. Nous avons, en autres règles de sécurité prévues à  l’utilisation des blogues (ou cybercarnets) de ne pas signer notre nom au complet, c’est-à -dire notre prénom et la première lettre de notre nom.

    Aussi, je pense que, justement, un adolescent ayant besoin d’aide peut en parler en public « virtuel ». Le cybercarnet est un outil d’apprentissage vraiment utile qui nous permet de se faire commenter immédiatement après la publication d’un texte. Cet adolescent, qui, peut-être n’oserait pas aller parler en personne à  quelqu’un de ses problème, pour cause de timidité, pourra plus facilement communiquer avec d’autres et finalement, se faire aider.

    Monsieur Erard parlait de sites pornographiques ou de virus se glissant dans les cybercarnets. Peut-être ne suis-je qu’une jeune fille de 11 ans, sûrement beaucoup naïve et influençable qu’un adulte. Par contre, en 11 onze années de vie, j’ai compris que pornographie rime avec abus, activité pour laquelle je suis définitivement contre, en tous ses sens. Si je vois un hyperlien conduisant à  de la pornographie, c’est clair, je l’évite.

    Je termine en vous disant que bien sûr l’Internet est quelque chose d’immense avec laquelle il faut prendre des précautions. C’est un outil aussi destructeur que révélateur. Personnellement, je crois qu’à  bon usage, les cybercarnets ne peuvent que contribuer à  faire accroître l’envie d’apprendre et de découvrir.

    Je ne peux évidemment rien contre votre article, car une opinion reste une opinion, très personnelle à  chacun, mais j’espère vous avoir un peu éclairé sur mon avis à  propos de l’usage de cet outil.

    Voici l’hyperlien de mon carnet et de celui de ma classe.
    http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/larale/
    http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/carriere/

    En espérant que mes arguments sembleront réalistes après la lecture de ces documents virtuels,

    Alexandra L.

  6. Je vous envoie une copie du couriel que j’ai envoyé à  Monsieur Erard:

    C’est bien mieux que ce que vous pensez

    Cher Monsieur Erard, en tant qu’élève de onze ans de l’institut St-Joseph, je trouve que ce que vous avez écrit fait seulement renforcer les côtés négatifs des cybercarnets (weblog), je crois que les blogues font plus partie de l’apprentissage scolaire que de la pornographie et des jeux de hasard! Ces côtés négatifs sont une minime partie de ces outils très pratiques.

    Ce n’est pas parce qu’un enfant tombe sur un lien qu’il va aller le visiter! Je crois qu’Internet, ce n’est pas juste pour faire de la pub! Il y a aussi un côté éducatif au cybercarnets et ceux-ci ne servent pas non plus juste à  raconter notre vie! Nous pouvons exprimer notre opinion sur des articles de l’actualité ou juste y publier des textes pour divertir les lecteurs. Les blogues ne sont pas dangereux, nous en sommes la preuve! Quand nous recevons un Spam (ce qui arrive très rarement car nous avons un système de blocage qui est très perfectionné), c’est totalement sûr que nous ne l’ouvrirons pas! À l’école, nous avons un code de déontologie qui nous oblige à  utiliser les cybercarnets de façon éducative, si nous ne le respectons pas, nous sommes confrontés à  une conséquence.

    Sur le site du devoir (un journal Montréalais), nous publions nos opinions sur l’actualité et les commentaires que nous recevons sont presque juste des opinions de d’autres gens ou d’autres précisions par rapport à  notre billet. Je crois que ce projet est très enrichissant et nous en apprenons beaucoup sur l’opinion des gens et cela nous permet de réfléchir sur des faits et s’enrichir!

    Antoine D.

    Mon site: http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/dubant/
    Le site du devoir: http://www.ledevoir.com/blog/stjo/

  7. “Ahah j’ai trouvé votre petit coté secret et je vais révèler au grand jour comment vous mettez en danger des petites têtes blondes !”
    Du journalisme d’investigation choc !

