Le vrac du samedi soir qui va du coq à l’âne [fr]

[en] Lots of random things. Too many to list.

Hah ben oui, je pourrais écrire un article, tiens.

Serveur qui continue à s’étouffer sur son MySQL.

Serveur maison qui a passé l’arme à gauche, la relève se porte bien, le NAS est commandé, les sauvegardes CrashPlan entrantes ne fonctionnent pas, malgré des heures de troubleshooting. Si seulement toutes les sauvegardes étaient bloquées! Mais non, y’en a 2-3 qui marchent.

J’arrête de m’arracher les cheveux et j’attends la nouvelle Internet-Box de Swisscom, la fin de l’ISDN, bye-bye le téléphone fixe de l’eclau (personne ne l’utilisait de toute façon).

Cygnes pas coqs

J’utilise “Dis Siri“. Il y a des années, plus d’une décennie, dans une autre vie, je travaillais pour Orange. Je parlais à mon ordinateur. Y compris pour des commandes. Je disais “ouvre Firefox”, “insérer lien”, et autres choses du genre. C’était tellement clair pour moi que ce genre d’interface était beaucoup plus direct qu’une interface graphique. Il suffit de savoir quoi dire, pas besoin de trouver la commande cachée dans un menu. Je me souviens avoir tenté de convaincre quelques collègues que c’était l’avenir, et qu’on devrait y penser pour notre centre d’appels et le service client. Aujourd’hui, tout le monde a Siri dans la poche. D’ailleurs, utilisez-vous le petit micro à côté du clavier pour dicter vos textes, ou bien est-ce que vous tapez tout avec un doigt ou deux pouces? Apprenez à dicter, ça change la vie.

Dans Messages, Messenger et autres WhatsApp, il y a aussi une fonction “message vocal”. C’est la version 2015 du message sur le répondeur. On appuie sur le micro, on parle en gardant appuyé, on relâche, on envoie. Notre interlocuteur l’écoute à sa guise. Hyper pratique aussi.

Il y a un moment déjà, j’ai croisé cet article. Je l’ai lu. Je crois. Et je me suis dit, non, je ne suis pas d’accord, je ne passe pas mon temps à essayer de montrer une image parfaite de ma vie sur Facebook. Et mes contacts non plus. Bref. Les semaines (et les mois?) ont passé, et cet article est resté dans un coin de ma tête. En cette période où je me sens un peu fragile professionnellement (où vais-je? où courge? dans quelle étagère?), je bataille avec des sentiments d’inadéquation et de dévalorisation par rapport à mes pairs. Toutes les personnes que je connais semblent avoir écrit un livre, ou sont en train d’en écrire un. Moi pas. Elles sont en train d’avoir des enfants. Moi pas. Il y a les gens qui tournent à donner des conférences aux quatre coins du monde. Moi pas. Il y a des gens dont les mandats les amènent à travailler avec les grands de ce monde. Moi pas. Qui lancent des entreprises ambitieuses, des projets qui font rêver. Moi… vous voyez le refrain.

Mais bon sang, je suis en plein dedans! Mes contacts ne postent pas ces infos pour frimer, ils sont comme moi: ils parlent de ce qu’ils font, partagent les choses dont ils sont heureux. C’est évident, évident: on compare son intérieur qu’on ne partage pas (trop) avec l’extérieur des autres qui est tout ce qu’on voit d’eux.

Et oui… la jalousie, l’envie. A quelque part, c’est bien là. Je mets en parallèle ce que je vois des autres et ce que je sais de moi, et je me trouve bien insuffisante. Le piège. Alors maintenant, quand je me prends les pieds là-dedans, je me stoppe. Moins de Facebook, plus de Kindle! C’est le refrain que j’ai mis en place en Inde, pour m’extirper de la couverture des attentats parisiens.

Eléphants pas ânes

Tiens, à propos, une série de cartes et graphiques pour raconter l’histoire du terrorisme, et une thèse extrêmement intéressante (et pertinente il me semble) d’Umair Haque sur la montée du néo-fascisme dont nous sommes témoins en ce moment.

Parlant de plus de Kindle, j’ai fini l’autre jour L’Aube de la nuit de Peter F. Hamilton. Attention si vous pensez le lire, ne vous attardez pas sur la page Wikipedia qui vous spoilera à n’en plus finir. Lisez en anglais si vous pouvez. C’est magistral. Une trilogie, et chaque tome fait passé 1000 pages. Ça vous occupe un moment, un truc comme ça. Et maintenant j’ai envie de lire tout le reste de son oeuvre (oui, je suis comme ça). Mais j’ai déjà plongé dans Ancillary Justice, avant ça.

En fouillant dans mes liens sauvegardés (je fais ça quand j’écris un post, j’ai décidé d’accepter il y a quelques mois que je ferai du vrac, tant pis, c’est comme ça que je suis) je suis tombée sur cet article présentant le livre Le Temps de la consolation. Il faut que je le lise aussi, celui-ci. L’auteur, philosophe, nous montre qu’on a oublié comment consoler. Ça rejoint un de mes constats, celui qu’on n’a pas le droit d’être triste, dans le monde d’aujourd’hui. Ça rend le deuil problématique, un contexte comme ça, vous ne trouvez pas? Personne ne veut nous laisser être triste. Si on est triste, qu’on dit être triste, le premier réflexe d’autrui c’est de tenter de nous tirer de là coûte que coûte. C’est inconfortable, quelqu’un qui est triste. Si on apprenait à nouveau comment consoler, on serait peut-être moins mal à l’aise.

