As my English-speaking readers probably want challenging intellectual posts too, here is a brief little introduction to Hellenistic philosophy. More to follow, if you’re lucky (and if I have the patience – the fact this is part of my exam subject might give me some, though).
Hellenistic philosophers mainly include the Sceptics (Pyrrho in particular), the Epicureans (Epicurus), and the Stoics (Zeno, Chrysippus). The Hellenistic period spans approximately 231-29 BC, which means these guys come after Plato and Aristotle – but before Christianity.
During this period, the inhabited world seems unified under Greek culture. For the citizen of Athens, the world has become large, unstable, and abrupt changes like wars and social revolution are a looming threat. Life has changed a lot: the City’s rule is not in the hands of the citizens anymore (who only occupy administrative positions) – they feel more like the victims of political life.
One could say the common concern of philosophers during this period is the question of man’s happiness. Let’s have a closer look to some common streaks of these different philosophies:
- diagnosis: they are living in a world of trouble and anguish
- the aim of philosophy is to be a practical therapy
- happiness is defined as the absence of trouble (a negative term in greek: apatheia, ataraxia)
- the only remedy for the troubled man is philosophy (reason and rational thought)
- help man on the path to autonomy (excluding the outside world as a possible source of happiness)
- trust in human reason
Philosophy as a therapy for the soul.
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I would like to know what was the part of esclavagism, social inegalities, etc. Does the philoshopy as a therapy for the soul was reserved only to a class of people.
Je ne suis pas certaine de comprendre ta question, exactement. Il est clair que dans le contexte hellénistique la philosophie s’adresse au citoyen libre. La “philosophie comme thérapie de l’âme” est une façon de mettre en mots cette approche qui la conçoit comme “remède” au malheur de l’homme dans ce monde, lui donnant pour but le bonheur (par opposition par exemple à Aristote, pour qui le but suprême est la politique – le bien de la Cité). Si tu veux bien préciser, je préciserai aussi!
je veux bien préciser. Dans tout discours ou dialétique, il y a la partie théorique et puis il y a la partie réelle et concrète, celle de la société et ses droits. Je sais que dans la grèce antique, l’esclavage existait. Donc quelque soit la philosophie choisie, je me demandais comment les philosophes de cette époque confrontaient les beaux discours à la réalité d’une société faussement égalitaires. Enfin pas égales pour tous. Ma question est de la confrontation de leur principe théorique avec la réalité humaine. Par exemple, j’apprécie beaucoup Michel Onfray, parce-qu’il a un pied dans le réel, il prône la jouissance et l’épicurisme mais dans la réalité sociale d’une société qui est brûtale pour l’homme.
Je ne suis pas certaine de comprendre tout ce que tu dis, mais en réponse à ce que je comprends: l’absence d’égalité est peut-être un problème pour nous, après les Lumières et la Révolution Française, mais je doute qu’elle empêchait les grecs de dormir. L’inégalité fait partie de l’ordre du monde dans leur culture, voilà tout. D’ailleurs, même à l’époque de Saint-Augustin, celui-ci prenait position “contre” l’esclavage non pas en demandant son abolition, mais en enseignant qu’il est du devoir du maître de maison de bien traiter ses esclaves (ne pas trop les battre, ni donner des punitions arbitraires, etc.) Que de questions bien épineuses. La philosophie grecque est ancrée dans une pratique de vie. La philosophie de la période hellénistique, particulièrement, se préoccupe du problème très concret du bonheur de l’homme. La réponse passe par la connaissance, la raison – et donc une certaine quantité de spéculations, mais elle est loin d’être un beau discours abstrait que l’on ferait pour le plaisir des formes. Pyrrhon par exemple, le fondateur du scepticisme (dont on sait très peu), était un exemple vivant de la philosophie qu’il prônait. C’est un exemple qui a beaucoup impressioné Epicure, par ailleurs. Bon, là je crois que je m’étale un peu. Je n’ai probablement pas répondu à tes interrogations…
Si tu réponds à une partie de ma question… l’incohérence du propos de leur discours. Le fait que l’inégalité fasse partie de l’ordre du monde c’est exactement le discours de l’économie ultralibérale. Ma question est qu’une philosophie basée sur des principes de ce genre trouve ses limites. Cela n’enlève en rien l’intérêt de l’étude des idées et des concepts de cette philosophie hors-contexte. En fait il y a deux axes possibles d’études de ces idées, celle de l’idée comme concept absolu. Et celle de l’idée dans son contexte historique. Ces deux axes ne donnent pas du tout le même éclairage sur les concepts en présence. En fait je ne discute pas de la philosophie elle-même mais de sa relation au monde. En fait il faudrait en discuter devant un café.