  8. [email protected] D. says:

    En tant qu’élève de 11 ans du programme informatique de l’Institut St-Joseph, je trouve que l’article de Luc-Olivier Erard porte beaucoup préjudice aux cybercarnets. D’après moi qui suis en train de vivre l’expérience de ces carnets http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/dupkel/, je pense qu’il n’y a pas vraiment de dangers à  utiliser les cybercarnets. Je m’explique.

    Lorsqu’il y a des spams, il y a toujours l’option d’effacer le commentaire indésirable, mais on peut aussi mettre un code de sécurité qui apparaît en tant qu’image, donc indéchiffrable pour un «robot-spammeur». Le spam devient beaucoup plus difficile voir quasi-impossible à  ajouter.

    L’adolescent qui parle de ses problèmes en public, franchement je n’y vois pas tant de dangers car il cherche une solution à  ses problèmes donc, le cybercarnet peut-être une bonne solution. Aussi, cet outil nous permet de partager nos trouvailles, nos créations, nos réussites mais aussi nos opinions.

    En parlant d’opinions, j’écris aussi sur le carnet des carnetiers du devoir http://www.ledevoir.com/blog/stjo/ dont lequel à  pour but est d’exprimer notre opinion sur différents faits de l’actualité. Donc, je ne vois pas d’inconvénients à  publier sur Internet, surtout si c’est dans un objectif didactique. Le danger est-il aussi présent que décrit dans l’article de Luc-Olivier Erard http://www.lacote.ch/art.asp?ID=17220? Écrire sur Internet ne peut sûrement pas être si destructeur que décrit dans l’article de M. Erard . Évidemment un code de déontologie peut se montrer utile pour s’assurer de la pertinence des billets publiés sur un carnet public. Si un enfant voit un lien indésirable, il n’est pas obligé de cliquer dessus. Donc l’image des carnets devrait être plus explorée avant d’être jugée aussi objectivement.

    [email protected] D.
    11 ans

  9. Cher M. Luc-Olivier Erard,

    Nous avons pris connaissance du billet sur votre reportage avec Mme Stéphanie Booth. Je tiens juste à  vous signaler que je suis un élève de l’Institut St-Joseph, dans un programme « semblable » à  celui que Stéphanie enseigne. Je me sens très concerné et je suis donc, une personne bien placée pour réagir face à  votre billet.

    Je suis, pour dire le mot exact, scandalisé par ce que vous dites. Moi, je publie régulièrement sur ma page Web ( http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/garale/ ) et sur un journal montréalais, Le Devoir ( http://www.ledevoir.com/blog/stjo/ ). Je reçois des commentaires de tous les genres et de différentes personnes. Je me fais lire par le monde entier. J’ai tellement développé ma capacité à  écrire des textes variés que maintenant, je ne peux me passer du cyberportfolio. Je pense donc que pour les enfants qui ont la CHANCE d’utiliser un cybercarnet, ceci un avantage plutôt qu’un désavantage.

    Vous signalez aussi que certains robots SPAMMEURS envoient des liens pornographiques ou des sites non appropriés pour les jeunes de notre âge. Je peux vous dire que depuis les deux ans que j’utilise mon cybercarnet, je n’ai reçu de liens de ce genre. Je crois que vous ne savez point comment les élèves de Suisse en font l’usage. En tout cas, nous, c’est pour un côté pédagogique que nous utilisons nos cybercarnets. Donc, nous émettons nos opinions, faits ou hypothèses et des billets concernant l’école. Y-a-t-il un mal que nous puissions faire cela? En quoi cela peut vous déranger? Nous avons, de plus, un « credo » à  respecter pour une publication quelconque.

    Étant peut-être des enfants et ayant un niveau de maturité moins élevé, certains viennent rapidement à  la conclusion que nous ne sommes pas assez grands pour définir ce qui est bien et ce qui est mal pour nous. Comme vous le dites, les cybercarnets n’échappent pas tout le temps à  la réalité d’Internet, mais tout dépend comment nous en faisons l’usage.

