Clicker training avec son chat (dressage, éducation)

[en] A little intro in French on clicker training. There is a lot in English online (just google "clicker training cats" or search on YouTube) but really not much in French, and people often ask me about it when I mention it. All the links in the article point to English sources, so just click away if you're curious and don't understand French.

Je ne suis pas une grande experte de clicker training mais j’en ai fait un peu avec Tounsi, et je recommande souvent cette technique autour de moi. Le clicker training est nettement mieux connu dans le monde anglophone, alors j’ai décidé de vous offrir un petit article d’introduction en français.

Tounsi et son clicker

Qu’est-ce que c’est?

Le clicker training consiste à utiliser un son distinctif (le “clic” du clicker) pour indiquer au chat que le comportement précis qu’il vient de faire va être récompenser (par une friandise généralement). C’est une méthode de dressage de plus en plus populaire, utilisée avec les dauphins, les chevaux, les chiens, les chats… quasi tout animal.

Oui, il est possible de “dresser” un chat (notez en passant comme les félins de maison passent leur temps à nous dresser, avec beaucoup de succès). Par contre le motivateur chez le chat ne sera pas, comme chez le chien, la relation. Le chien veut faire plaisir (je trivialise un peu), le chat fera quelque chose si c’est dans son intérêt.

A quoi ça sert?

Certaines personnes n’aiment pas l’idée de “dresser” un chat, n’entendant dans ces mots que le côté “apprendre des tours“. Alors oui, on peut apprendre à un chat à faire des choses “inutiles” comme jouer au piano, mais l’éducation au clicker a en fait toute une utilité… éducative et relationnelle:

  • encourager un chat timide à sortir de son trou et interagir avec un humain, et diminuer son anxiété (très utile pour augmenter les chances d’adoption des chats de refuge)
  • apprendre au chat à faire ou tolérer des gestes utiles: rentrer dans sa cage de transport, se laisser examiner la bouche, toucher les pattes, prendre un médicament
  • renforcer la relation entre soi et son chat: une session de clicker, c’est du temps passé ensemble à communiquer, et c’est sympa!
  • corriger des comportements indésirables (se faire les griffes sur le fauteuil) en les remplaçant par des comportements désirés (se faire les griffes sur le poteau à griffer)
  • augmenter l’activité du chat ou le faire jouer (très intéressant pour les chats d’appartement qui peuvent souffrir d’ennui ou d’inactivité).

Comment ça marche?

Il s’agit en fait simplement de “dressage par récompense” (jamais de punition!) Le clicker sert à marquer de façon extrêmement précise le comportement qui a mérité la récompense. En fait, les chats fonctionnent déjà comme ça: quand le chat miaule pour obtenir de la nourriture, par exemple (ou pire, vous réveille), et qu’il est en suite nourri, il apprend que pour une certaine action (vous attaquer les pieds sous la couette) il y a un résultat désirables (vous vous levez et sortez la pâtée).

Dans un premier temps, on va associer le clicker à la récompense (je donne les instructions tout soudain). Puis le chat va comprendre qu’en faisant certaines choses il va “provoquer un clic” et donc avoir ce qu’il veut (la friandise ou la caresse ou la session de jeu). Le clicker est donc vraiment un moyen de communication entre l’humain et le chat.

Concrètement, on fait comment?

Il vous faut d’abord un clicker. Il n’a pas besoin de faire “clic”, juste un son distinctif qui ne sera jamais entendu en dehors des séances. Un stylo ou un bruit de bouche peut suffire, pour autant que le son soit constant et pas utilisé à d’autres occasions.

La vidéo ci-dessous est une très bonne intro, en anglais (même si vous ne comprenez pas l’anglais je pense que la vidéo est utile). Voir mes commentaires dessous. Il faut garder les séances courtes (max 5 minutes — si le chat est dissipé, arrêter… des fois après 10-15 récompense c’est assez). Il faut aussi utiliser une récompense que le chat adore.

https://www.youtube.com/watch?v=q787R2DNDJI

  1. Charger le clicker: on clique, et au même moment on donne une friandise. Après quelques clics on attend un poil avant de donner la friandise: si le chat a pigé, on voit qu’il l’attend.
  2. Toucher une cible: utiliser une cible spécifique (il faudra la cacher entre les séances). On la met près du chat, et on clique-récompense tout mouvement en direction de la cible. En la mettant assez près, le chat va aller la toucher du nez — clic! Après, on met la cible un peu plus loin, et en quelques séances, le chat se déplacera, traversera la pièce ou sautera sur un meuble pour aller chercher la cible.
  3. On ajoutera ensuite une “commande” pour une action donnée, récompensant le chat uniquement s’il fait l’action quand on a donné la commande (on voit comme on peut utiliser ça pour faire descendre un chat d’une table, par exemple — ou l’inciter à ne pas y monter à moins qu’on lui ai dit de le faire).
  4. Pour renforcer le comportement, on change le rythme des récompenses et on passe à un mode de récompenses intermittentes: le chat doit toucher la cible plusieurs fois pour avoir un clic.

Pour en savoir plus

Une grande pionnière du clicker training, c’est Karen Pryor, et son site regorge d’informations (en anglais — j’avais aussi acheté son bouquin). Cette page d’instructions clicker sur WikiHow est assez bien faite, aussi. Il y en a aussi une sur Catster. En français, franchement, je n’ai pas vraiment trouvé grand chose de bien, donc si avez des ressources valables, mettez-les dans les commentaires.

Un bon truc est d’aller sur YouTube et de faire une recherche pour “clicker training cat(s)“. Même si on ne parle pas anglais, en regardant assez de vidéos on finit par comprendre comment ça fonctionne, si on a un tout petit peu le sens de la psychologie ;-)

Ce que j’ai fait avec Tounsi

Comme je l’ai dit, je ne suis pas une grande experte, mais je fais un peu de clicker avec Tounsi, histoire de canaliser son énergie, et de trouver d’autres moyens de “l’éduquer” que le pistolet à eau et le “non”, auquel il réagit très peu. C’est aussi un chat vite excité et surstimulé qui peut être agressif, comme le noir et blanc dans cette vidéo. Il est aussi complètement impossible à manipuler — il déteste la contrainte.

J’ai donc commencé par lui apprendre à venir toucher une cible (une baguette), ce qu’il a vite pigé. Je peux maintenant utiliser la baguette pour le faire aller plus ou moins n’importe où. J’ai commencé à rajouter une commande mais il faudrait que je reprenne les séances!