Je pense que la discussion d’idées hors de leur contexte historique n’a pas de sens. Toute production humaine s’inscrit dans une culture, et il faut en tenir compte. Et bien entendu, toute philosophie a des limites. Sinon, on ne se poserait plus de questions… [Je ne suis cependant pas certaine de voir ce que l'économie ultralibérale vient faire dans l'antiquité grecque!]
I would like to know what was the part of esclavagism, social inegalities,
etc.
Does the philoshopy as a therapy for the soul was reserved only to a
class of people.
Je ne suis pas certaine de comprendre ta question, exactement. Il est
clair que dans le contexte hellénistique la philosophie s'adresse au
citoyen libre.
La “philosophie comme thérapie de l'âme” est une façon de mettre en mots
cette approche qui la conçoit comme “remède” au malheur de l'homme dans ce
monde, lui donnant pour but le bonheur (par opposition par exemple à
Aristote, pour qui le but suprême est la politique – le bien de la Cité).
Si tu veux bien préciser, je préciserai aussi!
je veux bien préciser. Dans tout discours ou dialétique, il y a la partie
théorique et puis il y a la partie réelle et concrète, celle de la société
et ses droits. Je sais que dans la grèce antique, l'esclavage existait.
Donc quelque soit la philosophie choisie, je me demandais comment les
philosophes de cette époque confrontaient les beaux discours à la réalité
d'une société faussement égalitaires. Enfin pas égales pour tous.
Ma question est de la confrontation de leur principe théorique avec la
réalité humaine. Par exemple, j'apprécie beaucoup Michel Onfray,
parce-qu'il a un pied dans le réel, il prône la jouissance et l'épicurisme
mais dans la réalité sociale d'une société qui est brûtale pour l'homme.
Je ne suis pas certaine de comprendre tout ce que tu dis, mais en réponse
à ce que je comprends: l'absence d'égalité est peut-être un problème pour
nous, après les Lumières et la Révolution Française, mais je doute qu'elle
empêchait les grecs de dormir. L'inégalité fait partie de l'ordre du monde
dans leur culture, voilà tout.
D'ailleurs, même à l'époque de Saint-Augustin, celui-ci prenait position
“contre” l'esclavage non pas en demandant son abolition, mais en
enseignant qu'il est du devoir du maître de maison de bien traiter ses
esclaves (ne pas trop les battre, ni donner des punitions arbitraires,
etc.)
Que de questions bien épineuses.
La philosophie grecque est ancrée dans une pratique de vie. La
philosophie de la période hellénistique, particulièrement, se préoccupe du
problème très concret du bonheur de l'homme. La réponse passe par la
connaissance, la raison – et donc une certaine quantité de spéculations,
mais elle est loin d'être un beau discours abstrait que l'on ferait pour
le plaisir des formes.
Pyrrhon par exemple, le fondateur du scepticisme (dont on sait très peu),
était un exemple vivant de la philosophie qu'il prônait. C'est un exemple
qui a beaucoup impressioné Epicure, par ailleurs.
Bon, là je crois que je m'étale un peu. Je n'ai probablement pas répondu
à tes interrogations…
Si tu réponds à une partie de ma question… l'incohérence du propos de
leur discours. Le fait que l'inégalité fasse partie de l'ordre du monde
c'est exactement le discours de l'économie ultralibérale.
Ma question est qu'une philosophie basée sur des principes de ce genre
trouve ses limites. Cela n'enlève en rien l'intérêt de l'étude des idées
et des concepts de cette philosophie hors-contexte.
En fait il y a deux axes possibles d'études de ces idées, celle de l'idée
comme concept absolu.
Et celle de l'idée dans son contexte historique.
Ces deux axes ne donnent pas du tout le même éclairage sur les concepts
en présence.
En fait je ne discute pas de la philosophie elle-même mais de sa relation
au monde. En fait il faudrait en discuter devant un café.
Je pense que la discussion d'idées hors de leur contexte historique n'a
pas de sens. Toute production humaine s'inscrit dans une culture, et il
faut en tenir compte.
Et bien entendu, toute philosophie a des limites. Sinon, on ne se
poserait plus de questions…
[Je ne suis cependant pas certaine de voir ce que l'économie
ultralibérale vient faire dans l'antiquité grecque!]