Le souci avec la Kindle, c’est que les livres à lire s’accumulent, mais qu’on n’a pas une pile visuelle pour nous peser sur la conscience. Voilà, c’est comme ça maintenant. Je crois que je n’ai lu qu’un seul livre papier depuis l’achat de ma Kindle, parce qu’il n’existait qu’en papier. Et pourtant, qu’est-ce que j’ai été réfractaire à la Kindle! J’adore les livres, j’adore le papier. Mais j’aime encore plus lire. Et avec la Kindle, c’est plus facile de lire. Un seul objet pour toute sa bibliothèque. Léger, tient dans le sac à main, tient dans les bagages. Toujours avec soi. Toujours ouvert à la bonne page. Alors dans le bus, hop, hop, on lit quelques pages.

Je rêve d’un Bebop 2 ou équivalent. Vraiment. Mais j’ai fait mes devoirs, et je pense qu’il vaut mieux attendre un peu que cette ligne de produits mûrisse. Il y a encore des faiblesses qui font mal pour un objet de cette gamme de prix. Mais bon sang, qu’est-ce que je rêve.

J’ai installé un terminal sur mon iPad. C’est pratique pour remettre sur pied un serveur qui se casse tout le temps la figure.

J’y ai aussi installé les Colons de Catane. J’ai pas mal joué. Mes voisins sont moyennement contents, parce que du coup, j’ai progressé en stratégie de jeu. Oui, je joue aux Colons de Catane avec mes voisins. Ils sont cool, mes voisins. J’adore mon immeuble, pour ça, en fait. Alors la version online est sympa, et présente quelques variantes par rapport à la version de base plateau, mais ce qui est vraiment tellement mieux hors ligne, c’est la partie “commerce”. On perd tout l’aspect humain de cette partie clé du jeu quand on joue en ligne. Mais quand on n’a pas d’humains et de table sous la main, ça fait l’affaire.

Et quand je vous aurai dit que je fais maintenant du pain au levain dans ma cuisine, version paresseuse, je pense que j’aurai vraiment sauté du coq à l’âne dans cet article.

Another Piece of the Puzzle: Human Resources [en]

I was reading this, this morning: Screw Finding Your Passion. I read it because I was pretty sure I’d agree with it, and I was pretty sure I knew what it would say. I was right.

Every now and again I have a relapse and lose time and energy wondering what my “true calling” is. But largely, I’m very much aware that:

Robin

In the little “in-between” space I’m in right now, I get these relapses. I wonder if I can continue doing what I’ve been doing up to now (hi there, imposter syndrome). I wonder what it is that I’m really good at, or that I really enjoy doing (as work). I try to think of new “products” or “services” and remember that in the past, this has never been a successful way to do things for me. I remember how much energy I put into Going Solo, for an event that was indeed a success for those who took part, but that didn’t earn me any income. And how the year before that, I’d been dreaming up new wonderful things I wanted to do with clients but for which there was no market. (Sorry for all the Markdown in these old posts, by the way, Jetpack’s Markdown is on strike here.)

If I try to think about what I’m already doing with my time, let’s see:

  • reading (fiction and online stuff)
  • tinkering with computers (misbehaving, or improving, or helping their humans get along with them)
  • meeting people and having long conversations on a variety of topics (some personal, some professional)
  • just “living” (gosh, it takes so much time, specially when you’re alone to do it all: cooking, eating, shopping, dealing with admin, thinking about putting new kitchen in, bills, plants and cats to take care of, car broken down, organising stay at the chalet, walking dogs with neighbours, digital maintenance…)
  • blogging
  • trying to figure things out (me, others, the world, the meaning of life, reluctant computers…)
  • not doing my 2015 accounting, getting my business site back online and updating it, preparing feedback emails for my students (coming, I promise)

One of these long conversations, last week, helped me make another step forwards in understanding where some stuff I was thinking of doing fitted in the global business ecosystem. I mentioned these digital workshops already, didn’t I? Well, I was struggling with their business model. As they are not proper training led by business needs, I couldn’t imagine who would pay for them.

And now the answer is obvious: Human Ressources. More precisely, Compensation & Benefits. Yes, HR’s job is also to keep employees happy to be working for the company, provide attractive benefits, and offer opportunities for development. (If you’re working in HR and cringing, my apologies, as you can see I’m only just discovering this area of business.) It’s falling into place. I can offer packages of 5 or 10 workshops for a set fee, for example. These workshops could also come and complement preexisting workshops in other areas which would benefit from the inclusion of digital topics.

Another area I was thinking of developing a couple of years back was some kind of “digital/productivity mentoring” for managers. It never really took shape, mainly because I was rather quickly too busy to put energy into this idea — but thinking about it again now, I realise it’s probably also a “Human Resources = client” offering.

(If you’re in HR I would love to talk to you and see if these ideas hold water or not. Do get in touch.)

Another interesting idea that came up during this discussion was that what I’ve been calling my “mediation” or “bridge” skills, for lack of better word, could in fact be called “coordination”. It’s close, in any case. I am good at absorbing information, I understand and learn fast, and once that is done, I am good at putting it in words that “external” people can understand. I keep together people with different backgrounds, languages, cultures, in a way. I’m still thinking what this can be useful for, apart from the obvious “coordination” of multi-disciplinary teams and the like. Where is the entrance for this?