Inspirée du clicker, je lui ai appris à rentrer dans sa cage de transport. Très, très difficile de mettre dans sa cage de transport un Tounsi qui ne veut pas. J’ai donc utilisé la méthode suivante:

  • cage ouverte posée par terre
  • friandise devant la cage
  • puis friandise à l’entrée de la cage (il la prend, repart)
  • puis friandise dans la cage (il la prend, ressort)
  • puis une fois qu’il est dans la cage, fermer la porte, lui donner une autre friandise, et rouvrir la porte après quelques secondes.

Donc maintenant, si je veux qu’il entre dans sa cage, je mets une friandise au fond, je ferme la porte, je lui en donne une autre, et hop, je file au chalet ou chez le véto! Il y a même eu un moment où il entrait tout seul dedans dès que je la sortais. Moins maintenant, il faut que je refasse une petite séance à l’occasion.

J’ai aussi utilisé le clicker et son inspiration pour lui apprendre à tolérer qu’on le touche. La tête, par exemple: je lui caresse la tête, ce qu’il aime, et mi-caresse, je m’arrête et je lui tiens la tête avec la main (comme je la tiendrais si j’allais lui basculer la tête en arrière pour lui ouvrir la gueule). Je tiens juste un quart de seconde, et je continue la caresse. Le but c’est d’être sous son seuil de réaction, pour qu’il ne se débatte pas. Puis j’essaie progressivement d’allonger l’arrêt. Là, on peut utiliser le clicker: cliquer quand on tient la tête, relâcher, récompenser. Tenir de plus en plus longtemps avant de cliquer.

Je fais ça aussi en “m’asseyant dessus” (pour si je dois un jour lui mettre des gouttes dans les yeux, quasi impossible maintenant): je m’assieds à genoux avec Tounsi sous moi, je tiens une seconde, et avant qu’il essaie de sortir, je clique-récompense. Vous voyez l’idée? L’idée c’est de transformer quelque chose qu’il considère comme désagréable (être maintenu) en quelque chose de désirable, parce que ça mène à un clic et donc à une récompense.

On peut utiliser ce principe sans le clicker pour un bout (par exemple, quand on caresse le chat tout détendu, l’habituer progressivement à ce qu’on touche ses pattes ou ses oreilles). Mais avec le clicker on peut être plus précis et plus rapide.

Voilà, vous avez certainement des questions parce que mon article n’est pas hyper hyper détaillé, et je vous réponds volontiers dans les commentaires!

 

 

 

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Printemps chargé

[en] What's keeping me busy professionally this spring.

Pas beaucoup d’activité sur ce blog ces temps, mais beaucoup d’activité dans ma vie. A quoi je m’occupe, du coup?

  • Principalement, je m’occupe du blog communautaire Phonak qu’on a lancé en début d’année. Un grand projet qui me plaît beaucoup! Je cherche d’ailleurs des contributeurs: en anglais, sur ce qui touche à l’audition, l’appareillage, la surdité, etc… pas besoin d’être client Phonak (je ne le suis d’ailleurs pas) ni même appareillé pour en parler. Je suis donc de temps en temps du côté de Zurich, et je suis même allée à Budapest le mois dernier pour présenter le projet à l’occasion d’un colloque marketing interne.
  • Je travaille toujours avec l’équipe social media d’Orange, sur des choses un peu moins visibles et montrables, mais tout aussi intéressantes.
  • Deux mandats de formation ce printemps, dédiés exclusivement au blog — un pour la HEP, l’autre pour CREADIGITAL. Je suis ravie de pouvoir faire ça de façon un peu plus approfondie.
  • L’eclau va bien, de nouveaux membres nous rejoignent, et je suis allée à Genève pour présenter brièvement le “premier espace coworking de Suisse” (à ma connaissance) lors d’un RezoFirst.

Pour répondre aux questions non posées de ceux qui suivent un peu: la formation SMSCL que je co-dirigeais au SAWI, c’est terminé. Les accréditations blogueurs pour la conférence LeWeb, également.

Dans deux semaines ça va se calmer. Là, j’ai un peu la honte: j’ai lancé à mes étudiantes (sisi, toutes des femmes) HEP un challenge “3 articles par semaine”. Et je n’ai moi-même pas réussi à le tenir! Il faut faire preuve d’un peu d’humilité, parfois…

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Ne plantez pas vos bâtons comme des bûcherons

[en] I learned to my dismay (injury) that I had been using my ski poles wrong all these years. Go light with them!

Je l’ai appris à mes dépens: on peut faire des dégâts avec une mauvaise technique de planter du bâton.

Je m’explique. Ayant skié (et snowboardé) comme une acharnée de 3 à 20 ans (environ), je me suis remise sérieusement au ski cette année après un bon hiatus (de temps en temps une journée, style “oh mais comment je faisais pour skier autant avant?”). J’ai pris un abonnement de saison, j’ai acheté du bon matériel de ski, j’ai booké mon mois de janvier au chalet et… je me suis lancée.

Mi-janvier, cependant, aïe: je me blesse aux poignets. D’abord un (la faute à une plaque de glace sous la poudreuse), puis l’autre, un peu plus inexplicablement — mais toujours en plantant ce satané bâton.

Médecins, attelle, radios, IRM: kyste arthro-synovial palmaire à gauche, et qui sait quoi à droite (on n’a pas fait d’IRM à droite… donc on sait pas ce qu’on n’a pas vu).

xray steph hands

C’est enquiquinant. Repos (1 semaine de snowboard, plus de judo pour un moment), crème, Flector, ostéo, et on attend pour voir si ça se remet ou s’il faut opérer. Rendez-vous déjà pris avec le spécialiste de la main en mai… au cas où.

En parallèle, je me demande (et une ou deux sages personnes de mon entourage posent aussi la question) si je ne suis pas en train de faire une erreur technique qui me vaut ces blessures. Ce serait trop bête… quand même. Une fois la phase la plus aigüe passée (celle où on demande aux visites de faire la vaisselle et porter les poubelles parce qu’on a trop mal), je reprends mes skis et mes bâtons, et je me dirige vers le bureau de l’école de ski pour un cours de planter de bâton.

Y’a pas d’âge pour prendre son premier cours de ski!

J’explique toute la situation, le moniteur me regarde faire quelques virages, je le rejoins, il sourit et me dit: “OK, je vois le problème”. Je suis à la fois ravie et consternée: je ne suis pas impuissante devant mes poignets qui se déglinguent, mais punaise, apprendre qu’on fait “faux” depuis si longtemps, pas simple!