    De plus, je crois que notre âge n’a VRAIMENT pas d’importance sur comment nous publions. J’ai beau avoir 12 ans et publier des textes de grande qualité, comme je peux être une personne adulte et publier des textes peu élaborés.

    Donc, en résumé, je pense que vous devriez porter un jugement fondé plutôt que d’imaginer le côté négatif des choses… Allez donc explorer le côté positif…peut-être changeriez-vous d’opinion…

    Alexandre G. élève de l’Institut St-Joseph, Québec

  10. La publication dans des « blogues » pas que du mauvais

    L’article de Luc-Olivier Erard m’a beaucoup offensé car je vis avec mes camarades de classes l’expérience enrichissante des « blogues ».

    Dans son billet, il dit que les carnets ne sont pas sécuritaires et qu’ils seraient soi-disant infestés de SPAM. Je ne suis pas du tout en accord avec ses propos car j’ai mon propre carnet personnel et ce qui circule sur le site dépend de l’utilisation que j’en fais. Comme c’est dans un but scolaire qui vise les apprentissages, il n’y a pas de risque de tomber sur des sites pornographiques ou autres. Notre site sert à  communiquer, s’exprimer, donner notre opinion sur des choses concernant l’école. Y a-t-il un mal à  ça?

    De plus, nous avons certaines règles à  respecter, un genre de code qui nous permet d’utiliser les « blogues » à  des fins PÉDAGOGIQUES. Souvent nous publions des réflexions http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca//public/roycla/archives/cat_mes_reflexions.html, des travaux comme des ateliers d’écriture http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca//public/roycla/archives/cat_ateliers_decriture.html ou encore des opinions sur l’actualité http://www.ledevoir.com/blog/stjo/. Pourquoi devrions-nous nous en empêcher? Donc, Monsieur Erard, avant de critiquer ce projet, vous devriez en savoir plus sur la façon dont les élèves se servent des « blogues ». Car vous semblez ne pas bien avoir exploré le domaine de la publication sur le Web.

    Puis, d’après moi, l’âge n’a pas d’importance. J’ai beau avoir 12 ans et être encore au primaire, ça ne change rien au fait que je m’exprime sur Internet.

    Claudia R. élève de l’Institut Saint-Joseph de Québec.

  11. Bonjour Monsieur Erard,

    Je suis une élève de l’institut St-joseph à  Québec. J’ai 12 ans et je fais partie des petits carnetiers du Devoir. Pourquoi avoir écrit ce billet? Oui,sûrement pour donner votre opinion et cela est très bien… c’est justement cela que je fais en ce moment. Ce sont des élèves du secondaire, des jeunes qui écrivent sur un ”cybercarnet” pour donner leur opinion et parle un peu d’eux. Comme Madame Booth a écrit dans son cybercanet(blog), cet article était un peu gratuit. Ce n’est pas vraiment dangereux selon moi d’écrire sur Internet.

    Par contre, pour éviter les messages et commentaires indésirables, il faudrait mettre des codes de sécurité. Ce n’est pas un problème de prendre des précautions. Je ne sais pas si les élèves de St-Prex ont été sensibilisés à  supprimer ces genres de messages. Peut-être ont-ils un contrat quand ce genre de situation se produit. Nous avons même un cybercarnet privé sur lequel nous publions des choses un peu plus personnelles. Seulement les professeurs, le directeur et nos parents peuvent y accéder.

    Les élèves utilisent Internet à  des fins pédagogiques. Les jeunes sont assez intelligents pour fermer la fenêtre et supprimer le commentaire ou le message indésirable.Faire tout un scandale avec une si petite histoire que l’on peut régler en un rien de temps. Je m’excuse d’employer ses termes mais les jeunes de St-Prex et nous, les jeunes de l’institut qui utiliseront les cybercarnets, ne sommes pas idiots et nous sommes capables, même si nous sommes jeunes, d’avoir un peu de jugement pour être capable de ne pas rester sur des sites pornographiques et des sites de jeu.