Promenade lac chiens 38 2015-12-13 17h36

So, all these lunches seem to be getting me somewhere. Not quite sure where, though. Six months from now it will look painfully obvious with 20/20 hindsight.

In other news:

Heck. It’s already tomorrow.

Faire les choses pour soi [fr]

[en] With less anxiety in my life in general, and at a professional crossroads which asks for work on projects which delay gratification more than I am used to (which is not much), I find myself struggling to make progress. I love doing things for others, but find it hard to put as much energy into things for myself.

Dans cette période “entre-mandats” où je suis en train de réfléchir à réorienter la façon dont je présente mes activités professionnelles (et probablement par la même occasion les recadrer), je me retrouve aux prises avec un des “challenges de ma vie”: avancer, faire, sans que ce soit directement pour quelqu’un d’autre ou un objectif gratifiant immédiat.

Heavy Load

Je m’appelle Stephanie, j’ai 41 ans, et je suis encore accro à la satisfaction immédiate.

Je me suis déjà cassé le nez sur ce problème de fonctionnement à l’époque où j’écrivais mon mémoire (enfin, où je ne l’écrivais pas, surtout). Depuis, j’ai fait beaucoup de chemin, et c’est clair que 10 ans d’indépendance professionnelle m’ont obligés à trouver des stratégies. Mais quand même.

J’écris volontiers sur impulsion (pour ce blog principalement), mais beaucoup plus difficilement sur commande.
Je fais volontiers quelque chose qui a un effet visible rapidement (ce qui fait de moi une “faiseuse” — allez, hop, trêve de blablas, passons à l’action!), mais je traîne les pieds pour les choses importantes et invisibles (bonjour, compta).
J’aime passer du temps “dans le moment”, à parler avec des gens, mais je me décourage vite lorsqu’il s’agit de travail de longue haleine.

Certes, je suis capable de persévérer, ce n’est pas le désastre total, sinon je n’aurais jamais survécu professionnellement ni personnellement. Mais je paie le prix par le stress de dernière minute (faire les choses dans l’urgence — relative) et les opportunités non poursuivies (le fameux livre, ça vous rappelle quelque chose?

Mon moteur principal pour faire les choses est, il me semble, faire plaisir ou rendre service aux autres. J’aime être utile. J’ai dû apprendre à dire “non”, d’abord aux autres, puis à moi-même, et je prends donc mes engagements de façon plus maîtrisée et réaliste, mais mon premier élan est toujours de me porter volontaire, d’aider autrui, de dépanner. Beaucoup de mes rapports aux autres reposent sur ça, d’ailleurs. En gros, pour dire les choses de façon un peu triviale, je veux qu’on m’aime. Et dans mon monde, on est apprécié parce qu’on est utile. (Oui, je sais, je sais…)

Corollaire, l’angoisse-moteur. A la base, je suis suis quelqu’un qui fonctionne à l’angoisse. Quand j’ai le couteau sous la gorge, que le délai me chauffe les talons, que je sais que je vais m’attirer des ennuis si “je le fais pas”, je fais. Vous aurez fait le lien: si je ne rends pas service, on ne va pas m’aimer, donc je veux rendre service. La peur n’apparaît pas en surface dans ce cas de figure (j’ai vraiment envie de rendre service), mais qu’on ne se leurre pas, elle est là, dessous, tapie.

Il y des degrés aussi chez les spécialistes de la dernière minute: je n’ai jamais fait de nuit blanche pour rendre un séminaire d’uni le lendemain à 8h que j’aurais fini de taper à 7h10. Par contre, je me suis retrouvée plus d’une fois à faire mon impression finale à 1h du matin. Idem avec les impôts et la compta: toujours en retard, toujours à la bourre, mais jamais vraiment dans les ennuis. Et pas de nuits blanches non plus. Je tire sur la corde, mais pas jusqu’à ce qu’elle casse.

Alors, aujourd’hui?

Aujourd’hui il se passe deux choses:

  • d’une part, mon moteur “angoisse” est moins actif — je suis simplement moins angoissée dans ma vie (c’est bien!), mais du coup j’ai “perdu” ce bénéfice, cette force (pas très saine) qui me poussait en avant
  • d’autre part, comme déjà évoqué plus haut, je suis à ce carrefour professionnel où je n’ai pas de gros mandats immédiats en cours, et où j’ai justement l’opportunité d’investir du temps pour faire des choses comme présenter mon activité autrement, mettre sur pied des produits, réaliser (enfin) ces fameux cours en ligne auxquels je pense depuis 5 ans, etc.

Par rapport à la perte du “moteur angoisse”: beaucoup de gens fonctionnent avec ce moteur. C’est très courant. Ce n’est pas idéal, mais c’est comme ça. Dans mon cas, ma “désangoisse” est quelque chose auquel j’aspire (et travaille) depuis de longues années. Ça porte ses fruits. Je vis mieux mon quotidien. Je me sens bien, dans l’ensemble. Bref, je ne suis plus si angoissée. Je me sens plus en paix avec ma vie, j’ai moins peur des gens, j’ai des rapports sociaux plus chaleureux au quotidien.