En gros, je plante mon bâton d’un mouvement ample et décidé, de haut en bas… pauvres petits poignets. Ils pouvaient bien souffrir. Alors je tente de corriger. C’est dur! Je suis toute déséquilibrée. Je vais même jusqu’à skier plusieurs jours sans bâtons, parce que même en corrigeant, je me fais mal.

Et avant-hier, en skiant avec un monsieur suisse-allemand ex-instructeur, ex-coureur, ex-entraîneur, je pige enfin grâce à ses explications (le tout en allemand SVP!) ce que je n’avais pas pigé jusque-là: un bâton, ça ne se plante pas. Je ne parle pas du carving (ça je savais et pratiquais), mais des virages normaux.

Un bâton, ça se tape sur la neige. Et ça se tape dans le sens inverse de la marche. Eh oui: un petit mouvement d’arrière en avant pour venir toucher la piste. Juste avec le poignet. Chping, chping, chping.

Alors je réapprends à skier. Et j’essaie tant bien que mal de corriger mon “taper de bâton”. Et je sens que ça commence gentiment à rentrer. Ouf!

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Getting Meals Back Under Control

[fr] Quand j'attends d'avoir trop faim pour me demander ce que je mange, ça se passe mal. Au programme: réfléchir aux repas du lendemain chaque soir.

Many years ago, but still late in life, I realised how big an impact food and meals had on my mood and general ability to function. Looking back, I wonder how I managed to stay in denial so long. For the better part of my adult life, I thought eating was just a matter of calming the feeling of hunger, and the rest would take care of itself. Now, I know better.

Gratin de côtes de bettes

First, when I’m hungry, I do not function well. I disfunction, even. Some people can be hungry and just go along as if they weren’t — not me. My ability to think clearly drowns inside the pain in my stomach (yes, it hurts when I’m hungry, I know it’s not the case for everyone). I have trouble making choices. I become irritable. I get stuck in the rut of whatever it is I’m trying to do, or set off in a frantic search for food.

Second, what I eat matters. It’s not just a question of filling up. I’m not religious about any diet, my belief being simply that you should strive to have a balanced diet — carbs, meat, fat, veggies, grains, mix it all up.

Panier de légumes 2013-10-31

A couple of years ago I started “inverting” my meals. (Thanks, Julien.) You know what they say: have breakfast like an emperor, lunch like a king, dinner like a beggar. It makes sense, I think: when do you need your energy, during the day or at night when you’re sleeping? The way I do this is have a “normal” meal in the morning. As I type this, around 8:30am, I’m eating past and a salad. Nope, I have no trouble doing it. And when you had a light meal in the evening, trust me, you’re hungry enough in the morning to eat more than a croissant. It’s also a question of habit, I guess.

Where does it go wrong? As my life has little routine in it, I easily fall into the trap of waiting until I’m hungry to wonder about food (what will I eat? what’s in the fridge?). By the time I get moving I’m starving, which usually results in a suboptimal meal.

Racines au four

What I’m going to do now to get out of this is:

  • not wait until I’m hungry to start preparing food (use the clock instead)
  • plan my meals for the next day the evening before so I don’t have to make decisions on the spot.

Started today! That was a nice breakfast. Now I’m off to ski :-)

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Adopting a New Cat: 10 Tips for Newbies

[fr] Quelques conseils et tuyaux pour les personnes peu familières avec les chats.

Not everybody is familiar with cats. Here are some tips and advice for those of you who might find themselves a little at loss with their first adopted cat (or first “real” cat you have the full responsibility of).

Cats (2013 11) -- Mon petit panier de légumes

1. Cat psychology

The main thing to understand about cats is that they are naturally shy animals. They like sheltered places (under then bed) rather than big empty spaces (in the middle of the living room).

If your cat is spooked, leave it alone. It will end up exploring and coming to you, even though it might take weeks. The worst thing you can do is chase after a spooked cat to try and make friends with it. It’s said that cats like those who don’t like them, and there is some truth in there: people who don’t like cats leave them alone.

Cats don’t either like loud noises or brusque movements. To make yourself cat-friendly, avoid speaking too loudly and making scary noises. Move gently. (This is why cats often have trouble with children, who traditionally make a lot of noise and tear about the place ;-) )

2. Cat language

Some cats are talkative and meow, others don’t. Meowing is a way of communicating with humans, so if a cat is meowing, chances are it wants something. Usually one of:

  • food
  • water
  • litter
  • to be let out of where they are
  • reassurance (which might not necessarily mean being scooped up and carried, but maybe just visual contact and hearing your voice)

Sushi en septembre 2

Cat body-language is unlike the dog’s: tail flapping is usually sign of annoyance or discontent (again, some cats have more wavy tails than others and might whip their tail around even when purring — but generally less tail movement = better). Ears backwards is fear. Big dilated pupils too. (Or anger.) Purring is usually good, growling and hissing isn’t.

3. How a cat explores

Most cats will explore only at the speed they’re comfortable. They might spend a lot of time exploring with their eyes/ears/nose first before coming out of their hidey-place. They’ll explore a little and then retreat to safety.

Cuisery 24

You and other humans are part of the territory to explore. If you’re away during the day, be sure the cat is making good use of that time to explore — or sleep!

4. Food, drink, and litter

At the beginning make sure that food, drink, and litter are close at hand for the cat. You don’t want it to go days without food because it’s scared (cats actually don’t do well without food for anything more than 24 hours). If the cat is not eating try and tempt him with something specially tasty.

Keep the litter tray as far as possible from the food and water. The cat might take a while to use it (they’re champions at “holding it in”, specially the “big business”, for what might be days). If you’re worried about time passing by and not enough going in or out of the cat, call a vet for advice with the specifics, they’ll be able to tell you if the cat needs medical attention or just a bit more time.

Most cats don’t like their water near their food. More than one water bowl is a good idea (I spread them around the flat). Avoid plastic for food/water bowls as many cats are allergic and develop acne on their chins.

Keep the litter tray very clean (remove whatever the cat does in it as soon as you see it). Open litter trays are more appreciated than covered ones. A few drops of bleach in the litter will encourage the cat to use it. (Remember, what smells nice to you doesn’t smell nice to the cat, so go gently on those litter deodorants or perfumed litter.)