    Au Québec, les journalistes et les gens nous soutiennent et les adultes trouvent cela extraordinaire que des jeunes de notre âge publient des textes d’actualité et des travaux sur le Web de très grande qualité. Nous sommes quelques élèves à  participer à  un projet qui se nomme ”les petits carnetiers du Devoir”. Le Devoir est un journal montréalais qui s’est intéressé à  ce qui se passait dans notre école. Le journaliste a demandé à  notre directeur de former une équipe qui publierait des textes d’actualité et donnerait leur opinion directement sur leur site pour que les gens puissent à  leur tour réagir.

    Je vous ai écrit car je trouve votre billet un peu ”décevant” pour les jeunes qui tiennent à  leurs carnets sur Internet. J’ai trouvé vos propos un peu scandaleux. Vous avez le droit d’avoir une opinion, Tout le monde a le droit mais, si le gouvernement décide que ces jeunes ne sont plus autorisés à  avoir un cybercarnet scolaire, il y aurait des centaines d’élèves qui ne pourraient plus exercer leur besoin d’écrire. Si la direction de l’école a accepté ce projet, c’est parce qu’il savait l’usage que les élèves allaient en faire serait un bon usage. Les élèves n’ont pas un carnet et n’écrivent pas des billets pour recevoir des commentaires indésirables. Ce ne sont pas eux qui décident les commentaires qu’ils reçoivent. Je crois que la direction avait aussi à  cÅ“ur la sécurité de leurs élèves. Vous devriez les supporter et les encourager à  écrire. Je crois que c’est pour une de ces raisons que la direction a commencé ce projet.

    Nous avons le goût d’écrire nous écrivons et donnerons notre opinion et nous adorerons le travail que nous faisons .Nous recevons des commentaires de nos pairs et de d’autres personnes qui nous encouragent à  continuer.

    Alors, s’il vous plaît, la prochaine fois, regardez les deux côtés de la médaille à  la place de regarder juste le mauvais. À la place de poser votre jugement sur un aspect négatif, allez voir sur mon carnet http://cyberportfolio.st-joseph.qc.ca/public/tremah/ , peut-être cela vous permettra-t-il de faire basculer votre opinion du bon côté.

  12. Cher Luc-Olivier, si tu as un bon plan pour éviter qu’aucun blog n’ait jamais le moindre spam de commentaire pointant vers des sites de colombohilie (par exemple), tu serais gentil de partager ton savoir.

    Si par hasard tu as découvert le mot “blog” dimanche soir devant ton téléviseur, puis-je te conseiller de tourner une ou deux fois de plus ton clavier dans ton encrier avant de monter sur tes grands chevaux ?

    A moins d’avoir une libido papale et une souris trempée dans l’eau bénité il est à  peu près impossible sur le web d’échapper aux sites commercialo-pornographiques. Et un élève à  qui Stéphanie donne cours sera mieux armé pour réagir face à  ce genre de sites qu’un élève qui découvre le Web tout seul chez lui.

    B.

    P.S. Quels sont les mots-clés les plus entrés dans les moteurs de recherche à  ton avis ?

  13. Un grand merci à  tous les petits carnetiers qui viennent s’exprimer ici dans les commentaires. Je crois que vos commentaires sont très importants, dans la mesure où ils mettent en avant tout ce que vous trouvez de positif à  travailler avec un cybercarnet (que l’on appelle par ici un blog, ou un weblog).

    Montrer du doigt les blogs car ils peuvent être la cible de commentaires indésirables, c’est à  mon sens un peu simpliste. Il serait dommage de jeter le bébé avec l’eau du bain, comme on dit — et je pense que vos témoignages peuvent servir à  convaincre ceux qui douteraient de l’utilité d’une telle démarche.