Mais le revers de la médaille, c’est que je n’ai plus “mon moteur”, et que je n’ai pas encore réussi à le remplacer par un autre. Idéalement, on s’investirait au quotidien dans les projets et activités qui ont un sens par rapport à ce qu’on veut faire de notre vie. Que désire-t-on accomplir, faire, ou comment désire-t-on vivre, pour pouvoir, à l’heure de notre dernier souffle, quitter ce monde sans trop de regrets? Quel est le sens de notre vie, quelles sont nos valeurs, quelle est notre mission? Ça peut être faire la fête, hein, ça n’a pas besoin d’être sauver le monde.

C’est là que je bats un peu de l’aile. Je peine à me projeter, je peine à savoir quel est mon sens. Je peine à accrocher ma charrue à mes désirs à long terme, à faire aujourd’hui ce qui m’apportera des fruits dans le futur — la fameuse gratification différée.

Et de retour de quatre semaines de vacances où j’ai pu vivre comme un petit papillon, sans obligations, portée par les envies de l’instant, je suppose que c’est d’autant plus dur.

J’aimerais être capable de mettre autant d’énergie avec aussi peu d’effort dans ce que je fais pour moi que dans ce que je fais pour les autres.

Si vous avez ce profil papillon-procrastinateur et que vous êtes parvenus à le surmonter pour mettre votre énergie dans des projets ou activités à long terme, j’avoue que je suis curieuse d’entendre votre histoire.

I Am the Bridge, the Tourist Guide, the Ferryman, the Hostess [en]

[fr] Réflexion sur mon véritable domaine d'expertise. Depuis des années, je me débats avec cette casquette "médias sociaux". Je fais à la fois plus et moins que ça. Et j'ai compris, je crois -- quatre semaines de vraies vacances ça prépare bien le terrain aux prises de conscience. Ces idées doivent encore mûrir, mais j'ai une piste: ce que je fais, c'est aider les gens à accéder aux cultures avec lesquelles ils ne sont pas familiers -- y compris la culture numérique, celle du monde en ligne. Si "médiation interculturelle" n'était pas déjà utilisé pour faire référence à autre chose, c'est ce terme que je choisirais. "Médiation technologique", pour la partie "technologique". Mais ça ne s'arrête pas là. A suivre...

Next summer I will have been fully self-employed (in a one-breadwinner-home) for ten years. I feel quite impressed saying it. I remember when I hit the 3- and 5-year milestones: most businesses don’t last that long.

In ten years, the industry my work falls in (social media) has evolved tremendously. I started out as a “blogging consultant” in a world which had no Twitter, no Facebook, no “social media”. We had blogs, forums, wikis, and “social software”. I was a pioneer, I found what we then called “the living web” fascinating, and was lucky to be at the right place and the right time in my little corner of the world to make a living introducing others to this incredible digital world I knew.

Vallée du Rhône

I helped people build websites, gave talks in schools and businesses about blogs, MySpace (yes!) and later Facebook and Twitter. I helped organisations make sense of these new tools and figure out what they could do with them. During the past five years, I have mainly facilitated relationships between bloggers and organisations, founded and directed French-speaking Switzerland’s first comprehensive course on social media and online communities, and been blog editor-in-chief more than once.

Quite a ride.

For a few years now, I’ve been feeling more and more estranged from the business of “social media”. I definitely still fit in there somewhere, but a lot of it is not really of much interest to me. It feels like it’s been eaten up by marketing: most of the time, trying to do the same old stuff in some new channel.

And in parallel, I’ve felt a growing frustration about the fact that my marketable skills are certainly wider than what I’ve been openly advertising, and that I’m staying stuck in this social media consultant career track because I haven’t managed to identify them clearly enough and figure out (even less communicate) a business proposition around them.

Transitions are great opportunities to stop and think. As my engagement as editor-in-chief for Open Ears ended, I decided to take a real holiday, a good long break to clear my head so I could look at my business with fresh eyes. Taking time away is vital for creativity, and I really hadn’t had much of that these last few years.

It seems to have worked, because it really feels like the pieces have been falling into place this last week, since my return. I’d like to share this thinking in progress with you.

Family in Sonarpur

From the beginning, what I’ve found interesting with the internet is people and relationships. The human side of technology. I have a background in humanities, in addition to being a bit of a geek, so the whole “psychology + sociology” side of social media is really what makes me tick. Not so much the “selling” or “branding” part.

A couple of months ago, I was describing my work as blog editor to a potential client. He pointed out that what I was doing was quite a balancing act, and seemed quite admirative. I had never looked at it like that, or thought much of it, but it’s quite true: whether managing a blog or a blogger relations programme, one important thing I do is balance sometimes conflicting interests from the different parties in play.

For example, the brand behind a blog might want more positive content about their products, or more promotional content, and on the other hand the blog’s editorial independence must be preserved or it will lose credibility as a space for authentic expression and relationships. The same goes for blogger relations: if an event invites bloggers, it hopes for positive coverage, but on the other hand the very reason bloggers are courted is because of their independence. So, how do we run a blog without it becoming a corporate mouthpiece, and how do we associate with bloggers without making them sell out?

This is actually a crucial part of my work, but that I hadn’t properly put my finger on until that conversation. More importantly, this means that it is value that I’ve been implicitly providing my clients, without ever selling it explicitly. (Is there a market for this? That indeed remains to be examined.)