5. Petting and carrying your cat

Cats usually like to be petted once they’re comfortable (and it can reassure them). Not all cats like to be carried. Scratching under the chin, on the head, stroking on the shoulders is usually safe. Scratching the lower back can be either much appreciated or set the cat off. Bellies are best avoided until you know for sure the cat wants it (rolling and showing you its belly does not always imply it wants you to touch it).

When you carry a cat, make sure you support its behind with one hand. Cats have their habits, so maybe your cat has been used to being carried a certain way. Try and see what your cat does when you pick it up and listen to its body-language, it might give you hints.

If your cat hits you or bites you when you pet it, it might mean

  • that it’s not comfortable enough with you yet (specially if it’s at the beginning and it’s still scared)
  • that it’s “over-stimulated” — there is a fine line between pleasant contact and contact that feels like an agression. In that case, learn to stop petting before it becomes unpleasant for the cat. Watch out for flicking tail, ears backwards, dilated pupils. With time (months/years) you will learn to know when to stop, and the cat will gently stretch out its comfort zone.

Max et Lilly à Saint-Prex -- Max

6. Approaching your cat

If your cat is shy, and even if it isn’t, avoid standing full height when you first approach it. Also avoid looking at it directly (staring is an agressive attitude). Look at the cat, look away, look at the cat, blink, look away, etc. Gently stretch an arm forward as far as you can and point your index finger at cat-height in direction of your cat — as if your finger was another cat’s nose.

Cats greet each other by touching noses, and you can mimic that with a finger. Approach your cat with your finger, very gently, and let it do the last bit (don’t ram your finger in its nose, leave your finger a few centimetres away and let your cat do the last bit). If your cat is scared and retreats, retreat too and try again later. Speak gently/softly when you do this.

Once the cat has touched your finger it will probably retreat a bit, or come and rub its head against your hand. Let it do it a bit, and then see if you can pet it a bit with a finger or scratch head or cheeks!

7. Enrichment: toys, outdoors, cat tree

Cats are hunters. They sleep a lot (upto 16 hours a day, mostly when you’re not around). If your cat is an indoor cat you are going to have to play with it every day. Here’s an article (in French) about how to care properly for an indoor cat. Expensive toys are not necessary (they bring more pleasure to you than the cat, so spend wisely). A piece of string or a rolled ball of paper you can throw are fine. Corks on a string and ping-pong balls are great. Fishing-rod style toys are good as they really help you be active with your cat. Clicker training is also something you might consider, as it’s a nice cat-human activity, and it can do wonders in getting a shy/less-sociable cat to bond with you.

An indoor cat absolutely needs a scratching post. It should be really sturdy and tall enough for the cat to stretch out completely when scratching (that can be over 1m high for a big cat!)

If your cat is going outdoors, wait at least 3 weeks to a month before letting it out. More if the cat is still not comfortable with you, doesn’t come when called, or is not quite at ease indoors. Here is an article (in French) that explains how I proceed for letting my cats outdoors.

A cat is going to be happier in a cluttered environment than in a place full of open spaces. It doesn’t mean you need to live in a mess, but particularly at the beginning if you can leave paper bags and cardboard boxes lying around, or a chair in the hallway, etc., it will make it easier on the cat (you’re creating hiding-places). It’s also important that the cat has somewhere to look outside. They’ll spend a lot of time “virtually hunting” just by observing the outside world.

Max et Lilly à Saint-Prex -- Attentive

You can create more “space” for your cat inside by thinking in 3D: where can the cat climb? This adds surface to its territory.

And indoor cat should have access to “cat grass” (usually wheat). You can get it in supermarkets or pet stores depending on your area or plant it yourself. They use it to purge themselves of the fur they ingest while grooming.

8. Education

The golden rule of education is: be firm and consistent. Imitate a mother cat with her kittens: if you decide your cat is not allowed on the kitchen table, a sharp “no!” and swift removal of the cat should work (just pick it up and put it on the floor, or if it’s skittish enough, chase it off with your hand — or it might just jump off as you approach). I usually continue saying “no!” in a stern tone until the cat is back in “permitted” territory. (Be reasonable though: a cat needs to be allowed on the furniture in general!)

It’s usually unnecessary (just sayin’!) to hit your cat. If you have a specially stubborn cat like my Tounsi you might have to swat it on the top of the head with two fingers (imitate a cat paw coming down sharply) but use this with care and circumspection.

What works better for cats who insist on getting into trouble (destroying your houseplants for example) is to run/walk fast towards them, yell or make a huge hissing sound when you get near (like an angry cat), and when they move, chase them away by running after them. This is really imitating what another cat would do.

This technique can also be used for a cat who does not know play limits and bites or scratches you. Stop interacting immediately, hiss and chase the cat away. Then ignore it.

Clicker training can also be a very useful tool for education. (Watch videos on YouTube if you don’t know what it can do.) It can help replace unwanted behaviours by wanted behaviours. Not to mention it can help with useful things like getting a cat into a carrier or having it let you examine its paws.

Quintus has no shame, comfort before everything 1

9. Safety

Open windows and unsecured balconies. Cats do fall from windows and balconies and injure themselves (the cat never getting hurt by a fall is a myth). Tilt open windows are dangerous for cats as they might try and get out through them and get caught in the crack (and die).

Some plants are toxic to cats (famously, lilies — Google will serve you umpteen lists). Antifreeze is very attractive to them, and deadly.

Be careful with power cords (risk of electric shock) and electric/ceramic cookers (burns). Don’t let them swallow string or ribbons (risk of intestinal occlusion).

Chocolate is toxic to cats. So are tomatoes and a whole lot of other human food that doesn’t agree with them well. Cats don’t digest milk, it gives them diarrhoea. They are strict carnivores and should normally not eat anything besides high-quality cat food. (Ask your vet for advice. Supermarket cat-food is usually suboptimal but some brands are good.)

Permethrin, which is found in some insecticides (including dog anti-flea products) is deadly for cats.

A cat which has not eaten for 24 hours is a medical emergency (risk of hepatic lipidosis).

10. Vet and carrier box

If you can, make sure you can get your cat into the carrier box before you need it (but don’t over-spook an already spooked cat by doing it unnecessarily). Leave the carrier outside for a few days instead of taking it out of wherever it is just when you use it. Lure the cat inside with treats. Let it come back out. Put a treat in the back of the carrier, close the door, give a treat, open the door again to let it out. With a bit of practice chances are you’ll have a cat that runs into its carrier to get a treat.