  14. Pour changer, un article totalement stupide, incomplet et qui démontre à  l’envi que l’auteur ne maîtrise pas son sujet … mais il paraît que celà  fait partie du métier de jouraliste que de faire de l’à  peu près

  15. Je vais me fendre d’un mail au journaliste du journal La Côte, étant aussi concerné que toi, puisque responsable informatique d’un collège de la Côte! Cet article est alarmiste et exagéré. Surtout, il démontre une méconnaissance du sujet de la part du journaliste! Je ne parle même pas des problèmes d’écritures, qui font qu’on ne sait plus si c’est le chef de police qui s’exprime avec un “je” perdu au milieu de “il”, ou le journaliste.

  16. On est d'accord: c'est un très mauvais article, catastrophiste.
    En plus, il part du postulat que c'est de ta faute si ces ados ont accès aux blogs. Parce qu'évidemment, à  la maison, ils n'ont pas internet, ou alors ils ne s'en servent que pour regarder des photos de fleurs.

  17. “Ahah j'ai trouvé votre petit coté secret et je vais révèler au grand jour comment vous mettez en danger des petites têtes blondes !”
    Du journalisme d'investigation choc !

  18. Je propose aux élèves, aux parents, aux enseignants et aux bloggers de réclamer la démission de Luc-Olivier Erard.
    (voir mon blog)

  19. Euh… Franchement, je trouve que tu y vas un peu fort, là . Je ne m’associe pas à  cette démarche.

  20. Ce qui est effrayant avec les journalistes, que ce soit celui-là , qui doit être le fer de lance du groupe de comptage des agents municipaux de son bled ou l’inimaginable bernard Rappaz de la TSR ( un kador de la soupe technologique mélangée ), c’est leur manque de recul par rapport aux sujets, on a l’impression de les retrouver uniquement en mode “chien ecrasé” quel que soit le thème abordé. Il n’y a que l’analyse des risques, la quète du coupable. Pas de communication, pas de technologie ou de démarche positive, non: il faut trouver l’effroi, le viol possible, la peur, le cadavre. Surprise ? Non, ne me faites pas croire ça 🙂

  21. Une connaissance, jeudi, avec qui je parlais de weblogs dans les écoles: “Ah oui, juste, ma femme a entendu à  la radio que la police allait intervenir dans une école Genevoise pour fermer des weblogs où les élèves avaient mis des trucs pornographiques…”

    On connaît le téléphone arabe, en voici un bel exemple. Ce genre d’idée circule à  présent dans la tête des gens, grâce à  l’article de M. Erard, et aucun droit de réponse ne pourra rien y changer.

    La radio et la télé, qui ont relayé les titres de l’article dans leur revue de presse, ne vont certainement pas relayer ceux d’un hypothétique droit de réponse. Je doute également que celui-ci se retrouve en première page de “La Côte”, avec photo à  l’appui. De plus, on a trop l’habitude des démentis officiels qui s’avèrent en fin de compte être des jeux sur les mots — ils ne pèsent plus grand-chose dans l’esprit des gens. (La logique: “ah ils se défendent, ils ont sûrement quelque chose à  se reprocher” — vous connaissez?)

  22. Cela dit, n’exagérons rien:
    personne ne lit La Côte, à  part quelques grand-mères qui trouvent que c’est sympa, ce journal qui parle de chez nous, ouh pis vous avez vu, ces jeunes ils ont des ouéblouges maintenant, j’avais vu à  la télé, c’est terrible, dire que nous on s’amusait avec des billes pendant des heures, mais où va le monde je vous le jure.

  23. T’en fais pas, je ne m’inquiète pas outre mesure 🙂

    Mais c’est quand même dommage pour les lecteurs de La Côte.

    (J’attends d’ailleurs toujours que M. Erard ou son rédacteur en chef donnent suite à  mon e-mail “droit de réponse”… vais appeler demain si ça bouge toujours pas.)

  24. T'en fais pas, je ne m'inquiète pas outre mesure 🙂

    Mais c'est quand même dommage pour les lecteurs de La Côte.

    (J'attends d'ailleurs toujours que M. Erard ou son rédacteur en chef donnent suite à  mon e-mail “droit de réponse”… vais appeler demain si ça bouge toujours pas.)

  25. Pingback: pointblog.com
  26. Scripts for a WordPress Weblog Farm

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