I had previously identified this “talent” somewhat in my personal life. I would often find myself mediating between people who have trouble communicating. (Pro tip: don’t do this, it’s not good for your friendships.) I’ve done it too (with more success) in professional situations, by helping maintain communication between parties involved in a project. At one point I wondered if I should consider becoming a professional mediator, but that seemed to be taking things too far: I’m not interested in spending the whole of my professional life helping people resolve disputes.

That’s where things were when I left for India, and a discussion with a close friend and fellow freelancer upon my return revealed to me the common thread in my various professional interests — including some wild dreams and crazy brainstorms alongside stuff I have actually been doing and some I want to do more of. My unifier.

I introduce people to unfamiliar cultures. I am the bridge, the translator, the ferryman. I’m still looking for the best way to say this.

I’ve always said I considered the digital world as a culture, and that my work with social media made perfect sense with my background as a historian of religions, specialised in Indian culture.

This explains why I like working with clients who are “starting out” so much. I introduce them to the digital world. Help them understand how it works. How they can be present in it. What it can bring them.

When I was giving talks in schools, I would tell parents and teachers that I was their “tourist guide to the internet”.

During my last year with Phonak, I gave a series of digital literacy workshops — something I’ve been wanting to provide for years.

When I dream about different lives for myself, I see myself organising guided tours to “my India”, helping expats settle down in Switzerland. Outside of work, playing Ingress, I naturally settled down in the role of welcoming new players. I am the hostess.

Kolkata Streets 2015 26

In Kolkata, Aleika and I brainstormed business ideas to run in India, and all of them have to do with this same “bridging cultures” theme.

I take people by the hand and show them the way, or sit in the middle so that different worlds can collaborate.

Clearly, these skills go beyond social media, and also do not encompass all of social media. I’m understanding better why I’ve struggled so much with my “social media consultant” label these last years.

There could very well be areas in the business world where such skills are useful, but that I do not know of — or am not thinking of. The doors are open, but I’m not sure what room I’m in yet.

Does this make sense?

 

You can also find this post on LinkedIn, Medium, and Facebook.

Paris: Trois Saines Sources Post-Attentats [fr]

[en] Three sources of sanity, in French, after the Paris attacks.

Je marchais tranquillement pieds nus à travers Kolkata pour aller à mon premier cours de Hindi. Pieds nus, parce que ma sandale m’avait lâchée à peine sortie de la maison, et que je n’avais pas le temps de faire demi-tour. A l’ère de Facebook, j’ai pris une photo de la sandale, je l’ai partagée et… j’ai vu qu’on s’affolait au sujet de Paris.

Broken Chappal

Les attentats m’ont aspirée à nouveau dans Facebook pour quelques jours, alors que j’avais bien décroché… avant que je ne décroche à nouveau. Pas de grands discours sur les attentats à vous faire, parce que c’est déprimant et décourageant, et parce que s’abreuver aux choses sinistres de ce monde sur lesquelles on n’a pas pris ne fait pas du bien à l’âme.

Mais de ces trois ou quatre jours plongée dans mon fil d’actualités, je vous ressors deux vidéos et un texte, à voir/lire absolument. Oui il y en a d’autres. J’ai choisi ce trois. Même si je sais que le délire sécuritaire gagnera (il gagne déjà) et que les choses vont empirer, avant un jour, je l’espère, s’arranger à nouveau.

Et puis, last but not least, un texte dont je vous donne ici un extrait, mais allez le lire en entier: “Monsieur le Président, vous êtes tombé dans le piège!

Bref, sans l’invasion idiote de Bush en Irak, il n’aurait jamais été question de Daech. C’est par millions que nous avons manifesté contre cette guerre en 2003, moi aussi, et la désapprobation était universelle. Et nous avions raison. Cela, non pas parce que nous étions capables de prédire l’avenir, nous n’étions pas clairvoyants à ce point. Mais nous en sommes pleinement conscients aujourd’hui : ce qui s’est passé dans la nuit de vendredi à Paris est une conséquence indirecte de la rhétorique de guerre que votre collègue Bush a employée en septembre 2001.

Tentatives de Periscope [fr]

[en] First thoughts on trying to use Periscope to show you things around Kolkata.

C’est le reportage de Nicolae Schiau sur le voyage des réfugiés à travers l’Europe qui a remis Periscope sur mon radar. Dans une vidéo qui n’est malheureusement plus en ligne (Periscope fait dans l’éphémère, les vidéos tournées disparaissent après 24h), le reporter nous faisait visiter l’abri de protection civile (enfin, ça ressemblait à ça) où il se trouvait avec une foule de réfugiés désirant rejoindre l’Allemagne.

Mes souvenirs m’ont ramenée à Seesmic, peut-être trop précoce — on n’avait pas tous un smartphone à cette époque. La vidéo-séquence, sans montage, à la qualité douteuse, mais qui montre ou dit quelque chose directement. Prête-moi tes yeux que je voie.

Je me suis dit que mon séjour en Inde serait une excellente occasion de jouer un peu avec Periscope: montrer le quotidien, la rue, les gens.

Pas si simple en pratique. Il fait tout de même encore chaud la journée, et la lumière baisse vers 16h. Les magasins ouvrent à 17 pour le soir. Le matin, je dors souvent — ou alors, si je suis debout tôt, c’est souvent que la nuit a été mauvaise. Mais c’est vrai que ce serait le meilleur moment pour sortir.