Ask your cat friends for a vet recommendation before you need one. If your cat seems to be settling ok, it can be a good thing to take it to the vet for an initial check-up. Like that the vet gets to meet the cat when it’s in good health and doesn’t need to be tortured too much ;-)

Safran aime mon jardin palette 3

Eye issues shouldn’t wait before seeing a vet. Cats are fragile with colds, so a coughing, sneezing, or sniffling cat should see a vet quickly. Cats hide pain very well, so often the first sign you will notice of a cat not being well is that it’s more quiet, doesn’t want to play, isn’t eating much — or simply doesn’t follow its usual habits. If you notice such changes in behaviour, call your vet for advice and probably a check-up. It’s better to catch something minor early than wait too long and end up with a dead cat (sorry to be dramatic but these things happen).

Have fun with your cat!

There, I think I’ve covered the essentials. If you have any questions, use the comments. And have fun with your new cat :-)

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L’art de la modération: donner le ton

[en] How I approach moderation or "community management" of the facebook groups I'm admin of.

Une fois qu’un groupe Facebook existe et tourne, le travail n’est pas terminé. Tout comme on a soigné le démarrage, il faut soigner l’évolution.

Une communauté c’est quelque chose de vivant, et en tant que tel, dans un état de déséquilibre constant. De temps en temps il faut donner une chiquenaude pour que le déséquilibre ne se transforme pas en perte d’équilibre.

Comment on fait ça? Avec du tact, de la subtilité, et un sain rapport aux normes. Et quand? Tout le temps, souvent sans en avoir l’air. J’aime penser que si on fait bien son boulot, la plupart des gens ne remarqueront rien.

J’ai appris un principe extrêmement important lors de mes débuts comme blogueuse: la théorie de la vitre cassée. Appliquée au blog et à ses commentaires, ça donne: si tu n’effaces pas le spam de ton blog, tu en attireras plus. Ou encore: si tu laisses les gens faire de la pub dans tes commentaires, ça va encourager d’autres à le faire aussi. Si tu écris n’importe comment, les autres n’auront pas de scrupules à écrire en langage SMS.

Dans une situation sociale nouvelle, on tend à modeler son comportement sur ce qu’on peut observer. Ce qui est observable est donc très important: c’est le contexte. L’expression qui me vient toujours à l’esprit quand je pense à la modération, c’est “donner le ton”. “Modérer”, ça met trop l’accent sur “retenir les excès”. Alors oui, c’est ce qu’on fait, mais on s’y prend tellement plus en amont. C’est pour ça qu’en anglais on a commencé il y a quelques années à parler de “community management”, plutôt que “moderation”. Mais c’est un terme qui vient aussi avec son lot de casseroles, dont je parlerai peut-être une autre fois.

Concrètement, on va recadrer des comportements qui, s’ils s’intensifient ou se généralisent, risquent de mettre l’avenir du groupe en péril. Mais attention! Il ne s’agit pas de faire le flic et de tomber à bras raccourcis sur toute personne qui fait un pet de travers. Rien ne tue l’ambiance plus vite que le sentiment de se retrouver dans une cour de récréation, ou à l’école. Le ton va donc être capital.

Je vous donne un exemple de “recadrage sans en avoir l’air”: dans mon groupe pour indépendants, j’invite toujours les nouveaux venus à se présenter (une bonne pratique pour beaucoup de groupes, à mon avis). Je tourne ma formule d’invitation de façon à ce que ça parte dans la bonne direction, mais parfois, je lis des présentations qui donnent un peu l’impression que la personne est là pour “vendre son business”, alors que le ton du groupe est plutôt “entraide” ou “échange de pratiques”. C’est généralement subtil, mais quand je vois que ça part “visitez mon site pour en savoir plus sur ce que je fais et n’hésitez pas à me recommander autour de vous”, j’agis.

Ce que j’évite absolument: confronter directement la personne en disant, par exemple, “attention, ici l’auto-promo n’est pas bienvenue, on est ici pour partager nos préoccupations d’indépendants entre nous et s’entraider.” C’est techniquement correct, mais c’est beaucoup trop frontal. Si ça se trouve la pauvre personne ne pensait pas à mal et n’a même pas réalisé qu’elle mettait les pieds dans le plat.

Au lieu de cela, ce que je fais c’est relancer la personne sur quelque chose plus en ligne avec l’esprit du groupe: je la remercie de s’être présentée, et j’enchaîne avec, par exemple, “est-ce que tu as des préoccupations en tant qu’indépendant que tu voudrais partager avec le groupe? raconte-nous un peu ce qui fonctionne bien et moins bien pour toi dans ta vie indépendante.” Je pars du principe que tout naturellement, la personne va comprendre ce qu’on fait dans le groupe, et se rendant compte que personne ne fait de l’auto-promo, elle n’en fera pas non plus.

Après, si la personne persévère dans sa mauvaise route, il faudra peut-être être plus clair. Souvent, un petit mot en privé passe mieux qu’une remarque publique, mais suivant le contexte, ça peut être utile que ce soit public, car ça donne aussi un signal aux autres membres du groupe.

Pour la diplomatie, je ne sais pas trop quoi donner comme conseils, j’avoue. Ménager la “face” de l’autre (très intéressant: l’idée qu’une des choses importantes qui régit la communication c’est les questions autour de “garder/perdre la face”) tout en étant clair et ferme. Eviter les attaques personnelles, parler en “je”, être respectueux, un brin d’humour si c’est dans son tempérament. Et la diplomatie, c’est un continuum. On s’adapte à la situation. Si deux membres du groupe sont en train de s’insulter, on va probablement intervenir de façon plus sèche que si quelqu’un a juste posté une photo qui dévie un peu des préférences pour le groupe.

Autre exemple de modération “souple”: je fais partie de l’équipe de modération d’un groupe où les membres postent des photos de leurs chats (mais si, mais si). C’est la vision de base du groupe: des gens qui postent des photos de leurs chats ou qui en parlent, et qui gagatent dessus, plutôt que des lolcats et autres chats d’internet (ainsi que les inévitables annonces de chats perdus ou à adopter) que les amoureux de chats ont aussi tendance à partager.

On aurait pu être rigide et interdire tout ce qui n’était pas du “chat maison”. Mais ça, typiquement, c’est le genre d’approche qui va inévitablement mener au clash: qu’est-ce qu’on fait, quand un membre poste quelque chose qui n’est pas approprié? Le supprimer? Avec un groupe assez gros (plus de 500 personnes), on va passer son temps à “censurer”. Même avec un groupe plus réduit, une gestion à base “d’interdits” passe généralement plutôt mal.

Ce qu’on fait, alors, c’est qu’on revient aux principes: il s’agit d’un groupe de détente et d’échanges centrés principalement autour de nos chats. On peut donc y tolérer une certaine proportion de publications autres. La modération, dès lors, consistera à garder un oeil attentif sur cet équilibre, et à intervenir en douceur pour le rétablir s’il bat de l’aile.

De nouveau, l’approche “je fais une grande annonce frontale: ici on veut pas de chats d’internet” est à mon avis moins souhaitable sur le long terme que d’autres stratégies, comme donner les moyens aux membres du groupe de comprendre par eux-mêmes quel est “l’esprit” du groupe (via le descriptif, l’accueil qu’on fait aux nouveaux, l’exemple que donnent les membres actifs et modérateurs…).

Le résultat dans ce cas-ci c’est qu’on accepte la présence de publications “autres” (il m’arrive d’ailleurs même d’en publier moi-même!) — tout est une question de dosage. On va intervenir par contre (discrètement) si une même image est publiée à répétition (vous savez comment c’est avec les choses qui tournent sur facebook… je le vois aujourd’hui, toi demain, Louis dans une semaine), ou si sa nature s’oppose fortement à la “mission” du groupe (par exemple les photos d’animaux maltraités, pas terrible quand on vient sur le groupe pendant sa pause pour gagater sur le zolis chats…).

Vous l’aurez compris à travers ces deux exemples: j’ai une vision de la modération comme quelque chose qui se fait très en amont. On va être à l’affût de ce qu’en gestion de crise on appelle les “signaux faibles” (merci Fabienne!), les signes avant-coureurs d’une potentielle crise mais qui sur le moment semblent sans importance.

Après, si un crise éclate, il faut la gérer… Ça pourrait être un autre billet, tiens. Mais ce n’est de loin pas ma spécialité, alors on verra si je suis inspirée!

Un autre volet très important de la modération, sur lequel je ne vais pas m’étaler parce que cet article est déjà bien assez long, c’est d’encourager la participation positive. Ça se fait par l’exemple, en étant un membre actif et généreux de sa communauté (pas besoin toutefois d’être hyperactif): publier, répondre, participer… Mais pour de vrai, hein. Le faux, ça se sent. Et aussi en encourageant les autres à le faire, si le groupe devient trop calme et menace de mourir d’inactivité, par exemple. De nouveau, ça ne se fait pas forcément en disant aux gens “mais participez, bon sang”, mais par des moyens détournés: lancer un sujet qui sera bien repris, rebondir sur une publication faite ailleurs mais qui pourrait enrichir le groupe, etc…

Voilà! Le modérateur chanceux est celui qui fait un peu tout ça sans trop y réfléchir, parce que c’est dans sa nature. On peut toujours apprendre, bien sûr, mais l’investissement en énergie est du coup plus grand!

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Comment démarrer un groupe Facebook

[en] This is how I go about creating Facebook groups.

Pour créer un groupe Facebook, un tout petit peu de préparation peut être utile. Ce n’est pas nécessaire, mais s’assurer un bon départ peut éviter des problèmes par la suite.

Personnellement, avant de me lancer, j’en parle un peu autour de moi. J’ai généralement parmi mes amis un certain nombre de personnes que je pense inclure dans le groupe, alors je prends la température. Qui est intéressé, qui ne l’est pas?

S’il y a des décisions à prendre concernant le groupe (fermé, public, secret? quel cadre précisément?) j’en discute aussi, même si en fin de compte je fais le choix qui me paraît le plus juste, sans forcément me rallier à la majorité des gens consultés (c’est mon style, d’autres personnes fonctionnent différemment).

Je prépare ensuite deux choses:

  • le texte de description du groupe
  • le texte d’une première publication où j’invite les gens à se présenter

Je réfléchis bien à comment je tourne ces deux textes. Sans faire une “charte” ou une liste directive d’interdits et d’autorisés, j’essaie de communiquer subtilement mais clairement l’esprit du groupe. J’en reparlerai dans mon prochain article sur la modération, mais je crois qu’on va beaucoup plus loin avec des principes directeurs qu’avec des règles rigides.

Sans prétendre qu’il est parfait, voici par exemple le texte descriptif du groupe pour indépendants Going Solo:

Ceci est un groupe pour indépendants, micro-entrepreneurs, auto-entrepreneurs et autres professionnels travaillant “solo”. Dans l’esprit de la conférence Going Solo, tenue à Lausanne en 2008, créons un espace pour discuter de nos préoccupations de “propre patrons”! Organisation et productivité, gestion des relations client, développement de son business, coworking, compta… Quels sont les challenges et difficultés auxquels vous faites face? Quelles sont les solutions créatives que vous avez trouvées et qui pourraient être utiles à d’autres?

Le premier article, je le prépare avant d’ouvrir le groupe afin de pouvoir le poster immédiatement. On ne peut pas ouvrir un groupe sans y inviter quelqu’un! Ce fil, qui sera important au début mais beaucoup moins par la suite, doit ouvrir à la discussion et tenter d’éviter le piège habituel des présentations: le CV et la carte d’identité. En général je pose une ou deux questions, invitant les membres du groupe à s’ouvrir un peu — et je rédige ma propre présentation pour montrer l’exemple.

Ensuite, il s’agit d’ajouter des membres au groupe. Je commence petit, 5-6 max, avec des gens que je connais et en qui j’ai confiance pour donner le bon “ton” au groupe. Quand je les invite, je m’assure qu’ils sachent avant de se retrouver ajoutés au groupe de quoi il en retourne (= je discute avec eux avant pour leur expliquer le groupe et vérifier qu’ils veulent en faire partie!) Je leur demande aussi (explicitement) de se présenter en réponse au premier article, s’ils ne le font pas spontanément.

En parallèle, je commence à mettre un peu de contenu. Dans le groupe des plantes, je vais mettre des photos des miennes et peut-être partager une interrogation si j’en ai. Dans un groupe avec une équipe d’étudiants, je vais mettre quelques liens vers des articles utiles. Il ne s’agit pas d’inonder le groupe avec du contenu, mais de poster 2-3 choses “dans le sujet”, pour que le groupe ne soit pas vide et également pour “donner le ton”.