Après, il faut idéalement avoir des choses à dire quand on montre. Du coup, on oublie la vidéo faite subrepticement pendant les courses ou une sortie quelconque. Il faudrait sortir exprès. Pas évident — comme j’aime à le dire, l’Inde me pousse vers le minimum d’effort, on se fatigue assez sans le chercher. Mais demain, par exemple, je vais à pied à mon cours de Hindi — ce serait peut-être l’occasion, si je pars un peu plus tôt. On verra.

L’autre truc “pas si simple” c’est si on veut sauvegarder ces vidéos pour visionnage futur. Periscope nous propose très sympathiquement d’enregistrer nos vidéos sur notre smartphone, mais malheur de misère, il les sauvegarde toutes en format vertical, même si on a filmé à l’horizontale (une option maintenant officiellement possible pour Periscope). Et retourner une vidéo, ce n’est pas comme retourner une photo.

Quicktime permet de faire ça assez facilement: ouvrir la vidéo, la faire tourner de 90°, enregistrer une copie. Seul hic: la date de la vidéo originale est perdue. J’ai donc ensuite dû m’amuser dans Lightroom à changer manuellement la date de chacune des 20+ vidéos que j’ai à ce jour dans ma collection (ça m’a été utile de pouvoir utiliser Photos d’Apple pour visualiser les dates, plus pratique que de naviguer sans cesse entre les dossiers dans Lightroom). Maintenant, je suis en train de mettre tout ça sur YouTube.

Il y a quelques vidéos sympas de ma visite du “village” (banlieue, plutôt) de Purnima, Sonarpur, avec les filles Palawi et Kusum. Vous pouvez même m’y entendre tenter de parler un peu de Hindi très rouillé (je n’ai trouvé quelqu’un pour faire des cours de conversation que ce week-end dernier).

Note: à l’heure où je publie, les vidéos sont encore péniblement en train d’uploader… Suivant quand vous lisez cet article, certains risquent de ne pas être en ligne ou de ne pas être dans la playlist. Il y a 23 vidéos en tout.

Hors du temps [fr]

[en] India, out of time. Not doing much. Some thoughts on where I'm going professionally.

C’est ce qui se passe quand je suis en Inde. Le temps au sens où je le vis en Suisse n’existe plus. C’était le but, d’ailleurs, pour ce voyage — des vacances, de vraies vacances, les premières depuis longtemps, saisissant l’occasion de la fin d’un gros mandat (près de deux ans), décrocher, me déconnecter, avant de voir à quoi va ressembler mon avenir professionnel.

Ça fait dix ans, tout de même. Dix ans que je suis indépendante. J’ai commencé à faire mon trou en tant que “pionnière” d’un domaine qui émergeait tout juste. Aujourd’hui, en 2015, l’industrie des médias sociaux a trouvé une certaine maturité — et moi, là-dedans, je me dis qu’il est peut-être temps de faire le point. Ça semble un peu dramatique, dit comme ça, mais ça ne l’est pas: quand on est indépendant, à plus forte raison dans un domaine qui bouge, on le fait “tout le temps”, le point. Souvent, en tous cas.

Il y a des moments comme maintenant où “tout est possible”. C’est un peu grisant, cette liberté de l’indépendant. Effrayant, aussi. Y a-t-il encore un marché pour mes compétences? Serai-je capable de me positionner comme il faut, pour faire des choses qui me correspondent, et dont les gens ont besoin? L’année à venir sera-t-elle en continuité avec les dernières (blogs, médias sociaux, consulting, formation…) ou bien en rupture totale? Si je m’autorise à tout remettre en question, quelles portes pourraient s’ouvrir?

Alors, vu que je peux me le permettre, je me suis dit qu’un mois en Inde loin de tout, ça me ferait du bien. Il faut des pauses pour être créatif. Il faut l’ennui, aussi, et l’Inde est un endroit merveilleux pour ça.

Steph, Palawi and Kusum

Oui oui, l’ennui. Alors bon, je parle de “mon” Inde, qui n’est peut-être pas la vôtre. L’Inde “vacances chez des amis”, où on intègre gentiment la vie familiale, où acheter des légumes pour deux jours est toute une expédition, et changer les litières des chats nécessite d’abord de se procurer des vieux journaux et de les guillotiner en lanières. Où votre corps vous rappelle douloureusement que vous êtes à la merci d’une mauvaise nuit de sommeil (les pétards incessants de Diwali sous nos fenêtres, jusqu’à bien tard dans la nuit, pendant plus d’une semaine — ou le chat qui commence à émerger de sa narcose de castration à 1h du mat, bonjour la nuit blanche) ou d’un repas qui passe mal. Où le monde se ligue contre vos projets et intentions, vous poussant à l’improvisation, et à une flexibilité qui frise la passivité. On se laisse porter. Moi, en tous cas.

Alors je lis. Je traine (un peu) sur Facebook. J’accompagne Aleika dans ses activités quotidiennes. Je joue avec les chats. Je cause en mauvais hindi avec les filles de Purnima (notre domestique), qui ont campé dans notre salon pendant 4-5 jours la semaine dernière. J’attends. J’attends pour manger. J’attends pour prendre mon bain. Je passe des jours à tenter de régler mes problèmes de photos. Le gâteau? On fera ça demain. Je fais la sieste, pour compenser les mauvaises nuits ou attendre que mon système digestif cesse de m’importuner.