Pour éviter d’être la seule personne à poster dans son groupe, il faut (au début) aussi inciter son entourage à poster. Surtout, ne pas faire ça en faisant la tournée des “tu aurais pas un truc à poster dans le groupe?” Il faut que ça reste organique. Quand je discute de quelque chose avec quelqu’un, et que c’est quelque chose qui pourrait aller dans le groupe, je dis: “oh, tu pourrais faire un article dans le groupe à ce sujet, comme ça on en discute là et les autres en profitent aussi!”

Une fois que la “base” est en place (une première poignée de membres, quelques articles), je commence à ajouter d’autres personnes. Ça peut se faire assez vite, dans les heures qui suivent. Ça dépend de la réactivité et de la disponibilité des gens. Si le groupe a un rythme plus lent, on étalera un peu plus dans le temps, sous peine de se retrouver avec un groupe qui compte 5 personnes ayant un peu participé et 30 nouveaux qui n’ont même pas encore eu le temps de dire bonjour.

Voilà! Le prochain article de la série portera sur l’art de la modération, ou comment faire en sorte qu’un groupe ne vire pas (trop) au bordel.

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Une éloge des groupes Facebook

[en] An introduction to Facebook groups and why I think they are great collaborative spaces.

Ce n’est pas un secret, j’adore les groupes Facebook. J’en ai démarré plusieurs et rejoint encore d’autres.

Je n’ai pas toujours été fan. J’ai connu les vieux groupes Facebook pas pratiques du tout, et j’ai vu arriver les groupes “nouvelle version” avec le scepticisme d’une vieille routière des nouvelles fonctionnalités “qui vont changer la vie” dans les médias sociaux.

Eh bien j’avais tort. Le groupe Facebook est une formule extrêmement efficace pour échanger et collaborer en ligne, que ce soit sur des choses sérieuses ou moins sérieuses.

D’abord parce que “tout le monde est déjà sur Facebook de toute façon”, donc pas besoin de persuader les gens d’ajouter un nouveau compte à leur collection, un nouvel endroit où trainer, une nouvelle interface à maîtriser.

Facebook, on connaît, les notifications pour le groupe arrivent au milieu de toutes les autres, on pense donc à y aller, on voit quand on nous répond, on voit quand on nous interpelle. C’est efficace.

Les sujets actifs remontent en haut de la page, donc quand on revient sur le groupe, on voit tout de suite où est l’action. Partager une photo ou une vidéo est simple comme bonjour (enfin si on connaît déjà Facebook), et ça marche depuis l’ordinateur, la tablette ou le mobile.

Les groupes peuvent être ouverts (tout le monde peut en voir le contenu, comme mon groupe “petite plantes”), fermé, c’est-à-dire que tout le monde peut voir le groupe, ses membres, sa description mais non pas son contenu (comme le groupe pour indépendants Going Solo), ou secret — à moins d’y être invité, impossible de savoir que le groupe existe. Si on va sur la page du groupe sans être membre, Facebook nous dit “passez votre chemin, y’a rien à voir ici”.

En ce qui me concerne, l’essentiel de mon activité sur Facebook se passe dans des groupes.

Prochain article sur le sujet? Comment démarrer un groupe Facebook.

 

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Le matériel de ski, c’est important

[en] I had no idea skiing gear could make such a difference. Between an old pair of skis I was lent and the ones I ended up buying, I went from despair, on the verge of giving up skiing ("I waited too long, I'm too old for this sh*t"), to feeling 19 again, whizzing down the slopes without ever stopping.

…ou comment j’ai dépensé 800CHF pour avoir 20 ans de moins sur les pistes.

Cet hiver, au lieu d’aller en Inde, j’ai décidé de prendre un abonnement de saison et de profiter du chalet pour me remettre au ski. On m’a mise sur les lattes quand j’étais haute comme trois pommes, et jusqu’à mes vingt ans environ c’était ski tout l’hiver, chaque hiver, chaque week-end, toutes les vacances.

Ces presque vingt dernières années, c’est à peine si j’ai mis un jour par an en moyenne les pieds sur les pistes.

Mon projet était de louer du matériel à l’année, vu que je n’avais plus rien. L’amie de mon père m’a prêté son vieux matériel, au hasard (des skis du début du carving), et je me suis dit que j’allais d’abord essayer ça pour voir. Inutile de payer si c’est pas nécessaire!

Première journée: quel enfer. J’avais mal partout. Aux chevilles, aux genoux. Je n’arrivais pas à contrôler mes skis. Ça partait dans tous les sens. Je devais tout le temps faire des pauses, moi qui skiais avant à toute vitesse de l’ouverture à la fermeture des pistes. Déprimant. “Ma vieille, je me suis dit, tu as trop attendu pour reprendre le ski.”

Le lendemain, j’y retourne quand même, avant de déclarer forfait après deux descentes tellement j’avais mal et pas de plaisir. J’étais vraiment dépitée. Je pensais à mon abonnement de saison (c’est pas donné) et je me demandais comment j’allais bien pouvoir l’amortir dans des conditions pareilles.

Après un jour pour me remettre, je décide de mettre en branle le plan “location”. Je prends une paire de skis (+ chaussures) pour la journée, avec l’idée de les garder pour la saison si ça se passe bien.

Quelle révélation! En changeant de skis, j’ai perdu 10 ans! Je peux à nouveau prendre un peu de vitesse, je tourne où et quand je veux, je fais des descentes sans m’arrêter. Je jubile!

De retour au magasin en fin de journée, je déclare haut et fort que je garde ce matériel pour la saison. Mais le gérant du magasin ne l’entend pas de cette oreille. “Vous ne voulez pas plutôt acheter?” Moi: non, budget, machin (j’avais quand même regardé, et j’avais été un peu estomaquée de réaliser qu’une paire de skis neufs ça allait chercher dans les 8-900CHF). Il me propose ceux que j’ai essayés pour 400CHF — et là, il a mon attention. On commence à parler, il me montre ce qu’il a, on parle encore (je n’ai franchement pas la moindre idée comment on peut bien choisir une paire de skis), il m’explique qu’avec un ski plus dur on se fatigue moins à la longue, j’hésite, je réfléchis, on discute encore, et il me dit qu’il a justement une paire de “skis test” pour un des modèles qui me conviendraient bien.

Pas grand chose à perdre, je me dis. Essayons, et je verrai bien si ça vaut la peine.

Le lendemain, sur les pistes, nouvelle révélation! J’ai perdu 10 ans de plus! Je skie comme à l’époque! Je n’en reviens pas. Les skis tiennent bien la vitesse, je peux carver comme je veux (même si j’ai arrêter de skier régulièrement avant l’apparition du carving, j’ai fait beaucoup de snowboard et vite pigé la technique), ils correspondent vraiment bien à mon style de descente.

Il me reste un doute: et si c’était simplement la forme qui revenait? Je reprends les skis de la veille pour une dernière descente: alors qu’ils m’avaient tant plu le jour d’avant, aujourd’hui ils flottaient, partaient dans toutes les directions, et réagissaient comme un plongeoir réglé sur la position la plus molle.

Ma décision est prise: je vais casser la tirelire pour avoir 19 ans de nouveau quand je skie.

Nouveaux skis Salomon 24HRS

Cette aventure a été une grande révélation pour moi: jamais je n’aurais imaginé que le matériel pouvait autant influencer l’expérience du ski. Je suis de ceux qui pensent qu’il est possible de faire de magnifiques photos avec un appareil jetable, et qu’on peut faire de délicieux gâteaux dans un vieux four. Malgré mon job dans la technologie, je ne suis pas une adepte du dernier cri. Je fonctionne à la récup, à l’entrée de gamme, au deuxième main. Certes, je sais que la qualité peut valoir la peine, mais jamais je n’aurais pensé qu’une paire de skis pouvait faire la différence entre être découragée de skier et retrouver mes vingt ans.

Le gérant m’a même raconté qu’il y a des gens qui arrêtent de skier parce qu’ils n’arrivent plus. Ils prennent sur eux, pensent qu’ils sont trop vieux, plus assez en forme — alors que c’est leur matériel qui a dépassé la date limite. Une paire de skis, ça dure 5 ans environ, peut-être un ou deux ans de plus si on achète du bon matériel.

Alors mon conseil: vos skis qui trainent à la cave depuis une décennie, oubliez les (déchetterie!), et louez pour une demi-journée du matériel récent, juste histoire de voir la différence.

A bientôt sur les pistes!

 

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Outrage Management and Precaution Advocacy

[fr] Interview très intéressant concernant la communication des risques. Un risque c'est un danger objectif, et aussi une réaction subjective, "outrage". Les deux ne sont pas liés. On voit des réactions très émotionnelles à des risques très bas, et des risques hauts qui n'inquiètent pas du tout les gens. Il s'agit donc de trouver des techniques pour "calmer" l'inquiétude excessive pour des dangers mineurs (= "outrage management") et augmenter le sentiment de danger pour les dangers qui n'inquiètent pas assez (= "precaution advocacy"). Fascinant.

Listening to an old episode of On The Media, I came upon this super interesting segment about risk communication (titled Terrorists vs. Bathtubs – listen to the piece, it’s just over 10 minutes, or read the transcript).

Brooke interviews Peter Sandman, expert in the field. He presents risk as a combination of outrage and hazard. Hazard is the real danger and outrage is how upsetting it is. There is no correlation between the two, and that is what makes risk communication tricky.

When I was studying chemistry I had a class on risk management. It was one of my most interesting classes, and had I stayed in chemistry, I might have delved deeper into the subject. What I learned (and it changed the way I view the world) is that a risk is a product of a probability (that something will happen) and of the amount of damage if it happens. Peter Sandman adds another dimension to the equation: the human reaction.

Outrage management is what you do when you’re faced with people who are excessively angry or frightened about something that is not that dangerous. Precaution advocacy is what you do to make people more worried/scared about something they are not concerned about enough.

Trust and control play a big role on how much outrage a risk will generate. If I trust you and you say it’s no big deal, I’ll calm down. If I control the risk I’ll be less outraged than when I don’t (quoting from the interview transcript):

Trust is a biggie. If I trust you, I’m going to find the risk that you are exposing me to much more acceptable than if I don’t trust you. If you trust the government to tell you that surveillance is no big deal and they’re gonna do it responsibly, you’re gonna have a different response than if you think the government is not to be trusted. So trust is one. Control is one. If it’s under my control I’m going to be less upset than if it’s under your control. Memorability goes in the other direction. If you can remember awful things happening or you can imagine awful things happening, that makes the risk more memorable, that makes it more a source of outrage. But what’s key here is that outrage has a much higher correlation with perceived hazard than hazard has with perceived hazard.

Peter gives an example of how to manage outrage:

Let’s take a situation that most of your listeners are going to think is genuinely low hazard, like vaccination. But if you’re the CDC or you’re some public health department and you’re dealing with a parent who’s anxious, it’s not mostly telling the parent that it’s foolish to worry about vaccine. It’s much more listening to the parent’s concerns. It’s partly acknowledging that there is some truth to those concerns. The strongest argument in the toolkit of opponents of vaccination is the dishonesty of vaccination proponents about the very small risk that’s real. If you’re 98 percent right and pretending to be 100 percent right, then the advocates of that two percent nail you!

And here’s an example of the opposite, precaution advocacy, when you actually try and increase outrage to encourage people into safer behaviours:

One of the things that demonstrably works well with seatbelts and well generally in precaution advocacy is scaring people. So those scary drivers at movies that, you know, they make teenagers watch actually do a lot of good. Role models work. One of the most effective things in persuading people to get vaccinated against the swine flu pandemic a couple of years ago was when President Obama got his children vaccinated. One  example of a strategy that’s very powerful is if you can get people to do a behavior that doesn’t necessarily make sense to them, because they don’t have the attitude to support that behavior, once they have done the behavior, they begin to wonder why they did it. This is called cognitive dissonance. And, and cognitive dissonance is a very strong motivator for learning things that you wouldn’t otherwise want to learn. A nice example of this is most people who have ever tried to ask people to sign petitions notice that more people sign your petition and then read your literature than read your literature and then signed your petition. They sign the petition to be courteous, and then the act of signing the petition makes them wonder, what did I do, what did I sign? Then they read the literature, in order to teach themselves that what they did made sense and, and to develop an attitude that supports the behavior.

The conversation goes on to talk about the NSA and surveillance and terrorism (this is not long after the Snowden leaks), as well as the narrative around fracking, which Peter has since written about on his website. (His website is full of good stuff, by the way, including musings on his legacy, as he’s pretty much semi-retired.)

What I was really interested in though was this concept of outrage, and how trying to calm outraged people down with facts doesn’t really work.

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