Ce n’est pas que ça, bien sûr. Mais comparé au rythme de vie frénétique que je mène en Suisse (même si je sais m’arrêter et me reposer), ici, je ne fais rien.

Photo Sync: Figuring Out Lightroom Mobile and iCloud Photo Library [en]

[fr] En train de me dépatouiller avec la nouvelle application Photos d'Apple et la version mobile de Lightroom. Pas encore tout à fait là (la connexion internet un peu lente et le grand nombre de photos n'aident pas).

In the background of my many days of “doing nothing” here in Kolkata, I’ve been trying to wrap my brain around how sync works for both iCloud Photo Library and Lightroom for mobile, particularly as I’m in the process of giving up on Google Photos. Agreed, it’s not exactly the same part of the workflow (getting photos onto my computer archive vs. getting them online/backing them up). But you know how my thought processes work by now, don’t you? 😉

Apple’s iCloud Photo Library seems to be working pretty well. The photos and videos sync, deleting one somewhere deletes copies elsewhere. It’s really clear they are “stored in the cloud” and you can download the full versions if you want. The copies are stored in one of these “Document Packages” which you can open like a folder (right-click!) — I’ve even created a shortcut to the 2015 folder in “Masters” so I can access the photos through Finder if needed. Added advantage, as it’s the native OSX way of doing things, photos show up in the “Photos category” when browsing for files to import into Lightroom, for example.

No Parking

So, simply using iCloud Photo Library would be a way to get my photos into Lightroom without having to physically connect my devices to the computer.

But… Lightroom has its own system for this, so if it works, wouldn’t it be even better? So far, it’s not working as seamlessly as the Apple system. First of all, because I sync everything on my iDevices with iCloud photo library, Lightroom for mobile seems to import a copy of each photo from each device. Although there is an OK plugin to find duplicates in your Lightroom library, wouldn’t a workflow that doesn’t create them in the first place be better?

Two things that I wasn’t sure about, but I now know:

  • photos from your iPad/iPhone are added to the Creative Cloud and Lightroom Desktop full-sized; photos from Lightroom Desktop shared to iPad/iPhone through Creative Cloud are shared through their smart previews
  • the photos synced from your iDevices are made available in a folder on your hard drive, so you can easily drag-and-drop them into your normal archive folders.

I’m running a few tests to see what happens to photos I delete. The photos app seems the best place for quick-and-dirty sorting (if only because when taking photos I’m directly in that app). What I am thinking of doing is turning on Lightroom syncing only from either the iPad or the iPhone, to avoid duplicates. The iPad, probably.

But does that mean I need to open Photos, wait for everything to sync, and then open Lightroom mobile to do it? So far it seems that it’s the way it works — Photos doesn’t seem to be uploading anything in the background from my iDevices, and Lightroom definitely isn’t. This is good when you want to save bandwidth, but less good when your various photo containers are up-to-date and you want things to “just work” invisibly, behind the scenes.

As I’ve been saying for a while, I’m really looking for the day this stuff “just works”.

Hello From Kolkata [en]

[fr] En Inde. Des trucs (très) en vrac. Un podcast en français dans les liens.

I’m in India. For a month.

I did it again: didn’t blog immediately about something I wanted to blog about (the rather frightful things I learned about the anti-GMO movement, if you want to know) because of the havoc it wreaked on my facebook wall when I started sharing what I was reading. And as I didn’t blog about that, I didn’t blog about the next thing. And the next.

Steph and Coco

And before I know it I’m leaving for India in two weeks, have students to teach and blogs to grade, and don’t know where to start to write a new blog post.

The weather in Kolkata is OK. The trip to come was exhausting: 20 hours for the flights, add on a bit before and after. I didn’t sleep on the Paris-Mumbai leg because it was “too early”, and spent my four hours of layover in Mumbai domestic airport in a right zombie state. Needless to say there is nowhere there to lie down or curl up, aside from the floor. I particularly appreciated having to go to the domestic airport for my Mumbai-Kolkata flight only to be ferried back to the international airport while boarding, because “Jet Airways flights all leave from the international airport”. But I laughed.

It was a pleasant trip overall. Nearly no queue at immigration. Pleasant interactions with people. And oh my, has Mumbai airport come a long way since my first arrival here over 16 years ago. It was… organized. I followed the signs, followed instructions, just went along with the flow. I’ve grown up too, I guess.

I slept over 12 hours last night. I can’t remember when I did that last. I walked less than 500 steps today, bed to couch and back. I’ve (re)connected with the family pets: Coco the African Grey Parrot, (ex-)Maus the chihuahua-papillon-jack-russel-staffie mix (I can never remember his new Indian name), and the remaining cat, which I’ve decided to call “Minette”, who “gave birth” to two empty amniotic sacs yesterday and is frantically meowing all over the place. Looking for non-existent kittens, or missing her brother, who escaped about a week ago? Hopefully she will calm down soon.

Maus and Minette

I plan to play about with Periscope while I’m here. Everyday life in India seems like a great opportunity to try out live interactive video. Do follow me if you don’t want to miss the fun.

Oh, and don’t panic about the whole “meat causes cancer” thing.

Some random things, listened to recently, and brought to the surface by conversations:

  • Making Sex Offenders Pay — And Pay And Pay And Pay (Freakonomics Radio)
  • Saïd, 10 ans après (Sur Les Docks) — an ex-con, 10 years after, and how hard reinsertion is, when you’re faced with the choice between sleeping outside, unable to get a job, and committing another offense so that you can go back to prison; extremely moving story
  • You Eat What You Are, Part I and Part II (Freakonomics Radio again)
  • When The Boats Arrive (Planet Money) — what happens to the economy when immigrants arrive? it grows, simply;  migrant workers need jobs, of course, but they also very quickly start spending, growing the economy and creating the need for more jobs; the number of available jobs at a given place is not a rigid fixed number

Yep, random, I warned you.

I can now do the Rubik’s cube and have installed Catan on my iDevices, if ever you want to play.

I’ve activated iCloud Photo Library even though I use Lightroom for my “serious” photos. Like the author of the article I just linked to, my iPhone almost never is connected to my Mac anymore. And the photos I need to illustrate blog posts are often photos I’ve just taken with my phone. I end up uploading them to Flickr through the app.

It seems the “photos ecosystem” is slowly getting there, but not quite yet. I’ve just spent a while hunting through my post archives, and I can’t believe I never wrote anything about using Google auto-backup for my photos. At some point I decided to go “all in”, subscribed to 1TB of Google storage, and uploaded my 10+ years of photos there. I loved how it intelligently organized my photos. Well, you know, all the stuff that Google Photos does.

Why am I using the past tense? Because of this: seems automatic upload of a whole bunch of RAW formats has quietly stopped. This is bad. Basically, this paid service is not doing what I chose it for anymore. I hope against reason this will be fixed, but I’m afraid I might be disappointed.

One thing I was not wild about with Google Photos was the inability to spot and process duplicates. And duplication of photos when sharing.

Flickr now has automatic upload and organising. Do I want to try that? Although I dump a lot of stuff in Flickr, I’ve been slack about processing and uploading photos lately. I’m hesitant. Do I want to drown my current albums and photostream in everything I snap? Almost tempted.

I think that’s enough random for now. It’s 10.30 pm and I’m starving, off to the kitchen.

Coloriage, Catane, Rubik’s Cube [fr]

[en] Offline toys.

L’autre jour, j’ai eu une bonne surprise d’absence de file d’attente à la PMU — j’y allais pour faire le point sur mes vaccins pour mon (très) prochain voyage en Inde. Ouille, je dois encore demander mon visa. Aujourd’hui, promis.

Bref, j’étais en ville et c’était allé plus vite que prévu, j’ai du coup profité pour faire des achats non-prioritaires qui étaient sur ma liste depuis longtemps.

Offline toys

Quelle excitation de ramener ça à la maison! C’était presque Noël. J’ai tellement l’habitude de mes jouets high-tech, ça faisait un bon moment que je n’en avais plus acquis de low-tech.

J’attends donc impatiemment dimanche, première séance agendée pour jouer aux Colons de Catane. C’est un jeu auquel j’ai joué quelques fois il y a une dizaine d’années, mais qui m’a laissé une vraiment forte impression. J’ai adoré l’idée qu’on construit le plateau de jeu à chaque partie. C’était une idée complètement nouvelle pour moi, et ça m’a fait un peu le même effet que la découverte d’Ingress, et l’idée d’un jeu qui superpose à l’espace réel des objets fictifs appartenant au jeu.

J’attends aussi d’agender une rencontre avec la copine qui m’a initiée au Rubik’s Cube. Petite, j’en avais eu un entre les mains, et comme beaucoup de monde, j’ai abandonné très vite après avoir tenté de tournicoter un peu la bête. Ce que j’ignorais à ce moment-là, et que j’ai appris il y a quelques mois, c’est qu’il y a une méthode. On fait d’abord la croix, puis on rajoute les coins, puis les bords de la couche du milieu, etc. Je sais faire les deux premiers étages, mais pas le dernier. Impatiente! (Oui, je sais qu’on peut trouver les instructions en ligne, mais c’est tellement plus cool quand c’est quelqu’un qui nous montre.)

Ma première œuvreLe coloriage, c’est une image coloriée de chat qui m’en a donné envie. J’ai passé l’autre jour un moment sur Amazon et je me suis retrouvé avec 9 livres de coloriage dans mon panier. Un peu excessif. Après m’être un peu renseignée, j’ai décidé d’aller acheter feutres et crayons quelque part, et de voir par la même occasion d’il y avait moyen d’acheter des livres direct. Impatience, quand tu nous tiens! J’ai manqué syncoper devant les prix des crayons et feutres, puis me suis souvenue que j’avais une boîte de 30 Caran d’Ache dans un tiroir. J’ai acheté des feutres, trouvé un cahier et des cartes postales, et l’autre soir, je m’y suis mise.

Alors c’est cool. J’aime bien. Seul bémol: ça me fait un peu mal, mine de rien. Je ne voulais pas l’admettre, mais colorier, c’est pas terrible pour mon poignet. C’est pas pour rien que je n’arrive presque plus à écrire à la main. Aux feutres, ça va bien mieux qu’aux crayons, par contre. Alors bon, je ferai des petites séances. Peut-être avec l’entraînement je me décrisperai et j’aurai moins vite mal? J’espère…